mardi 18 juillet 2017 - par rosemar

Trop de bacheliers ?

De plus en plus de lycéens obtiennent le baccalauréat, un diplôme qui tend à perdre de sa valeur.

Cette année, 87 000 bacheliers se retrouvent, ainsi, toujours en attente d'affectation : pas de places pour eux dans les universités.

Problèmes d'orientation, baccalauréat bradé... le système s'essouffle et il serait temps de redonner à ce diplôme toute sa signification.

Ainsi, malgré un baccalauréat scientifique mention très bien, un jeune lycéen n'a pas été accepté dans la filière qu'il souhaitait, à l'université de Caen.

Et ils sont nombreux dans ce cas. Le système APB, admission post-bac est saturé et le jeune homme qui voulait intégrer la filière sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps) se voit obligé de s'inscrire en licence de physique-chimie pour la rentrée de septembre prochain.

L'inscription se fait sur tirage au sort. Les notes n'entrent pas en ligne de compte et la liste des admis se fait par informatique...


C'est donc l'arbitraire le plus complet qui règne dans ce domaine...

Dans certaines filières, les meilleurs élèves ont accès à des places prioritaires... mais pas dans celle qu'a choisie ce jeune lycéen.

On voit bien que certaines filières sont saturées : il faudrait sans doute organiser une meilleure information sur l'orientation et prévenir les élèves des difficultés à venir.

On éviterait, ainsi, des déceptions légitimes et des échecs prévisibles.

Il n'est "absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique, a déclaré sur France Inter la ministre de l'Enseignement supérieur Dominique Vidal en dénonçant une "situation injuste et qui n'a aucun sens."

C'est pourtant ainsi que fonctionnent nos sociétés : elles sont gérées par des systèmes informatiques...
Nous sommes tous numérisés, surveillés, identifiés.

Les enseignants reçoivent aussi chaque année des consignes précises concernant la correction du baccalauréat : on les incite à une forme d'indulgence.
Le baccalauréat devient une grande braderie et perd de plus en plus de sa valeur.

Chaque année, les pourcentages de réussite atteignent des taux records, mais de nombreux bacheliers s retrouvent en grande difficulté pour mener à bien des études universitaires.

Il serait temps de ne plus se contenter de faux-semblants et de redonner tout son sens au baccalauréat.

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2017/07/trop-de-bacheliers.html



14 réactions


  • Gorg Gorg 18 juillet 2017 11:53

    @Bonjour,

     Eh oui, vous venez de découvrir que le BAC d’aujourd’hui n’a plus aucune valeur, si ce n’est, peut-être celle qu’avait le BEPC d’il y a 40 ans... Pour atteindre un niveau de réussite de 80%, on a nivelé parle bas...

    Merci pour l’article


    • Gorg Gorg 18 juillet 2017 11:54

      @Gorg
       Ça s’adresse à Rosemar bien sur...


    • Jclaude babelouest 18 juillet 2017 12:28

      @Gorg
      Ben oui, quand je l’ai passé, c’est 17% de la classe d’âge qui s’y est collé, et ce n’est pas anodin.

      Oui, c’était dur. Le taux de réussite, malgré ce handicap de départ, était inférieur à aujourd’hui. Pourtant, et de très loin, je ne me sens pas un surhomme. A peine acceptable.

      Mon fils, qui a suivi des filières assez comparables, a pu mesurer l’indigence des niveaux (il en a été souvent atterré). Pourtant, il a pu accéder aux études universitaires (Bac+6) grâce au DAEU, que l’ont peut tenter d’avoir sans les études classiques si l’on a travaillé en usine ou quelque chose comme cela, pendant un certain temps.Devant suivre en en tant qu’animateur culturel, des lycéens, il a pu constater, abasourdi, l’indigence de certains. D’après ses descriptions, ils n’auraient pas réussi le diplôme de fin d’étude des années 50 et antérieures, le Certificat d’Études Primaires que j’ai passé en 1962.


  • Allexandre 18 juillet 2017 12:06

    Cette réalité est une volonté des politiques et de ceux qui les guident. Moins de connaissances, moins d’esprit critique, mais de plus en plus de bacheliers qui seront demain des travailleurs serviles pour une caste ultra-libérale, riche et méprisante. L’esclavage est de retour. Hélas ! les enseignants sont les pires moutons qui existent. Au lieu de se rebeller en refusant de corriger le bac, ils y mettent un zèle lamentable. Ils ne savent que se plaindre dans leurs salles des profs. Il y a moyen de se rebeller, encore faut-il en avoir les couilles !!


