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Un front contre le Front : extraire la racine du mal et aseptiser - AgoraVox le média citoyen
vendredi 3 mai 2013 - par Renaud Bouchard

Un front contre le Front : extraire la racine du mal et aseptiser

« Le FN, produit endogène des alternances sans alternative ».

« La montée du FN n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi. »

F. Lordon

 

Il est curieux de voir qu’au moment où la pensée de la philosophe Hannah Arendt finit par acquérir une certaine notoriété avec la vulgarisation de concepts tels que celui de la « banalité du mal », personne ne se soucie franchement de mettre un terme, voire de décider d’enrayer la marche vers le pouvoir d’une coalition partisane telle que le Front National. Il ne se passe pas un jour sans que son chef soit interrogé, reçu, longuement questionné à tout propos dans les média nationaux. Banalisation d’un supposé parti politique dont on envisage sans ciller qu’il puisse, non seulement concourir aux prochaines élections présidentielles, mais encore les gagner, l’idée étant que face à la décrépitude et aux décombres des deux ex-partis de gouvernement que sont le PS et ce qu’il reste de l’UMP, le Front National accèderait à la présidence de la République et mettrait en place son programme, hypothèse dont on ne peut sérieusement accepter ni même imaginer qu’elle puisse se concrétiser quand bien même ledit Front serait arrivé en troisième position à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle avec 17,9 % des suffrages, derrière Nicolas Sarkozy (27,18%) et François Hollande (28,63 %).

C’est qu’en disant les choses très clairement, le Front National, quand bien-même représenterait-il une sensibilité politique et sociale du pays - ce qui est indéniable – n’est en rien un parti politique mais constitue au contraire une ligue de factieux, antirépublicaine et antiparlementaire – « un poison pour la République et la démocratie (qui renoue) avec la tradition d’extrême-droite d’avant-guerre sociale-nationaliste », comme l’a déclaré le Sénateur David Assouline, porte-parole du PS), incarnation d’un ordre aux aspirations obsolètes qui n’a pas sa place dans la prise en mains d’un appareil d’Etat comme celui de la France.

Voilà malgré tout que l’on envisage sereinement , comme la presse s’en fait l’écho, la possibilité que le FN grignote les territoires abandonnés et remporte une base électorale locale avec les prochaines élections municipales pendant qu’éclatent ailleurs les vociférations et les cris de joie des partisans et opposants du mariage pour tous, les affaires patrimoniales d’un gouvernement d’indigents (à l’exception de quelques personnes plus fortunées), les tentatives d’installer un aéroport dont personne ne veut, les escarmouches d’un ancien parti de gouvernement à la ramasse qui tente de survivre en saisissant toutes les occasions qui passent à sa portée et, depuis peu, les dissensions entre deux partenaires économiques majeurs de l’Union européenne, dont l’un, en mauvaise santé, aimerait bien interrompre le traitement médical que l’autre lui prescrit sans voir que s’aggrave son malaise.

Fidèles à leurs bonnes vieilles habitudes, les machineries partisanes et gouvernementales croisent donc le fer dans des guerres picrocholines auxquelles il va bientôt falloir mettre fin en imposant un ordre politique tout entier orienté vers une restauration économique, politique et sociale dans laquelle les prurits et exémas d’extrême-droite n’ont pas leur place.

Si la force du FN réside dans sa capacité à se nourrir du vide politique et de la désespérance d’une partie de la population qui trouve avec lui les thèmes les plus évidents pour agréger toutes les crises, il n’est pas sûr pour autant que cette emprise ne puisse pas être battue en brèche, contrée et anéantie par la mise en place d’une force politique nouvelle capable de transcender les mots d’ordre à base de « La France, tu l’aimes ou tu la quittes !- Français d’abord – Ni kebab ni burger, vive le jambon-beurre ! - Non aux magnats de la haute finance, à leurs serviles valets de la banque centrale de Francfort ou de la Commission européenne ! », sans omettre naturellement la mise en cause de « la mondialisation sauvage » ou le couplet de « l’islamisme fondamentaliste », non que ces préoccupations ne posent de sérieuses questions et réelles auxquelles il doit être répondu, mais certainement pas en utilisant le prisme d’un électorat aussi malade que le parti dans lequel il se reconnaît.

Car c’est bien d’une pathologie sévère dont il s’agit avec un FN qui est le symptôme d’une société gravement affectée qu’il importe de soigner, comme il importe de soigner l’électorat dudit FN en substituant au poison qu’il absorbe et à l’atmosphère délétère dans laquelle il vit, dont il se nourrit et dans laquelle il se complaît, un médicament et un milieu propices à une guérison et à un épanouissement dans un univers différent, sûr tant économiquement que socialement.

En réalité la solution est très simple dès lors que l’on prend un peu de recul et que l’on constate comme le fait Alexandre Zédé, Maître de conférences en sciences-politiques à l’université Montpellier- I, « que la dédiabolisation du FN relève surtout aujourd’hui du mirage sondagier et médiatique », au point que « depuis deux ans, ajoute-t-il, une véritable fiction s’est construite autour d’un « FN banalisé », alors même que l’organisation, la stratégie, le programme, l’électorat ou la base militante du parti n’ont pas changé. »

 

Peu importe l’idée d’un FN normalisé si l’on garde à l’esprit que finalement « ce n’est pas tant ‘l’avenir du FN qui devrait nous préoccuper mais bien plutôt l’avenir de dirigeants qui utilisent ce parti comme machine de guerre politique à la conquête de remparts idéologiques désertés, en se basant sur les remblais de ses idées d’extrême-droite qui lui servent de marche-pied et/ou de socle, et ce malgré l’apparente incongruité des idées proposées.

Le NSDAP d’Hitler avait lui aussi à ses débuts des orientations et des origines rivales (urbaine/rurale, racisme/socialisme, …), ce qui n’a pas empêché une unification politique par le primat de l’idéologie. »

 

« La montée du FN, comme l’écrit F. Lordon, n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi. »

C’est précisément à ce « n’importe quoi » que j’entends substituer du solide et du constructif dans un programme complet de Réarmement de l’Etat, de l’économie, de la société et de toutes ses composantes pour rebâtir du solide, écarter les chimères politiques et assécher ce FN qui « est au milieu du gué, dans l’attente de la vague qui viendra, ou pas. »

Cette vague ne viendra pas car elle rencontrera un brise-lames.

Comme l’écrit Michel Leis, « Il reste un peu moins de quatre ans pour faire émerger une organisation capable de fédérer les idées et un tribun capable de les porter. Le cas Grillo montre que l’émergence d’un tel mouvement dans un délai aussi court n’est pas impossible, mais il doit dépasser le cadre d’un simple rassemblement de mécontents. 2017 se joue déjà maintenant. »

 

Lorsqu’on se bat, on court le risque de gagner. En ne se battant pas, on a déjà perdu. Et vous, où vous situez-vous ?

 

 

Références et bonnes feuilles :

Bernard Stiegler, Pharmacologie du Front national, suivi du Vocabulaire d'Ars Industrialis, de Victor Petit, Flammarion, 456 p., 23 €. 

