Travailler rend-il malade ?
Au moment ou chacun suit le concept Sarkozien, qui voudrait que l’on travaille plus pour gagner plus, d’autres s’interrogent sur la nécessité de travailler.
Depuis la nuit des temps, l’homme n’a cessé de créer des machines qui lui rendraient le travail moins pénible, voire pour ne plus travailler.
Un ordinateur remplace à lui seul une escouade de secrétaires, comptables, traducteurs, etc.
Est-ce à dire que nous sommes paresseux ? Peut-être pas, mais nous voulons garder notre temps libre à faire autre chose que des gestes répétitifs juste bon à remplir notre bourse.
Nous voulons utiliser notre temps différemment : à lire, à créer, à penser, à faire des choses que nous avons envie de faire.
Envie, c’est le mot essentiel. C’est lui qui nous maintient en vie, qui nous donne une raison d’être, qui nous donne envie d’exister, qui peut nous rendre heureux.
Voyez-vous un sourire sur les lèvres d’un travailleur ? Rarement, vous en conviendrez.
D’ailleurs, le travail comporte en lui-même une notion de punition : dans la Bible, Dieu punit l’homme d’avoir transgressé la loi, et lui impose de travailler à la sueur de son front.
Mais l’homme résiste.
Enfin, peut-être pas tous, mais certains.
Comme Paul Lafargue, dans son livre Le Droit à la paresse, qui prétend que « le travail utile destiné à l’échange, salarié ou non, peut descendre à deux heures par jour ! ».
Deux heures de travail par jour, et le reste chacun fait ce qu’il lui plaît.
Revenons au travail :
Saviez-vous que le stress au travail coûte 1,656 milliard d’euros par an à la société ? (Chiffres de 2003 : ils ont dû augmenter depuis.) Ce sont des chercheurs français de l’institut national de recherche et de sécurité, qui réunis en table ronde, ont fait cette découverte.
Les cadres sont en première ligne : pris en sandwich entre les exigences de la direction et le mal-être des salariés, ils peuvent être aussi bien harceleurs qu’harcelés.
Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, les suicides à la chaîne dans certaines grandes entreprises.
Il serait peut-être temps de créer un ministère de la Paresse, puisque le ministère du Travail a montré les limites de ses compétences.
Financièrement, c’est théoriquement possible, car la machine qui a remplacé l’homme n’a pas besoin de salaire, et dès cet instant, rien n’empêche que les salariés mis en vacances par celle-ci ne continuent de toucher une paye.
Bien sûr, de temps en temps, il faut songer à remplacer une machine, à la moderniser, mais comme l’outil de travail ne pointe pas à la Sécu, avec tout l’argent économisé, cela ne devrait pas poser trop de problème.
Le « trou » de la Sécu devrait atteindre 12 milliards d’euros en 2008, et les mesures prises par le gouvernement vont surtout ralentir la croissance en limitant encore plus le pouvoir d’achat des Français.
Alors que donner 1 500 euros par mois à chaque citoyen privé de travail, comme le préconise un économiste allemand, relancerait à coup sûr la consommation. Ainsi, la firme Nokia, basée en Finlande a développé un programme de lutte contre le stress. Cette initiative lui coûte plusieurs millions d’euros par an, mais les dirigeants affirment qu’ils en gagnent autant grâce à la performance de leurs salariés. Quelle technique ont-ils employée ? Séances de massage collectif ? Voyage d’entreprise à Ibiza ? Hausse des salaires à chaque fou rire ? Cela nous donnerait presque des idées.
Utopie tout cela me direz-vous ? Peut-être, mais les utopies d’hier ne sont-elles pas devenues les réalités d’aujourd’hui ?
Alors je vous propose mon utopie : travailler moins pour gagner plus.
165 réactions
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Fred
7 août 2007 11:03
Par rapport au suicide, les US ont un taux beaucoup plus faible pourtant ils travaillent plus d’heures, ont moins de vacances et leur contrat de travail est un CNE permanent. Comment expliquez-vous ca ?
« Financièrement, c’est théoriquement possible, car la machine qui a remplacé l’homme n’a pas besoin de salaire, et dès cet instant, rien n’empèche que les salariés mis en vacances par celle-ci ne continuent de toucher une paye. »
Sauf que l’entreprise qui investit dans cette machine n’a plus besoin de l’employe et va donc le licencier. Cet employe pourrait continuer a toucher son salaire s’il achetait lui-meme la machine pour la louer ensuite a son entreprise.
Enfin si vous donnez 1500€ a chaque personne qui ne travaille pas, vous allez creer un mouvement ou toute personne qui travaille et qui gagne moins que 2000-2500€ va arreter de travailler pour profiter de cette mesure limitant par la meme les rentrees d’argent et donc la possibilite de paiement de cette somme de 1500€. On peut aussi penser qu’une telle mesure entrainerait une inflation importante.
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Linda
7 août 2007 12:45
@ Fred
« Par rapport au suicide, les US ont un taux beaucoup plus faible pourtant ils travaillent plus d’heures, ont moins de vacances et leur contrat de travail est un CNE permanent. Comment expliquez-vous ca ? »
Arte a récemment diffusé un documentaire montrant la remise en état d’un haut-fourneau aux Etats-Unis par une entreprise belge ayant des employés de diverses nationalités mais tous européens. Ce documentaire en dit long sur le travail dans la sidérurgie US où traîner pour se faire payer des heures sup est la règle. Au bout de quelques jours le chef de chantier belge, qu’on avait obligé à employer les ouvriers américains, n’en pouvaient plus : il estimait que la plupart des opérations prenaient beaucoup plus de temps que nécessaire.
Tous les gens que j’ai rencontré et qui ont travaillé dans l’industrie de production (dans d’autres secteurs c’est peut être différents) donnent un rapport de productivité de 1 pour 2.
Il faut aussi savoir que dans les entreprises américaines que je connais (qui ne sont peut être pas représentatives), on bosse le samedi matin mais personne ne vous reprochera de papoter pendant deux heures devant la machine à café ni de passer une heure à lire le journal à votre bureau.
On est tout simplement pas dans le même monde.
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olivier cabanel
7 août 2007 13:35
peut etre raisonnez vous comme un travailleur qui en bave et qui n’aime pas cette idée que l’on ne puisse plus travailler juste pour finir les fins de mois ?
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Fred
7 août 2007 14:15
« peut etre raisonnez vous comme un travailleur qui en bave et qui n’aime pas cette idée que l’on ne puisse plus travailler juste pour finir les fins de mois ? »
En quoi est-ce plus juste ? Vous dites typiquement que les machines remplacent l’homme et que l’homme continue a etre paye. C’est bien beau mais le patron ne va pas acheter des machines qui font le travail des employes et continuer a payer les employes. Vous ne le feriez pas si vous etiez patron, pourquoi voudriez vous que d’autres le fassent ?
