jeudi 11 juillet - par Sylvain Rakotoarison

Vincent Lambert au cœur de la civilisation humaine ?

« Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour. N’est-ce pas ainsi que cela se passe lorsqu’une maman se penche de manière élective vers celui de ses enfants qui souffre ou qui est plus fragile ? C’est le choix devant lequel nous nous trouvons. » (Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, le 20 mai 2019 à Paris).



Vincent Lambert est mort ce matin du jeudi 11 juillet 2019. L'écrivain Michel Houellebecq, choqué, a réagi assez vivement dans une tribune publiée au journal "Le Monde" du 11 juillet 2019 : « Ainsi, l'État français a réussi à faire ce à quoi s'acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert. J'avoue que lorsque la ministre "des solidarités et de la sainté" (j'aime bien, en l'occurrence, les solidarités) s'est pourvue en cassation, j'en suis resté sidéré. J'étais persuadé que le gouvernement, dans cette affaire, resterait neutre. Après tout, Emmanuel Macron avait déclaré, peu de temps auparavant, qu'il ne souhaitait surtout pas s'en mêler (...). Vincent Lambert (...) aurait dû savoir, mieux que tout autre, que l'hôpital public avait autre chose à fo*tre que de maintenir en vie des handicapés (aimablement requalifiés de "légumes"). L'hôpital public est sur-char-gé, s'il commence à y avoir trop de Vincent Lambert, ça va coûter un pognon de dingue (on se demande pourquoi d'ailleurs : une sonde pour l'eau, une autre pour les aliments, ça ne paraît pas mettre en œuvre une technologie considérable, ça peut même se faire à domicile, c'est ce qui se pratique le plus souvent, et c'est ce que demandaient, à cor et à cri, ses parents). Mais non, en l'occurrence, le CHU de Reims n'a pas relâché sa proie, ce qui peut surprendre. » ("Le Monde" du 11 juillet 2019).

Le mercredi 10 juillet 2019 dans la soirée, une veille a eu lieu à l’Église Saint-Sulpice de Paris, où plusieurs centaines de personnes furent en communion avec Vincent Lambert. Depuis le 2 juillet 2019, Vincent était en train de partir, privé d’alimentation et placé sous sédation profonde et continue. Un dernier recours a été rejeté le 3 juillet 2019 par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne pour suspendre la procédure qui va inéluctablement aboutir à la mort de Vincent Lambert. Le 2 juillet 2019, le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU a redemandé pour la troisième fois à la France d’arrêter cette procédure, mais la Cour de cassation a jugé que la France avait le "droit" de s’asseoir sur ses obligations juridiques internationales.

C’est pour ces raisons que, sans espoir, la mère de Vincent Lambert a renoncé à croire encore au miracle le 8 juillet 2019. Vincent Lambert vient de partir, sans que sa volonté n’ait été clairement exprimée puisqu’il n’a jamais rédigé aucune directive anticipée lorsqu’il en avait la possibilité, avant son accident.

Précisons bien les choses : cette "affaire" qui est d’abord la vie singulière d’un homme, dans sa spécificité unique, n’aurait jamais dû être publique. Elle l’a été pour une raison simple : la division profonde de sa famille, et plus particulièrement, de ses deux plus proches membres, l’épouse et la mère. Seule, la justice pouvait les départager.

Par cette médiatisation, Vincent Lambert a été dépossédé de sa propre vie en devenant une sorte de symbole, dans un sens ou dans un autre. Pourtant, il était fait de chair et il s’agissait de lui, lui seul, et personne d’autre. Il ne devait pas être l’objet de récupération parfois immonde, j’y reviendrai peut-être mais le moment n’est pas à la polémique, il est plutôt au recueillement, pour tous les proches, car quelles qu’aient été leur "combat", tous l’ont aimé et viennent de le perdre, et cette souffrance est d’autant plus terrible que les médias s’en mêlent et en font un sinistre feuilleton de téléréalité.

Beaucoup de personnes dans la situation de conscience altérée comme Vincent ont eu des réponses à leur état dans le secret de l’intimité privée, dans un sens ou dans un autre, d’ailleurs, mais dans un consensus à la fois familial et médical. Ce qui est choquant avec cette histoire de Vincent, c’est que l’État, à grand renfort de ses corps, le Conseil d’État, la Cour de cassation, a voulu trancher en faveur de l’irréversible alors que le doute aurait dû "profiter", par prudence, au maintien en vie.

Pourquoi ceux, des proches, qui, en toute sincérité, demandaient la fin de Vincent avec des arguments qu’ils supposaient d’évidence (du genre : ce serait du sadisme qu’il continue à vivre) n’ont-ils pas pu convaincre ses parents que c’était la meilleure solution au bout de tant d’années ? Si ce n’était que justement, il n’y avait aucune évidence.

Parce qu’il souffrirait ? Personne, ou plutôt, plus personne (pour être historiquement exact) n’est partisan de l’acharnement thérapeutique. Personne ne veut voir une personne souffrir, parce qu’elle souffrirait de toute façon inutilement, il n’y a aucune souffrance utile. Mais Vincent souffrait-il ? Les experts judiciaires ont déclaré en novembre 2018 qu’il n’y avait ni obstination déraisonnable, ni acharnement thérapeutique à être maintenu en vie. Et que sa situation ne demandait aucune urgence.

