mercredi 19 février 2014 - par Alexis Toulet

Nous n’y pouvons rien faire...

Dennis Meadows est l'un des auteurs de l'étude visionnaire sur "Les limites à la croissance” qui dès 1972 alertait sur le risque d'une crise d'effondrement dans la première moitié du 21ème siècle provoquée par l'épuisement des ressources de la planète.

Voici en exclusivité pour Nœud Gordien la version française de l'interview qu'il accorda à l'occasion des quarante ans de l'étude originelle de 1972.

Le message du septuagénaire n'est pas plus optimiste maintenant qu'à l'époque, et il n'est pas destiné aux petites natures.

Dennis Meadows est l'un des auteurs du fameux livre de 1972 "Les limites à la croissance dans un monde fini". Partant de l'idée de bon sens que la croissance indéfinie est impossible dans un monde fini, les auteurs, un groupe de scientifiques du M.I.T. américain, utilisaient une modélisation des interactions entre ressources, technologie, pollution et population au niveau du monde entier pour tenter de caractériser des "avenirs possibles" du système économique, de la population humaine et de la planète. Leurs résultats les amenèrent à alerter sur le risque qu’en continuant un développement économique sans limite, l’humanité risquait d'épuiser les ressources de la planète et même de dépasser la capacité de la nature à se renouveler elle-même.

L'étude de 1972 a décrit plusieurs scénarios d'évolution possible de l'économie, de la population et des ressources mondiales, chaque scénario correspondant à des choix différents que l'humanité pouvait collectivement faire à partir de 1972. Leur scénario "On continue comme avant", qui correspond grosso modo à ce qui s'est passé par la suite, prédisait que l'approche des limites de la planète commencerait à exercer un fort impact sur la croissance à partir des environs de l'année 2010, impact qui irait ensuite croissant, finissant par déboucher d'ici 2050 au plus tard sur un effondrement, c'est-à-dire une baisse précipitée du niveau de vie et peut-être de la population mondiale, dans une situation d'épuisement des ressources et de l'environnement naturel.

Il est certes permis de mettre en rapport cette alerte précoce avec l'augmentation d'un facteur 2,5 du prix du pétrole depuis 2005, la tendance au plafonnement de la production de carburants liquides, les tensions alimentaires qui se manifestent depuis 2007 ainsi qu'avec la crise financière initiée en 2008 et toujours en cours.

Voici en exclusivité pour Nœud Gordien la version française d'une récente interview de Dennis Meadows, accordée au magazine autrichien Format à l'occasion des quarante ans de l'étude originelle de 1972.

Le discours de Meadows est d'un pessimisme frappant. Il est tentant – et il serait rassurant – de le rejeter d'emblée comme extrémiste. Attention cependant, car Dennis Meadows est tout sauf un excité apocalyptique ! Avoir été à l'origine de l'étude visionnaire des "Limites à la croissance" dès 1972 lui confère une très forte crédibilité. Il mérite d'être écouté, que son regard sur les prochaines décennies soit trop sombre ou qu'il soit justifié, et les questions qu'il pose sont quoi qu'il en soit judicieuses, bien que fort dérangeantes.

La version originale de l'interview est disponible en allemand sur le site de Format.

Une version anglaise est également disponible sur le site Damn the Matrix.

« 

FORMAT interviewe Dennis Meadows, l'un des auteurs de l'étude sur "Les limites à la croissance” il y a quarante ans. Les chercheurs américains y démontraient par un ensemble de modélisations, non la date précise d'une crise d'effondrement, mais le fait qu'au milieu de ce siècle, les ressources de la planète Terre seront épuisées.

Ce livre s'est vendu à 30 millions d'exemplaires et Meadows est aujourd'hui le plus connu au monde des "prophètes du crépuscule". Rainer Himmelfreundpointner de Format a rencontré Meadows lors d'une visite à Vienne pour une interview exclusive. Le message du septuagénaire n'est pas plus optimiste maintenant qu'à l'époque, et il n'est pas destiné aux petites natures.

Dennis Meadows, 70 ans, a ébranlé la croyance en un progrès durable avec son étude, commandée par le Club de Rome, "Les limites à la croissance" il y a 40 ans. Economiste, il a été directeur du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), conférencier et il a enseigné au Dartmouth College et à l'Université du New Hampshire, où il a toujours un cours.

FORMAT : M. Meadows, selon le Club de Rome, nous faisons face aujourd'hui à une crise du chômage, une crise alimentaire, une crise économique et financière mondiale et une crise écologique mondiale. Chacune d'elles est un signal nous avertissant que quelque chose ne va vraiment pas. Quoi au juste ?

Meadows : Ce que nous voulions dire en 1972 dans "Les limites à la croissance(1), et qui est toujours vrai, c'est qu'une croissance physique sans fin sur une planète finie est tout simplement impossible. Passé un certain point, la croissance s'arrête. Soit c'est nous qui l'arrêtons… en changeant notre comportement, ou bien c'est la planète qui l'arrêtera. 40 ans plus tard, nous sommes désolés d'avoir à le dire, mais nous n'avons pratiquement rien fait (2)

FORMAT : Dans vos 13 scénarios, la fin de la croissance physique – croissance de la population mondiale, de la production de nourriture, ou de quoi que ce soit d'autre qui se produise ou qui se consomme – commence entre 2010 et 2050 (3). La crise financière est-elle une partie de tout cela ?

Meadows : Vous ne pouvez pas faire ce genre de comparaison avec notre situation actuelle. Imaginez que vous avez le cancer, et que ce cancer cause de la fièvre, des maux de tête et d'autres douleurs. Ce ne sont pas ces maux qui sont le véritable problème, mais le cancer. Pourtant, ce sont les symptômes que nous essayons de traiter. Personne ne peut croire que le cancer est en train d'être vaincu. Des phénomènes comme le changement climatique et la sous-alimentation ne sont que les symptômes d'une maladie de notre Terre, qui mène inévitablement à la fin de la croissance.

FORMAT : Le cancer comme métaphore de la croissance incontrôlée ?

Meadows : Oui. Les cellules saines s'arrêtent de croître à un moment donné. Ce sont les cellules cancéreuses qui croissent jusqu'à tuer l'organisme. La croissance de la population ou la croissance économique, c'est la même chose. Il n'y a que deux manières de réduire la croissance de l'humanité : réduction du taux de natalité ou accroissement du taux de mortalité. Laquelle préféreriez-vous ?

FORMAT : Personne ne veut avoir à décider.

Meadows : Moi non plus. De toutes façons, nous avons perdu la possibilité de choisir. C'est notre planète qui s'en chargera.

FORMAT : Comment ?

Meadows : Continuons à parler du régime alimentaire. Faites le calcul, prenez la nourriture par personne depuis les années 90. La production de nourriture augmente, mais la population croît plus rapidement. Et derrière chaque calorie de nourriture qui arrive dans les assiettes, dix calories de carburants fossiles ou de pétrole sont utilisés pour la production, le transport, le stockage, la préparation et le traitement des déchets. Plus les réserves de pétrole et de carburants fossiles vont diminuer, plus le prix de la nourriture augmentera.

FORMAT : Ce n’est donc pas un simple problème de distribution ?

Meadows : Bien sûr que non. Si nous partagions équitablement, personne n’aurait faim. Mais le fait est qu’il faut des carburants fossiles comme le pétrole, le gaz ou le charbon pour produire de la nourriture. Et ces ressources diminuent. Que les nouvelles réserves de pétrole et gaz de schiste soient exploitées ou non, le pic du pétrole (4) et le pic du gaz (5) sont dépassés. Cela signifie une pression énorme sur le système tout entier.

FORMAT : Suivant vos modèles la population sera en 2050 aux alentours de 9,5 milliards de personnes, même avec une stagnation de la production de nourriture pour les 30 ou 40 ans à venir.

Meadows : Et cela signifie qu'il y aura beaucoup de gens très pauvres. Beaucoup plus que la moitié de l'humanité. Aujourd'hui il y a une grande partie de l'humanité qui n'est pas nourrie correctement. Toutes les ressources que nous connaissons sont sur le déclin. On ne peut que deviner où tout cela nous mènera. Il y a trop de "si" pour l'avenir : si nous sommes plus intelligents, si il n'y a pas de guerre, si nous faisons une percée technologique. Nous en sommes déjà à ce point où nous ne savons plus faire face à nos problèmes, comment le ferions-nous dans 50 ans quand ils seront plus grands ?

FORMAT : C’est notre manière de faire fonctionner notre économie qu’il faut blâmer ?

Meadows : A propos de notre système économique et financier, il y a quelque chose d'important que l'on oublie. C’est un outil que nous avons développé et qui reflète donc nos objectifs et nos valeurs. Or les gens ne se soucient pas de l’avenir, mais seulement de leurs problèmes actuels. C’est bien la raison pour laquelle nous avons une crise de la dette si grave. La dette, c’est l’opposé du souci de l’avenir. Quiconque s’endette dit : je ne m’occupe pas de ce qui arrivera. Et quand pour beaucoup de gens l’avenir ne compte pas, ils créeront un système économique et financier qui détruit l’avenir. Vous pouvez trifouiller ce système autant que vous voulez. Du moment que vous ne changez pas les valeurs dans la tête des gens, ça continuera. Si vous donnez à quelqu’un un marteau et qu'il l’utilise pour tuer son voisin, il ne sert à rien de remplacer le marteau. Même si vous le lui enleviez il resterait un tueur potentiel.

FORMAT : Les systèmes qui organisent la manière de coexister des gens, ça va et ça vient, ça peut changer.

Meadows  : Mais l’homme reste le même. Aux Etats-Unis, nous avons un système dans lequel il est acceptable que quelques-uns soient immensément riches et beaucoup soient fichtrement pauvres, et même qu’ils soient mal nourris. Si nous continuons à trouver cela acceptable, changer le système n'aidera pas. On en reviendra toujours aux mêmes valeurs dominantes. Ces valeurs ont beaucoup de conséquences sur le changement climatique. Et qui s’en soucie ?

FORMAT : L’Europe ?

Meadows : La Chine, la Suède, l’Allemagne, la Russie, les Etats-Unis et tous les autres ont des systèmes sociaux différents, mais dans chaque pays les émissions de CO2 augmentent, parce que les gens en réalité ne s’en inquiètent pas vraiment (6). 2011 était le record. L’année dernière (7) il y a eu plus de dioxyde de carbone produit qu’à aucun autre moment de l’histoire auparavant. En dépit du fait que tous veulent que ça décroisse.

FORMAT : Qu’est-ce qui ne marche pas ?

Meadows : Oublions les détails. La formule de base pour la pollution en CO2 se compose de quatre éléments. Premièrement le nombre de gens sur Terre. Multipliez par le capital par personne, donc combien de voitures, de maisons et de vaches par personne, on arrive au niveau de vie mondial. Ceci à son tour multiplié par un facteur d’utilisation d’énergie par unité de capital, c’est-à-dire combien d’énergie il faut pour produire des voitures, construire des maisons ou pour nourrir les vaches. Et finalement, multipliez cela par la fraction de cette énergie qui vient de sources fossiles.

FORMAT : A peu près 80 à 90 pour cent.

Meadows : A peu près. Si vous voulez que les émissions de CO2 déclinent, le résultat d’ensemble de cette multiplication doit décliner. Mais que faisons-nous ? Nous essayons de réduire la part d’énergie fossile en utilisant davantage de sources alternatives telles l'éolien et le solaire. Puis nous travaillons à rendre notre utilisation de l’énergie plus efficace, à isoler les maisons, à optimiser les moteurs et tout çà. Nous ne travaillons que sur les aspects techniques, mais nous négligeons complètement le facteur population et nous croyons que notre niveau de vie s’améliore, ou du moins reste le même. Nous ignorons la population et les éléments sociaux dans l’équation, et nous nous concentrons totalement sur la seule résolution du problème du point de vue technique. C'est la raison pour laquelle nous échouerons, parce que la croissance de la population et du niveau de vie sont beaucoup plus grandes que ce que nous économisons (8) par l’efficacité énergétique et l’énergie alternative. Donc les émissions de CO2 vont continuer à augmenter. Il n’y a pas de solution au problème du changement climatique aussi longtemps que nous ne nous attaquons pas aux facteurs sociaux qui comptent.

FORMAT : Vous voulez dire que la Terre va prendre les choses en main ?

Meadows : Les désastres sont le moyen de la planète pour résoudre tous les problèmes. Du fait du changement climatique, le niveau des mers s’élèvera parce que les calottes glaciaires fondent. Des espèces nuisibles se répandront dans les zones où elles ne rencontrent pas suffisamment d’ennemis naturels. L’augmentation de la température mène à des vents et tempêtes massives, qui à leur tour affectent les précipitations. Donc, davantage d’inondations et davantage de sécheresses.

