samedi 15 juin 2013 - par Robert GIL

REVEILLONS NOUS !!!

Devant l’apathie de nos concitoyens, la lobotomisation des esprits et le « on ne peut pas faire autrement » suivi de « les caisses sont vides », les patrons sentent que le moment est propice à détruire le maximum de notre protection sociale, à nous pressuriser davantage.

Peu à peu leur rêve devient réalité : avoir une main d’œuvre docile, bien formée et corvéable à merci. Ils pourraient bientôt proposer de revenir à 10 H par jour, 2 semaines de congés par an et diminuer les salaires de 30% ; A la moindre occasion, ils nous répètent inlassablement qu’avec la mondialisation on ne peut pas faire autrement : « la conjoncture économique nous oblige à prendre des mesures radicales, nous ne sommes pas assez compétitifs » ! Ils pourraient aussi repousser l’âge de la retraite à 75 ans, supprimer la sécurité sociale, et nous obliger à faire 8 jours de travail de solidarité, pour sauver nos entreprises, enfin, surtout pour augmenter leurs profits ! 

Prétextant la fuite des capitaux ou des délocalisations, ils réclament sans cesse des baisses d’impôt, des allègements de charge ou davantage de subventions. La course en avant des plus riches vers toujours plus de richesse est une des principales conséquences de la hausse des inégalités.

Pour justifier ces inégalités, on nous a fait croire que les dépenses des plus riches relanceraient l’économie. Ce qui est faux, pour une raison toute simple, c’est que le taux d’épargne s’élève avec le revenu. Ils investissent principalement dans leur capital financier en demandant des rendements de plus en plus élevés. Cela entraine les baisses de salaires, des licenciements et des délocalisations. La seule chose que l’on a favorisée c’est la fuite des capitaux vers les paradis fiscaux.

Rappelons à ceux qui nous rebattent les oreilles que la financiarisation est source de progrès, favorisant l’investissement, l’emploi et l’innovation, rappelons leur qu’avant la dérèglementation financière, sans les tradeurs, les fonds d’investissement et les rendements à 20%, la croissance était de 5%, le chômage et la dette nulle ou presque. Rappelez-vous, c’était …hier !!!

Depuis 40 ans nous appliquons les mêmes méthodes : allégement de la fiscalité des entreprises, baisses des cotisations patronales, subventions publiques au secteur privé pour innover et embaucher, non renouvèlement de fonctionnaires, suppression de services publics, désengagement de l’Etat et liquidation des biens publics, etc.., et tout ça pour rien, cela ne marche pas ! Le chômage, la précarité et la pauvreté progressent, donc la méthode employée n’est pas la bonne. Ces solutions n’ont pour conséquence que d’enrichir les plus riches et d’appauvrir les plus pauvres. Pas la peine d’avoir fait l’ENA ou HEC pour s’en apercevoir ! Donc lorsqu’une méthode ne marche pas, on en change et on ne s’obstine pas dans l’absurdité !

Ce qui favorise la croissance à long terme c’est de développer des services publics de qualité. Mille fonctionnaires injecteront davantage d’argent dans « la machine » qu’un milliardaire ! Et que ce soit dans l’éducation, la santé, ou les transports, la fonction publique fait travailler de nombreuses entreprises privées. Et combien le boulanger, le restaurateur ou l’artisan du coin ont-ils de fonctionnaires parmi leurs clients ? Le secteur économique privé ne peut se passer d’un secteur public fort !

Grâce aux luttes et aux legs de nos anciens, notre génération a été pour beaucoup à l’abri du besoin, le monde du travail était soumis à des règles, la protection sociale développée, les prix encadrés et l’avenir ouvert. L’état investissait dans des infrastructures et des biens collectifs, mais peu à peu, nous nous sommes donc laissé endormir. Pendant ce temps le capital et le grand patronat n’ont jamais cessé de lutter contre cet état de fait. Nous, nous avons baissé les bras.

Nous nous sommes contentés de vivre et de consommer. Nous leur avons abandonné le terrain politique, leur télévision et leur propagande ont fait le reste. Nous livrons nos enfants à ceux qui aujourd’hui nous exploitent, en nous contentant de leur dire : « c’est comme ça, on ne peut pas faire autrement ! »

Sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2013/06/08/reveillons-nous/

A lire également : EN FRANCE LA REVOLUTION EST EN MARCHE

« On commence à renoncer à l’impossible et ensuite on renonce à tout le reste »…H.THOMAS



7 réactions


  • jaja jaja 15 juin 2013 10:33

    Faire autrement ça veut déja dire que les entreprises ne sont pas un bien privé servant à quelques uns à s’enrichir sans aucune honte au milieu d’un océan de salariés-esclaves de plus en plus miséreux et sans aucun pouvoir de décision.


    Il faut réinventer une société solidaire et d’égalité sociale entre toutes et tous. Et il faudra ensuite se battre pour qu’elle voit le jour. Ce ne sera que lorsque les capitalistes auront été expropriés que les choses changeront.

    Tous ceux qui se prétendent « anti-système » aujourd’hui et qui n’ont aucune intention de supprimer la propriété privée des moyens de production et de toutes les banques sont des escrocs !

