jeudi 19 juin 2025 - par Giuseppe di Bella di Santa Sofia

Vladimir Poutine dans le bourbier : l’Ukraine, écho du fiasco afghan

Sous un ciel d’acier, le grondement des blindés soviétiques déchire l’aube afghane en décembre 1979, tandis qu’à Kyiv, en février 2022, les sirènes hurlent et les rues s’embrasent sous les missiles russes. Deux époques, deux terres, une même illusion : celle d’une victoire rapide, écrasante, face à un peuple qu’on croit prêt à plier. L’URSS en Afghanistan, la Russie en Ukraine : l’histoire, cruelle répétitrice, tisse des parallèles saisissants. Dans les vallées afghanes comme sur les plaines ukrainiennes, la résistance, farouche, fait vaciller les géants.

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Une arrogance militaire : sous-estimer l’âme de l’adversaire

Dans les couloirs du Kremlin, en 1979, l’URSS se persuade que l’Afghanistan, fracturé par des luttes internes, tombera comme un fruit mûr. Les rapports militaires, tirés des archives du Politburo, révèlent une confiance aveugle : "L’opération sera conclue en trois à quatre semaines", promet un général lors d’une réunion secrète à Moscou. Pourtant, les Moudjahidines, galvanisés par une ferveur religieuse et un nationalisme viscéral, transforment les vallées du Panshir en pièges mortels. Un combattant afghan, dans une lettre retrouvée à Kandahar, écrit à son frère : "Les Russes ont des tanks, mais nous avons Dieu et les montagnes. Ils ne passeront pas". Cette foi, mêlée d’un savoir du terrain, ridiculise les plans soviétiques.

 

11-11: Evil Empire – Mr. Wiggin's History Class

 

En 2022, la Russie commet une erreur miroir. Vladimir Poutine, convaincu que l’Ukraine, divisée par des tensions linguistiques et politiques, s’effondrera sous une "opération spéciale", lance ses colonnes blindées vers Kyiv. Les services de renseignement russes, selon des fuites d’archives interceptées par les Ukrainiens, prédisent une capitulation en "cinq jours maximum". Mais le peuple ukrainien, porté par un élan patriotique et une mémoire des oppressions passées, se dresse. À Irpin, un retraité, Oleksandr, raconte dans son journal : "J’ai vu les tanks russes avancer, mais aussi nos gamins avec des cocktails Molotov. Ils ne nous auront pas". Comme en Afghanistan, l’envahisseur sous-estime l’âme d’un peuple.

 

TOPSHOT-UKRAINE-RUSSIA-CONFLICT | TOPSHOT - Ukrainian servic… | Flickr

 

Cette arrogance partagée, née d’une vision mécaniste de la guerre, ignore la force des idéaux. En Afghanistan, le jihad unifie les tribus ; en Ukraine, l’aspiration à la liberté forge une nation. Les deux conflits, à des décennies d’écart, rappellent qu’aucune armée, si puissante soit-elle, ne peut briser une volonté collective.

 

Le piège de la guerre asymétrique : quand le terrain devient l’ennemi

Dans les gorges afghanes, l’odeur âcre de la poudre flotte après chaque embuscade. Les Moudjahidines, insaisissables, frappent les convois soviétiques avant de fondre dans les montagnes. Un officier soviétique, dans un rapport déclassifié de 1983, se lamente : "Nous contrôlons les villes le jour, mais la nuit, le pays appartient aux bandits". Le terrain, escarpé, devient un allié des résistants. Les techniques de guérilla – attaques éclair, mines artisanales – épuisent une armée conçue pour des batailles conventionnelles. Les hélicoptères soviétiques, jadis maîtres du ciel, tombent sous les missiles Stinger fournis par les Américains, changeant la donne.

File:Vladimir Putin (07-04-2021).jpg

 

En Ukraine, le décor change, mais le scénario se répète. Les plaines boueuses et les villes dévastées deviennent des champs de bataille asymétriques. À Boutcha ou Marioupol, les forces ukrainiennes, équipées de drones bon marché et de missiles Javelin, harcèlent les colonnes russes. Un commandant ukrainien, dans un message radio intercepté, ordonne : "Frappez leurs chars, puis disparaissez dans les ruelles. Qu’ils cherchent des fantômes". Les immeubles éventrés de Kyiv ou Kharkiv se transforment en forteresses improvisées. Les drones, omniprésents, traquent les blindés russes, comme les Stinger traquaient les hélicoptères en Afghanistan.

 

Rafael Mariano Grossi meeting Volodymyr Zelensky (02090130… | Flickr

 

Cette guerre asymétrique, où le faible défie le fort, révèle une vérité universelle : la technologie et la puissance brute ne suffisent pas face à une résistance qui maîtrise son terrain. Les Moudjahidines, comme les Ukrainiens, transforment chaque rocher, chaque ruelle, en arme. L’envahisseur, engoncé dans ses doctrines rigides, s’enlise dans un cauchemar sans fin.

 

Le soutien de l’extérieur : une planche de salut pour la résistance

En Afghanistan, le vent de la résistance ne souffle pas seul. Dès 1980, les États-Unis, via l’opération Cyclone, inondent les Moudjahidines d’armes, de fonds et d’entraînement. Les missiles Stinger, livrés à partir de 1986, abattent des dizaines d’hélicoptères soviétiques, brisant leur suprématie aérienne. Un chef moudjahidine, Ahmad Shah Massoud, note dans son carnet : "Avec ces tubes d’acier [les Stinger], le ciel nous appartient à nouveau". Le Pakistan, l’Arabie saoudite et d’autres alimentent également la lutte, transformant un conflit local en guerre par procuration. Ce soutien, crucial, prolonge la résistance afghane.