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Romain Baudry
7 août 2007 18:34
Contre-exemple : le Japon a un taux de suicide extrêmement élevé qui n’est pas étranger à sa culture d’entreprise, de travail et de productivité. Ca atteint un tel stade que le gouvernement fait diffuser des publicités pour suggérer au Japonais de prendre davantage de loisirs.
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lerma
7 août 2007 11:19
Visiblement vous n’avez pas besoin d’argent ni de problèmes de fin de mois difficile et pour vous les problèmes n’existent pas non plus.
Bref,pour vous,le programme de Ségolène de la Compassion sociale d’une société de smicard était bon !
Votre réthorique est un peu anarchisant et beaucoup déconnectée de la réalité économique et sociale que nous vivons.
Laissez les gens travailler plus pour gagner,car bien souvent la gauche caviar n’a pas de problème d’argent ni de fin de mois difficile et pour eux,l’achevement social pour l’ouvrier c’est PARIS-PLAGE
Tout un programme
Faites vous des concerts à Paris Plage ?
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olivier cabanel
7 août 2007 13:37
un concert à paris plage ? vouais, pourquoi pas. faut que je creuse l’idée. merci de votre participation.
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Ploum
7 août 2007 15:34
Faut pas en vouloir à Lerma Olivier, il est adepte des concerts de pipo à Tripoli Plage
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koton
7 août 2007 23:17
ah mon avis il se fait un auto-challenge !!! plus il est dans le rouge et mieux il se porte ! c’est pas possible d’etre aussi con !!!
mais qui est est le plus fort : lerma,calmos,frédéric lyon,adama,ntm,dément west et son micro pénis,paradisial,pallas,iceman,etc... ? k /
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JL
7 août 2007 11:22
Je n’ai pas voté pour cet article inclassable. Une provocation ? Où voulez vous en venir ?
Pour ma part, je témoigne que j’ai vu des sourires de bonheur au travail. Et très souvent.
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nipalm
7 août 2007 13:29
A JL
Je ne sais pas dans quel secteur tu travail mais il y a travail et travail. Je reconnais qu’une part importante de la population a un travail qui lui plait ou a des collègues avec qui il aime etre et donc ne déteste pas son travail, mais en général il faut avoir un certain niveau et une bonne part de chance pour avoir ces conditions car j’ai travailler dans pas mal de boites en zone industriel et on voit pas des sourires tous les jours (ou alors des sourires forcés comme ceux des travailleurs du tertiaire genre serveur de fast food).
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olivier cabanel
7 août 2007 13:39
peut etre l’exception qui confirme la règle ? bien sur, plus sérieusement, je suis sur que quelques uns font un travail qu’ils aiment réellement faire. mais je ne pense pas qu’ils soient si nombreux.
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Boileau419
7 août 2007 11:31
Excellent article. C’est sûr que le travail rend malade. Il ne rend pas seulement malade, il tue : le plus grand nombre d’arrêts cardiaques se produirait le lundi, au début de la semaine de travail donc.
Quand je pense qu’il y en a qui montrent la France du doigt parce que, dit-on, c’est le pays où les malheureux salartiés travaillent le moins. Il faudrait en être fier au lieu de chercher des excuses et de tenter de s’aligner sur les ateliers de la sueur de Canton ou de Bombay.
Toute formation de la jeunesse devrait comprendre une formation aux loisirs : artisanat, chasse, sport, lecture, musique, etc.
Cela dit, tout travail n’est pas nécessairement dégradant et tout loisir n’élève pas nécessairement l’esprit.
Tout progrès doit par conséquent aller dans le sens de 1 moins de travail abrutissant, 2 de plus de travail gratifiant et 3 de plus de loisirs constructifs. C’est cela la vraie, la seule civilisation. Malheureusement, ces trois points ne sont repris dans aucun programme politique. Au contraire, on veut nous obliger à travailler plus.
Remarquez qu’on aurait pu y arriver si la mondialisation n’avait pas ouvert d’énormes brèches dans nos frontières, nous obligeant à suivre le modèle des pays les plus arriérés et nous mettant sur le dos un surplus de population à problèmes. Seul un protectionnisme politique, commercial et démographique intelligent pourrait nous permettre de bâtir un Etat de prospérité où l’on pourrait travailler moins tout en vivant bien, et même mieux (ce qui n’implique pas nécessairement de gagner plus puisque beaucoup de bonnes choses telles que la beauté du cadre de vie et l’amitié ne s’achètent pas).
Pour en revenir au sujet de l’article, le travail qui rend malade :
Ce qui rend malade et qui tue, c’est fondamentalement le travail que l’on ne maîtrise pas, le travail que l’on fait rien qque pour l’argent, le travail où l’on doit obéir à d’autres. En bref, j’ai parlé de la condition du travailleur salarié.
Mais voilà, il y a certainement des indépendants qui se plaignent et des femmes à la maison qui se morfondent. Personne n’est jamais content.
Finalement, je voudrais dire que croire que l’on peut avoir une vraie démocratie quand l’immense majorité des gens est astreinte à la tyrannie du patron et des horaires de 9 heures à cinq heures, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil jusqu’au gros orteil. Sur ce point-là, on ne peut que donner raison à Marx, qui voyait dans l’émancipation économique la condition sine qua non de l’émancipation politique.
Comment peut-on être esclave la plus grande partie de sa vie et être un homme libre dans l’isoloir ? C’est absurde.
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Boileau419
7 août 2007 11:42
Je trouve ridicule de vouloir justifier le salaire universel par des arguments sur la relance de la consommation.
Le salaire universel, que j’approuve de tout mon coeur, se justifie simplement par le fait que chaque membre de la communauté nationale a droit à une part de la richesse collective, qu’il travaille ou pas. Après tout, on donne bien à chacun une éducation.
On a droit au salaire parce que ce n’est pas le travail qui fonde la dignité de la personne. Tout simplement. Il suffit d’être membre de la famille française (ou belge, ou danoise).
On pourrait même dire que le salaire universel représente le lopin de terre que chacun devrait recevoir en partage, mais que, faute de place, on ne peut plus à assurer à chacun.
Vous allez recevoir des volées de bois vert de tous les adorateurs du travail. Ils sont nombreux. Beau résultat de la protestantisation des esprits. Il faut être un aristocrate de l’esprit, un catholique spirituel pour apprécier la beauté de l’idée de la paresse et du saint loisir. Quies. Otium. Les moines contemplatifs en savent quelque chose...
Tant de travail inutile et destructeur dans le monde !
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olivier cabanel
7 août 2007 13:40
merci. c’est beau internet quand on découvre des gens dont la pensée ne se limite pas aux convenances. merci.