Philippe Petit, Les intellectuels face au FN, Mercredi 27 Mars 2013 http://www.marianne.net/Les-intellectuels-face-au-FN_a227455.html

LE PIRE N’A RIEN D’IMPOSSIBLE, par Michel Leis. Le pire n’a rien d’impossible, par Michel Leis, 20 avril 2013http://www.pauljorion.com/blog/?p=52677

TODD OU STIEGLER, OU LES DEUX ?, par zébu Todd ou Stiegler, ou les deux ? par Zébu, 20 avril 2013 http://www.pauljorion.com/blog/?p=52662

Pour une rectification méthodique des mésusages médiatiques du « populisme » et un rappel des significations véritables de ce terme, voir Annie Collovald, Le « populisme du FN » : un dangereux contresens, Editions du Croquant, 2004, avec une note de lecture intéressante :http://www.lestempsnouveaux.net/spip.php?article42

 

Frédéric Lordon, Front national : mêmes causes, mêmes effets…, La pompe à phynance, Le Monde Diplomatique, mercredi 2 mai 2012.http://blog.mondediplo.net/2012-05-02-Front-national-memes-causes-memes-effets

 

Frédéric Lordon, Le balai comme la moindre des choses, La pompe à phynance, Le Monde Diplomatique, vendredi 12 avril 2013, http://blog.mondediplo.net/2013-04-12-Le-balai-comme-la-moindre-des-choses

 

Alain Gresh, Tirer dans le tas ! De l’avenir des musulmans en France. Nouvelles d’Orient, Le Monde Diplomatique, mardi 16 avril 2013.http://blog.mondediplo.net/2013-04-16-Tirer-dans-le-tas-De-l-avenir-des-musulmans-en

Alexandre Dézé, Le fantasme de l’extrême droite au pouvoir, Libération, Rebonds, p.20, jeudi 2 mai 2013.

http://actu.orange.fr/politique/marine-le-pen-un-poison-pour-la-republique-selon-david-assouline-afp_1828266.html

 



35 réactions


  • clercobscur 3 mai 2013 10:08

    Bonjour,

    Vous omettez un point, et non des moindres. Le FN est utile au système, un FN fort est l’assurance pour l’UMPS de rester au pouvoir, le pire des risques étant de revivre un 21 avril, une mascarade ou une autre...


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 10:34

    @ Clercobscur


    Merci pour votre observation. 
    Un FN fort est effectivement l’assurance pour l’UMPS de rester au pouvoir.
    Pour autant, allons-nous ou devons-nous pour autant continuer à accepter la perpétuation d’un fonctionnement politique bancal dans lequel le FN jouerait un rôle de repoussoir pour maintenir en survie une UMPS moribonde, déconnectée du réel, comme l’est le FN ?
    Le temps est venu de se débarrasser de l’ensemble de ces formations politiques obsolètes.

    Bien à vous.


    • francesca2 francesca2 3 mai 2013 11:03

       UMPS ?


      UMPS ???

      Vous venez ici, plein d’indignation citoyenne, dénoncer une « ligue » , je vous cite, factieux, antirépublicaine et antiparlementaire, et vous ne trouvez rien de mieux à faire que d’utiliser l’élément de langage frontiste par excellence ? 

       smiley vous n’êtes pas sérieux...

    • Cocasse Cocasse 3 mai 2013 11:07

      Cela va être difficile de se débarasser de ces formations. Ils s’accorchent les bougres ! Ils ont de sacrés privilèges, et derrière les médias et la finance (du moins pour l’UMPS).

      Parce que sinon, je n’aurais rien contre la montée de leaders comme Asselineau ou Dupont-Aignan. Cela ferait de l’air dans le paysage politique.

      Pour le FN, il mène sa route à lui, c’est l’UMPS qui s’en sert de repoussoir, mais ce n’est surement pas leur volonté à eux. Je pense que n’importe quel candidat sérieux au système est condamné à vivre cela, quelque soit sa confession politique.


    • aura aura 3 mai 2013 16:06

      MERCI ; je vous approuve en totalité, même que je confirme étant mes pensée depuis toujours ;
      virons les tous... de plus ils n ont pas des scrupules pour utiliser des méthodes peu orthodoxes sinon fascistes et criminelles...- dans les domaines de la provocation, de l’élimination, et d’autres...


  • non667 3 mai 2013 10:50

    à renaud

    comme l’a déclaré le Sénateur David Assouline, porte-parole du PS)

    c’est tout ce que vous avez comme référence objective ? smiley smiley


  • Yvance77 3 mai 2013 11:01

    « le Front National, quand bien-même représenterait-il une sensibilité politique et sociale du pays - ce qui est indéniable – n’est en rien un parti politique mais constitue au contraire une ligue de factieux, antirépublicaine et antiparlementaire »

    Moi ceux qui me semblent encore plus anti républicains sont les deux partis siamois qui s’alternent et nous enflent tout au long de cette Ve république.

    Car que vous le vouliez ou non, l’UMPS a déni depuis des lustres aux votants du FN le droit d’être légitimement représenté. Un parti qui fait 20 % aux grandes élections et qui ne compte que deux députés à de quoi surprendre quand des groupuscules comme les verts ou le PC en comptent bien plus.

    Ce n’est en rien normal, tout comme le Front de Gauche - pour qui je roule - soit souvent cocufié dans les deux chambres.

    Pour moi ce n’est pas forcément le FN qui est coupable !


  • Cocasse Cocasse 3 mai 2013 11:02

    J’ai un remède pour vous : allez emménager à Roubaix, et prenez plus souvent le ReR D aux alentours de Grigny.

     smiley

    Une petite confrontation avec la réalité a plus d’impact que tous les discours, fussent-ils ceux de Mme Le Pen.


  • ykpaiha ykpaiha 3 mai 2013 11:36

    Vos cris d’orfraie n’y feront rien.

    Fatalité ou raison, je ne sais mais il devient chaque jour patent que l’intégration ou la désintégration de nos société par l’immigration est un échec.
    Pensé et mis en place dans un but lucratif, cette masturbation intellectuelle rejoindra d’autres lubies dont l’histoire a parsemé l’humanité.

    Europe, Euro, monnaie unique, mondialisation, sont de la meme trempe, et rejoindront les poubelles vivre en toute quietude auprès d’autres « internationalisme ».
    Maintenant que ce soit le FN ou d’autres qui en soient les suiveurs...peu importe.

    Vous pourrez casser le thermomètre autant que vous voulez, comme pour les statistiques officielles, ou par propagande média organisée ; mais il reste un fait, il y a des danseuses qui finissent par couter tres cher a entretenir et ce reve la comme les autres ira se briser sur la réalité lorsque nous n’auront plus les moyens de l’entretenir...

    Et les temps deviennent durs !

    J’aurais a ce moment la une pensée émue pour l’utopie qui comme des troupes de l’OTAN se battent pour la "liberté en massacrant tout ce qui se présente, mais il sera bien trop tard.