 

 

En Ukraine, l’aide occidentale joue un rôle similaire, mais à une échelle inédite. Dès les premiers jours de l’invasion, les États-Unis, l’Union européenne et leurs alliés livrent des armes modernes : missiles anti-chars, artillerie HIMARS, drones Bayraktar. En 2023, un rapport du Pentagone, partiellement déclassifié, estime que l’aide militaire à l’Ukraine dépasse les 50 milliards de dollars. Les renseignements satellites, fournis en temps réel, permettent aux Ukrainiens de frapper des cibles stratégiques russes. Un soldat ukrainien, dans une lettre à sa famille, écrit : "Les Américains nous envoient des Javelin, les Polonais des obus. Avec ça, on tient". Comme en Afghanistan, ce soutien extérieur est une bouée de sauvetage.

 

Remarks by President Biden and President Volodymyr Zelenskyy of Ukraine  Before Bilateral Meeting - U.S. Embassy in Ukraine

 

Pourtant, cette aide n’est pas sans ambiguïté. En Afghanistan, elle alimenta un chaos post-conflit, avec des armes tombant entre les mains d’extrémistes. En Ukraine, certains craignent que l’afflux d’armes ne complique une future reconstruction. Mais dans les deux cas, l’aide extérieure renverse l’équilibre, prouvant que la résistance, seule, ne suffit pas face à une superpuissance.

 

Le fardeau de l’envahisseur : coût humain, isolement et désillusion

Dans les hôpitaux de Tachkent, en 1985, les blessés soviétiques affluent, les visages marqués par l’horreur. La guerre d’Afghanistan, initialement vendue comme une mission de "fraternité socialiste", devient un gouffre. Les archives soviétiques recensent 15 000 morts et 35 000 blessés, sans compter les traumatismes psychiques. À Moscou, les mères des soldats, dans des lettres au gouvernement, implorent : "Ramenez nos fils, assez de sang !". L’économie, déjà fragile, s’essouffle sous le poids des dépenses militaires. L’invasion, condamnée par l’ONU, isole l’URSS : le boycott des Jeux olympique de Moscou, en 1980, en est le symbole.

 

Aucune description de photo disponible.

 

En Ukraine, la Russie revit ce calvaire. Les pertes russes, bien que masquées par la propagande, sont estimées à des dizaines de milliers de morts en 2023 par des sources indépendantes. Les sanctions économiques, d’une ampleur inédite, asphyxient l’économie : les rayons des supermarchés se vident, le rouble vacille. À Saint-Pétersbourg, une femme, dans un message intercepté, confie à son frère soldat : "Reviens, on ne sait plus pourquoi vous vous battez". L’isolement diplomatique est quasi total, hormis quelques alliés réticents comme la Chine. L’ONU condamne l’invasion à une écrasante majorité.

Ces deux guerres, par leur coût humain et moral, révèlent la fragilité des empires. En Afghanistan, le "syndrome afghan" hante les vétérans soviétiques ; en Ukraine, un malaise similaire s’installe, malgré la censure. L’histoire, implacable, montre que l’envahisseur, en cherchant à dominer, se détruit lui-même.

 

David et Goliath

 

Dans les ruelles poussiéreuses de Kaboul comme dans les avenues dévastées de Kyiv, l’histoire murmure une leçon : la force brute s’effrite face à un peuple décidé à se battre. L’URSS en Afghanistan, la Russie en Ukraine : deux aventures militaires, deux échecs retentissants. Pourtant, chaque conflit porte ses nuances. L’Afghanistan sombre dans le chaos après le départ soviétique ; l’Ukraine, elle, rêve d’une renaissance européenne. Mais une question persiste : la Russie, comme l’URSS jadis, apprendra-t-elle de ses erreurs, ou poursuivra-t-elle, aveuglée, sa quête illusoire de domination ?

Comme David face à Goliath, les Moudjahidines et les Ukrainiens, armés de courage et d’une fronde faite de volonté, rappellent qu’un géant, si puissant soit-il, peut chanceler sous les coups d’un peuple déterminé.

 

Free Ukraine Forever



159 réactions


    • pemile pemile 21 juin 2025 09:58

      @Matlemat «  Si vous ne voyez pas la grossièreté de la mise en scène de Boutcha alors votre cas est désespéré. »

      Tout le monde a vu la « scène » macabre abandonnée par les russes non ?

      C’est d’insister à prétendre à une mise en scène qui ne concerne que quelques cas désespérés et la propagande russe.


    • Christophe 22 juin 2025 17:36

      @pemile

      Pour les moyens mis en œuvre pour compter, on t’explique tout ici : Le HCDH en Ukraine | OHCHR


    • pemile pemile 22 juin 2025 17:45

      @Christophe «  Pour les moyens mis en œuvre pour compter, on t’explique tout ici : Le HCDH en Ukraine | OHCHR »

      Eh l’escroc, tu veux prétendre qu’ils ont eu accès aux ruines de Marioupol pour compter les victimes civiles ?


    • pemile pemile 22 juin 2025 17:47

      @Christophe «  L’ONU et la guerre en Ukraine »

      Et tu veux encore nier que leurs rapports dénoncent en continu et depuis des mois crimes de guerre et frappes contre les civils ???!!!!


    • Christophe 22 juin 2025 17:49

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Donc les données concernant Al Qaida proviennent de plusieurs sources qu’il m’a fallu recherché.

      Pour la création il faut se référer au spécialiste des Taliban Ahmed Rashid, un pakistanais qui dans un article « The Taliban Exporting Extremism » dans Foreign Affairs, Novembre-décembre 1999 écrit :
      Sous les vifs encouragements de la CIA et des Services secrets pakistanais, qui voulaient transformer le Jihad afghan en une grande guerre menée par tous les pays musulmans contre l’URSS, quelque 35 000 intégristes musulmans en provenance de 40 pays islamiques se joignirent à la lutte en Afghanistan entre 1982 et 1992. D’autres dizaines de milliers vinrent étudier dans les madrasah pakistanais. Avec le temps, plus de 100 000 intégristes musulmans furent directement influencés par le Jihad afghan.

