lundi 20 novembre 2006 - par Alain Lambert

Les profits sont-ils scandaleux ?

La chose est jugée depuis longtemps : toute la misère du monde viendrait des profits des entreprises, intrinsèquement honteux et dont les niveaux seraient de toute façon scandaleux. Poursuivant l’exploration des "mythes économiques", il est donc intéressant d’aller voir ce qu’il en est, tant au niveau des profits qu’à celui de leur rôle économique. François Mitterrand avait découvert au cours de ses mandatures que les entreprises étaient à l’origine de la création des richesses et des emplois ; il est clair que sa leçon n’a guère été retenue par ses successeurs.

Commençons par mesurer le profit, ce qui n’est déjà pas simple. Au-delà de la triviale définition du supplément de recettes sur les charges, on peut retenir une notion plus comptable, l’excédent brut d’exploitation (EBE), qui correspond à ce qui reste aux entreprises de la richesse qu’elles ont créée (la valeur ajoutée), après notamment le paiement des salaires (incluant les charges appelées "employeurs"). L’analyse, pour des raison de simplicité, sera limitée aux seules entreprises non financières, c’est-à-dire hors banques et entreprises individuelles (les commerçants, agriculteurs, professions libérales...). En 2004, les entreprises de ce périmètre ont affiché un EBE de 255 milliards d’euros, soit l’équivalent d’un peu moins de la moitié de la rémunération du travail de leurs salariés (539 milliards qui représentent 65 % de leur valeur ajoutée).

Avec cet EBE, elles ont réglé leurs bailleurs de fonds, c’est-à-dire les banques, leurs actionnaires "autres entreprises" et leurs actionnaires "personnes physiques" : ce sont 18 milliards d’euros payés au titre des intérêts nets (c’est-à-dire la différence entre intérêts reçus et intérêts payés) et 59 milliards au titre des dividendes nets et des coupons nets d’obligations et autres financements. Pour leur part, les ménages ont reçu 48 milliards (6 % de la valeur ajoutée), dont 29 milliards de dividendes (3,5 % de la valeur ajoutée). Ceux qui pensent que pour accroître substantiellement les recettes de l’Etat, il suffit d’accroître l’imposition des revenus du capital en seront pour leurs frais...

Après impact de la fiscalité notamment, il reste aux entreprises 128 milliards d’euros. Encore convient-il de préciser que ce solde n’inclut pas l’usure de l’outil de production, l’amortissement, que, pour 2004, l’Insee estime à 120 milliards ! Ceci dit, cette charge ne se traduisant pas par un décaissement de trésorerie, elle ne modifie pas la capacité de financement des entreprises, ces 128 milliards. Cette capacité, qui est une forme de chiffrage du profit, contribue très largement au financement de l’investissement, lequel a représenté 157 milliards.

Alors, en quoi le niveau des profits serait-il scandaleux ? Leur rôle premier, c’est le financement des investissements, donc celui de l’avenir : s’il n’y a plus de profits, il n’y a plus d’investissements. On pourrait être critique face à des entreprises dégageant durablement des bénéfices qui ne seraient pas réinvestis. Ce n’est quasiment jamais le cas, et lorsque ce phénomène a été constaté, c’était face à un choc touchant l’économie, comme en 1993 avec la hausse forte des taux d’intérêt. De façon paradoxale, les 29 milliards de dividendes versés aux ménages contribuent également et indirectement à financer le besoin de capitaux des entreprises : en effet, il est difficile de faire appel à l’épargne publique et de ne pas la rémunérer. Les dividendes d’aujourd’hui font les financements de demain. A cet égard, l’évolution de la législation sur les coopératives, il y a déjà quelques années, a été des plus intéressantes, puisqu’elles ont été autorisées à faire appel à des "adhérents non producteurs", en raison de la nécessité de disposer de capitaux et d’’investisseurs prêts à prendre le risque de perdre la rémunération, voire leurs apports. A souligner que les dividendes reçus par les ménages sont du même ordre de grandeur que le surcoût du régime de retraite des fonctionnaires d’Etat en regard du régime général. Le premier rémunère une prise de risque, le second représente une rente, sans rôle économique. Où est la morale ?

L’idée que les profits seraient toujours plus importants, au détriment des revenus du travail, est par ailleurs fausse. En effet, il existe sur le long terme une grande stabilité dans la répartition de la valeur ajoutée, avec 2/3 pour le travail et 1/3 pour les entreprises. La seule exception notable depuis cinquante ans a été la période 1973-1982, où les politiques d’inspiration keynésienne ont conduit la part du travail à plus de 70 % de la valeur ajoutée. En déconnectant l’augmentation du coût du travail des gains de productivité et en pénalisant la capacité de financement des entreprises, elles ont abouti à une accélération du chômage

La condamnation du profit vient de la "vulgate marxiste", pour reprendre l’expression de Raymond Aron : le profit trouverait sa source dans "l’exploitation du travailleur", c’est-à-dire dans le fait que son travail n’est pas intégralement rémunéré. On a mesuré les résultats de cette conception métaphysique du monde, là où elle a été appliquée. Le profit a un rôle économique et il doit faire l’objet d’une régulation, qui vient à la fois de la concurrence et de la juste revendication des salariés. En revanche, ceux qui au nom d’un ordre moral, dont ils s’érigent juges, condamnent systématiquement le profit, trop souvent manoeuvrent pour s’octroyer une part de richesses qu’ils n’ont pas contribué à créer.



87 réactions


  • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 13:28

    Pas mal de biais dans cet article, qui rappelle de vieux dogmes.

    Le fait de sortir les services financiers fausse tout, car les banques et assurances sont les premiers actionnaires de la majorité des entreprises.

    On ne prend pas non plus en compte le fait que dans beaucoup de cas les bénéfices sont délocalisés, souvent offshore.

    Quand au vieux dicton « les profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain », il était vrai avant la mondialisation. Maintenant les profits d’aujourd’hui font des transferts d’emploi vers la Chine aujourd’hui.


    • Marie Pierre (---.---.166.127) 20 novembre 2006 13:55

      Forest End,

      Vous dites que les banques et assurances sont les premiers actionnaires de la majorité des entreprises. Il vaudrait mieux écrire « des entreprises cotées en Bourse ». Soit la MINORITE des entreprises.

      Monsieur Lambert :

      Qu’une entreprise fasse du profit n’a rien de condamnable MAIS ce qui n’est pas admissible, c’est qu’une poignée d’actionnaires, (banques, assureurs et fonds de pension) exige des profits à 15%/an. Si on reste dans ce système, les entreprises ne pourront plus investir, iront construire ailleurs et vendre en France au même prix qu’avant pour conserver une marge élevée. Ce qui, au passage, laisse sur le carreau les petites entreprises qui maintiennent leur fabrication en France, parce qu’elles ne peuvent pas rogner sur leur marge.

      Cette manière de faire du profit est scandaleuse.


    • Forest Ent Forest Ent 20 novembre 2006 17:52

      « Il vaudrait mieux écrire »des entreprises cotées en Bourse« . Soit la MINORITE des entreprises. »

      Vous avez tout à fait raison. Mais on y trouve toutes les grosses, qui ont un impact important sur des réseaux de PME.

      Et ce sont les banques, assurances et les pétroliers qui font l’essentiel du bénéfice des sociétés cotées. Profits qui ne reviennent pas de manière évidente dans l’économie française. Les banques et assurances françaises font aujourd’hui l’essentiel de leurs investissements à l’étranger.


    • Marsupilami Marsupilami 20 novembre 2006 18:45

      Totalement d’accord avec Forest Ent et Marie Pierre.

      Les profits ne sont pas scandaleux du tout tant qu’ils servent à la collectivité et qu’ils ne sont pas délocalisés ou vampirisés par des parasites. Lambert nous mène en bateau.


    • jef88 (---.---.245.77) 20 novembre 2006 19:12

      En fait il y a deux sortes de profits
      - 1) Les profits obtenu par le commerce des produits de l’entreprise
      - 2) Les profits obtenu par la commercialisation des actions

      Si le cas 1 est à la fois logique, facilement compréhensible et si le personnel peut éventuellement en bénéficier : primes. Le cas 2 est beaucoup plus douteux : le cours de l’action s’aprécie sur des bases, sinon subjectives, mais en tout cas non cohérentes avec l’objet de l’entreprise, comme j’ai pu le noter il y a encore quelques jours : la bourse de Paris attendait le résultat de la construction de logements aux USA.

      On peut donc dire que la construction de logements dans le middle west influe sur le cours des fabriques de choucroute de Strasbourg...

      C’est la ou se situe le problème IL FAUT ARRETER LA SPECULATION A OUTRANCE.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:10

      « Les profits ne sont pas scandaleux du tout tant qu’ils servent à la collectivité et qu’ils ne sont pas délocalisés ou vampirisés par des parasites. »

      Les propriétaire de l’entreprise font ce qu’ils veulent de leur entreprise. Que ca plaise ou non. C’est au pays à s’adapter pour plaire aux actionnaires.


    • Iznogoud (---.---.115.182) 4 décembre 2006 10:37

      Alain Lambert bloque très rarement les commentaires sur son site. Mais depuis hier, trois tentatives sont restées lettre morte...

      Et pourtant, il s’agit de porter à la connaissance des citoyens électeurs un nouvel éclairage sur la philosophie libéraliste de celui qui prône la « rupture tranquille ».

      Le 10 novembre en meeting à Saint-Etienne Nicolas Sarkozy proclame avec ferveur que « l’homme n’est pas une marchandise... comme les autres ».

      Pour ceux qui demandent à voir :

      http://www.dailymotion.com/video/xpw3v_pour-sarkozy-lhomme-est-marchandise


  • UGH (---.---.29.67) 20 novembre 2006 14:08

    Les profits ne sont bien sûr pas scandaleux. La course à toujours plus de profits l’est. Elle entraine une focalisation sur la baisse des coûts, la délocalisation, la pression sur les employés pour travailler encore plus... Et puis, quand ces profits sont pour la pluspart destinés à verser des salaires astronomiques aux top dirigeants, on destabilise l’équilibre social. Je travaille dans une multi-national qui fait 10 milliards de dollars de bénéfices annuels !! Pourtant, nos salaires ne sont pas augmentés et les plans de restructuration se succèdent.


    • LE CHAT (---.---.75.49) 20 novembre 2006 14:41

      D’accord avec toi , si faire du profit est la raison d’être de toute entreprise , le dogme du 15% en plus tous les ans est lui inacceptable ! surtout si une partie substentielle n’est pas réinvestie .

      la part des salaires est en baisse constante alors que les profits explosent comme les salaires des dirigeants , c’est cela qui est immoral !


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:13

      « la part des salaires est en baisse constante alors que les profits explosent comme les salaires des dirigeants , c’est cela qui est immoral ! »

      N’importe koi ! En 20 ans le pouvoir d’achat à doublé, et le SMIV aumgnente réguiérement tout les ans plus que l’inflation. Quant aux salaires des dirigeants, ca ne te regarde pas, ce n’est pas ton argent et tu n’as aucune légitimité à te méler d’affaire privé. Si tu es jaloux, tu n’avais qu’a faire polytechnique, tu pourrais alors te vendre selon tes rêves.


  • chandre (---.---.235.106) 20 novembre 2006 14:23

    Je ne vois vraiment pas en quoi les profits sont scandaleux : une entreprise doit vivre et pour vivre et assurer sa pérennité, elle doit faire des bénéfices : pour continuer à investir, payer ses charges, ses impôts, etc, etc ... il ne faut pas se tromper de combat : en faisant des bénéfices les entreprises paient des impôts et contribuent à l’amélioration de la vie en société (financement des services publics et autres associations, fonction publique, etc ...). d’autre part, elles financent bon nombre de projets visant à améliorer la vie dans certains pays du 1/3 monde et aider les populations locales à s’en sortir. Ce qui est scandaleux, c’est la façon dont on parle des entreprises qui font des bénéfices.