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Fred
7 août 2007 14:21
Et bien creez une boite et payez des gens a ne pas travailler si vous croyez tellement a ce que vous dites. Je veux bien etre un de vos employes.
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Gilles
7 août 2007 16:59
Pour une fois, peut êre la première d’ailleurs, je suis entièrement d’accord avec Boileau
« ce n’est pas le travail qui fonde la dignité de la personne. Tout simplement. »
Il a raison à 100%, et remarquons que ce qui est assené chaque jour aux foules ces derniers temps, c’est l’exact opposé : « c’est le travail qui donne la dignité »
ce qui donne la dignité c’est d’être tout simplement heureux d’être sur Terre. Certains s’accomplissent dans le travail, d’autres non, mais tous sont dignes. il n’ y a rien de pire que quelqu’un ayant trimé toute sa vie et qui se rend compte au crépuscule de sa vie qu’il a manqué toute les bonnes choses de la vie.
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Zygomar
7 août 2007 19:52
@ Boileau419 ( C’est sûr que le travail rend malade. Il ne rend pas seulement malade, il tue"
Mais mon bon Boileau, la vie aussi tue, et même plus que le travail. C’est même une maladie sexuellement transmissible dont l’évolution est constamment fatale. Et les statistiques sont formelles, plus vous avancez en âge et plus vous augmentez vos chances de mourir.
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jako
7 août 2007 21:08
exact mais il faut prendre la peine de lire Boileau qui est souvent très intéressant
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Geoffroy Carrier
17 août 2007 14:50
Non. Les chances de mourir sont toujours de 1. A votre naissance, vous avez toutes les chances de mourir. Un jour.
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cniko
7 août 2007 11:33
@ L’auteur
S’il semble normal que l’augmentation de la productivité du travail ne profite pas qu’aux actionnaires et permette à chacun de travailler moins (ce qui seproduit depuis plus d’un siècle d’ailleurs), l’ensemble de votre douce rêverie mélange des notions bien différentes. Entre diminuer le stress au travail et ne travailler que 2 heures par jour, je ne vois aps tout à fait le lien.
@ Lerma Pourquoi tant de haine ? Votre nourice gauchiste ne vous a pas assez souvent changé les couches pour que vous soyez aussi vindicatif avec tout ce qui n’est pas néo-conservateur ?
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LE CHAT
7 août 2007 12:28
c’est pas le travail dont les gens ont le plus besoin , c’est du pognon pour pouvoir subsister ; quel est le % des gens qui iraient travailler si ont leur envoyait le chèque quand même ?
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olivier cabanel
7 août 2007 13:46
il suffit pour çà d’un peu d’imagination...c’est charles Trenet qui chantait çà, il y a longtemps.
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LE CHAT
7 août 2007 13:53
pour moi , pas de problème avec ray ventura et son orchestre , les chats savent se contenter de peu

A la mi Août
C’est bien plus économique
A la mi Août
Y a d’la joie pour les matous
plus longtemps à attendre

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nipalm
7 août 2007 13:54
Au chat
Je dirais tout ceux qui aime leur travail et/ou leurs collègues. J’ajouterai que plein de gens déprime quand ils se retrouve à la retraite et un certain nombre retourne travailler bénévolement pour ne pas s’ennuyer.
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nipalm
7 août 2007 14:00
Je tien à ajouter que dans une vraie démocratie il faudrai aussi que les citoyens passe au moins 2h par jour à s’intéresser et à participer à la vie politique (enfin j’ai dis 2h au pifomètre mais un temps non négligeable quoi).
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LE CHAT
7 août 2007 14:01
@nipalm
c’est certain que certaines personnes ne vivent que pour le boulot et même angoissent à l’approche des vacances . à croire que le job est pour eux une drogue et qu’ils en meurent si on ote la perfusion . J’en ai connu des comme ça , et qui sont morts avant la retraite .
Le job est le moyen de dissumer le néant de leur vie privée
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nipalm
7 août 2007 14:31
Au chat
Oui mais je voulais aussi parler des exemples moins extrêmes pour qui le travail offre un rythme de vie qui leur manque quand ils le quittent, et d’ailleurs, en compensation, pleins de retraités participent activement à la vie des associations loi 1901, ce qui n’est pas très rentable mais enrichie de façon gigantesque le patrimoine culturel du pays.
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LE CHAT
7 août 2007 14:46
@NIPALM
je rencontre fréquemment des anciens collègues qui ont encore moins de temps à la retraite que quand ils bossaient ! vivement la retraite que je puisse bosser plus sur Agoravox

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Pelmato
7 août 2007 23:25
Je vois pas en quoi c’est blamable de ne vivre que pour son travail. Tout le monde ne peu être doué en tout. En tout cas c’est pas pire que ceux qui ne travaillent que pour nourrir leur enfants et qui ne mette aucun cœur et aucune motivation a bien faire leur travail.
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pallas
7 août 2007 12:47
Les mecs. Je fait des fautes d’orthographes, je passe pas mon temps a me verifié, j’ecris tres vite, en m’exprimant directement. Regardez ce que vous etes, des feignasses, vous vous relisez et encore et encore pour etre sur de faire bon chc bon genre. Pfffff, en terme de lenteur vous etes extremes. Il est clair que vous ne bossez pas, bien tranquille chez vous avec votre pognon que papa et maman vous ont refilés, vous ne connaissez pas le gout du travail ainsi que de la valeur de la monnaie. Je vais vous apprendre une chose, pas besoin d’etre agreger d’histoire de français, pour etre patron et pour faire tourner sa boite et gagner de l’argent. Le secteur du batiment n’est pas rempli de debile mentaux, bien au contraire, les gens savent se servir de leurs mains. Vous incapables de faire de la peinture ou mettre les mains dans le charbon, vous n’etes pas capable de faire la moindre chose manuel, preferant vous prelassé dans votre canapé a vous les peté « oui je suis winner ». C’est vous les parasites du systeme. Vous critiquez mon orthographe, moi je critique votre Paresse, qu’est ce qui est le plus grave ? hein dite moi ?.
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cniko
7 août 2007 13:01
sans passer sont temps à se relire, le premier jet est vraiment immonde... Quand qux idées...
Ce mois ci je n’ai effectivment pa trop de boulot donc j’en profite, l’année dernière je bossais 70h par semaine et l’année prochaine ce sera certainement plus. En outre je suis également patron mais il est vrai que je suis un handicapé avec un pinceau à la main. De là à faire de moi un feignant.
Par contre pour exprimer des idées clairement, un petit effort sur le Français serait le bienvenu Pallas
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Linda
7 août 2007 13:03
Pallas,
Tu n’as rien compris. Comme nous sommes très bons et très efficaces, nous n’avons pas besoin de nous relire. Par ailleurs, je ne pense pas que mon patron embaucherait pour faire mon boulot un mec avec un français aussi déplorable que le tiens ... Franchement ça fait négligé et ça donnerait une mauvaise image de la société ...
