C’est un ordre douloureux pour tous commandants en chef. Dans cet ordre, c’est l’aveu que l’on ne peut plus gagner. Pour l’ouvrier, la retraite implique le passage du productif au statut d’une charge (qui n’est pas héroïque).
Le salarié est un exemple pour la famille, pour les amis. C’est la reconnaissance d’une certaine force vive. Pourtant il en a rêvé de cette retraite, sans imaginer cette forme de déchéance.
Si un canon peut tuer, c’est par le boulet. Le retraité devient le boulet de notre société.
De plus, le retraité va devenir vieux. Vieux dans son corps, mais également vieux dans sa tête. Ne plus réagir à la sonnerie du réveil est un premier réflexe à acquérir. Ensuite, pour certains, c’est le début de la déchéance. Ne plus se raser, ne plus retrouver les copains…
Le retraité va devoir redécouvrir son épouse, l’univers se ressert, il est comme un gland ! On abat bien les chênes. Alors abattons ceux qui gênent (ou ceux qui chênent comme dirait un ami Alsacien) ! Hormis les hommes politiques et les grands patrons du CAC 40, les vieux sont une plaie. Et ils sont pléthore.
Donc en surabondances, en excès. L’excès d’âge devrait êtres pris en compte, comme l’excès de poids sur Air France.
Quand les faire partir à la retraite ? Allez, du courage, dites le : Jamais !
J’aurais aimé être batelier en région Parisienne pour ne jamais prendre ma retraite et mourir sur Seine.
En grande partie, c’est également les vieux qui sont les coupables de l’abime de la sécu. Car ils sont souvent malades et en permanence, ils se cassent quelque chose. Eliminons les vieux, et on pourra fermer des hôpitaux.
Pour prendre un exemple que je connais bien. Mon cas. J’ai eu l’avantage ignoble de trouver du travail à 14 ans. Dans le fond (de la mine), je me la suis coulée douce, pendant que d’autres étudiaient. La journée en Fac et du travail le soir pour revoir les cours. Alors que moi, peinard, après mon boulot j’allais prendre l’air dans le jardin. Chacun sa culture, pour moi c’était : patates, poireaux et carottes et discutant avec un pote âgé.
Mais l’étudiant pendant ce temps, préparait Science-Po…
Manque de pot, il entra dans la vie active vers trente ans. Alors que moi, tranquillement, cela faisait 16 ans déjà que je cotisais pour ma retraite. Il a du retard, l’intellectuel.
Mais patience. Pendant que je travail à la fosse, lui, il phosphore !
Petit à petit, il va gravir des échelons dans la hiérarchie des décideurs. Et enfin un jour, il votera des lois. Retarder le départ à la retraite, voila une bonne idée.
Le gueux peut gueuler, c’est son dernier droit. Mais pas trop fort pour ne pas perdre son dentier made in-Romania.
Fadéla Amara l’a dit : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut tout saccager. » Alors du calme, papy, on rentre à la maison, pour la tisane.
Fini la retraite à 60 ans, on passe à 62, puis 65. Objectif 70 ans. Le brave M Seguin a ouvert la voie. Mort au travail à 66 ans. Pas de retraite à payer !
Le vieux retraité est un parfait égoïste. En plus d’être une charge pour l’état, il est une charge pour ses propres enfants. La plus minable des maisons de retraite, c’est 3000€ par mois. Avec une retraite à 1500€, il ruine sa descendance. Salauds de pauvres retraités !
Le jour de la retraite, on devrait leurs offrir un scooter mais pas le casque. Ou encore, en faire des cobayes pour les futurs vaccins contre la grippe.
Mais j’y pense maintenant. Plus de vieux c’est la fermeture des services de gériatrie et des hôpitaux. La fermeture des maisons de retraite. Donc chômage, manifestations…
Les politiques ont encore du travail. Ils vont devoir travailler jusqu’à l’âge de 80 ans...
Et comme disait Monsieur Henry Allimgham, mort à 113 ans :
« Ma longévité, je la dois aux cigarettes, au whisky et aux femmes très, très libérées ».