    • luvyagal (---.---.179.30) 20 novembre 2006 23:32

      « elles financent bon nombre de projets visant à améliorer la vie dans certains pays du 1/3 monde » ????? Bon nombre de nos entreprises européennes, à cause de leures productions (notament de la perche du nil), détruisent la chaine alimentaire des écosystèmes en afrique, ce qui a pour résultat de créer la famine dans les populations vivant DANS ces écosystèmes, car il n’y a plus de biodiversité. de plus, les entreprises apportent effectivement du travail en afrique mais la demande de travail est tellement plus importante que l’offre, que les salaires sont dérisoires et que les africains travaillants pour des entreprises européennes ne peuvent pas se payer le nourriture qu’ils fabriquent eux-même !! mais c’est pas grave, les entreprises font du profit pour assurer leur avenir.


  • Yann (---.---.31.124) 20 novembre 2006 14:48

    Les profits ne sont pas scandaleux, mais c’est leur redistribution qui l’est. Mais c’est un autre débat.


  • reinette (---.---.3.188) 20 novembre 2006 15:10

    Fin août 2003, le directeur de FLODOR, Vimo Madéri, déménageait en douce le matériel de son usine de Péronne, en Picardie. Surpris en flagrant délit par ses ouvriers, le fabricant italien de chips devenait aussitôt un symbole de l’indélicatesse patronale. Médias et élus en tête, un torrent d’indignation se répandait sur la région et le pays. FLODOR n’est pourtant qu’un cas parmi d’autres, l’ ENIEME AVATAR D’UNE PRATIQUE BIEN RODEE DE CASSE INDUSTRIELLE. Qui, elle, ne choque personne.

    YOPLAIT, CURVER, LEE COOPER ont fait ça très gentiment : Douceur, vaseline, diplomatie.

    Prenez les statistiques de l’INSEE, regardez les plus grandes industries de la Somme au 31/12/1996. Admirez un peu le chemin parcouru, en silence, sans tracas, rien qu’en 6 ou 7 ans :

    MAGNETTI-MARELLI : 900 emplois à l’époque, démantelé il y a deux ans : « outillage envoyé vers l’Espagne, l’Italie, la Pologne. Ensuite, on n’arrivait plus à suivre » WHIRLPOOL : 850 postes en 1996, 300 supprimés depuis. CARBONE LORRAINE : 1 200 salariés dans les années 80 à moins de 450 aujourd’hui. Sans jamais faire les gros titres »

    HONEYWELL, l’ex-leader de l’électronique ? Dégagé ! Et SAINT-GOBAIN, dans l’Oise ? Un carnage ! Et VALEO, à Sissonne (Aisne), Dreux, La Bastide ? Tout le monde descend, direction la Tchéquie et la Pologne !

    Personne ne parle de lyncher ces pédégés-là. Parce qu’ils communiquent bien : concurrence, réduction des coûts, économie mondialisée, choix stratégiques, désolé-mais-fatalité - tout se passe cordialement, entre gens « civilisés ».

    COMILOG à Boulogne (351 emplois), METALEUROP à Noyelles-Godault (830), la FRANÇAISE DE MECANIQUE à Douvrin (705), SOLLAC-DUNKERQUE (430), SOLLAC-ARRAS (422), UGINE, près de Béthune (1400 salariés).

    Juste une mécanique implacable et simple, que dévoile par exemple le groupe FAURECIA (fabricant de sièges pour voitures) dans un courrier à ses sous-traitants (05/03/02) :

    - « Le sourcing dans des pays à faible coût de main d’œuvre doit nous aider à atteindre un objectif de baisse [des prix] de 30 %. [...] Il nous serait dès à présent utile de connaître votre situation à ce sujet en répondant à ces quelques questions : 1) Avez-vous déjà engagé une telle démarche ? (partenariat avec des sociétés situées dans des pays à faible coût de main d’œuvre) 2) Au cas où ce type de recherche ne serait pas entamée : quelles sont vos intentions à ce sujet ? » Trois mois plus tard, le même revient à la charge : « Nous vous avons récemment interrogé sur vos projets de délocalisation dans des pays à faible coût MO [main d’œuvre]. Cette nouvelle situation exige de votre part un engagement vers des pays à faibles coûts. [...] Ces éléments économiques nous sont désormais indispensables pour justifier auprès de notre client la sélection des fournisseurs, et ce critère sera systématiquement pris en considération pour l’attribution des marchés... » (01/08/02). En clair, RENAULT, PEUGEOT et consorts nous l’ordonnent, et nous vous l’imposons : délocalisez !


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:17

      On ne voit pas pourquoi des entreprises resteraient en France, pour se faire spolier leur travail (sans compter les insultes). C’est au systéme à s’adapter à l’offre/demande des entreprises. C’est aux français à s’adapter.


  • Ptit Dark (---.---.25.117) 20 novembre 2006 15:30

    Les profits ne sont pas scandaleux, autant qu’une entreprise qui n’est pas une oeuvre caritative en fasse le plus possible. Ce qui est scandaleux, sont les émoluments versés aux dirigeants et la redistribution des bénéfices aux plus grand profit des actionnaires plus qu’en vers la force de production qui est proportionnellement plus importante que l’actionnariat. Mieux redistribués, les bénéfices seraient investis en consommation donc re-hausse de bénéfices, du gagnant-gagnant en somme.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:21

      « Ce qui est scandaleux, sont les émoluments versés aux dirigeants et la redistribution des bénéfices aux plus grand profit des actionnaires plus qu’en vers la force de production qui est proportionnellement plus importante que l’actionnariat. Mieux redistribués, les bénéfices seraient investis en consommation donc re-hausse de bénéfices, du gagnant-gagnant en somme. »

      Il n’y a d’entreprise que parce qu’il y a des actionnaires. Le rôle des salariés est minime la dedans, c’est le capital, les machines, les investissements, les brevets, etc, qui permet la hausse de productivité donc de pouvoir d’achat. Mais des salariés, ils y en a dans le monde entier. Ils sont payé selon la Loi du Marché, pas plus, pas moins. Le reste ne les concerne pas. Il n’y a donc rien à partager, pas plus que toi tu partages ton salaire de la journée avec le chauffeur de bus qui te conduit à ton travail.


  • gerardlionel (---.---.180.63) 20 novembre 2006 15:47

    Monsieur est bien bon ! Pourquoi ne pas poser une autre question ?

    Dans le cas ou une répartition aussi juste que possible des profits, trouvez-vous scandaleux le profit ? et dans ce cas qui trouverait à redire aux profits !

    Quand les profits profitent aux 20% des plus gros salaires et que les autres regardent ça passer en espérant une amélioration et qu’on leur demande de se serrer la ceinture ! Comment apprécier ces profits ?

    Quand dans le même temps un patron est remercié avec un parachute en or, des stock options et autres joyeuseté... et que dans le même temps cette entreprise délocalise malgré les efforts salariaux consentis depuis le début de « la crise », les profits qu’est-ce que c’est ?

    Et encore je fais partie de ceux qui comprenne qu’un certain écart des salaire est acceptable( mais pas celui qui est scandaleux !) !

    Bien vous aurez saisi mon « paradigme », celui de la justice, celui de la justesse, pas celui de l’excés !


  • toto (---.---.177.94) 20 novembre 2006 16:00

    Enrichissez vous mes frères !


  • ropib (---.---.27.229) 20 novembre 2006 16:39

    Bien sûr que les profits ne sont pas scandaleux. Ce qui est scandaleux c’est la misère.

    Mais nous vivons dans une société. Et toute la question (sans réponse, je vous arrêtes de suite) est de savoir articuler l’individuel du collectif. Finalement vous êtes adulte et responsable : vous avez fait des choix, n’essayez pas de nous faire croire le contraire ou alors c’est retour à l’école avec deux gifles.


  • loga (---.---.187.62) 20 novembre 2006 17:36

    Il y a une donne qu il faut prendre en compte l argent des mafias X millions d euros placés en bourses et qui doit rapporter . Une entreprise qui fait du profit logique et normal mais la bourse fausse toutes les retombées salariables « égalitaires » et les investissements pour la recherche .

    Si on supprimait la bourse ?


    • Olive (---.---.248.19) 21 novembre 2006 17:40

      Excellente idée, supprimons tout ce que nous ne comprenons pas.


  • (---.---.30.7) 20 novembre 2006 17:45

    Bonjour, M. Lambert, votre article est interessant mais reste quand même abscons pour le commun des mortels, vous argumentez contre la « vulgate marxiste » mais vous n’essayez pas de comprendre pourquoi tant de monde trouve cela si attrayant. Les profits ne sont pas indécents en soi c’est uniquement l’utilisation de ceux-ci qui paraissent irréalistes, ce sont les 15% de rentabilité du capital imposés par les actionnaires et ce le plus souvent au détriment de tout projet industriel, c’est que la travail ne permet plus de vivre décemment alors qu’il produit de grandes richesses (l’heure de travail n’est pas payée 15% en plus chaque année !) le décalage est réel entre l’actionnaire X qui utilise l’action comme moyen financier pour obtenir une rentabilité importante et un capital risqueur qui lui aussi spécule mais a tout intéret à ce que l’entreprise soit durablement perennisée. cordialement


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:23

      « vous argumentez contre la »vulgate marxiste« mais vous n’essayez pas de comprendre pourquoi tant de monde trouve cela si attrayant. »

      Tout le monde sait que c’est basé uniquement sur la jalousie.


  • Savapa (---.---.110.14) 20 novembre 2006 17:50

    A la suite de tous ces commentaires, il serait de bon goût que Monsieur le Sénateur nous apporte son point de vue...


  • Jason Nicolas 20 novembre 2006 17:55

    Monsieur,

    Les profits des entreprises ne sont pas scandaleux (jugement moral), mais ce sont des excédents nécessaires qui peuvent être employés à faire tout ce que les chefs d’entreprises désirent dans le cadre des lois, y compris s’attribuer des émoluments pharaoniques, comme c’est le cas aux USA, par exemple (et en Europe un peu moins).

    Le capitalisme moderne a toujours voulu sortir du social, c’est à dire ignorer les impacts de ses activités sur la société où l’activité profitable était exercée. La question que je me pose est : de quel droit (moral) un entrepreneur exerce-t-il son activité dans une société donnée, et avec l’autorisation de qui ? et pour y faire quoi exactement ? Quel va être l’impact social, économique, écologique, anthropologique même, de cette activité ? Qui en décide ? L’entrepreneur va et vient dans une communauté donnée, entre et sort comme dans un moulin, fait et défait ce qui lui plait sur le plan économique, et c’est tout à fait normal ? Cet entrepreneur est à l’origine de changements sociaux d’une extrême ampleur parfois, cause des changements de moeurs (alimentaires, vestimentaires, familiaux etc), module les institutions à sa guise (modernité oblige), entre autres l’enseignement, etc ; et personne n’y trouve rien à redire... Le capitalisme règne en roi, et l’intendance suivra. Qui civilisera ce Moloch ?

    Le capitalisme crée des surplus colossaux qui sont la plupart du temps dilapidés, ou au mieux très mal employés. Le travail est un ingrédient nécessaire dans cette machine infernale, et ceux qui le produisent sont trop souvent ignorés par les petits comités de chiens savants qui se réunissent dans les endroits cachés de la planète. Décidément, le capitalisme est bien trop sérieux pour être confié à des capitalistes, ou pire, à des financiers. Quant aux profits, c’est le sommet de l’iceberg.


    • (---.---.30.7) 20 novembre 2006 20:36

      Nicolas, je me demande pourquoi tant de haine vis-à-vis des entrepreneurs la grande majorité des activités sont régulées en france, on ne peut pas faire ce que l’on veut. Ensuite c’est pour beaucoup la seule chance de sortir finacièrement de leur condition (n’oubliez pas qu’une société sur deux n’a qu’ un seul salarié ! et ce sont souvent de petits artisans qui ne sont pas nés avec un avenir tout tracé !!) et oui le monde n’est pas si simple : il y a même des patrons qui votent à gauche !