  • LE CHAT LE CHAT 3 mai 2013 11:58

    trop facile quand vous avez la fièvre de casser le thermomètre !
    définir le vote FN comme une pathologie , c’est comme considérer l’homosexualité comme une maladie , ça vous ramène aux heures les plus sombres et patati et patata ...

    ceux qui ne sont pas des démocrates ne sont pas ce que l’on croit , l’auteur en premier , qui dans son CV se définit comme européen , donc agent du N.W.O , cette mondialisation vomie !
    qu’il commande une palette d’immodium & prozac pour les elections de l’année prochaine ,
    et se refugie avec Pelletier dans sa cave


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 12:03
    @ Clercobscur
    « Le FN est utile au système, un FN fort est l’assurance pour l’UMPS de rester au pouvoir, le pire des risques étant de revivre un 21 avril, une mascarade ou une autre... »
    Certes, et c’est bien là le problème. Mais pourquoi conserver une structure politique dans laquelle un parti parasite servirait de faire valoir à la continuation d’un système mobilisé par deux partis de gouvernement qui n’ont de différents que leurs noms ? Ils sont obsolètes, tous comme leurs dirigeants et les systèmes de pensée qui les motivent.

    On ne regarde pas l’avenir dans le rétroviseur.

    On ne résout pas les problèmes avec les idées et les gens qui ont contribué à les faire naître et à les perpétuer. On en change.

    @ Francesca.

    Je puis mettre un trait-d’union entre UMP et PS. Ce n’était qu’une citation. Il n’en demeure pas moins que si les vrais idéaux tant de droite que de gauche n’avaient pas été trahis ou édulcorés, l’appellation fourre-tout UMPS n’aurait pas vu le jour.

    @ Non 667

    Il s’agit d’une citation.L’objectivité dépend des angles que l’on adopte.
    Si vous souhaitez d’autres références, je vous invite à lire attentivement celles qui figurent en annexe de mon billet sous la rubrique « Bonnes feuilles ». Le débat reste ouvert. C’est le principe de cette tribune.

    @ Cocasse.

    Je connais très bien ces territoires délaissés dans lesquels le FN prospère, tentant de répondre aux inquiétudes et à la détresse de gens qui ne se reconnaissent plus dans des formations politiques déconnectées du monde réel. Le seul ennui est que le FN est dans l’incapacité économique et sociale de répondre à ce à quoi aspirent les gens auxquels il s’adresse.

    Car une fois réglés ce que l’on appelle pudiquement les « dysfonctionnements sociaux » et qui ne sont que des actes de grand banditisme ou de délinquance ethnique auxquels j’ai pour ma part des solutions très efficaces à apporter, je ne pense pas que le FN soit réellement en mesure de prendre en main un appareil d’Etat comme celui de la France, au sein de l’Union européenne et dans le monde. Il n’en a tout simplement pas la capacité car son unique carburant est un fond idéologique qui n’est qu’une impasse politique, économique et sociale.

    Cette réflexion qui figure en exergue de mon billet vous donne une piste : « « La montée du FN n’est pas autre chose que le cumul en longue période de ces échecs répétés de la représentation, le produit endogène des alternances sans alternative qui pousse, assez logiquement, les électeurs à aller chercher autre chose, et même quoi que ce soit, au risque que ce soit n’importe quoi.  »

    @ Yvance
     »Moi ceux qui me semblent encore plus anti républicains sont les deux partis siamois qui s’alternent et nous enflent tout au long de cette Ve république."
    Ils sont en effet les acteurs d’une partie de bonneteau qui n’a que trop duré.

    Le problème est que de l’une des autres formations qui existent, le Parti de Gauche, est quant à lui pris dans des incohérences qui l’empêchent de donner ce qu’il a de mieux.
    cf.




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 12:44

    @ Le Chat et @ Ypaikha


    On ne casse pas le thermomètre ! L’instrument est trop précieux, qui sert précisément à identifier le foyer d’infection et à soigner l’inflammation.

    Démocrate et européen. En aucun cas agent du NOM ou du NWO. Voyez mes billets précédents, ils vous éclaireront sur mon souhait d’une Europe libre de toute inféodation politique et économique.

    Une excellente lecture : L’Europe et le citoyen, par M. Leis.


    Quant au fait que « Fatalité ou raison, je ne sais mais il devient chaque jour patent que l’intégration ou la désintégration de nos société par l’immigration est un échec. », c’est là l’évidence -même.

    On s’est trompé de route. Il faut donc reprendre la carte à l’endroit ou reprogrammer le GPS.
    Rendez-vous au mois de septembre pour la lecture de mon programme intitulé « Réarmer ».

    Réarmer :

    La France, tout comme l’UE, ont besoin d’un coup d’Etat institutionnel pour mettre fin à une dérive politique, économique et sociale et remettre sur les rails et sur de nouvelles fondations une construction destinée à assurer le bonheur, l’harmonie, la justice, la puissance et la prospérité de chacun à l’intérieur de notre continent.

    Demande, richesse, partage, sûreté, voici les quatre mots clés des années à venir.

     Réarmer :

     

    -  l’Etat

    -  la France

    -  la société

    -  L’économie

    -  L’Europe

    Pour un réarmement général, un redémarrage des moteurs de la puissance, de la prospérité, de la sécurité.

    Le pays ne sachant que trop vers quel futur on le conduit, je lui propose un tout autre cap. Foin de la sinistrose, du manque de confiance et des considérations sans lendemain ! Je vous propose de reprendre la barre et de prendre le vent ! Les voiles vont cesser de faseyer puis vont gonfler ; vous allez très vite sentir le navire frémir, la coque vibrer et se lancer puissamment dans la vague.







    • LE CHAT LE CHAT 3 mai 2013 13:08

      merci à l’auteur de venir répondre aux intervenants , ce n’est pas le cas de tout le monde sur ce site , avec beaucoup d’auteurs crachant sur le FN sans jamais répondre , comme Asselineau ou NDA

      Je reconnais que le FN ne ferai de si bons scores si les incapables qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans n’avaient pas desespéré nos concitoyens , car après De Gaulle qui était un visionnaire ( le FN est bien plus dans la ligne gaulliste que l’UMP atlantiste et mondialiste ) , qui pour incarner un quelconque espoir ????


  • clercobscur 3 mai 2013 13:03

    @ Renaud Bouchard : vous prêchez un convaincu, mais en tant que « militant de base » au sein d’un parti politique (Debout la République), je suis bien placé pour savoir qu’il est extrèmement difficile de se faire entendre dès lors que l’on se place hors système.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 13:04

    @ Cocasse .

    « Cela va être difficile de se débarrasser de ces formations. Ils s’accrochent les bougres ! Ils ont de sacrés privilèges, et derrière les médias et la finance (du moins pour l’UMPS).

    Parce que sinon, je n’aurais rien contre la montée de leaders comme Asselineau ou Dupont-Aignan. Cela ferait de l’air dans le paysage politique.

