samedi 27 décembre 2025 - par Hamed

Réalisme dans l’inconscient collectif des dirigeants européens, américains et russes dans la fin de la guerre en Ukraine

Comment comprendre la guerre en Ukraine ? La guerre en Ukraine dure depuis près de quatre ans, aujourd’hui, nous sommes le 25 décembre 2025. La question qui se pose : « Comment cette guerre se terminera-t-elle ? » La fin de la guerre paraît « insoluble » tant l'opposition est radicale entre les parties : l'Ukraine exige l'intégrité de son territoire, tandis que la Russie souhaite imposer un contrôle sur des régions de l'Ukraine, acceptant toutefois à rendre certains petits territoires occupés à l’Ukraine.

Il y avait, cependant, un espoir avec l’élection du président américain, Donald Trump. Depuis son investiture le 20 janvier 2025, il a déclaré qu’il mettra fin à la guerre en Ukraine ; alors qu’au cours des élections présidentielles, il avait affirmé « qu’il la règlera en vingt-quatre heures. »

Le président Donald Trump tranche avec les présidents américains passés ; il est d’une autre stature ; il se présente comme un homme d'action, qui prend des risques, qui est moins préoccupé par la défense de l’homme, de la liberté, de la démocratie. Il cherche aussi rendre la grandeur des États-Unis. Comme il le dit : « And we will make America great again. En français : « Nous allons rendre sa force à l'Amérique. Nous allons rendre sa fierté à l'Amérique. Nous allons rendre sa sécurité à l'Amérique. Et nous allons rendre sa grandeur à l'Amérique ».

Dès son investiture, il avait promis les « 100 premiers jours les plus extraordinaires de toute présidence dans l'histoire américaine » et ils n'ont en effet laissé personne indifférent. Jugé imprévisible ou machiavélique, Donald Trump n'a cessé de bousculer l'ordre mondial, entre guerre commerciale, dossier ukrainien et dossier palestinien (Gaza).

Donald Trump, dans ses déclarations d’une prétention inouïe, inquiétante, a affirmé sa volonté « d’acheter le Groënland », un vaste territoire riche en minéraux, en matières premières, combustibles et appartenant au Royaume du Danemark, qui fait partie des Nations-Unies et qui est un des membres fondateurs de l’OTAN. De même, Trump a affirmé vouloir « prendre le contrôle » de la bande de Gaza pour la transformer en « Riviera  », mais après avoir déplacé les Palestiniens ailleurs.

Dans le Nouvel Observateur, un article du 26 février 2025 qui pour titre « Trump partage une vidéo générée par l’IA de son projet clinquant et mégalomane pour Gaza », donne le plan pensé par Trump :

« Ce clip montrant le territoire palestinien en station balnéaire est rapidement devenu viral ce mercredi.

Une statue géante en or massif à son effigie au centre d’un rond-point, son acolyte Elon Musk dansant sous une pluie de dollars, des gratte-ciel, des yachts et même des danseuses du ventre barbues : telles sont les images visiblement générées par l’intelligence artificielle partagées par Donald Trump sur son réseau social, mardi 25 février, pour illustrer son projet pour Gaza. Voyez-en des extraits dans notre vidéo en tête d’article.

« Donald vient vous libérer pour apporter la lumière », disent les paroles de la chanson accompagnant ce clip en total décalage avec la situation humanitaire et sanitaire désastreuse dans le territoire palestinien.

Postée d’abord sur la plateforme de Donald Trump, Truth Social, la vidéo a ensuite été partagée sur son compte Instagram où elle comptait plus de 16 millions de vues ce mercredi après-midi. Si des internautes s’interrogeaient sur un possible piratage des comptes du président américain, elle n’a fait l’objet jusqu’ici d’aucun démenti.

Dans ce clip de 33 secondes intitulé « Gaza 2025 - What’s next ? », des enfants émergent d’un paysage en ruines pour ressortir sur une plage bordée de gratte-ciel où Elon Musk déguste une spécialité locale en toute décontraction.

« Riviera du Moyen-Orient »

Le leader de la première puissance économique mondiale est omniprésent dans cette station balnéaire, avec notamment la mention d’un palace nommé « Trump Gaza ». Au bord de la piscine de cet hôtel, son avatar en maillot de bain sirote un cocktail en compagnie d’un Benyamin Netanyahou tout aussi virtuel.

Cette vidéo surgit trois semaines après la première évocation par le président des Etats-Unis de sa volonté de prendre le contrôle du territoire palestinien dévasté par plus de quinze mois de guerre entre Israël et le Hamas palestinien, et par le déplacement de ses 2,4 millions d’habitants en Jordanie et en Egypte.

Donald Trump dit vouloir faire de ce territoire, dont la reconstruction est estimée à plus de 53 milliards de dollars par l’ONU, la « Riviera du Moyen-Orient ».

Soutenu par Israël, le projet du locataire de la Maison-Blanche a suscité une volée de critiques internationales, notamment des pays arabes qui ont rejeté unanimement toute perspective de déplacement des Palestiniens hors de Gaza.