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Arctarus
7 août 2007 16:25
Vous avez parfaitement raison : en ce moment, c’est plutôt calme, alors je ne fais que 9 ou 10 heures par jour, contre plus de 12 il y a trois mois, 6 jours sur 7... Alors, la fainéantise, je connais bien !
De plus, mes parents sont heureusement bien vivants et ne m’ont rien donné, je ne suis pas salarié donc je n’ai pas droit aux sacro-saints congés payés (ni au chômage, d’ailleurs), je n’ai pas pris de vacances depuis plus d’un an, je n’ai pas le temps d’être malade (je n’ai pas d’indemnités journalières au 4e jour d’arrêt dans le pire des cas) alors des commentaires comme le vôtre (je prie à l’avance l’aimable assistance de me pardonner) je m’en bats les c...
Soyez un peu constructif et faites des efforts pour élever le débat (y compris au niveau grammaire et orthographe, ça ne fait pas de mal, et les vôtres sont tellement travaillées qu’elles en deviennent forcées...)
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finael
7 août 2007 13:02
Il est clair qu’il y a plus d’accidents du travail que d’accidents du repos.

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LE CHAT
7 août 2007 13:57
il y a ceux qui tombent du lit et ceux qui se tuent à la tâche ! il y en a même qui scient du bois en dormant et font une conccuence déloyale à Masuyer
, sans compter ceux qui comptent les moutons .... -
L’enfoiré
7 août 2007 19:10
Salut Chaton,
Oui, j’approuve. Il faut tout de même se rappeler que statistiquement, c’est au lit qu’on meurre le plus. Donc le lit, c’est très dangereux.

@Olivier,
Le 1er septembre, j’aurai un article qui va dans le même sens qui ne sera pas tout à fait à moi d’ailleurs. J’aurai un lien vers ton article en fin. Merci, pour cette analyse.

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Leekid
7 août 2007 13:58
Oui, travailler rend malade. Il n’y a qu’à lire pallas pour s’en rendre compte !
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maxim
7 août 2007 14:04
ce qui m’aurait plu dans une autre vie ,c’est d’être proxenète .... on encaisse du fric sans se fatiguer ,on a toutes les gonzesses qu’on veut quand on veut,pas d’impots ,pas d’horaires ,on ne se rend pas malade au boulot ,on bouffe avec les flics pour avoir la paix ,tous les avantages .... on n’est pas surmené,on n’a pas de problème cardio vasculaire ,on a de belles fringues de bon goût ,des pompes bicolores ,les nanas vous offrent de beaux bijoux et une belle bagnole .... le meilleur des boulots c’est julot !!!!!
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LE CHAT
7 août 2007 14:17
@Maxim
salut mon ami , ben c’est pas ce que pense le milieu marseillais , ils préférent maintenant placer des machines à sous dans les bistrots , jamais malades , 24h/24 , 70000 de benef par mois , le top de chez top !
mais c’est une profession à risque , pas mal de truands se sont fait déssouder dans des réglement de compte dans les BDR depuis le début de l’année
bien à toi
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maxim
7 août 2007 14:41
salut mon pote Le Chat !!!!!
je suis resté romantique ,je sais bien que le milieu a changé ,en région Parisienne aussi,les macs se sont recyclés et on ne claque pas toujours de vieillesse dans la profession......
bien à toi !!!!
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CHTOUNGA
7 août 2007 14:45
le chat
A Marseille, on n’appelle pas ça des règlements de comptes, mais des négociations.
Bon d’accord, c’est assez viril ...
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haddock 7 août 2007 15:58@ Maxim ,
Proxo une des turbins les plus intéressants qui soient , ça rapporte très bien , belles chaussures vernies, parties de cartes , en plus quand il y a pas de clients tu peux niquer la marchandise ...
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olivier cabanel
8 août 2007 16:56
c’est un lien auquel je n’aurais pas pensé : la prostitution. voila justement un boulot que je n’ai pas envie de défendre.
bon, chacun fait ce qu’il veut de son corps, mais l’amour qui se vend ou qui s’achete, je ne marche pas.
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Emmanuel
7 août 2007 14:17
@l’auteur
Vous aussi êtes dans l’illusion d’une nécessaire croissance du PIB... C’est fort dommage, surtout après avoir fait éloge de la paresse.
Est-ce compliqué de comprendre que la variation du PIB n’est en rien un indicateur de l’ETAT de bonne santé environnementale et sociale d’un pays, ni d’ailleurs de son évolution ?
Un peu de comptabilité nationale : http://www.place-publique.fr/article52.html
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olivier cabanel
8 août 2007 17:02
je ne sais pas ce qui a pu vous faire penser que j’étais pour « la croissance ».
je crois au contraire que cette course sans fin est absurde.
un peu comme une voiture qui roule à 130 km/h sur l’autoroute, malgré le mur qui est au bout.
j’ai écrit en son temps une ’tit nouvelle que je vais juste résumer. un voyageur ds un train qui va de plus en plus vite. le voyageur s’étonne du calme des autres voyageurs, car le train est sur le point de dérailler. et lorsqu’il finit par interroger l’un deux, celui ci lui répond : « comment, vous ne connaissez pas le nom du train ?! il s’appele »le PROGRES", et vous savez, on arrete pas le progres.
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Algunet
7 août 2007 15:06
L’auteur a raison…
Non seulement le travail rend malade mais comme des intellectuels, notamment ceux issus de notre élite française, ont pu le constater et le faire valider par nos plus éminents scientifiques, vivre tue et ce avec des souffrances insupportables, indignes de l’homme... Aussi serait-il bon, dès la naissance et pour éviter tous ces tourments, de créer la machine à tuer la vie applicable à tous par soucis d’égalité. Pour le bien de l’Humanité bien sûr ! La solution offrirait tellement d’avantages… Elle permettrait d’éviter à l’homme de détruire la vie sur la planète Terre, plus d’injustices, plus de malheurs, plus de maladies, plus rien… Juste un compte avec un crédit illimité, plein de RTT et de tickets restos, pour l’éternité, …que du bonheur quoi !
Ou il a tort… et alors qu’il me laisse vivre ma vie, libre de mes choix dans cette vie au combien inégalitaire, dans la souffrance, et surtout qu’il ne m’impose rien, qu’il ne pense pas pour moi, même pour mon bien.
La seule règle, le respect de la vie, de l’autre.
