mercredi 26 juillet 2023 - par Sylvain Rakotoarison

Bœuf carottes et blanquette de Veaux

« Je considère qu'avant un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison, même s'il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail. » (Frédéric Veaux, le 23 juillet 2023 dans "Le Parisien").

La petite phrase de Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale, dans une interview au journal "Le Parisien" parue le jour même de l'intervention télévisée du Président de la République a fait l'effet d'une bombe médiatique. L'effet d'une bombe à fragmentation.

Frédéric Veaux n'est pas n'importe qui ; il est depuis le 3 février 2020, le directeur général de la police nationale. À 67 ans (qu'il vient d'avoir au début du mois), il a eu une belle carrière qui l'a mené de l'École nationale supérieure de la police à la police judiciaire de Lille, de Nice et de Marseille. Puis, en 1998, il a été nommé directeur régional de la police judiciaire d'Ajaccio, il a participé à l'enquête sur l'assassinat du préfet Claude Érignac (puis il a dirigé l'arrestation d'Yvan Colonna en 2003 sous une autre casquette), ensuite en 2000, directeur régional de la police judiciaire de Lille, etc. Il a occupé divers postes à hautes responsabilités de la police judiciaire. Le 24 décembre 2009, il a été nommé numéro deux de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) où son nom a été vaguement impliqué dans une affaire annexe de l'affaire Woerth-Bettencourt (il a été blanchi). Limogé par Manuel Valls, il a été nommé numéro deux de la direction centrale de la police judiciaire.

Préfet de la Mayenne le 17 mai 2016, puis préfet des Landes le 7 janvier 2019, Frédéric Veaux est retourné à la police par la grande porte en devenant le directeur général de la police nationale (grand chef de la police), nommé par Emmanuel Macron au conseil des ministres du 29 janvier 2020. Il devrait en principe quitter ses fonctions en septembre 2023 pour prendre sa retraite.

On pourrait difficilement dire que Frédéric Veaux méprise les juges et les lois. Sa compagne est une magistrate réputée, qui a été directrice adjointe de l'École nationale de la magistrature (2006-2008), procureure générale près la cour d'appel de Rennes (2013-2017) puis de Versailles (2017-2018), secrétaire générale du Ministère de la Justice (2018-2020), directrice du cabinet du ministre Éric Dupond-Moretti (2020-2022) et enfin, depuis mars 2022, elle est membre du Conseil Constitutionnelle, l'institution suprême de la justice (nommée par Richard Ferrand).

Mais comme on pouvait l'attendre de lui, Frédéric Veaux n'est pas du genre à ne pas défendre ses hommes, c'est-à-dire les policiers. Il s'est ainsi rendu le 22 juillet 2023 à Marseille (où il avait été affecté il y a longtemps) pour essayer d'apaiser le climat de suspicion et de doute des policiers : en effet, un policier a été placé en détention provisoire à la suite d'une plainte pour coups et blessures lors de la nuit d'émeutes du 1er juillet 2023. Pour beaucoup de policiers, qui ont subi de nombreuses violences de la part de manifestants et d'émeutiers, cette détention provisoire est un scandale et certains ont commencé une grève.

Il faut aussi rappeler un autre contexte, le policier qui a tiré et tué l'ado Nahel le 27 juin 2023 a été, lui aussi, placé en détention provisoire (mais semble-t-il, à part ses avocats, personne dans la police ne semble considérer que ce soit un scandale).

La détention provisoire, c'est-à-dire avant un procès et donc avant une éventuelle condamnation, est toujours extrêmement grave, pour des policiers mais aussi pour tout justiciable, puisque ceux-ci peuvent être innocentés au cours du procès. Elle doit être justifiée et motivée, mais elle peut aussi répondre à une pression sociale et médiatique que les juges tentent souvent de résister pour agir selon leur conscience et le droit. Cette affaire rappelle à quel point il y a traditionnellement, du moins en France, cette rivalité entre la police (répression) et la justice (compréhension sociale). Un syndicat de policiers avait d'ailleurs fustigé la justice, trop laxiste à son goût.

Un mouvement social dans la police (qui est syndiquée à 90%) est toujours très dangereux dans une démocratie car l'ordre républicain pourrait être remis en cause sans cette capacité de défense et de protection. Il y avait donc une urgence à calmer les policiers marseillais avant que le mouvement ne devienne national, d'autant plus que la police sera encore très sollicitée pendant un an avec la perspective de la coupe du monde de rugby puis des jeux olympiques et paralympiques.

