mercredi 12 avril - par Sayed Hasan

Vladimir Poutine sur la Syrie : les Etats-Unis rejouent la même comédie insipide qu’en Irak

Déclaration de Vladimir Poutine à la presse après une rencontre avec le Président italien Sergio Mattarella

Kremlin, le 11 avril 2017

 

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/54267

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Transcription :

[...]

Journaliste  : Puis-je vous poser une question sur la Syrie ? Comment considérez-vous ce qui s'est passé ? Y a-t-il un risque d'autres frappes militaires des Etats-Unis contre des cibles en Syrie ?

Vladimir Poutine  : Nous en avons parlé avec le Président [italien]. J'ai dit que ça me rappelait beaucoup 2003, lorsque les représentants des Etats-Unis au Conseil de sécurité ont montré des prétendues armes chimiques découvertes en Irak. Après quoi, une campagne militaire a été lancée contre l'Irak. Elle a entraîné la destruction du pays, la montée de la menace terroriste, et l'apparition de Daech sur la scène internationale, ni plus, ni moins.

La même chose se produit actuellement, et leurs partenaires acquiescent encore une fois de la tête. A cet égard, nos admirables écrivains [de comédies] Ilf et Petrov viennent à l'esprit, avec leur fameuse réplique « Qu'est-ce qu'on s'ennuie, Mesdames ! » On a déjà vu tout ça.

Quant à savoir pourquoi tout cela se produit... Tout le monde veut restaurer les relations au sein de la communauté occidentale, après que - grâce à l'ancienne administration US - beaucoup d'entre eux aient adopté une position anti-Trump durant les élections. La Syrie et la Russie, en tant qu'ennemi commun, fournissent une merveilleuse plateforme pour la consolidation. Nous sommes prêts à supporter tout cela pour une certaine durée, dans l'espoir que cela finira par nous mener à quelque tendance positive basée sur l'interaction. 

Pour la consommation interne des Etats-Unis, il y a également des raisons à tout cela. Pour le dire simplement, les adversaires politiques de la nouvelle administration [Trump] sont toujours actifs, et si quelque chose (de grave) devait se produire, c'est à lui qu'ils en feront porter le chapeau. Je n'ai aucun doute à ce sujet.

Quant à savoir si d'autres frappes en Syrie sont possibles, nous avons des informations venant de plusieurs sources selon lesquelles d'autres provocations - je ne saurais les caractériser autrement - de ce genre se préparent, notamment dans les banlieues sud de Damas, où ils prévoient d'utiliser quelque produit chimique, et d'en accuser les autorités syriennes.

Nous estimons que tout incident de ce genre doit faire l'objet d'une enquête rigoureuse. Nous en appellerons officiellement à l'instance de l'ONU à La Haye et à la communauté internationale pour qu'une enquête exhaustive soit menée sur ce qui s'est passé. Des mesures appropriées pourront ensuite être prises en fonction de ce que révèlera l'investigation.

Ce sera tout.

 



30 réactions


  • Leonard Leonard 12 avril 11:10

    Vous pensez donc que Colin Powell avec ça, est aussi convaincant que l’autre gourde avec ça ?

    Les enfants ça touche quand même un peu plus la corde sensible non ? (encore plus vicieux je dirais)

    Désormais, les US ne bombardent plus dans l’hypothèse d’arme de destruction massive qui n’existe pas ; Ils font de l’aide humanitaire pour aider les enfants, mais avec des bombes...

    C’est pas beau les United States of America  ?


  • meslier meslier 12 avril 12:03

    On est toujours dans le même schéma , on diffuse des média-mensonges pour avoir le consentement de la population et ensuite on détruit le pays et on assassine son dirigeant , et après c’est le chaos d’où émergent des terroristes .
    Le but étant d’avoir perpétuellement des conflits de basse intensité et de tenir les ficelles .


    • meslier meslier 12 avril 12:09

      @meslier

      il est grand temps que François Asselineau nous fasse sortir de l’OTAN par l’article 13 du T.A.N. (traité de l’Atlantique nord), ...

      Sans cela les américains vont nous entrainer dans l’enfer des guerres perpétuelles , pour s’accaparer les dernières ressources de pétrole et de minerais et faire tourner à fond leur complexe miltaro-industriel .


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 16:24

    Il est fort pour critiquer et il a raison, Saint-Vladimir, mais on distingue pas vraiment ce qu’il propose.

    Le bourbier permanent avec Assad ?