    Pour le FN, il mène sa route à lui, c’est l’UMPS qui s’en sert de repoussoir, mais ce n’est surement pas leur volonté à eux. Je pense que n’importe quel candidat sérieux au système est condamné à vivre cela, quelque soit sa confession politique. »

    Exact.

    Voilà pourquoi il faut se battre.

    Les véritables présidentielles auront lieu, normalement, en 2017. Prenons date, dès à présent. Une nouvelle fenêtre électorale s’ouvrira, que nous ne devrons pas rater. Il faut sans plus tarder se décider à perdre la mauvaise habitude de ces choix fondés sur des grilles politiques obsolètes. Préparez-vous à choisir un candidat résolument en phase avec le XXIè siècle. Choisissez-vous un candidat neuf, qui pense moderne, et non plus l’éternel retour des dinosaures et momies politiques aux systèmes de pensée hors d’âge et dont la place est définitivement au musée. L’avenir immédiat n’est plus dans la préservation des espèces politiques en voie d’extinction animées d’une vision et d’une pratique républicaines qui ont fait leur temps. Du neuf, donc, avec moi. « Toute politique est autorisation de l’avenir » (Denis de Rougemont - L’Avenir est notre affaire). Plus que jamais. Alors, préparons-nous


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 13:10

    @ Clercobscur


    Vous écrivez : « Renaud Bouchard : vous prêchez un convaincu, mais en tant que « militant de base » au sein d’un parti politique (Debout la République), je suis bien placé pour savoir qu’il est extrêmement difficile de se faire entendre dès lors que l’on se place hors système. »

    Il n’existe pas de militant de base. Il n’y a que des militants. Il y a d’excellentes idées chez Debout la République. Il convient de les fédérer. Elles vont leur chemin et prennent consistance. Ne monteront à la vie politique que les idées qui seront en phase avec la réalité des problèmes à résoudre.

    Les véritables présidentielles auront lieu, normalement, en 2017. Prenons date, dès à présent. Une nouvelle fenêtre électorale s’ouvrira, que nous ne devrons pas rater. Il faut sans plus tarder se décider à perdre la mauvaise habitude de ces choix fondés sur des grilles politiques obsolètes. Préparez-vous à choisir un candidat résolument en phase avec le XXIè siècle. Choisissez-vous un candidat neuf, qui pense moderne, et non plus l’éternel retour des dinosaures et momies politiques aux systèmes de pensée hors d’âge et dont la place est définitivement au musée. L’avenir immédiat n’est plus dans la préservation des espèces politiques en voie d’extinction animées d’une vision et d’une pratique républicaines qui ont fait leur temps. Du neuf, donc, avec moi. « Toute politique est autorisation de l’avenir » (Denis de Rougemont - L’Avenir est notre affaire). Plus que jamais. Alors, préparons-nous. Préparez-vous.

    Renaud Bouchard




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 13:21

    @ Le Chat


    Vous écrivez : « Merci à l’auteur de venir répondre aux intervenants , ce n’est pas le cas de tout le monde sur ce site , avec beaucoup d’auteurs crachant sur le FN sans jamais répondre , comme Asselineau ou NDA »

    Cher Monsieur, il ne s’agit que d’une question de politesse élémentaire, même si parfois le temps manque, ce dont je prie chacun de m’excuser.

    Par ailleurs, il ne s’agit pas de « cracher sur le FN ». Toutes les sensibilités politiques sont respectables : elles répondent à des préoccupations qui ne sauraient être ignorées. Il reste qu’elles peuvent ne pas trouver de réponse dans les formations politiques qui prétendent s’en occuper. Les électeurs qui ont voté F. Hollande, confiants dans « le changement », commencent à comprendre qu’ils sont restés sur le quai, que le train est parti et que le trafic est interrompu pour une durée indéterminée...Je crains fort qu’il en soit de même avec le FN.


    Vous écrivez (je vous cite) : « Je reconnais que le FN ne ferait de si bons scores si les incapables qui nous gouvernent depuis plus de 40 ans n’avaient pas désespéré nos concitoyens , car après De Gaulle qui était un visionnaire ( le FN est bien plus dans la ligne gaulliste que l’UMP atlantiste et mondialiste ) , qui pour incarner un quelconque espoir ???? »

    Puis-je vous répondre, sans présomption aucune de ma part ? Moi. 

    Bien à vous. Renaud Bouchard

  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 13:31

    @ Ricdubal


    Vous écrivez : 

    «  Mais si l’auteur omet ce point c’est volontairement, car étant partie prenante de l’UMPS il souhaite lui permettre de garder le pouvoir en appliquant à la lettre sa propagande, consistant à diaboliser l’adversaire puisqu’il ne peut espérer convaincre sur la base de ses résultats.
    Ou comment l’auteur se fait, fièrement, collabo de l’oligarchie qui pousse la pays à sa ruine tout en palabrant sur un éventuel possible résultat dans 4 ans.
    Et pendant ce temps, en France... . »

    Merci de votre observation. 
    Voyez ma réponse à Clercobscur.

    Lisez mes autres billets et vous verrez que je ne suis aucunement « partie prenante de l’UMPS » et n’ai précisément aucunement l’intention de lui permettre de garder le pouvoir« .

    Quant à votre propos selon lequel (je vous cite) »... l’auteur se fait, fièrement, collabo de l’oligarchie qui pousse la pays à sa ruine tout en palabrant sur un éventuel possible résultat dans 4 ans", je vous invite là encore à lire mes autres contributions depuis 2006 sur cette Tribune...

    Bien à vous, Renaud Bouchard





  • juluch juluch 3 mai 2013 14:49

    Le FN est à présent au troisième rang et il y a de fortes chances qu’il arrive au deuxième voir au premier en 2017, si ce gouvernement continue de la sorte.


    Pour ma part cela fait 30 ans que les socialistes et la droite classique nous prennent pour des imbéciles.

    Alors autant essayer une formation qui sorte des sentiers battus du conformisme, du politiquement correct et du progressisme dont on ne veut plus.

    Voilà ou je me situe Mr Bouchard.

    Et vous ou vous situez vous ?

  • ykpaiha ykpaiha 3 mai 2013 15:48

    « cela fait 30 ans que les socialistes et la droite classique nous prennent pour des imbéciles. »

    Si pour s’en débarrasser il faut etre ce qu’ils nous disent et bien soyons cons !! Votons pour le premier uluberlu qui passe, comme les Italiens
    (ceci dit en passant je ne crois pas du tout Grillo idiot, vu les gens qui l’entoure)

    De toute facon, compte tenu de l’interet (voir 2005) que nos voix apportent, autant se mettre en boule.

    Et puis la question reste entiere, l’Europe que vous aimez tant en quoi est elle percluse de vertu ? Ne joue t’elle pas aussi le role que vous refusez aux autres ? Ne vous enfume t’elle pas de lendemains qui n’existe que dans sa besace, ou votre crédulité ?