    • luvyagal (---.---.179.30) 21 novembre 2006 00:01

      apprenez à lire, on ne parle pas de petits patrons (artisants et PME) mais de multinationales. de plus, personne n’a parlé de voter à gauche ou à droite. enfin, si vraiment le système économique actuel est si restrictif pour les patrons comme vous le dites, et qu’il l’est également pour employés comme la majorité des remarques le laissent paraître, pourquoi ne pas le changer ? puisqu’il embête tout le monde....


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:25

      « La question que je me pose est : de quel droit (moral) un entrepreneur exerce-t-il son activité dans une société donnée, et avec l’autorisation de qui ? et pour y faire quoi exactement ? Quel va être l’impact social, économique, écologique, anthropologique même, de cette activité ? Qui en décide ? L’entrepreneur va et vient dans une communauté donnée, entre et sort comme dans un moulin, fait et défait ce qui lui plait sur le plan économique, et c’est tout à fait normal ? »

      Et aprés, le même type va venir hurler contre les délocalisation !

      Grand-pére, tes questions, les entreprises s’en tapent. Si tu ne veux pas d’elles, tant pis, le monde est vaste et la chine Riche.


    • EDARI (---.---.64.120) 21 novembre 2006 18:05

      En 1993, il y a 13 ans, Helmut Kohl, le chancelier allemand fait cette remarque :

      « Une nation industrielle n’est pas un parc de loisirs où les retraités sont de plus en plus jeunes, les étudiants de plus en plus âgés, les horaires de travail de plus en plus réduits et les congés de plus en plus long... »

      C’était en Allemagne.

      Où en sommes nous en France actuellement avec nos 35 heures, les RTT, les jeunes qui font des études à perte de vue et qui ne trouvent pas d’emploi alors que certains métiers manuels manquent de bras.

      « François Mitterrand avait découvert au cours de ses mandatures que les entreprises étaient à l’origine de la création des richesses et des emplois ; il est clair que sa leçon n’a guère été retenue par ses successeurs. »

      Heureusement qu’il y a des patrons pour embaucher des salariés et leur verser un salaire, même Mitterrand l’avait reconnu.

      Certains patrons se sont octroyés des avantages honteux, c’est sûr, mais ne généralisons pas. Ne faisons pas comme avec la SNCF où l’on ne voit que les trains qui arrivent en retard, mais jamais ceux qui arrivent à l’heure.

      Une entreprise qui ne fait pas de profit met la clé sous la porte.

      La mondialisation n’arrange rien, mais elle est là et si les français ne veulent pas faire plombier, que l’on fasse venir des plombiers polonais, qui seront salariés, paieront des cotisations sociales qui serviront à payer les chômeurs qui ne veulent pas se salir les mains en travaillant !!!...


    • Nicolas (---.---.167.230) 22 novembre 2006 09:34

      M. le conservateur anonyme, ni vous ni moi n’avons le pouvoir de changer ce qui est en ce moment, ou peut-être plus tard. Le conservatisme, volià le handicap. Il y a des idéologies qui ont pesé sur les sociétés pendant des siècles, et des préjugés récents du genre : Pourquoi diable les femmes voudraient voter ?, Le plus lourd que l’air ne volera jamais, Qui aurat envie de parler à quelqu’un à distance ? (le téléphone), la génération spontanée (Pasteur)etc. Mes propos, « Les entreprises s’en tapent », c’est certain. La chine est riche, c’est tant mieux. Tout baigne, c’est tant mieux, et les conservateurs trépignent de joie. Ainsi soit-il... Mais si nous sommes là aujourd’hui, c’est qu’il y a eu un nombre de changements sociaux et techniques qui nous permettent de dialoguer. ETC Si je pensais comme vous je ne me serais même pas donné la peine d’écrire cette réponse.


  • Rage Rage 20 novembre 2006 18:34

    Ah ! Enfin un article d’Alain Lambert. J’adore.

    Bonsoir Alain Lambert, vous lire est toujours un plaisir tant il existe une pensée bicéphale et il faut le dire, totalement parcellaire voire partiale chez vous.

    Ce que j’apprécie, c’est l’aspect pointilleux de vos analyses totalement déconnectées de certaines variables.

    Je vais donc essayer de démonter point par point votre anlayse, et que vous soyez sénateur ou non, je pense que votre analyse est désespérément hors du temps. Peut-être ferez vous mieux avec la mise en oeuvre de la LOLF dont on sait aujourd’hui qu’elle est déjà biaisée -comme prévu- dans la pratique. Adossez donc le PLFSS au budget, ce sera un bon début...

    Bref. Plusieurs points donc :

    - Personne ne dit que les entreprises ne doivent pas faire de bénéfices. Tout le monde souhaitent que ceux-ci soient mieux répartis et surtout que la « pyramide » des salaires ne soit plus exponentielle, irraisonnée et pharanonique pour certains alors que beaucoup d’autres vivotent avec des miettes. Contredisez moi si vous trouvez normal que M.Zacharias ou M.Forgeard se soient versées en plus de leurs salaires, des retraites chapeaux, des primes et autres stock option étonnement bien retirés (délit d’initié notable) à temps.

    - Le second élément, tout à fait bien porté par Forest Ent, c’est le lien logique qui n’existe pas entre bénéfices, investissements et emplois. Actuellement les entreprises ne réinvestissent pas ce qu’elles devraient (rémunérant des actionnaires, qui je le rappelent sont des MINORITES et n’ont pas le même poids) et plus encore quand elles investissent, le font à l’ETRANGER (puisque leurs bénéfices se font là bas). Le principe de réalité vous/nous rattrappe puisque la France n’a plus d’investissement, donc plus de création d’emplois, donc plus de valeur ajoutée, donc encore moins d’investissement etc... Dites moi le contraire, mais j’attends tous vos justificatifs.

    - Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. Par ailleurs, cette horde de fonctionnaires « vorace » que vous décrivez n’est que le traduction de votre incapacité à organiser l’Etat, qui plus est d’organiser ses fonctions régaliennes et donc d’optimiser les postes. Et encore, je ne parle pas de la rage que peuvent avoir ceux qui, chaque jour (pompier, flic, hopitaux...) ramassent les fonds de tiroirs bien réels du monde que vous avez laisser fuire en avant vers l’abîme. Le tout sous la bénédiction des 10% de « riches » que vous considérez comme votre cour.

    Vous parlez de maîtriser les dépenses. Maîtrisez donc vos frais et honoraires propres et montrez l’exemple et proposant une loi réduisant les communes à 8000 et supprimant les départements politiques, en réduisant les cabinets pléthoriques, le nombre de sénateurs et de députés. Après, nous reparlerons de gaspillage et de maîtrise de la dette.

    - Quatrièmement : esssayez donc de m’expliquer que l’augmentation des revenus du patrimoine face à l’évolution des revenus du travail n’est pas l’une des causes de la paupérisation d’une société pour qu’une minorité puisse assoir son pouvoir féodal. Voilà en l’occurence en bonne question, surtout pour les niches (SACEM) et autres grosses écuries (Bouygues, Vinci, Eiffage...) toujours à la réception des commandes publiques, des gros salaires et donc des forts dividendes (autant tout combiner).

    - Cinquièmement, votre petite gueguerre GAUCHE-DROITE est stérile : elle ne fait que vous auto-entretenir dans une utilité plus que contestable. La gauche à fait pire, donc je peux me permettre de faire mal... quelle stupide vision du monde. Monsieur le sénateur, votre temps sera bientôt révolu. Vous pouvez encore croire que vous tiendrez des années comme cela au gouvernement, mais tôt ou tard, il faudra passer à la caisse.

    Et croyez moi, je compte bien vous faire payer l’addition d’années d’inactions, de mensonges et autres idéologies stériles qui ont amené notre pays là où il se trouve : dans un mur qui se rapproche chaque jour un peu plus (dette + nombre de rmistes/chômeurs).

    Sur ce, bonne soirée.

    J’ajoute pour votre article précédent : on se fiche de MAM.


    • MrPiment MrPiment 21 novembre 2006 13:17

      Je suis globalement d’accord avec ce commentaire.

      Ce qui me navre le plus c’est l’on voit bien ici qu’il y a deux mondes en France :
      - Celui des privilégiés, ceux qui engrangent les dividendes et qui en veulent toujours plus (légitime dit-il et je les comprends) ou ceux comme ce sénateur qui se rend tous les jours dans le palais qu’est le Sénat (dont le coût annuel est tout à fait exorbitant, de l’ordre de 50 millions d’euros je crois), sans parler du florilège d’avantages associés à son « titre » (train 1ere classe gratuit, ...)

      - Et la majorité qui, quand elle a un travail, doit mendier pour avoir 1 ou 2% d’augmentation (quand il y en a une) sur un salaire de plus en plus proche du smic (et oui c’est qu’il rattrape de plus en plus de monde lui). Car ce qui se passe en France (et qui se passe également aux USA) c’est que la classe « moyenne » entre ces deux mondes se réduit comme peau de chagrin...

      Pourquoi voulez-vous qu’ils comprennent notre réalité ? Pourquoi partager quand on peut garder tout pour soi ?

      Comme le disez un roi Français au peuple affamé : « Vous n’avez plus de pain ? et bien mangez des brioches ! »

      Le pire c’est que c’est de plus en plus d’actualité.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:40

      « Tout le monde souhaitent que ceux-ci soient mieux répartis »

      aucune raison à ce quelle soit « réparti ». Les salariés gagnent selon les services qu’ils fournissent aux entreprises, leur clientes, au prix du marché, comme eux mêmel e font quand ils achétent une boite de petit pois. Il n’y a rien à répartir.

      « la »pyramide« des salaires ne soit plus exponentielle, irraisonnée et pharanonique pour certains alors que beaucoup d’autres vivotent avec des miettes. »

      Les rémunération des PDG ont pour but de maintenair la stabilité des dirigeant de l’entreprise, un PDG ayany vocation à avoir des actionnaires mécontant. Aucun rapport avec un salariés de base, qui n’est pas important.

      « Actuellement les entreprises ne réinvestissent pas ce qu’elles devraient (rémunérant des actionnaires, qui je le rappelent sont des MINORITES et n’ont pas le même poids) et plus encore quand elles investissent, le font à l’ETRANGER (puisque leurs bénéfices se font là bas). »

       ?? Que vient faire cette idée de minorité ? Les actionnaires engage des gens pour en avoir un avantage, comme tout échange, comme il est normal, comme le font les salariés. Qu’ils soient minoritaire n’est pas le sujet et n’a aucune espéce d’importance. Quand au investissement en France, pourquoi ne faire ? Qui irait investire en France ? Alors même que l’Etat s’endette au taux fort, et que cela rapport plus ? Alors même qu’il y a un paquet de gauchiste en France ? Avec un systéme datant de 1960 ? Tssssss.. Vous rêver debout. C’est à vous d’attirer les entreprises, c’est à vous de vous secouer et de vous remettre en cause : les entreprises n’en ont rien à foutre de vous.

      « Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? »

      Aucune raport de proportion entre les élus, et les fonctionnaire, prés de la moitier du budget de l’Etat...

      « La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. »

      Vous avez soutenue la refforme Juppé de 1995 et condamné les gréves ? Vous comdamné toute les gréves de fonctionnaire pour soutenir le gouvernement ?

      « Le tout sous la bénédiction des 10% de »riches« que vous considérez comme votre cour. »

      Les Riches, ca fait longtemps qu’ils ont quité la France...

      « Quatrièmement : esssayez donc de m’expliquer que l’augmentation des revenus du patrimoine face à l’évolution des revenus du travail n’est pas l’une des causes de la paupérisation d’une société pour qu’une minorité puisse assoir son pouvoir féodal. »

      La réppartition est stable depuis longtemps, ca n’a donc aucun rapport. La paupérisation, c’est le Socialisme, et c’est inévitable.