FORMAT : Par exemple ?

Meadows : La terre qui aujourd’hui fait pousser 60 pour cent du blé de la Chine deviendra trop sèche pour l’agriculture. En même temps il continuera à pleuvoir, mais ce sera en Sibérie, et le pays deviendra plus fertile là-bas. Il y aura donc une migration massive depuis la Chine vers la Sibérie. Combien de fois ai-je dit cela dans mes conférences en Russie. Les plus vieux étaient inquiets. Mais la jeune élite a seulement dit : "Qu'est-ce que ça peut me faire ? Je veux juste être riche".

FORMAT : Que faire ?

Meadows : Si seulement je le savais. Nous arrivons à une époque qui nécessite des changements drastiques dans à peu près tous les domaines. Malheureusement on ne peut changer rapidement notre société ni notre système de gouvernement. De toutes façons, le système actuel ne fonctionne pas. Il n'a pas arrêté le changement climatique, ni empêché la crise financière. Les gouvernements tentent de résoudre leurs problèmes en imprimant de l'argent, ce qui entraînera presque certainement quelques années d'inflation très élevée. C'est une phase très dangereuse. Je sais seulement qu’une personne qui vit dans une époque incertaine a le choix entre la liberté et l’ordre, et qu'elle choisit l’ordre. L’ordre n’est pas nécessairement adéquat, ni juste, mais la vie est raisonnablement assurée, et les trains circulent à l’heure.

FORMAT : Craignez-vous la fin de la démocratie ?

Meadows : Je vois deux tendances. D’un côté, la dissociation d’Etats en unités plus petites, comme des régions telle la Catalogne, et de l’autre une superpuissance forte et centralisée. Pas un Etat, mais une combinaison fasciste d’industrie, de police et d’armée. Peut-être y aura-t-il même les deux à l’avenir. La démocratie est en vérité une expérience sociopolitique très récente. Et elle n’existe pas véritablement actuellement. Elle n’a produit que des crises qu’elle ne sait pas résoudre. La démocratie n’apporte en ce moment rien à notre survie. Le système s’effondrera de l’intérieur, non pas à cause d’un ennemi externe.

FORMAT : Vous parlez de la « tragédie des communs » (9)

Meadows : C’est le problème fondamental. Si dans un village tout le monde fait brouter ses vaches sur le pré luxuriant – qu’en Angleterre on appelait «  les communs  » – le bénéfice de court terme va en premier lieu à ceux qui choisissent d’avoir davantage de vaches. Mais si cela continue trop longtemps, toute l’herbe meurt, et toutes les vaches.

FORMAT : Donc il faut un accord sur la meilleure manière d'utiliser le pré. La démocratie dans ses meilleurs jours peut y parvenir.

Meadows : Peut-être. Mais si le système démocratique ne peut résoudre ce problème au niveau mondial, il essaiera probablement une dictature. Après tout, il s’agit de problèmes comme le contrôle de la population mondiale. Nous sommes maintenant depuis 300 000 ans sur cette planète et nous avons gouverné de bien des manières différentes. La plus réussie et la plus efficace a été la tribu ou le clan (10), non les dictatures et les démocraties.

FORMAT : Est-ce qu’une percée technologique pourrait sauver la Terre ?

Meadows : Oui. Mais les technologies ont besoin de lois, de ventes, de formation, de gens qui travaillent avec – je vous reporte à ce que je disais juste avant. De plus, la technologie n’est qu’un outil, comme un marteau, ou un système financier néolibéral. Tant que nos valeurs sont ce qu’elles sont, nous essaierons de développer des technologies qui répondent à ces valeurs.

FORMAT : Le monde entier voit actuellement son salut dans une technologie verte durable.

Meadows : C’est un fantasme. Même si nous arrivons à augmenter drastiquement le rendement de l’utilisation de l’énergie, à utiliser beaucoup plus les énergies renouvelables, et si nous faisons des sacrifices douloureux pour limiter notre consommation, nous n'avons pratiquement aucune chance de prolonger la vie du système actuel. La production de pétrole sera réduite de moitié environ dans les 20 prochaines années (11), même compte tenu de l'exploitation du pétrole de schiste. Tout va simplement trop vite. De plus, le pétrole permet bien davantage de choses que l’énergie alternative. Et on ne peut faire fonctionner aucun avion avec des éoliennes. Le directeur de la Banque Mondiale – qui juste auparavant était responsable pour l’industrie mondiale du transport aérien – m’a expliqué que le problème du pic pétrolier n’est pas discuté dans son institution, c’est tout simplement tabou. De toutes façons quiconque essaie est viré ou muté. Après tout, le pic pétrolier détruit la croyance en la croissance. Il faudrait tout changer.

FORMAT : Dans les dépenses des compagnies aériennes la part des combustibles fossiles est très élevée.

Meadows : Exactement. Et c’est pourquoi l’ère du transport aérien de masse bon marché se terminera bientôt. Cela ne sera accessible que pour les grands empires ou pays. Si vous avez beaucoup d’argent vous pourrez peut-être vous protéger de la pénurie d’énergie et de nourriture. Mais vous ne pourrez pas vous cacher du changement climatique, qui affecte à la fois les pauvres et les riches

FORMAT : Avez-vous des solutions à ces méga malheurs ?

Meadows : Il faudrait changer la nature de l’homme. Nous sommes aujourd’hui programmés de la même manière que nous l’étions il y a 10 000 ans. Si l’un de nos ancêtres était attaqué par un tigre, lui aussi ne se souciait pas de l’avenir, mais de sa survie immédiate. Mon inquiétude est que pour des raisons génétiques nous ne soyons tout simplement pas capables de maîtriser des choses comme le changement climatique de long terme (12) Tant que nous n’apprenons pas à faire cela, il n’y a pas de moyen de résoudre tous ces problèmes. Nous n’y pouvons rien faire. Les gens disent toujours : "Nous devons sauver la planète". Non. La planète va se sauver toute seule. Elle l'a toujours fait. Parfois il y a fallu des millions d'années, mais c'est arrivé. Nous ne devrions pas nous inquiéter de la planète, mais de l'espèce humaine.

 »

 

(1) : "Les limites à la croissance" a été republié en 2004 dans une version mise à jour. Le livre est disponible en français, dans toutes les bonnes librairies.

(2) : L'exemple le plus net d'action commune de niveau mondial couronnée de succès pour changer un comportement dommageable pour l'environnement est l'interdiction des CFC (chlorofluorocarbones), qui a abouti à stopper la dégradation de la couche d'ozone et à laisser les processus naturels la reconstituer. Cet exemple – que Dennis Meadows cite d'ailleurs dans la mise à jour de l'étude en 2004 – mis à part, force est de lui donner raison.

(3) : Des études récentes, telles celle de Charles A. S. Hall et John W. Day (2009) et celle de Graham M. Turner (2012) indiquent que l'économie mondiale suit en effet une trajectoire assez similaire à celle que prédisait le modèle initial des "Limites à la croissance" en 1972.

(4) : La production de pétrole brut a en effet à ce jour été maximale en 2006 et il est tout-à-fait possible que cette année demeurera celle de la production la plus élevée. Le total de production de tous les carburants liquides a continué d'augmenter depuis cette date à rythme lent, mais seulement grâce aux apports du gaz naturel liquéfié, des biocarburants et du pétrole de schiste, ce qui ne saurait continuer bien longtemps ces ressources supplémentaires ayant chacune des limites assez étroites.

(5) : La production de gaz continue d'être en augmentation, même lente. Il est possible que Dennis Meadows anticipe quelque peu sur ce point.

(6) : Les émissions de gaz carbonique (CO2) ont en effet continué imperturbablement d'augmenter, quelles que soient les grandes intentions affichées par les uns ou par les autres.

(7) : Il s'agit de l'année 2011. Cependant, l'année 2012 a vu des émissions encore plus élevées, et 2013 a battu le record établi en 2012.

(8) : Dennis Meadows fait probablement ici référence au paradoxe de Jevons, qui a pour conséquence qu'une augmentation de l'efficacité énergétique peut paradoxalement résulter en une augmentation de la consommation totale d'énergie.

(9) : Un classique de l'étude économique : en l'absence d'accord mutuel régulant l'utilisation d'une ressource commune limitée, les personnes les plus dépensières utiliseront sans limite cette ressource, jusqu'à l'épuiser ou la dégrader complètement.

(10) : La plus réussie en terme de simple durée : tribus et clans existent depuis des dizaines de milliers d'années, les nations, cités, royaumes et empires seulement depuis des millénaires. Quant aux autres critères de succès, nous nous garderons de suivre Meadows sur ce point.

(11) : Sur le sujet du pic pétrolier, il est utile de consulter le dossier réuni par Matthieu Auzanneau du blog "Oil Man"

(12) : Ni le respect des limites de la nature, ni la planification de très long terme ne sont hors d'atteinte de l'humanité. A preuve la gestion prudente de leurs ressources par la plupart des communautés paysannes traditionnelles. A preuve la forêt de Tronçais plantée au XVIIème siècle sur ordre de Colbert qui s'inquiétait de ce que l'épuisement des forêts priverait la Marine du Roy de bois pour ses bâtiments vers l'année 1900, soit plus de deux siècles plus tard !

La question posée par Dennis Meadows est cependant troublante et difficile car pour gérer prudemment les ressources et l'environnement naturel mondial sur le long terme, c'est à l'échelle de l'humanité qu'il serait nécessaire d'agir, non à celle d'un groupe de villages ou d'une seule nation. Or la coopération internationale a été pratiquement toujours défaillante sur le sujet, et ceci depuis des décennies.

 

Traduit et reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur. Les notes sont de Nœud Gordien. Toute erreur dans la traduction serait de la seule responsabilité de Nœud Gordien.

 


100 réactions


  • jako jako 19 février 2014 09:16

    Tout à fait ce que je pense, trop tard, un grand merci à vous


    • lsga lsga 19 février 2014 18:01

      Ah oui ?

       
      Donc :
      « un groupe de scientifiques du M.I.T. américain, utilisaient une modélisation des interactions entre ressources, technologie, pollution et population au niveau du monde entier pour tenter de caractériser des »avenirs possibles« du système économique,  »
       
      Ils ont pensé à prendre en compte les ressources du Système Solaire dans leur calcul ? Genre les 1,43128×10 puissance 15 Km cube de Deutérieum de Jupiter ?
       
      HEY :

    • Jean-Philippe 19 février 2014 20:13

      Bonjour,

      Isga, vous irez les chercher vous-même, les ressources du soleil.


    • lsga lsga 19 février 2014 21:44

      Non, ce sont les allemands et google qui le font pour tout dire :

       
       
      cela devrait permettre de décupler la production énergétique mondiale d’ici les années 50. 

    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 19 février 2014 21:46

      Ouais ,l’avenir de l’énergie c’est le barbeuc solaire géant ...


    • lsga lsga 19 février 2014 22:27

      magnifique n’est-ce pas ?

       
      Ivanpah : le 1/4 de la production énergétique d’un EPR pour le dixième du coût de fabrication et le 100ème du coût d’entretien.
       
      Un seul problème : cela ne permet pas de fabriquer des bombes (la vrai raison d’exister du nucléaire « civil »)
       

    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 17:45

      Isga,


      Ivanpah est un projet impressionnant. Mais :

      - Sa production annuelle n’est pas 25% de celle d’un EPR, mais environ 9% - ce n’est pas la puissance-crête qu’il faut comparer mais la production sur une année complète, car contrairement à une centrale nucléaire qui fonctionne 85% du temps, une centrale solaire ne fonctionne que lorsque le soleil brille

      - Son coût n’est pas 10% de celui d’un EPR, mais environ 40%. Son budget est en effet de 2,2 milliards $, tandis qu’un EPR coûte 4 milliards € (contrat avec la Chine : 8 milliards pour en construire deux)

      - Son coût d’entretien n’est pas connu, mais n’est certainement pas égal à « 1% » de celui d’un EPR. L’entretien de milliers de miroirs chacun avec son mécanisme d’orientation en temps réel n’est certainement pas à sous-estimer, il resterait à voir si c’est moins cher ou plus cher qu’entretenir un réacteur nucléaire. Le prix du combustible nucléaire quant à lui n’est qu’une toute petite partie du prix de l’électricité produite : en comparaison de son contenu énergétique, l’uranium est extrêmement bon marché

      - Sa durabilité reste à évaluer. Un réacteur nucléaire fonctionne 50 à 60 ans, tandis que les panneaux solaires ont une durée de vie de 20 ans en général. S’agissant de miroirs comme pour cette centrale thermique, c’est à voir. Si leur durée de vie est nettement inférieure à 50 ans, il faut les remplacer, ce qui revient pratiquement à payer une seconde fois la centrale pour comparer avec le service rendu par une centrale nucléaire

      - Si un réseau électrique doit être alimenté principalement par du solaire ou de l’éolien, plutôt qu’à la marge comme c’est le cas aujourd’hui, il faut prévoir une solution de stockage de l’énergie pour qu’il y ait du courant dans le réseau la nuit aussi, quand il y a des nuages aussi, quand il n’y a pas de vent aussi... Les solutions techniques qui permettraient un stockage de masse à l’échelle nécessaire n’existent pas (encore ?). Leur prix se rajouterait à celui des centrales de production elles-mêmes

      Ce n’est pas pour dire qu’il ne faut pas faire de solaire, surtout thermique. Des projets pilote, de la recherche et technologie c’est utile : on ne sait jamais, si on réussissait à faire des innovations fondamentales, qui changent tout ?