    • Ouallonsnous ? 12 avril 16:46

      @Olivier Perriet

      Ce qui est proposé, a été dit mainte et mainte fois, c’est la discussion et la négociation !

      C’est pour cela que les yankee n’ont de cesse de relancer des agressions, la négociation menant à la reconnaissance des lois internationales et l’arrêt des hostilités, hostilités dont ils font leur fond de commerce !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 17:03

      @Ouallonsnous ?

      Non, la politique russe c’est la défense bec et ongles d’Assad, comme les opposants veulent symétriquement renverser ledit Assad sans discussion.

      Et puis c’est pratique : si on y arrive pas, pas besoin de se fouler, c’est la faute aux américains.


    • Ouallonsnous ? 12 avril 18:08

      @Olivier Perriet

      Vous êtes dans le déni systématique comme tous les trolleurs pour les yankees,

      La politique russe n’est pas partisane comme vous le prétendez, elle ne vise qu’au respect du droit international sans lequel aucun des pays du monde ne pourra exister face à l’impérialisme siono yankee !


    • vesjem vesjem 12 avril 18:52

      @Olivier Perriet
      olive, va troller dans ton caniveau


    • Oceane 12 avril 19:10

      @Olivier Perriet Au nom de quoi et de qui vous décidez qui doit diriger son peuple, de la « démocratie » ? Esclavagistes, colonialistes et néocolonialistes et certains ne trouvent toujours pas à se remettre en cause. J’ose espérer que Olivier Perriet répondra enfin à ces questions auxquelles aucun des adeptes du « regime change » chez les autres ne veulent pas repondres : au nom de quoi, de qui ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 22:52

      @Oceane

      salut, toujours en train de déverser votre discours culpabilisateur, à ce que je vois ?

      Je ne suis pas pour le régime change, mais si vous n’avez pas des yeux pour voir qu’en Irak, le « régime change » s’est fait après trois guerres directes massives, alors qu’en Syrie, il y a eu un effondrement de l’intérieur, et que, entre parenthèse, la politique étrangère russe, à part défendre Assad car c’est leur allié, on ne voit pas vraiment où elle mène (nulle part), je ne peux rien faire pour vous.

      Vous me direz « la Libye c’était pas bien », et en effet c’était pas bien.

      Seulement, on ne refait pas l’histoire et je suis incapable de dire ce qui se serait produit s’il n’y avait pas eu la cavalcade franco-anglaise de 2011. Si ça se trouve il y aurait aussi eu une crise qui n’en finirait pas. C’est de la politique fiction.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 22:53

      @Ouallonsnous ?

      Tiens vous rajoutez la Chine dans votre équation ?


    • Ouallonsnous ? 12 avril 23:51

      @Olivier Perriet

      IL semble que vous lisiez ce que vous souhaitez lire même si ça n’est pas écrit.
      Belle hallucination idéologique !


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 avril 09:10

      @Ouallonsnous ?

      milles excuses, j’ai vu un « o » imaginaire ;

      je me disais aussi, c’est étrange il a un point de vue en dehors des œillères habituelles...

      Tout est rentré dans l’ordre. Ouf !


    • vesjem vesjem 13 avril 09:10

      @Olivier Perriet
      olive, arrête de raconter des conneries ; c’est un site sérieux, ici ; les trolls bas du front sont vite repérés


  • Rmanal 12 avril 17:22

    Ca, entre supers menteurs, ils se comprennent. avant de parler de Lahaye il faudrait qu’il paye les amendes qui lui ont été infligées.
    Poutine, c’est un peu le modèle des Sarko et autres Fillons, en lui rajoutant l’assassinat et les crimes politiques et homophobes.
    vivement que la Démocratie reprenne la main en Russie. Hélas il faudra certainement attendre sa mort, un peu comme pour Castro.


    • Oceane 12 avril 18:59

      @Rmanal

      Ce qui ne convient pas à l’Europe occidentale et à ses rejetons dans le monde est considéré comme « antidémocratique », « dictature ». Leurs gouvernements son des « régimes », « gouvernement et administration » étant réservés à eux seuls. Mais il ne vient jamais à l’esprit de ces donneurs de leçons qu’ils puissent, eux, être considérés par ceux qui subissent leur terrorisme depuis des siècles comme des dictateurs imposant leurs volontés aux autres. Combien de pays les autoproclamées « démocraties » ont détruit ? Le pire c’est que vous trouvez ça normal, qu’il ne reste plus autres de tendre l’autre joue sans rechigner.


    • Oceane 12 avril 19:04

      @Rmanal

      « Hélas il faudra attendre sa mort, un peu comme Castro ».