    Qui chez eux a élevé un sourcil
    lors du pillage des populations et leur matracage par des bandes de milices armées,
    lors du trucage des voix,
    lors des scandales sanitaires et bancaires,
    lors du vol des portefeuilles de leur concitoyen.
    lors d’une délocalisation, ou bien
    apres un enieme plan de relance mettant en ruine paysans, indusriels ou travailleurs,
    combien de larmes sur les populations massacrées ca et la dans le monde parfait étanusien ;

    Quelle économie représente t’elle , que produit donc cette Europe donneur de lecon ?? rien nada si ce n’est la mise a sac des pays qui l’ont accepté de force ;

    En quoi peut on etre fier d’etre européen ??

    Alors oui le FN c’est mal mais guérit on un mal par un bien ?


    • juluch juluch 3 mai 2013 19:09

      Cette Europe telle qu’elle est actuellement il faut la quitter.


      C’est se que propose le FN.

      Ce partit nous dit des vérités depuis un bon bout de temps à présent, des vérités huées par le politiquement correct à l’époque et qui de nos jours sont d’actualités.

      Moi j’ai choisis....

  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 17:49

    @ Actias.

    Avez-vous bien lu ce texte et les documents qui figurent en annexe ?

    @Juluch
    Vous écrivez : « Alors autant essayer une formation qui sorte des sentiers battus du conformisme, du politiquement correct et du progressisme dont on ne veut plus. »
    Et si vous décidiez d’exercer votre propre choix, quitte à récuser les offres qui vous sont faites et dont vous voyez bien qu’elles ne correspondent pas à ce que vous attendez ?Nul besoin d’effectuer un choix par dépit dans le catalogue du Tour Operator ; pourquoi ne pas organiser en effet votre voyage vous-même, choisir votre itinéraire, vos hôtels, vos repas, vos sujets d’intérêt, plutôt que ceux qui vous sont imposés, et décider de visiter ainsi à votre rythme ce qui vous intéresse réellement ?

    Il n’est pas simple de transformer un programme électoral en action politique. Pour cela, il faut des années de réflexion en amont pour bâtir un projet de société qui ne se résume pas à des slogans et des catalogues de propositions. Plus aucun des partis actuels n’a cette capacité, chacun d’eux étant aujourd’hui déconnectés du travail intellectuel, parce qu’ils ne cherchent à mobiliser que dans une perspective de conquête électorale sur des programmes éculés. La victoire de 2017 appartiendra au candidat qui saura séduire les Français par l’alliance d’une vraie puissance de refondation intellectuelle et d’un courage politique à toute épreuve, avec la restauration d’un Etat fort, capable de proposer une feuille de route solide répondant aux aspirations de la nation et pour la mise en œuvre de laquelle il offrira des balises et des garanties solides. Rendez-vous en septembre pour plus de détails.
    Bien à vous, Renaud Bouchard


    • juluch juluch 3 mai 2013 19:13

      Par dépit ?


      Possible. Mais mon choix de vote pour le FN ne date pas d’hier.

      Ayant tâté du socialisme avec les 14 ans de Mitterrand, 12 ans chez Chirac, 5 ans avec Sarkozy et maintenant 1 an avec Hollande........je préfère donner ma chance à MLP et au FN qui n’ont jamais gouverné la France, alors que les autres l’ont mal fait pendant + de 30 ans.

      Merci pour votre réponse suite à mon Com....

  • HELIOS HELIOS 3 mai 2013 17:53

    Cher monsieur,
    j’ai bien lu votre texte, vos réponses et je suis allé consulter vos liens.

    En tant que professionnel « du projet », c’est a dire organisateur, je ne vois pour vous qu’une seule solution EFFICACE pour atteindre vos objectifs...
    L’avenir, sous le parapluie de l’UMP ou du PS, quel que soit le nom ou la forme qu’ils adopterons en 2017 n’est pas celui que vous souhaitez, tirez en les conséquences et regardez la realité !

    Cette realité, dans le contexte de la constitution actuelle et de son contexte europeen (politique et economique) vous demontre que pour arriver a etre en « short list » comme on dit pour un fournisseur soumis a un appel d’offre, c’est a dire arriver au second tour et etre eligible, demande eu moins 30 ans avec une progression constante et solide.

    Ni vous, ni Asselineau et encore moins Dupont Aignan ne peuvent esperer quoi que ce soit, et l’exemple de Melanchon devrait vous le faire egalement comprendre, lui qui a du mal a atteindre 11% avec un historique long (communiste) et une coalition de partis eux aussi anciens.

    Aujourd’hui, nous avons un choix très limité et les deux principaux partis « UMP-PS » l’ont compris et font tout pour que personne ne vienne leur contester la place.

    Alors, pour assurer l’avenir et atteindre les objectifs, il faut choisir le bon outil, même si celui ci est imparfait, même si il risque de vous pincer les doigts ou salir les mains, bref, il faut se faire un peu violence, on ne fait pas une omelette sans casser les œufs.

    Vous devez le savoir, il n’y a hélas qu’un seul espoir de changer et probablement de satisfaire a quelques uns de vos souhaits, c’est de se regrouper autour d’un parti ou d’un leader qui a déjà une certaine avance, qui a fait une partie du chemin vers le pouvoir.

    Cela demande aussi quelques reflexions, de realiser par soi-même la realité des reproches qu’on peut faire a un parti ou une philosophie, mais là, je vous le dis aussi, pour réussir, rien n’est simple et il faut toujours commencer avant de pouvoir améliorer le système, changer ce qui ne vous convient pas, aménager l’existant pour que cela soit satisfaisant.... et c’est en étant au sein des décideurs et des instances organisées qu’on peut le faire, jamais de l’extérieur..

    L’UMPS ne sera plus jamais améliorée, il ne reste qu’a améliorer notre avenir avec une autre option, celle d’un parti neuf, un leader neuf, bref si vous voulez changer quelque chose, il n’y a qu’une seule option, hélas, c’est le FN et Marine Le Pen.

    Vous voulez le changement ??? il n’y a qu’un choix, faites-le, sautez le pas en toute conscience et en toute connaissance, soutenez le FN, même si vous ne pouvez, ou voulez pas participer de l’intérieur. Plus vous le soutiendrez, plus on en parlera, plus le débat s’élargira et plus l’orientation de ce parti vous sera favorable et acceptable, si tant est qu’il ne le soit déjà... car tout ce qui est proposé peut etre amendé, par un consensus politique.

    Oui, je suis d’accord avec vous, il faut enfin virer ceux qui sont au pouvoir depuis 50 ans et qui aujourd’hui stérilisent notre pays. Je me fais violence, même en écrivant cette réponse, mais je suis réaliste. J’ai voulu vitrer Sarko, maintenant je veux virer Hollande mais ce n’est pas pour revoir Sarko !

    Et avant de vous quitter, pour cette réponse, bien sur, vous qui dites que le FN ne peut gouverner, rappelez vous que les cimetières et le monde sont remplis de gens irremplaçables, uniques, mais que rien ne change quand ils disparaissent.

    La prochaine fois, ne faite pas la bêtise d’offrir , sur un plateau, le pouvoir a l’UMPS... vous n’êtes pas obliger d’adhérer, continuez votre combat et défendez vos idées mais soutenez le FN, c’est la seule alternative.