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L'interview au journal "Le Parisien" est donc consécutive à son déplacement à Marseille. Frédéric Veaux a voulu leur exprimer sa compréhension : « Je comprends l'émotion et la colère. » en précisant : « Le savoir en prison m'empêche de dormir. ». Mais c'est la petite phrase citée en tête d'article qui a provoqué le scandale, principalement dans les ranges de la gauche : « Avant un éventuel procès, un policier n'a pas sa place en prison (…). ».


Dès le dimanche soir, le préfet de police de Paris, qui fut aussi préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, a apporté son soutien à Frédéric Veaux : « Je partage les propos du directeur général de la police nationale. ». Là aussi, Laurent Nunez n'est pas n'importe qui ; il a la confiance du Président Emmanuel Macron qui l'avait nommé Secrétaire d'État à la Sécurité intérieure à l'époque où Christophe Castaner officiait à l'Intérieur.

Pour beaucoup d'observateurs, il est impossible que Frédéric Veaux, haut fonctionnaire respectueux de la hiérarchie, ait pu s'exprimer ainsi sans avoir l'avis et l'accord de son ministre de tutelle, à savoir Gérald Darmanin. Le hic, c'est qu'il n'en aurait pas informé Emmanuel Macron.

On peut imaginer quelle fut l'irritation du Président lorsqu'il a dû s'exprimer sur cette petite phrase lors de son interview du 24 juillet 2023. Il n'avait absolument pas prévu de commenter ni d'alimenter la polémique sur la mauvaise humeur de la police alors qu'il concluait la période politique de cent jours qu'il s'était fixée.

Pendant ce voyage en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron et Gérald Darmanin seraient particulièrement en froid (malgré les félicitations publiques du Président à son ministre). Certains proposent comme explication une mesure de rétorsion de Gérald Darmanin parce qu'il n'a pas été nommé Premier Ministre, ce qui laisserait entendre des relations qui pourraient s'apparenter à celles entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy. Mais quel intérêt Emmanuel Macron aurait-il eu à nommer Gérald Darmanin à Matignon alors qu'il serait incapable d'élargir la majorité à une quarantaine de députés LR, ce qui manque à la majorité absolue ?

Le Président de la République a donc fait le service minimum sur cette question sur TF1 et France 2 : d'abord, un hommage aux forces de l'ordre qui gardent sang-froid face à la violence fréquente, ensuite l'idée très républicaine que nul n'est au-dessus des lois, et en particulier les représentants de la loi, ceux qui la défendent, les policiers. Nul n'est au-dessus des lois, et aussi, une décision de justice ne doit pas être commenté par le garant de son indépendance.

Le lendemain, les lignes étaient claires. Le 25 matin, la Première Ministre Élisabeth Borne, au cours d'un déplacement, a dit le même "en même temps" présidentiel : hommage à la police et nul n'est au-dessus des lois. Tandis que le Ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, au risque de surprendre les juges qui ne l'apprécient guère, a soutenu les juges dans leur action et condamné les propos du directeur général de la police nationale, y voyant une pression inadmissible sur les juges.

Qu'en conclure ? Deux choses.

Sur le fond, le pouvoir exécutif marche sur des œufs. Le Président de la République a senti le piège, et a su l'éviter en soutenant les policiers sans soutenir l'idée qu'ils seraient au-dessus des lois. Il faudra veiller à ce principe républicain absolument crucial car des tentatives vont avoir lieu dans les prochains mois pour légiférer en ce sens, en imaginant une sorte de protection judiciaire des policiers dans leur action, ce qui réduirait encore la confiance en la police de certaines catégories de la population. Ce projet, soutenu par l'extrême droite en général, pourrait trouver des adeptes au sein de partis dits républicains.

Sur l'aspect plus politique (pour ne pas dire politicien), cela prouve la puissance politique de Gérald Darmanin qui a fait là une démonstration de force assez instructive. En outre, Gérald Darmanin réunira ses disciples à la fin de l'été, démarrant ainsi une écurie présidentielle. À ce rythme-là, pas sûr que le Ministre de l'Intérieur et des Outre-mer (qui voulait au moins avoir le titre de Ministre d'État) fasse long feu au gouvernement. À force de tirer sur la corde, elle finit par céder, même celle d'un premier de cordée.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 juillet 2023)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Frédéric Veaux.
Frédéric Péchenard.
Claude Érignac.
Claude Guérant.
Emmanuel Macron le 24 juillet 2023.
Élisabeth Borne.
Gérald Darmanin.
Le Sénat s'inquiète de l'avenir de la gendarmerie.
Les émeutes urbaines de 2023.
Les gilets jaunes.
Prison à Nancy.