Alors qu’un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 19 janvier dans le territoire palestinien, l’Egypte, la Jordanie et des pays du Golfe ont tenu vendredi un sommet « informel » à Ryad, pour discuter d’un plan alternatif à ce projet. » (1)

Que peut-on dire du caractère de Donald Trump ? Force de dire que son caractère étonne, mais Trump est ainsi. Sur la psychologie de l’être, le caractère conscient se rapporte à la capacité de l’être à se connaître, ce qu’il est et donc son identité, sa situation, ses actions, et sur ce plan, Trump est tout à fait normal ; et surtout il se sait qu’il est à la tête de la première économie du monde, dotée du plus imposant appareil militaire au monde, incluant le plus important arsenal nucléaire. Dans un certain sens, par cette fonction présidentielle, il se sent l’homme le plus puissant du monde. Et si ses déclarations étonnent dans les décisions qu’il prend, ce qu’il ne sait pas, c’est son caractère qui est ainsi et qui agit sur sa conscience en rapport ce qui lui vient du monde.

Si nous parlons de de psychologie de profondeur dans le psychisme humain, on peut dire que le conscient de Trump dépend de son inconscient que non seulement Trump ne connaît pas mais échappe à sa conscience ; et cet inconscient contient tout ce qui a trait à son existence, et donc tous les souvenirs enfouis, ses désirs refoulés, ses pulsions qui le caractérisent spécialement lui et qui influencent ses comportements et ses pensées.

Comme l’a défini Freud, l'inconscient est une vaste partie du psychisme, inconnue de la conscience, qui influence fortement nos pensées, désirs et comportements. Il est le réservoir des pulsions et des désirs refoulés, agissant comme une force dynamique qui détermine une grande partie de notre vie psychique, contrairement au conscient qui est l’émanation de l’inconscient ; précisément, c’est par lui que le conscient en grande partie a prise sur soi et sur son existant.

Aussi, si Trump est extravagant, ou considéré mégalomane, il le doit à son inconscient ; Trump, en réalité, ne prend pas conscience pourquoi il affirme cette promesse que les « 100 premiers jours seraient les plus extraordinaires de toute présidence dans l'histoire américaine » ; il le dit simplement et il en est convaincu. Cela relève de sa conscience qui est directement dépendante de son inconscient.

Quand il déclare « d’acheter le Groënland  », ou de faire de la bande de Gaza la « Riviera du Moyen-Orient », en fait, il affirme une volonté de puissance qui est innée en lui. La volonté de puissance ne vient pas de la conscience ; elle se situe au-delà du vouloir conscient. C’est son inconscient qui souffle à Trump ses idées de volonté puissance selon ce que l’inconscient est en lui ; Freud l’appelle le « ça ».

Le « ça », selon l’approche freudienne, est la source inconsciente des pulsions, désirs et besoins primitifs, opérant selon le principe de plaisir pour une satisfaction immédiate, une force psychique incontrôlable qui pousse l'individu, contrairement à Nietzsche qui voit la volonté de puissance comme l'essence même de la vie, cherchant l'augmentation de soi, une force créatrice animant l'inconscient nietzschéen.

En réalité, pour Freud comme pour Nietzsche, le ça ou la volonté de puissance sont la partie primitive inconsciente de la psyché de l’être, ignorant la morale ; la recherche inconsciente est la satisfaction immédiate des pulsions de puissance, que l’on constate dans la vie de l’être. Ces pulsions inconscientes fondées sur le principe du plaisir sont naturelles ; elles constituent l’énergie fondamentale qui anime tout être ; une énergie qui veut la vie et cherche à s’accroître ; et la « pensée » est à la fois le véhicule principal de cette énergie fondamentale en l’être et aussi par elle que l’être humain « prend », « commande » son existence ; c’est elle qui lui transmet « le faire » dans son existence ; tout passe par la pensée humaine.

On comprend pourquoi Trump, conscient de lui-même, i.e. ce qu’il est en tant qu’humain et « personnalité » dans la hiérarchie du monde, sa position, sur le plan mondial, en tant que président de la première puissance mondiale, et ses traits conjugués à son caractère et son psyché englobant conscient et inconscient le poussent, par la volonté de puissance très forte en lui, « innée » il faut le souligner, à l’accroissement, au dépassement dans ses sorties et déclarations sur le plan politique international et mondial.

Par exemple, une déclaration de Trump qui étonne. Il affirme que, s’il met fin à la guerre en Ukraine, il espère aller au Paradis. Le Figaro sur ce propos :

« Le président américain avait déjà laissé entendre qu’il voulait mettre fin au conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine pour se voir décerner le prix Nobel de la paix, qu’il pense mériter.

Donald Trump a estimé ce mardi 19 août qu'obtenir un accord de paix en Ukraine pourrait « l'aider à aller au Paradis », plaisantant sur le fait que ses chances d'y accéder sont actuellement faibles. Le président américain, âgé de 79 ans, avait déjà laissé entendre qu'il voulait mettre fin à la guerre en Ukraine pour se voir décerner le prix Nobel de la paix, qu'il pense mériter.

Mais au lendemain de la visite à la Maison-Blanche du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et de plusieurs dirigeants européens pour trouver une issue au conflit avec la Russie, il a confié avoir aussi des motivations moins prosaïques. « Je veux essayer d'aller au Paradis si possible », a-t-il déclaré à « Fox & Friends », une émission de Fox News, chaîne qui a les faveurs des conservateurs américains. « J'entends dire que je ne suis pas bien placé, que je suis vraiment au bas de l'échelle ! Mais si j'arrive à aller au Paradis, ce sera l'une des raisons », a-t-il jugé.