    L’avenir n’est pas encore écrit et jusqu’au denier moment tout peu changer, mais moi, tout en restant critique, je sais que je ne voterai pas pour l’UMPS la prochaine fois, et j’applique ce que je vous dis, entre le PS, l’UMP et le FN, j’ai choisi, je soutiens ce dernier.


    • ykpaiha ykpaiha 3 mai 2013 18:55

      Le FN s’il veut gouverner, dans votre otique, doit quitter ses oripaux nombrilistes et se décider a parler a ceux qui revent encore de la France.
      Tant qu’ils resteront figé dans leur paradigme ils perdureront comme une arme de destruction et porteront le flan aux bonimenteurs, en s’ouvrant a des Asselineau ou d’autres ils deviendraient , je vous rejoint, une réelle alternative crédible et sage.

      En attendant oui ils sont bien les seuls a exister, meme si je ne les pense pas a meme d’évoluer dans le sens de la « sagesse ».


  • ykpaiha ykpaiha 3 mai 2013 18:39

    Je serais presque d accord avec vous lorque vous dites
    "une vraie puissance de refondation intellectuelle«  » restauration d’un Etat fort« 
    Mais car il y a un mais lorsque vous commencez par :
     »
    La victoire de 2017 appartiendra au candidat qui saura séduire les Français« 

    j’ai bien peur qu’a l »aune des précédentes nous ne soyons encore le jouet des éléments extérieurs, (Euro, amerlingues, banqiers, medias,voleurs usurpateurs, menteurs,...)
    Dans ces éléments intérieurs, il faut rajouter l’extreme fragilité du « systeme’ dont l’implosion ou la rigidité cadavérique, jouera alors de sa décompsition ne nous laissant alors qu’un sauve qui peux.

    Pas besoin d’etre un exegese en eschatologie, pour se rendre compte de l’état pitoyable du reflexe »democratique", voire de la valeur politique en nos contrées.

    Dans cette basse-cour ou se melent courtisants et prévaricateurs ; les choix que vous dépeignéz sont inatteignables car leur eaux sont trop souillées et dangereuses, c’est le vide, un grand vide rempli de m....e dans laquelle naviguent de droles de cosanguins .


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 19:12

    @ Helios.


    Cher Monsieur,

    Merci pour cette longue et intéressante contribution qui appelle, vous l’imaginez, quelques réponses...

    Que fait-on quand un opérateur économique, un soumissionnaire vous présente un cahier des charges ou un appel d’offres notoirement insuffisant ou mal conçu ? Y répondez-vous ? Probablement pas, car le professionnel que vous êtes n’imagine pas un seul instant être retenu pour travailler sur des paramètres qu’il sait être voués à l’échec.

    Nous sommes actuellement dans le même cas face à l’équation politique qui s’ouvre à nous.

    L’idée vous viendrait-elle de vous agréger - en admettant que cela soit possible - à un système ou une organisation , quels qu’ils soient , dont tout montre qu’ils sont verrouillés ? Probablement pas, surtout si vous avez toute latitude pour construire autre chose ?

    Tout cela prend du temps, remarquez-vous à juste titre. Les nains aussi ont commencé petit. Pourtant il arrive parfois que le temps et les circonstances accélèrent les évènements d’une manière inattendue. Permettez-moi à ce sujet une anecdote intéressante : à Itzhak Rabin à qui il faisait observer le 13 mai 1948, dans les circonstances particulièrement difficiles de l’époque avec la menace imminente de laguerre face à la coalition de ses voisins, que la création de l’Etat d’Israël serait difficile, le futur président Ben Gouion lui répondit ceci : « Cela fait 2000 ans que l’on nous dit »L’année prochaine à Jérusalem« . je propose donc de donner un coup de pouce à l’Histoire ; » L’indépendance de l’Etat d’Israël fut prononcée le lendemain.

    Certes, nous n’en sommes pas là, mais nous n’en sommes pas non plus au point où vous m’inviteriez en quelque sorte à me faire violence de la manière que vous décrivez (je vous cite) en « sautant le pas » et en rejoignant le FN :«  Alors, pour assurer l’avenir et atteindre les objectifs, il faut choisir le bon outil, même si celui ci est imparfait, même si il risque de vous pincer les doigts ou salir les mains, bref, il faut se faire un peu violence, on ne fait pas une omelette sans casser les œufs. »

    Si l’on vend son âme au Diable, c’est que Dieu n’est pas acquéreur. On vend son âme au Diable, à Jésus on la donne. La conception que j’ai de la politique est qu’il n’y a rien à vendre, ni à acheter, et que toute compromission se paye au plus haut prix : celui de l’honneur bafoué. On ne transige pas avec sa conscience. C’est là une ligne de conduite qui ne m’a jamais préjudicié en quelque manière que ce soit.

    Vous écrivez : « Cela demande aussi quelques réflexions, de réaliser par soi-même la réalité des reproches qu’on peut faire a un parti ou une philosophie, mais là, je vous le dis aussi, pour réussir, rien n’est simple et il faut toujours commencer avant de pouvoir améliorer le système, changer ce qui ne vous convient pas, aménager l’existant pour que cela soit satisfaisant.... et c’est en étant au sein des décideurs et des instances organisées qu’on peut le faire, jamais de l’extérieur.. »

    Certes. Mais puisque je distingue en vous quelqu’un qui, tout comme moi, n’a jamais donné sa voix à l’UMPS, ne pourriez-vous pas imaginer un seul instant de rejoindre un...futur décideur ?

    Je respecte naturellement votre engagement, mais comme vous l’écrivez fort justement, « L’avenir n’est pas encore écrit et jusqu’au denier moment tout peu changer ». Effectivement. J’y travaille, pour, je vous cite, « améliorer notre avenir avec une autre option, celle d’un parti neuf, avec un leader neuf ». 

    Il se trouve que le FN, malgré son aggiornamento, relève d’un autre siècle. Le XXème. Le XXIè a déjà commencé. C’est le mien. 

    On ne regarde pas l’avenir dans un rétroviseur.

    Les véritables présidentielles auront lieu, normalement, en 2017. Prenons date, dès à présent, après ces élections législatives. Une nouvelle fenêtre électorale s’ouvrira, que nous ne devrons pas rater. Il faut sans plus tarder se décider à perdre la mauvaise habitude de ces choix fondés sur des grilles politiques obsolètes. Préparez-vous à choisir un candidat résolument en phase avec le XXIè siècle. Choisissez-vous un candidat neuf, qui pense moderne, et non plus l’éternel retour des dinosaures et momies politiques aux systèmes de pensée hors d’âge et dont la place est définitivement au musée. L’avenir immédiat n’est plus dans la préservation des espèces politiques en voie d’extinction animées d’une vision et d’une pratique républicaines qui ont fait leur temps. Du neuf, donc, avec moi. « Toute politique est autorisation de l’avenir » (Denis de Rougemont - L’Avenir est notre affaire). Plus que jamais. Alors, préparons-nous ! Préparez-vous !