Il y avait un paradoxe à dire qu’il souffrait et à vouloir abréger sa vie parce qu’il n’aurait eu plus aucune conscience et que son cerveau aurait été détruit. Il n’était pourtant pas si détruit que cela. Il vivait seul, sans appareil respiratoire ni cardiaque. Il n’était branché par aucun tuyau, si ce n’était une sonde pour pouvoir se nourrir et s’hydrater, comme des dizaines de milliers de personnes dépendantes. S’il souffrait, c’était qu’il avait un niveau de conscience suffisant pour souffrir.

Personne ne voudrait évidemment vivre la vie de Vincent Lambert après son accident, parce que tout le monde veut être en bon état, en bonne santé, vivant pleinement par toute la force de la nature. Mais lorsque le malheur s’abat, certains veulent lutter, d’autres se résignent. Moralement, les uns et les autres n’ont ni raison ni tort, car c’est leur vie et uniquement leur vie. Mais comment pouvoir déterminer cette volonté de vivre ou de mourir chez quelqu’un qui n’est plus capable de l’exprimer ? Ajoutons aussi que personne ne voudrait être à la place d'un proche de Vincent Lambert, parce que c'est épuisant psychologiquement et physiquement.

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Cécile Edel, psychologue et mère de famille, présidente de l'association Choisir le Vie, a dénoncé cette culture de la mort qui commence à devenir envahissante : « La mort, et pire aujourd’hui, la mise à mort, sont ainsi légitimées comme sources de soulagement, de libération. Une admiration morbide pour les courageux qui la souhaitent et la provoquent s’installe peu à peu… (…) L’avenir d’une société, on ne le répétera jamais assez, est fondé sur le respect de la vie et sur l’expression commune d’une confiance fondamentale en l’avenir. Notre société va mal parce qu’elle affirme dans ses lois et ses actes que la mort vaut mieux que la Vie. (…) Notre société va mal parce que l’acte de tuer comme celui de "laisser mourir" sont désormais admis pour le service du Bien, parés des vertus de l’Amour et de la charité suprême. C’est le règne de la confusion, un totalitarisme dont nous ne soupçonnons pas encore le terrible pouvoir destructeur. (…) Quand oserons-nous, en effet, regarder la vérité en face ? Dans toute l’histoire de l’humanité, nous ne tuons jamais par amour, mais bien par égoïsme. Parce que l’autre ou l’image de l’autre nous dérangent. Elles nous renvoient à nos propres imperfections, à l’immaîtrisable, à cette souffrance que nous refusons, à cette mort que nous rejetons ! » (10 juillet 2019).

Les personnes en situation de très grande dépendance, en raison de leur handicap très lourd, posent toujours implicitement cette question : qu’est-ce que la vie ? La vie, on ne la crée pas, mais si on s’en prend à elle, on commence à transformer la société. Car très rapidement, on parlera dans la définition sociale de la vie de ce que la vie peut apporter. Si on répond : rien, alors, on parlera inévitablement de l’utilité d’une vie. Une vie est précieuse pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’elle produit. Combien de parents d’un enfant qui, à cause du handicap détecté avant la naissance, mais qui a finalement voulu naître avant toute décision, regretteraient s’ils avaient choisi de l’exclure de la vie, de leur vie ? Parce que l’amour entre les êtres peut prendre sa place même dans des situations très difficiles, par des chemins improbables et insoupçonnables.

Hors d’une ferme, un chat ne sert à rien, et pourtant, il y en a une dizaine de millions en France, pourquoi ? Même une plante ne sert à rien, la plupart du temps. Les personnes très âgées, les personnes malades, les personnes en situation de handicap… mais on pourrait élargir dans le domaine social, tous ceux qui ont besoin d’une assistance sociale (in fine, tout le monde, qui n’a pas bénéficié, un jour au moins dans son existence, d’une prestation sociale ?)… l’utilité de leur vie, de notre vie pourrait être pointée un jour du doigt, un jour où les impératifs budgétaires l’emporteraient définitivement sur l’impérieuse nécessité de respecter l’humain.

C’était la teneur du tweet du pape François du 10 juillet 2019 traduit en neuf langues : « Prions pour les malades abandonnés et qu’on laisse mourir. Une société est humaine si elle protège la vie, de son début jusqu’à sa fin naturelle, sans choisir qui est digne ou non de vivre. Que les médecins servent la vie, qu’ils ne la suppriment pas. ».

Vincent n’était pas un légume, mais il aurait eu moins le droit de vivre qu’une plante d’intérieur ? Cette procédure est choquante parce qu’il y a cette impression, j’insiste sur le mot "impression", que tout n’a pas été tenté pour favoriser l’amélioration de l’état de Vincent Lambert. Pourquoi était-il depuis plus de dix ans dans une unité de soins palliatifs dont il faut rappeler que la durée moyenne de séjour dans une unité de soins palliatifs est de seize jours ? Alors que plusieurs établissements spécialisés étaient prêts à accueillir Vincent pour lui apporter les soins adaptés à sa situation (il existe en France environ 140 unités spécialisées).

Je termine sur une réflexion essentielle de Christophe Foltzenlogel, expert juridique au ECLJ depuis 2012, publiée le 5 juillet 2019 sur le site de l'organisation. L'ECLJ est l'European Center for Law and Justice (Centre européen pour le droit et la justice), qui est une organisation internationale non gouvernementale créée en 1998 et dédiée à la promotion et la protection des droits de l'homme en Europe et dans le monde. Il est proposé une réponse à chacune des "dix affirmations courantes favorables à l'euthanasie de Vincent Lambert". Je ne propose ici que les affirmations évoquées et les réponses sont indiquées à ce lien.

1. "Sa mère n’a qu’à prendre son fils chez elle et s’en occuper elle-même !"
2. "Personne ne voudrait vivre comme ça, ce n’est pas une vie !"