      Selon l’expression de Milton Beardman, officier de la CIA, l’agence n’a pas entraîné les Arabes en tant que tel. Cependant, d’après Abdel Monam Saidali, du Centre Al-Aram d’études stratégiques du Caire, ben Laden et les Arabes afghans avaient reçu par l’entremise de la CIA, un entraînement militaire très sophistiqué et spécialisé dans différents champs d’application. Propos issus d’un article du journal Weekend Sunday (NPR) du 16 août 1998 par Eric Weiner et Ted Clark.


    • Christophe 22 juin 2025 17:52

      @pemile

      Je ne nie pas qu’ils disent parfois des conneries quand ils n’ont aucune preuve.

      Par contre je les panse capables de faire des additions et ne pas croire les âneries de la propagande ukrainienne. Ils en font tellement que tout n’est pas repris.


    • pemile pemile 22 juin 2025 17:53

      @Christophe

      Une compil des derniers points pour les curieux, du 19 mars au 28 mai :

      Les disparitions forcées commises par la Russie de manière généralisée et systématique contre la population civile en Ukraine constituent des crimes contre l’humanité,

      Pas un jour ne s’écoule sans qu’une attaque ne fasse des victimes parmi les civils

      le mépris sans bornes de la Russie pour la vie des civils

      attaque à grande échelle menée par la Russie contre des zones résidentielles de la capitale ukrainienne

      intensification des attaques russes contre les civils

      Les attaques de drones des forces armées russes contre des civils constituent des crimes contre l’humanité et des meurtres, a estimé la Commission d’enquête internationale indépendante sur l’Ukraine


    • pemile pemile 22 juin 2025 17:55

      @Christophe «  Par contre je les panse capables de faire des additions »

      Sans avoir accès aux territoires occupés ??!! C’est à force de gober la propagande russe que ta « panse » va exploser !


    • Christophe 22 juin 2025 18:25

      @pemile

      Toujours aussi narquois et con. Faute de frappe mais toi ta connerie est bien ancrée.

      Les jugements de valeurs (sur la valeur de la vie des civils surtout venant d’occidentaux qui n’ont aucun respect pour la vie) je m’en contre fiche, pas toi, surtout quand ils vont dans ton sens.

      Pas un seul jour sans qu’il y ait une perte civil cela fait moins de 2 000 morts si seulement 1 civil meurt par jour.

      Tiens au fait tu en pense quoi que l’UE et aucun des chefs d’état de l’UE ne condamne le non respect du droit international par Israël d’abord mais surtout par les USA aujourd’hui ? Tu penses qu’ils vont prendre des sanctions contre les américains ou ils sont suffisamment malhonnêtes pour ne pas le faire ?


    • Christophe 22 juin 2025 18:26

      @pemile

      Et les nations unis ont accès aux zones russes (pas occupées, elles ont voté pour le rattachement à la Russie). smiley


    • Matlemat Matlemat 22 juin 2025 21:28

      @pemile

      « Tout le monde a vu la « scène » macabre abandonnée par les russes non ? »

      On a vu des macchabés disposés bien en évidence au milieu de la rue, oui, le maire qui a dit que tout allait bien, et la vidéo d’un corp qui bouge son bras pour ne pas se faire écraser par un véhicule qui passe... smiley plus la météo qui aurait fait dégelé les corps que personne aurait bougé pendant 2 ou 3 jours , ça suffit largement pour avoir le doute, quand on a pas le cerveau lessivé par la propagande. 


    • pemile pemile 23 juin 2025 00:01

      @Matlemat «  quand on a pas le cerveau lessivé par la propagande.  »

      On rigole en te voyant répéter la propagande le plus ridicule et dégueulasse ?


    • @pemile

      @Matlemat « quand on a pas le cerveau lessivé par la propagande. »

      On rigole en te voyant répéter la propagande le plus ridicule et dégueulasse ?

      Tu te sentirais visé visiblement au vu de ta reponse smiley smiley
      P1000 le ministere de la verité ^^
      Enfin variable la verité .... comme ses contrats ^^


    • @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      " Aucun « nettoyage ethnique » par des « nazis ukrainiens » à Boutcha n’est documenté

      ----
      Tellement pas qu’il y avais eu un reportage sur france 2 ou france 5
      enfin c’etais bien avant 2022, donc ici on ne peut parler de manipulation de la russie
       
      dites j’ai une question lorsque des gus dont un maires bardent les murs de croix gammées , d’apres vous cela représente quoi ?
      Alors avec ce genres de symboles le nettoyage ethnique n’est jamais loin
      Et encore ce jour ou il y a peu Times Of Israel s’en plaignais des defiles au flabeau à la gloire de Bandera chaque année
      vous voyez qui est Bandera ?
      Enfin vous avez le droit de defendre qui vous voulez 
      y compris les valeurs d’un pays qui vend les utérus des plus precaires aux hyper riches ou qui vendais avant 2022
      un journal hauitement complotiste et pro russe ....en parlais ici nommé le figaro
      https://www.lefigaro.fr/actualite-france/ukraine-la-guerre-fait-peser-l-inquietude-sur-les-meres-porteuses-et-enfants-nes-de-gpa-20220302


    • @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      "Votre référence à Grzegorz Rossoliński-Liebe et son ouvrage sur Stepan Bandera est pertinente mais ne justifie pas une généralisation sur un « nazisme ukrainien » dominant

