samedi 1er mai 2010 - par Rodolphe

Vaste collusion pour grande régression

La Grèce pour les naïfs

J’écrivais cela le 15 février dernier dans l’article Grèce : comment l’esprit de Périclès périclita

"Si le cas de la Grèce est emblématique, il n’en demeure pas moins périphérique. Ce qui menace n’est pas tant la cessation de paiement de la seule Grèce, ni l’effet domino, la Grèce ne représentant que 2.5% du PIB de la zone euro. On entend aussi parler du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, on susurre parfois aussi la France. Mais, la réalité est toute autre, tous ces pays ne sont que des paravents : les dangers les plus importants menacent la Grande Bretagne et surtout les États-Unis dont les dettes publiques et les déficits sont abyssaux."

Un fil d’Ariane dans un labyrinthe pourtant cousu de fil blanc

Nous sommes aujourd’hui fin avril à la moitié du chemin. L’effet domino, tant prévisible a bel et bien débuté et nous savons bien que ce type de dynamique, une fois enclenché, est quasi impossible à stopper. Or, dans cette intervalle de 45 jours qu’ont entrepris les gouvernements européens pour colmater la brèche et éviter la contagion ? Rien, strictement rien. Il ne fallait pas être devin pour anticiper ce mécanisme, la preuve je l’avais évoqué ! Au moment où j’écrivais l’article je notais que la Grèce empruntait à 6% sur 10 ans. Aujourd’hui c’est plus de 11%
Tout un chacun sait aussi, que les prophéties auto-réalisatrices ne sont pas rares en matière économique surtout lorsqu’on aborde le monde financier qui joue constamment à se faire peur.

Ulysse pris entre Charybde et Scylla

L’autre aspect de mon texte visait à montrer combien les politiques étaient à la merci des "investisseurs" et par là combien les populations étaient dépossédées de leur souveraineté. L’attitude des gouvernements européens depuis lors n’a cessé, hélas, de confirmer cette analyse. L’inaction en matière d’aide concrète combinée aux injonctions délirantes faites à la Grèce ( on est allé jusqu’à demander aux Hellènes d’amputer les salaires privés, ou encore de geler le recrutement dans le public !) nous amènent à envisager non une soumission des pouvoirs politiques aux marchés financiers mais à une collusion entre eux. Même avec la meilleure volonté du monde et , sans rien céder aux chants de sirènes des thèses conspirationnistes, tout concourt à avancer la connivence, l’entente tacite entre ces deux groupes.

Ulysse prêt pour un grand voyage européen

Dans cette perspective, le cas de la Grèce va être érigé en paradigme par les gouvernants (politiques). Sur l’air bien connu de "Nous avons été cigale dispendieuse nous devons redevenir fourmi laborieuse." annoté du couplet sur "Regardez les réformes courageuses entreprises par nos voisins européens" la grande régression sociale européenne pourra commencer à prendre forme. Car pour les marchés financiers, l’unique moyen pour l’Europe de sortir de l’ornière (et par là de redevenir bien juteuse) réside dans la baisse globale du niveau de vie européen. Ce que l’on pourrait résumer par "En vivant moins bien, on est contraint de travailler davantage."

Le social et la démocratie en rade

Cerise sur le gâteau : au passage on achève la sociale-démocratie. Les mesures les plus régressives en matière sociale à l’heure actuelle sont prises par les quelques rares socio-démocrates au pouvoir en Europe : Grèce, Portugal, Espagne, Royaume Uni ont reculé l’âge de la retraite, diminué certains minimas sociaux, amputé le salaire des fonctionnaires, augmenté leur TVA, et j’en passe. Le discrédit de la gauche (la sociale démocratie qui jusqu’à présent est la seule qui soit parvenue aux affaires en Europe )est ainsi total et irréversible. Elle ouvre le champ à une radicalisation politique.

L’aveu

Raffarin déclarait il y a peu : "“Dans une politique nationale, vous avez deux juges. Vous avez le peuple, mais aussi l’opinion publique internationale qui regarde si votre politique est crédible ou pas. Qu’est ce qui se passe en Grèce ? L’opinion publique mondiale a fait en sorte que la politique Grecque n’était pas crédible (lapsus ?) Elle n’a pas cru à cette politique et aujourd’hui la Grèce, très endettée, à des taux d’intérêt de 8%." Qu’entend Jean-Pierre par opinion publique internationale ? Il entend par là caste mondialisée de requins de la finance socialement reproductible et pleine aux as qui impose ses vues et spécule partout et sur tout. Ce que notre ex premier ministre nous a dit c’est qu’il fallait bien comprendre que la souveraineté populaire n’existe plus et que les politiques ne sont que les relais communicants auprès des gueux des autorités financières.