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dan54
7 août 2007 15:19
Je suis travailleur frontalier 40h semaine avec heures supplémentaires obligatoires en plus.Pas le choix..c’est à prendre ou à laisser.J’aimerais connaître la moyenne d’âge de ceux qui pensent que le travail aujourd’hui c’est tellement bien qu’on en redemande de peur de ne savoir que faire.Même avec l’amitié des collègues,quand suivant le job vous commencez à avoir mal un peu partout et que les muscles ou le squelette n’en veulent plus.Bien sûr il faut travailler pour vivre, mais certains ont tendance à nous faire croire qu’il faut vivre pour travailler.L’argent, à quoi bon si une fois finie la journée, vous n’avez plus envie de quoi que ce soit, et ne supportez plus l’intendance de la famille et peut être aussi le temps d’éduquer et d’aimer les enfants. Un boulot de 8h par jour+ 2h supp/jour + 6h supp le samedi, croyez vous que qu’à la fin de la semaine vous ayez envie de vous éclater.Si en plus c’est un boulot physique par tous les temps.Que les donneurs de leçons donnent avant de ragoter sur la « richesse » du travail déclinent leur âge et leur type d’emploi. Dernier sondage : 63% DES FRANCAIS SOUHAITENT TRAVAILLER APRES 65 ANS...Nous sommes 1200 dans ma Sté : tous attendent la retraite avec impatience..pour enfin vivre et profiter de tout ce qu’ils ont manqué, et soigner par un peu de repos ce qui a été « déglingué » au niveau santé. Les moralisateurs ne savent certainement pas ce que c’est que de ne pouvoir pas dire non au travail supplémentaire, car c’est l’emploi qui est en jeu.
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Erwan
7 août 2007 15:36
A signaler que le mot travail vient du mot latin ’tripalium’ instrument à trois pieux, un instrument de torture. Plus généralement admis : le tripalium est un dispositif de contention utilisé pour aider à la délivrance des animaux, mais il est surtout utile au ferrage, au marquage au fer rouge, ou à des interventions vétérinaires douloureuses...
Ceci explique cela...
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olivier cabanel
7 août 2007 18:20
merci de ce commentaire, et de cette piste que je n’avais exploré. merci.
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NicolasH
7 août 2007 16:01
Je trouve cet article interessant et les réactions qui en découlent particulièrement interessantes (ok je me répète, mais c’est pour être plus proche des gens simples)
Le travail tue pour qui ne comprend pas pourquoi il effectue ces tâches quotidiennes, pour qui ne comprends pas sa position de manipulé à son insue dans ce monde de media qui nous dicte ce que nous devons faire (suivre la mode tels des moutons en est un exemple)
Enfin, le travail ne tue pas pour qui sait pourquoi il est ici bas sur cette terre, pour oeuvrer et participer à une construction commune (ok, sur ce dernier point c’est plutôt une destruction....)
Vive la culture de la oisiveté dès l’instant ou elle est maitrisée, finie dans le temps et surtout appréciée (et si possible sans faute d’orthographe par respect pour soi-même)
NicolasH
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cniko
7 août 2007 17:35
Comme dit la chanson : « le travail c’est la santé » et puis là on nous coupe le son alors que la suite ça donne : « ne rien faire la conserver ».
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Zygomar
7 août 2007 20:00
« Comme dit la chanson : »le travail c’est la santé« et puis là on nous coupe le son alors que la suite ça donne : »ne rien faire la conserver« . »
dans le même genre, il y avait aussi les slogans des métingues de la CGT :
Camarades, voulez vous du pain ? OUIIIIII.......
Voulez vous des congés pays ? OUIIIII.....
Voulez vous du travail ? C’est la lutteu finaleu..........
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aurelien 7 août 2007 18:04Merci pour cette réflexion, et j’en profite pour signaler des textes recoupant la même problématique :
Perdons-nous notre temps à gagner notre vie ?
Travailler moins, vivre mieux.... !
Plus avant : Vers une écologie de moyens
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olivier cabanel
7 août 2007 18:31
merci de nous donner ces pistes supplémentaires. il faut aussi lire le bouquin « paresse contre, paresse pour », ouvrage collectif publié en mars 2007, chez Pearson. quel boulot !
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aurelien 7 août 2007 18:50Pour moi ne pas travailler n’est pas synonyme de paresse.
Je distingue activité et travail. Et un travail peut aussi être non rénuméré et pourtant plus utile à la société que certains travaux, qui eux sont rénumérés.
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aurelien 7 août 2007 18:57Raphaël Zaccharie de Izarra avait écrit un intéressant article aussi sur le travail, dans lequel il montrait la valeur inégale du temps « travail » : certaines personnes faisant un travail de deux heures peuvent être plus utiles que certaines autres travaillant huit heures par jour...
Malheureusement, cet article n’a pas été validé par le comité de rédaction.
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Zygomar
7 août 2007 20:03
Je distingue activité et travail"
De même que le gouvernement quand il fait du « traitement social du chomage », il distingue « travail » et « emploi » !!! Il crée des emplois, ce qui ne signifie pas qu’il crée du travail.....
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Bass
7 août 2007 18:07
Je crois pour ma part que l’homme a besoin du travail, ou bien du fruit du travail pour vivire. Le travail en lui contribue activement a l’epanouissement de l’homme. Envisageons un instant la possibilite de suprimer le travail dans le quotidien des hommes que nous sommes. Que ferons nous en 24 heures de temps qui separent un jour de l’autre. Peut etre dormir 8heures, manger pendant 3 heures, visiter les amis pendant 2 heures etc... Et ceci tous les jours. A se rythme nous convertirons rapidement nos jours, et bonjour aux ennuis, aux vises,en d’autres mots aux problems de toute nature.
Pour conclure, le travail ne rend pas malade, au contraire il contribue grandement a votre epanouissement, a votre bonheur et j’en passe.
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olivier cabanel
7 août 2007 18:34
ce n’est pas contradictoire avec ce que j’ai écrit. lorsqu’il s’agit d’un travail que l’on a envie de faire, et pas lorsqu’il s’agit uniquement de remplir le compte en banque.
et la, çà fait une grosse différence.