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76 réactions


  • Lynwec 26 juillet 2023 11:25

    Un individu n’ayant pas été pris sur le fait d’un crime volontaire, pour lequel aucun doute n’existe sur une éventuelle erreur judiciaire, n’a pas sa place en prison avant jugement...

    Dans le doute, une assignation à résidence, dûment contrôlée, suffirait...

    Ceci ne se limite pas à une catégorie de citoyens, fussent-ils policiers, contrairement à la première phrase de l’article, sinon, on contrevient au principe d’égalité devant la loi (je sais, les tyrans de la cinquième s’en battent les c...s !)

    Mais les calculs politicards de b̶a̶s̶ ̶n̶i̶v̶e̶a̶u̶ caniveau viennent parfois relativiser ce principe pourtant très sain .


    • S. Lampion Grincheux 26 juillet 2023 14:02

      @Lynwec

      L’« égalité devant la loi » de 1789 concernait :
      d’une part la division de la société en trois ordres (noblesse, clergé et tiers-état) qui n’étaient pas soumis aux mêmes lois (inégalité, donc injustice), et
      d’autre part la diversité des règles établies, us et coutumes d’une provincé à l’autre.
      Il s’agissait d’appliquer le même code pénal à tous les ressortisants. Mais le code n’est pas le jugement qui, luis, possède ses propres carctéristiques, et les classes sociales ont remplacé les ordres pour ce qui concerne l’inégalité de traitement. Il vaut mieux être Cahuzac ou Benalla que Georges Ibrahim Abdallah. « Selon que vous serez, puissant ou misérable, etc. » reste un adage d’actualité.
      La différence, c’est qu’il est, parait-il, plus facile de changer de classe soicale que d’« ordre » : il y aurait même un ascenseur pour ça. On ne dit jamais combien de personnes peuvent monter dedans.


    • Lynwec 26 juillet 2023 14:15

      @Grincheux

      Il y a plusieurs cabines pour l’ascenseur social et elles ne s’arrêtent pas tous aux mêmes étages .
      Question de patronyme il me semble...


    • Lynwec 26 juillet 2023 14:17

      @Lynwec

      elles ne s’arrêtent pas « toutes ».... (les cabines...)


    • Fergus Fergus 26 juillet 2023 21:46

      Bonsoir, Lynwec

      Le problème est que les justiciables doivent tous être traités de la même manière, qu’il s’agisse de policiers ou de citoyens ordinaires. C’est pourquoi le propos de Veaux et le soutien de Nunez sont scandaleux  !


    • Eric F Eric F 27 juillet 2023 18:27

      @Fergus
      ’’ les justiciables doivent tous être traités de la même manière, qu’il s’agisse de policiers ou de citoyens ordinaires’’

      Oui mais non....
      Ni vous ni moi n’avons le droit de porter une arme sur la voie publique, de procéder à l’arrestation d’un véhicule, d’effectuer des contrôles d’identité, de menotter un individu, etc.
      Le cas d’un agent des forces de l’ordre dans le cadre d’une opération liée à ses fonctions n’est donc pas de même nature que le tout un chacun dans le vie quotidienne. Dans ce cadre, il y a des situations de danger et d’urgence particulière, dont il faut savoir évaluer les risques et moyens à mettre en oeuvre.
      -Il peut y avoir des erreurs d’appréciation, fausses manips (tir trop haut ou intempestif), interpellation musclée suite à rébellion, etc. ayant des conséquences plus graves que nos actes quotidiens. Doit-on traiter cela comme des actes de délinquance délibérée ? il ne me semble pas.
      -Certes, il peut aussi y avoir des salopards dans la profession, commettant sciemment un acte malveillant, par vengeance ou pour se passer les nerfs, ces cas sont explicitement délictueux.
      -Le problème est sans doute l’’entre deux’’ : l’acte disproportionné (matraque pour une incivilité), ou encore l’erreur de cible (l’agent ’’croit reconnaitre’’ un délinquant qu’il poursuivait).