Un ton mystique après avoir survécu à une tentative d’assassinat

Marié trois fois et mis deux fois en accusation par le Congrès américain (« impeachment »), Donald Trump n'a rien d'un saint. Le milliardaire républicain a été impliqué dans un certain nombre de scandales au fil des ans et est le premier président américain à avoir été condamné au pénal, pour des paiements dissimulés à une star de films X.

Mais il a adopté un ton de plus en plus mystique après avoir survécu l'an passé à une tentative d'assassinat. Lors de son investiture en janvier, il avait ainsi affirmé avoir été « sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l'Amérique ». Bénéficiant du plein soutien de la droite religieuse américaine, Donald Trump cherche à apparaître plus pieux que lors de son premier mandat.

Il a nommé une conseillère spirituelle officielle, Paula White, qui a dirigé plusieurs prières collectives au cours desquelles les participants posaient leurs mains sur lui lors d'événements à la Maison-Blanche. La porte-parole de la Maison-Blanche a estimé ce mardi que « le président était sérieux » quand il a fait cette déclaration sur l'Ukraine. « Je pense que le président veut aller au Paradis comme, j'espère, nous le voulons tous dans cette salle », a déclaré aux journalistes Karoline Leavitt, qui elle-même organise des prières avant ses conférences de presse. » (2)

Donc « sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l'Amérique, acheter le Groënland, faire de Gaza une Riviera du Moyen-Orient, mettre fin à la guerre en Ukraine lui vaudrait peut-être d’aller au Paradis », ces affirmations relèvent tous de son inconscient qu’il ne commande pas. Et c’est précisément là l’intérêt de Trump dans sa réélection dans la marche de l’histoire. Un espoir pour qu’il mette fin à la guerre en Ukraine qui a trop duré et qui est dans l’impasse.

Enfin, un point essentiel à souligner, l’inconscient peut être parfaitement rationnel comme il peut ne pas l’être, selon le contexte, selon les désirs refoulés et les pulsions irrationnelles. Mais il reste que des mécanismes inconscients qui, bien qu'automatiques, peuvent être « rationnels » dans le sens, où s’adaptant à la situation sociale ils contribuent au bon fonctionnement du psyché de l'individu ; et c’est ce qui importe dans ces mécanismes inconscients qui sont impératifs dans la vie communautaire et sociale.

Justement, dans l’élection de Donald Trump, en novembre 2020, le président russe Vladimir Poutine y a vu un bon présage pour la fin de la guerre en Ukraine. Poutine est convaincu que « Trump, comme il l’a annoncé, « veut mettre fin à la guerre en Ukraine ». Point besoin de parler de l’inconscient de Poutine, par sa conscience confortée par son inconscient, il est convaincu que Trump, depuis son élection, travaille pour mettre fin à la guerre en Ukraine, et ne cesse de planifier des rencontres, d’imposer ses vues bien qu’il se heurte à ses alliés européens, qui eux veulent que la Russie quitte les régions de l’Est de l’Ukraine qu’elle occupe.

Les dirigeants européens sont aussi mus par leurs inconscients respectifs mais leur inconscient, au sens jungien, est « collectif ». Les pays d’Europe ont une longue histoire, depuis les empires coloniaux qui ont duré plusieurs siècles jusqu’aux aux deux guerres mondiales. Et ce que les pays d’Europe sont devenus après 1945, et la décolonisation du monde en marche, ils ont tissé des liens entre eux, créant l’Union européenne. Un processus d’union pour les pays d’Europe est tout à fait naturel, compte tenu de l’émergence de nouvelles grandes puissances, URSS, Chine, Inde, comme on le voit aujourd’hui.

L’Europe parfois qualifiée de « Vieux continent », malgré son Union européenne à 28 puis à 27, pèse dans le balancier des grandes puissances malgré que ce soient les États-Unis qui, à travers l’Organisation Atlantique Nord (OTAN), la soutiennent militairement.

Aussi l’Europe d’aujourd’hui reste toujours l’Europe de naguère ; des anciennes puissances qui ont dominé le monde, et en fait ont donné le monde d’aujourd’hui. Les États-Unis tirent leur origine de l’Europe ; de même, l’Union soviétique, la Chine aussi, ce sont les idées venues d’Europe (Marx, Proudhon, Engels…) qui ont imposées le communisme en Russie et en Chine. Ce sont donc les pays d’Europe qui ont été dans l’avènement des grandes puissances.

L’Europe des 27 représente une puissance économique et commerciale de premier plan, rivalisant avec les États-Unis et la Chine comme superpuissances dominantes, la Russie cherche à conserver sa position d'ancienne superpuissance ; l'Inde émergeant comme une puissance potentielle. L’Europe n’en continue pas moins de tenter de peser, par des alliances, des sanctions et des stratégies économiques, sur le comportement des autres ; ce qui est normal au regard de l’héritage de l’histoire. Mais, en faisant front par leur inconscient collectif, les dirigeants européens, s’ils n’ont pas le soutien des États-Unis, ne peuvent peser sur le cours de la guerre en Ukraine.

Cependant, malgré cette situation de dépendance, les pays d’Europe peuvent s’interposer et exiger des conditions plus favorables dans le dénouement de la guerre en Ukraine, ce qui est normal, naturel, sinon à quoi cela a servi le soutien européen à l’Ukraine durant presque quatre années de guerre. De même pour les États-Unis qui ont soutenu l’Ukraine, depuis le début de la guerre. Sur le plan de l’inconscient collectif des dirigeants européens, ils sont globalement unis, et ils cherchent à peser sur la guerre en Ukraine.