      Simplement qu’il ne faut pas trop en attendre. En l’état actuel et en l’état prévisible des technologies et des prix pour la production solaire comme pour le stockage de l’électricité, les renouvelables ne sont pas crédibles pour produire une part importante de l’électricité.



    • lsga lsga 21 février 2014 16:07

      Alexis, Andasol et Invanpah ne sont que des PROTOTYPES. Les prochains modèles feront des dizaines de fois leurs tailles, et leur productivité sera encore accrue. 

       
      Les centrales EPR actuellement ne produisent absolument AUCUN Kilowat, pour des dizaines de milliards d’euros engloutis.
       

      Bref : AREVA va faire faillite. Le modèle nucléaire n’a AUCUN intérêt. C’est un veille technologie désuète, tout juste bonne à fournir la matière première des bombes atomiques...
       
      Bref : Google et les allemands vont bouffer le marché mondial de l’énergie, pendant que les français auront gaspillé leur argent dans la recherche nucléaire. 


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 21 février 2014 17:18
      Prototypes j’entends bien, mais je ne vois aucune raison d’espérer une diminution significative du coût de production du kWh si ce genre de centrales se multipliait. En l’état, c’est beaucoup plus cher que le nucléaire, même sans tenir compte du coût de l’intermittence... qui n’est pas encore connu puisqu’on ne connaît pas encore de solution pour y faire face à grande échelle !

      Le coût de démantèlement des centrales nucléaires n’est qu’une faible partie du coût total de l’électricité produite, il ne change pas la comparaison globale. Encore moins le coût du stockage long terme qui est relativement faible : un seul site pour la France, et tous les déchets de très longue vie stockés ad vitam aeternam dans une couche géologique ultra-stable, sans plus besoin de surveillance.

      Concernant l’Allemagne, l’effort massif qu’elle a entrepris de transition vers éolien et solaire aux dépens du nucléaire a eu pour résultat d’y augmenter grandement le coût de l’électricité et d’y empirer les rejets de CO2 déjà largement plus élevés que les nôtres. Ce dernier point du fait des centrales à charbon utilisées pour pallier l’intermittence des renouvelables... 

    • lsga lsga 21 février 2014 18:24

      vive le blabla...

       
      Le coût de démantèlement des centrales nucléaires anglaises est estimé à 103 milliards d’euros. 
       
      Ce n’est pas rentable. 
       

      Le nucléaire va disparaître par la seule loi du marché. Les seuls à acheter du Nucléaire civile aujourd’hui sont ceux qui veulent faire du nucléaire militaire. 

    • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 21 février 2014 18:52

      Le nucléaire n’est clairement pas une solution « longtermiste », excepté pour la production des déchets. 


      Le démantèlement implique la production d’autres déchets, qui ne seront pas stockés à Bure. L’extrême stabilité du site de Bure est d’ailleurs plus que contestable. Personne ne peut dire ce qu’il en sera dans 500 ans, ni même dans 50 ou 100.

      Coût d’une catastrophe majeur estimé par l’ASN : 1500 milliards d’euros. Le risque existe et l’enjeu n’en vaut pas la chandelle. Bref...

    • herbe herbe 21 février 2014 19:21

      Isga je vous entends bien !

      à une exception, français et allemands vont travailler ensemble (enfin ?) :

      Au passage merci à l’auteur pour l’article...

    • Alexis Toulet Alexis Toulet 23 février 2014 11:40

      Isga,


      La Cour des Comptes évaluait en 2012 le coût futur de démantèlement des centrales existantes à 32 milliards d’euros. Voir page 86 de leur rapport.

      Compte tenu d’une puissance installée de 60 GW, d’un temps de fonctionnement annuel de 7500 heures, pendant une durée de 50 ans, la production se monte à 22,5 trillions de kWh. Le coût du démantèlement représente donc 0,14 centimes par kWh. C’est à dire une faible partie du coût total de l’électronucléaire, lequel est très inférieur au coût des centrales solaires dont vous parliez, même sans prendre en compte le coût de la gestion de l’intermittence, dont vous évitez de parler... par oubli ou parce que le sujet vous embarrasse ?

      La Cour des Comptes est chargée de pointer tous les coûts de l’Etat, et ils sont généralement sans pitié pour les risques de dérive, tout en étant qualifiés pour les étudier en détails. C’est donc l’institution la plus crédible pour obtenir des chiffres un peu fiables.

      Cependant, même en prenant l’estimation que vous citiez soit 103 milliards pour le démantèlement, on n’arriverait qu’à 0,45 centimes par kWh, toujours beaucoup trop faible pour que l’électronucléaire ne soit pas la meilleur marché des énergies électriques, à la seule exception de l’ultra-polluant charbon.

      Respectueusement, avant de faire des conclusions sur la rentabilité... je conseille de sortir la calculatrice smiley !

  • nenyazor 19 février 2014 10:09

    Et pendant ce temps la, on nous parle des JO, de Julie Gayet, des impôts et tout ca...
    Et pendant ce temps la, on ne se pose pas de question sur le remède miracle à « la crise » qu’est la croissance, sur la possibilité qu’elle revienne et sur la désirabilité de la chose.
    Et pendant ce temps la, on fait des prévisions à 50 ans sur telle ou telle chose...


    • Abou Antoun Abou Antoun 20 février 2014 10:25

      Dame Croissance, une autre maîtresse de F. Hollande, mais qui le fait attendre...


  • bernard29 bernard29 19 février 2014 10:39

    Oui, notre civilisation est condamnée. Il faudrait préparer la suivante, mais pouvons nous le faire. Généralement, les civilisations nouvelles ne naissent qu’avec les survivants du cataclysme humain de la civilisation précédente. 


    • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 février 2014 13:38

      La suivante est déjà en cours, elle met en colère ceux qui veulent rester dans les anciens schémas.

      Des gens qui ont basculé dans un autre paradigme existent déjà, on les appelle des fous, des utopistes.
      Leurs modes de pensées met leurs interlocuteurs bloqués en dissonance cognitive.


    • 1984 19 février 2014 14:51

      « les civilisations nouvelles ne naissent qu’avec les survivants du cataclysme humain de la civilisation précédente. »

      Oui Bernard, généralement ça se passe comme ça. Mais là nous avons verrouillé la situation avec le nucléaire.
      C’est triste à dire mais l’humanité est fichu à très court terme.


    • Abou Antoun Abou Antoun 20 février 2014 10:29

      Il faudrait préparer la suivante
      Désolé mais l’espèce humaine n’est pas concernée par la suivante.


  • Antoine Diederick 19 février 2014 10:50

    Merci de revenir sur ce sujet.

    La crise actuelle devrait nous inciter , toutes convictions mélangées et différentes, à poser à nouveau les questions importantes. J’écris « toutes convictions mélangées » car la problématique de la surconsommation mondiale et de l’épuisement des ressources dépasse de loin les oppositions dues aux clivages politiques. De plus, la maximisation des profits financiers et la minimisation des désagréments — chers au modèle actuellement en cours — au détriment d’une approche nouvelle est réel.

    Nous devrions tous être des « écologistes » si ce mot veut encore dire quelque chose....

    Une gestion nouvelle, s’inscrit dans le « temps long » et de citer comme vous l’exemple des chênes de Colbert.

    Mais il est vrai que l’Homme souffre de vacuité et il faut qu’il se remplisse avec gourmandise jusqu’à une satiété maladive, c’est presque orgiaque.

    Je ne suis pas trop pessimiste pourtant.


  • ZenZoe ZenZoe 19 février 2014 10:52

    Article fascinant.
    Pour moi, le début de la fin est à situer au milieu des années 70, avec les chocs pétroliers qui ont été un vrai système d’alarme. Là, avant la dégringolade généralisée, les tensions, les dérives, était une occasion unique de repenser notre sytème en profondeur. Certains ont tenté autre chose dans leur coin, on les a appelé les hippies. Mais, dans l’euphorie d’un monde encore prospère, le reste de la société ne les a jamais vraiment suivis et les hippies ont largement disparu.
    Une occasion ratée, et maintenant, on voit bien qu’il est trop tard. Agir dans l’urgence ne donne jamais rien de bon.


    • jako jako 19 février 2014 10:56

      Bonjour Zenzoe, non c’est bien plus ancien que cela, cela remonte au début des industrialisations 18eme siècle, par contre les possibilités offertes par le développement des transports (début 20ème ) ajouté aux communications modernes qui ont rendu la planète minuscule, cela a explosé effectivement depuis 1990


    • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 février 2014 13:27

      Non... cela remonte à 2000 ans.... à 3000 ans etc...

      Et si l’on vivait pleinement l’instant présent ?


    • Jean-Philippe 19 février 2014 20:19

      Bonjour,

      ZenZoe, c’est en effet vers le début des années 1970 que les chose ont commencé à se gâter, avec des crises successives qui ont engendré l’endettement des Etats, devenu irréaliste aujourd’hui. Depuis 2008, c’est la création monétaire, autrement dit la planche à billet qui a permis au système de continuer. Mais gare, on approche de la fin de la fuite en avant, le vide nous appelle ...


  • Neymare Neymare 19 février 2014 11:42

    "Mais il est vrai que l’Homme souffre de vacuité et il faut qu’il se remplisse avec gourmandise jusqu’à une satiété maladive, c’est presque orgiaque."
    Meadows le souligne : toutes les politiques ne serviront à rien tant que l’homme n’aura pas changé au fond de lui meme.
    L’homme actuelle est dans l’illusion la plus totale : il croit qu’il est séparé, individualisé de tout le reste de la nature. C’est une illusion, quand on prend les mesures pour changer, notre esprit change et sa perception des réalités change aussi : il se décentralise de lui meme et se rend compte qu’il est à la fois partie du système et le système tout entier (système au sens de nature).
    Cette gourmandise de l’humain liée à sa peur, et/ ou à son désir de sortir de la masse est tout simplement une pathologie du psychisme.
    Alors oui, tout va s’effondrer, ça ne fait plus de doute, puisque de toute façon l’homme va rester le meme, et ce sont ceux qui auront changé qui seront intégrés à la prochaine civilisation


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 19 février 2014 13:17

      Salut Jean....

      je trouve juste ces mots : pathologie du psychisme

      une question dont la réponse sera visible au moment ou ca se passe c’est quelle est la forme que va prendre l’inévitable chute de ce vieux monde, condamné des le premier jours..des ses premiers pas....

      bon on en reparlera surement.

      ciao


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 19 février 2014 13:32

      la cause originelle est bien sur dans le fonctionnement défectueux de notre psyché ..ce sera toujours un non sujet , mais on va y être forcé car L’ Univers ne nous laisse aucun choix je pense, la partie analytique du cerveau livré a elle même, ne peut que produire tous ces désastres et non vie ,et pour moi de ce que j’ai vu, ceci est « fait exprès » pour nous pousser a faire quelque chose de tres spécial que le cerveau analytique ne peut faire sans y être forcé, renoncer en voyant qu’il est le créateur de cette démence à son pouvoir dictatorial ....Étape inévitable : la douleur de vivre cette vie « analytique ». à l’intérieur qui est la démence extérieure bien sur.

      la douleur psychologique d’une vie absurde et démente toujours nié et refusé que l’on essaye de fuir en permanence est LE symptôme d’erreur mais il est plus que cela pour moi par expérience car elle est, si laissée libre ,, aussi un révélateur ; elle a aussi un rôle catalyseur d’éveil de ce qui nous est pour le moment encore inconscient..long sujet.....mais ca n’est pas une découverte en soi bien sur..tout est déjà je pense...l’excellent bouddha et d’autres ont étrangement ont tous vu la même chose par et pour eux même....fini le maitre et l’esclave j’apprends par moi même, il n’y a pas d’autres possibilités ..mais cela dit il s’agit plus de révélation qu’autre chose..tout est déjà la en fait

      que de milliards de vies gâchées ,détruites, ............

      salut


    • Neymare Neymare 19 février 2014 15:03

      Salut Howahkan
      Je suis d’accord avec ton analyse, néanmoins, peut on parler de vies gachées ? La vie dans le mental ordinaire tient souvent plus de la survie que de la vie elle meme, tant l’expérience est « transcendée » quand on est vraiment. Mais avant d’en arriver là, l’ame doit apprendre à se sortir de la gangue de l’esprit ordinaire, et chaque vie est un pas vers cet affranchissement.
      C’est la meme chose individuellement que collectivement (les mécanismes généraux sont les memes à tous les niveaux) : la situation dans laquelle l’humanité se trouve est certes « pourrie », mais elle représente un pas important dans son évolution. Ainsi par exemple, et comme Meadows le mentionne, l’homme est en train de se rendre compte qu’il doit changer. Aurait il eu cette prise de conscience il y a un siècle ou 2 ? non
      C’est pourquoi, à mon sens, quels que soient les évènements individuels ou collectifs que nous sommes amenés à vivre, meme si on a l’impression de se perdre, c’est toujours positif, il n’y a rien de négatif dans le logos qui nous conduit lentement mais surement vers l’accomplissement


    • Abou Antoun Abou Antoun 19 février 2014 18:45

      L’homme actuel(le) est dans l’illusion la plus totale : il croit qu’il est séparé, individualisé de tout le reste de la nature.
      Ce sont, en particulier, les religions monothéistes qui maintiennent ces certitudes.