3. "Il a dit qu’il ne voulait pas qu’on le maintienne dans un tel état, respectez sa volonté !"
4. "Il n’a plus conscience de lui-même, c’est un légume !"
5. "Non à l’acharnement thérapeutique !"
6. "Je suis contre l’euthanasie, mais là…"
7. "Sa mère est une catholique traditionaliste qui fait subir à son fils ses croyances, c’est ignoble !"
8. "Quels coûts pour la sécurité sociale !"
9. "L’ONU n’a rien voir dans cette affaire. Les exigences de ses comités n’ont aucune valeur en France."
10. "Toutes ces années de procédures, c’est de l’acharnement judiciaire en plus de l’acharnement médical !"

Selon Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, sur la base de la jurisprudence des comités, il est certain que la France sera condamnée par l’ONU dans ces conditions. Mais c'est déjà trop tard pour sauver Vincent. Christophe Foltzenlogel est intervenu le 3 juillet 2019 à Genève devant le Comité des droits de l’homme de l’ONU à qui il a notamment déclaré : « Rappelez en urgence à la France ses engagements internationaux. C’est tout le système international des droits de l’homme qui est ici fragilisé par la France au détriment d’un homme dont la vie est menacée de manière imminente. Si Vincent Lambert est tué, alors les portes de la mort seront grandes ouvertes pour toutes les personnes vulnérables et incapables d’exprimer leur volonté. ».

Mes plus émues pensées et condoléances vont à Vincent et à ceux qui l’ont aimé et qui ont vécu ce moment très douloureusement.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 juillet 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Vincent Lambert au cœur de la civilisation humaine ?
Communiqué de Mgr Michel Aupetit, archevêque de Paris, le 20 mai 2019 (texte intégral).
L'aller sans retour de Vincent Lambert.
Réponses à 10 affirmations courantes favorables à l'euthanasie de Vincent Lambert, par Christophe Foltzenlogel (ECLJ).
L’acharnement à laisser mourir Vincent Lambert.
Vincent Lambert, c’est nous tous !
Vincent Lambert n’est pas en fin de vie.
Vincent Lambert n’est pas encore sauvé…
François-Xavier Bellamy, la dignité et l’instrumentalisation de Vincent Lambert.
Vincent Lambert doit-il mourir ?
Déclaration de Mgr Éric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, sur Vincent Lambert le 13 mai 2019 (texte intégral).
Réflexion du Père Bruno Saintôt, directeur du département Éthique biomédical aux facultés jésuites de Paris, sur Vincent Lambert le 13 mai 2019 (texte intégral).
Déclaration de la Conférence des évêques de France sur la fin de vie le 22 mars 2018 (texte intégral).
Vincent Lambert, sa vulnérabilité et son droit à la vie bafoué.
Le destin tronqué de Vincent Lambert.
Vincent Lambert entre la vie et la mort.
La tragédie judiciaire et médicale de Vincent Lambert.
Le retour de la peine de mort prononcée par un tribunal français.

Le livre blanc des personnes en état de conscience altérée publié par l’UNAFTC en 2018 (à télécharger).
Vincent Lambert et la dignité de tout être humain, des plus vulnérables en particulier.
Réglementation sur la procédure collégiale (décret n°2016-1066 du 3 août 2016).
Le départ programmé d’Inès.
Alfie Evans, tragédie humaine.
Pétition : soutenez Vincent !
Vers une nouvelle dictature des médecins ?
Sédation létale pour l’inutile Conseil économique, social et environnemental.
Vincent Lambert et Inès : en route vers une société eugénique ?
Le congé de proche aidant.
Stephen Hawking et la dépendance.
Le plus dur est passé.
Le réveil de conscience est possible !
On n’emporte rien dans la tombe.
Le congé de proche aidant.
Les nouvelles directives anticipées depuis le 6 août 2016.
Un fauteuil pour Vincent !
Pour se rappeler l'histoire de Vincent.
Dépendances.
Sans autonomie.
La dignité et le handicap.
Alain Minc et le coût des soins des "très vieux".
Euthanasie ou sédation ?
François Hollande et la fin de vie.
Les embryons humains, matériau de recherche ?
Texte intégral de la loi n°2016-87 du 2 février 2016.
La loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016.
La leçon du procès Bonnemaison.
Les sondages sur la fin de vie.
Les expériences de l’étranger.
Indépendance professionnelle et morale.
Fausse solution.
Autre fausse solution.
La loi du 22 avril 2005.
Chaque vie humaine compte.



71 réactions


  • socrate&co 11 juillet 13:33

    En moins d’une semaine, la justice française a donné une étrange image de ce que l’on entend par le mot justice.

    Vincent Lambert
    On peut se lancer dans de grandes digressions philosophiques pour savoir si le corps est habité par une âme. On se souvient que l’Église a pendant des siècles nié aux femmes l’existence d’une âme. Dans le procès de Valladolid, la même Église penchait pour nier une âme aux Indiens.
    Il y a encore beaucoup d’autres exemples sordides dans l’Histoire.
    Mais si l’on fait appel au simple bon sens, on sait que pour tuer un être humain, la seule méthode est de tuer son corps. Peu importe l’état physique de ce corps, on ne tue ni son âme ni son degré de conscience.
    Vincent Lambert a été tué… et le plus horrible c’est la présence au rang des bourreaux de juges et de médecins. À ce train-là, on est bien mal à l’aise pour définir la frontière entre les corps qui sont autorisés à vivre (ceux qui sont en «  bonne santé  ») et ceux que l’on peut tuer (ceux qui ne répondent plus à ce critère de la «  bonne santé  »). Mais qui a le pouvoir de définir cet état de «  bonne santé  »  ?
    Tapie
    Pendant des années, des dizaines de magistrats et de policiers ont traqué Tapie et ses complices. Pendant des années, ils ont montré leur détermination à accomplir leur mission… Mais voilà, une seule personne : un autre magistrat a, en quelques lignes, nié leur travail et dans une décision, qui restera dans les annales, a déclaré que les preuves étaient insuffisantes. Donc, il faut comprendre que pendant des années des magistrats et des policiers n’ont pas été capables de s’apercevoir qu’ils n’avaient aucune preuve tangible contre Tapie et compagnie. Cela veut-il dire que tous ces magistrats et tous ces policiers étaient «  aveugles  » et que seule la dernière magistrate a été «  clairvoyante  »  ? La question reste posée…


