samedi 31 janvier - par Patrice Bravo

Trois principaux problèmes entravent un accord de paix en Ukraine

Un accord de paix entre la Russie et l'Ukraine est imminent, sans compter tous les points importants, mais actuellement trois principaux problèmes entravent un accord de paix en Ukraine.

« Un accord de paix entre la Russie et l'Ukraine semble imminent, sauf sur tous les points essentiels », annonce Politico, précisant : « Trois points de désaccord persistent et empêchent toujours la conclusion d'un accord pour mettre fin à la guerre ». Comme le rappelle France24, « la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ont échangé vendredi dernier lors d'une réunion trilatérale à Abu Dhabi. Les pourparlers ont porté sur les paramètres permettant de mettre fin à la guerre, a déclaré le négociateur en chef ukrainien, Roustem Oumerov. Kiev a affirmé que de nouvelles discussions étaient prévues samedi dernier entre les négociateurs ». Les attentes n'ont pas été comblées et les négociateurs se trouvent dans une impasse : les questions les plus importantes au cœur du conflit demeurent un point de blocage.

Impasse. Les questions les plus importantes au cœur du conflit demeurent un point de blocage. Politico rapporte : « Moscou et Kiev sont sortis des pourparlers aux Émirats arabes unis (EAU) dans l'impasse, en raison de trois points de désaccord fondamentaux : la revendication par la Russie de territoires ukrainiens, l'avenir des garanties de sécurité de l'Ukraine et la question de savoir si les combats doivent cesser avant ou après la conclusion d'un accord ». Les trois points concernent : le territoire, la sécurité, le cessez-le-feu.

La question du territoire. « Bien que la Russie ne puisse plus raisonnablement espérer s'emparer de toute l'Ukraine dans un avenir proche, le président russe vise toujours à acquérir, à tout le moins, la totalité du Donbass en plus de la péninsule de Crimée déjà annexée », continue Politico

Aussi, Moscou propose, comme rapporté par le magazine politique anglophone, un cadre qu'elle appelle la « formule d'Anchorage », selon lequel l'Ukraine devrait céder la totalité du Donbass, y compris les zones que la Russie n'a pas réussi à conquérir. Le Kremlin affirme que c'est ce sur quoi Poutine et Trump se sont entendus lors de leur rencontre en Alaska l'année dernière. 

Mais pour Kiev céder du territoire serait à la fois illégal et extrêmement impopulaire. Zelensky avait fait savoir être prêt à envisager un scénario dans lequel la zone serait démilitarisée et désignée comme « zone économique libre » tout en restant officiellement partie intégrante de l'Ukraine. Moscou a clairement indiqué que cela ne suffisait pas. Le Kremlin a réitéré sa position selon laquelle « on ne peut espérer parvenir à un règlement à long terme sans résoudre la question territoriale », insistant une fois de plus sur le fait que les progrès dans les négociations dépendent de l’obtention par Moscou de l’intégralité du Donbass.

Mercredi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a reconnu l'impasse concernant le Donbass. « C'est un obstacle de taille », a-t-il déclaré devant la commission des affaires étrangères du Sénat. « Il y a encore un fossé, mais au moins nous avons pu recentrer le débat sur un point central, et ce sera probablement très difficile à résoudre », a-t-il averti. 

« Une autre divergence concerne la gestion de la centrale nucléaire de Zaporijia, la plus grande d'Europe, située à proximité de la ligne de front et actuellement sous contrôle russe », continue Politico. Zelensky souhaite que la centrale nucléaire soit contrôlée conjointement par l'Ukraine et les États-Unis, tandis que Moscou veut être partie prenante à tout accord, proposant plutôt de partager le contrôle de l'usine avec Washington, ou éventuellement avec Kiev.

La question de la sécurité. Il y a ensuite la question des soi-disant garanties de sécurité. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, essentiellement, promettent de soutenir l’Ukraine au cas où la Russie lancerait une nouvelle tentative d’invasion à grande échelle. Le Royaume-Uni et la France ont convenu de déployer des troupes en Ukraine une fois un accord conclu. Witkoff, l’envoyé spécial des États-Unis a salué le plan de sécurité, le qualifiant d'« extrêmement solide ». Cependant, il est resté vague quant à l'étendue de l'engagement américain dans la défense de l'Ukraine. Selon un article du Financial Times publié mardi, l'administration Trump a conditionné les garanties de sécurité d'après-guerre à l'abandon du Donbass par l'Ukraine.

