Wallah wesh wesh enseignés à l’école : où va la France ?
Quand l’Éducation nationale flirte avec le « wesh-wesh »...
Décidément, l’Éducation nationale n’en finit pas de surprendre. Après les réformes contestées, les expérimentations pédagogiques douteuses, voilà qu’un collège du Nord se distingue en intégrant dans un programme officiel… le langage dit « de rue », parsemé de « wesh », de « wallah » et autres expressions issues de l’argot des cités.
Sous couvert d’« ouverture culturelle », cette initiative prétend sensibiliser les adolescents à une diversité linguistique censée les rapprocher. En réalité, c’est un nouvel abandon : celui de l’exigence du français, cette langue qui devrait être au cœur de l’école républicaine.
Faut-il le rappeler ? Les jeunes Français, particulièrement dans les quartiers populaires, peinent déjà à maîtriser les bases de l’orthographe, de la syntaxe et du vocabulaire. Les classements internationaux montrent année après année la chute de notre niveau scolaire. Au lieu de renforcer l’apprentissage de la langue de Molière, on valide des codes de rue, qui deviennent presque des modèles à imiter.
Cette dérive n’est pas anodine. Elle illustre une idéologie du renoncement : plutôt que d’élever les élèves vers le haut, on abaisse les exigences au plus bas niveau commun. Plutôt que de transmettre un patrimoine linguistique, on institutionnalise le parler des cours d’immeuble.
L’école devrait être un sanctuaire de la langue française, un lieu d’exigence, de rigueur et d’élévation. À force de céder aux modes et aux injonctions idéologiques, elle risque de perdre son âme. Car un pays qui ne respecte plus sa langue est un pays qui ne se respecte plus lui-même.