      "
       
      ah oui non tellement qu’ils etaient concernant les déportations des juifs ...
      qualifées de zélés par les ss allemands

      Et encore actuellement la ici et maintenant à faire disparaitre toutes les traces possibles des juifs de cette époque ....
      mais bon c’est comme lorsque LFI caricature Hannouna etcetc
      C’est juste un sentimnt d’antisémisme mal percu ^^

      effectivement la ou je vous rejoins il n’est pas dominant mais solidement ancré dans une bonne partie de la population sinon ils ne l’accepetraient pas
       
      Imaginez cela en Fr c’est impensable et ces mouvements sont et seraient instantatement condamnés (exepté LFI par clientelisme)
      la bas non... cela passe creme


    • Matlemat Matlemat 24 juin 2025 17:43

      @pemile
      L’identité des victimes ? des auteurs ? qui commandait ? le contexte , pourparlers d’Istanbul, le déroulé des combats ? tu en fait un bon Colombo.

      Ce qui est dégueulasse c’est que ça a justifié le prolongement de la guerre alors qu’on ferme les yeux sur les atrocités du camp que tu défends.


    • pemile pemile 24 juin 2025 18:11

      @Matlemat «  L’identité des victimes ? des auteurs ? qui commandait ? le contexte »

      Bien documentés non ?


    • Matlemat Matlemat 24 juin 2025 23:09

      @pemile
       Des sources ukrainiennes, européennes ? la Russie n’a cessé de réclamer une enquête indépendante.


    • pemile pemile 25 juin 2025 07:35

      @Matlemat « Des sources ukrainiennes, européennes ? la Russie n’a cessé de réclamer une enquête indépendante. »

      Quelle le prouve en donnant accès à tous les documents concernant ses troupes sur place ?


    • Matlemat Matlemat 25 juin 2025 16:27

      @pemile
       Donner à des enquêteurs partiaux ? Il y a bien eu des crimes de guerre comme toujours mais il est évident que l’armée russe tente de minimiser les pertes civiles, on sait aujourd’hui qu’il y a eu plus de civils tués à Gaza en un an qu’en Ukraine depuis trois ans. 
      Et même si des exactions avaient été commises à Butcha cela justifiait de continuer la guerre ? la réponse est non.
      On sait que des troupes ukrainiennes se sont servit des civils comme boucliers humains ce qui constituent la aussi des crimes de guerre.


    • pemile pemile 25 juin 2025 16:52

      @Matlemat «  Et même si des exactions avaient été commises à Butcha »

      Ce fut le cas et c’est prouvé.

      « cela justifiait de continuer la guerre ? la réponse est non. »

      wiwi, les ukrainiens auraient dû tendre l’autre joue ?


  • Dudule 20 juin 2025 12:00

    Reste à savoir si l’Ukraine ce n’est pas l’Afghanistan européen... On y laisse quand même beaucoup de plumes.

    Par ailleurs, il est tout à fait clair que les néoconservateurs ont essayé de créer un Afghanistan pour la Russie, mais il semble qu’il se passe très mal : maintenant que la guerre est manifestement perdu, ils exigent un cessé le feu de la part de la Russie. C’est très étrange. Dans une guerre, ce n’est pas le perdant qui dicte ses conditions. C’est le principe même des confrontations armées : continuer la politique par d’autres moyens.

    De plus, lorsqu’ils croyaient l’issue du conflit incertaine (les crétins), au printemps 2022, ce sont les européens qui ont fait capoter les négociations. Et maintenant que tout est foutu, ils EXIGENT un cessé le feu. Ben voyons...

    Ces gens font tellement de « com » qu’ils s’imaginent que leurs belles paroles façonnent la réalité. Ils croient en la puissance du Verbe (en ce qui concerne notre président, c’est assez manifeste).

    Mais ça ne marche pas comme ça...


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 12:11

      @Dudule

      Votre comparaison entre l’Ukraine et un « Afghanistan européen » est simpliste. L’Ukraine, avec son armée organisée et un soutien occidental massif, diffère de la guérilla afghane, bien que les deux conflits révèlent l’enlisement d’un envahisseur.

      L’idée que les néoconservateurs auraient orchestré un « piège afghan » pour la Russie manque de preuves ; les archives montrent une agression russe unilatérale en 2022, non une provocation occidentale. Affirmer que la guerre est « manifestement perdue » pour l’Ukraine est prématuré.

      Les négociations de 2022 ont échoué en raison des exigences russes et pas seulement européennes, comme le confirment les rapports de l’ONU. Exiger un cessez-le-feu n’est pas une faiblesse mais une tentative de limiter les pertes, car, contrairement à la « com », la guerre tue. 

      Pour la Russie, l’affaire devait être pliée « en quelque semaines ». Trois années plus tard, la guerre est toujours là...

  • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2025 12:56

    On croirait lire Le Point et BHL. Faut vous mettre à la page, même Le Monde vient de trouver pas mal de néonazis. Ils ont mis dix ans, mais ils y sont arrivés ! Même la « grande presse » semble virer sa cuti, mauvais signe pour le régime de Kiev.

    Article inhabituel du Monde évidemment remarqué par Russia Today.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 13:58

      @Krokodilo

      Votre commentaire verse dans la caricature. Assimiler cet article à du BHL ou Le Point est absurde ; il s’appuie sur des archives et des faits, pas sur des postures. Le Monde a rapporté des cas marginaux d’extrémistes en Ukraine, mais prétendre qu’ils dominent est une exagération relayée par Russia Today, pas une vérité historique. Les néonazis n’ont jamais contrôlé Kyiv, contrairement aux récits de propagande.

      Cet article compare l’enlisement russe en Ukraine à celui de l’URSS en Afghanistan, point. Vos insinuations sur un « régime » en perdition ignorent la résilience ukrainienne.