Opération reconquête

Pour effacer leurs pertes sur le marché actions, les marchés ont joué sur les matières premières (2007), les produits agricoles (2008), l’or (2009) sur les obligations d’Etat (2010). Cette année, ils parient que vous ne serez pas capables de payer la dette de votre pays et dans le même temps les gouvernants vous expliquent qu’il va falloir la payer. C’est aux populations (qui d’autre ?) de réagir en œuvrant collectivement en faveur d’une interdiction de spéculer sur les marchés obligataires d’Etat. Il est proprement délirant que ce soient des agences de notation privées ( 3 en tout et toutes anglo saxonnes d’ailleurs) qui soient seules en mesure d’évaluer ce qu’un pays est capable de supporter comme dette ! Il faut des agences transnationales de notation, c’est la moindre des choses.

Ensuite il faudra envisager la "démondialisation" pour retrouver un semblant d’équilibre. Un peu de patience, on y viendra.
 


15 réactions


  • Philou017 Philou017 1er mai 2010 10:07

    Petits extraits du bêtisier référendaire d’Etienne Chouard sur Maastricht et le TCE. A lire en totalité sans modération :

    « Maastricht apporte aux dernières années de ce siècle une touche d’humanisme et de Lumière qui contraste singulièrement avec les épreuves cruelles du passé. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le

    Monde, 6.5.92)

    « Au-delà des considérations techniques, la création d’une monnaie unique en Europe a une signification plus profonde. C’est la naissance d’un langage commun. » (Jean Boissonnat, L’Expansion,

    3.9.92)

    « Je crois que l’Europe est la plus belle nouvelle dans l’histoire de l’humanité depuis cinquante ans. » (Harlem Désir, Le Monde, 21.10.04)

    « [Comme le 20 septembre 1792], le 20 septembre 1992 il y aura d’un côté l’Europe du mouvement, celle des Lumières, celle de l’espérance incarnée par l’armée révolutionnaire porteuse d’universalité et de l’autre les forces du passé, contre-révolutionnaires, amalgame d’armadas conduites par des despotes en dentelle de l’Europe réactionnaire dont le seul moteur est le refus. » (Ségolène Royal à Strasbourg, 17.9.92)

    « Il faut ratifier ce texte car, pour la première fois, il dessine l’Europe que nous voulons : une Europe politique et sociale. » (Bertrand Delanoë

    et Dominique Strauss-Kahn, Le Monde, 3.7.04)

    « Oui, pour aller de l’avant dans les conquêtes sociales, il n’est d’autre avenir que la Constitution de l’Europe. » (Julien

    Dray, Assemblée nationale, 6.5.9 2)

    « Prétendre que ce projet constitutionnalise le libéralisme est un simple mensonge. » (Bernard Guetta, France Inter, 11.12.03)

    « Un “non” au référendum serait pour la France et l’Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l’arrivée de Hitler au pouvoir. » (Jacques Lesourne, Le Monde, 19.9.92)

    « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité  ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie  » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)

    « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. »(Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)

    « L’Europe, ce sera plus d’emplois, plus de protection sociale et moins d’exclusion. » (Martine Aubry à Béthune, 12.9.92)

    « Si vous voulez que la Bourse se reprenne, votez “oui” à Maastricht ! » (Michel Sapin, université d’été du PS à Avignon, 31. 8.92)

    « Pour pouvoir dîner à la table de l’Europe [monétaire], encore

    faut-il savoir se tenir à cette table et ne pas manger avec ses doigts. […]Si la monnaie unique a un mérite, et un seul, c’est d’obliger les pays à se conduire correctement. » (Jean-Marc Sylvestre, France Inter, 18.9.92)

    « Ceux qui sont, au sein du Parti socialiste, contre le marché et contre la concurrence, il sont pour quoi  ? Ils sont pour quelque chose de plus dirigiste que la Chine communiste d’aujourd’hui  ? » (Alain Duhamel, RTL, 15.11.0 4)

    http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Betisier_Maastricht_TCE.htm

    La seule bêtise que n’en est pas une parait être celle d’Alain Madelin :

    « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4.9.9 2)


  • Philou017 Philou017 1er mai 2010 10:17

    Sinon, article lucide et pertinent.