Mais il y a le réalisme de la situation de guerre en Ukraine. Le problème pour l’Europe, c’est que Donald Trump sait que l’Ukraine n’est pas de taille avec la Russie, même avec les armements que lui livrent les États-Unis et l’Europe. Et comme l’inconscient de Trump lui interdit d’entrer en guerre avec la Russie, une superpuissance nucléaire, de même pour les forces de l’OTAN, et c’est là où entre l’intérêt du rapprochement Trump-Poutine.

Il émane surtout de Donald Trump, de son fort caractère et de son réalisme sur ce qu’il pense de l’issue de la guerre en Ukraine. Et comme Donald Trump sait que seuls les États-Unis peuvent contrer la Russie en guerre contre l’Ukraine, et il n’a été élu qu’en 2025, et après trois années de guerre et la quatrième année qui suivait, la situation n’étant pas favorable à l’Ukraine, certes les forces armées ukrainiens résistent, mais le constat est là. Même avec tous les moyens accordés à l’Ukraine, les chances sont presque nulles pour qu’un retournement de la situation s’opère en faveur de l’Ukraine.

Donc, l’inconscient de Trump soufflait en quelque sorte d’agir, de « bouger les choses », et c’est ce qui explique les rencontres répétées des parties en guerre et des médiateurs essentiellement américains, et les échanges téléphoniques que Trump a déclarés maintenir avec le président russe. Il est évident que le maintien des échanges téléphoniques entre Trump et Poutine relèvent de leur réalisme sur la situation de guerre en Ukraine qui s’allonge et n’est pas décisive.

Même pour la Russie qui poursuit toujours son offensive mais peine pour vaincre, et rien ne vient confirmer que la Russie remportera la victoire ; elle pourrait mais ce serait au prix d’une longue guerre, surtout si l’Occident augmenterait son soutien en armements, argent et même humains non déclarés. La Russie a ses côtés les forces armés nord-coréennes.

Donc seul le réalisme des inconscients collectifs de part et d’autre des parties en guerre qui dictera la fin de la guerre. La question principale est comment ? Tout ce que l’on peut avancer sur cette guerre, c’est qu’après quatre années de guerre, la situation ne pourrait que s’empirer si une prise de conscience des parties en guerre ne vient pas mettre fin au conflit.

Il est vrai que l'« inconscient collectif des dirigeants européens » évoque les schémas de pensée, peurs et aspirations partagés, souvent inconscients, sur ce qui risque d’advenir si la fin de la guerre en Ukraine est mal négociée par les États-Unis. Ce qui influence leurs décisions, se manifestant par des tensions entre solidarité européenne et souveraineté nationale, et peur que les États-Unis ne les lâchent.

Mais, ce que l’on ne peut pas oublier, c’est que toute guerre qui arrive a un sens ; elle a des causes et une finalité que laisse entrevoir les causes. En clair l’invasion de la Russie ne s’est pas faite sur un coup de tête de l’inconscient collectif des dirigeants russes ; elle s’est fate faite sur une réalité du contexte politique qui a commencé en 2014 et même bien avant. La guerre peut même être un contentieux dans l’après dislocation de l’ex-URSS. Si la guerre a éclaté en février 2022, c’est qu’elle repose sur un cours historique logique de l’histoire. Et tout cours logique de l’histoire englobant une guerre est rationnel.

Prenons la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie, les deux guerres en Afghanistan, la guerre en Irak, la guerre récente à Gaza. Malgré les pertes considérables surtout pour le peuple qui poursuit une cause juste, c’est surtout le pays qui a pour lui la cause juste, en clair il défend son peuple et son territoire qu’il estime à lui, et la population qui y vit est majoritaire, forcément, la victoire lui revient comme un présent qu’il a arraché à l’envahisseur.

C’est le cas du peuple nord-vietnamien qui a voulu libérer le Vietnam de la mainmise américaine, une mainmise qui s’est appuyée sur une administration sud-vietnamienne non acceptée par le peuple vietnamien.

De même, en Algérie, le peuple algérien s’est soulevé contre une colonisation française qui a duré 132 ans. Donc une guerre légitime relevant de la volonté du peuple algérien pour y mettre fin. Et c’est ainsi, après une longue guerre, le peuple algérien a recouvré sa souveraineté.

De même, en Afghanistan, l’URSS a envahi l’Afghanistan pour des motifs politiques propres à l’URSS. Après plus de neuf ans de guerre, le peuple afghan, rejetant l’oppression soviétique, a libéré l’Afghanistan de la tutelle soviétique. Il en est allé de même avec les États-Unis ; après vingt ans de guerre, les forces américaines, sous la pression des Talibans afghans, étaient obligées de quitter l’Afghanistan.

En Irak aussi, la dernière guerre a duré de 2003 à décembre 2011. Les forces américaines étaient obligées de quitter l’Irak ; s’il reste quelques forces américaines qui sont très faibles sur le sol irakien, c’est suite à un accord tacite entre le gouvernement irakien et américain.