      Dans laquelle de ces trois catégories se place le tir contre le conducteur qui redémarre en trombe avec l’agent appuyé sur le capot, et le tir de LDB puis tabassage d’un jeune homme (sans aucun acte grave commis par celui-ci) ? Le second cas me parait pire, car il y a violence disproportionnée durable (pas sur le compte d’un réflexe intempestif).


    • Fergus Fergus 29 juillet 2023 09:23

      Bonjour, Eric F

      Précisément, les magistrats tiennent déjà compte de tout cela, et c’est la raison pour laquelle, à proportion du nombre des affaires traitées relativement aux délinquants lambda, il est rarissime que des policiers soient placés en détention provisoire.
      Créer une exception pour eux serait une fausse bonne idée car cela ne ferait qu’augmenter : d’une part, la confiance des cow-boys de la profession (il y en a, hélas !) ; d’autre part, la défiance à l’égard des forces de l’ordre.


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 29 juillet 2023 09:31

      @Eric F
       
      ’’Oui mais non....
      Ni vous ni moi n’avons le droit de porter une arme sur la voie publique, de procéder à l’arrestation d’un véhicule, d’effectuer des contrôles d’identité, de menotter un individu, etc
      ’’
      — >
      Ne pas se prévaloir de ses turpitudes.
      Sauf erreur de ma part, les cops britanniques ne sont pas armés.
       
      ps. C’est rare pour que je le dise : je suis d’accord ici avec Fergus, ce projet est une fausse bonne idée, une idée démagogique pour amadouer les syndicats policiers.


    • Aristide Aristide 30 juillet 2023 13:30

      @Eric F

      Le cas d’un agent des forces de l’ordre dans le cadre d’une opération liée à ses fonctions n’est donc pas de même nature que le tout un chacun dans le vie quotidienne. Dans ce cadre, il y a des situations de danger et d’urgence particulière, dont il faut savoir évaluer les risques et moyens à mettre en oeuvre.

      Vous avez tout dit et bien.

      Les policiers ont des missions qui par définition sont risquées. DAns leurs missions, ils doivent supporter une violence que le citoyen n’aura pas à subir.

      Ils se confrontent à la délinquance, à la violence ... 

      Comment ne peut-on réfléchir aux risques de l’usage de la violence dans ces fonctions même ? Il ne s’agit pas de donner un droit, mais d’évaluer à sa juste hauteur les risques encourus et que les juges puissent tenir compte du stress de ces situations de conflit.

      A LFI, les mêmes qui critiquent la police pour ses réactions violentes ont démontré avec quelle violence ils se comportent dans des situations de stress. Lors des perquisitions à LFI, il suffit de voir comment des élus, des députés de notre pays perdent tout sens commun, hurlent et en viennent pratiquement aux mains ...


  • Octave Lebel Octave Lebel 26 juillet 2023 11:29

    Nous avons l’habitude. À part gérer efficacement pour l’essentiel dans la pénombre plus que dans la lumière les intérêts du pouvoir économique et médiatique qui surplombe et domine la vie politique du pays, le président slalome, surfe, parade, fait des annonces, au gré des vagues et des remous, tantôt en les subissant, tantôt en les créant, dans une forme d’errance qui prend à l’occasion des accents prophétiques en parachevant le ridicule et les apparences de ce qu’est devenue la vie politique officielle dans notre pays. Ce n’est pas faux de dire qu’il marche sur des œufs. On pourrait ajouter que beaucoup ont déjà été cassés et que cela ne sent pas bon. À sa décharge aussi, que le mouvement vient de loin et qu’il a des partenaires de talent dans ce jeu avec lesquels il joue à "je te tiens, tu me tiens par la barbichette "

    « Sur le fond, le pouvoir exécutif marche sur des œufs. Le Président de la République a senti le piège, et a su l’éviter en soutenant les policiers sans soutenir l’idée qu’ils seraient au-dessus des lois. »


  • S. Lampion Grincheux 26 juillet 2023 13:45

    Ah, pascua, Guérini, Deferre, c’était le bon temps où les élus et les « parrains », c’était les mêmes. Les policiers savaient que les seuls coupables possibles, c’étaient les « caves ». Maintenant, ils ont du mal à s’y retrouver : un jour c’est blanc et le lendemains c’est noir. Plus de boussole !