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 19 février 2014 19:13

      Re..............

      Je parlais des vies gâchées dans des meurtres de masse par exemple, des guerres toujours pour le profit, des gens torturés tu vois c’est de cela dont je parle, de ces extrêmes qui se poursuivent aujourd’hui pour le bien être occidental et des financiers.....plein de gens n’ ont pas eu de chance à cause de la barbarie , et l’occident n’est pas en reste...

      Alors d’après ce que je« vois » il n’y a aucune évolution psychologique, quand à l’évolution physique il serait question de changement, la graine est l’arbre ..l’évolution qui sous tend un progrès un mythe faux ?? c’est une possibilité sérieuse, les moments profonds s
      que j’ai eu avec cette énergie étrange ont montré que Mère Nature ne « raisonne » pas à notre niveau analytique personnel mais global, elle ne mets rien avant autre chose, notre cerveau dont une partie ne marche pas ne peut saisir cela, car lui compare et va en guerre ..il y a avant tout le global qui inclut le particulier, il n’y aurait jamais rien eu comme matière si le global ne préexistait pas .....ca demanderait une rencontre réelle asse longue pour dire ce qui amène tout cela..cela dit ca n’est pas vital pour un changement radical. il n’y aurai tout simplement pas d’évolution du tout..mais changement anticipé le début contient la fin ...................des le début....

      Pas de prise de conscience il y a 1 ou 2 siècles.... ? là je ne sais rien du tout.....y a t’il prise de conscience aujourd’hui ou peur de perdre un confort occidental ?

      Il n’ aura peut être pas nécessairement accomplissement, il peut y avoir le pire qui détruit une fois de trop aussi..la vie d’un cerveau binaire contient les deux cotés...ceci pour moi est une inconnu....et doit le rester ; vivre le futur est une catastrophe pour nous en fait..

      bon un peu vite et en vrac , en fouillis , voir pire comme d’hab.....

      je te salue.....


    • Jean-Philippe 19 février 2014 20:34

      Bonjour,

      Howahkan Hotah, selon mes connaissances, ce c’est pas notre psychisme, mais nos gènes, qui posent problème. Et ce n’est pas un problème simple, car si nos gènes ne nous invitaient pas à nous reproduire et progresser, notre espèce n’aurait pas fait long feu dans le combat pour la survie qu’elle a eu à livrer et encore aujourd’hui, elle ne durerait probablement pas. Le problème, c’est plutôt que nous avons tellement bien réussi (à nous reproduire et modifier l’environnement dans le sens de notre confort matériel) que nos modes comportementaux finissent par n’être plus adaptés à notre environnement (par notre nombre, d’une part, par les modifications volontaires ou non de notre environnement, d’autre part). Le rappel à l’ordre risque d’être brutal, et bien plus rapide que les gens ne l’imaginent.

       


    • Hecetuye howahkan howahkan Hotah 20 février 2014 08:26


      Salut jean Philippe....

      je n’ai aucune connaissance en gènes , ce que je dis vient de vision qui se produisent involontairement depuis que j’ai eu une expérience dite de kundalini et bien plus ...je n’ai rien de solide derriere ce que je dis,et je ne cherche pas d’ailleurs à prouver mais juste à dire ...pour moi même çà a été et est un tournant radical dans le sens de passer de survivre à vivre, et encore tout n’est pas aussi net que les mots le disent vivre n’est pas 1+1 = 2 .....ce sont deux choses totalement différentes et dans notre cas totalement liées egalement, sans survie pas de vie, mais sans vie la survie n’a pas le sens , elle est aveugle et destructrice ..la partie du cerveau qui ne marche plus chez nous que je sais par experiences (donc on régresse psychologiquement))comprends directement sans aucune interprétation, ne compare pas ne donne pas de valeurs et est potentiellement directement reliée avec TOUT..... ni ne mets en avant de priorité personnelle , de confort absolu, qui est quête de sécurité etc etc et va bien au delà , en « communion avec »quelque chose de tres étrange, profondément en paix, au delà de nos vies mesquines de « moi je »,..la partie de cerveau qui nous reste perverti tout ce qu’elle touche, non pas intentionnellement mais par ignorance du TOUT, de sa nature et des effets dévastateurs qu’elle engendre y compris la souffrance personnelle que l’on essaye de fuir en pensant que ca n’est pas moi et qu’il y a d’un coté moi et de l’autre la souffrance ,or c’est une seule et même chose..LA faute majeure qui empêche l’ouverture du cerveau entier entre enfance et pseudo vie adulte...bien sur tout cela va correspondre à de la matière organique, à des câblages etc etc, , des gènes ,des cellules etc etc mais ceci n’est que l’ordinateur et qui est vital , l’interet est dans le fonctionnement lui meme et non pas dans comment et de quoi est faite la machine, ce qui n’est pas du tout de notre competence, contrairement à ce que certains aimerait a penser...nous dysfonctionnons sauf d’aimer la barbarie et peu importe que ce soit du à des gènes ou autres, car on ne peut jouer au créateur , ce que qu’on essaye de faire malgré tout en continuant à penser que nous n’y sommes pour rien et que l’on peut tout réparer sans jamais être concerné personnellement ,chacun considère que le problème c’est tout, les autres compris sauf MOI.., car note vie , on ne le sait pas,mais elle n’est que tentative de fuite de soi même dans le futur qui n’existe pas...comme absence d’intelligence ça se pose un peu là smiley....tres long sujet de toute une vie..mais comme on ne vit pas selon ce que je vois pour moi même,

      merci et salutations......


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 18:00

      Jean-Philippe,


      Je ne trouve pas du tout crédible l’idée que les gènes détermineraient notre comportement de manière si étroite.

      L’homme préhistorique chasseur-cueilleur et le salarié d’une multinationale aujourd’hui, Léonard de Vinci et le militant fasciste inculte et brutal, Jésus-Christ et Gengis Khan... partageaient tous les mêmes gènes. Ceux dont nous avons aussi hérité.

      Nous avons à coup sûr la capacité de réagir à cette crise.

      Naturellement, cela ne veut pas dire que nous éviterons une phase d’ « impact » chaotique, dangereuse et probablement très destructrice, avant de véritablement comprendre ce qui nous arrive et de trouver quelle voie choisir.

      Et cela ne veut pas dire que nous pouvons réagir à cette crise tout en restant les mêmes... Dennis Meadows a bien raison à mon sens de poser la question de nos valeurs : le long terme ou le court terme ? mon petit monde ou bien non seulement toute l’humanité mais encore tout le monde vivant ? la solidarité ou l’égoïsme ? Si nous savons choisir nos valeurs et nous y tenir avec courage - y compris contre nous-mêmes - nous prendrons une meilleure direction et nous accepterons de changer autant qu’il le faudra, supportant stoïquement autant que nous ne pourrons les éviter les conséquences de nos errements et de nos étourderies.

      Changer de valeurs, au niveau individuel, et ensuite comme par conséquence au niveau collectif, voilà quelque chose de difficile !

      En revanche, c’est quelque chose de possible. Meadows a raison de dire que c’est indispensable.

    • Jean-Philippe 20 février 2014 19:42

      bonjour Alexis Toulet.

      Vous pouvez croire ce que vous voulez, mais la question du comportement humain, j’ai passé ma vie à l’explorer, tant au niveau théorique (Psychologie, sociologie, éthologie, sciences cognitives ...) qu’au niveau pratique, par une carrière dans le secteur social et son encadrement, et une pratique personnelle riche. Si bien que sans prétendre détenir une vérité en la matière, je puis vous assurer que je pourrais néanmoins lourdement argumenter mon positionnement, et je le ferai sans déplaisir si cela vous intéresse, ce qui est rarement le cas ...
      Alors, le comportement humain est parfaitement en ligne avec une modélisation datant d’une trentaine d’année, nommée « sélection de parentèles », qui stipule grossièrement que les espèces vivantes agissent en toute circonstances en vue de favoriser la transmission de leurs gènes, en se référant inconsciemment à leur apparentement au sein de leur environnement.
      La manière dont on passe des gènes aux comportements est chimique, via une structure instinctive héritée, elle même régulée au niveau hormonal. C’est sur cette structure de base que viennent se greffer nos comportements « évolués », du niveau acquis culturels, ou issus de notre conscience, lesquels ont en fait été sélectionnés au cours du processus d’évolution par le bénéfice de la souplesse qu’ils apportent, dans l’objectif ... d’une transmission de nos gènes plus efficace.
      Mais lorsque l’on entre dans le vif du sujet, il y a peu de doutes que ces niveaux « évolués » sont de fait assujestis au niveau instinctif de base, lequel ne se révèle de nos jours que sous un stress extrême.
      Une telle représentation est peu entendable par le profane, dans le sens où elle prive celui-ci (et pas que lui) d’une liberté d’action dont il croit bénéficier mais qui n’est qu’une illusion. Elle a aussi pour conséquence de priver, à ce jour et vu son peu de conscience de cet état de fait, l’Homme de toute capacité d’infléchir la trajectoire qui lui est tracée par son génome. Et en ce sens, Dennis Meadows aura probablement raison, et bien plus tôt que les gens ne l’imaginent ...


  • spartacus spartacus 19 février 2014 13:21

    Meadows n’est pas une « nouveauté ». il a juste négligé les bases fondamentales de l’économie.


    1-En économie, les ressources ne sont pas jamais « naturelles » mais « crées » par l’homme ou les besoins économiques.

    Telle matière première clairement identifiée (le charbon, le pétrole, etc.) est évidemment limitée et donc épuisable. Mais qui décide qu’un matériau est une ressource ? L’homme. L’économie est un flux qui s’adapte aux changements de ressources. La ressource du mammouth est épuisée depuis longtemps, même si elle a permis a des générations d’hommes de vivre. Le monde a régulièrement changé de ressources. Le Schiste a fait en quelques années des USA un pays dans les premiers producteur d’hydrocarbures.

    On n’exploite même pas 0,1% des matériaux présents dans les profondeurs de la terre et des océans. Et l’espace n’a jamais fait l’objet d’exploration (Titan dispose de mers d’hydrocarbures).


    2-La croissance est le fait de l’innovation, elle est par essence imprévisible. 

    L’énergie du pétrole a dopé la croissance en multipliant l’énergie par10 et passé d’une économie de l’énergie du cheval au moteur à explosion. Le téléphone portable, Internet créent actuellement de nouvelles formes de croissances. Qui imaginait à l’époque de Meadows que la croissance en 2014 est plus portée par l’immatériel ? Contrairement au passé ou l’énergie fossile était l’élément principal la produisait. (Google, Facebook etc..).


    Rassurons les lecteurs, les ressources existeront pour des millions d’années encore, la croissance créera encore des révolutions, par chocs successifs, plus ou moins forts faisant des générations avec beaucoup de croissance et d’autres avec beaucoup moins. 