A Gaza, Israël avec l’appui total en armements pour les forces terrestres, aériennes et maritimes israéliennes, après deux ans de guerre, n’est pas parvenu à mettre fin au mouvement armé du Hamas ; aujourd’hui, après la trêve du 10 octobre 2025, c’est toujours le Hamas qui régit Gaza ; Israël n’ayant pas parvenu à éradiquer le Hamas campe par la force armée sur une partie du territoire gazaoui palestinien. Et Israël, dans son inconscience, ne sait pas que la victoire finale reviendra au peuple palestinien. C’est inévitable.

Le monde humain n’est pas lancé dans une trajectoire cahoteuse, sans but prédéfinis ; il a un sens dans la marche de l’histoire de l’humanité ; ce sera toujours la cause juste qui l’emportera ; au clair, la cause juste synonyme du bien qui l’emportera sur la cause injuste, synonyme du mal.

Précisément, la guerre en Ukraine relève du même principe « la cause juste et la cause injuste ». Et ses implications mondiales laissent tous les observateurs dans presque l’impossibilité de donner une réponse tant la dimension du confit soulève des questionnements complexes et le tissu des événements tellement enchevêtré qu’il est difficile à délier.

En réalité, il y a une métaphysique dans cette guerre qui n’est pas pressentie, et cela en raison de manque de réalisme de l’Occident qui n’aide pas l’Ukraine dans la guerre contre la Russie pour des motifs d’éthique, de morale, et donc de repousser l’invasion russe ; non l’Occident aide l’Ukraine pour ses intérêts stratégiques propres ; les pays d’Europe avec le soutien des États-Unis veulent englober toute l’Europe d’Est en Ouest, et donc intégrer les pays qui ne le sont pas, à commencer, à l’est, par l’Ukraine, la Moldavie, la Biélorussie, et au sud, l’Albanie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, Macédoine… Donc, c’est une stratégie de l’Europe sur le long terme.

Puis, la Russie, en entrant en conflit sur ce problème d’agrandissement de l’Europe, le sens est plus que l’élargissement de l’Europe, a faussé les plans européens-américain. Et la Russie s’est appuyée sur la population russophone qui est majoritaire dans le Donbass et en Crimée. Sans ces populations russophones qui sont majoritaires dans les territoires de l’est de l’Ukraine, la Russie n’aurait pu arrêter l’intégration de l’Ukraine ; elle aurait obtempéré comme elle l’a fait avec les trois pays baltes, l’Estonie, Lettonie et Lituanie.

Dès lors, sur cette réalité qui parle d’elle-même, le réalisme viendra forcément à s’affirmer. Comment ? Par le seul fait que le réalisme devant l’impasse d’une situation de conflit où deux causes se disputent la cause juste, ce sera la cause la plus proche qui prévaudra. Progressivement prenant place de plus en plus dans l’inconscient des décideurs des deux parties en conflit, qu’ils viendront à se rapprocher par des plans de paix, et toujours des négociations corrigeant ces plans.

La guerre ne s’arrêtant pas, la lassitude y jouant pour beaucoup puisque les deux parties supportent le coût de la guerre, ce sera bien sûr celui qui, malgré qu’il résiste toujours et c’est le cas de l’Ukraine et des États-Unis et l’Europe qui les soutiennent qui viendront avec la longueur du conflit à prendre conscience de plus en plus à la réalité ; en fait, cette prise de conscience est soufflée en fait par leur inconscient. La conscience est liée hermétiquement à l’inconscient ; rien ne vient sans l’inconscient.

Et nous revenons à ce qu’ont défini Freud, Jung : « La prise de conscience n'est pas un acte spontané de la conscience, mais qu'elle est inspirée, voire générée, par l'inconscient ; elle souligne une connexion hermétique (étanche, inséparable) entre les deux, où l'inconscient, source profonde des désirs et conflits, détermine ce qui émergera à la surface de notre conscience, rien n'y étant vraiment étranger. Une vision freudienne ou jungienne, où l'inconscient (l'iceberg caché) influence massivement notre vie psychique (la partie visible dont la conscience), agissant comme le moteur de nos pensées et actions conscientes, nécessitant analyse pour être compris.

Et c’est par cette prise de conscience issue des deux parties en guerre et qui relèvera en fait du « réalisme dans l’inconscient collectif des dirigeants européens, américains et russes » que se décidera la fin de la guerre en Ukraine. On peut déjà comprendre que, par cette guerre, l’Occident ne pourra plus poursuivre de stratégie basée sur la volonté de puissance. En fait, cette guerre a remis les pendules à l’heure ; il s’est fourvoyé, en croyant la Russie n’est plus la puissance de naguère, l’ex-Union soviétique ; cette guerre l’a réveillé ; l’Occident, et à travers lui, les États-Unis, doit comprendre qu’il n’est plus la puissance hégémonique du monde. Les États-Unis ont été treize colonies de la Grande-Bretagne il y a deux cents cinquante ans ; ils sont devenus, depuis 80 ans, la première puissance mondiale ; ils sont en train de se réajuster au nouvel état du monde, un monde de plus en plus multipolaire. Et la guerre en Ukraine est en train de sceller un tournant dans le nouvel ordre de puissance mondial.