    • Cyril22 11 juillet 16:15

      @socrate&co
      « On se souvient que l’Église a pendant des siècles nié aux femmes l’existence d’une âme »
      C’est totalement faux, absolument jamais l’église n’a nié que la femme ait une âme, du reste dès l’église primitive les femmes étaient admises au lieu de culte, ce qui n’était pas le cas dans le judaisme de l’époque.


    • Pere Plexe Pere Plexe 11 juillet 19:48

      @socrate&co
      « On peut se lancer dans de grandes digressions philosophiques pour savoir si le corps est habité par une âme.  »
      Pourquoi pas .
      Mais le cas qui nous intéresse impose seulement de définir ce que sont la vie et la mort.
      La médecine et la loi ont tranché cette question en reprenant ce qui fait consensus en la matière.
      On peut ne pas être d’accord mais il faut argumenter.
      Or à cette heure ceux qui sont opposés à ce choix ne font que condamner de manière ordurière.
      C’est pas de nature à faire avancer le débat .
      Mais ont ils vraiment envie de débattre ? La croyance supporte guère le questionnement et le doute.Et j’ai franchement l’impression qu’ils sont plus enclin à affirmer leurs dogmes qu’a (se) poser les bonnes questions. 

       


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 juillet 13:34

    Il y a toujours un choix de la fermer sur les choses intimes lorsque l’on est étranger à cette intimité. Point barre.


  • Raymond75 11 juillet 13:39

    Les directives anticipées sont une décision personnelle confiée à un tiers de confiance, qui doit être respectée par le corps médical (c’est la loi).


  • bernard29 bernard29 11 juillet 14:17

    Houellebecq s’attaque à l’Etat et aux ministres ?? Mais alors pourquoi ne s’attaque ’il pas à l’épouse, aux frères et sœurs de Vincent qui ont validé la procédure préconisée par trois équipes médicales. 

    D’ailleurs les parents qui portent plainte pour homicide volontaire contre le médecin, portent aussi sans doute plainte pour complicité contre leur belle fils et leurs enfants favorables à la procédure .

    Ces gens ont perdu toutes mesures, comme je crois l’auteur de cet article, parce que si on parle de vie ou de mort, d’humanité ou d’inhumanité de notre civilisation , on aimerait avoir autant d’articles sur les cadavres qui dérivent en méditerranée, sur les gens aux frontières dans toutes les régions du monde et autres malheurs du monde.… 


    • bernard29 bernard29 11 juillet 14:19

      @bernard29

      correction ; « contre leur belle fille ,bien sûr !! »


    • amiaplacidus amiaplacidus 12 juillet 12:17

      @bernard29

      Rappelons ici que, durant les 10 ans de l’agonie de Vincent, sa mère n’est venue le voir, en moyenne, que 1 à 2 fois par année.
      En revanche, son épouse, favorable à la cessation des soins, venait le voir plusieurs fois par semaine.


  • V_Parlier V_Parlier 11 juillet 14:41

    Ca fait au moins le troisième article de Mr Rakoto qui nous présente la maintien d’un corps à l’état de mort-vivant comme une action charitable et chrétienne, alors qu’il y a à peine quelques semaines il nous vantait la banalisation de l’avortement (et les louanges de l’une de ses premières promotrices). Faudrait peut-être savoir. Un peu de cohérence ne ferait pas de mal. Est-il possible de croire qu’une personne en état de mort cérébrale aura plus peur de la mort qu’un foetus de 4 mois découpé et aspiré par un broyeur ?


    • foufouille foufouille 11 juillet 14:55

      @V_Parlier

      il n’était pas en état de mort cérébral mais en EPR.


    • Gollum Gollum 11 juillet 15:37

      @V_Parlier

      Faudrait peut-être savoir. Un peu de cohérence ne ferait pas de mal.

      Pas faux. Et les souffrances du fœtus aspiré, si ça se trouve, sont pires que celles du dénommé Lambert dans ses derniers jours...


    • raymond 11 juillet 18:23

      @foufouille
      il n’était pas en état de mort cérébral mais en EPR.

      l’epr est aussi en état stationnaire....


    • foufouille foufouille 11 juillet 18:26

      @raymond

      ce n’est pas le même état car il avaitv des réactions.


  • tashrin 11 juillet 14:41

    Pourquoi ceux, des proches, qui, en toute sincérité, demandaient la fin de Vincent avec des arguments qu’ils supposaient d’évidence (du genre : ce serait du sadisme qu’il continue à vivre) n’ont-ils pas pu convaincre ses parents que c’était la meilleure solution au bout de tant d’années ?

    Peut être parce que dans l’impossibilité de faire le deuil de leur fils, ce que tout le monde peut comprendre ? Ou parce que manipulés par un lobbie extremiste (civitas) qui a honteusement profité de la détresse de ces parents pour bénéficier d’un espace de visibilité médiatique immense dans l’optique de soutenir leur cause (antiavortement, provie) ? ou un peu des deux...