    • Qaspard Delanuit Qaspard Delanuit 19 février 2014 13:31

      « Rassurons les lecteurs, les ressources existeront pour des millions d’années encore »


      Pour des millions d’années et pour des milliards d’être humains avides et stupides ? Faut pas trop rêver. 

    • Le printemps arrive Le printemps arrive 19 février 2014 13:31

      « La croissance créera » : c’est qui « la croissance » un être indépendant, magique qui s’occupe de tout ?


    • Antoine Diederick 19 février 2014 13:48

      si me souviens bien le postulat premier de l’économie politique :

      (c’est en exergue de tous les bouquins de cette science humaine)

      les besoins de l’homme sont illimités et les ressources pour satisfaire ces besoins sont limités.

      donc, c’est une invitation à aménager nos besoins en fonctions de nos ressources... ?

      après, il y a beaucoup d’économétries performatives ou idéologiques autour des concepts de l’économie politique...


    • Antoine Diederick 19 février 2014 13:49

      c’est pour Spartacus ...ce post


    • Rudolph 19 février 2014 14:50

      +1 Spartacus
      Les malthusiens sont fatigants. Malthus pensaient que 800 millions d’humains c’était trop car il n’y avait pas assez de bois. Heureusement que l’on élève au rang de ressources des choses qui ne le sont pas.
      C’est sûr que la fission nucléaire au thorium, voire la fusion nucléaire, cela ne vous intéresse pas... Vous n’avez qu’à vous suicider si vous vous considérez être de trop !
      Allez-y, sortez donc par la petite porte, je vous en prie ! Votre intelligence n’élevera pas l’humanité au dessus des contraintes qu’elle rencontrera invariablement et doit surmonter toujorus. Les espèces qui n’en sont pas capables disparaissent effectivement. On ne compte pas sur vous les malthusiens.


    • Neymare Neymare 19 février 2014 15:13

      @Rudolph
      "Votre intelligence n’élevera pas l’humanité au dessus des contraintes qu’elle rencontrera invariablement et doit surmonter toujorus. Les espèces qui n’en sont pas capables disparaissent effectivement."

      Encore faut il qu’il y ait une volonté pour surmonter ces contraintes. Or, on en voit aucune. Les hommes ne pensent pas à assurer l’avenir, ni meme à préserver l’écosystème dans lequel ils vivent, non, tout ce qui compte c’est cette croissance débile. Elle est ou l’intelligence là dedans ?
      Si ces gens là en avait une once, il saurait qu’on ne peut avoir une croissance perpétuelle dans un système fermé, c’est mathématique. La croissance étant exponentielle on va très vite arriver au bout, sans meme que l’homme ait le temps de réagir, et vous aurez beau répéter vos beaux discours plein d’optimisme béat, vous serez dans la m... comme tout le monde


    • Neymare Neymare 19 février 2014 15:22

      « En économie, les ressources ne sont pas jamais « naturelles » mais « crées » par l’homme ou les besoins économiques. »

      ça me rappelle l’article sur le pays des bisounours smiley
      L’univers est intelligent et bien plus que l’homme, il ne dévoilera ses ressources fondamentales et ses possibilités infinies qu’une fois que l’homme sera devenu sage, c’est à dire quand il arretera le « tout pour ma gueule », quand l’homme comprendra qu’il est une partie d’un système plus vaste avec lequel il vivra en harmonie, tant que l’homme ne comprendra pas ça il ira d’échec en échec. C’est comme si les cellules de vos fesses décidaient un jour d"’accaparer toute l’énergie que vous fournissez à votre corps, il y a peu de chances que ça fasse de vous quelqu’un d’harmonieux (quoi qu’ il y en a qui aiment ça). Toute votre propagande ne vaut rien face aux faits et à la logique de ce monde


    • nenyazor 19 février 2014 15:41

      @rudolf

      On a pu substituer au bois une autre énergie, mais est-ce pour cette raison que nous pourront toujours substituer une énergie à une autre ?
      De plus, notre siècle ne verra pas qu’un problème d’énergie, mais aussi de métaux, de climat donc de production de nourriture, d’eau,...
      En bref, le changement sera trop grand et trop brutal pour qu’une quelconque substitution puisse se faire et pour continuer dans cette civilisation de la croissance, ou alors il faudra se mettre à manger de la terre et du caillou.


    • 1984 19 février 2014 20:12

      Enfermons Spartacus dans un cube en béton vide, je suis sur qu’il trouvera le moyen de prospérer et de fonder des civilisations. En plus il ne nous fera plus chier avec des commentaires stupides et totalement irréfléchis !


    • Jean-Philippe 19 février 2014 20:43

      Bonjour,

      Spartacus, si vous preniez la peine de simplement étudier la corrélation entre croissance économique et consommation d’énergie, vous comprendriez probablement que beaucoup des paradigmes de l’économie telle que vous la concevez sont en train de sortir de la route.
      Et en ce qui concerne votre foi dans le progrès et la science pour nous permettre de continuer note délire consumériste, il en est pour la science comme pour le reste, elle est finie. On est peut-être encore loin d’en avoir fait le tour, mais sachez cependant que dans le cadre des paradigmes physique et chimique actuels, et dans le temps qui nous reste, c’est raté.


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 18:40

      Spartacus,


      Meadows n’est pas un perdreau de l’année en effet, il n’est pas non plus né de la dernière pluie, c’est plutôt un Cassandre dont les premiers avertissements datent de quarante ans. Comme vous vous en rappelez sans doute, le drame de Cassandre est que d’une part elle a raison, d’autre part personne ne la prend suffisamment au sérieux pour agir.

      1. Concernant les ressources minérales, vous avez raison de dire que la question des ressources ne se pose pas... en théorie. Ceci parce que les minéraux que nous utilisons ne sont pas détruits, ils sont toujours récupérables par recyclage, et si une roche avec une concentration de 10% du métal désiré est épuisée, on peut utiliser celle dont la concentration est 1%, puis 0,1%, etc. Le problème bien sûr c’est que moins grande est la concentration, plus inaccessible est la roche... plus cela coûte d’énergie de récupérer la ressource ! Les ressources minérales ne sont donc illimitées que si l’on dispose d’une quantité d’énergie illimitée.

      2. Les ressources énergétiques que nous utilisons aujourd’hui - à 80% + des sources fossiles - sont bel et bien limitées. Pire encore, plus le temps passe plus le coût de leur extraction augmente, car on a bien évidemment commencé par extraire les plus accessibles : on cueille d’abord les fruits accessibles de l’arbre avant d’aller grimper à son faîte. Le coût peut être mesuré financièrement ou bien énergétiquement : c’est le taux de rendement énergétique qui définit combien d’énergie je peux extraire pour une énergie investie donnée. Par exemple, les premiers puits de pétrole au XIXème siècle avaient un TRE jusqu’à 100 : on creuse juste un petit trou, et hop le pétrole jaillit ! Les gisements d’aujourd’hui ont des TRE variables, mais plutôt de l’ordre de 10 à 20. Et ça continue à diminuer...

      Naturellement il y aurait des pistes pour remplacer la plupart de nos énergies fossiles - et au final toutes - par des énergies plus durables. Le problème... c’est le temps disponible. En allant un peu vite, il y a quatre solutions pour avoir suffisamment d’énergie pour se passer des fossiles :
      - Fusion nucléaire - loin d’être au point
      - Centrales solaires orbitales géantes - le transport spatial de masse nécessaire est loin d’être au point
      - Solaire ultra-efficace au sol combiné à du stockage d’énergie bon marché et à haut rendement - loin d’être au point
      - Nucléaire de quatrième génération à base fertile, U238 ou Th232 plutôt que U235 comme actuellement - peut-être le plus accessible, mais quand même pas encore au point
      Dans tous les cas il faudrait repenser totalement notre mobilité - trains, cars électriques avec batteries haute capacité à mettre au point - et notre urbanisme - beaucoup plus ramassé pour permettre de se passer du transport individuel. Non seulement le repenser... mais ensuite le construire !

      Si l’humanité, ou du moins les grands pays, y consacraient leurs efforts, il serait sans doute possible d’accomplir tout cela en une génération, peut-être moins. Mais le pic pétrolier est sur nous, le pic du gaz sur ses talons. Nous n’avons plus le temps pour une adaptation en douceur permettant de faire survivre notre économie sans ruptures.

      3. Les ressources biologiques sont le pire sujet d’inquiétude. A l’échelle mondiale, nous sommes en train de dégrader le monde vivant au point où sa capacité à fournir les ressources qui nous permettent de vivre sera fortement dégradée.
      Quelques exemples - sans prétendre que la liste est complète :
      - Diminution régulière des terres arables, par érosion ou par artificialisation
      - Déforestation accélérée, non pas dans nos pays d’Europe mais plutôt dans les pays tropicaux
      - Perte de biodiversité, sachant que les écosystèmes associent les espèces vivantes en un tout interdépendant. Supprimer une espèce, c’est comme enlever un boulon dans l’aile d’un avion : faites-le une fois et sauf malchance il ne se passe rien. Continuez à enlever boulon après boulon... tout-à-coup l’aile s’effondrera et l’avion tombera parce qu’on est tombé sur la pièce critique
      - Perte de biomasse océanique - nous exterminons les poissons dans des régions de plus en plus grandes des océans
      - Pollution des nappes phréatiques
      Il faut rajouter à tout cela les conséquences du réchauffement climatique ! Pour donner une idée :
      - Régimes de précipitations plus irréguliers : la quantité de pluie ne change pas, mais au lieu d’être régulière les inondations et les sécheresses sont plus fréquentes. Les plantes n’apprécient pas
      - Certaines espèces ne pouvant s’adapter à des températures plus élevées, les écosystèmes sont endommagés
      - Acidification des océans, avec conséquences à examiner sur leurs habitants - pour ce qui est de la grande barrière de corail, c’est déjà vu...

      Là encore, un effort de respect du long terme - ne pas sacrifier nos petits-enfants - et de solidarité réelle à l’échelle de l’humanité - ce n’est pas parce qu’ils sont pauvres et ont la peau plus sombre qu’il faut se fiche de ce qui leur arrive - pourrait faire beaucoup. Au prix de certains sacrifices, certaines adaptations. Au prix d’un (grand) effort de responsabilité collective et d’intelligence. Les leviers d’action seraient nombreux : type d’agriculture, refus des biocarburants, changement de l’alimentation moins carnée, etc.

      Nous n’échapperons pas à un impact chaotique, dangereux et destructeur de nos inconséquences et négligences passées.

      Suivant notre réaction collective lorsque les problèmes puis les désastres deviendront indéniables, nous choisirons soit de faire tout le nécessaire pour sauvegarder notre civilisation et l’essentiel du monde vivant - nos petits-enfants nous en seront reconnaissants. Soit de persister dans des habitudes et des illusions nocives, de nous replier sur notre sort individuel, de nous battre entre nous - nos descendants nous mépriseront dans quelques siècles quand ils auront reconstruit une civilisation digne de ce nom, tout autant que nous pouvons mépriser les Romains qui ont laissé s’effondrer leur civilisation ou les habitants de l’île de Pâques qui ont permis que la plupart d’entre eux meurent, ne laissant que quelques tribus éparses comme survivants.




    • CASS. CASS. 24 février 2014 02:11

      Spartacus et «  soleil vert » sa grande cause à mener à bien, le plus vite possible.


  • Antoine Diederick 19 février 2014 13:52

    ...et quid de la transition énergétique....va-t-elle provoquer une sous-performance économique ? Sans doute par rapport aux facilités que nous connaissons aujourd’hui...

    et bon et alors, (pour Spartacus) , quelles seront ces innovations pour maintenir ce rythme de croisière que personne ne veut abandonner ?


    • Antoine Diederick 19 février 2014 14:01

      alors qu’il semble qu’actuellement nous soyons incapables de gérer les externalités dues à l’emploi massif des énergies fossiles ( changement climatique, pollutions répétées, violence sociale et institutionnelle etc... ?)


    • spartacus spartacus 19 février 2014 17:33

      @Antoine Diederick

      La « transition énergétique » est une solution aussi débile et destructrice d’emplois de masse que la politique qui a incité a continué a augmenter les charges sur le pétrole en 73. Une pensée à l’envers de ce qu’il faut faire face a une ressource annoncée comme bientôt finie... 