    On ne résout pas un problème avec les méthodes qui l’ont créé et les gens qui ont persisté à les appliquer. On les change. 

    Changez. Rejoignez-moi.

    Bien à vous, Renaud Bouchard






















  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 19:27

    @ Ykpaiha


    Constat très juste. La solution s’impose d’elle-même : une purge, le nettoyage du chancre et une aseptisation complète. Les « affaires » qui se succèdent déblaient le terrain. Le boulevard est ouvert.
    Agissons.

    Bien à vous,

    Renaud Bouchard

  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 19:38

    @ Juluch

    « Cette Europe telle qu’elle est actuellement il faut la quitter. C’est se que propose le FN. »

    Cette Europe telle qu’elle est actuellement, il faut non pas la quitter (on n’abandonne pas le terrain, surtout avec un blindé comme le vôtre), mais la changer.

    Je fais partie de cette majorité de Français qui ont voté « oui » en 1992 à Maastricht et « non » en 2005 sur le traité « établissant une constitution pour l’Europe ». Pour le lecteur attentif (que je n’étais pas à l’époque), le traité de Maastricht portait dans ses gènes toutes les dérives actuelles, mais cette construction plus qu’imparfaite semblait alors être un point de départ. En 2005, il devenait urgent de porter un coup d’arrêt à un système en folie. Entre les deux, nous avons été les témoins d’une capacité certaine à changer la nature des problèmes : transférer une question qui devrait être du ressort des entreprises en problème d’État (la compétitivité), transformer ce qui aurait dû rester du ressort des États (la gestion des biens communs) en profits pour les entreprises, rater les intégrations successives des nouveaux entrants.

    Sans être constitutionaliste, un simple survol du patchwork institutionnel européen né des traités successifs permet de comprendre pourquoi celui-ci a un fonctionnement antidémocratique. Le conseil européen qui fixe les principes et les grandes orientations de la politique européenne est avant tout le résultat d’un grand marchandage entre chefs d’États et de gouvernements. Avant chaque conseil, il n’y a pas de mandat confié par les représentations nationales sur ce qui doit être négocié ou ce qui est acceptable. Dans cet espace sans contrôle, deux principes sont à l’œuvre, comme dans toutes les négociations : les rapports de force et les convictions personnelles. Pour ce dernier point, la préparation par des experts ne modère que très peu cette personnalisation puisque l’exécutif va choisir ces experts pour leur proximité de pensée avec la présidence ou le chef de gouvernement. Les rapports de force résultent quant à eux du poids qu’ont les grands pays dans le budget de la communauté et de quelques indicateurs macro-économiques.

    La Commission européenne est encore plus marquée par ce côté personnel puisqu’une fois le processus de nomination terminé, les commissaires européens ne rendent de comptes à personne[ii]. Ils orientent le travail des directions (pratiquement en faisant le tri dans les propositions de leurs administrations respectives) en fonction de leur vision de l’Europe et ils sont les garants de l’orthodoxie par rapport au cadre législatif et aux normes fixées par l’Europe. Comme l’essentiel des commissaires européens sont marqués par l’idéologie ordo-libérale, les propositions de loi ne peuvent refléter que leur croyance idéologique.

    En ce sens, le débat autour de personnalités controversées du Conseil européen ou de la Commission comme Angela Merkel, Olli Rehn ou Manuel Baroso ne sont pas totalement hors sujet. Par leurs actions fondées sur une croyance idéologique forte, elles influencent la politique européenne hors de tout contrôle démocratique.

    Deux instances codécident de l’adoption des lois. Le Conseil de l’Union européenne, de par sa composition (un ministre par pays avec un droit de vote pondéré suivant la population), reproduit à son échelle les tares du Conseil européen, dans un système qui vise à préserver au mieux les intérêts des États nations. Le parlement est la seule instance démocratique de cette construction complexe. Malgré quelques miettes concédées dans le dernier traité européen (la codécision), son pouvoir reste très limité. Les deux moments clés de son action restent le vote du budget et l’investiture donnée aux commissaires européens.

    Si les institutions sont marquées par ce fonctionnement personnalisé et la défense des intérêts des États, la production de l’Union européenne relève quant à elle de l’approche libérale anglo-saxonne. L’Union européenne n’a pas de politique, sinon en creux. Elle se contente de poser des normes et de définir un cadre. Elle fixe des normes de résultat comme les critères de convergences économiques qui sont un exemple parfait. La norme budgétaire, la norme d’inflation, tous ces objectifs à atteindre qui sont les mêmes pour tous illustrent avant tout cette vision ordo-libérale du monde. Ces normes existent à des niveaux moindres, parfois de manière positive (norme de pollution). La manière d’y parvenir reste pour l’essentiel de l’initiative des États (ou des acteurs économiques, censés s’y conformer). La Commission ne manquera pas d’élever la voix an cas de dérive. Elle ne s’attaque jamais aux racines du mal, en définissant un cadre fiscal commun et en luttant contre les paradis fiscaux par exemple. Exit donc les politiques fiscales, sociales, industrielles… Quant aux grands budgets européens que sont la PAC ou le Fonds de Développement Régional, ils sont pour l’essentiel un cadre redistributif résultant de l’arbitrage entre les États et servent de monnaie d’échange dans les négociations européennes.

    L’Union européenne fixe aussi un cadre juridique, essentiellement dans l’organisation des marchés ou des échanges, cadre lui aussi profondément marqué par l’empreinte libérale. La libre circulation des personnes et des capitaux (à laquelle les mesures chypriotes viennent de donner un coup d’arrêt) reflète des convictions fortes sur le bienfait du libre-échange. La concurrence entre les entreprises est supposée être l’outil de régulation par excellence, ignorant superbement que la concurrence n’est avant tout qu’une question de rapport de force où la fixation des prix n’obéit pas à la confrontation nue de l’offre et de la demande. Le poids des lobbys dans la fixation de ce cadre ne fait qu’ajouter une couche d’opacité.

    De ce réquisitoire sur l’organisation et le travail de l’Europe devrait normalement découler un rejet sans appel. Pourtant, est-ce que c’est parce qu’un pays a été mal gouverné pendant fort longtemps que l’on remet en cause l’existence de ce pays ? Le grand aboutissement de l’Europe est cette longue période de paix de plus de 60 ans, ce n’est pas rien. Aux naïfs qui s’imagineraient que les sources de tensions se sont évaporées dans l’après-guerre et que la paix est définitivement acquise, il faut rappeler comment les Balkans se sont embrasés à la chute du rideau de fer. D’autres lieux de tensions potentiels existent en Europe : minorités nationales sur d’autres territoires (Hongrois en Slovaquie, Allemands en Hongrie et en Pologne, Slovaques en République tchèque, Macédoniens en Grèce, etc.), régions aux aspirations nationalistes (et égoïstes) comme la Flandre, l’Italie du Nord, le Pays basque, la Catalogne. Tous ces points de tension potentiels ne demandent qu’à se réveiller dans un contexte qui serait plus marqué par les nationalismes.