    Dans tous les cas, il appartenait à son épouse et non à ses parents de se prononcer (il n’est plus mineur que je sache)

    Paix à son âme si tant est qu’il y en ait une

    Foutez lui la paix ainsi qu’à sa famille


    • foufouille foufouille 11 juillet 14:52

      @tashrin
      et le lobby pro euthanasie n’existe pas ?


    • tashrin 12 juillet 14:17

      @foufouille
      Ben... Ptetre que si mais là comme ça je vois pas trop
      Dans quel but ? il s’agit de qui ? vous avez un nom d’organisation, des ecrits quelconques ? ils ont publié des articles, tentent de manipuler l’opinion dans quelle direction et pour obtenir quoi ?
      L’euthanasie ca a quoi à voir avec les faits dont il est question ?


  • sls0 sls0 11 juillet 14:45

    Il était temps que cette affaire prenne fin.

    Sans une secte ultra religieuse il y a longtemps que ça serait fini.

    Quand il est temps de mourir, on meure.

    Beaucoup moins de compassion quand une simple spéculation sur les céréales fait des milliers de morts.


    • pemile pemile 11 juillet 14:55

      @sls0 « Quand il est temps de mourir, on meure. »

      Sauf que sur ce point là, Vincent Lambert apparait aussi plus que résistant à la soif et à la faim ! smiley


    • arthes arthes 11 juillet 15:00

      @sls0

      Cette affaire aurait aussi pu prendre fin avec un Lambert qui aurait été admis dans un centre adapté pour handicap lourd....Cela vous aurait il semblé incongru ?

      Quand il est temps de mourir, on meure.

      Certes, cela peut vous arriver, dans 5 mn, ou dans 1 mois , ou .....Le sort est tellement bouffon, n’est ce pas ?

      J’ai ...Trop d’amis qui ont le cancer, en phase pas glop, ils s’accrochent pourtant à la vie malgré leur souffrances et des traitements lourds, et ce ne sont pas des cathos intégristes (mouarf, rapporter tout à un concepts catho, pas vouloir dépasser cela, dans sa vision, qu’elle belle humanité) , et leurs proches s’accrochent aussi à ces espoirs , qui semblent vains, de vaincre le crabe, mais bon, à vous lire, il faudrait que eux aussi ils crèvent et que la compassion soit parcimonieuse : certaines méritent, d’autres non, ou bien certains méritent plus que les autres..


    • sls0 sls0 11 juillet 19:44

      @arthes
      Mon père et ma soeur sont morts du cancer, pas de leçon à recevoir.
      Il se sont battus aussi.
      Avant de mourrir ils n’étaient pas en état de vie artificielle.
      Vous faites de l’amalgame mais ça ne marche pas.
      J’étais présent lors de la mort de mon père. Ce n’était pas la première fois que je voyais quelqu’un mourir.
      Du haut de vos principes, combien de personnes avez vous accompagné lors de leur mort ?
      Une des raisons que je réside dans un pays en voie de développement est qu’il n’y a pas d’acharnements thérapeutiques ici. C’est une vie normale.


    • arthes arthes 12 juillet 00:33

      @sls0

      Du haut de vos principes, à quel moment décidez vous pour les autres qu il est l heure de mourir ?

      Et vous n avez pas répondu à ma première question.

      Donc ?


    • sls0 sls0 12 juillet 14:40

      @arthes
      Ma propre mort n’étant pas un problème, je ne vois pas pourquoi ou au nom de quoi je devrais m’occuper de la mort des autres.
      On nait, on vit, on meurt c’est tout.
      Une mort sereine, les gens qui ont fait du bien dans leur vie il est bon de rappeler tout le bien qu’il ont fait et ils meurent sereinement.
      Le sage sait mais ne parle pas, le vulgaire ne sait rien mais parle beaucoup, a un avis sur tout.
      Comme une pale imitation d’un sage je vous répond que je m’en fout, je n’ai pas d’avis.
      Si je peux aider ceux de mon entourage qui meurent c’est déjà pas mal, pour les autres je ne peux qu’espérer une mort sereine mais c’est leur problème.


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 11 juillet 14:55

    quand ses parents et Houellebecq vont découvrir qu’il voulait être incinéré, ils vont faire un infarctus !


  • In Bruges In Bruges 11 juillet 15:05

    M. Vincent Lambert est mort le 29 septembre 2008 contre un arbre d’une route départementale, près de Chalons-en-Champagne.

    Il n’y a que les imbéciles ou les gens de mauvaise foi (c’est le cas de le dire...) qui ne le comprennent pas, ou feignent de ne pas comprendre.

    Point barre.


    • Cyril22 11 juillet 16:24

      @In Bruges
      « Vincent Lambert est mort le 29 septembre 2008 contre un arbre d’une route départementale »
      Non, dans les premiers temps, il a été dans un état de conscience « faiblement relationnelle », il y a eu alors des tentatives de rééducation notamment orthophoniques. Le passage à un état purement réactif a été progressif, ou peut-être restait-il une conscience résiduelle non communicante.


  • Gollum Gollum 11 juillet 15:11

    Et pendant ce temps des animaux par milliards souffrent de façon atroce sur toute la planète et nos spécialistes en éthique s’en br...

    J’en ai définitivement marre de l’humanisme, posture de bonne conscience à bon compte..