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Bérenger
10 août 2007 16:03
Pour n’avoir jamais travaillé, ou très peu, selon mon choix et dans le seul souci d’apprendre quelque chose que je ne sais pas faire, je peux vous assurer qu’on trouve toujours à faire dans une journée, et que cela peut contribuer amplement à l’épanouissement de l’individu. Lire, écrire, créer, réfléchir, penser, cuisiner, composer, se balader, marcher, rencontrer des gens, discuter avec eux, échanger, voir du pays... ce qui n’empêche pas de couper du bois, de faire à l’occasion un peu de maçonnerie, de fabriquer des ordinateurs et de réparer ceux des voisins... Je connais par contre beaucoup de travailleurs qui dorment mal, qui ont le dos cassé, un ulcère à l’estomac, qui sont des dépressifs chroniques, d’irréductibles aigris accablés de dettes (crédits à la conso obligent), et qui parvenus à l’âge de la retraite devront se résoudre à vivoter entre deux boulots au black. Franchement, quarante ans de trime pour une retraite oscillant entre mille et deux mille euros pour un employé lambda, est-ce que ça vaut le coup ? Mon amie vient de se farcir vingt-cinq ans à faire le ménage dans un service hospitalier à haut risque (psy). Fraîche retraitée, elle va toucher dans les huit cents euros. Vous pensez vraiment que ça valait le coup ? J’ai toujours considéré le travail comme une sorte de malédiction dont le monde moderne aurait dû savoir venir à bout. Le travail, c’est la racine du mal. Le mal, c’est cette société absurde régie par des échanges de bouts de papier et de ronds de ferraille, non-sens qui a toujours contribué au malheur du plus grand nombre en asseyant les pouvoirs les plus vils. La dignité d’un individu se tient dans sa constance à se construire, et au-delà, à envisager le monde où il évolue avec une volonté de le voir évoluer avec lui. J’ai la sensation d’habiter un monde sénile qui s’accroche à des vertus archaïques comme un naufragé à un débris flottant. Je ne comprends pas que tant de mes semblables continuent de se plier’ à ce marché de dupes qui consiste à donner au travail les meilleures années de sa vie, comme en d’autres temps on acceptait de sacrifier des générations entières à la guerre. Je ne comprends pas que tant de mes semblables continuent de travailler pour payer, et vice-versa, au sein d’un système économique aussi mortifère que pervers, mafieux et dépourvu de sens, système que d’ailleurs ils critiquent majoritairement. Je ne saisis rien à l’intérêt de ce masochisme collectif que bien peu se piquent de remettre en cause. C’est confondre l’ordre social avec l’ordre des choses que de prétendre qu’« il faut travailler pour vivre », alors que la majorité des individus crèvent de travailler. Cet ordre des choses nous vient de préceptes chrétiens prônés par des gens qui, assurément, ignoraient tout de la vie de leurs contemporains esclaves. Je ne suis pas théologien, je serais même plutôt un mécréant, mais je ne crois pas me tromper en avançant que Paul de Tarse savait sans doute moins bien manier la truelle que l’encensoir à moraline...
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Edgar
7 août 2007 18:26
Le travail PEUT contribuer à l’épanouissement... mais reste trop souvent une aliénation. Encore trop souvent les salariés sont considérés comme de véritables sous-êtres par la hiérarchie. Dans le public comme dans le privé.
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CHTOUNGA
7 août 2007 18:39
Ne fais jamais aujourd’hui ce que tu peux faire faire par un autre demain.
Je ne connais pas l’auteur du proverbe, il ne l’a pas signé lui-même.
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nebari
7 août 2007 19:02
en reponse à bass
que pense tu que les pauvres retraités font tout au long de leurs journées
Qu’il n’y ait plus personne pour me dire de faire telle ou telle chose ne m’empéche pas de m’occuper agréablement.
Je n’ai pas le temps de regarder la télé et les journées sont malgré tout bien remplis.
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Mohammed
7 août 2007 19:17
@ Auteur
En introduction vous vous interrogez :
« Au moment ou chacun suit le concept Sarkozien, qui voudrait que l’on travaille plus pour gagner plus, d’autres s’interrogent sur la nécessité de travailler. »
Ceux qui s’interrogent sur la nécessité de travailler ont certainement découvert le moyen de faire pousser les pommes de terre dans une marmite et de faire bouillir l’eau avec l’air ambiant !
Vous ajoutez plus loin :
« Alors que donner 1 500 euros par mois à chaque citoyen privé de travail, comme le préconise un économiste allemand, relancerait à coup sûr la consommation. »
Cet économiste a sans doute échafaudé une théorie très originale, il faut lui discerner le prix Nobel ! Mais tout le monde sait que consommer c’est accumulez de l’énergie, se déplacer en voiture ou autre moyen de transport c’est dépenser de l’énergie... Dans le dictionnaire comme dans l’environnement que vous essayez de défendre le travail est synonyme d’energie et l’énergie n’est pas gratuite dans l’univers, même les animaux doivent chasser pour manger !
Vous proposez enfin :
« Alors je vous propose mon utopie : travailler moins pour gagner plus. »
Cela ne peut être de l’utopie, c’est carrément stupide parce qu’il n y ’a rien qu’on puisse obtenir gratuitement dans la nature ! Si vous mangez sans fournir d’efforts, dites vous bien que quelqu’un a dû travailler dure pour satisfaire votre estomac !
Je ne me souviens pas quel philosophe a dit :
« L’homme est le seul animal qui éprouve le besoin de faire des gestes inutile ». J’ajoute pour la circonstance qu’il fait souvent des gestes nuisibles ! En ces temps difficiles il est vrai qu’il faut s’interroger sur le fruit du travail collectif pour investir mieux et de manière utile mais remettre en cause les fondements de l’Univers... Monsieur Cabanel, êtes vous sous développé à ce point ?
Je retiens que vous êtes chanteur d’occasion mais de là à vous prendre pour une cigale qui condamne la fourmi...Soyons sérieux sur l’Agora !
MOHAMMED.
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olivier cabanel
8 août 2007 17:08
chanteur pas d’occasion.
auteur compositeur interprete, professionnel depuis quelques lustres.
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netchou
7 août 2007 19:19
Quand on voit que la plupart des gens fortunés sont ceux qui font travailler les autres !Cela donne à réfléchir.
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Barbathoustra
7 août 2007 19:45
Pourquoi travailler quand le capital peut le faire à votre place et vous dégager des revenus de loin supérieurs à tous ces bons à rien de socialos communistes en salopette et autres fonctionnaires nantis et vous laisser en plus suffisemment de temps libre pour raconter des histoires sur la mondialisation heureuse sur internet et faire la morale aux assistés ?
Nan franchement, le premier qui inventera une machine à mesurer le courage, je vous le dis mes amis, celui là va avoir un accid... euh, de sacrés problèmes ...
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Barbathoustra
7 août 2007 20:09
« même les animaux doivent chasser pour manger »
— >
Vous n’êtes pas très observateur monsieur le naturaliste. L’animal à chaque fois qu’on lui en donnera l’occasion préfèrera voler sa nourriture à un congénère plutot que de devoir dépenser toute son énergie pour obtenir la même chose. De la même manière l’homme préfèrera faire travailler les autres à sa place.
D’ici viens la base de tous vos soucis il me semble. Comme je l’avais déjà dis sur un autre sujet ; le travail lorsqu’il est personnel et gratifiant est toujours bien accépté. Or jamais le travail n’a jamais été aussi impersonnel, aussi déshumanisé qu’aujourd’hui.
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Djanel 7 août 2007 22:47Barba...etc.
Respirer, c’est travailler. Manger aussi, dormir idem ... puisque c’est nécessaire.
Quant à Pallas, les fautes d’orthographe ne révèle que votre fainéantise et votre manque de culture.