    En attendant nous devons nous préparer à résister contre le nouveau plan gouvernemental de régression sociale dont la “réforme” des retraites prévu à la rentrée est le point central.
    Les organisations syndicales ne devraient même pas accepter de discuter avec ce gouvernement de ces retours en arrière. Il n’y a rien à négocier !

    Il faut descendre en masse dans la rue à la rentrée et pas que pour de gentillets défilés Bastille - République mais pour imposer nos exigences d’égalité sociale et de refus de l’austérité par la force du nombre !


  • Dwaabala Dwaabala 15 juin 2013 20:49

    " ... les patrons sentent que le moment est propice à détruire le maximum de notre protection sociale, à nous pressuriser davantage."

    A nous pressurer davantage ? Parce qu’à part Air France, les Sociétés de scaphandriers, voire Michelin mais il a déjà son Bibendum, quel serait leur intérêt à nous pressuriser davantage ?

    A part cela, accord sur l’ensemble.


  • soi même 15 juin 2013 21:20

    M’enfin Gilles pourquoi déplores tu cette situation, ta convictions politique n’attend que cela, la mort de l’Ours Capitaliste pour promouvoir votre idéologie.
     De quoi vous plaignez, vous êtes incohérent, où bien vous réalisez que la vision communisme n’est plus en mesure d’assurer un avenir radieux, car il y a bien vieillie et c’est bien compromis dans des horreurs historiques !


  • Captain Marlo Pilou Camomille 16 juin 2013 06:56

    Vous avez bien raison, RÉVEILLONS NOUS !

    Allons nous informer sur les sites des organisations qui veulent sortir de l’ UE, de l’euro et de l’OTAN, et défendons la France et les français abandonnés par tous les Partis européistes de Droite et de Gauche :

    * Le PRCF Pôle Renaissance Communiste en France.
    * Le M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire.
    * L’UPR de François Asselineau
    * Le Front syndical de classe
    * Les Clubs « Penser la France »

    Il ne peut y avoir de politique sociale, ni de défense de l’intérêt général, ni de défense des services publics, ni des entreprises, ni des emplois dans le cadre des Traités européens.
    Chaque jour apporte en apporte la preuve.


  • jjwaDal jjwaDal 16 juin 2013 08:42

    Bel article. Il faut un peu de recul souvent pour bien percevoir des évolutions qui au quotidien ne sautent pas aux yeux. Quand ma mère avait 12/14 ans, les employeurs locaux passaient chez la grand-mère pour l’inciter à leur confier sa fille dès qu’elle aurait l’âge de travailler (on manquait de main-d’oeuvre) et trente ans plus tard, mon paternel claquait la porte d’une entreprise ne lui plaisant pas pour trouver un job d’ouvrier dans les jours suivants ailleurs... 20 ans plus tard il fallait déjà envoyer un joli paquet de CV pour espérer décrocher un job en rapport avec mes compétences. Et en 2013... Une partie de l’énigme est résolue à la lecture de l’hallucinant « Why the future does not need us », l’essor de l’ère des machines qui dévorent le travail, les ressources naturelles et énergétiques non renouvelables, génèrent une montagne de déchets, ne cotisent pas pour le chômage occasionné ni pour les maladies professionnelles que leurs accompagnants humains,qui essaient de suivre leur rythme, doivent subir.
      Les machines sont comme des drogues, on n’a pas compris au départ qu’elles pouvaient rendre l’essentiel de l’espèce humaine inutile en tant que force de travail.
      Une surcouche vient du réveil de la pieuvre au début des années 1980, engourdie après son dernier grand repas dans les années 20/30 du siècle précédent. Ce projet jamais exposé en pleine lumière de priver définitivement les peuples du droit à disposer d’eux-mêmes (un projet fondamentalement allergique à toute notion de démocratie), en les asservissant par tous les moyens possibles (y compris en émasculant l’idée que les Etats sont l’émanation de la souveraineté des peuples et que leur rôle ne se limite pas au cercle restreint définis par l’OMC, à savoir « police, justice, armée » (un authentique projet fachiste, soit dit en passant)).
      Nos « élites » ont pu croire au développement durable de la croissance économique, permettant de laisser des miettes substantielles aux peuples tout en garantissant un enrichissement extraordinaire des « maîtres du monde ». Sauf que le « développement durable » est un fantasme de tumeur cancéreuse, dans un monde de ressources finies, elle ne peut à terme que diminuer puis tendre vers zéro. Alors on commence à rémunérer mieux le capital que le travail et...
      Le mur a toujours été là. Une infime minorité l’a juste perçu tardivement. Quand aux autres, panem et circenses...


  • cardom325 cardom325 16 juin 2013 09:12

    Rien à ajouter, cher Robert

    Nos boute en train ultra libéraux sont bien calmes , je suis étonné qu’ils n’aient pas voué aux gémonies vos rodomontades pro service public ...car certains rêvent encore d’ OGM, de gaz de schistes , d’interdiction de cultiver son petit lopin de terre .......chut, ils doivent encore dormir sur leur matelas de billets , et songer aux rendements à deux chiffres


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