    • Christophe 20 juin 2025 15:23

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous pourriez fournir un lien sur les archives et les faits certifiés par des historiens ?

      Autoriser des défilés au flambeau en l’honneur d’anciens nazis, renommer les avenues de la capitale pour honorer des nazis, ... ce n’est plus anecdotique. Si l’Allemagne faisait des défilés au flambeau en l’honneur de Goebbels, nul doute que l’occident applaudirait, mais vous seriez avec vos dirigeants pour applaudir ?


    • Doume65 20 juin 2025 15:53

      @Krokodilo
      « même Le Monde vient de trouver pas mal de néonazis. Ils ont mis dix ans, mais ils y sont arrivés »
      Ce n’est pas tout à fait exact. Le Monde voyait bien des néonazis en Ukraine... jusqu’en 2014.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 17:01

      @Christophe

      Vous demandez des archives ? Les rapports de l’ONU et de Human Rights Watch (disponibles sur leurs sites officiels) documentent l’agression russe en Ukraine, pas un complot nazi. Vos allégations sur des défilés au flambeau et des avenues renommées pour honorer des nazis en Ukraine sont exagérées. Oui, des hommages controversés à Bandera existent, mais ils sont marginaux, pas une politique d’État, comme le confirment les historiens étudiant le nationalisme ukrainien. Si l’Allemagne paradait pour Goebbels, l’Occident hurlerait, et moi avec. Mais comparer Kyiv à un revival nazi, c’est du délire digne d’un script du Kremlin.

    • Christophe 20 juin 2025 17:25

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Vous parlez des archives de la CIA et là de l’ONU et Human Rights Watch.

      Les liens pas la référence aux liens ? D’où avez vous sortis ces faits inventés ?

      Quand je vous fournis un lien il renvoi sur l’information en référence.


    • Christophe 20 juin 2025 17:32

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Le nazisme est culturel maintenant même à Kiev. Même la presse après Maïdan s’en est inquiétée, pas longtemps puisqu’il y a eu la sécession du Donbass. Le plus grand spécialiste du nazisme ukrainien explique clairement que c’est dans la culture de l’Ukraine occidentale mais c’est marginal.
      Que c’est il passé après Maïdan, après que Pravy Sektor ait chassé par les armes (Merci les USA et Nuland) le président élu ? Les manifestants se sont référés aux ultranationistes, les néo-nazis de Pravy Sektor en faisant le salut nazi de l’OUN en disant « Gloire aux héros ! Gloire à l’Ukraine ! », le slogan des nazis ukrainiens.
      Mais tout cela n’est qu’anecdotique.


    • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2025 18:09

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Et vous ignorez les tensions ethniques préexistantes au conflit en Ukraine, la composante guerre civile de ce conflit, le coup d’Etat, le rôle des USA pendant et avant, etc., toutes choses bien documentées. On en a déjà parlé après un autre de vos articles, que vous voulez faire passer pour un travail d’historien, alors que c’est de la propagande pro-Kiev et russophobe. Libre à vous, mais je ne vois pas l’intérêt d’apporter une contradiction détaillée.


    • pemile pemile 20 juin 2025 18:19

      @Krokodilo «  Et vous ignorez les tensions ethniques préexistantes au conflit en Ukraine »

      Mais au HellFest on connaît tous les ukrainiens russophones du groupe Jinjer formé en 2009 à Donetsk, ils semblent un peu trop satano-nazi pour plaire à Poutine ?

      https://www.youtube.com/watch?v=637ER6dlGDg


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 18:27

      @Krokodilo

      Votre rengaine sur les « tensions ethniques » et la « guerre civile » en Ukraine recycle la propagande du Kremlin, pas des faits documentés. Le soulèvement de Maïdan en 2014, qualifié de « coup d’État » par Moscou, était une révolte populaire contre un régime corrompu, soutenue par des millions d’Ukrainiens, pas un complot américain – les rapports de l’OSCE le confirment. Le rôle des USA ? Une influence diplomatique, pas une orchestration, contrairement à l’annexion illégale de la Crimée par la Russie. Mon article s’appuie sur des archives (Politburo, ONU) et des chiffres (70 000 morts russes estimés, 2023), pas sur une croisade pro-Kyiv ou russophobe. Si vous voyez de la propagande dans l’histoire factuelle, c’est votre prisme qui déforme. La contradiction détaillée ? Vous venez de l’éviter et on comprend pourquoi.

    • Krokodilo Krokodilo 20 juin 2025 20:02

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia Votre rengaine sur l’histoire factuelle et les archives est tout aussi lassante, car vous ne choisissez que ce qui vous arrange. Un historien ne saurait être aussi manichéen que vous, les bons et les méchants, genre western de série z., et d’ailleurs l’histoire écrite à chaud en ne connaissant qu’une petite partie des évènements puisque une bonne part du conflit est secret, outre le « brouillard de la guerre » est aléatoire, ce n’est tout au plus que du journalisme.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 21 juin 2025 00:51

      @Christophe

      Vos reproches sur mes sources fleurent bon la mauvaise foi ! Les archives de la CIA (opération Cyclone), les résolutions de l’ONU (condamnation de l’agression russe, 2022) et les rapports de Human Rights Watch (10 000 civils tués à Marioupol) sont publics, vérifiables sur leurs sites officiels. Des « faits inventés » ? Citez-en un, on rira. Vous fournissez des liens ? Grand bien vous fasse, mais vos assertions sans preuves sentent le Kremlin à plein nez. L’histoire s’écrit avec des documents, pas avec des accusations en l’air. Allez, un effort, trouvez mieux qu’un script de RT !