Encore une catégorie qu’on stigmatise, salauds de retraités
qui ont travaillé et cotisé toute leur vie et qui réclament indûment une
retraite ! Pendant ce temps là, les banquiers, les traders, les princes
des gros groupes avec l’aide de nos politiciens se remplissent les poches à
la corbeille et sur le dos des travailleurs qui devront, réforme oblige, trimer
jusqu’à la tombe !
Oui, finissons-en avec les vieux, les boulets Article drôle et lucide Entre retraite et finances extravagantes, il faut choisir
Selon
les nouvelles projections du Conseil d’orientation des retraites (COR),
le déficit devrait se situer à 1% du PIB en 2020 (1,5% si l’âge de
départ à la retraite n’augmentait pas) puis à 1,7% en 2050. On peut
vérifier dès aujourd’hui que des prélèvements d’un tel ordre de
grandeur sont réalisables. Les exonérations de cotisations sociales
consenties aux entreprises représentent déjà à elles seules 1% du PIB
(en 2005). Les dividendes distribués par les sociétés ont littéralement
explosé depuis les années 1990. Revenir sur les exonérations de
cotisations (qui sont des cadeaux au patronat et une incitation à
pratiquer des bas salaires) et ponctionner une (petite) partie des
dividendes généreusement accordés permettraient de faire face sans trop
de difficultés aux déficits annoncés. Le problème du financement des
retraites n’est pas un problème économique ou financier, mais un
problème politique
Comme dit JP.Fitoussi : "Les
inégalités entre générations ne viennent pas du « problème » des
retraites mais de l’emploi. C’est la situation de chômage de masse qu’a
connu l’Europe pendant plus de vingt ans qui a contribué à accroître
les inégalités de destin entre les générations, certaines ayant eu plus
de difficultés que d’autres à s’intégrer par le travail. Il ne faudrait
pas que, sous prétexte d’équité intergénérationnelle, nous réglions
cette question par l’absurde, en laissant se dégrader le sort relatif
des retraités. Or c’est ce que nous sommes en train de faire ou de
laisser faire, en ayant accepté que les retraites ne soient indexées
que sur les prix et non plus sur les salaires. Nous avons probablement
oublié en chemin que nous sommes tous de futurs retraités."
mon grand père , mineur lensois a commencé aussi à 14 ans , mais il était déjà de retour en terre à 54 ans , un bon citoyen qui , visionnaire pour l’époque , ne voulait pas plomber les comptes sociaux !
Le chat Ton grand-père était lucide, comme beaucoup de ceux qui sont partis trop jeunes,dans le Pas-de-Calais et la Lorraine Il y a aussi tous les travailleurs de l’amiante et toutes les futures victimes des PCB ,du Roundup...et autres pesticides La démographie n’est qu’un alibi
salut ZEN , silicosé à 100% , ça pardonnait pas ! et fallait pas compter par le médecin payé par les houillères pour dire du mal des conditions de travail !
Le Chat Salut Ah !la médecine du travail Hier, dans l’émission sur l’amiante sur A2, on a vu quel rôle ils pouvaient jouer à une certaine époque, à Condé-sur-Noireau ou ailleurs, chez Eternit Le silence ou le la porte...
Natif du Nord, chez moi la frite est une obligation. Donc, je la garde…
Autre source de jouvence, l’aime la vie et mes semblables. Si je pense souvent à Sissy sous son manguier, j’adore également découvrir les petits coins charmants en France.
L’argent c’est bien, mais ce n’est pas le seul but d’une existence.
Je parts d’un constat : on n’a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard !
Devinez qui va encore se faire plumer ? Je doute qu’on touche au régime favorable des fonctionnaires (retraite calculée sur la base des 6 derniers mois de salaire) qui eux touchent pas loin de leur dernier salaire, vu les combines d’augmentaton en vigueur dans la dernière année. Pour nous faire avaler la pilule attendue, ils se contenteront d’aménager les régimes spéciaux pour les faire correspondre à celui des fonctionnaires. Quand aux salariés du privé ils continueront à être les dindons de la farce avec une pension correspondant à peu près à 55% de leu derrnier salaire au mieux (retraite calculée sur les 25 meilleures années).. Rappelons que l’Etat n’héste pas à ponctionnaer les régimes privés pour alimenter la caisse des régimes des fonctionnaires qui vit au dessus de ses moyens.
on disait que l’heritage arrivait un peu tard avec l’allongement de la durée de vie , mais ça va tomber maintenant pile poil comme complément de retraite !