      J’espère qu’après Poutine, le premier qui osera baisser son froc face au terrorisme des criminels qui dirigent l’Europe occidentale sera débarqué de la tête du pays.


  • Esprit Critique 12 avril 18:50

    C’est pourtant simple :

    Assad souhaite se suicider , mais il n’a pas le courage de le faire.

    Alors il balance un bombe avec du gaz Sarin pour que les autres le tue en représailles.

    Futé non ?


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 22:54

      @Esprit Critique

      On finit pour le moins par se demander vers quoi court « le François Fillon de Syrie », qui se maintiendra au pouvoir jusqu’au dernier syrien.


    • Esprit Critique 12 avril 23:43

      @Olivier Perriet
      Vous avez vu juste :

      Tout cela va se préciser et s’éclaircir avec l’election de F Fillon


  • maQiavel maQiavel 12 avril 23:57

    Est ce que quelqu’un connait ce qui a motivé les Russes à mettre leur véto à la résolution de l’ONU demandant une enquête  internationale sur l’attaque chimique de Khan Cheikhoun ? 



  • antiireac 13 avril 20:45

    Putin est co responsable du massacre au gaz sarin 

    En effet il sait très bien qu’assad l’assassin dissimule les armes chimiques..

  • DACH 14 avril 12:22

    Petit rappel.
    «  »«  »Où sont les médias russes qui contestent la version russe sur la Ghouta ou Khan Sheikhoun, comme l’ont fait les médias américains sur l’Irak ? Où sont les députés syriens ou russes qui, à l’instar de M. Mariani, porte une parole libre et contradictoire face à la voix officielle de la France ? Quand pour la dernière fois, la Syrie ou la Russie ont-elles reconnu une erreur ou une bavure de leur part ? Quand se sont-elles, comme l’ont fait les Etats-Unis à multiples reprises, excusées pour une bavure ? N’est-ce pas étrange que, contrairement aux autres puissances, les Russes, les Syriens et les Iraniens ne commettent jamais d’erreurs, disent toujours la vérité et parlent d’une seule et unique voix rarement perturbée par une vision ou une opinion contradictoire venant de l’intérieur ? N’est pas important de signaler que les services français qui n’étaient pas d’accord avec les Américains sur la situation en Irak en 2002-2003 partagent aujourd’hui leurs analyses sur la question des armes chimiques en Syrie ?«  »«  »


    • Analis 19 avril 16:14

      @DACH

      Petit rappel.

      «   »«  »Où sont les médias russes qui contestent la version russe sur la Ghouta ou Khan Sheikhoun, comme l’ont fait les médias américains sur l’Irak ? Où sont les députés syriens ou russes qui, à l’instar de M. Mariani, porte une parole libre et contradictoire face à la voix officielle de la France ?

      D’abord, je réponds qu’il y en a, et même parfois des bruyants, comme feu Boris Nemtsov, mais qu’ils sont très peu nombreux. S’il y en a si peu, c’est pour une toute simple raison : ils connaissent la vérité, ils ne sont pas désinformés jusqu’à l’abrutissement par une campagne d’intoxication médiatique permanente à grande échelle. En fait, pour tous les gens qui n’y sont pas soumis, la vérité des faits paraît claire. Mais répétons un mensonge 10 000 fois, et il finit par paraître la vérité évidente – conditionnement et lavage de cerveau digne du pire de ce que Goebells aurait pu rêver.

      Quand pour la dernière fois, la Syrie ou la Russie ont-elles reconnu une erreur ou une bavure de leur part ? Quand se sont-elles, comme l’ont fait les Etats-Unis à multiples reprises, excusées pour une bavure  ?

      Les occidentaux s’en excusent, vraiment ? Ce que je retiens, moi, ce sont des tentatives de nier leur responsabilité, de minorer les événements ou même qu’une faute ait été commise – et jamais, ces bavures ne sont suivies de sanctions.

      N’est pas important de signaler que les services français qui n’étaient pas d’accord avec les Américains sur la situation en Irak en 2002-2003 partagent aujourd’hui leurs analyses sur la question des armes chimiques en Syrie ?

      Mais l’anomalie n’était-elle pas plutôt dans le fait que les services français ne partageaient pas l’appréciation de leurs collègues états-uniens en 2003 ? Vu leur tropisme nettement impérialiste et colonialiste (à l’instar de leurs collègues britanniques, allemands, italiens etc...), c’était vraiment quelque chose de très inhabituel. Là, la situation est simplement revenue à la normale, la différence était qu’il y a Hollande à la tête de l’État et non pas Chirac (lui-même très colonialiste, mais qui se trouvait être dans l’histoire en désaccord – en revanche, lors de la manipulation suite à l’assassinat de Rafic Hariri, il avait complètement suivi les USA, et les services secrets français avaient embrayé...).