      Les politiques ont fait augmenter le pétrole par encore plus de contraintes en 73, créant le chômage de masse alors qu’il aurait fallut baisser ses charges pour que notre pays profite plus que les autres des dernières gouttes annoncées. Le mieux aujourd’hui serait de diviser par 4 les taxes sur le pétrole seule la solution pour créer de la croissance forte actuellement. Laissons le marché trouver seul la solution. Mais allez faire comprendre à des bobos écolo socialo, même de droite.

      La transition énergétique est une vision dirigiste perdue d’avance. 
      Le soleil , le vent, sont des choix arbitraires. Certainement de très très mauvais choix dans la mesure ou de nombreuse générations ont déjà essayé de les domestiquer avec des succès mitigés. Ce ne sont pas des énergies « nouvelles ». Vivre dans l’illusion que ces gesticulations feront avancer une fusée ou un super tanker, c’est n’importe quoi.

      De l’innovation vient la solution.
      Le dirigisme du MIT japonnais a investi des centaine de milliards en recherche sur les écrans TV cathodiques. Une vulgaire société Israélienne a inventé avec 10 000 fois moins de moyens l’écran digital, démonstration de l’erreur du dirigisme étatique. Plutôt que de s’acharner sur des solutions dépassées par avance, mieux vaudrait des solution différentes et innovantes...Thorium, hydrocarbure synthétique ou autre. 

      -Pour faire une fusée privée pas chère, on a fait un concours doté de 10 millions de USD alors que personne n’imaginait cela possible. (L’Ansari X Prize)Il y a eu un gagnant...qui a envoyé sa fusée pas chère.

      Plutôt que de filer de l’argent dans des directions dirigistes écologistes, à coups de millions on devrait lancer un concours d’un substitut pas cher au pétrole ouvert a tous suivit d’une création effective.

    • 1984 19 février 2014 20:17

      Couplé à un vélo et une dynamo, un Spartacus fait des merveilles !
      Quand à celui qui arrivera à canaliser sa moutonnerie pour en faire de l’énergie !


  • sirocco sirocco 19 février 2014 14:14

    La disparition de l’espèce humaine (disparition à laquelle l’Homme s’emploie très efficacement) ferait un bien fou aux autres espèces vivantes sur Terre : aux arbres que nous finirons par abattre jusqu’au dernier ; aux grands animaux que nous finirons par tuer jusqu’au dernier ; aux poissons et autres créatures de la mer que nous pêcherons jusqu’au dernier...

    L’Homme est une peste pour le monde vivant.


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 18:42

      Sirocco,


      Respectueusement, je dois bien vous dire qu’à mon avis, votre message ne fait pas avancer le schmilblick smiley ...

    • sirocco sirocco 21 février 2014 13:13

      Vous savez très bien que le schmilblick, de toute façon, n’avancera pas et que la situation ne cessera d’empirer.

      Donc mon message (inspiré de l’essai d’Yves PACCALET : « L’humanité disparaîtra, bon débarras ! » Arthaud, 2006) est certes désabusé mais réaliste.


  • Antoine Diederick 19 février 2014 14:24

    encore pour Spartacus....

    les banques ont par ex. diminué des coûts d’exploitations grâce à l’informatique et donc elles auraient du avoir une bonne croissance, pas de chance elles ont perdu des actifs à cause de la crise....

    donc, on doit aller vers des appréciations multifactorielles....


    • spartacus spartacus 19 février 2014 17:54

      @ antoine diedrick

      Dans une économie de marché, il existe la notion de « destruction créatrice » (mis en avant par Schumpeter) et d’évolution du marché (création, croissance, stabilisation, croissance stabilisation, et parfois même destruction). 

      Le 12 a perdu son personnel, mais les 118 ont créé la croissance...

      L’informatisation n’est pas une « innovation » créatrice de forte croissance. 

      La banque sur Internet est une innovation technique et sociétale, elle assure une forte croissance. Axabaque, Boursorama, BforBanq sont des exemples de banques en forte croissance passant de quelques collaborateurs à plusieurs centaines...

    • L'enfoiré L’enfoiré 20 février 2014 14:35

      Forcé de réagit Sparta


      « L’informatisation n’est pas une « innovation » créatrice de forte croissance. »
      Là, vous vous êtes endormi comme Cendrillon pendant plusieurs années.
      Désolé de devoir le dire.

      « La banque sur Internet est une innovation technique et sociétale, elle assure une forte croissance. »
      Oui, mais qui a fomenté cette soi-disant « croissance » ?
      Les utilisateurs eux-mêmes, qui ne voulaient plus passer leur temps à attendre derrière les guichets.
      Du coup, ces utilisateurs faisaient le travail eux-mêmes/ 
      Les agences ont diminué en nombre et le personnel a suivi le dégraissage.
      Internet est un agent bien plus liquidateur que l’informatique de papa.
      Vous devriez vous rappeler que quand on ne fait pas de bénéfices par les revenus on le fait par la diminution des coûts. Règle essentielle de la finance et des marchés.
      Vos banques citées, sont des petites banques, cela n’a rien à voir avec les grosses.
      Là, le mouvement de dégraissage va être « fulgurant » en 2014.

    • CASS. CASS. 24 février 2014 02:29

      Les crises sont faites pour engraisser toujours les mêmes(malheureusement les pires prédateurs, ceux qui estiment que toute la planéte et toutes vies leurs appartients et se croient au -dessus de tout) et en éliminer toujours un maximum d’autres .ils ont appelé ça la modernité.


  • Antoine Diederick 19 février 2014 14:27

    maintenant, l’économie dite « dématérialisée », c’est tout de même nier la relation qui lie les activités humaines à la réalité matérielle terrestre....

    enfin c’est une question que je me pose....c’est d’un banal ?


    • julius 1ER 19 février 2014 15:21

      @diederick

      continues à te poser les bonnes questions car les autres n’ont pas l’air de se les poser !
      et surtout pas Spartacus qui continue à voir le monde au travers du prisme de l’anti- communisme et anti-soviétisme des années 30 comme si même dans l’ex-URSS il n’y avait pas eu des réussites économiques étonnantes ???? pour preuve un seul exemple appris de la bouche de P Candéloro( patineur éminent) qui attribuait la supériorité du patinage russe ou soviétique au fait qu’en France il n’y avait que 150 patinoires dans tout le pays alors que les russes en avaient déjà 50 rien que pour ST-Petersbourg ....alors infrastructures collectives ou 50 villas pour 1 milliardaire ??? that is the question ???

    • CASS. CASS. 24 février 2014 02:59

      Ouai mais la planéte est vivante, et toutes vies y est liées.le probléme étant ceux qui considérent qu’ils sont supérieures à tout celà et jouent beaucoup trop à l’apprenti sorcier estimant qu’ils peuvent esclavagiser la planéte et toutes vies et les bouffer j’usqu’à l’os.Ils ont appelé ça la modernité et perdurent à s’acharner contre tout modéle de civilisation digne de ce nom et ça n’est pas d’aujourd’hui


  • non667 19 février 2014 14:50

    il y a surpopulation SI SI  mais l’élite mondialo-capitaliste veut résoudre le problème dans son seul intérêt et à l’insu /contre la populace .

    observation : ils savent qu’au contraire du pharaon qui avait besoin de millions d’esclaves pour assurer sa magnificence eux n’ont besoin que de quelques esclaves (bien bêtes pour éviter les révolutions ) et des millions de robots informatisés qu’ils possèdent déjà

    voila une réaction que j’ai du poster une dizaine de fois sur A V :( les chiffres sortis à la louche de ma tête ne sont pas si éloignés des vôtres )

    ils savent (l’élite )depuis longtemps que la terre ne peut nourrir de façon pérenne plus de 2 milliards d’habitants ! (les centaines de milliers d’années d’avant le progrès technique /médical le prouvent )
    le problème de cette élite ,de ce peuple élu est donc : comment supprimer 4,5 milliards d’habitants
    comment faire baisser la consommation /pollution des survivants afin de mieux leur en laisser(a l’élite ) et pour plus longtemps :
    en augmentant les prix pour la consommation .(ça vient )
    en mettant des taxes pour la pollution .(c’est parti :taxe carbone +...+... !)

    pour les 4,5
    avortement ,préservatifs , destruction de la famille , hédonisme ..... en route pour l’occident
    mais ça n’irait pas assez vite alors il faut ajouter d’autres solutions !

    vous dites :"L’économie mondiale va s’effondrer, puis ce sera l’affrontement global. Les bons ingrédients sont déjà présents : Dissémination des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires"

    la bombe atomique ? impensable ça pêterait de tout les cotés , elle ne fait pas de détail , contamine trop longtemps le territoire , de plus le vent tourne et n’a que faire des frontières ! alors ?
    bombes à neutrons : pas assez ciblantes
    les armes chimiques, bactériologiques même problème

     euréka j’ai trouvé !
    et si on fabriquait un virus génétiquement modifié (genre sida + ) qui épargne seulement un type de population qui possède un génome particulier acquis (ogm ,« vaccins préventifs » ) ou inné (gène d’Abraham par exemple , les israëliens font des recherches dans ce sens ,vérifiez sur net )

    un comble :la recherche coute cher alors on peut la faire financer par des dons de la populace en organisant des génétons et en disant que c’est pour soigner des maladies héréditaires .

    MAINTENANT LA SOLUTION DU PEUPLE

    les pays développés régulent naturellement leur population pour assurer à leurs descendances le même confort de vie .

    si des populations de pays surpeuplés (par rapport à leur capacité de nourriture (+ eau ) viennent dans les pays développés cela réduit à néant l’effort de ceux-ci (immigration = cancer )

    et a la longue on en arrive à une substitution de population !

    la logique naturelle voudrait que chaque population reste sur son sol et adapte son nombre a la capacité de nourriture de son sol CE QUE FAISAIT LA NATURE AVANT QUE LE PROGRES TECHNIQUE MÉDICAL ET IDEOLOGIQUE NE VIENNE SEMER LA M....

    .....

     


    • CASS. CASS. 24 février 2014 03:14

      ba les palestiniens s’en sortaient très bien avec leur population leur terre et leur eau avant le débarquement des impérialo sionards par ex. Les celtes les gaulois aussi avant qu’on leurs massacres leurs druides et qu’on leurs volent leurs ïles ancestrales par ex.


  • julius 1ER 19 février 2014 15:10

    bien sûr qu’on peut tout !!!!!

    c’est juste une question de volonté d’abord citoyenne et ensuite politique !!!!!!
    c’est sûr qu’avec des pauvres qui ne veulent que « singer » les riches on va dans le mur ! vouloir des résidences dans tous les coins de la planète pour assurer son pouvoir ne peut pas être le modèle pour tous( demander à nos élites, l’étendue de leur patrimoine et vous serez fixé sur le modèle à suivre) c’est sûr que le modèle américain ou russe à la Poutine ne sont pas des modèles tenables à terme, il faudra bien privilégier un modèle riche en structures collectives de qualité qui améliore la qualité de vie pour tous et non pour quelques uns , c’est ce genre de paradigme qu’il faudra changer mais là j’entends déjà les gens tel Spartacus hurler au collectivisme et au bolchévisme or j’ai bien peur qu’on arrivera vite« au choix »survivre pour le bien de tous ou périr pour le bien de quelques uns " et je pense qu’actuellement c’est la 2ie solution qui prédomine....

  • soi même 19 février 2014 15:32

    Cette donnée je la connaissait depuis longtemps, depuis que j’ai lue les grande loi de l’économie social de Rudoft Steiner qui dates de 1918 !
    Il y a toujours des précurseurs, leurs tords, si je peu le dire, c’est qu’ils ne sont jamais crus, à lors à l’époque tout était possible pour faire autrement !

    En réalité c’est bien de la responsabilité de tous les hommes si nous sonnes rendues à se point au bord du gouffre !
    Et pas seulement les grands capitaines d’industrie, eux ils ont remplies leurs rôles, mais bien nous de notre fâcheuse habitude à se vautré dans le conformisme..


  • julius 1ER 19 février 2014 15:34

    sil ’on comprend bien les arguments de Meadows, la mondialisation telle qu’elle est promue par les Zélites, n’est pas tenable et ce n’est pas le grand traité transatlantique qui va améliorer les choses car une chose importante que dit Meadows c’est le véritable coût écologique des produits souvent minoré qui rentre en ligne de compte or tous les accords conclus en ce moment sont pour le débridage des échanges comme on a débridé les banques dans les années 80 pour le bien de tous comme chacun sait.....



  • boris boris 19 février 2014 16:30

    Une source, une maison, un potager, un fusil...Oubliez la bible !


    • Jean-Philippe 19 février 2014 21:25

      Bonjour,

      Oui, avec un verger, un bois pas trop loin, quelques amis et pas mal de chance en plus, ça ne sera pas de trop ...