      « Voilà en l’occurence en bonne question, surtout pour les niches (SACEM) et autres grosses écuries (Bouygues, Vinci, Eiffage...) toujours à la réception des commandes publiques, des gros salaires et donc des forts dividendes (autant tout combiner). »

      exactement : l’Etat ne devrait pas s’occuper de cela, et se restreindre à ses fonciton régalienne, POLICE, JUSTICE, ARMEE.

      « Et croyez moi, je compte bien vous faire payer l’addition d’années d’inactions, de mensonges et autres idéologies stériles qui ont amené notre pays là où il se trouve : dans un mur qui se rapproche chaque jour un peu plus (dette + nombre de rmistes/chômeurs). »

      Vous êtes un Marxiste qui n’aime pas les conséquences normal de son idéologie. Comme c’est comique !

      Vous vous êtes trompé, VOUS allez payer l’adition, et personne d’autre.


    • René Job (---.---.131.104) 23 novembre 2006 22:45

      @ Rage

      Vous avez dit :

      « Le troisième point, puisque vous critiques les fonctionnaires, serait aussi de parler de vous, les POLITIQUES : combien êtes vous au sénat ? à l’assemblée ? en région ? en département ? en EPCI ? en communes ? en syndicats ? en EPIC et autres établissements publics ? en Europe ? Et qu’apportez vous au vu de votre coût global ? La retraite des fonctionnaires est une fausse excuse. Si certains en ont abusé, c’est que vous n’avez pas eu le courage de tenir les cotisations à des niveaux rationnels. Par ailleurs, cette horde de fonctionnaires »vorace« que vous décrivez n’est que le traduction de votre incapacité à organiser l’Etat, qui plus est d’organiser ses fonctions régaliennes et donc d’optimiser les postes. Et encore, je ne parle pas de la rage que peuvent avoir ceux qui, chaque jour (pompier, flic, hopitaux...) ramassent les fonds de tiroirs bien réels du monde que vous avez laisser fuire en avant vers l’abîme. Le tout sous la bénédiction des 10% de »riches« que vous considérez comme votre cour. »

      Voici de quoi illustrer (source, le site du Sénat) :

      "A - L’indemnité se compose de plusieurs éléments

      L’indemnité comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction

      Depuis 1938, diverses dispositions législatives ont retenu le principe de l’alignement de l’indemnité sur la rémunération des hauts fonctionnaires. Ce mode d’indexation a été confirmé en 1958.

      L’indemnité parlementaire de base est fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’Etat. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des fonctionnaires de la catégorie « hors échelle » (conseillers d’Etat, préfets, directeurs d’administration centrale, etc.). Son montant brut mensuel, qui est identique pour les députés et les sénateurs, s’élève, au 1ernovembre 2006, à 5 357,47 €.

      Cette indemnité varie, bien entendu, en fonction des majorations légales qui s’appliquent à la rémunération de référence, mais les mesures diverses de « blocage » ou de prélèvements qui la frappent lui sont également appliquées.

      En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base et s’élève, à la même date, à 160,72 €.

      A ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant, soit 1 379,55 € au 1er novembre 2006.

      Le parlementaire a également droit aux prestations pour charges de famille et à un supplément familial variable selon le nombre d’enfants à charge.

      Les membres du Bureau du Sénat perçoivent, ès qualité, une indemnité représentative de frais, qui a pour base de calcul l’indemnité fonction et dont le pourcentage varie suivant la fonction occupée "

      Je vous laisse les calculs sur

      - > le coût annuel individuel et collectif pour le contribuable

      - > la recherche de rentabilité sociale et économique.

      Personnellement, je n’ai rien contre le Sénat. Mais un sénateur rémunéré par la république qui se fait le défenseur de quelques multinationales...chacun appréciera.

      C’est vraiment la République romaine.


  • L'enfoiré L’enfoiré 20 novembre 2006 19:34

    @Rage et à l’auteur,

    Je le dirai haut et clair : le profit est salutaire. C’est la carotte devant l’âne. Pavlov dans toute sa splendeur. Oui, absolument, il est nécessaire. Il motive, il fustige les idées neuves. Donc, ça c’est pour le positif. Où, cela coince. C’est quand le profit ne génère plus ... le bien de la communauté humaine pour se limiter au plus petit commun dénominateur. Une bonne entreprise est le fournisseur de bien être pour tous. Dès qu’elle déraille de cet objectif, ce qui se passe très vite dans l’excès à vouloir en faire du bénéf, c’est quand elle oublie qu’il y a des collaboateurs à cette réussite profitable. La Bourse est évidemment le piège majeur. Une fois dans l’engrenage et les rouages de la Grande Dame, il s’agit de faire des bénefs à pourcentage à deux chiffres sous peine de perdre ses actionnaires, c’est la fuite dans les sables d’Egypte. Ces actionnaires, cela peut-être vous ou moi, avec des actions, des fonds de pensions. Aujourd’hui, les deux chiffres sont difficilement atteints malgré tous les efforts. Tous veulent payer un minimum pour la création de produits. Alors, 2 règles simples du comment faire du bénéfice :

    - augmenter la production et les revenus
    - diminuer les coûts

    Il n’y en a pas d’autres. La 1ère manière, vite dit. La deuxième, c’est la solution et tout est bon pour y arriver sans états d’âme.

    J’ai une devinette perso là dessus : « Pourquoi cherche-t-on s’il y a de la vie sur Mars ? » Réponse : « Pour voir si, là bas, il n’y a pas des travailleurs à meilleur marché. »

    Vive le bénéfice. A+ smiley


    • René Job (---.---.132.43) 29 novembre 2006 18:33

      @ L’enfoiré

       smiley smiley smiley

      La deuxième façon...réservée à un tout petit nombre...est la voie royale...surtout si on a la caution d’organismes financiers...eux-mêmes cautionnés par l’État, c’est-à-dire par les contribuables...au nom de l’intérêt général.


  • cdg (---.---.24.9) 20 novembre 2006 19:35

    article completement biaise. Pas etonnant de la part d un politicien. je passe sur la petit reference a Mitterrand (Croyez vous que votre chef Chirac ait une experience quelconque de l entreprise ? Il a toujours fait de la politique depuis 40 ans (et avant il etait .. fonctionnaire !)

    Maintenant une remarque de fond :

    Actuellement meme la banque de france s inquiete du manque d investissemnt des societes qui ont pourtant des tresoreries abondantes. Mais celle ci est utilisee soit pour augmenter les dividendes soit pour le rachat d actions (soit dans les 2 cas pour augmenter le revenu des actionnaires) En tant qu actionnaire je m en rejoui, mais ca laisse perplexe sur le long terme. Car sans investissement, une societe est a terme condamne (et il y a peu d investissements qui assurent un rendement des fonds propres de 15 % et encore faut il accepter le risque de se planter, cf le plongeon de Iliad/free lors de l annonce de leur investissement en fibre optique)

    Ce que votre parti a du mal a comprendre c est qu il est difficile a quelqu un accepter de se serrer la ceinture quand d autres font bombance. L exemple de votre collegue Gaymard (5000 m2 au frais de la princesse tout en prechant la rigueur) aurait du vous inciter a plus de retenue

    PS :
    - sur le partage de la valeur ajoutee entre le capital et le travail, vous oubliez un leger detail, c est que la tendance actuelle est a reporter tous les risques sur le salarie. Une holding peut equilibrer ses compte si elle a plusieurs activite. Un « pure player » fait faillite. par contre pour un actionnaire, je reconnais que c est plus pratique. On mise sur le secteur dont on pense qu il va « surperformer »
    - Pour le fun, aux prochaines elections, celui qui va « surperformer », c est pas sarko, mais bien le pen a mon avis. Achetez du FN et vendez vos UMP !


  • Yvance77 (---.---.234.111) 20 novembre 2006 20:14

    Le seul moment ou je peux apprécier le mot « profit » c’est en regardant sa définition dans le dictionnaire.

    Car même en parlant 4 langues , des études universitaires à 42 ans je n’en ai jamais vu ici bas la moindre signifaction matérielle pour moi ou des proches, et pour je participe au profit des autres c’est sur ! Bah à la prochaine vie sans doute ...

    Un chiffre au hasard et qui compte : 368 amércains les plus riches possèdent que 2,5 milliards les plus pauvres.

    A peluche je vais voir dans le dico « répartition » et « équité » et je reviendrais avec mes rêves


  • Hobbes hobbes 20 novembre 2006 20:25

    Article à l’optique libérale émanant d’un élu libéral attaquant la vision marxiste comme une caricature extrêmiste. La plupart des économistes reconnaissent pourtant la pensée marxiste comme un des fondements de l’économie moderne, même les partisans du libéralisme. En outre, il est détestable de lire autant d’informations mensongères de la part d’un ex-ministre, ce qui porte à considérer cet article comme une tentative de désinformation. Aux dernières nouvelles (si l’on veut se donner la peine de lire les indicateurs économiques), la France est l’un des pays de l’OCDE dont l’investissement des entreprises est le plus faible depuis plusieurs années. Il me semble même avoir entendu l’actuel premier ministre se désoler de ce fait lors d’un de ses premiers discours de politique générale. Il serait bon que certains contrbuteurs fassent preuve de plus d’honnêteté. Agoravox n’est pas une tribune de propagande politique mais un forum citoyen d’information. Je ne vois ici aucune inbformation.


    • (---.---.247.254) 20 novembre 2006 20:31

      Hobbes, au lieu de catégoriser les gens, fais nous un petit article. smiley


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:45

      « La plupart des économistes reconnaissent pourtant la pensée marxiste comme un des fondements de l’économie moderne, même les partisans du libéralisme. »

      N’importe quoi. Ca fait plus d’un siécle que Marx est réfuté, et plus personne ne l’enseigne dans le monde depuis lngtemps (sauf en France). Marx, c’est uniquement de l’idéologie, du rêve, du délire.

      « la France est l’un des pays de l’OCDE dont l’investissement des entreprises est le plus faible depuis plusieurs années. »

      Pourquoi investir dans un des pays les plus Marxise du monde aprés Cuba ? C’est à vous d’attirer les investisseurs, les actionnaires, à vous de vous remettre en cause.


  • Ornithorynque (---.---.209.178) 20 novembre 2006 20:30

    Des commentaires d’autistes ! Parfois on se demande si les intervenants habituels des post de Agoravox sont des autistes, ou alors si en fait, ce sont des automates, des droides programmés pour resortir la meme sauce quel que soit le sujet : la mondialisation, les golden parachutes...gnagnagna... arrêtez donc de lire la presse dans votre fauteuil club, et rencontrez les vrais gens les gars, vous verrez !

    Bon, Merci Monsieur Lambert pour votre article factuel et simple. c’est percutant.

    C’est un article qui porte sur « le profit ».

    Je regrette que le débat ait immédiatement dérivé hors sujet (golden parachute, mondialisation, misère...). La force d’une pensée se mesure a sa prise en compte de la REALITE c’est à dire que nous avons tous envie de gagner plus d’argent ! en tout cas tous les gens normaux, et notamment ceux qui n’en ont pas assez (d’argent). Que ceux qui veulent gagner moins lèvent le doigt. moi pas.

    Vous vous souvenez de Babacar Diop, qui avait organisé l’occupation de St Bernard. Il avait monté un site internet appelé Vis@vis... et il a fait un procès à SFR pour contrefaçon. SFR lui a donné 22 Millions de Francs. Babacar Diop a immédiatement arrêté de donner des leçons de morale et d’aider les sans papiers (lui, il avait plein de petits papiers avec des zéros dessus !)... il est parti investir ses 22 millions à Dakar, en immobilier... Vous verrez, donneurs de leçon de morale d’Agoravox... e jour où votre pseudo vaudra 22 millions... vous donnerez vos leçons moins fort smiley


    • luvyagal (---.---.179.30) 21 novembre 2006 00:37

      ton commentaire se mord la queue !!! tu dénonces les gens sur ce site qui ne traitent pas le sujet premier, mais tu n’en fait pas plus : tu te contentes juste de rebondir sur les commentaires des gens sur ce site qui ne traitent pas le sujet premier. donc tu serts à rien.