    Définitivement écœuré...  smiley


    • Xenozoid 11 juillet 15:14

      @Gollum

      demande a foufouille il te dira comment c’est facile de tordre le cou d’un lapin,il te dira même que c’est très bien,


    • Gollum Gollum 11 juillet 15:30

      @Xenozoid

      Et il tue son cochon pour faire son saucisson aussi ? smiley

      Puisque j’ai appris qu’il faisait son saucisson lui-même..


    • foufouille foufouille 11 juillet 15:30

      @Xenozoid
      lui tordre le cou est sadique.


    • Xenozoid 11 juillet 15:31

      @Gollum

      il va nous le dire


    • foufouille foufouille 11 juillet 15:33

      @Gollum

      j’avais pas la place pour un cochon. c’est trop gros a tué sans électrochoc. un coup de merlin est toujours possible mais le raté aussi. il faudrait lui attaché la tête.


    • arthes arthes 11 juillet 15:44

      @Gollum

      Nos spécialistes télévisuels ne s’en branlent pas, grâce à la toile, puisque il appert qu’un scandale éclata il y a peu, avec les photos safaris de personnalités people, posant joyeusement , le pied sur la dépouille de pauvres tigres, lions, buffles, éléphants qu’ils venaient d’assassiner.
      La toile s’enflamma donc, et les auteurs de ces tueries mise ssur FB où twiter, ont été si copieusement insultés, jusqu’à être menacés de mort, que ça a fait un « buzz ».
      Des abrutis prennent leur défense ; Ohhh, les pauvres, en fait ils savaient pas ce qu’ils faisaient (en gros), ça ne mérite pas ce scandale.

      Et si, cela mérite.


  • Raymond75 11 juillet 15:20

    La capacité des Français à polémiquer en permanence sur les lois votées par le parlement et sur les décisions de justice est quasi illimitée.

    C’est pour cela que notre pays régresse année après année, dans tous les domaines. L’intérêt général disparait derrière l’intérêt particulier, l’individualisme triomphe, la pensée s’étiole.


  • Loatse Loatse 11 juillet 15:23

    Il en ressort que le sort d’un handicapé dont la place aurait dû se trouver dans un centre spécialisé qui accueille tant d’autres comme lui,  a débouché sur un combat très médiatisé entre ce que l’on nous a présenté comme d’un coté « le progressisme/humanisme » et de l’autre « l’obscurantisme », le dogme...

    Aujourd’hui nombreux sont ceux qui se réjouissent, certains de toute bonne foi, pensant qu’ainsi Vincent est delivré, d’autres et ils sont hélàs nombreux (à lire les commentaires ici et là) soulagés que celui ci ne soit plus à charge de la collectivité, allant jusqu’à réclamer aux parents le cout de ces 10 ans de soin...

    Enfin, ceux moins nombreux qui comme Houellebecq (qu’on ne peut je pense accuser de bigoterie), qui voient là comme un mauvais présage pour le devenir de notre société, la porte ouverte à des pratiques qu’il y a pas si longtemps de cela nous condamnions unanimement alors que des médecins outre rhin abrégeaient des jeunes vies par « compassion »...

    L’opinion publique a tranché... Un homme est mort après d’innombrables tentatives avortées...

    Puisse t’il connaitre enfin la paix


  • Taverne Taverne 11 juillet 16:05

    Vincent Lambert n’a pas été tué.

    Il ne faut pas confondre le corps et la personne. Le meurtre s’applique à une personne, pas à un simple corps. La personne de Vincent a été respectée par la Justice et la médecin qui ont tenu compte de la personne qu’il fut (de ce qu’il a pu exprimer ou témoigner de son vivant). C’est donc sa personne qui a été prise en considération pour la prise de décision. Il n’était plus une personne (sauf à l’état-civil et bien entendu dans le souvenir de ses proches) mais un corps. Le seul fait qu’une poitrine fonctionne et qu’un coeur bat ne permet pas de déduire que la personne est toujours là. C’était la vie d’un corps, plus la vie d’une personne.

    On tue une personne, mais on ne tue pas un corps.


    • foufouille foufouille 11 juillet 16:13

      @Taverne donc il ne bougeait jamais quoi que ce soit ? oui ou non ? si on te met dans un coma artificiel tu auras UN EEG plat donc ensuite on peut te tuer car tu es mort.


    • Xenozoid 11 juillet 16:17

      @foufouille

      10 ans


    • Xenozoid 11 juillet 16:19

      @foufouille

      terminus,final destination


    • Cyril22 11 juillet 16:33

      @Taverne
      « C’était la vie d’un corps, plus la vie d’une personne »
      A la condition qu’ait été établi avec absolue certitude qu’aucune activité cérébrale consciente ne restait, car il avait des cycles cérébraux (d’éveil et de sommeil), l’imagerie cérébrale peut déterminer les zones actives ou non, mais a-t-il été procédé à ces examens ?


    • raymond 11 juillet 18:27

      @Cyril22
      bien sûr cela a été fait et refait, aucun signe de conscience, oubliez pas que durant dix années il a surtout fait cobaye.


    • Cyril22 11 juillet 21:22

      @raymond
      ce n’est pas si évident que ça, tous les hôpitaux ne disposent pas du matériel d’imagerie de pointe. On ne peut parler de cobaye, il y a eu au début des essais de rééducation, mais ensuite le traitement se limitait à l’alimentation, l’hydratation, la toilette, et des massages, il n’y a pas été cobaye de quelque traitement ou médicament que ce soit, rien de tel n’a été évoqué.