    Sauf ici, où je vois une légere contradiction :
    "sans rien céder aux chants de sirènes des thèses conspirationnistes, tout concourt à avancer la connivence, l’entente tacite entre ces deux groupes.« 

    La »main invisible" du marché est-elle déconnectée de toute volonté agissante ?


    • FRIDA FRIDA 1er mai 2010 11:19

      Main invisible, coeur invisible, homme invisible, volonté agissante, appelez-le comme vous le voulez, la réalité est bien visible et frappante, il faut se fermer les yeux et se boucher les oreilles pour ne rien voir et ne rien entendre.


    • Rodolphe 1er mai 2010 15:12

      Je ne crois pas au complot ourdi en secret dans je ne sais quel chalet suisse.A mon avis, la main invisible réagit plus qu’elle n’agit. Son action n’est pas à proprement parler préméditée. C’est un mécanisme qui s’enclenche face à une situation donnée : pour se renflouer à l’heure actuelle, c’est la dette des Etats qui est la plus attractive.
      La régression sociale qui s’ensuit n’est pas a priori voulue par les marchés : s’ils peuvent continuer à s’engraisser sans toucher aux acquis sociaux pourquoi pas. Ces marchés financiers sont déconnectés de l’économie réelle. Les entreprises (et les patronats nationaux) en revanche savent qu’ils ne peuvent continuer à faire leur beurre qu’en rognant sur ces mêmes acquis sociaux.
      Pour résumer je vois 3 strates : tout en haut les marchés financiers (l’appât du gain les motivent, ils sont en capacité de spéculer sur tout et partout). Ensuite viennent les grandes entreprises (type cac 40 sans les valeurs financières), leur motivation est aussi l’appât du gain mais ils n’ont d’autres choix, pensent-ils, pour surmonter la crise de gagner sur les coûts de production, donc sur la masse salariale. Enfin, les gouvernants, courroie de transmission, ils n’ont pas de plan déterminé mais leur motivation essentielle reste de se maintenir au pouvoir. Avec l’aide des médias, ils mettent en scène, de façon plus ou moins apocalyptique la situation économique pour justifier l’austérité qu’ils ne peuvent plus différer. Ils écrivent ainsi le cinquième acte de la tragédie grecque : l’explosion sociale.


    • Philou017 Philou017 1er mai 2010 18:49

      "A mon avis, la main invisible réagit plus qu’elle n’agit. Son action n’est pas à proprement parler préméditée."
      Bien sur, il n’y a pas de réseau qui pousse vers telle ou telle évolution. Il n’y a pas d’accord entre des gens puissants pour faire avancer des intérêts qui vont dans le même sens. Il n’y a pas d’influence au niveau des gouvernements pour faire avancer ses pions.

      La mondialisation au service des multinationales est un accident de l’histoire.

      Pourtant, l’histoire montre que plus que pour des motifs politiques, c’est pour des raisons d’intérêts à un haut niveau qu’ont eu lieu les conjurations et les complots.
      Notre époque en serait dépourvue....
      Il vous reste une marche à franchir.


  • finael finael 1er mai 2010 12:34

    Loin de l’Europe de De Gaulle et d’Adenauer, « nous » avons construit l’Europe des financiers. Du Traité de Nice au Projet de Constitution en passant par le Traité de Maastrich ce sont des organes financiers cooptés, aux décisions prises dans le secret qui se sont ni plus ni moins qu’emparés du pouvoir sur les peuples et leur destinée.

    Qu’elle est loin la démocratie !

    Aujourd’hui les « institutions financières » dictent leurs lois.

    Politicien, et médias (que vous avez oublié) ne sont plus que les porte-parole de ces « zinzins », grassement payés pour répandre leurs théories.

    Que sont devenues les aspirations populaires, la démocratie « par le peuple et pour le peuple » ? Envolées, disparues dans le flot de propagande consumériste et financier.