    • troletbuse troletbuse 26 juillet 2023 21:58

      @Grincheux
      un jour c’est blanc et le lendemains c’est noir

      Tout dépend où le Poudré fait son voyage ! smiley


  • Octave Lebel Octave Lebel 26 juillet 2023 13:47

    Tout cela n’est pas une simple affaire de personnes mais de politiques publiques et de leur bilan et effets ainsi que des discours et explications et promesses qui les ont accompagnées. Et donc de la responsabilité de la parole publique dont les responsables politiques devraient être comptables et qui devraient être au cœur de nos débats et enjeux électoraux sans possibilité d’échappatoires ou diversions médiatiques. Sinon, que valent encore les références solennelles à la république et à la démocratie derrière lesquelles se cachent ceux qui en ont tant besoin. Au moins 50% de nos concitoyens en ont déjà tranché en contournant l’urne pour aller directement dans la rue quand la menace contre leurs intérêts devient imminente. 

    On ne joue pas impunément pendant des années et des années avec la démocratie, la réalité de la responsabilité politique et la sincérité de sa parole, les corps sociaux intermédiaires que l’on s’applique à discréditer et dévitaliser au profit d’officines privées, les services publics que l’on prive de moyens tout en déplorant leurs difficultés dans des palabres sans fin, la bienveillance vis-à-vis de la concentration de la presse et des médias au profit de l’argent-roi et de son idéologie mettant la pluralité de l’expression des points de vue et la réalité d’une information neutre et pertinente au régime sec comme le disent régulièrement l’ensemble de nos concitoyens (taux de confiance 25%).

    Nous avons depuis Sarkozy en fait un vrai problème politique avec certains ministres et un syndicat de police qui a prospéré sur un contexte d’exercice de la police dévoyé et devenu extrêmement difficile pour les policiers. Nous avons un problème de recrutement maintenant qui pousse à être moins sélectif, une formation initiale courte en comparaison avec des pays semblables et une formation continue insuffisante et disparate en qualité. Toujours la même politique du moins-disant pour nos services publics ici comme ailleurs. Nous sommes au bout de quelque chose et ce ne sera plus supporté longtemps.

     

    Il y a de la violence policière liée à des circonstances. Par exemple dans un certain type de manifestations et de leur traitement avec des postures variables de la chaîne de commandement du ministre aux préfets, l’usage de technique peu ou plus employée (la nasse, les motos) dans des pays comparables et d’armements aussi, qui favorisent les tensions et les bavures. Le rôle des black bloks qui tantôt ne trouvent pas d’espace (manifs associées à la réforme de la retraite) et tantôt en trouvent sans que l’on sache vraiment pourquoi. Nous avons régulièrement ici une substitution de l’usage de la police en lieu et place du dialogue social. C’est devenu une spécialité française que personne ne nous envie.

    Enfin la police confrontée à la délinquance associée aux ghettos de pauvres et d’immigrés qui ne se sont pas constitués tout seul et où la police n’a pas en réalité les moyens de mener réellement ses missions ( à l’image des autres services publics) comme l’a démontré involontairement Macron avec sa tournée à Marseille. Il y a là de longue date une absence de politique coordonnée de la ville qui est défaillante. Ce n’est pas la police qui peut suppléer à cela. Cette situation est une machine où la police est amenée à flirter entre la bavure et l’impuissance. Au quotidien pour certains. Le métier de policier comme bien d’autres a été instrumentalisé et abîmé. Les personnels de justice, police, éducation, santé, social, transport ..sont placés dans des injonctions paradoxales sur lesquelles tentent de capitaliser la cavalerie des démagogues, des populistes et des opportunistes qui n’aiment pas beaucoup les retours en arrière éclairants et instructifs.

     

    Concernant le développement de ghettos de pauvres et d’immigrés, l’avertissement vient de loin de la part de Georges Marchais avec des étapes significatives comme en 2005 et ceux qui ont fait la politique du pire sans toujours bien s’en rendre compte, juste préoccupés du prochain mandat, continuent aujourd’hui de tenter de récupérer un peu de carburant électoraliste voire plus maintenant. Ce n’est même plus la peine de les nommer tellement ils brillent et à l’occasion crient fort pour donner le change. C’est quand même monsieur Darmanin qui a dit à MLP qu’elle était trop laxiste. Ministre, on ne devrait pas jouer avec des boutefeux.

    Il n’y a plus de temps à perdre. Il faut en urgence une politique coordonnée pour pouvoir laisser derrière nous ces boulets. Qui renvoie à une alternative politique fondée sur une authentique république démocratique fondée sur une responsabilité économique et écologique inséparable d’une authentique justice sociale. Autrement nous aurons laissé pourrir la démocratie.

