jeudi 18 août - par hommelibre

Utile, clair et élégant : « Arèté-vou pour les écolyés-ères »

En Suisse le canton de Vaud est à son tour contaminé par l’écriture dite inklusive. Raaahhh... C’est une tache. N’y cherchez pas d’intelligence ou de fluidité de l’expression, le PolitBüro l’a décidé et c’est tout. Les élus craignant d’être traités de machinphobe suivent sans se poser de questions.

J’ai trouvé sur Facebouc cette photo prise dans un village vaudois (clic pour agrandir). Elle représente une banderole avec ce texte : « Arrêtez-vous pour les écolier·es. »

Plusieurs choses ici choquent et offensent les esprits rationnels. D’abord il n’y a pas de S à écolier. Mais si me dira-t-on, il est à la toute fin. 

Non. À la fin il y a bien un S mais sans séparation d’avec le E féminisant de ES. Le S final ne concerne donc que ce E. C’est le principe. Pour qu’il concerne les deux genres il devrait être séparé de ce E (par un point, un point médian, un tiret, une barre transversale, ou des parenthèses). Ici et selon la formule présentée il y a UN écolier et DES écolières. Un seul écolier ? Cela m’étonnerait. Mais pour que l’on comprenne écoliers au pluriel, il aurait fallu écrire : « Arrêtez-vous pour les écolier·e·s. »

Des gens sérieux ont validé cette barbarie langagière. Aussi sérieux que le Monsieur Cramoisi du Petit Prince. Ils s’acharnent à ne pas comprendre qu’en disant les écoliers on entend également les écolières. Alors allons plus loin dans l’absurde, car la formule de cette banderole n’est pas aboutie.

Par exemple il manque l’accent grave sur le second E d’écolière. Trop compliqué, évidemment : les écolier-è-re-s. Ou même pire : si l’on considère que le R appartient aux deux genres, il ne doit pas être répété. Donc la formule réglementaire devrait être : les écolie·è·r·e·s. 

Pire encore, en ajoutant le X on obtient : les écolie-è-x-r-e-s. Ou écolie·è·r·x·e·s, c’est selon l’envie de chacun.

De moins en moins compréhensible ? Normal, l’écriture dite inklusive a pour premier objectif de semer la confusion intellectuelle dans les chaumières. Ici par exemple, le temps que l’automobiliste arrive à lire et à déchiffrer le slogan, le temps que son cerveau rétablisse un sens clair, il aura écrasé deux écolie-è-x-r-e-s trop occupées à ajuster leur crop top pour faire attention aux autos.

Enfin, pourquoi ce L sur la banderole ? Ne s’adresserait-on qu’aux automobilistes élèves-conducteurs, laissant entendre implicitement que les autres n’ont pas besoin de s’arrêter ? Ou est-ce uniquement pour attirer l’attention par un élément dont la cohérence avec l’ensemble n’est pertinente ni visuellement ni en tant qu’information, et qui ralentit encore la compréhension du message ?

Il semble que cela soit voulu car l’espace occupé par ce L blanc sur bleu est plus large que les autres espaces, sans pour autant empiéter sur les lettres voisines.

À quoi servent les impôts…

Mon titre de ce billet propose, pour le fun, une simplification plus globale, phonétique et subjective, de l’orthographe. Amazing, isn’t it ?

De toutes les manières, même sans pousser jusqu’à l'absurde, le féminin reste derrière le masculin avec cette sainte écriture dite inklusive. Il n’y a pas de solution à la fois utile, claire et élégante à cela.

Estan locos. No pasaràn.

inclusive,écriture



22 réactions


  • Gégène Gégène 18 août 11:15

    quand c’était présenté avec humour, on percutait bien mieux !

    https://www.youtube.com/watch?v=vubR0zz51V8


  • samy Levrai samy Levrai 18 août 11:17

    Ca tient lieu de sable pour les autruches modernes qui oublient toujours que de la sorte, la croupe est offerte.


  • Clark Kent Philippulus 18 août 11:50

    Ils ont toujours un temps de retard, les Suisses. Ils en sont encore à la phase binaire. Pour un pays « neutre », c’est pas très fort, alors qu’on en est à la phase « non genré ». Différencier « écoliers » et « écolières », que ce soit en écriture inclusive ou exclusive est une forme de biphobie caractéristique de la cisnormativité et de la intersectionnalité des discriminations génératrices de dysphorie qui se traduit par une invalidation de l’identité d’une personne.


    • Clark Kent Philippulus 18 août 11:57

      @Philippulus

      La seule solution est la périphrase, et dans ce cas précis : « Laissez passer les enfants qui vont à l’école ou en sortent. »

      « enfant » est un mot non genré. Adulte aussi, d’ailleurs.

      Ce que je n’ai pas suivi, c’est la question de 

      savoir si ça s’applique aux animaux, aux plantes et aux minéraux :

      • un(e) chat(te)
      • un(e) carot(te)
      • un(e) pier(re)

  • chantecler chantecler 18 août 12:24

    Votre exemple tient à la fois de l’écriture SMS et de l’inclusive .

    Bref le paradigme des idiots .

    Que je sache l’écriture SMS n’est pas enseignée à l’école .

    Ce qui ne l’empêche pas de tout supplanter .

    Quand je dis que les écrans emplissent tout l’espace « culturel » , communicationnel et que l’école ne peut s’opposer à des élèves qui ont un portable ouvert en permanence sur eux ... !

    « La fabrique des crétins » est largement le fait de nos sociétés et non l’exclusive de l’école fréquentée par beaucoup de branleurs et utilisée comme garderie ouvrant droits par certains parents ....

    Je répète qu’on accuse pas en permanence les auto écoles de fabriquer des chauffards qui tuent à l’occasion en faisant n’importe quoi .


  • sirocco sirocco 18 août 14:54

    Le L blanc sur fond bleu ne corrigerait-il pas « LL » dans le texte original ?...


  • charlyposte charlyposte 18 août 16:56

    Soyons clairs.... il était elle et elle était lui : fin de citation smiley


  • sylvain sylvain 18 août 22:05

    L’écriture inclusive ne ressemble a rien, mais on peut comprendre que la règle « le masculin l’emporte » puisse faire un peu grincer des dents non ??


  • SilentArrow 19 août 14:18

    Comment les populations occidentales peuvent se laisser ainsi manipuler par quelques limaces LGBTQQQ ? Qui finance ces vermines ?


  • ETTORE ETTORE 19 août 20:11

    Pourquoi pas la même BANDE-rolle, à la sortie de l’El-y-sé-e- ?


  • Jean Keim Jean Keim 20 août 07:48

    Parfois je me dis que les consciences doivent changer, et ben c’est en cours, les neurones sont remplacés progressivement par du gloubi-boulga.


  • GoldoBlack 22 août 19:52

    Article idiot de phallocrate imbécile qui a peur de perdre ses couilles tellement il n’est pas sûr de sa propre identité sexuelle...


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