    Et non seulement ce pouvoir financier règle nos vies, mais il écrase celles des habitants des régions « périphériques », ces autres dont l’exploitation sauvage permet notre asservissement.

    On lit souvent dans ces colonnes que « ça ne peut pas durer », on y parle volontiers de « révolution imminente ». Mais si l’on regarde en arrière, on s’aperçoit de l’immense capacité d’endurance et de résignation des peuples.

    Notre civilisation ressemble à un château de sable en train de sécher : un glissement ici, un effondrement là, il faudra peut-être des siècles pour qu’il en soit réduit à un tas informe dont on ne pourra plus déterminer l’aspect d’origine.

    Ou alors la « libération »  viendra relativement rapidement sous la forme d’un événement extérieur et imprévu : L’éruption du volcan Islandais, les tempêtes qui ont balayé l’Europe, la « grande panne » d’électricité de New York nous rappellent régulièrement à quel point nos sociétés sont devenues vulnérables.


  • Le chien qui danse 1er mai 2010 13:19

    Et comment ne pas sombrer de nouveau dans la violence, la Grèce le connaîtra rapidement, il y a déjà eu des émeutes l’an dernier, les forces de polices seront armées et fiancées par les financiers eux mêmes afin de garantir l’équilibre de l’esclavage qui se met en place de nouveau.
    Pas bien réjouissant tout ça, mais c’est que le terrain du sens est disponible alors une catégorie de gens l’investissent.
    Si le struggle for life n’apporte que misère et désolation, qu’en est-il d’une autre vision de l’existence ou de la vie des terriens, sommes nous prêts individuellement et collectivement à réviser nos positions que nous croyons bien souvent être les meilleures.

    Bon je sais c’est facile à dire, mais ne serait-ce pas un débat qui devrait s’ouvrir face aux echecs répétés.


    • finael finael 1er mai 2010 14:52

      Les sociétés modernes se sont très bien armées contre la violence de masse :

      - Par la surveillance étendue à un point sans équivalent historique et la « mise hors circuit » de tout « élément subversif », en particulier l’interdiction d’accès aux médias ou la déformation des mini-émeutes, comme celles de 2005 qui ont été présentées comme des violences communautaristes musulmanes malgré les conclusions contraires des R.G et de la police.

      - Par la « parcellisation » des révoltes et l’incitation à l’individualisme ou au corporatisme restreint.

      - Par le « parcage » des « éléments remuants » hors des villes dans des ghettos difficiles d’accès.

      - Par des moyens de répression démesurément enflés ces 30 dernières années, complétés par une judiciarisation des comportements « déviants ». Mais 68, même s’il fut le fait d’une jeunesse bourgeoise, ne serait plus possible aujourd’hui.


  • Fourmi Agile Evrard 1er mai 2010 14:45

    Excellent article.

    Les grecs ne sont pas la cause de la dette, ils ne vivent pas au dessus de leurs moyens. Ce sont les spéculateurs qui sont responsable du problème grec, qui font monter les taux des emprunts et des assurances Cds.

    * Le poids de la dette s’alourdit chaque jour à cause de la spéculation financière et des taux d’intérêt exorbitants exigés par les banques.

    * Pourquoi personne ne parle d’abord des dépenses militaires délirantes de ce pays, censées prévenir une attaque turque. Sans doute parce que les grecs sont les seuls à acheter les avions Rafales de Dassault…

    * Les dirigeants et leurs équipes d’économistes hyperqualifiés savent très bien ce qu’ils font. Leur technique est de faire le maximum de profit avec la situation. Tout ceci est calculé. 

    * C’est une guerre économique : les USA sont hyperendettés. Ils n’arriveront pas à financer leurs dettes si le dollar perd sa suprématie. Ils veulent se débarasser de l’euro pour reprendre leur place sur les marchés.

    * La Banque Centrale Européenne n’a pas le droit d’aider les Etats en difficulté, ce qui favorise la spéculation. Ainsi la France emprunte à la BCE à un taux de 2% et prête à la Grèce à un taux de 5%, ce qui nous fera une rentrée de 150 millions d’euros ! Tout ça sur le dos des grecs !

    Comment le peuple grec réagira aux mesures d’austérité extrêmement sévères qu’ils subiront ?