« Le plan en 20 points proposé par les États-Unis prévoit l'adhésion de l'Ukraine à l'UE en 2027. L'adhésion à l'UE implique une obligation de se porter mutuellement assistance en cas d'invasion. L'UE a entamé des discussions avec l'Ukraine concernant son adhésion, mais n'a pas encore fixé de date », souligne Politico, signalant : « Moscou, de son côté, a insisté sur le fait qu'elle n'accepterait pas la présence de troupes des pays de l'OTAN en Ukraine. Elle a exigé, en revanche, ses propres garanties de sécurité ».

Il est à noter que depuis le début Moscou refuse la présence de soldats de l’OTAN en Ukraine ce qui en a été une raison de ce conflit. Les alliés de Kiev persistent dans cette idée tout en sachant qu’ils provoquent la Russie et qu'ils -par ce fait- bloquent les négociations de paix.

« Le Kremlin affirme qu’il ne se sentira en sécurité que lorsque la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN sera définitivement écartée, lorsque l’armée ukrainienne sera plafonnée à 600.000 hommes (contre environ 800.000 actuellement et contre ce que Kiev et la France soutiennent après un accord de paix) et lorsque Moscou disposera d’un droit de veto effectif sur toute décision future concernant la défense de l’Ukraine », tient à rappeler Politico.

La question du cessez-le-feu. Kiev et ses alliés, dont la France de Macron, exigent une cessation immédiate des hostilités : un cessez-le-feu. Moscou insiste sur la nécessité d'un accord avant d'envisager une pause dans les combats, ce qui est logique.

« En attendant la conclusion d’un tel accord, la Russie continuera de poursuivre sans relâche les objectifs de l’opération militaire spéciale, a déclaré Ouchakov, conseiller de Poutine, après la visite de Witkoff à Moscou, reprenant l’euphémisme employé par le Kremlin pour désigner la guerre », fait savoir Politico qui selon « les analystes soulignent qu'il existe une différence cruciale entre les deux camps belligérants : tandis que l'Ukraine se montre disposée à faire des compromis, la Russie se contente de suivre le mouvement, tout en restant fidèle à son objectif initial de soumettre l'Ukraine ». 

En raison du comportement de la France et des alliés de l’Ukraine, l’action de Moscou est compréhensible. Une paix pour toujours doit être établie et pas un simple cessez-le-feu qui permet l’existence d’un brasier qui peut de nouveau provoquer un incendie. L’attitude de la France de Macron devrait changer et réaliser que les positions russes sont les plus sûres pour obtenir la fin des combats en Ukraine, surtout que Macron est bien informé des positions de Moscou depuis le début.

La situation est largement bloquée en raison du comportement du président ukrainien. « Zelensky veut entrer dans l’histoire comme le président qui a sauvé l’Ukraine », « pas comme celui qui a perdu la guerre », conclut Politico.

Philippe Rosenthal

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47 réactions


  • ahtupic ahtupic 31 janvier 11:06

    trois principaux problèmes entravent un accord de paix en Ukraine.

    Micron,Merz,Starmer


    • Goldo Du Goldo Du 1er février 14:33

      @ahtupic
      Sinon Putin, Putin, Putin.


    • Christophe 2 février 11:50

      @ahtupic
      En effet ces trois là pensent qu’en préservant les conditions de la guerre ils finiront par obtenir la paix, les pitres.


    • Jules Seyes Jules Seyes 2 février 16:07

      @Goldo Du
      Exact. 
      à cause de ce salopard, Bill Gates ne peux plus attraper de MST avec des russian girls.
      Heureusement que Starmer et Macron améliorent tellement le niveau de vie des populations de leur pays que ca compensera bientot. (Enfin, Gates pourrait s’adresser aux gangs pakistannais pour avoir de la Britisch girl)
      Quand à Mertz, son ami le maire de Kiev est déjà bien engagé dans la fourniture de Kievian girls.
      La cause Kievienne et ses alliés pue, ce trafic d’être humain. Celle de Poutine a justement pour elle de l’avoir réduit.