    • mmbbb 18 juillet 2017 21:40

      @Allexandre notre système est un des plus selectif lire le rapport de la Cour des Comptes. Croyez vous que nos chers presidents socialistes ( Macron Hollande et Mitterrand pour reprendre cette filiation ) auraient pu arriver a ce poste s ils étaient issu du public Non lls sont tous du privé . Le public est depuis longtemps vermoulu . Si l enseignement est obligatoire il est surtout aléatoire, Je passe souvent devant le Lycée du Parc A Lyon ou Jean Francois REVEL fit ses classes, il est évident que vous percevez la categorie sociaux professionnel des eleves, Quant aux cours on est tres lojn « entre les murs » De toute évidence les profs sont à la hauteur Le public est devenu un foutoir. Cela je l’ai deja plus ou moins connu et cela s’est amplifié. Quant a la pietre qualité morale des enseignants, je ne peux qu acquiescer . Dans mon cursus j’ai rencontre des profs absents ou dépressif ou maitrisant mal le cours Je comprends que Rosemar ne veuille pas une gestion autonome des lycees, elle a le sens de la caste.


  • foufouille foufouille 18 juillet 2017 12:10

    "L’inscription se fait sur tirage au sort. Les notes n’entrent pas en ligne de compte et la liste des admis se fait par informatique...

    C’est donc l’arbitraire le plus complet qui règne dans ce domaine..."
    un tirage au sort est aléatoire donc il n’est pas arbitraire !


  • Buzzcocks 18 juillet 2017 14:28

    Je me demande surtout pourquoi tant de jeunes veulent aller en staps où les débouchés ne doivent quand même pas être légions.

    Après, les syndicats étudiants ne veulent pas entendre parler de sélection à l’entrée des facultés donc on arrive à ce système ubuesque.

    Soit, on filtre après la première année comme en médecine, soit effectivement on filtre à l’entrée en première année par un moyen agrée par l’UNEF et autres barbus crasseux de ce style.


    • mmbbb 18 juillet 2017 23:29

      @Buzzcocks Je connais un Monsieur ayant une maitrise de math ayant fondé une ecole de psychotherapie Je connais un homme et une femme ayant des diplomes d ingenieur ( chimie ) et ayant fait une carrière dans la fonction publique Par ailleurs cette fonction publique est bourrée de sur diplômés qui rongent leur frein. Quant aux conducteurs de metro a Paris la plupart ont des licences, maitrises en sciences sociales etc etc Les débouches sont difficiles désormais et je vous rejoins la filière universitaire n’est peut êre pas la plus adaptée .


  • Aristide Aristide 18 juillet 2017 17:41

    Si on ne peut que partager le constat sur la nullité de ce système d’orientation basé sur le hasard, il est assez contestable de faire porter la responsabilité à l’informatique. Un programme informatique n’est que la « transcription » des choix faits par ailleurs.


    Un exemple, les candidats reçus au CRPE sont classés par ordre de notes obtenus. Leur affectation dans les écoles pour leur année de PFSE est basée sur un principe de liste de préférence établie par chaque lauréat, le système informatique applique la règle des premiers qui sont servis d’abord. Personne n’en déduit que l’informatique est un bien dans ce cas. C’est un outil ...


    Pour ce qui est du fond, l’absence complète de « sélection » et donc d’orientation, entraîne automatiquement une distorsion entre besoins d’emplois et études proposées. Des pénuries de compétence dans certains domaines et une abondance dans des secteurs tendus. Si le modèle de selection n’évolue pas vers un modèle proche des besoins économiques, culturels, scientifiques, éducatifs, ... on aboutira toujours à sortir des diplômés qui ne feront jamis le métier pour lequel il ont été formés.

    Il ne s’agit pas de gérer les études supèrieures sur le seul aspect des possibilité d’emploi, mais voir autant d’opposition à toute forme de selection, d’orientation, 



    • jef88 jef88 18 juillet 2017 19:20

      @Aristide
      Le hasard a bon dos !
      le tirage au sort est contrôlé par huissier ou les relations aident à franchir la barrière ? ? ?