    • darius 1er mai 2010 17:29

      Jusqu’au debut de l’année le taux grec etait proche du taux allemand, les grecs se sont endettes tous seul en empruntant pour depenser, il n’y avait alors aucune speculation.
      Il n’y en a d’ailleurs pas tant que ca, les gens se rendent juste compte que si ils pretent aux grecs, ils ne retrouveront pas leurs argent alors ils ne le font pas, ou alors a des taux tres eleves(et encore, du bout des doigts).
      La vrai question ; preteriez vous votre argent a la grece, meme a 10% ? pas moi en tout cas car je pense qu’ils n’ont pas les moyens de me rembourser.

      Timeo danaos et dona ferentes

      L’etat francais prete a 5% mais ils ne revera probablement pas son argent donc quitte a perdre son capital il essaye d’avoir l’air genereux sur les interets (helas c’est l’argent de nos impots).
      On prete a la grece a 3 ans(d’apres ce que j’ai lu), ce qui veux dire que dans trois ans, outre leurs dette prededente a payer, il faut qu’il nous remboursent.
      Mal parti tout ca.


  • millesime 1er mai 2010 19:35

    LEAP 2020 a souligné dans son dernier bulletin le couple explosif de la seconde moitié 2010 que sont USA/UK ... !
    d’autre part, il existe un DVD du canadien Richard BROUILLETTE qu’il a débuté en 2002 par des interviews fort bien documentés dont celui de Michel Chossudovsky qui décrit le processus en cours en Grèce avec les interventions de FMI de la BANQUE MONDIALE etc...et le dépeçage des grandes sociétés grecques qui risquent d’être rachetées à vil prix par les grands groupes étrangers ( US surtout...)

    http://millesime.over-blog.com


  • finael finael 1er mai 2010 20:11

    Il faut bien comprendre que ce qui arrive à la Grèce n’est que le premier signe avant-coureur de ce qui nous attend tous.

    Dans ce système qui pompe inexorablement les richesses vers le haut les peuples tomberont les uns après les autres.

    - « Quand les grecs ont vu leurs salaires réduits, leurs impôts augmentés et la misère se répandre je me suis dit bof ! qu’est que donc que quelques grecs réduits à la misère ! »

    - "Quand les espagnols ont vu leurs salaires réduits, leurs impôts augmentés et la misère se répandre je me suis dit bof ! qu’est que donc que quelques espagnols réduits à la misère !« 

    - »Quand les portugais ont vu leurs salaires réduits, leurs impôts augmentés et la misère se répandre je me suis dit bof ! qu’est que donc que quelques portugais réduits à la misère !« 

    - »Aujourd’hui on me réduit mon salaire, mes impôts augmentent et j’en suis réduit à la misère, pourquoi personne ne s’en indigne ne se solidarise et vient à mon aide ?"


  • FRIDA FRIDA 1er mai 2010 23:34

    En guerre, il ne faut jamais lutter sur plusieurs fronts, même quand on est fort. Ils font tomber les obstacles à un à un, ça prend du temps mais c’est prudent et sûr.
    On commence pas lier les Etats, les endetter, on s’attaque au plus faible, et ainsi de suite. Les gouvernements ont fait pareil, les réformes (la casse sociale) se font par petits bouts, en apparence anodins, mais en les cumulants et avec le temps les gens se retrouvent démunis. De même pour les libertés publiques. Sous prétexte de securité, droit d’auteur, terrorisme etc, les gens se sont laissés dépouiller de leur responsabilité, c’est les médias qui vont maintenant les poltiques présidensiables et non le vote, il ne fait que confirmer le matraquage médiatique, à de rare exception.


  • millesime 2 mai 2010 10:39

    @darius
    tous les processus en cours, que ce soit en Grèce où en Europe où dans le monde, sont « organisés » .. ;l’oligarchie bancaire veut la suppression de l"Etat Nation, afin d’imposer au monde entier un nouvel ordre mondial..(N.O.M) et hélas nos dirigeants qu’ils soient français où européens vont dans ce sens car il y a des places à prendre où à conserver... !
    Ils ne veulent pas d’une réforme du système monétaire international , de la suppression des paradis fiscaux etc...ils veulent maintenir le système en place à tout prix.
    pourtant dans vingt ans il aura bien changé, j’en suis certain. les Etats reprendrons l’initiative de battre monnaie par exemple !
    http://millesime.over-blog.com


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