    Bien sûr l’Europe n’est pas un pays et elle n’a pas vocation à en être un, mais elle est un espace géographique pertinent sur le plan économique, pour la gestion des biens communs et même sur le plan politique. Les derniers billets de ce blog, celui de Paul Jorion et celui de Pierre Sarton du Jonchay montrent à quel point l’Europe est malade, virtuellement en faillite pour la zone euro, mais ils montrent aussi comment la solution ne peut venir que de l’Europe elle-même, à la nuance près que cette solution se ferait contre la volonté des peuples selon Paul Jorion.

    A-t-on vraiment tout tenté en ce domaine ?

    Je voudrais ici revenir sur l’introduction de ce billet. Le clan des mécontents est immense, mais disparate : en Allemagne, aux Pays-Bas, en Finlande, ceux qui rejettent l’Europe au nom d’une solidarité qui coûte cher tiennent le devant de la scène. En Italie, en France, en Espagne, au Portugal c’est le rejet des politiques de rigueur sous des bannières diverses qui vont fédérer ceux qui prendront la peine d’aller voter. Quant à ceux qui soutiennent l’Europe, ce sont pour l’essentiel les partis de pouvoir implantés dans chaque pays et convertis à des formes plus ou moins light de libéralisme. Ils ne peuvent que soutenir les actions en cours sans avoir aucun bilan – sinon catastrophique – à présenter. Ce déséquilibre des forces va marquer le scrutin européen de 2014, mais aussi influencer les scrutins nationaux qui vont suivre.

    Cette perspective électorale est doublement catastrophique. Sur le plan de la politique intérieure, pour chacun des États concernés, elle va donner une grande visibilité à tout un éventail de partis qui n’ont ni solutions, ni programmes, sinon le retour aux États-nations et la mise au pilori des boucs émissaires. Sur le plan européen, elle va renforcer dans le parlement cette tendance à défendre les intérêts nationaux, mal endémique de l’Union européenne qui ne peut que conduire à encore plus de compromis boiteux et plus de blocages. Autrement dit, ces élections européennes pourraient bien être les dernières dans un certain nombre de pays, et le prélude à des élections nationales conduisant au pouvoir des majorités au mieux nationalo-populistes, et au pire une extrême-droite pure et dure.

    Tous ces calamiteux plans de sortie de crise imposés aux États ne peuvent être changés que si une impulsion est donnée au niveau de l’Europe. Comme je l’ai dit dans un précédent billet, « définir un programme européen et montrer en quoi il répond aux problématiques nationales me semble à tout le moins plus réaliste que la lutte pied à pied pour défendre des positions nationales dans un contexte de compromis et de rapport de force peu favorable ». C’est aussi une position beaucoup plus réaliste que de se placer dans le cadre d’un programme politique national proposant une politique de moyens (de la compétence des États) sans avoir de maîtrise sur le cadre et les objectifs (du ressort de l’UE).

    Si nous croyons réellement au caractère opératoire des idées émises dans ce blog et dans d’autres médias diffusant une pensée alternative, n’est-il pas temps de rassembler ces propositions dans un programme ? Bien sûr, les positions des uns et des autres ne sont pas identiques, mais il me semble qu’il y a aujourd’hui suffisamment de points de consensus sur une série de réformes : refonte de l’architecture financière de la zone euro, définition d’un cadre qui ne se limite pas à des règles du jeu, mais qui porte aussi une vraie politique comme l’harmonisation fiscale et sociale, mise en place d’une politique de gestion des biens communs.

    L’hypothétique percée d’un nouveau parti paneuropéen ne suffirait pourtant pas. La destitution de la Commission actuelle par un vote de censure est possible et souhaitable, ce serait la première étape d’un coup d’État institutionnel. Mais le mal est plus profond. La concentration du pouvoir dans quelques instances qui n’ont de comptes à rendre qu’à elles-mêmes et la personnalisation des décisions en fonction des convictions de chacun dans les plus hautes instances dirigeantes de l’Union européenne ont un effet pervers. Elles déresponsabilisent à la fois le reste des institutions européennes et les instances nationales qui ne sont pas en phase avec le cadre et la norme fixée par l’Union européenne. Comment mettre en œuvre une politique (des moyens) quand ni la norme, ni le cadre fixé ne vous conviennent[iii] ? Finalement, l’importance prise par les débats sociétaux est peut-être aussi le signe d’un mal plus profond : il n’y a plus que cela dont on peut discuter dans les instances nationales.

    Recomposer un vrai discours sur l’Europe reste donc un enjeu majeur, mais le limiter à un débatcroissance versus austérité est bien trop réducteur. La construction d’un programme politique européen telle qu’évoquée dans ce texte n’est pas non plus suffisante. C’est un coup d’État institutionnel qui est nécessaire en Europe. Il faut imaginer comment construire une nouvelle forme de démocratie dans ce qui restera un patchwork de langues et de cultures, en se demandant quel peut être l’apport de ces outils qui ignorent déjà les frontières que sont Internet et les réseaux sociaux. L’Union européenne ne peut fonctionner sans une réforme institutionnelle et sans un mandat clair donné à son pouvoir législatif et exécutif sur les objectifs et les moyens.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 19:40

    @ Juluch


    Source du texte précité sur l’Europe : Michel Leis (précité) L"Europe et le citoyen - 2 mai 2013

    Bien à vous,

    Renaud Bouchard

  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 19:41

    Notes et renvois :

    [i] Soyons justes, les Islandais évoluent depuis longtemps entre conservatisme et libéralisme, ces trente dernières années, le Parti du Progrès (libéral) et le Parti de l’Indépendance (conservateur) ont toujours été au pouvoir sauf ces quatre dernières années.

    [ii] Le contrôle du Parlement européen n’implique pas de rendre des comptes au sens strict du terme, il n’y a pas de mandat donné sur le contenu de leur action, et donc pas de référence pour rendre des comptes.

    [iii] En termes plus brutaux, le pays qui a le dessus dans les négociations européennes impose la politique qui lui convient


  • soi même 3 mai 2013 20:06

    Arrêtons et démystifions ses fronts, ce n’est que des supplétifs qui légitime le système par leurs oppositions que l’on diabolise à souhait pour imposé à tous qu’il y a d’autre choix que le système.

    Ce qui connaisse les Jésuite savez très bien ce que veux dires maniée les paradoxes.
    Il y a que les naïfs pour tomber dans le panneaux, et je crains que vous en faite partir !


  • soi même 3 mai 2013 20:08

    imposé à tous qu’il n’y a pas d’autre choix que le système.


  • leypanou 3 mai 2013 22:02

    Citer abondamment F Lordon ou même A Gresh pour un auteur de cet article a fait plus que m’étonner, et je suis presque certain que F Lordon lui-même ne partage en rien la position que vous assumez dans cet article.

    Sur l’analyse même de Lordon sur la question FN, je n’ai rien à dire : il fait partie de mes lectures préférées.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 mai 2013 23:08

    @ Leypanou

    Critiquer l’attitude du SM m’interdirait-il de citer F. Lordon et A. Gresh ?

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