    • (---.---.238.43) 21 novembre 2006 14:06

      @ Ornithorynque

      « arrêtez donc de lire la presse dans votre fauteuil club, et rencontrez les vrais gens les gars, vous verrez ! »

      Peut-être parlez-vous de gens comme moi : bac+5 et chef d’entreprise... ? Eh bien je me dois de vous dire que je suis pleinement d’accord avec la majorité des commentaires postés. En tant qu’entrepreneur ayant démarré avec 0 euros (véridique), je suis écoeuré d’être représenté par des rentiers « fils-à-papa » (Seillière, Parisot...) et que le monde de l’entreprise soit à ce point corrompu par la soif de pouvoir et d’argent INSATIABLE de certains dirigeants. En tant que citoyen, je condamne l’impunité des patrons voyous et toutes les possibilités d’évasion fiscale et de dissimulation financières offertes par des structures banquaires douteuses et non contrôlées par les citoyens (Clearstream notamment).

      Enfin, vous dites : « La force d’une pensée se mesure a sa prise en compte de la REALITE c’est à dire que nous avons tous envie de gagner plus d’argent ». Je vous répondrai que vos faiblesses ne concernent que vous. Vous pourrez me traiter d’hypocrite, mais je puis vous assurer que ma vie n’est pas une course à l’argent, ne vous en déplaise. Je trouve mon bonheur dans ma famille et d’autres activités qui ne me coûtent RIEN. Votre « réalité » n’est non seulement pas la mienne, mais je la trouve en plus totalement désespérante. Puissiez-vous vous payer un cercueil doré à l’or fin pour couronner le combat de votre vie (plus d’argent, et encore plus si possible).

      L’autiste vous salue bien !


  • Chem ASSAYAG 20 novembre 2006 20:39

    Votre analyse est tellement globale qu’elle gomme toutes les disparités ; ici vous faîtes notamment l’économie de l’analyse des bénéfices des très grandes entreprises. Si on prend les entreprises du CAC 40 elles ont réalisé à elles seules 84 milliards d’euros de bénéfices en 2005... soit près de 65% de vos 128 MM€. En outre ces entreprises sont celles qui savent optimiser leurs bilans pour réduire leur fiscalité...

    Le problème est que ce sont ces entreprises (par ailleurs de moins en mois créatrices de richesses en France) qui sont visibles, qui influencent les projets de lois, qui font la une avec des problèmes de rémunération de leurs dirigeants...contribuant à l’image négative des entreprises. Un peu de pédagogie serait nécessaire, noatmment en développant des analyses avec une meilleure granularité smiley


  • Moustik (---.---.235.77) 20 novembre 2006 21:11

    Scandaleux les profits ?

    Non, pas le moins du monde. En fait ce que je trouve scandaleux pour ma part c’est cette sorte de malaise anti patronat qui existe en france. Vous avez réussi en créant une entreprise, vous êtes un salaud capitaliste exploiteur de pauvre gens. Mauvaise pioche, pour réussir sans être un pariat (en france) mieux vaut sortir des cités et s’appeler Joey Star ! Lamentable.

    La délocalisation un problème ? Plus pour longtemps. Bientôt une tripotée de jeunes venant d’autre pays, de l’Est par exemple, viendront en france avec une folle envie de travailler, pas de fustiger les patrons. La méritocratie reprendra alors ses droits, les petits porteurs continuront à prendrent leurs dividendes...


  • Le péripate Le péripate 20 novembre 2006 21:40

    Le scandale, c’est que quand un clodo, on lui donne une tente, et que tout à coup il devient visible, l’on s’indigne. Quoi, des pauvres, et ils ne payent pas la taxe d’habitation !

    Le scandale, ce sont des appartements vides, la spéculation.

    Le scandale, ce sont les morts futurs et pourtant certains de l’hiver qui arrive.

    Le scandale, c’est quand, après avoir justifié le profit, on s’insurge sur le chômeur qui profite et s’engraisse avec un RMI à 322€/mois

    Le scandale, c’est vous...


  • banzaï fred (---.---.128.115) 20 novembre 2006 23:30

    Bonjour à tous, Juste un petit mot pour répondre à reinette, qui citait le cas des entreprises qui délocalisaient en douce. Je ne le conteste pas, c’est malheureusement vrai. Mais il ne faut pas oublier que dans le même temps de nombreuses entreprises se sont aussi crées et qu’elles ont embauchées du monde. C’est comme ça, une entreprise ça nait, ça vit, ça meurt. Ce qu’il faut c’est donc favoriser l’éclosion des entreprises, se réjouir des créations. Et peut-être s’apesantir un peu moins sur les fermetures d’usines, ce qui ne fait pas avancer le pb et ajoute à la morosité ambiante.


  • 2D (---.---.216.85) 21 novembre 2006 09:21

    Personnellement je n’ai jamais rien compris en économie. cependant, meme si faire du profit pour une entreprise n’est pas scandaleux, loin de là, faire des millions de bénéfice, en restituer une grande part à des actionnaires puis virer 200 gugusses ou délocaliser une entreprise en asie pour faire encore plus de profits, çà oui c’est scandaleux.


  • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 10:13

    le pauvre sénateur, il en prend plein la tête !

    pitié !!

    (il fait vraiment pitié)


  • Josew (---.---.25.142) 21 novembre 2006 10:13

    Les profits ne sont pas scandaleux : au contraire, il faudrait que tout le monde puisse faire des profits.

    Malheureusement, il n’y a qu’une clique conspirationniste qui dirige tout cela en sous-main entre gens de bonne compagnie (dont l’aspect émergé est la Trilatérale notamment), et qui fait des profits de plus en plus colossaux, alors que 90% de l’Humanité se retrouve à marner de plus en plus (allongement du temps de travail sans augmentation de salaire) pour à peine gagner sa croute et son droit de survivre, dans un monde de plus en plus pollué sur l’autel du profit.

    Cet article est vraiment très manipulateur, mais aurait-on pu attendre autre chose d’un représentant du système, dont la fonction est largement « profitable » et rémunératrice, eu égard aux résultats et au travail accompli ?

    Car on demande aux Sénateurs de régler les problèmes d’égalité dans notre pays : « liberté, égalité, fraternité » sont le fondement de notre Patrie, et on voit qu’ils échouent lamentablement dans la tâche qui leur a été assignée.

    Du coup, ils en viendraient à réécrire la constitution pour se dédouanner à bon compte...

    Pssss, triste monde que celui-là.


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 10:30

      il est tout de même drôle que personne ne vienne défendre ce pauvre sénateur ?

      n’y aurait-il que des salauds de gauchistes sur agoravox ?

      allez, soyez sympa, aidez-le, venez à son secours !

      il n’est pas possible que les milliers de gens qui viennent sur agoravox soient tous contre ses dires ?

      si ?

      putain, la révolution est proche !

      coups de pieds aux culs en 2007 !


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 10:32

      qu’est-ce qu’on se marre sur agoravox !!!


  • Joseph (---.---.83.114) 21 novembre 2006 12:06

    La question est stérile, mais montre bien à quel point la France tombe dans de faux débats.

    Le scandale c’est la corruption, c’est le vol, c’est la loi qui n’est pas respectée. Mais que le scandale vienne des communiqués aux actionnaires, des profits des entreprises.

    Ca montre a quel point la France est figée. Clearstream et les autres affaires ne choquent pas, mais que des entreprises gagnent de l’argent ou donnent du travail à ses salariés cela choque. C’est un peu gros, c’est la France d’aujourd’hui.


  • ec (---.---.75.131) 21 novembre 2006 12:10

    Bravo pour cet article que je comprends. Un point m’est inaccessible, c’ est la période « Giscard »(avant dernier paragraphe). Je sais que des Français cherchent encore la raison du vote négatif pour l’ Europe façon « Giscard », mais l’explication du début de la dégringolade de mon pays n’arrive pas à ce qui me sert de cerveau .J’ai lu et relu mais, je n’y comprends rien . Je vais suivre vos prochains articles car cela m’interesse . Je suis sûr que les enarques y sont pour beaucoup car là où ils sont ,tout va de mal en pis . Mais , il y a peut-être autre chose que vous semblez indiquer.A moins que ce ne soit l’ explication technique des 500 milliond de dettes de la France, début de notre chute.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:52

      « l’explication du début de la dégringolade de mon pays n’arrive pas à ce qui me sert de cerveau »

      Socialisme.

      Plus d’impot et de Lois sur les riches (pour se payer des electeurs fonctionnaires), donc moins d’investissements, inflation, fuite des elites, délocalisation, emprunt d’Etat massif pour se payer encore des fonctionnaires electeurs, hausse des impots, Loi social égalitariste, fuite des capitaux, emprunt, bidule soiaux, hlm, impots, redistribution, etc.. jusqu’au jour ou on constate les dégats (17 éme place mondiale..), et ou, les emprunts devenant impossible, le revenue réel des français va se substituer à leur revenue à crédit (via l’Etat).


  • Le péripate Le péripate 21 novembre 2006 12:25

    Je ne sais pas faire les liens, aussi vous m’excuserez pour ce copier coller issu du journal Le Plan B. Je pense que cela nourrira utilement une réflexion sur le profit.

    Astride travaille au Carrefour d’Amiens. Dans son HLM, son repassage terminé, elle étale ses fiches de paie sur la table : « Net, 837 euros et 63 centimes.
    - Pour un plein-temps ?
    - Non, un 30 heures. C’était imposé d’office quand ils m’ont embauchée : pas 35 heures, 30 heures.
    - Mais vous touchez une prime d’ancienneté ?
    - Non, y a pas ça chez Carrefour. Le bonus après huit ans là-bas, c’est qu’on nous accorde un jour de congé supplémentaire. Pour Noël, à la place d’un colis, ils nous ont remis une boîte de chocolats à 2,50 €.
    - C’était votre treizième mois ?
    - Oui. (Elle rit.) Ils abusaient, alors on s’est mis en grève, et la direction nous a octroyé un bon d’achat de 15 euros. Mais, sur la fiche de paie, ils ont déduit notre journée... » Une fois son loyer payé, il lui reste 485 euros pour vivre avec son fils, Frédéric, son chien, Angie, son chat, Pepsi, et entretenir sa petite auto pour se rendre au boulot.

    Prodige du capitalisme : cent, deux cents, cinq cents travailleurs pauvres sont rassemblés dans ces hypermarchés ; des millions d’euros coulent entre les doigts des « hôtesses de caisse », à qui l’on ne verse parfois même pas le Smic. Et pourtant, personne ou presque ne se révolte. Le « groupe » affiche « 1,6 milliard de bénéfice net » ; il lâche 38 millions d’indemnités à Daniel Bernard, son ancien pédégé, mais ne laisse à ses employés (on dit « collaborateurs », ou « équipiers », ou « associés ») que « 837 euros et 63 centimes » : aucune insurrection à l’horizon. Où donc loge le ressort quotidien de cette acceptation ?