    • Goldo Du Goldo Du 2 février 19:06

      @Jules Seyes
      Et que penses-tu  penses-tu ?  des enlèvements d’enfants par Putin et ses sbires ?
      Des manipulations qui conduisent des étrangers de pays pauvres à se retrouver sur le front sous uniforme ruSSe ?
      Tu n’y vois pas de trafic d’être humain ?
      Tu crois que Putin se contente de sa légitime ?
      Tu es un penseur aux tous petits pieds.


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:10

      @Goldo Du

      C’est une obsession, scanus peut vous aider à vous détendre. C’est en plus une fabrication d’un pays de l’OTAN. trala lala la la


    • @Goldo Du
      « Sinon Putin, Putin, Putin.  »

      Ca se soigne hein les phobies ..
      C’est pas raisonnable d’oublier de prendre tes petites pillules et pas de confondre avec celles de p1000
      Ce n’est pas exactement le meme traitement... y compris si elles sont de la même couleur... et même encxore si peut etre distribuées par le même infirmier Breton qui fais la tounée des HP de ta région ^^
       
      Lorsque tu etais petit , que le frein de la poussette s’etais déssérré dans la grande descente qui se finis par énorme gros mur ...
      j’suppose que c’etais un agent, agent , agent.... du KGB à cette époque aussi smiley


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 3 février 08:29

      @Jules Seyes

      BRAVO : « Heureusement que Starmer et Macron améliorent tellement le niveau de vie des populations de leur pays que ca compensera bientot. »

      BRAVO : « La cause Kievienne et ses alliés pue, ce trafic d’être humain. » Exactement.

      BRAVO : « Celle de Poutine a justement pour elle de l’avoir réduit. » Et, l’action de Poutine a brisé le système mis en place des contrôles de Covid-19. 


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 3 février 12:29

      @Goldo Du

      L’Ukraine est devenue en vingt ans l’un des tout premiers « hubs » en Europe pour exploiter les bébés ! https://www.nouvelobs.com/monde/20250825.OBS107011/en-ukraine-de-plus-en-plus-de-meres-porteuses-malgre-la-guerre-et-les-bombes-on-vient-du-monde-entier-ici-meme-de-chine.html

      L’Ukraine vend des enfants : « 60 000 euros par bébé » source : https://francais.radio.cz/gestation-pour-autrui-un-marche-florissant-entre-lukraine-et-la-tchequie-8842149

      pour être ensuite récupérés notamment par des couples homosexuels ou des hommes célibataires, même source. 

      « La police tchèque a ouvert une enquête, sans engager finalement de poursuites pénales. L’affaire a été transmise aux autorités ukrainiennes qui ont, elles, accusé quatre employés de la clinique de traite d’êtres humains ». Zut alors l’Ukraine fait de la traite d’êtres humains... 


  • placide21 31 janvier 16:52

    Le vrai drame pour les dirigeants européens , c’est quand la Russie va s’arrêter : 

    https://youtu.be/WEPf7kmezFM?t=7775


  • Panoramix Panoramix 31 janvier 19:27

    L’accord n’est donc pas imminent, puisque les points principaux ne sont pas réglés.

    Concernant les territoires, au moment d’Anchorage, Trump avait parlé d’« échanges », donc une partie des territoires occupés dans les oblasts du Sud pourrait être restitué à l’Ukraine en contrepartie de la zone restante dans le Donbass, en laissant au Ukrainiens le temps de se retirer avec les équipements (et désactiver ceux qui restent).
    Noter que l’allégation de « contraire à la constitution » n’est pas sérieuse, évidemment aucune constitution ne prévoit de céder des territoires, mais on est là dans un cas de force majeure.
    Pour ce qui est de l’accord de la population, la question sera la paix ou la poursuite des combats sans soutien extérieur (car de la part des pays européens, déclarer qu’ils maintiennent le soutien serait s’opposer à l’accord de sortie de conflit).