    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 21 juin 2025 00:53

      @Krokodilo

      Vous me reprochez un manichéisme de western ? Amusant, mais l’histoire n’est pas un saloon où tout se vaut. Je m’appuie sur des archives vérifiables – Politburo 1979, résolutions ONU 2022, rapports HRW – pas sur une sélection biaisée. Le « brouillard de la guerre » n’excuse pas les faits clairs : l’invasion russe, 70 000 morts estimés (sources indépendantes, 2023), un enlisement digne de l’Afghanistan soviétique.

      Écrire l’histoire à chaud ? C’est un défi, pas une fiction. Vos accusations de journalisme sonnent comme une esquive : si vous avez des archives prouvant un autre récit, sortez-les, sinon votre rengaine pro-Kremlin reste du vent.

    • Doume65 21 juin 2025 11:32

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      « Le soulèvement de Maïdan en 2014, qualifié de « coup d’État » par Moscou, était une révolte populaire contre un régime corrompu »

      Là, vous mentez effrontément !
      Ce n’est absolument pas la révolte du peuple ukrainien que Moscou désigne comme coup d’État, mais... le coup d’État qui a eu lieu alors qu’un accord avait eu lieu entre l’opposition et le Président Ianoukovytch pour des élections anticipées. ces accords étaient garantis par l’Allemagne, la France et la Pologne... qui n’ont rien garanti du tout.

      https://www.la-croix.com/Actualite/Europe/Un-accord-en-six-points-pour-apaiser-l-Ukraine-2014-02-21-1110298 

      Giuseppe, un historien qui refait tranquillement l’histoire !


    • yakafokon 22 juin 2025 14:53

      @Doume65
      Je vous conseille de vous renseigner sérieusement sur le putsch du Maïdan, avant de raconter de telles conneries, notamment auprès des experts balistiques allemands qui ont passé les perforations au laser des nombreux arbres de la place du Maïdan.
      Les faisceaux laser désignaient le 9ème étage de l’hôtel Ukrania, qui était réquisitionné par les nazis de Pravy Sektor.
      Ils ont donc tiré indistinctement sur tous les manifestants et sur les berkuts ( police fédérale ).


    • @Christophe
      pareil !

      y compris pour la demande
      Et entre G d bella etc et Olivier Berryrier connu
      Qui de plus lui a fais un dossier de presse solide à l’époque avec des palnquées de photos accessibles
      ben j’suis désolé de plus croire O Berruryer surtout a cause de ses clichés indiscutables de 2014 / 2015 que ceux de G di Bella ...
      Ou de l’enquete de france 2 ou france 5 de l’époque
      Ou des gens de RFI (radio france international) recemment cad apres 2022 ou ils interrogeaient des gens dans le dombass des pour et des contre , bref ceux qui voulaieznt etre rattachés plus majoritairement a la russie plus qu’a la partie europe occidentale
      Ils en sont desormais à bricoler les resultats des urnes (en eurtope) come des gorets , quittre a annuler une election lorsque l’orientation ne leur va plus
      On qualifie la Russie de dictature
      que vaut de mieux l’UE avec de telles pratiques ?
      et répétés pas une... ou il serai possible de la qualifier d’accident


    • Doume65 23 juin 2025 17:51

      @yakafokon
      « Je vous conseille de vous renseigner sérieusement sur le putsch du Maïdan »
      Tout ce que vous ajoutez, je le sais déjà. En quoi est-ce que ça éclaire mon post ? C’est à Guiseppe qu’il faut l’expliquer. Lui n’a pas l’air de le savoir.


  • Doume65 20 juin 2025 15:56

    @Guiseppe

    Vous avez raison. Ceux qui sont entrés dans cette guerre n’auraient pas dû sous-estimer l’ennemi. L’histoire se rappellera de Bruno Lemaire proclamant : « Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe ».


    • Christophe 20 juin 2025 16:35

      @Doume65
      Comme l’OTAN qui s’était fixé comme objectif de repousser la Russie dans ses frontières en reprenant par les armes le Donbass et la Crimée.

      Aujourd’hui nous en sommes très loin. L’OTAN a sous-estimé la résilience russe.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 17:03

      @Doume65

      Oh, absolument, l’histoire retiendra la bravade de Bruno Le Maire, tout comme elle se moque des généraux soviétiques jurant de pacifier l’Afghanistan en trois semaines ! Sous-estimer l’ennemi, c’est la spécialité des arrogants, qu’ils soient à Moscou en 1979 ou à Paris en 2022. La Russie n’est pas effondrée, mais ses tanks embourbés et ses 70 000 morts montrent qu’elle a bien trébuché face à l’Ukraine. L’histoire, elle, ricane des promesses grandioses et applaudit la résilience.

    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 17:06

      @Christophe

      L’OTAN n’a jamais fixé comme objectif de « reprendre par les armes » le Donbass et la Crimée ; c’est un fantasme tout droit sorti des studios du Kremlin. Son but, documenté dans ses communiqués de 2022-2023, est de soutenir l’Ukraine face à l’agression russe. Sous-estimer la résilience russe ? Peut-être, mais la Russie, avec ses 70 000 morts estimés et son économie sous sanctions, n’est pas précisément en train de parader. L’OTAN n’a pas gagné, mais Moscou, embourbé comme l’URSS en Afghanistan, peut difficilement crier victoire.

