Ils ont des troubles d’élection ; alors, je suis allé consulter Medef.com pour leur conseiller une solution adaptée. Depuis, je ne suis pas rassuré : je sens que Laurence va m’échapper. Pourtant, je l’aimais bien. Pour son côté rugueux, autoritaire. Déjà, je parle d’elle à l’imparfait.
Sous le lipdub Medef 2008, le claquage de doigts (à 2’37 sur la vidéo) de la présidente préfigurait la montée de révoltes internes, insoutenables. Nous ne le savions pas.
Par l’escalier Stannah, les maîtres de forges allaient la faire descendre de son piédestal. L’actualité nous le montre : ils se mettent tous sur elle. Elle était leur muse, elle est pestiférée. Aujourd’hui Laurence Parisot souffre et se cache. Nous pensions qu’au Medef la vie était tranquille, alors qu’y naissent et s’agitent les pires prédations. Non contents d’avoir assassiné le code du travail, on les découvre anthropophages.
La charge contre la dame saute aux yeux des plus aveugles. Ils lui reprochent quoi ? Que Laurence décide seule sans les barons ? Possible. Qu’elle fait trop de « com » (Medef attitude), aime plus Paris que le terrain ? Et alors, dirait Nicolas Sarkozy ?
Au-delà du classique décompte des voix internes aux organisations qui permettent à une coterie plus qu’à une autre d’accéder au pouvoir, le lâchage en dominos que connait à la Présidente du MEDEF a des significations plus politiques que personnelles. Nicolas Sarkozy lui fait pan-pan-cul-cul.
On avait pu penser longtemps, avant qu’il ne soit roi, que Nicolas Sarkozy disait n’importe quoi. Aujourd’hui, à mi-mandat de sa présidence, on sait qu’il ne disait rien en l’air : il fait comme bon lui semble, et Laurence, pour ce qui la concerne, en fera les frais.
Les gros industriels dans l’arène ont l’oreille du Président de la République. Ils auront la peau de Laurence.
La vérité est que le Medef ancien modèle veut durcir encore durcir la donne sociale, retrouver la tradition des maîtres de forges. Le retour des Aliens remastérisé par l’UIMM sous le masque d’un Roux de Bézieux « moderne et éthique » ?
Que je rassure les salariés, ils ne perdront pas au change : encore et toujours ils auront à souffrir, changement ou pas lors des élections internes du Medef au premier semestre 2010. Déjà, j’ai de la peine pour Laurence, qui, bonne ménagère, arrivant en 2005 à la présidence du Medef avait tout remis à neuf dans les locaux, du sol au plafond avec la Mère Denis, tant le lieu lui semblait vieillot « j’ai voulu mettre un peu de vie ici » dira-t-elle.
Elle ne savait pas encore qu’elle s’en irait du lieu toute nue, mystique, drapée dans une tenture. On se fait toujours lessiver par quelqu’un.
D’aucunscomparent Laurence Parisot à Françoise Sagan à cause de son air triste et son amour de « la vitesse au volant de la Maserati de son père. Très tôt, elle a jubilé des sensations fortes en pratiquant le ski nautique dans les eaux turquoise de Saint-Barthélemy ».
La fédération des industries agroalimentaires a, si la menace a été mise à exécution, quitté le MEDEF. La cotisation trop importante, rapport qualité/prix, semble être la raison de ce désaveu. Sauf erreur de ma part, la cotisation est incorporée dans la masse salariale, comme cotisation patronale, sous la forme d’un taux appliqué sur la rémunération du salarié. Comment peux-t-on justifier cela ? Pourquoi pas une cotisation forfaitaire et négociée par l’entreprise ou la branche professionnelle concernée. Cotisaton de l’entreprise, indépendante des rémunérations. L’argent du MEDEF viendrait-il des salariés, plutôt que de l’entreprise ?
DE PROFONDIS...elle n’était plus cotée à l’argus physiquement parlant...Ben justement,puisque vous citez Ophélie Winter dans l’article,ils devraient la prendre à la place de Lolo Décatie...au moins elle est mieux gaulée,et cerise sur le gâteau,elle n’a rien dans la tête à part un courrant d’air...comme potiche,ça serait tout bénef pour le merdef.