Medjdoub Hamed
 Chercheur

Note :

1. « Trump partage une vidéo générée par l’IA de son projet clinquant et mégalomane pour Gaza », par le Nouvel Observateur. Le 26 février 2025
https://www.nouvelobs.com/monde/20250226.OBS100803/trump-partage-une-video-generee-par-l-ia-de-son-projet-clinquant-et-megalomane-pour-gaza.html

2. « Guerre en Ukraine : Donald Trump affirme qu'un accord de paix l'aiderait à « aller au Paradis » », par le Figaro. Le 20 août 2025
https://www.lefigaro.fr/international/guerre-en-ukraine-donald-trump-affirme-qu-un-accord-de-paix-l-aiderait-a-aller-au-paradis-20250820



16 réactions


  • SilentArrow 27 décembre 2025 15:47

    @Hamed

     

    Et Israël, dans son inconscience, ne sait pas que la victoire finale reviendra au peuple palestinien. C’est inévitable.

    Inévitable ? Parce que leur cause serait juste ?

    Les causes justes ne remportent pas toujours la victoire, loin s’en faut.

    Voyez par exemple l’expulsion des Arméniens de leurs terres ancestrales par les colonisateurs turco-islamiques. À moins que vous ne considériez le déplacement et génocides des Arméniens comme une cause juste.


    • Hamed 27 décembre 2025 22:13

      @SilentArrow
      Votre commentaire est pertinent. Cependant tout peuple agressé, génocidé, survivra ; l’Arménie est une nation déclarée et respectée dans le monde entier même si elle a eu des déboires récemment. 

      De même, le peuple palestinien agressé, génocidé, aura sa nation ; c’est u e question de temps ; tout combat pour la liberté recevra sont tribut, qui est la victoire.

      S’il n’y avait pas des défaites de pays qui agressent et de victoires de peuples agressés, l’humanité serait sans sens.

      Les êtres humains seraient comme des animaux, les lions et les tigres seront toujours les dominants. Sauf que l’humanité a un penchant certes animal qui explique les agressions et les guerres mais elle est humaine et humain signifie que le bien l’emportera toujours sur le mal.

      Et l’Arménie à la fin a vaincu celui qui a été son tyran ; elle est devenue une nation comme lui ; qui relève de la marche « humaine » de l’histoire de l’humanité.

       

       

       

       


    • SilentArrow 28 décembre 2025 06:07

      @Hamed
       

      Et l’Arménie à la fin a vaincu celui qui a été son tyran ; elle est devenue une nation comme lui ; qui relève de la marche « humaine » de l’histoire de l’humanité.

      La marche humaine de l’histoire ferait mieux de rendre aux Arméniens les vastes territoires qu’ils occupaient depuis plus de deux millénaires et dont les colonisateurs turco-islamiques les ont chassés pour en faire ce qu’ils appellent la « Turquie ».

      Au fait, que diriez-vous si la France convertissait la Grande Mosquée de Paris en mac Donald ? Un peu comme les Turcs ont converti la basilique St Sophie en mosquée, une espèce de mac Donald de la spiritualité.


    • Hamed 28 décembre 2025 17:13

      @SilentArrow

      D’accord avec vous : " La marche humaine de l’histoire ferait mieux de rendre aux Arméniens les vastes territoires qu’ils occupaient depuis plus de deux millénaires et dont les colonisateurs turco-islamiques les ont chassés pour en faire ce qu’ils appellent la « Turquie ».« 

      Mais ce qui est ; il ne se commande pas ; ce n’est pas pas la faute aux Arméniens ni aux turco-islamiques. Si la situation s’est déroulée inversement, ce sont les Arméniens qui auraient colonisé les terres des turco-islamiques.

      Le destin humain est ainsi et il n’y a pas de fatalisme ; le monde est ainsi prédéterminé. Regardez l’Alsace-Lorraine ; elle est plus allemande qu française ; pourtant, d’Allemande, elle est revenue à la France.

      Regardez la région de l’est de l’Ukraine, le Donbass, il était ukrainien, il est annexé aujourd’hui par la Russie. Si l’Ukraine n’avait pas été trop proche de l’UE, le Donbass serait resté ukrainien. Le pouvoir ukrainien ne savait pas qu’il va affronter la Russie, et s’il savait, on lui a dit : » Pas de problèmes. Tu fonces Zelensky, on est avec toi ; la Russie depuis 1991 est fini ; si elle se frotte à toi, tu l’écrases et on te donnera tout pour l’écraser « .

      Et que fait Trump, il quémande à la Russie d’être clémente avec l’Ukraine ; de même les dirigeants européens montrent les dents et ils sont là » réunion sur réunion« à se lamenter, presque à pleurer, s’encourageant mutuellement.  » 

      Résultats : « Ils ne savent pas où donner de la tête. » Pourtant, la solution est là, existe ; il faut simplement donner de la tête à l’histoire qui répondrait très facilement ; le prolbème ils ne savent pas donner de la tête à l’histoire qui les laisse dans leurs lamentations.

       Vous me dîtes : " Au fait, que diriez-vous si la France convertissait la Grande Mosquée de Paris en mac Donald ? Un peu comme les Turcs ont converti la basilique St Sophie en mosquée, une espèce de mac Donald de la spiritualité. « 

      Pourquoi pas ? Tout peut venir ; même »Mettre l’Europe en bouteille«  ; cela me rappelle, mon professeur de physique, à Saint Pétersbourg, qui nous disait : » Si on enlevait les espaces entre le noyau (protons/neutrons) et les électrons de tous les atomes de la Terre, on pourrait mettre la Terre (nous compris) dans une boîte d’allumettes.