    Il y a la répression, bien sûr, avec ses caméras de surveillance, ses espions d’hypermarchés qui traquent et dénoncent les infractions microscopiques au règlement - et qui, au besoin, en inventent (1). Mais la terreur organisée par une milice de supérette ne représente que le sommet de l’iceberg. La résignation emprunte des canaux plus ordinaires. Un détail, d’abord : au Carrefour d’Écully, dans la banlieue lyonnaise, vers midi, entre deux distributeurs - café et M&M’s -, trois dames en blouse grignotaient leur sandwich sous cellophane à des tables séparées. Juste trois, à midi ? « Eh oui, avec leurs horaires élastiques, explique le délégué CGT, Mohamed Guendouze, elles arrivent à 8 h 30, à 9 heures, à 9 h 30, alors les caissières ne se connaissent même pas entre elles. » Agnès confirme : « Les horaires, avant, c’était une équipe du matin et une autre de l’après-midi ; on avait les mêmes plages de travail, sept-huit heures d’affilée, on déjeunait ensemble. Maintenant, tout est chamboulé... » Maintenant, « l’équipe » est cassée. N’existe plus qu’un « temps de travail individualisé », segmenté. Un atout pour la « paix sociale » : les salariés ne se rencontrent plus, ne parlent même plus entre eux. Avantage subsidiaire, ces « horaires libres » - libres pour le patron - ont engendré des tensions en installant une concurrence entre les employées. Astride : - Pourquoi c’est toujours la même qui va travailler le samedi matin ? Pourquoi j’ai deux ou trois heures de coupure ? Agnès : - Ou comme moi : le chef m’a mise du matin et je termine à 19 heures. C’est une bataille permanente pour poser nos pions. On se querelle avec les animatrices de caisses parce qu’elles s’avantagent ; elles ont leurs têtes, leurs chouchous... Astride : - Tout est fait pour semer la zizanie. Et ça marche. L’emploi du temps hebdomadaire est devenu un enjeu de lutte. Un enjeu vital pour des mères de famille ou pour des célibataires avec enfants. Dès lors « l’ambiance », cette chose immatérielle, flottante comme l’air du temps et pourtant décisive, s’en trouve modifiée, « pourrie », « hypocrite » : « C’est devenu un nid de jalousies. » Il a fallu des décisions politiques, des accords de branche et des syndicats conciliants pour que ce « libre choix » s’impose, à partir de 1984. Aucun scandale ici, pas de James Bond ni de filature. L’« individualisation » s’avère un outil de contrôle d’autant plus efficace qu’il est moins visible. Cependant la fragmentation du collectif en particules concurrentes ne découle pas que des horaires... Paul a servi deux années dans la grande distribution. Il a failli y « faire carrière ». D’entrée, un souvenir lui revient pour expliquer « l’absence de mobilisation » : « Déjà, le matin, ça commençait par une embrouille : on était quinze et le magasin ne possédait que douze tire-palettes. Donc c’était la course entre nous, on se regardait de travers, puis les trois malchanceux montaient voir le chef... » Deux jours plus tard, il nous adresse ce courriel : « J’y ai repensé et je crois que, dans les rayons, c’est un travail très individualisant : chacun a son rayon (les chefs insistaient bien sur cette possession, sur cette responsabilité) et se démerde avec. Quand tu ramassais une palette, pas question d’aller filer un coup de main au voisin : tu avais ton taf, point ; tu le laissais se démerder avec le sien. Je me rappelle particulièrement de mon collègue du rayon d’en face, qui ne s’en sortait pas avec ses sauces et condiments (normal, dès que ça chute, ça casse) : on pensait plus à se foutre de lui, généralement, qu’à l’aider. » La solidarité minimale est, sinon interdite, du moins déconseillée. Suite du message : « Le management aussi était vachement individualisant : on était toujours pris à part pour ce qui est de la mesure de nos performances ou de nos non-performances individuelles. C’était décrit comme ça par les chefs, et ressenti par moi aussi je crois, comme par des collègues. Comme ce jeune mec qui montait en grade et passait assistant chef de rayon : il chronométrait lui-même le temps qu’il mettait à vider ses palettes comme une performance à la fois sportive, physique, et organisationnelle. » Difficile de recenser les trésors d’ingéniosité développés par le management (2) : les « challenges carte fidélité », « l’hôtesse du mois » avec sa photo, le comportement transformé en statistiques (pourcentage de Sbam +, « Sourires, Bonjour, Au revoir, Merci, plus “bonnes fêtes” »), « la MC attitude Carrefour » (du nom de son « défi » : « Mieux consommer »), des dizaines d’indicateurs chiffrés (« nombre d’articles saisis à la minute, le chiffre d’affaires à l’heure, les écarts de caisse ») dont dépend la « RI » (« rémunération individuelle »), les réunions mensuelles où « un chef de caisse nous présente le CA [chiffre d’affaires], les nouvelles du groupe, la politique du magasin. On doit recopier le CA sur notre fiche d’évaluation, consciencieusement, tu notes, l’air très intéressé », plus la propagande interne, la revue Positif ! , diffusée à foison. Astride : - 2006 sera « l’année de la caissière », ils nous en ont informés. Ils nous ont remis une jolie pochette cartonnée, avec la petite fée Effi dessus. Il faut absolument qu’on fidélise le client, voilà l’objectif, il faut qu’on gagne des parts de marché. Agnès : - On a même suivi une formation Effi-caisse... comme si en trente ans de boutique je ne savais pas comment remplir un chèque !

    Se recrute enfin tout un personnel impersonnel, de « managers stagiaires » et de « managers métiers » pour relayer les consignes : « Ceux-là, c’est des jeunes, ils viennent du siège, ils tournent. Ils ne nous parlent même pas, ils sont calés derrière des écrans d’ordinateur et remplacent les anciens chefs de rayon, avec qui on causait, on s’entendait bien. » Une « hôtesse de sécurité » discute avec un cégétiste ? Licenciée. Un cariste termine une bouteille de Yop entamée et bonne pour la benne ? Licencié. Un vigile sort avec une caissière ? Licencié. Qu’importent les motifs pourvu que règnent la peur qui sépare, la méfiance qui divise.

    Pourquoi tous ces assauts de « management » ? Parce que les dindons en chef des grandes surfaces, les Halley, les Defforey, les Fournier, les Mulliez et leurs sbires, tremblent. Ils savent qu’ils tirent sur la corde et qu’un beau jour - un très beau jour - on risque de les pendre au bout. Cette crainte, un document daté de juillet 1999 en témoigne. Il émane de la direction de Carrefour. On s’y réjouit d’abord d’une nouvelle « baisse du coût de l’heure travaillée » (en supprimant la prime d’ancienneté de 3 % tous les trois ans, la prime de transport d’un montant de 23 francs (3,50 e), la prime de présence avec un solde de congés, ces « privilèges qui chloroforment l’esprit d’entreprise d’un salariat surprotégé », nous dirait la journaliste Brigitte Jeanperrin). Du bonheur pour les actionnaires. Sauf que la note se conclut par ce mot d’ordre : « Nous isolerons la CGT, toujours menaçante. » « Toujours menaçante », la CGT ? Elle qui n’est pas implantée, loin de là, dans tous les établissements du groupe ? Elle qui ne compte, bien souvent, qu’une poignée de militants ? « Menaçante », oui, car les grands directeurs redoutent de siéger sur le couvercle d’une cocotte-minute oubliée sur le feu.


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:57

      Puiqu’elle ne démissionne pas, c’est qu’elle trouve à cette situation un avantage. Il n’y a donc aucun probléme.

      « 837 euros et 63 centimes », oui, mais avec SECU, retraite, éducation, et tout les avantages de notre merveilleux systéme déja payé, ce qui lui fait en réalité un salaire bien plus important, de 30, 35% en plus. Par rapport aux USA Ultra-libéral, sa situation est donc bien mieux (ou ca je me fou de toi ?)


  • Olive (---.---.248.23) 21 novembre 2006 12:43

    Merci pour cet article factuel qui exprime un point de vue qui tient quasiment de l’héroïsme intellectuel.

    Cela n’a pas raté, le peloton d’exécution emmené par les « vrais amis » auto proclamés de l’humanité s’est mis en place.

    Les commentaires sont effrayants d’idéologie et de procédés douteux : un mélange de finesse et de faux raisonnements digne de feu la propagande soviétique.

    Pour résumer la contradiction qui est portée : on jette le bébé avec l’eau du bain. Quelques patrons voyous par ci, quelques parachutes en or choquants par là, des fermetures de sites industriels...

    Mais on oublie l’essentiel : les profits des entreprises rémunèrenent NOTRE épargne, financent NOS dépenses publiques et financent NOS jobs de demain.

    Les entreprises délocalisent les emplois à plus faible valeur ajoutée pour produire des biens de consommation que vous achetez tous chez Auchan, idéologues compris.

    Les emplois de demain sont dans les activités de demain, pas dans celles d’hier. Les activités que nous perdons permettent au tiers monde, hier miséreux, d’acheter nos services (notamment financiers), nos brevets, nos médicaments et nos biens manufacturés de haute technologie.

    Arguer de la cupidité de certains pour instaurer une économie planifiée détruisant tout sur son passage et coupée du reste du monde, voilà le scandale.

     smiley


    • Le péripate Le péripate 21 novembre 2006 13:19

      Vous n’êtes pas un idéologue, et pourtant vous affirmez des pseudos vérités vraiment idéologiques : le tiers monde hier miséreux en est une énorme (Inde , Chine, confondre société traditionnelle et misère, etc...). Les slogans du Medef sur les jobs de demain feraient sourire, si ce n’était pas si grave.


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 13:37

      Merci, Olive !

      grâce à vous je viens de savoir que je ne payais pas d’impôts et que les entreprises les payaient pour moi !

      Ca y est, les copains, je suis heureux !!

      super !

      lalalere !


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 14:59

      Le plus révoltant, c’est la cupidité des salariés qui ne travaillent que pour le fric ! C’est ignoble ! Il faut envisager une nouvelle répartition de la richesse, ou la salariés polueur ne pourrait pas poluer grace à un faible profit, et ou il serait plus solidaire avec ses amis les pauvres. Quand je vois toute les bêtises qu’achétent les salariés, je me dis que, vraiment, ils sont trop payé.


    • Olive (---.---.248.19) 21 novembre 2006 18:43

      Société traditionnelle : ah les braves gens, qui peuvent mourir de maladie sans soins modernes de façon traditionnelle, à la merci de la météo traditionnelle, qui peuvent s’asservir les uns les autres avec de jolis systèmes de castes ou d’esclavages traditionnels, qui se nourrissent d’obscurantisme traditionnel.

      La tradition, un beau programme humaniste qui a fait ses preuves partout dans le monde à travers les âges.


    • Olive (---.---.248.19) 21 novembre 2006 18:45

      Je ne pensais pas utile de lister toutes les catégories de contribuables. Mais maintenant que je sais que tu as besoin de tous les détails pour bien tout saisir, j’y penserai. Ou pas.


    • ropib (---.---.27.229) 22 novembre 2006 17:35

      « Mais on oublie l’essentiel : les profits des entreprises rémunèrenent NOTRE épargne, financent NOS dépenses publiques et financent NOS jobs de demain. »

      Je ne comprends pas... sous prétexte que nous sommes responsables notre comportement n’est pas scandaleux ? Ben si, je suis moi-même scandalisé de demander une augmentation de salaire. Quelque part j’abandonne la partie. Je me dis que si je ne l’ai pas cette augmentation c’est pas pour ça que y aura moins de pauvres dans la rue.

      Alors dernièrement j’ai trouvé des trucs cons genre je me fais pas rembourser mes jours de maladie, je paye plus d’impôts que je ne devrais... c’est naze bien sûr mais donner de l’argent à des ONG stabilise la non redistribution et la solidarité en la désignant comme « d’initiative privée », ce qui n’est justement pas mon objectif. faudrait que je vois si on peut faire des dons au Trésor Publique.

      Accessoirement les entreprises c’est nous aussi... c’est à dire que ses profits se font par rapport à un travail qui est la vraie valeur ajoutée. L’organisation du travail se met en place en revanche en regard d’un capital qui a donc aussi sa raison d’être. Il faut juste trouver un équilibre entre ces forces. Enfin je dirais ça...


  • (---.---.79.7) 21 novembre 2006 12:45

    Merci à Rage et merci à L’enfoiré, je partage vos opinions et votre lucidité.

    M Lambert , je vous plains, comme malheureusement la trop grande majorité de nos élus, vous vous trompez de débat.

    Est ce un refus pathologique de regarder la situation en face ? De l’autisme ? De la couardise ? De la lacheté ? Votre aveuglement idéologique de mandarin confit perdu dans ses vieux clichés et satisfait de ces commentaires creux et à coté de la plaque est insupportable et ecoeurant.