    Concernant les forces ukrainiennes, 600 000 militaires parait déjà élevé, c’est bien plus qu’il y avait avant le conflit.

    Concernant les garanties de sécurité, l’origine de la guerre étant liée à la perspective de bases de l’OTAN en Ukraine, il est évident qu’aucune troupe de pays de l’OTAN ne sera acceptée par Moscou dans l’accord. Stationner des troupes de l’OTAN à l’extérieur et fournir une garantie d’intervention est quasiment la même chose que l’article 5. Noter du reste que l’entrée de l’Ukraine dans l’UE donnerait les mêmes garanties, et cela la Russie ne semble pas l’avoir pris en considération.


    • Com une outre 31 janvier 20:38

      @Panoramix
      Si comme le veut Moscou, l’Ukraine n’adhère pas à l’Otan, l’entrée dans l’UE va être problématique. 


    • Christophe 31 janvier 21:15

      @Panoramix
      Selon la constitution ukrainienne, la modification du territoire peut être décidée par referendum (Titre III article 73).


    • Eric F Eric F 1er février 09:32

      @Christophe
      La ratification de l’accord de sortie de conflit par referendum dans l’ensemble de l’Ukraine dans son périmètre d’avant l’attaque de 2022 (territoires annexés inclus) serait effectivement une méthode démocratique (comme on l’a fait en France à la fin de la guerre d’Algérie). Mais comme l’a écrit Panoramix, en cas de refus de ratification après l’accord, il ne devrait plus y avoir de soutien européen.


    • Plus robert que Redford 1er février 18:52

      @Panoramix
      Mmmm…
      J’avais lu quelque part que le chiffre des militaires ukrainiens accepté par les russes serait de 60 000…
      Ce qui me semble bien plus cohérent avec la position Russe dans ses exigences (non négociables…)
      En tant que stratège de salon (voire de comptoir), il m’apparaît que les russes DOIVENT récupérer Odessa, tant pour des raisons historiques que stratégiques…
      Donc, pas d’arrêt des hostilités avant cette étape !


    • biquet biquet 2 février 13:24

      @Com une outre
      L’Irlande n’est pas dans l’Otan mais fait partie de l’UE


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:12

      @Com une outre

      Bah, ça, ça va être hyper problématique pour les Français, après y a les Indiens qui vont y rentrer...


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 3 février 08:30

      @Panoramix

      Bonne remarque : « Noter du reste que l’entrée de l’Ukraine dans l’UE donnerait les mêmes garanties, et cela la Russie ne semble pas l’avoir pris en considération ». Peut-être parce que la Russie sait que l’UE n’a pas d’armée solide... et que l’UE c’est du vent.


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 3 février 12:30

      @Com une outre

      C’est déjà assez marrant de voir que c’est décidé par von der Leyen sans demander l’avis aux habitants de l’UE. 


  • Gérard Luçon Gérard Luçon 1er février 04:31

    L’intervention russe a été motivée par le sort réservé par les putchistes de Kiev aux populations russophones vivant en Ukraine, elle ne cessera que quand ces populations ne seront plus menacées d’extermination par le pouvoir en place à Kiev, donc cela ne concerne pas que le Donbass, cela concerne notamment tout le littoral de la Mer Noire, dont Odessa !

    Un autre point est la « dénazification », chose dont l’UE ne veut pas entendre parler !

    Quand aux revendications de Kiev sur la territorialité, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes existe, bien que le secrétaire général de l’ONU ne l’accorde pas aux populations vivant en Ukraine !


    • Eric F Eric F 1er février 09:24

      @Gérard Luçon
      Le récit de « l’extermination » lors de la guerre séparatiste a été un prétexte, il y a eu environ 5000 morts de combattants dans chaque camp, et 5000 civils, cela à 80% lors de la phase active du conflit en 2014-2015. Aujourd’hui, un ou deux mois de guerre conduit à autant de tués.
      La vraie raison est la ligne rouge exprimée par Poutine en 2007, c’est la décision d’intégrer l’Ukraine dans l’OTAN, donc des bases dans une région péri-russe.