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 18:47

      Un Romain conscient des menaces sur sa civilisation pouvait directement faire le choix de la barbarisation. Il pouvait aussi tenter de comprendre puis de contribuer à changer ce qui le menaçait.


      Le taux de survie des Romains qui ont fait le premier choix n’est pas connu. Je ne le surestimerais pas. On trouve beaucoup de trésors romains du Vème ou VIème siècle : de riches individus ont dissimulé leurs objets précieux dans la terre avant sans doute d’essayer de survivre avec une source, une maison, un potager et une épée. Ils ne sont jamais passés récupérer leur petit trésor... peut-être parce qu’ils n’avaient pas survécu ?



  • Le Gaspésien 19 février 2014 16:40

    Je prendrai bien le pari que 100% des commentateurs de cet article sont des hommes, la moitié de l’humanité en est totalement absentes (les femmes) et vous savez pourquoi ? Parce qu’elles s’en fiche totalement. Elles n’ont aucune vision de la chose, comme de la chose politique d’ailleurs. C’est pour cette raison qu’elles sont sensibles au discours invraisemblable d’ EELV. Et c’est pourquoi elles nous ont été imposées par l’Empire.


    Prenez bien mon message au premier degré, il est très pessimiste, et pour cause.

    • Corinne Colas Corinne Colas 19 février 2014 16:56

      Ma mère n’a pas participé à la pseudo-révolution de Cohn-Bendit en 68. En revanche, à la même époque, elle s’est battue seule contre la tradition qui voulait qu’on balance ses poubelles dans les bois du Médoc près de notre maison, une décharge à ciel ouvert pendant longtemps. Pour l’avoir vu dans les années 70, aller frapper à la porte de chacun pour prévenir que toute brouette de détritus serait désormais ramenée par elle-même dans le jardin de son propriétaire, j’ai appris que la motivation déplaçait des montagnes. 

      Sa démarche a fonctionné parce qu’il était facile de comprendre que ce n’était pas du bluff (issue d’une famille de résistants à Franco, elle n’a jamais fait dans la dentelle) et surtout parce que ses arguments étaient honnêtes. La sincérité est toujours payante ! Son exemple m’a guidé dans mes propres actions à l’âge adulte.

       smiley


    • 1984 19 février 2014 20:30

      Whouaaa !
      Désolé pour Spartacus, mais là il est détroné en beauté !
      Oyez, oyez bonnes gens ! Sachez le jusqu’au fond des plus sordides chaumières ; Les femmes nous ont été imposées par l’empire !
      (Le prophète tiens à préciser qu’il faut le prendre au premier degré !!!)

      Ouaip.... On est mal barré !


    • CASS. CASS. 24 février 2014 03:26

      c’est ça oui pour vous vous donc les femmes sont forcément toutes des putains du systhéme et de l’empire impérialo sionistes donc toutes des connasses incultes sans aucune vision de la chose ;Merci


  • Corinne Colas Corinne Colas 19 février 2014 16:52

    Je n’ai pas honte de dire que je suis une écologiste convaincue (une injure souvent) et pourtant je n’ai jamais voté pour les Verts (je ne me soumets pas à cette pantalonnade des élections de toute façon). 

    Pire, je ne crois pas au développement vert durable et aux diverses solutions très hypocrites proposées par les gorets de la mondialisation afin de contrer le réchauffement climatique. 

    Hors sa lucidité sur les échéances (et non son pessimisme), Meadows explique pourquoi on ne peut rien attendre du système actuel qui s’emploie à véhiculer des valeurs en contradiction avec les buts affichés.

    Nous-mêmes, si l’on étudie en détail, on remarque que d’un côté, c’est taxes et sanctions en tous genres justifiées par l’état de notre planète tandis que de l’autre, il est interdit d’interdire : c’est l’appel à la jouissance immédiate, à la levée des inhibitions pour mieux consommer tout et n’importe quoi, le train plus cher que l’avion en comparaison etc. Et en matière de démographie, on n’est pas à une contradiction près : stérilisation souhaitée (voire forcée en douce) pour certaines populations et encouragement à la PMA/GPA pour les couples stériles par nature chez les riches occidentaux. Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à entendre…

    Tout cela participe de la civilisation anti-nature telle qu’elle progresse aujourd’hui dans une gouvernance mondiale policière faussement verte à terme. 

    Si je récuse cette contrainte brune en réalité, qui violente les esprits pour mieux faire monter les dividendes, je crois en revanche à l’exemple, la motivation individuelle. D’ailleurs les conférences de Meadows ont contribué à cette transition timide déjà en cours. Exemple d’une initiation :

    http://villesentransition.net/transition/introduction/villes_en_transition

    http://www.transitionfrance.fr/

    Elle devient visible grâce aux échanges sur internet, le partage d’informations et d’expériences qui échappent aux médias patentés. Quand plusieurs discours sont enfin disponibles, on se sent moins isolé. Le souci, c’est persister dans la durée malgré les obstacles méthodiquement mis en place pour contrer cette prise de conscience. 

    L’avenir proche, c’est d’abord en marge du rude système officiel : une multitude d’expériences particulières ou à la dimension d’une communauté, d’un village, d’une ville et s’étendant progressivement au fur et à mesure de l’effondrement. 

    Mais au-delà de sa contribution par le travail remarquable de cet article, ce n’est pas la conclusion de l’auteur :

    « c’est à l’échelle de l’humanité qu’il serait nécessaire d’agir, non à celle d’un groupe de villages ou d’une seule nation. Or la coopération internationale a été pratiquement toujours défaillante sur le sujet, et ceci depuis des décennies. »

     On lui répondra qu’il faut bien commencer par un bout et que le système horizontal vaut bien le pyramidal… La solution ne venant pas d’en haut, c’est à la base de s’en saisir et c’est parfaitement compatible avec un droit de international de l’environnement qui fera enfin ses preuves. 

    De toute façon, même pour les plus rêveurs : tout le monde ne partira pas en fusée recommencer à zéro... l’exploitation des ressources sur une autre planète.

    La décroissance : on y viendra sans douleur si c’est une décision individuelle ! 


    • Jean-Philippe 19 février 2014 21:36

      Bonjour Corinne,

      La décroissance individuelle, OK, encore faut-il pouvoir se la permettre ...
      Pour le collectif, genre villes en transition, c’est en effet bien timide !

      Mais il y a un vert qui mériterait que l’on vote pour lui, tant son discours relève de la réalité, et ses propositions sont réalistes, même si probablement utopiques. Il s’appelle Yves Cochet.
      Evidemment, avec un discours qui relève de la réalité, il n’a aucune chance d’être élu, déjà curieux qu’il soit devenu député.
      Mais il mérite selon moi qu’on ne l’oublie pas ...


    • Julien Julien 20 février 2014 21:16

      Oui, Yves Cochet est un des seuls qui parle de natalité.
      C’est probablement le seul qui me ferait revenir à l’urne.

      Il s’était d’ailleurs fait allumer par l’imbécile Copé ici :

      http://www.dailymotion.com/video/xdmqmb_cecile-duflot-10-juin-2010_news&start=1006


  • San-antonio San-antonio 19 février 2014 17:01

    Bon article, mais la demande de changement de mentalité de l’être humain comme solution, on nage en pleine chimère.
    De plus, cette manie de parler de pollution au CO2 est franchement pénible. Sans CO2 pas de vie, combien de temps devrons-nous le rappeler ?
    Certes, le principe de pollution réside autant dans la nature du « polluant » que dans sa concentration. Dans ce cas, plantons des arbres au lieu de démolir l’Amazonie. Les montagnes de suies rejetées par les moteurs diesel chéris des écolos de tous bords et les continents de plastique flottant sur l’océan pacifique me semble etre des priorités plus graves que le CO2, qui, de par son traitement fiscal s’avere etre une manne gouvernementale bien plus qu’une prise de conscience générale...


  • hunter hunter 19 février 2014 18:51

    Quand je lis certains messages ici, je me dis qu’il existe une énergie inépuisable qui prend deux formes : la connerie et la crédulité !

    Donc Spartacus, lance ton concours à la noix :allonges autant de milliards de $ pour créer un convertisseur, sur lequel on branchera des gens comme Isga où toi, et votre foi aveugle fera voler les bagnoles !

    En fait Meadows et son équipe, ont mis en équation et prouvé ce que le simple bon sens comprend aisément : croissance exponentielle de la population humaine + croissance économique = impossible sur une planète finie !

    Comme disait Descartes (il a aussi dit beaucoup de conneries, mais là, il avait raison) : « le bon sens est la chose la mieux partagée au monde » !

    Or ceci n’est plus vrai : la preuve, elle est dans certains messages plus haut !

    Quant à changer la mentalité humaine.....impossible !
    Comme il est dit dans l’article, et comme je l’ai écrit récemment sur un autre fil il y a quelques jours, l’homme qui a un smartphone dans sa main, n’est pas différent de celui qui avait une massue : c’est le même être pas fini, sans aucune base spirituelle, c’est en plus un cancer pour la planète (cf Matrix I, la discussion entre Mr Smith et Morpheus).

    Il n’y a donc aucune solution possible : le système va s"écrouler, beaucoup vont mourir, et Dieu reconnaîtra les siens !

    Les survivants, s’ils sont un peu moins cons, seront capables d’agir comme l’explique Howahtan Hotah, sinon ils s’entretueront, l’espèce disparaitra, et une autre la remplacera !

    La Vie elle survivra, sous d’autres formes !

    Adishatz

    H/


  • joletaxi 19 février 2014 19:38

    La France ,un pays de vieux ,aigris,envieux,accrochés à un monde passé,comme des berniques à leur rocher.

    Toutes, absolument toutes ces prophéties à la Philipulus,se sont révélées fausses,et se révèleront fausses encore et encore.

    Dites donc, je vends des indulgences carbone, sous la forme d’une médaille, aux pouvoirs insoupçonnés, et à un prix dérisoire,et par sympathie aux enclumes de Avox, j’en livre 2 pour le prix d’une.
    Ne me remerciez pas, c’est ma modeste contribution solidaire au marasme qui reigne ici à longueur de commentaires abscons.

    On a eu du mal avec les religions, c’est pas pour retomber dans une autre idiotie verte.


    • 1984 19 février 2014 20:33

      Rassure moi, t’es français la bernique ?


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 20 février 2014 18:49

      Jo le Taxi,


      Pas d’inquiétude, la phase dans laquelle vous vous trouvez actuellement s’appelle le « déni ». C’est un classique du processus d’acceptation d’une information désagréable et dérangeante.

      Continuez à vous informer et à garder l’esprit ouvert, et vous en sortirez bientôt.

    • boris boris 21 février 2014 13:31

      Le toxico, qui vient poser sa pêche, ce jeanfoutre est un imbécile de première, un branleur « bobo » complétement con et encore le mot est faible.


  • mpag 19 février 2014 19:44

    Je pense qu’il a raison sur la psycho évolution de l’homme durant sa courte histoire dans le temps, cependant l’avenir n’est pas écrit ce qui laisse un mince espoir
    Malgré ça je m’inscrit totalement dans sa vision du moins dans son raisonnement qui me parait logique avec un argument imparable : l’homme, disons qu’il a un fort pourcentage de chance que cela arrive
    je prends le pari


  • phyto 19 février 2014 20:29

    Tout est dit, dans la vie il y a ceux qui détiennent une part de vérité et ceux qui sont dans le mensonge permanent.
    Dennis Meadows fait partie des premiers, il l’a dit :« Game over », rien à rajouter !


  • christophe nicolas christophe nicolas 20 février 2014 01:12

    Spartacus n’a pas vraiment tort, la pensée unique est dangereuse. J’ai quitté la recherche en 95 parce que je trouvais cela un mouroir de la pensée dans le sens où la vérité n’était plus vraiment son souci, elle recherchait un avantage économique ce qui aveugle l’esprit. J’avais mon idée à creuser depuis 91. En tout cas, les sciences des matériaux m’ont donné la solution sur les expériences de John Hutchison parce que cela confirme toutes mes théories, ceux qui parlent de résonance de l’énergie du vide racontent de belles fables.

    Du coup, il ne faut vraiment pas s’inquiéter pour l’énergie, tout est résolu, l’industrie du pétrole est potentiellement remise au niveau de la sylviculture dans quelques dizaines d’années tout de même. Comme c’est gratuit, inépuisable, propre et disponible partout, cela change le vieux jeu de l’épée et du bouclier, en effet, pourquoi dominer le peuple d’à coté si ce n’est par vice car on n’a plus l’excuse des intérêts et des ressources.