  • DACH 14 avril 12:24

    «  »«  »"Le Président Obama a menti à l’Amérique à plusieurs reprises à cause de sa réélection et / ou son héritage. Il y avait eu le mensonge de la vidéo sur la responsabilité d’une attaque spontanée à Benghazi à cause d’une bande-annonce vidéo YouTube pour un film moche, le mensonge sur l’accord Iran qui comprenait des inspections, enclencher une défense rapide et qui retardait l’éventualité de l’arme nucléaire iranienne pour beaucoup plus que les dix ans réels, et il y a eu le mensonge qu’il n’a pas payé une rançon à l’Iran pour les otages, mais la plus pertinente pour les nouvelles récentes a été le mensonge que la Syrie a renoncé à toutes ses armes chimiques en 2013, il le savait qu’ils ne l’avaient pas fait, mais il se vantait du succès de son règlement négocié de toute façon.

    Comment puis - je être aussi bien sûr ...que James Clapper dit cela lors de son témoignage au Congrès en 2016. Que Sean Keely dans The American Interest sur les points de l’ancien directeur Clapper de son Témoignage devant le Congrès National Intelligence.de février 2016

    D’abord Keely souligne le fait que le directeur national de Trump mentionne que quand ils ont choisi des cibles pour l’attaque de la semaine dernière sur la base aérienne de la Syrie , ils ont pris soin d’éviter les zones où ils pensaient que le gaz sarin a été stocké. Ce qui soulève la question comment pouvions-nous soupçonner que sarin était stocké dans certaines zones de l’aéroport ?

     Est-ce que l’administration Obama savait que ces dépôts existaient encore après son accord « historique » qui était censé éliminer toutes les armes chimiques de la Syrie ?«  »«  »

    «  »«  »"


  • Analis 26 avril 10:30

    Très étrangement, les USA font de l’obstruction au sujet de l’enquête sur le drame de Khan Cheikhoun. Enfin, l’emploi du terme étrangement se justifie uniquement pour ceux qui continuent de croire à leur version :

    https://francais.rt.com/international/37240-lavrov-oiac-refuse-enqueter-chimique-bus-renverser-assad

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    Lavrov  : l’OIAC refuse d’enquêter sur l’attaque chimique dans le but de « renverser el-Assad »

    21 avr. 2017, 13:45

    Moscou a fustigé la décision de l’OIAC de ne pas envoyer d’experts à Khan Cheikhoun pour y enquêter sur l’attaque chimique présumée. Ce refus pourrait « discréditer » l’organisation à cause du manque des preuves de la culpabilité de Damas.

    « Je considère que c’est une situation très sérieuse, parce qu’il est désormais évident que l’information mensongère selon laquelle l’arme chimique aurait été employée par le gouvernement syrien est utilisée pour contourner la résolution 2254 qui prévoit un règlement politique du conflit avec la participation de toutes les parties syriennes pour se rabattre sur l’idée d’un changement de régime, si longtemps prônée », a déclaré le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov.

    Il intervenait après le blocage par les pays occidentaux de la proposition de Moscou d’envoyer des experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la province d’Idlib pour y enquêter sur la soi-disant « attaque chimique » perpétrée par Damas.

    « Nos homologues occidentaux ont ainsi montré la fragilité de leur position », a estimé le chef de la diplomatie russe. Il a notamment rappelé que les demandes de la Russie de révéler les sources que la France et l’Angleterre avaient utilisées pour tirer leurs conclusions de l’utilisation du gaz sarin à Khan Cheikhoun restaient sans réponse. Moscou leur a aussi demandé d’expliquer quand ils avaient reçu ces échantillons. « Nous sommes proches d’une situation dans laquelle cette organisation [l’OIAC] pourrait se discréditer », a conclu Sergueï Lavrov.

    Plutôt, Jean-Marc Ayrault avait assuré que les services de renseignement français diffuseraient dans quelques jours la « preuve » démontrant que l’armée syrienne était à l’origine de l’attaque chimique présumée de Khan Cheikoun.