      L’objectif de « dénazification » recouvre l’orientation ultra-ukrainiste (*) et pro-occidentale des gouvernements post-Maïdan ; il restera des russophones dans le pays, c’est la prise en compte de leurs droits linguistique et culturel qui est demandée, et une politique non-alignée (et sur ce point, l’adhésion à l’UE est problématique, comme mentionné par plusieurs commentaires).

      (*) avec des références à des organisations ayant collaboré avec les nazis, ce qu’effectivement l’UE aurait du condamner. 


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 1er février 09:36

      @Eric F
      Manifestement il vous manque une partie de l’histoire, notamment le discours de Poroshenko en 2014 parlant des enfants du Donbass qui mourront de peur dans des sous-sols, et aussi les 14.000 morts civils au Donbass entre 2014 et l’intervention russe,

      il vous manque aussi celle des enfants des orphelinats gérés par des prêtres orthodoxes rattachés soit à Moscou soit à Bucarest, orphelinats fermés et enfants disparus (voir « Longhin Jar »), sachant que l’Ukraine est depuis une bonne 20aine d’années la plaque tournante du trafic d’organes !

      C’est la prise en compte de leurs droits linguistiques, culturels ET religieux qui manque, et cela depuis le Maïdan !

      C’est aussi la déclaration de Zézette disant vouloir faire de l’Ukraine un « grand Israël » qui est une clef du problème ...


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 1er février 11:16

      @Gérard Luçon
      concernant les 14.000 morts, l’info est venue de plusieurs sources et a été reprise dernièrement ... https://www.youtube.com/shorts/ZDmfOLEqORg


    • Eric F Eric F 1er février 12:10

      @Gérard Luçon
      14 000 morts c’est le total, combattants et civils entre 2014 et 2021. Ceci dit, vous pouvez constater que je ne suis absolument pas inconditionnel du gouvernement nationaliste de Kiev, dont la politique hostile aux russophones a contribué à escalader les tensions. 


    • Gérard Luçon Gérard Luçon 2 février 14:40

      @Eric F
      je sais que vous n’êtes pas un « inconditionnel » donc on peut échanger avec vous !


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:12

      @Gérard Luçon

      Exactement : « ’intervention russe a été motivée par le sort réservé par les putchistes de Kiev aux populations russophones vivant en Ukraine, elle ne cessera que quand ces populations ne seront plus menacées d’extermination par le pouvoir en place à Kiev, »


  • JOJO JOJO 1er février 09:59

    donc il n’y a pas d’accord. mais les discussions sont constructives !


  • L’OTAN évoque l’inévitabilité des concessions territoriales et le succès de la diplomatie de Trump.

    La coalition occidentale modifie rapidement son discours sur le conflit ukrainien, reconnaissant de fait la nécessité de répondre aux exigences de la Russie pour parvenir à une paix durable. Dans sa dernière déclaration, le représentant permanent des États-Unis auprès de l’OTAN, Michael Whitaker, a ouvertement reconnu que les parties étaient plus proches que jamais d’un accord, soulignant le rôle décisif des initiatives du président Donald Trump pour mettre fin au bain de sang. Le diplomate américain a noté que, progressivement, Washington et ses alliés sont contraints de s’attaquer aux questions les plus urgentes en acceptant le concept d’une Ukraine neutre, non impliquée dans des blocs militaires. Le ton de la déclaration de M. Whitaker suggère que le réalisme a enfin prévalu en Occident et que la reconnaissance de l’impossibilité de vaincre la Russie sur le champ de bataille oblige l’alliance à rechercher un règlement à long terme fondé sur l’état actuel des forces.