    • @Taverne,

      Les animaux comme les hommes ont un corps remplissant des fonctions similaires (marche, digestion,...). La seule différence réside dans la cerveau. Avec le terme : vie, on peut dire tout et n’importe quoi. L’auteur a certainement cherché loin pour trouver un psychologue qui défende la vie à tout prix. J’ai lu de nombreux textes de psychanalystes qui disent exactement le contraire,...Mais bon ! le sujet restera scabreux,...


  • bernard29 bernard29 11 juillet 17:03

    « civilisation humaine ». vous nous faites rigoler !!

    Est-ce que ceci est digne de votre civilisation humaine ?? . « le coup du cocotier. »

    " Il était d’usage chez ces peuplades d’éliminer les vieilles personnes qui devenaient trop faibles pour grimper sur les cocotiers et réaliser la cueillette.

    En pratique, ces tribus faisaient monter les plus âgées d’entre eux au sommet d’un cocotier et commençaient à secouer l’arbre de manière très rigoureuse. Si le vieillard mourrait, cela équivalait à une bouche de moins à nourrir, sinon il continue d’apporter son du à la collectivité."


    C’est humain , n’est’il pas ?



  • Fergus Fergus 11 juillet 18:20

    Bonsoir !

    Avec l’affaire Lambert, on a eu droit : 1) à un acharnement médical au delà du bon sens ; 2) à un acharnement éditorial au delà du raisonnable de la part de l’auteur !!!


    • Cyril22 11 juillet 21:35

      @Fergus
      il n’y a pas eu d’acharnement médical, l’équipe médicale avait décidé depuis longtemps l’arrêt des soins, mais la justice a été saisie, et l’hôpital devait s’y soumettre. En outre, il s’agissait de soins basiques (nourriture, hydratation, toilette...), sans diagnostic vital -ni arrêt cérébral, signe de « mort clinique »-.
      On peut être en désaccord avec l’auteur, mais le sujet constitue bien un problème de société.
      Ce n’est pas la loi Léonetti Claeys en tant que telle qui est en cause, mais peut-être devrait-on rendre systématique les directives anticipées (avec la « carte verte »), et la désignation (modifiable) d’une personne de confiance.
      Par ailleurs, des critères de « perte d’activité cérébrale consciente » peuvent désormais être définis et vérifiées (IRMf etc.) et pourraient devenir le critère de « mort cérébrale » au bout de plusieurs mois d’état « non communicant » -mais avec des vérifications par plusieurs appareils et praticiens-


    • Fergus Fergus 11 juillet 22:43

      Bonsoir, Cyril22

      Vous avez raison : quand je parle d’« acharnement médical », ce ne sont en l’occurrence pas les médecins que je vise, mais ceux qui les ont contraint à poursuivre cette mascarade au delà du raisonnable.

      Pour le reste, il va évidemment falloir arriver à une clarification sans ambiguïté des procédures.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 11 juillet 22:55

      @Fergus

      Je préfère la fermer sur ce cas concret. Histoire intime . Après au delà on peut discuter . Mais c’est très difficile.


    • Aristide Aristide 12 juillet 08:26

      @Fergus

      ce ne sont en l’occurrence pas les médecins que je vise, mais ceux ...

      Une affaire d’une telle complexité, une famille déchirée, des décisions médicales contradictoires, ... et vous voilà à résumer l’affaire en deux lignes et pointer les responsables ...

      Vous avez une très haute idée de vous même pour oser ces propos aussi péremptoires.


    • Aristide Aristide 12 juillet 08:28

      @Aita Pea Pea

      Vous avez raison, la manière dont cette affaire est instrumentalisée par les deux camps antis et pros euthanasie est intolérable.


    • Fergus Fergus 12 juillet 09:00

      Bonjour, Aristide

      Je fais exactement comme vous : j’émets des opinions qui n’engagent que moi ! Je vous invite à cet égard à plus de modestie dans vos rapports aux autres intervenants.


    • Aristide Aristide 12 juillet 09:52

      @Fergus

      Je ne conteste pas que vous émettiez des opinions, je conteste le simple fait d’instrumentaliser cette déplorable affaire d’une grand complexité pour étayer votre position sur l’euthanasie. Et accessoirement de qualifier le corps médical de pratiques barbares et les accuser de torture.

      Sur la modestie, je ne suis pas sur d’être le premier de la liste ...


    • Fergus Fergus 12 juillet 10:33

      @ Aristide

      Ce n’est pas le corps médical que j’accuse de « pratique barbare », il est contraint par la loi à agir comme il le fait. C’est précisément cette loi que je dénonce pour son hypocrisie car elle oblige les médecins à faire en 8 ou 10 jours ce qui pourrait être fait en quelques minutes !


    • Aristide Aristide 12 juillet 10:57

      @Fergus

      La loi est la loi, et dans la quasi totalité des cas il n’y a aucun « problème », corps médical et famille sont en accord. Il existe des exceptions, cette affaire par exemple. Le CCNE a bien identifié ces cas exceptionnels et propose que la loi soit amendée pour essayer de les limiter encore et cela sans mettre en place ce que vous souhaitez : l’euthanasie et le suicide assisté, je crois.

      L’INED donne des élements objectifs, c’est là.

      Lisez ce document vous aurez la réalité des chiffres et aussi la description d’une réalité très loin de la caricature donnée ici et là par cette affaire instrumentalisée.


    • Fergus Fergus 12 juillet 18:00

      @ Aristide

      « dans la quasi totalité des cas il n’y a aucun « problème », corps médical et famille sont en accord »

      Sur quoi vous basez-vous pour affirmer cela ? Il semble au contraire— d’après les associations  qu’il y ait de nombreuses familles qui souffrent de savoir leur parent subir une mort lente !