    Un porte-parole du ministère de la Défense britannique avait aussi déclaré sur CNN que des analyses portant sur des échantillons de cheveux et de sang des victimes avaient été menées dans des laboratoires britanniques. Les résultats révèlent la présence de « sarin ou [d’]une substance proche du sarin ».

    cidentaux

    Le 20 avril, la Russie et l’Iran ont soumis au vote de l’OIAC de nouvelles propositions concernant l’attaque chimique présumée perpétrée le 4 avril dans la ville syrienne de Khan Cheikhoun. Moscou et Téhéran ont demandé aux enquêteurs de se rendre non seulement à Khan Cheikhoun, pour vérifier l’utilisation présumée d’armes chimiques, mais aussi de visiter la base aérienne d’Al-Chaayrate d’où, selon Washington, auraient décollé des avions syriens chargés de bombes chimiques. Pourtant, 21 pays occidentaux, notamment la France et l’Angleterre, se sont exprimés contre cette proposition.

    Le président syrien a également écrit une lettre à l’ONU avec une demande d’envoyer une délégation d’experts à Khan Cheikhoun.

    « Personne n’a été envoyé parce que les pays occidentaux et les Etats-Unis s’y opposent. Car s’ils viennent, ils verront que toute leur rhétorique sur ce qu’il s’est passé à Khan Cheikhoun, et ensuite à la base aérienne d’Al-Chaayrate, n’est basée que sur des mensonges », a-t-il précisé.

    La communauté internationale accuse Damas d’avoir utilisé des armes chimiques pour frapper le village de Khan Cheikhoun, tuant 72 personnes, sans présenter de preuves. D’après Moscou et Damas, la contamination chimique aurait eu lieu à la suite d’un bombardement par l’aviation syrienne d’un dépôt d’armes contenant des gaz de combat appartenant aux djihadistes qui contrôlent la zone.

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    En fait, il paraît cette fois que l’OIAC a définitivement perdu toute crédibilité, pour le peu qui lui restait après la gestion malhonnête des attaques au chlore depuis fin 2014, qu’elle avait essayé d’attribuer aux syriens malgré son invraisemblance et quantité d’éléments contraires à sa thèse :

    https://francais.rt.com/international/37272-khan-cheikhoun-moscou-envoyer-inspecteurs-washington-reticent

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    Khan Cheikhoun : Moscou veut envoyer des inspecteurs en Syrie, Washington réticent

    22 avr. 2017, 08:11

    Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est entretenu le 21 avril avec son homologue américain Rex Tillerson, regrettant l’opposition de Washington à la proposition russo-iranienne d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie.

    « Une conversation téléphonique entre le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a eu lieu à l’initiative des Etats-Unis », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

    Lors de cet entretien, Sergueï Lavrov a notamment « exprimé ses regrets face à l’opposition des Etats-Unis au sein de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) à l’initiative [...] d’envoyer en Syrie des inspecteurs pour vérifier les informations sur le recours au gaz sarin à Khan Cheikhoun », précise le communiqué.

    Sergueï Lavrov et Rex Tillerson « se sont mis d’accord pour [...] examiner de nouveau une possibilité d’ouvrir une enquête objective sur cet incident sous l’égide de l’OIAC », selon la même source. Ils ont également convenu de lancer « le plus vite possible un groupe de travail [...] chargé de chercher des solutions pour lever les points de friction des relations bilatérales », au plus bas depuis la fin de la guerre froide en raison notamment de la crise ukrainienne et du conflit en Syrie, ajoute le communiqué.

    Le département d’Etat a publié un communiqué en début de soirée du 21 avril, précisant que les deux hommes avaient évoqué « la poursuite [de discussions] sur des problèmes bilatéraux » et des sujets « incluant l’enquête de l’OIAC sur l’utilisation par la Syrie d’armes chimiques le 4 avril ». Rex Tillerson a d’après le communiqué réitéré son soutien au mécanisme d’enquête existant de l’OIAC, sans fournir d’autres précisions.

    L’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques a rejeté le 20 avril lors d’un vote la proposition de Moscou et de Téhéran de mettre en place une nouvelle équipe chargée d’enquêter sur l’attaque chimique présumée en Syrie début avril. Le projet de texte russo-iranien, dont l’AFP a pris connaissance, appelait à la mise sur pied d’une investigation pour établir si des armes chimiques avaient été utilisées à Khan Cheikhoun et comment elles avaient été livrées sur le site de l’incident présumé.

    Moscou et Téhéran demandaient également aux enquêteurs de se rendre sur la base aérienne d’Al-Chaayrate, frappée par les Etats-Unis dans la foulée du drame, pour « vérifier les allégations concernant le stockage d’armes chimiques [à cet endroit] ».


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