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Mango
7 août 2007 20:40
Cet article est rafraîchissant et j’apprécie plus particulièrement la conclusion avec la citation sur l’utopie, utopie devenue aujourd’hui un « gros mot » en ces temps de pragmatisme, scientisme et cynisme triomphants.
Mais il y a une contradiction (qui a déjà été relevée je crois) : pourquoi toujours « pour gagner plus » ? Plus de quoi exactement ?
L’homme est un être de besoins, il a donc « besoin » de travailler pour satisfaire ses besoins essentiels, à savoir boire, manger, dormir et se reproduire. Point.
Tout le reste, c’est du flan.
Si l’homme pouvait satisfaire ses besoins de nourriture, ses besoins sexuels ou son besoin de sécurité (pour pouvoir prendre du repos) comme il satisfait son besoin d’air, càd en respirant, il me paraît évident qu’il ne travaillerait pas.
Oui mais voilà : y peut pas !
D’où la nécessité de travailler ou que quelqu’un le fasse pour vous, car il faut toujours qu’il y en ait un qui bosse, le jeune pour le vieux, l’adulte pour l’enfant, le bien portant pour le malade, ou ... l’employé pour le patron et c’est là que ça se gâte, mais l’histoire du travail et l’évolution de la valeur tavail à travers les âges mériterait non pas un article, mais une encyclopédie en 15 volumes au moins, alors laissons de côté.
Travailler (plus ou moins) pour gagner plus ? Je tique.
En fait ça me fait penser à Omo qui lave PLUS blanc que blanc. Une vaste fumisterie, un foutage de g... phénoménal.
Dans nos sociétés occidentales où nos besoins élémentaires sont satisfaits (encore qu’il existe de plus en plus d’exceptions, mais bon, encore 15 volumes à faire), il importe donc de créer d’autres besoins.
Admettons que je sois tout ce qu’il y a de « normal », ou plus exactement, moyen, ou médiocre, bref... Un blanc de 35 ans marié, deux enfants, ma femme travaille, 4000 Euros à nous deux (professions intermédiaires), parents retraités autonomes...
Quels sont mes besoins « de base » ?
1. Boire. L’eau est potable en France, au robinet (payant mais dérisoire) ou même à bon nombre de fontaines publiques et si je me donne la peine d’aller y remplir mes bonbonnes,coût : 0 euros.
2. Manger. Au temps de ma jeunesse folle (celui où j’eusse dû étudier), et aujourd’hui encore, fins de marché deux ou 3 fois par semaine pour récupérer melons tâchés, tomates fendues et salades terreuses dédaignées : 0 Euros Epicerie et autres chez les discounters : 400 euros à tout casser, et encore, à condition de bouffer du saumon et de boire du vin.
3. Dormir (en sécurité et au chaud) : des générations d’humains se sont réunis pour dormir, depuis la nuit des temps, dans des pièces communes réchauffées par une unique source de chaleur-ou alors ils avaient eu l’idée judicieuse de choisir des climats tropicaux qui rendaient le chauffage superflu- et gardées à tour de rôle par l’un des membres de la communauté. Par parenthèse, je viens d’apprendre que la privation de sommeil serait un remède beaucoup plus efficace que les petites pilules contre la dépression, car à effet immédiat, exempt d’addiction et sans effet secondaire. Un dépressif dans votre entourage ? Faites-lu garder la grotte ! Coût d’une grotte en île de France... Euhhh... Je passe ! Mais rien ne vous interdit de creuser un terrier dans le jardin du Luxembourg... Si ? Bon, Ok, je passe.
Restent la caravane, la tente au bord du canal St. Martin...
Bon, OK. 30 m2 dans le 20ème à 800 euros.
4. Se reproduire.
Sains et sveltes comme ils le sont, nos « normaux », « moyens » ou « médiocres » n’ont aucun souci ! Besoin d’intimité ? Qu’à cela ne tienne ! Leurs ébats se monnayent, moyennant un caméraman, un chef op’, une épilation et 3 litres de fond de teint tartinés jusque sur le croupion par la maquilleuse, c’est toujours plus intime que dans la grotte, et ça rapporte au moins 2000 euros.
Faisons nos comptes... Ô joie ! Ô stupeur !
Nous survivons et faisons du bénef !
Joie ! nous pourrons investir dans la télé que si tu l’as pas t’es nul !
Investir dans la boîte à internet, à télé et à téléphone que si tu l’as pas, t’es un crétin.
Investir dans le pavillon farci de vernis, enduits et matériaux allergènes qui rendront tes gosses malades, mais c’est pas grave, y’a la sécu... Et puis faut bien nourrir les labos et les gourous des médecines « douces » aux additions « salées ».
Investir dans la bagnole que si tu l’as pas, t’es une nouille.
Investir dans ton portable, que si tu l’as pas t’es qu’une pauv’ tâche...
Et aujourd’hui, un Président VRP qui me fait passer le message comme quoi, si j’ai pas un pote qui m’invite sur son yacht ou si je peux pas me payer un gîte rural à 22000$/semaine aux states, chuis qu’un naze !
Le travail rend-il malade ?
Bien sûr ! Comme manger. Manger, ça rend malade (cf Supersize me, le thon au mercure de Minamata...). Baiser aussi, ça peut... Et respirer (du gaz, des poussières d’amiante, à Tchernobyl...).
Maintenant, si mon travail est passionnant, socialement valorisant et bien payé, il est plus probable qu’il me maintienne en bonne santé physique et mentale.
Le travail peut-il tuer ?
Voui ! Bien sûr.
Tout comme l’overdose de jus de carotte ou le saut de l’ange du 3ème étage de la Tour Eiffel !
Etre vivant, c’est prendre le risque de mourir.
Affolant, non ?!
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Barbathoustra
7 août 2007 21:46
Si l’homme pouvait satisfaire ses besoins de nourriture, ses besoins sexuels ou son besoin de sécurité (pour pouvoir prendre du repos) comme il satisfait son besoin d’air, càd en respirant, il me paraît évident qu’il ne travaillerait pas.
— >
Je diverge de votre avis à ce stade. Dans nos sociétés occidentales, l’homme peut déjà satisfaire à tous ces besoins depuis belle lurette. Travailler 1 à 2 heures par jour tout au plus y suffirait largement. Seulement l’homme ne supporte pas de s’ennuyer. Ne rien faire, absolument rien j’entends, même pas contempler l’horizon est une idée qui lui est parfaitement insupportable. Cet état le rapprochant de ce qui par dessus tout l’effraie, la mort ! Or à partir du moment ou il a une activité, il crée un nouveau « besoin » comme vous dites et la nécessité derrière de travail pour y répondre. Et plus ce désir satisfait lui donnera l’air d’être heureux, c’est à dire d’être vivant, plus les autres l’envieront et checheront à l’imiter. Pire, nous avons bien dans notre cerveau une zone de « la nouveauté » cette zone que les publicitaires savent si bien utiliser ...