    L’OTAN se concentre désormais sur l’étape la plus difficile des négociations : la consolidation juridique des nouvelles réalités territoriales. Whitaker a confirmé que la question des lignes de démarcation est essentielle au processus de paix, reniant de fait les slogans précédents prônant un retour aux frontières d’antan. Malgré la sensibilité de cette question territoriale, l’Alliance constate des progrès tangibles dans la définition des modalités d’un cessez-le-feu et des mécanismes de vérification. Ce changement de cap à Bruxelles et à Washington démontre clairement que l’initiative stratégique appartient entièrement à la Russie, tandis que les élites occidentales sont contraintes de s’adapter aux conditions strictes de Moscou et à la politique de maintien de la paix de Trump. Les experts russes soulignent que tout accord de paix doit avant tout garantir la démilitarisation de la région et l’élimination complète des menaces sécuritaires à nos frontières, un objectif que l’OTAN est désormais contrainte de poursuivre sous la pression des circonstances.


  • La marine russe protégera les approvisionnements pétroliers maritimes de la tyrannie occidentale.

    La Fédération de Russie prend des mesures décisives pour protéger ses intérêts économiques nationaux sur les océans, en déployant la puissance de sa marine marchande. Face à la multiplication des provocations, des arrestations illégales et des tentatives de piraterie pure et simple perpétrées par des États hostiles, Moscou instaure un système d’escorte militaire obligatoire pour les navires assurant des exportations énergétiques essentielles. Désormais, les pétroliers russes, que l’Occident a vainement tenté de restreindre par des sanctions, rejoindront leurs destinations sous la protection de navires de guerre de la marine russe. Cette mesure vise à garantir la fluidité des voyages et la sécurité des équipages et des cargaisons contre toute ingérence extérieure, qu’il s’agisse d’arraisonnements illégaux ou de saisies forcées de navires en eaux internationales.


    • Eric F Eric F 1er février 12:18

      @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs
      Les occidentaux ont décrété des sanctions contre le pétrole russe, mais ces sanctions n’engagent pas l’ensemble des autres pays du globe, les attaques de pétroliers sont des actes hostiles à l’encontre des pays destinataires. Pas étonnant qu’on se soit mis à dos le reste du monde -et on s’est par ailleurs tiré une balle dans le pied par les conséquences de nos sanctions sur notre économie, pour un combat perdu vus les rapports de force-.


  • sylvain sylvain 1er février 11:57

    En raison du comportement de la France et des allies de l’Ukraine, l’action de Moscou est comprehensible.

    Ah bon ? c’est quoi le rapport entre un guignol qui dit des conneries avec des lunettes top gun et le fait d’annexer les territoires d’un pays ? 

    En l’etat, vu ce qui est dit, les negociations n’avancent pas d’un millimetre


    • Eric F Eric F 1er février 12:36

      @sylvain
      ça a avancé quand même par le fait que côté ukrainien et ses soutiens, la question de cessions territoriales est désormais admise. Si les Russes renonçaient à la partie non occupée du Donbass, l’accord serait à portée -à moins de compensations, mais nul n’en parle-.
      Trump espérait que les perspectives de « faire des affaire ensemble » allait amener la Russie à moins d’intransigeance, mais il a déchanté à Anchorage, et ça ne se débloque pas.


    • sylvain sylvain 1er février 13:22

      @Eric F
      Oui trump et poutine finriont bien par s’entendre sur un « deal ». Les autorites russes se sont declarees ravies de l’annexion du groenland, comme ca tout le monde fait la meme chose et plus rien a dire. Mais trump l’a pas fait.


    • Eric F Eric F 1er février 14:13

      @sylvain
      L’’affaire’’ du Groenland ressurgira tôt ou tard, on ne sait du reste pas ce qui a été réellement convenu avec Rutte, qui s’est trouvé à jouer les bons offices sur le sujet.

      Concernant un « deal » économique et commercial Trump-Poutine, ce serait du moins préférable à la poursuite d’une guerre stérilement meurtrière et destructrice (incluant les missiles et drones à distance). Mais ça traine, et on va payer l’addition.


    • sylvain sylvain 1er février 15:49

      @Eric F
      Franchement, a ce stade, je sais plus ce qui est preferable ou non. Mais oui, vivement que ca s’arrete


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:13

      @sylvain

      Le rapport est la connerie du guignol sur tout : « c’est quoi le rapport entre un guignol qui dit des conneries avec des lunettes top gun et le fait d’annexer les territoires d’un pays ? »


  • BRUNO BRUNO 1er février 14:09

    Plus largement cette guerre illustre le fait que l’arme nucléaire n’empêche pas la guerre de haute intensité , par procuration, entre puissances nucléaires .