    La France pour se redresser se passera de vous, cela me parait plus que souhaitable ; le mur vous aussi vous allez vous le prendre.. !


  • (---.---.79.7) 21 novembre 2006 12:57

    L’héroïsme intellectuel consisterait peut être à enterrer certaines idéologies douteuses qui ont montré la preuve de leur inéfficacité et donc cesser d’alimenter des débats stériles d’arrière garde et cela tous bords confondus.

    Il ne s’agit certes pas de démolir à tout crin, mais les plus audacieux sont autorisés à avoir UNE VISION ...entre autres..et des projets constructifs qui sachent tenir compte d’une part de la réalité humaine et économique globale et d’autre part d’en finir avec ces abus infects..et qui ne laissent rien présager de bon POUR TOUT LE MONDE.. !!!

    En êtes vous SEULEMENT CONSCIENTS ET ET CONSCIENTES... ?


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 13:42

      les problèmes de conscience, il faudrait peut-être d’abord les faire exercer par nos chers gouvernants, comme notre cher sénateur lambert...

      je m’excuse M. Le Sénateur d’être aussi impertinent voire choquant, mais je suis un salauds de fonctionnaire à 1050 euros par mois. Alors,vos profits vous pouvez vous...


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 13:44

      Le sénateur ne répond pas !

      Ce n’était sans doute que de la provocation ! digne d’un gauchiste !


  • Gasty Gasty 21 novembre 2006 12:59

    Et bien ??? Monsieur le sénateur ??..?..! seriez-vous sans voie !


    • parkway (---.---.18.161) 21 novembre 2006 13:48

      les voies du sénat sont impénétrables !

      et votre copain pasqua, comment il va ?

      il est toujours pas en prison ?

      je dis votre copain parcequ’on ne vous entend pas beaucoup parler en mal de cette « chose pourrie » et je suis poli !

      Dîtes nous comment vous faire confiance, M. le sénateur ?


  • français moyen (---.---.19.145) 21 novembre 2006 13:19

    Et quand la famille AUCHAN se construit un manoir (entre autres) à plusieurs dizaines de millions d’euros situé juste derrière le casino de Deauville (avec peut-être un accès direct), peut-on parler là d’investissement nécessaire à la rentabilité de l’entreprise ?


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 15:00

      « Et quand la famille AUCHAN »

      Pour des gens qui vivent en Angleterre, c’est meritoire.

      Par ailleur, ils font ce qu’ils veulent de leur argent, et de LEUR entreprise. Si cela ne vous plait pas, libre à vous d’en créer une.


    • français moyen (---.---.19.145) 21 novembre 2006 18:23

      J’en ai déjà une.


  • Le péripate Le péripate 21 novembre 2006 13:35

    Quand la première fortune de France gagne 1 SMIC et demi annuel par heure . Quand les 60 premiers dans le tableau gagnent 5300 SMIC annuels et que dans le même temps, 7 millions de nos compatriotes sont pauvres, parmi lesquelles 2 millions de travailleurs, alors il y a une injustice et c’est celle-là qui est la mère de toutes les injustices, de toutes les violences . 400 000 sans-toits, 200 000 qui dorment par terre, 200 000 qui sont dans les campings, voilà la situation de la France au moment où elle n’a jamais été aussi riche de son histoire. Le premier des tabous à vaincre c’est celui de s’habituer à l’idée qu’il est normal que les uns aient tout et les autres n’aient rien. Voilà les tabous qu’il faut briser. Qu’accumuler l’argent n’est pas un droit, que soulager la misère est un devoir


    • (---.---.37.70) 21 novembre 2006 15:04

      « Qu’accumuler l’argent n’est pas un droit, que soulager la misère est un devoir »

      C’est bien ce qu’il faut apprendre au français, qui s’empifre alors que pour un seul salarié français, on peut soulager la misére de 12 ou 15 chinois.

      Oui, c’est un devoir de délocaliser, surtout que rien ne justifi ces différence de salaire, les français n’étant pas une race supérieur ni particuliérement diplomé. Pourquoi est-ce qu’ils devraient tout avoir et les chinois rien, simplement parce qu’ils sont né du bon coté de la barriére ? Rien ne justifie que les français soient traité différement des autres peuple du monde. L’Egalité doit devenir une réalité pour les salariés de cette planete. Les entreprises sont des citoyennes du monde, et le libéralisme est une Révolution.


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2006 20:37

      Ben alors pourquoi ne pas payer les salariés chinois qui travaillent pour l’exportation vers l’Europe au même prix que les salariés européens ? Ce serait encore plus altruiste, et plus convaincant de la part des entreprises qui délocalisent.


  • vicnent (---.---.150.66) 22 novembre 2006 12:47

    je t’invite à lire « le capitalisme est il moral » de André comte sponville, et tu t’apercevras que la que ta question n’a en gros pas de sens ! le scandale appartient à l’ordre de l’éthique, et l’économie non.

    C’est un peu comme se demander si une pomme rouge est elle indulgente ? ça n’a rien à voir...


    • René Job (---.---.131.252) 23 novembre 2006 20:00

      Oui, avec une telle pensée, on vend 300.000 exemplaires.

      C’est sur que « l’éthique » devant une telle perspective...

      C-S est un semeur de confusion. Il en faut.

      Le discours économique varie ne fonction des choix axiomatiques qui renvoient systématiquement à une idée de l’homme. A une anthropologie. Et ces choix sont indémontrables à partir de la cohérence interne du système mis en place car ils ne peuvent qu’y être tautologiques.

      Et depuis le théorème de Gödel sur l’incomplétude, il me semble admis que les propositions évidentes n’ont rien de nécessaires. Elles dépendent uniquement de la subjectivité de celui qui fait le choix.

      Il ne faut donc pas confondre : cohérence interne, cohérence externe et expérience.

      Quand Friedman attaque Keynes, c’est en parlant de premières propositions philosophiques. Tout ce qui se rapporte à l’homme est « moral ». Que çà plaise ou non.

      Le problème des épistémologues est justement de montrer en quoi telle ou telle proposition porte en elle un jugement de valeur ignoré jusque là.

      Les savoirs sont des savoir-être et par nature ils sont d’origine sociale. La « morale » est un code de conduite propre à un groupe social donné à un moment donné.

      Il est tout à fait possible que pour des raisons très profondes, on en vienne à décréter un champ comme a-moral.

      C’est de la sophistique. Or il se trouve que les « philosophes » que je connais et qui se réfèrent à cet auteur : reconnaissent qu’ils sont des sophistes.

      Le propre du sophiste est qu’à dessein, il mélange dans son discours deux domaines bien définis pour obtenir un certain effet dans les consciences qui pour la plupart n’ont pas les moyens de comprendre ou bien en ont les moyens mais s’y refusent car le discours en question sert leurs intérêts.

      exemple :

      Arithmétiquement parlant, on peut mesurer une distance « d » et diviser cette distance « d » à l’infini, et dire que toute personne qui devra parcourir cette distance « d » devra aussi parcourir chaque fraction infinitésimale. Avec cette logique on en arrive à faire croire qu’on n’arrivera jamais à l’autre extrémité. Ce qui est contraire à l’expérience.

      Il en est de même en économie. On peut dire qu’elle est a-morale quand elle est morale et donc immorale.

      « éthique » qui se rapporte à l’éthos, au caractère. Il s’agit bien de produire le discours éthologique (donc anthropologique) auquel on se réfère. C’est justement çà qui est a critiqué.

      Et des manières de penser l’humain, il y en a beaucoup. La redéfinition est permanente.


  • René Job (---.---.131.252) 23 novembre 2006 19:39

    @ Alain Lambert

    Monsieur le Sénateur,

    S’enrichir consiste uniquement à :

    1/ disposer d’un capital initial. Les formes du capital sont au nombre de trois parfaitement combinables entre elles :

    a/ Le capital matériel : les biens meubles et immeubles disponibles (pour faire simple) ;

    b/ Le capital culturel : votre niveau d’éducation, de savoir et d’informations diverses ;

    c/ Le capital social : les relations sociales, c’est-à-dire les réseaux d’entre aides et de cooptation desquels vous participer ou non.

    Le tout se résumant en un facteur « confiance ». Car le crédit, c’est-à-dire l’octroi de financement repose essentiellement sur la confiance accordée ou non à un moment donné.

    2/ Avoir un bon concept ;

    3/ Employer des gens compétents au meilleur prix possible.

    4/ Avoir de la chance ;

    De la résulte votre enrichissement personnel ou non.

    Si nous étions dans une économie parfaite, chacun aurait la possibilité de tenter sa chance. Mais nous ne sommes pas dans une économie parfaite. C’est pourquoi l’État doit intervenir pour corriger, inciter, impulser, rediriger.

    Merci aussi de ne pas professer des contre vérités : les amortissements font l’objet de dotations défiscalisées. Théoriquement les entrepreneurs devrait allouer les sommes ainsi défiscalisées au réinvestissement ultérieur en les plaçant sur des comptes rémunérés pour lutter contre l’érosion monétaire et produire un accroissement du capital placé afin de disposer d’une somme plus importante in fine. Dont l’objet premier est de permettre l’investissement.

    Les entreprises à l’heure actuelle sont en pleine dérive. Il est pour elles plus intéressant de faire du résultat financier ou exceptionnel que du résultat d’exploitation. Les marges des opérations sont significatives. Un bon placement rapporte plus en un trimestre que des opérations de production-distribution-diffusion lourdes à gérer et toujours incertaines. Les méventes et les stockage ont des coûts importants.

    La mondialisation et les gains de productivité accentuent ces phénomènes. C’est tout.

    Les entreprises cherchent le profit et roulent pour elles-mêmes, c’est leur définition exacte.

    Les salariés ne sont que des fournisseurs de service, c’est tout. Et les États idem. Les contribuables sont là pour faire des efforts en leur faveur s’ils veulent de la création d’emplois chez eux.

    Si ces dernières années, on parle de plus en plus d’entreprises citoyennes y compris dans les rangs des droites, ce n’est pas pour rien.

    Personnellement, hormis les entreprises créées par l’État, je ne vois pas en quoi les autres sont citoyennes ou non. Elles consomment des services publics. Elles paient leur part de contributions, c’est tout. L’erreur consiste à leur donner des subventions multiples et variées. Çà encourage, en réalité, les mauvais gestionnaires et les combinards. Au détriment des bons entrepreneurs.

    Le bon entrepreneur est celui ou celle qui aime son entreprise. Il ou elle ne la voit pas simplement comme un objet à revendre au meilleur prix. Les salariés sont des collaborateurs qui sont associés aux résultats : c’est la notion d’équipe qui prime. La croissance des activités de l’entreprise est un plaisir personnel et collectif.

    Mais pourquoi voulez-vous qu’un chef d’entreprise se crève à jouer franc-jeu quand il voit que les politiques favorisent les arnaqueurs titrés de toutes sortes qui s’intitulent « chef d’entreprise » ?

    Croyez-vous que la distribution des subventions aux copains et que la garantie des contribuables soit propices à une gestion saine des entreprises ?

    Je dirai que les profits des spéculations financières devraient être mieux imposés. Et les profits issus de l’exploitation moins imposés. Les profits exceptionnels devraient être examinés de très près, au cas par cas pour voir ce qui est légitime et ce qui ne l’est pas.

    Quant aux banques que vous mettez évidemment tout de suite hors champ : on devrait regarder ce qu’elles font exactement pour les entreprises françaises. Ce qu’elles font de l’épargne française. Quels services rendent-elles à des firmes étrangères qui cherchent à racheter des entreprises françaises bien portantes... Beaucoup de questions qu’on aurait bien voulu voir traitées par un sénateur de la République.


  • glop ; pas glop... (---.---.16.115) 25 novembre 2006 16:47

    Encore de la théorie pseudo économique... Depuis qu’on veut nous faire croire que l’économie est une science....