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Mango
7 août 2007 21:55
Voui, vous avez raison.
Sauf qu’un être épanoui, comblé, satisfait de ce qu’il a accompli n’a aucune raison de redouter le face à face avec la mort, qui, objectivement, fait de la place.
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Mango
7 août 2007 22:11
C’est complètement hors sujet mais ça me scie ces justifications du style « angoisse face à la mort » au 21ème siècle.
Moi, ça m’angoisserait vachement plus d’être obligée de vivre misérable, baffouée, torturée, exploitée, affamée et dominée, comme, hélas, une immense part de nos contemporains sur cette planète, que de mourir , encore « jeune », certes, du moins d’après nos critères, occidentale, éduquée, indépendante, autonome, et libre de m’exprimer en écrivant sur Avox sans que mon homme ne m’assome parce que la soupe est froide.
Relativisons.
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Barbathoustra
7 août 2007 22:13
Je sais pas, je ne suis malheureusement pas croyant. J’entends par là que je ne pense pas que l’homme ait plus de légitimité sur terre qu’une langouste et précise que je considère le progrès comme une nouvelle forme de croyance ...
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claude
8 août 2007 02:51
bravo mango !!!
belle réflexion à laquelle je ne peut qu’adhérer !
mais à la base, reste à définir le mot travail :
- http://membres.lycos.fr/patderam/tripalia.htm :
« »« (...)Vérification faite - le »Dictionnaire historique de la langue française« (aux éditions Robert) s’avère à cet égard un trésor - le tripalium est bien, pour le Romain, et c’est attesté au début du moyen-age un instrument de supplice, dont dérive le terme » travail « désignant l’outil de contention familier aux éleveurs. Le dictionnaire nous rappelle pertinement l’historique et le croisement étymologique avec » trabicula « , petite travée, poutre, désignant un chevalet de torture : (trabiculare signifie » torturer « et » travailler « , au sens, de » faire souffrir « ). Et c’est bien dans cette acception que s’utilise en ancien français le terme » travailler « et cela jusqu’au 12e et 13e siècle, et s’applique non seulement aux suppliciés, ou aux femmes en proies aux douleurs de l’enfantement, mais aussi aux agonisants. L’enfantement étant un » travail " non pas parce qu’on y re-produit la vie, mais en raison des douleurs de l’accouchement, au cours duquel sans doute, on devait - si elle était trop forte - immobiliser la mère...
l s’agit bien d’un sens originel, qui s’affaiblit au cours du temps, et il serait sans doute intéressant d’étudier, documents à l’appui, comment l’usage du terme glisse vers l’acception anodine de notre temps : en 1155, toujours selon ce même dictionnaire, on voit : « se travailler » : produire de grands efforts et par la suite, le courant : « travailler à » : faire tous ses *efforts* pour parvenir à un résultat... l’idée de transformation d’une matière première ne prend le pas sur l’idée de souffrance qu’à partir du 16e siècle moment où le verbe se répend dans le sens « faire un ouvrage » et « rendre plus utilisable » (indiquant qu’un ouvrage intellectuel a été travaillé pour le rendre utile, pour lui conférer une valeur d’usage).
L’association du travail à la souffrance et au châtiment, dans la culture occidentale, est certainement plus ancienne et l’on pourrait s’en référer au texte biblique où, pour avoir voulu goûter au fruit de l’Arbre de la Connaissance, Adam et Eve se voient respectivement condamnés à « produire son pain à la sueur de son front » et « à enfanter dans la douleur »(...)« »"
argh ! le travail est maudit depuis des siècles, et encore pour des siècles...
en revanche, si on peut faire d’une occupation que l’on aime, un moyen de gagner sa vie, cela n’a plus la même connotation. il y a des métiers peu rémunérateurs mais qui sont riches d’expériences et dont on peut tirer un fierté de les faire.
quel artisan n’est pas heureux de réaliser une belle pièce de bois, de pierre ou de plomberie ? un médecin de guérir ses patients, un cuisinier d’enchanter le palais de ses convives ?
ce n’est pas pour rien qu’il existe des concours du meilleur ouvrier de france ( si une expo se déroule dans votre région, courrez-y : c’est hallucinant de beauté et de maîtrise des matériaux : fer, métaux divers, pierre, céramique, dentelle, métiers de la bouche...)
- http://www.meilleursouvriersdefrance.info/edito.php
- http://www.meilleursouvriersdefrance.org/COET.htmlet puis il y a des tas de gens qui travaillent sans être payés : ceux retapent leur maison, qui font du jardinage, bricolent, la cuisine...
le travail ne sert pas simplement à gagner des sous, il est fait pour occuper l’esprit et les mains... l’important c’est de faire ce que l’on aime... et on peut travailler longtemps.
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olivier cabanel
8 août 2007 08:03
j’ai passé un excellent moment à vous lire, merci sincerement.çà ouvre des pistes multiples, et enrichit vraiment le débat. merci encore.
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olivier cabanel
8 août 2007 08:08
tout a fait d’accord. ce temps libre que nous utiliserions pour ne rien faire, ou faire des « choses » qui nous interessent n’a plus rien a voir avec la notion « travail ». la différence c’est qu’on fait quelque chose avec plaisir, parce qu’on a choisi de le faire, en toute liberté. et je suis sur que les « vacants » seraient des « productifs » beaucoup plus interessants que l’on puisse l’imaginer.
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Erwan
8 août 2007 11:49
A lire, si vous êtes curieux et pas bornés...enfin si votre imagination est encore vigoureuse :
Futur Primitif de J.Zerzan
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Mango
8 août 2007 16:04
@ Barbathoustra,
Je ne suis pas croyante non plus, et comme vous, je ne suis pas persuadée que ma présence sur terre ait plus de légitimité que celle d’une langouste, mais-comme beaucoup de femmes devenues mamans- je possède au plus haut point une sorte d’instinct de survie de l’espèce, et il ne fait aucun doute, bien que je répugne à toute violence, que face à moi, adulte humaine en bonne santé et accessoirement affamée, la langouste, même vieille, méritante, chargée d’enfants et handicapée, n’a aucune chance (sauf si je fais un malaise vagal en essayant de la chopper, auquel cas c’est elle qui me mettra au menu de sa famille), et franchement, finir comme ça ou dans un vase sur la cheminée des petits enfants qui engueuleront leurs rejetons parce qu’ils auront fait tomber mémé, ramassée à la balayette avec les aiguilles du sapin et les poils du chat...
Allez, profitons de la vie !
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Leekid
7 août 2007 21:33
La vie, c’est l’ensemble des fonctions qui resistent à la mort. D’après Bichat.

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