  • jef88 jef88 18 juillet 2017 18:39

    Je possède un magnifique BEPC modèle 1961 !
    - à 18 ans j’étais ouvrier.
    - à 20 ans « employé aux écritures »
    - à 23 ans chef d’équipe (gain de productivité 40% et le délégué CGT voulait bosser sur ma chaîne)
    - à 24 ans technicien méthodes (Implantation d’une usine, ergonomie, Amélioration des conditions de travail)
    - à 27 ans chef de fabrication (Implantation de l’usine, ergonomie, Amélioration des conditions de travail)
    - à 30 ans directeur technique (idem)
    - à 46 ans en (1990) je voulais changer de boite et dans la même semaine deux cabinets de recrutement m’ont dit que je ne pouvais pas être directeur : manque de diplôme ! ! !
    Alors quand on voit ce qu’est devenue notre industrie depuis que tous les postes sont tenus par des diplômés on peut se poser une question : Qu’est ce qui marche le mieux :
    - le savoir ou le savoir faire ?
    - les normes générales ou l’initiative individuelle ?

    Merci(? ? ?) aux politiques qui ont poussé à la diplomite aiguë ? ? ?

    DONC
    - le manque de places à l’université est il un véritable problème ?
    - Y aura t-il du travail à hauteur du diplôme pour tous ces jeunes (on voit beaucoup de caissières avec une licence de lettre)


    • mmbbb 18 juillet 2017 21:58

      @jef88 Vous appartenez a une géneration ou cette ascension sociale etait encore possible Quant au diplome, en France nous estimons que le titre. Lauvergeon a coule AREVA et elle n’est aucunement inquiète Le Point avait répertorié les entreprises plombees par des grands diplomés surtout les pantouflards de l ENA .Un ENARQUE ayant racheté au prix fort un operateur anglais lorsqu il fut a la tete de France Telecom . Il n’est pas inquité pour sa retraite. Balladur par cooptation fut directeur du Tunnel du Mont Blanc . il ne fit pas grand chose pour la securtie. etc etc C ’est peut etre pour cela que nous avons de si bon resultats industriels. Les allemands sont plus pragmatiques et l enseignement est moins orientes « culture g » . Les allemands dominent l industrie c’est l evidence .Resultat nous sommes a la ramasse Quant a Internet nous avons rate la révolution du numerique alors que Louis Pouzin un des pionniers de l envoi par paquet avait averti que le Minitel n’etait pas la solution.


  • troletbuse troletbuse 19 juillet 2017 08:40

    Le gvt parle beaucoup des résultats du bacc afin de faire croire à la qualité de notre enseignement. L’élève entrant en sixième a de bonnes chances d’arriver en terminale même sans faire beaucoup d’efforts. Les professeurs ont d’ailleurs reçu la recommandation de noter « large ». Naturellement, on ne parle pas du pourcentage de récalés et d’abandons à la première année de fac.


  • sweach 19 juillet 2017 10:20

    Avons nous trop de Bachelier ?


    Oui et non

    Le problème ce n’est pas le nombre, mais le system qui pousse à avoir le BAC S mention très bien.
    Le sésame ultime qui ouvre les portes des études d’excellence pour faire de grande carrière. 

    C’est les mentalités qu’il faut changer, car aujourd’hui on croit qu’avec un CAP on gagne juste le smic en trimant comme un fou pour un patron, et avec un BAC + 8 on touchera forcement un bon salaire.

    Pourtant la réalité du marché c’est que les diplômes issus des FAC n’ont presque aucune valeur, aujourd’hui avec doctorat en biologie on en fait presque rien. Combien de jeune ont perdu de nombreuse années en 1er années de médecine ou en FAC de droit ?

    Les Facultés ne sont pas un bon system pour entrer dans la vie active, il faut privilégier les filières qui forme à un métier comme les BTS, les DUT et surtout les CAP et BEP complètement corrompu par le system qui y envoi nos plus mauvais élément.

    Il faudrait donner moins de valeur aux diplômes et juger les compétences. 

    Aujourd’hui on voit des profs vous dire « n’envoyez pas votre enfant en CAP pâtisserie, il a d’excellente notes », alors même que c’est le rêve et le choix de cet enfant. Personne pour lui dire « oui excellente idée il trouvera facilement du travail, rentrera plus tôt dans la vie active et sera plus payer qu’un titulaire d’un master en droit. »

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