    Chacun va pouvoir sonder ses motivations profondes. Celui qui veut faire perdurer un système d’iniquité matérielle est un démon. Les hommes de pouvoir se dévouent-ils pour le peuple ou pour eux mêmes ? On va avoir la réponse dans les prochaines années.

    Jésus nous prévient en décembre 48 par l’intermédiaire de Maria Valtorta de relire Ezéchiel 16, on sait donc que les fumées de Satan investissent l’église. On a le choix :

    1. l’horrible-genocide-sioniste-contre-les-juifs-sépharades
    2. eglise-catholique-et-abus-sexuels/
    3. pupilles-reunion-creuse
    4. les-enfants-kamikazes-mis-en-esclavage-par-les-talibans/
    5. psychodynamique-des-abus-rituels-lloyd-demause
    6. Sur-les-pratiques-pedophiles-et-satanistes-de-la-famille-royale-anglaise
    7. pédophilie-secte-et-franc-maçonnerie des hauts grades.html

    Selon le livre de Jérémie (19:5 ) : « Ils ont bâti des hauts lieux à Baal, Pour brûler leurs enfants au feu en holocaustes à Baal »

    On comprend qu’à partir de l’an mil, l’homme a connu un désir d’émancipation devant les mystères de la connaissance, l’Egypte a été une source d’inspiration à cause des pyramides. Les templiers furent les précurseurs, mais le culte des idoles est également réapparu, ça a fait son chemin jusqu’à des vomissures telles qu’Albert Pike qui est devenu manichéen comme les cathares. Pauvre Albert Pike qui ose parler de science, sans la forme intentionnelle de bonté, on inverse les valeurs et il le fait car il ne croit pas vraiment à la vie après la mort, il n’a pas la foi, il a une vision matérialiste et il préfère faire souffrir que montrer l’exemple pour convaincre par bonté.

    On voit la contamination chez les Juifs, les musulmans, les chrétiens, les milieux de la connaissance s’ils se mettent à côtoyer des réseaux de pouvoir plus ou moins secrets, tel est le sens d’Ezechiel 16. Les religions et le monde de la connaissance doivent être dans la vérité, le nombre ne compte pas, les religions doivent être saintes, elles ne doivent pas oublier leur jeunesse, c’est Jésus qui multiplie les pains pas les hommes. Il ne faut jamais l’oublier.

    J’aime bien Esaie 19.15 « Et l’Égypte sera hors d’état de faire Ce que font la tête et la queue ». On a beau dire, avec Dieu, ce n’est pas la langue de bois, ça change de la politique...


  • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 20 février 2014 05:18

    « Le système économique et financier détruit l’avenir »... c’est quand qu’on bouge comme en 1789, 1830, 1848, 1871, 1936 ? En attendant comptons-nous avec, en fin de commentaire « HOLLANDE DÉMISSION ! »


  • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 20 février 2014 08:24

    S’occuper d’écologie dans l’ Europe de Monsanto ?
    En voilà une idée qu’elle est bonne....

    * Avec des Traités qui imposent une agriculture intensive dans toute l’ UE, avec plein de machines et d’intrants, et le minimum de salariés ?

    * Avec une logique du profit qui impose des transports polluants sur de longues distances au lieu de privilégier le local ?

    * Avec plein de lobbies anti-écologie qui grenouillent à Bruxelles ?

    * Avec un fonctionnement anti-démocratique qui permet à quelques pays d’imposer du maïs transgénique à tous les autres, même quand ils n’en veulent pas ?

    * Avec une dette illégitime qui nous ruine ?

    La destruction d’une centrale nucléaire semble coûter autant que le prix de sa construction.
    Avec quoi financer une transition énergétique et écologique dans un pays en faillite ?
     
    Pour prendre les mesures nécessaires, il faut vivre dans un pays souverain, changer de personnel politique, informer la population, faire changer les habitudes de pollution et de gaspillage, neutraliser la pub , au moins dans les médias publics, pouvoir faire des politiques intérieures nationales dans l’intérêt général etc.

    Toutes choses impossibles désormais dans l’ UE.

    Chacun peut faire quelque chose au niveau individuel, mais aucune mesure dans le sens de l’écologie ne peut se faire à large échelle dans le cadre des Traités européens. Commençons donc par le commencement, sortons-en !


    • CASS. CASS. 24 février 2014 03:44

      ça oui sortons en, ça inciterait surement d’autres à en faire autant et envoyons chier les yenkees


  • kéké02360 20 février 2014 09:13

  • L'enfoiré L’enfoiré 20 février 2014 14:25

    _Voilà pourquoi, on pense aller sur Mars.


    • boris boris 21 février 2014 14:07

      Quand les poules auront des dents Duchmoll. Déjà qu’on est même pas foutu de retourner sur la lune, encore faut il que l’on y soit allé.


    • L'enfoiré L’enfoiré 21 février 2014 10:22

      «  rien a foutre de demain. »


      Rien ne sert de le répéter, nous sommes déjà demain.
       smiley

    • CASS. CASS. 24 février 2014 04:11

      tien Boris est comme moi, le bluff hollywoodien du yenkee qui a mis ses pieds sur la lune ne fonctionne pas.par contre hiroshima nagasaki toutes leurs saloperies et leurs grandes gueules, ça c’est vrai. Le court termiste est la dite philosophie des BHL and co. anti philosophe, imposée de façon barbare et dictatoriale comme valeur de leur dite civilisation , anti civilisation.


  • Ecureuil Bleu Ecureuil Bleu 21 février 2014 10:41

    Merci pour la publication de cet entretien monsieur Toulet. 


    Je vis dans le monde rural, en ZRR ... Zone Rurale à Revitaliser, chouette acronyme hein ?! Surtout quand on sait que :

    La pêche dans la rivière du coin est sous le coup d’un arrêté préfectoral pour pollution aux métaux lourds. 

    Une carrière vient d’ouvrir, tandis qu’une autre a reçu l’autorisation de son extension pour faire de l’enrobage bitumineux (et qu’elle se situe juste au dessus de la dite rivière, à une vingtaine de Km d’une aciérie qui fabriquait des pièces pour le nouvel airbus et rejettait ses merdes dans la même rivière) pour pouvoir construire des autoroutes avec.

    Une usine classée « cévézo » destinée à la fabrication d’un isolant en polystyrène vient d’ouvrir sur un parc industriel qui vient lui même de fleurir aubord d’une autoroute qui vient elle même de fleurir au bord d’une autre rivière (dont je porte le nom). En fait à la base, à cet emplacement on devait faire un centre d’enfouissement des déchets de la métropoloe du coin, mais les bouse... les paysans ont gueulé, ça s’est pas fait, et aujourd’hui ils sont super contents parce qu’ils ont une bombe à retardement à la place...

    Dans mon coin, il y a de tout, des décroissants comme moi, des gens qui travaillent en ville pour la grande usine multinationale qui exploite des forêts d’hévéa partout dans le monde pour faire des pneux, et puis il y a des paysans qui font de l’élevage. Pour accélérer la croissance des broutards, ils utilisent du round up sur une parcelle, puis collent les bêtes dans le pré, comme ça elles « gonflent plus vite », c’est l’acheteur qui l’a dit, celui qui emporte les broutards vers l’Italie, pour les revendre en France trois ans plus tard après qu’ils soient passés par la roumanie. C’est drôlement cosmopolite un boeuf. Et puis le round up, c’est drôlement bon pour les ruisseaux, il y a plus une bête dedans !

    Non pour voir des bêtes dans l’eau, faut aller dans les bassins de récupération d’eau de pluie au bord de l’autoroute, comme c’est pas exploité, ce sont les bestioles qui viennent ! Comm ils sont en train d’en construire une autre, j’ai bon espoir de revoir quelques tritons marbrés.

    De l’autre côté de la rivière, il y a la plaine, avec des terres riches parce qu’autrefois il y avait la mer à cet endroit et que du coup le sol est limoneux et tout. Là les paysans travaillent pour un grand semencier, avec de l’eau qui vient d’un barrage qu’il ont construits sur la terre de mes ancêtres. Ils y font pousser des OGM, labourent profondément le sol, utilisent des pesticides conformément à la loi et aux recommandations du semencier, et roulent dans leur champs avec de beaux 4x4 tout neufs.

    Bref, des aberrations de ce genre, j’en ai des caisses et des caisses. En 2050, si j’arrive jusque là sans crever d’un cancer, j’aurais 70 piges, je dirais aux enfants de ma fille que je voulais être libre, que les autres voulaient pas, mais que j’ai quand même construit un cabane en pierre dans la forêt, et qu’il y a trois carabines cachées dans la grange (pour les cons). 

    Du coup ma question, c’est : POURQUOI ? Mais je crois que je connais la réponse...

    • CASS. CASS. 24 février 2014 04:25

      Ecureuil Bleu excellent témoignage, vous êtes comme mon pére sauf que lui n’a pas prévu de fusil dans la cabane en bois base en pierre elle , par contre autre chose qu’un fusil.mais chuuut et bien qu’étant une fille il ne manque pas de m’inculqué tout ce qu’il sait et sait faire. au cas où, des vrais gaulois quoi.


  • citizenzen 21 février 2014 15:41

    Dennis Meadows avait prédit un avenir sombre à l’île Maurice lors de son indépendance. Il est aussi expert que mon coiffeur.


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 21 février 2014 17:05

      Citizen zen,


      Avez-vous une source pour cela ?
      Merci

    • Jean-Philippe 21 février 2014 18:33

      Bonjour,

      Pour comprendre qu’une croissance infinie n’est pas possible dans un monde fini, aucune expertise n’est nécessaire. Plutôt le bon sens, à condition de bien vouloir en faire usage ...


  • joletaxi 21 février 2014 19:12

    en ouvrant l’article(que je n’ai évidemment pas lu, faut pas pousser) je tombe sur ceci

    Les désastres sont le moyen de la planète pour résoudre tous les problèmes. Du fait du changement climatique, le niveau des mers s’élèvera parce que les calottes glaciaires fondent. Des espèces nuisibles se répandront dans les zones où elles ne rencontrent pas suffisamment d’ennemis naturels. L’augmentation de la température mène à des vents et tempêtes massives, qui à leur tour affectent les précipitations. Donc, davantage d’inondations et davantage de sécheresses.

    Vous croyez à ces idioties ?
    Curieusement, cette hystérie qui ne repose que sur des modèles climatiques dont on s’aperçoit de plus en plus, qu’ils n’ont aucune valeur prédictive, continue comme si les observations n’avaient aucune importance ?

    Rien n’a changé depuis que les gaulois avaient peur que le ciel ne leur tombe sur la tête

    juste pour rire :

    vous avez une démonstration scientifique, corroborée par des expériences de la boratoire, qui prouve que les 0.004 ppm de CO2 modifient le bilan radiatif de la terre.

    Jusqu’ici, jamais personne ne m’a répondu sur ce petit problème, j’aurai peu-être plus de chance avec vous ?


    • Alexis Toulet Alexis Toulet 21 février 2014 22:46

      La concentration de l’atmosphère en CO2 est actuellement de près de 400 ppm (parties par million), soit 0,4 pour mille, ou encore 0,04%.


      Sur votre question, la formule approximant au premier ordre le forçage radiatif dans le cas du CO2 est : http://upload.wikimedia.org/math/7/4/9/74945338ec357d4a68e5f5356f8f19a0.png

      ---> Cela veut dire que le forçage est proportionnel au logarithme de la concentration en dioxyde de carbone. 

      A titre d’exemple, sachant que la concentration en CO2 était lors des périodes glaciaires de 180 ppm et à l’époque pré-industrielle de 280 ppm, cela veut dire que lorsque la concentration de CO2 sera de 280 * 280 / 180 = 435 ppm (nous y arriverons) le forçage radiatif aura autant augmenté par rapport à l’année 1800 qu’il n’avait augmenté entre période glaciaire et 1800. La différence de forçage radiatif entre disons l’an -20 000 et 1800 correspondait à une différence de température moyenne d’environ 8 °C. Il y a donc tout lieu de penser que la différence de forçage radiatif avec une concentration en CO2 atteignant les 450, puis 500 ppm etc. aboutira à une nouvelle température moyenne sur Terre supérieure de plusieurs degrés, peut-être jusqu’à 8 ou 10 °C au final.

      En revanche la transition vers une température beaucoup plus élevée n’est pas immédiate, elle pourrait prendre plusieurs siècles. Et bien d’autres phénomènes entrent en jeu qui peuvent réduire ou amplifier l’effet de la concentration en CO2. C’est bien pour cela que des nuées de scientifiques étudient ces phénomènes en détail.



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