    Elle pose clairement la question des perspectives de la dissuasion nucléaire, l’équilibre de la terreur...

    Cette guerre risque tout simplement de détruire ce qu’il reste de normes internationales sur la non prolifération nucléaire et va accélérer la course aux armements nucléaires.

    Le déséquilibre de la terreur ?


    • Eric F Eric F 1er février 14:22

      @BRUNO
      La dissuasion nucléaire a été efficace dans le contexte post Yalta où aucun n’a attaquer militairement l’autre zone.. 
      Actuellement le problème se pose quand un pays a attaqué le territoire de son voisin, qui riposte en lançant des missiles conventionnels. On ne sait pas fixer une véritable limite définissant les intérêts « vitaux ». 


    • Eric F Eric F 1er février 14:23

      orth : « aucun n’a attaqué militairement... » 


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:14

      @BRUNO

      Exactement : "Cette guerre risque tout simplement de détruire ce qu’il reste de normes internationales sur la non prolifération nucléaire et va accélérer la course aux armements nucléaires’’.


  • cocobeloeil 2 février 05:07

    Pour moi, que 2 .

    1. La coalition occidentale, USA,EU en tête, doit reconnaitre sa défaite.
    2. tant que les morts sont slaves (hors mercenaires), aucune raison d’arrêter

    • Panoramix Panoramix 2 février 17:35

      @cocobeloeil
      La « coalition occidentale » n’a pas de troupe combattante sur le front, elle soutient l’Ukraine par des fournitures et moyens. En outre, les USA se sont retiré pour prendre le rôle de médiateur, les Européens (+Canada...) financent la totalité.

      Le problème, c’est l’inconditionnalité du soutien européen jusqu’au bout, sans avoir mis de conditions de sortie, que ce soit l’Ukraine ou la Russie qui bloque un accord. Donc ce sera en effet une défaite d’avoir maintenu l’illusion de la récupération par l’Ukraine de l’intégrité de son territoire. Mais en prenant du recul, on peut considérer que pour l’Ukraine ne fait de ne pas s’être effondrée est plutôt inespéré.


    • Patrice Bravo Patrice Bravo 2 février 19:15

      @cocobeloeil

      Pas faux : « 

      1. La coalition occidentale, USA,EU en tête, doit reconnaitre sa défaite.
      2. tant que les morts sont slaves (hors mercenaires), aucune raison d’arrêter » C’est comme pour WWII et WW II pour massacrer les Français et Allemands et les peuples européens. 

  • Observatoire du journalisme (Ojim)
    @ojim_france
    ·
    6h
    « Un lien insoupçonné » : le père de Léa Salamé joue un rôle important auprès d’Emmanuel Macron, le diplomate est souvent consulté par le président sur des questions géopolitiques.


  • LE CENTRE DE GRAVITÉ DE L’UE BOUGE

    Paris n’est plus le partenaire prioritaire de Berlin.
    Jugée politiquement instable et budgétairement peu crédible, la France d’Emmanuel Macron est progressivement mise à l’écart du pilotage européen.
    L’Allemagne de Friedrich Merz privilégie désormais l’Italie de Giorgia Meloni, perçue comme plus stable, plus prévisible et plus rigoureuse sur les finances publiques.

    En toile de fond : la crainte allemande d’avoir à assumer les dérives budgétaires françaises, dans une zone euro où Berlin refuse d’être le payeur en dernier ressort.

    Résultat : un nouvel axe Rome–Berlin s’impose sur la défense, la migration et l’économie, reléguant le moteur franco-allemand au second plan.
    (The Telegraph)


  • juan 5 février 06:20

    Une info qui semble ne pas avoir été perçue car diffusée une seule fois...( comme par hasard ?)

    La Chine aurait suggéré à Poutine de modifier son approche de ses revendications...) ce ne sont pas les termes exacts mais ce que j’en ai retenu, car c’est très important !

    ça signifierait que la Chine prendrait ses distances avec la Russie au regard de ses exactions génocides incontrôlées.


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