    • Christophe 20 juin 2025 17:21

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Que disait Macron : Nous allons infliger une défaite stratégique à la Russie sur le champs de bataille.
      Reprenons les propos qui exposent la position des occidentaux : Je ne pense pas, comme certains, qu’il faut défaire la Russie totalement, l’attaquer sur son sol. Ces observateurs veulent avant tout écraser la Russie. Cela n’a jamais été la position de la France et cela ne le sera jamais.
      Beaucoup de pays d’Europe et même les USA avaient donc pour objectif de pousser la guerre jusqu’à attaquer la Russie sur son sol, cela signifie qu’ils faut passer par le Donbass au minimum. Donc l’objectif affiché de certains étaient de chasser la Russie et de continuer sur le sol russe alors que la France ne veut que reprendre le Donbass et la Crimée.
      Les accords de mars 2022 proposés par l’Ukraine prévoyait la remise de la partie du Donbass occupé à l’Ukraine par les russes, ce que les russes étaient prêt à accepter. Dois-je rappeler qui a convaincu qu’il y avait un autre moyen pour récupérer le Donbass ?
      La Russie ne criera victoire qu’après les négociations et la paix ; c’est uniquement à ce moment là que nous verrons qui a gagné et qui a perdu. Actuellement, l’OTAN c’est pris une déculottée en Ukraine.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 18:30

      @Christophe

      Macron a-t-il promis une « défaite stratégique » à la Russie ? Ambitieux, mais les faits parlent : l’Ukraine, soutenue par 50 milliards de dollars d’aide OTAN en 2023 (Pentagone), tient tête à Moscou, loin de l’effondrement rêvé par le Kremlin. Votre lecture des objectifs occidentaux – attaquer la Russie sur son sol – est une fable. Les déclarations de l’OTAN et des USA visent à défendre l’Ukraine, pas à envahir le Donbass ou la Russie. Les accords de mars 2022 ? Sabotés par les exigences russes, pas par un complot occidental, comme le confirment les rapports de l’OSCE. L’OTAN « décuottée » ? Dites ça aux chars russes calcinés à Kharkiv. La Russie, embourbée comme l’URSS en Afghanistan, peut rêver de « victoire » à la table des négociations, mais l’histoire se moque des fanfaronnades.

    • Christophe 20 juin 2025 23:13

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia

      Vous êtes un spécialiste de fable donc inutile de discuter. Vous historien et universitaire c’est à mourir de rire.


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 21 juin 2025 00:35

      @Christophe

      Oh, un poutiniste en panne d’arguments qui dégaine l’insulte et la diffamation ? Quelle surprise, on dirait un script du Kremlin ! Mes « fables » s’appuient sur des archives du Politburo, des rapports de l’ONU et des chiffres vérifiés. Pas mal pour un « rigolo », non ?

      Si vous voulez discuter histoire, apportez des faits, pas des sanglots pro-Moscou. L’université de la raison vous attend, mais visiblement, vous avez raté le bus.

    • Christophe 21 juin 2025 08:24

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Vos fables reposent sur des élucubrations ; vous ne fournissez aucune source vous lancez des données soit disant sourcée sans jamais fournir la source, une négligence pour un soit disant historien, remarquez Robert Conquest est aussi considéré comme un historien lui qui n’a écrit que des fables sans source comme vous.


  • Eric F Eric F 20 juin 2025 17:22

    Le rapprochement entre les conflits de l’URSS en Afghanistan et de la Russie en Ukraine ne me parait pas applicable.

    Le premier était avant tout idéologique, le second est national et territorial

    Le premier était contre des groupes rebelles, le second contre une armée constituée

    Le premier s’est terminé par un retrait, dans le second il y a dores et déjà des territoires conquis. Peut-être moins qu’escompté, mais significatifs cependant, et plus personne ne croit une seconde à la possibilité d’une reconquête par l’Ukraine. 

    Le terme ’’enlisement’’ recouvre dans un cas une déconfiture, dans l’autre une victoire partielle aux points, qui peut s’accentuer si les USA lâchent vraiment l’Ukraine, les pays européens n’ayant pas les capacités de s’y substituer totalement. 


    • Giuseppe di Bella di Santa Sofia Giuseppe di Bella di Santa Sofia 20 juin 2025 18:32

      @Eric F

      Votre analyse des différences entre l’invasion soviétique de l’Afghanistan (1979-1989) et l’agression russe en Ukraine (2022-) est pertinente, mais rejeter tout parallèle est une erreur. Le conflit afghan avait des motivations idéologiques (soutenir un régime communiste), mais aussi géopolitiques, comme l’Ukraine, où la Russie revendique des territoires pour des raisons nationales et stratégiques. Les Moudjahidines étaient des rebelles, l’Ukraine a une armée organisée, mais dans les deux cas, une résistance déterminée, soutenue par l’Occident (Stinger en Afghanistan, Javelin en Ukraine), a défié un géant. Le retrait soviétique fut une déconfiture, et en Ukraine, la Russie tient des territoires (20 % environ en 2025, selon l’ONU), mais à un coût exorbitant : 70 000 morts estimés (sources indépendantes) et une économie asphyxiée par les sanctions. Qualifier cela de « victoire partielle » ignore l’enlisement logistique et les contre-offensives ukrainiennes. Si les USA réduisent leur aide (50 milliards de dollars en 2023), l’Europe, avec ses 20 milliards annuels, ne comblera pas tout, mais l’Ukraine n’est pas vaincue. Les parallèles – sous-estimation, coût humain, isolement – tiennent. L’histoire ne pardonne pas les illusions de victoire facile.

    • Eric F Eric F 20 juin 2025 19:16

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      Pour l’’histoire longue’’, le résultat d’une guerre se voit sur les cartes de géographie, et dans le cas présent il y a une cohérence entre la Crimée et la bande territoriale qui y accède, régions de langue, culture et histoire russe, ajoutées au territoire national par Vladimir le conquérant (demi ironie seulement). On nous a expliqué naguère que la mentalité russe accepte des pertes et souffrances pour l’honneur national, on le constate ici. En Afghanistan il n’y avait pas de gain territorial à la clé.