      Voilà, SilentArrow, tout est possible ; ce n’est pas vous qui l’énoncez, c’est votre pensée qui est un peu un électron humain voyageant dans des orbites, soutenu par quelque vérité métaphysique, qui nous transcende.


    • SilentArrow 29 décembre 2025 02:44

      @Hamed
       

      Pourtant, la solution est là, existe ; il faut simplement donner de la tête à l’histoire qui répondrait très facilement ; le prolbème ils ne savent pas donner de la tête à l’histoire qui les laisse dans leurs lamentations.

      Une solution pour l’Europe serait de se débarrasser de la classe de parasites nuisibles qui la dirige, de faire un grand bras d’honneur aux anglo-saxons (USA et RU) et de former un bloc économique et militaire avec la Russie.

      L’Ukraine pourrait être reconstruite par l’Europe occidentale et la Russie sans interférence USA et la sécurité de l’Ukraine serait automatiquement garantie puisqu’elle ferait aussi partie de cette alliance.

      Le Donbass et autres territoires conquis par la Russie pourraient rester ukrainiens à condition que les droits des minorités russophones soient respectés. Il n’y aurait plus de danger de voir s’y installer des missiles de l’Otan pointés vers la Russie.

      Les sanctions imposées à la Russie par les pays d’Europe occidentale seraient levées, ce qui permettrait une reprise industrielle aussi bien en Europe occidentale qu’en Russie.

      Et puisque la menace russe (qui n’a jamais vraiment existé) disparaîtrait, l’Europe occidentale n’aurait pas besoin de s’engouffrer dans une nouvelle course aux armements ruineuse.

      Mais cela ne se passera pas ainsi. Ce serait trop beau pour les peuples et trop triste pour les marchands de canons.


    • Hamed 29 décembre 2025 10:08

      @SilentArrow

      Tout ce que vous dîtes est sensé ; le problème est pourquoi votre réflexion n’est pas venue à ces défonceurs de la marche du monde.

      Je vais essayer de répondre ; si, comme vous dîtes " Une solution pour l’Europe serait de se débarrasser de la classe de parasites nuisibles qui la dirige, de faire un grand bras d’honneur aux anglo-saxons (USA et RU) et de former un bloc économique et militaire avec la Russie. « , mais alors force de dire qu’ » ils ont donné un coup de tête à l’histoire, et que rien ne se serait passé. «  

      Dès lors, il n’y aurait eu ni guerres ni conflits ; le monde serait resté sage et la paix aurait permis les échanges et la croissance économique. Et que serait le sens d’un monde en paix ?

      A mon sens, SilentArrow, vous avez raison sur toute la ligne ; mais le problème est que l’histoire a ses raisons pour faire avancer l’histoire ; et surtout un » Esprit existe qui, par ses « raisons », dirige le monde. « Il n’y a pas d’autres explications pour expliquer l’ » inexplicable ".

      Merci, SilentArrow, pour vos pensées qui vous font honneur. 


  • Plus robert que Redford 27 décembre 2025 17:43

    La psychanalyse au bar du Café du Commerce….


    • Hamed 27 décembre 2025 22:20

      @Plus robert que Redford
      Non, la psychanalyse au Café du Bazar humain... Et je vous vois trôner dans ce bazar humain, perdu à la recherche de spiritualité qui ne vous vient pas. Désolé, il faut de la réflexion et surtout la compréhension sinon vous tournerez en rond. 


  • Mustik 29 décembre 2025 09:58

    Un peu de concision éviterait les contradictions argumentaires qui pointent ici où là.

    Tantôt tu expliques une situation par le rapport de forces, tantôt par le symbolisme !

    Quant au paragraphe suivant :

    De même, en Algérie, le peuple algérien s’est soulevé contre une colonisation française qui a duré 132 ans. Donc une guerre légitime relevant de la volonté du peuple algérien pour y mettre fin. Et c’est ainsi, après une longue guerre, le peuple algérien a recouvré sa souveraineté.

    C’est faux en grande partie !

    1° Historiquement l’Algérie de 2,4 millions de km2 est une création française,

    2° il n’y avait pas un peuple « algérien » mais des Provinces de Dj’Zair à Tamanrasset,

    3° les Oranais ne voulant pas se soulever, le FLN a organisé des attentats sous faux drapeau,

    4° demande aux M« Zabi ou à ceux de Tamanrasset leur opinion sur le Pouvoir »algérien" depuis 1962 et aujourd’hui demande aux Kabyles...


    • Hamed 29 décembre 2025 10:13

      @Mustik

      C’est votre point de vue, Mustik ; mais avez-vous pensé à la colonisation ; des êtres humains comme vous vous colonisant ; accepteriez-vous d’être un sous-homme ?

      Si vous défendez la colonisation en vous basant sur des arguments qui ne le sont pas, c’est que vous-même vous êtes un colonisé en puissance, et donc un sous-homme.

      Et, à cela, je ne peux rien à votre conscience qui est ainsi.


    • Mustik 29 décembre 2025 10:46

      @Hamed
      Tu ne sais même pas ce que je pense !
      1° je commente ton long texte ( fruit de je ne sais quel artifice )
      2° j’énonce des faits réels sur « l’Algérie » que je connais mieux que toi.

      N.B. : la qualité rédactionnelle de ton article dénote avec celle de ton commentaire, curieux ...