    • foufouille foufouille 12 juillet 18:19

      @Fergus
      c’est juste pour ton admd euthanaziste qui voudrait tuer tout le monde.


    • Aristide Aristide 14 juillet 10:04

      @Fergus

      Vous avez lu le document de l’Ined ? Qui peut se satisfaire de la mort d’un proche ? Qui peut se satisfaire de la manière dont se passe la fin de vie ? 

      Allons, lisez, vous verrez que la fin de vie n’est pas ce que vous en voyez :

      « Une très faible fraction des décès (3,1 %, soit 148 cas sur 4 723) fait suite à un acte visant à mettre fin à la vie de la personne : décision de limitation ou d’arrêt des traitements (1,5 % des décès), intensification des traitements de la douleur (0,8 %), ou enfin administration de médicaments (0,8 %) (voir aussi l’encadré 3 sur l’euthanasie) ».

      Lisez vous verrez ... 


  • cathy cathy 11 juillet 18:33

    Ils ont fait une autopsie !!!

    Je pense que les parents devraient vérifier s’il lui reste des organes !


  • Pauline pas Bismutée 11 juillet 18:51

    Et maintenant, l’indignité finale , une autopsie parait-il ... quand va-t-on lui foutre la paix, a ce pauvre homme ...


    • Cyril22 11 juillet 21:38

      @Pauline pas Bismutée
      les parents ayant déclaré qu’ils déposeraient plainte pour meurtre, l’autopsie permet de vérifier préventivement qu’il n’y a pas eu empoisonnement intentionnel.


    • Pauline pas Bismutée 11 juillet 22:12

      @Cyril22

      Je comprends la « légalité » de l’ autopsie, mais sans hydratation la tension artérielle descend en vrille, les reins arrêtent de fonctionner, etc, etc, alors, franchement c’est en rajouter une couche, dire que, peut-être, il aurait souhaité partir « en paix » ...


  • Waspasien 11 juillet 23:37

    La valeur de la vie est inversement proportionnelle au nombre des vivants.

    J’ai bien l’impression que nous assistons ici au début d’un changement dans les conceptions de la société.

    Le cas de Vincent est un signe, la haine des vieux et des retraités qui volent l’argent des travailleurs en est un autre.

    Tout ceci est basé sur de l’émotion et du sentiment plutôt que de la raison et du pragmatisme.


  • Pornic 12 juillet 00:03

    Ce 11 juillet est marqué par l’affaire Vincent Lambert qui a été tué par l’Etat. Agnès Buzyn a donné son ordre aux médecins pour le tuer. Sa mort a été faite 9 jours après l’arrêt des traitements. Aujourd’hui 11 juillet nous avons également le pic de l’affaire De Rugy. Le 11 juillet aussi en Russie une centrale thermique qui a pris feu vers 11h (9h heures française). La centrale porte le numéro 27 (2+7 = 9). Le 27 juin, attentat de Brest sur un imam. Le chiffre 11 (peut être même le 11) a une connotation en lien avec la souffrance. Ce 11 juillet il devait y avoir un attentat visiblement mais celui-ci n’a peut être pas été préparé. Du coup en remplacement on a eu une succession d’événements le 11. Regardez bien l’actualité, il y a des toujours des évènements le 11 ou dans le pire des cas le 10, et les médias en parlent le 11. Toutes ces affaires sont programmées et le 11 est un chiffre qui comme le 9 et le 22 ont une symbolique dans la kabbale et la franc maçonnerie. L’attentat n’est que partie remise on n’échappera pas à un nouvel attentat bidon avant la fin de l’été...la réforme des retraites et celle du chômage vont être validées dans quelques jours donc il faudra bien un attentat pour que les Français ne voient rien venir

    PS : juste pour rigoler la mairie de Paris vient d’annoncer qu’elle va ouvrir 11 nouveaux espaces verts. Chiffre fétiche de la maçonnerie renseignez vous juste sur la valeur de ce chiffre dans la franc maçonnerie vous comprendrez mieux


    • @Pornic

      Rajoutons :https://www.lalibre.be/belgique/politique-belge/un-11-juillet-catastrophique-pour-les-nationalistes-flamands-5d278341f20d5a58a822c04f . Le 11 a autant une connotation positive que négative (2 fois un, donc divisé).


    • Thaïlande 12 juillet 19:36

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      C’est comme cette fausse information qui en fait une fake news qui s’est passée le 11 juillet, lancée par la chaine BFMTV chaine de l’israélien Patrick Drahi pour booster l’extreme droite qui va buter des jeune de cités certainement ce week-end comme d’habitude., on a pas d’images de cet accident, la famille ne se prononce pas et les médecins non plus

      L’e 11 juillet au soir à Montpellier : un automobiliste fauche une famille, la mère décédée, l’état du bébé stable mais préoccupant


    • Thaïlande 12 juillet 19:49

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Il y a eu aussi une fausse prise d’otages au Bénin qui a eu lieu le 11 mai 2019 (toujours le chiffre 11)

      ÉCLAIRAGE - Les otages eux-mêmes ont reconnu à leur arrivée en France samedi 11 mai qu’ils auraient dû "prendre davantage ...


    • Thaïlande 12 juillet 21:55

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.

      Comme la tuerie de L’Essonne 27 novembre 2011 premier meurtre du tueur de L’Essonne

      Encore le 27=9 et le chiffre 11


  • dscheffes 12 juillet 05:54

    J’exècre les « cathos fachos » et tout les intégristes !!!


  • Traroth Traroth 12 juillet 07:42

    Dès le chapeau, cet article raconte n’importe quoi.


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