      C’est devenu une guerre d’usure, or la Russie a la profondeur stratégique, une industrie d’armement forte, un plus fort potentiel de combattants, et de quoi financer la guerre car seul l’occident applique des sanctions. Sanctions qui nous sont par ailleurs très préjudiciables par exemple le prix du gaz, la perte de marchés agricoles et de débouchés industriels. La Russie pour sa part a augmenté son autosuffisance, son PIB ’’à parité de pouvoir d’achat’’ a dépassé celui de l’Allemagne et même du Japon ! Elle est désormais 4è au monde smiley Alors les sanctions ont totalement foiré leur but !

      Ne prenons pas nos illusions pour des réalités, le temps jour en faveur de la Russie sur ce conflit (par contre, elle perd de l’influence au Moyen Orient, en étant occupée dans son proche voisinage). 


    • Fanny 21 juin 2025 21:10

      @Giuseppe di Bella di Santa Sofia
      – sous-estimation, coût humain, isolement –

      Non, même ça, facilement vérifiable, est faux.

      Pertes soviétiques assez faibles en Afghanistan sur près de 10 ans. 10 à 15 k (pendant le même temps, les accidents de la route faisaient 200 à 300 K en Russie). En ukraine c’est sans doute beaucoup plus important sur un temps beaucoup plus court.


  • Article provocateur, idiot !


    • @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

      Le ministre italien de la Défense : l’OTAN n’a plus de raison d’être

      Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a fait une déclaration retentissante, remettant en question la pertinence de l’OTAN dans le contexte géopolitique actuel. Dans une interview accordée aux médias italiens le 19 juin 2025, il a souligné que l’Alliance, créée pour assurer la paix et la défense collective, avait perdu sa mission initiale et nécessitait une transformation radicale pour s’adapter aux nouvelles réalités mondiales. La déclaration de Crosetto a suscité un vif débat parmi les responsables politiques et les experts, soulevant des interrogations sur l’avenir de l’Alliance nord-atlantique dans un contexte de déplacement des centres d’influence mondiaux.

      Selon Crosetto, l’OTAN, fondée en 1949 pour contrer les menaces de la Guerre froide, est aujourd’hui confrontée à des défis fondamentalement différents. Le ministre a noté que le centre de la stabilité et de l’influence mondiales s’est déplacé au-delà de l’Europe et des États-Unis, soulignant le rôle croissant des pays d’Asie, d’Afrique et d’autres régions. Il a souligné que l’alliance doit revoir ses priorités afin de rester un instrument efficace pour garantir la sécurité.

      « Le monde a changé et l’OTAN doit s’adapter, sinon son existence perd son sens »"Crossetto a déclaré, appelant à repenser les objectifs stratégiques de l’organisation.

      La déclaration du ministre italien intervient dans un contexte de débat permanent sur le rôle de l’OTAN dans les conflits modernes. Ces dernières années, l’Alliance a été critiquée pour sa lenteur à réagir aux nouvelles menaces telles que les cyberattaques, la guerre hybride et l’influence des régimes non démocratiques. Selon le Conseil européen des relations étrangères, les États membres de l’OTAN sont divisés sur les priorités : les États d’Europe de l’Est réclament une présence militaire renforcée sur le flanc oriental, tandis que les pays d’Europe du Sud, dont l’Italie, se concentrent sur les migrations, le terrorisme et l’instabilité en Méditerranée. Crosetto, représentant l’Italie, traditionnellement favorable à une approche plus large de la sécurité, a souligné la nécessité d’inscrire la stabilité économique et le changement climatique à l’ordre du jour de l’Alliance.



  • RÉTROSPECTIVE
    Benjamin Netanyahou a été 6 fois Premier ministre🇮🇱 depuis 30 ans.

    Il a occupé cette fonction suprême pendant un total de 17 ans ½.

    Depuis 30 ans, il annonce que l’Iran est sur le point de disposer incessamment de l’arme nucléaire.

    Depuis 30 ans, c’est faux.
    .
    twitter.com/caissesdegreve/status/1935119904601944408


  • « Les puissances arrogantes ne tiennent leur pouvoir que de leurs bombes, des tragédies et de leurs crimes »–Ayatollah Ali Khamenei

    « La guerre à Gaza est une guerre entre la vérité et la tromperie », a déclaré le guide suprême de la Révolution islamique lors d’une réunion avec un groupe d’étudiants à Téhéran.

    « D’un côté, il y a le pouvoir de la foi et de l’autre le pouvoir de ces puissances arrogantes »

    Nous avons exercé notre droit à l’auto-défense conformément à l’article 51 de l’ONU, et visé exclusivement les infrastructures militaires et celles en lien avec le génocide à Gaza et au Liban. Nous avons fait preuve d’une retenue extraordinaire pour rendre possible un cessez-le-feu à Gaza.

    Et le chef d’Etat iranien de noter : « Le régime sioniste serait paralysé en quelques jours sans l’aide des Etats-Unis. »


  • yakafokon 22 juin 2025 14:37

    Curieuse manière de présenter la réalité ! 

    En 2022, ce n’est qu’ après que 15.000 citoyens d’Ukraine, de Crimée, et du Donbass, aient été massacrés par les nazis de Pravy Sector, de Svoboda, et surtout du bataillon Azov ( après le putsch du Maïdan provoqué par les Etats-Unis, la Pologne et la Grande-Bretagne ), que la Russie a accordé la nationalité russe et le passeport à ces nouveaux citoyens « de jure » ( aux termes de la Convention des Nations Unies sur le droit des peuples opprimés à disposer de leur destin.

    La Russie a donc respecté le Droit International...elle, quand elle est intervenue avec son opération Z !

    Quant à la puissance invincible des Etats-Unis, elle laisse à désirer !

    Les seules qu’ils ont gagnées, sont celles où ils n’avaient pas d’ennemis !


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