-Retraites : des pistes inexplorées L’opposition entre salariés du secteur privé et fonctionnaires
n’est qu’un tour de passe-passe destiné à divertir l’attention des
réels problèmes des régimes de retraites et pas à améliorer l’avenir de
la retraite par répartition en alignant par le haut les régimes de
retraite du public et ceux du privé...
Le gouvernement socialiste espagnol a approuvé, vendredi 29 janvier, une proposition de réforme de la Sécurité sociale prévoyant de repousser de deux ans l’âge légal de la retraite, de 65 ans à 67 ans, a annoncé sa vice-présidente, Maria Teressa Fernandez de la Vega. La proposition devra être débattue par les partis politiques et vise à établir « le nouvel âge de la retraite à 67 ans », a déclaré Mme de la Vega à l’issue du conseil des ministres.
Bientôt, on pourra apposer une plaque sur les cercueils « enfin, la retraite »
Zen : moi je veux bien qu’on aligne les retraites par le haut, mais comme on sait qu’on n’en a pas les moyens, les salariés du privé resteront les couillons de l’affaire...
Considérons un salarié dont la durée de vie active est de d années, dont le salaire mensuel en début de carrière est égal à w, et qui connaît au cours de sa vie active un taux de progression annuel de son salaire réel égal à s. Son dernier salaire wd est donné par la formule suivante : wd = w ¥ (1+ s)d –1 (1) Le salaire moyen mensuel wm de ce salarié sur l’ensemble de sa carrière est donné par : wm = (S0 ≤ b < d w ¥ (1+ s)b)/d soit : wm = w ¥ [(1+ s)d – 1]/[d ¥ s] (2) Afin de comparer la pension apportée par l’ancien et le nouveau système, il est également utile de calculer le salaire moyen w25 correspondant aux 25 dernières années de salaire de ce salarié sur l’ensemble de sa carrière, qui est donné par : w25 = (Sd – 25 ≤ b < d w ¥ (1+ s)b)/25 soit : w25 = w ¥ (1+ s)d – 25 ¥ [(1+ s)25 –1]/[25 ¥ s] (3 (Piketty)
Pas sympa de me coller un problème de math. Une bonne fois pour toute, j’avoue que je ne si qu’un ignare. J’ai déjà du mal à partager une pizza en 5…Alors souvent j’en prends 5 pour être tranquille. Et comme j’aime la table…
Je n’aurais jamais été bon en politique, pour partager le gâteau.
Sur Agoravox, la retraite c’est après combien d’articles ? Morice va se tuer à la tache avec 430 articles. Quel courage, que d’abnégation chez cet homme.
Avec quelques millions de chomeurs en moins, le problème du financement de la retraite est déja en partie résolu . d’autre part avec l’allongement de la durée de cotisation et la rentrée de plus en plus tard dans la vie active, terminer sa carrière à 60 ans deviendra impossible . Un article interressant et surtout réaliste, je ne sais pas pourquoi, pendant un court instant j’ai pensé au film « Soleil vert »
L’entrée tard dans la vie active est une absurdité des temps modernes. Mais il est vrai que nous sommes tous des Charlots. Moi le premier.
Fini le temps ou le père de famille souhaité que son fils prenne la relève. Le plombier souhaite que son fils fasse un bac pro. L’agriculteur verrait bien son fils médecin ou avocat…….
Et franchement, quelle entreprise embauchera un gamin sortant du primaire. Il est fini le temps de l’arpète, de l’apprenti et du galibot. On embauche que des diplômes, plus des hommes.
Pour les moins doués intellectuellement, on va les trainer dans des filières plus ou moins bidon. Mais à la sortie, on aura que des paumés. Des gosses mal dans leur peau. Prêt à tous pour trouver du fric, mais pas à travailler.
Le travail c’est sale et fatigant.
Fini le chemineau pelletant le charbon, place au conducteur de TCV en chemise blanche.
Fini le bouseux sale et malodorant, place au technicien agricole aux 35h….
Nous sommes coupables. Expliquons à nos enfants les vraies valeurs du travail. Ce travail qui, s’il ne nous rend pas très riche, peut nous rendre notre fierté.