    Quant aux données tronquées sur les revenus du travail, les gens peuvent aller vérifier : INSEE, OCDE, ... La vision n’est pas tout à fait celle de l’auteur, bien que...

    les données chiffrées de l’économie sont tellement sujettes à caution qu’on en arrive à parler d’augmentation du coût de la vie « ressenti » ( sous entendu vécu par le populo) et augmentation du coût de la vie réel ( tel qu’il devrait être)... tout ceci en devient ridicule ! Résumons nous et retenez la leçon : on fait dire ce que l’on veut aux données chiffrées car elle sont entourées d’un discours ( qu’il soit de droite ou de gauche) qui en atténue le sens. Ex : une entreprise qui augmente de 40% son chiffre d’affaire c’est bien mais ça ne veut rien dire puisque l’information principale, le chiffre lui-même, n’est pas divulgué ( j’emploie ce terme à dessein pour bien préciser mon propos). Donc, quand l’information est tronquée on peut faire avaler n’importe quoi au chaland... Tout ceci, ce n’est que propos de VRP avec un peu plus de vocabulaire ! smiley


  • (---.---.56.116) 25 novembre 2006 18:45

    Bonjour, pour compléter le fil de René job un peu plus haut dans cette page je suis de son avis « Les profits ne sont pas scandaleux du tout tant qu’ils servent à la collectivité et qu’ils ne sont pas délocalisés ou vampirisés par des parasites comme par exemple nos parlementaires. »

    En effet en quelques décennies, les élus nationaux sont devenus une caste qui s’en met plein les poches, alors qu’elle exige tous les sacrifices de la part des Français les plus exposés aux difficultés financières : exclus de l’emploi, jeunes, chercheurs, retraités, salariés précaires, fonctionnaires aux revenus modestes, artistes, indépendants, sans papiers, etc...

    Même en période de soi-disant disette économique, les parlementaires ne songent jamais à se serrer la ceinture. Ils ont augmenté leurs indemnités de 50% en dix ans.

    Un parlementaire, député ou sénateur, coûte 2.400 euros par jour à la collectivité nationale quand, dans le même temps, un ASS ou un RMIste, dont l’allocation n’a augmenté que d’à peine 30% depuis 1992, doivent se contenter de 14 euros par jour pour tenter de survivre ! A quoi sert vraiment un parlementaire aujourd’hui ? A pas grand-chose en vérité.

    La République « vache à lait », ou l’avènement d’une nouvelle classe de privilégiés : les députés et les sénateurs

    Beaucoup de Français ignorent les privilèges, notamment financiers, de ceux qu’ils élisent. La rémunération exorbitante des parlementaires, comparée à leur efficacité, est une véritable insulte à la probité républicaine.

    En effet, leur utilité, sous ce régime présidentiel autocratique, est quasi nulle. De surcroît, leur appartenance à un parti les oblige à une discipline qui réduit leur rôle à la fonction de godillots. La plupart du temps, l’Assemblée nationale offre le spectacle lamentable de bancs désertés. Tout juste ces parlementaires servent-ils de caution démocratique à la république « bananière » française.

    La France n’a pas les moyens de payer ces parlementaires « de luxe »

    Nous payons donc incroyablement cher ces 923 parlementaires nationaux qui n’ont aucune obligation de résultats, et qui siègent au sein d’assemblées devenues de simples chambres d’enregistrement des lois décidées par le gouvernement. Autre aberration scandaleuse : le budget propre au parlement, soit 800 millions d’euros en 2005, échappe quasiment à tout contrôle, sous prétexte de préserver l’indépendance du pouvoir législatif par rapport aux autres pouvoirs, notamment exécutif !

    Les élus français sont beaucoup trop grassement payés par rapport à leur utilité ou leur efficacité. A titre de comparaison, proportionnellement la France entretient, à grand frais pour les contribuables, 2 fois plus de parlementaires qu’en Allemagne et 7 fois plus qu’aux Etats-Unis ! La France a-t-elle les moyens de se payer ces parlementaires de luxe, plus occupés à défendre leurs intérêts propres que ceux de leurs concitoyens ? Certainement non !

    Ce que gagne chaque parlementaire

    - 80 à 90% des 1.001 parlementaires actuels, soit 577 députés nationaux, 78 députés européens et 346 sénateurs (ils étaient 321 jusqu’à l’année dernière...) sont des cumulards qui gagnent 25 à 30.000 euros par mois, voire davantage !

    En tant que député, il perçoit 21.434 € par mois (140.609 francs) :

    - à titre personnel, le député empoche au moins 12.881,39 € ( 84.501 francs)
    - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
    - dont indemnités de frais de mandat de 6.112 € (non imposable)
    - crédits collaborateurs (1) : 8.553 €

    En tant que sénateur, il perçoit 21.420 € par mois (140.518 francs) :

    - à titre personnel, le sénateur empoche au moins 13.219,65 € (86.720 francs)
    - dont indemnités parlementaires brutes de 6.769,39 € (incluse une indemnité de fonction de 1.340,44 € non imposable)
    - dont indemnités de frais de mandat de 6.450,26 € (non imposable)
    - crédits collaborateurs (1) : 6.894,51 €
    - subvention mensuelle groupe politique : 1.306,36 €

    (1) Crédits « collaborateurs » : un parlementaire peut recruter y compris des membres de sa famille (épouse, enfants, proches parents, etc...). Une bonne partie d’entre eux ne s’en privent pas !

    A ces montants s’ajoutent de nombreux autres avantages ou « facilités » :

    - frais de transport gratuits,
    - téléphone et courrier gratuits,
    - internet gratuit,
    - frais d’hôtel remboursés 100 € (656 francs) par jour, etc...

    => Le sénateur bénéficie d’emprunts immobiliers jusqu’à 152.000 € (1 million de francs) au taux ridiculement bas de 3% sur 18 ans.

    => Le député bénéficie de prêts immobiliers, jusqu’à 76.225 € (500.000 francs) à des taux dérisoires : 2% sur 10 ans. => Une allocation mensuelle d’aide au retour à l’emploi : 5.257,78 € !!! A l’instar du système prévu pour les anciens ministres, les anciens députés non réélus aux élections générales peuvent prétendre jusqu’à l’expiration du sixième mois qui suit la fin de la législature à une allocation d’aide au retour à l’emploi qui leur assure, compte tenu des rémunérations d’activité ou de retraites qu’ils perçoivent par ailleurs, un revenu brut mensuel égal à l’indemnité parlementaire de base. Cette allocation est ensuite réduite progressivement. => Une retraite à taux plein après 20 ans de cotisations seulement. Un député peut prendre sa retraite à 55 ans. Cette pension est cumulable avec les autres retraites.

    => 50% des revenus des parlementaires échappent à l’impôt.

    Les autres sources de revenus des parlementaires

    - L’indemnité mensuelle de conseiller général ou régional, de 1.435 à 2.511 € (9.411 à 16.470 francs), suivant les régions ou départements. Un fauteuil de vice-président donne droit à une majoration de 40%...
    - L’indemnité mensuelle de maire, ou adjoint (40% du montant) : 610 € (4.000 francs) pour une commune de moins de 500 habitants, 2.500 € (16.400 francs) pour une ville de 5.000 à 10.000 habitants, 3.228 € (21.176 francs) pour une ville de 20.000 habitants, 5.201 € (34.117 francs) pour une ville de 100.000 habitants ou plus...
    - L’indemnité mensuelle de président de conseil régional ou général : 5.165 € (33.880 francs), avec, en plus, un appartement de fonction luxueux, une voiture de forte cylindrée et chauffeur de maître...
    - L’indemnité mensuelle de président de communauté de communes : 75% de l’indemnité de maire ou adjoint...

    Cumul des mandats, une affaire juteuse !

    Bien que la loi du 25 février 1992 limite le cumul des indemnités à une fois et demie le montant de l’indemnité parlementaire de base, ce qui porte le maximum perçu en cas de cumul à 7.886,67 € nets (51.736 francs), celle-ci ne représente qu’une partie des émoluments. Le cumulard reste largement gagnant en dépassant très souvent les 15.000 euros (100.000 francs) mensuels avec les indemnités complémentaires diverses (indemnité de résidence, de fonctions, de secrétariat, de collaborateurs, sans compter les multiples avantages en nature et autres facilités (courrier, téléphone, transports, etc...).

    Utilisation scandaleuse des sommes excédant le plafond des cumulards

    Contrairement à ce que la logique voudrait, au lieu de rester dans les fonds publics, le surplus, au delà du plafond de 7.886,67 €, est redistribué par le cumulard lui-même, à sa discrétion, à ses copains élus du même parti ou de la même assemblée. Les parlementaires contournent ainsi, le plus « légalement » du monde, la limitation des revenus qu’est censée imposer la loi sur le cumul des mandats. Députés et sénateurs confondus auraient fait encaisser à leur parti, grâce à ce système de financement occulte, plus de 50 millions d’euros en 2004.

    Il est loin, très, très loin, le temps où les parlementaires français, désintéressés, faisaient de la politique mûs par la seule passion de servir leur pays et leurs concitoyens. Aujourd’hui, être élu député ou sénateur est une affaire juteuse. D’autant plus lucrative qu’elle n’empêche pas (ou presque) de cumuler d’autres revenus provenant de divers mandats locaux ou fonctions exécutives. Une nouvelle caste de privilégiés ponctionne donc la République sans vergogne, pendant que 10 millions de Français tirent le diable par la queue et que des millions d’autres peinent à joindre les deux bouts.

    300 millions d’euros (2,6 milliards de francs) : c’est l’économie annuelle que l’Etat pourrait réaliser en supprimant le Sénat. De Gaulle, en 1969, avait contesté son utilité...

    (Sources : Budget 2005 des assemblées parlementaires. Contribuables Associés. Assemblée nationale. Sénat. Enquête NCO 1997)


    • Lavande & Coquelicots Pierce 27 décembre 2006 00:47

      Etes-vous aveugle au point de ne pas voir que vous mettez dans la poche des parlementaires les crédits qui leur servent à rémunérer les collaborateurs ?

      Vous condondez ce qu’un parlementaire coûte à la Nation (bureau, téléphone, indemnités de mandats, crédit pour payer ses collaborateurs, etc.) et ce qu’il touche pour lui-même.


  • glop,pas glop... !!! (---.---.93.101) 27 novembre 2006 20:01

    J’enremets une couche.... Monsieur Lambert fait une feuille de chou sur les « bienfaits » des profits et les justifie d’une manière...

    Mais en plus, ce monsieur se permet de ne répondre à personne, c’est dire l’intérêt qu’il porte à ses concitoyens. Il est vrai, que lui, il sait ! Nous pôv petits, ne sommes que des incultes incapables d’ingurgiter sa prose de haute qualité... Ce qui justifie les profits ( élu de Dieu) et le non débat....

    J’achèverai rapidement sur le toujours fameux ( ou fumeux, au choix du lecteur)procédé qui consiste à mettre en parallèle des « mesures » des faits et la morale, c’est toujours très amusant et très payant pour son auteur car le débat dévie toujours... smiley


    • René Job (---.---.132.43) 29 novembre 2006 18:22

      @ Glop, pas glop

      Un sénateur n’est pas élu directement par de simples citoyens électeurs. Il est élu par des citoyens grands électeurs (d’autres élus). Il n’a donc pas besoin de se présenter devant nous autres. Ils ne sera en aucun sanctionné électoralement pour non réponse sur Agora Vox.


  • ! !!!!!!!!!!! (---.---.179.79) 19 décembre 2006 20:41

    oui ils sont scandaleux car maintenant c’est pas vous en attendant qui faite pleins d’études pour avoir un petit poste minable.c’est gaché notre jeunesse de nous faire faire autant d’études.pour parler d’un débat comme celui-ci il faut parler en connaissance de cause.c’est tout mais faut arreter de vous plaindre les licenciés de valéo ont eu des propositions d’autres boulots ils vous ont pas laissé dans la merde puis en plus, les licenciés vont retouchés de l’argent !


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