    • Et hop ! Et hop ! 29 décembre 2025 11:44

      @Mustik
      En fait, la France a commencé par une opération de police pour libérer les régences d’Alger et d’Oran de la domination ottomane qui y exploitaient des bases de piraterie.
      Une fois ces deux régions libérées, la France s’est aperçue qu’il n’y avait pas de tradition politique pour faire de ces deux régences un État viable, et c’est devenu un projet de création d’un État nation sur le modèle français, mais sans aucune autonomie politique sauf la conservation du droit musulman et des institutions traditionnelles locales pour toutes les populations de souche (statut de l’indigénat). La IIIe République a lancé un programme de colonisation, c’est-à-d’implantation de populations étrangères francophones, notamment d’Alsace et de Lorraine annexées, et complètement abandonné les perspectives de donner son autonomie à l’Algérie, ce qui aurait dû être fait avant 1914.


    • Mustik 29 décembre 2025 14:19

      @Et hop !
      Qui ignore l’affaire du coup d’éventail du Dey ottoman de la Casbah contre le plénipotentiaire français ? Aucun écolier français de ma génération !
      Qui connait la dévastation ( enlèvements et castrations multiples pour les harems ) des mauresques en France après la bataille de Poitiers, pendant dix siècles environ ? Peu de Français et aucun musulman !
      L’habitude des autorités françaises ( diplomatie, éducation, culture ) est de tourner les pages de l’Histoire pour ne conserver que les épisodes spectaculaires ( Clovis, Charlemagne, Louis IX, etc...). Je suppose qu’il en va de même pour les autres nations modernes.
      Pour les anciennes colonies dont les frontières sont fabriquées par l’envahisseur, le temps de l’histoire n’est pas le même... 
      Ce qui est remarquable dans le cas de cette « Algérie » :
      exempt de l’excuse d’influence des réseaux Françafrique,
      membre des pays non-alignés
       avec un parti unique corrompu jusqu’à la moelle qui vole la manne gazière à son peuple depuis 60 ans !
      ses dirigeants n’ont d’autre ressource pour détourner le courroux de leur population que de faire appel à leur invention « la rente mémorielle » imprescriptible... 
      Combien de fois la France a-t-elle changé plusieurs de Constitution depuis 1830 ?
      Imaginons un peu ce qu’il serait des relations entre la France et l’Allemagne si on appliquait la même Règle ! Vu le nombre de millions de morts pendant au moins 1914-18 !
      Et on serait « obligés » de faire exception pour ce Régime abject qui a trop longtemps acheté les Partis de gouvernement français ( UMPS )


  • Et hop ! Et hop ! 29 décembre 2025 11:24

    «  La guerre en Ukraine dure depuis près de quatre ans, aujourd’hui, nous sommes le 25 décembre 2025. »


    Les accords de Minsk I signé le 2 septembre 2014 et de Minsk II signé le 11 février 2015 sont des accords visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.


    Donc la guerre en Ukraine n’a pas commencé il y a 4 ans.


    Si on veut considérer que guerre en Ukraine est une guerre de libération nationale comme la France des Allemands, ou l’Inde des Anglais, ou l’Algérie des Français, ou la Palestine des Juifs, alors c’est une libération des Anglo-américains, ou des Américano-sionnistes.


    L’Ukraine n’a jamais été un État souverain, un royaume ou une principauté comme par exemple le Maroc, la Pologne ou la Hongrie, avec une langue et une littérature ancienne, c’était depuis toujours une région administrative de Russie peuplée de slaves parlant russe, cette région a été séparée de la Russie et nommée Ukraine après la guerre de 14-18 par Lénine et Staline, deux provinces polonaises annexées ont été ajoutées. L’ukrainien est un patois russe sans littérature écrite avant la fin du XIXe siècle.

    Après la guerre de 39-45, l’Ukraine est devenue un assemblage artificiel en ajoutant des régions étrangères comme la Galicie et la Volynie qui sont polonaises, c’est devenue une création instable comme la TchécoSlovaquie et la YougoSlavie qui ont éclaté depuis.




    • Hamed 29 décembre 2025 12:05

      @Et hop !

      Des précisions que je ne connaissais pas, que je m’en doutais sans en être sûr. Ce qui explique d’ailleurs cette guerre et l’opportunisme anglo-saxon et de l’Europe en mal de puissance ; deux traits qui ne veulent pas s’effacer de l’inconscient de l’Occident.

      En fait, cet inconscient est en train de muter ; de plus en plus, il se fait tenace dans la conscience amenant les dirigeants à comprendre qu’il n’y a rien à faire ; le chemin qu’ils ont depuis trois décennies n’est plus réaliste.

      Et on comprend pourquoi Trump ne cesse de fulminer contre les Européens qu’il prend pour des idiots sinon des attardés mentaux. La guerre est finie pour l’Ukraine ; l’histoire est contre eux ; la paix se fera sans eux ; Trump, à la fin, s’inclinera ; "idiot utile qu’il est comme les dirigeants européens qui n’ont rien compris à la marche de l’histoire.

      Merci Et hope ! pour les précisions.    

       


    • Krokodilo Krokodilo 31 décembre 2025 13:36

      @Et hop ! Oui, j’ajoute que l’Ukraine n’a jamais battu monnaie, et que le mot lui-même signifie « limites », un peu comme le « limes » des Romains.


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