     

     

     

     

     

     

     

     


    • Claude Courty Claude Courty 27 juillet 2023 01:58

      @Octave Lebel

      Depuis Sarko dites-vous ???
      Vous avez la mémoire courte, ou bien vous manquez de références.
      Et de Gaulle, avec marcellin, Messmer, ça vous dit rien ?
      Il s’agissait déjà de soigner la “chienlit”, spécialité révolutionnaire bien franchouillarde, cultivée par tous les extrémismes.


    • Octave Lebel Octave Lebel 27 juillet 2023 09:56

      @Octave Lebel

      Repères

      → Police : aux origines de la crise (matinale France Cuture 4/07/23)

      - Guillaume Erner : Alain Bauer, lorsqu’on évoque le racisme dans la police, est-ce qu’il faut parler selon vous de comportements individuels ou au contraire, d’une question systémique ?

      - Alain Bauer : J’ai toujours eu un problème avec cette idée de la systématisation de tout, pour des gens qui en général passent leur temps à expliquer qu’il faut individualiser le reste. Donc je vais le dire une bonne fois pour toutes : il y a des policiers racistes, il y a des policiers fascistes, il y a des policiers cons, il y a des policiers malfaisants et ils sont une petite minorité et ce sont des individus. Parfois, éventuellement, il y a un effet de bande ou de groupe, mais une institution qui passe son temps à sanctionner les policiers et à expliquer que ce n’est pas ce qu’il faut faire n’est pas une situation systémique. Le vrai problème, c’est la réaction de corps, une certaine forme d’omerta où la très grande majorité des policiers, pour des raisons qui sont celles de toute institution qui se sent agressée, défend ces brebis galeuses, et ne se rend même pas compte qu’elle est en train de se suicider en le faisant.

      https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-invite-e-des-matins-d-ete/police-aux-origines-de-la-crise-9856881


    • Octave Lebel Octave Lebel 27 juillet 2023 10:05

      @Claude Courty

      C’est vrai, je me suis cantonné à la dynamique politique de ces vingt dernières années parce que nous n’en sommes pas sortis. Autrement un retour en arrière est toujours éclairant.

      « Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence : c’est celui des excès dans l’emploi de la force.

      Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation.

      Je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez avec moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter.

      Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir.

      Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement.

      Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance.

      C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise.

      Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés.

      Je sais que ce que je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez.

      Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai dit déjà et je le répèterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la préfecture de police.

      Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites.

      Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas.

      Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres ; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences mais aussi la grandeur.

      Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous.

      Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la nation".

       

      Maurice Grimaud Préfet de Police de Paris.

       

       

       

       

       

       

       

       


    • Octave Lebel Octave Lebel 27 juillet 2023 10:09

      @Octave Lebel@Claude Courty

      Autre repère et mise en perspective (extrait de la PQR, ici La Voix Du Nord)

      Pour mémoire, François Mitterrand et Pierre Mauroy en 1983, après un large mouvement de protestation des policiers.

       

      Le président socialiste avait vivement réagi : « La République doit être honorée et servie par tous les citoyens, et plus encore par ceux qui ont pour mission et pour métier de la défendre. Si certains policiers, une minorité agissante, ont manqué à leur devoir, le devoir des responsables de la République, c’est de frapper et de faire respecter l’autorité de l’État. Dès l’annonce des événements séditieux, j’ai demandé au Premier ministre de prendre les sanctions nécessaires. Il a agi comme il fallait, je suis sûr que les Français approuveront. » Paul Cousseran, le DGPN de l’époque, avait été limogé, et Jean Périer, préfet de police de Paris, préférait prendre les devants en démissionnant. Deux policiers syndicalistes avaient été révoqués.

       

      Depuis Le Havre, Élisabeth Borne a dit comme Emmanuel Macron la veille :

       « Soyons attentifs à la difficulté de la mission des policiers. Je pense qu’il est important de leur rendre hommage pour le travail, l’engagement exceptionnel qu’ils ont montrés à l’occasion des violences urbaines – et par ailleurs il y a la justice qui doit pouvoir faire son travail, c’est ce qu’elle fait. »

       


    • Octave Lebel Octave Lebel 27 juillet 2023 10:12

      @Octave Lebel

      Date oubliée pour la lettre du Préfet Grimaud  : 1968.


    • Eric F Eric F 27 juillet 2023 18:48

      @Octave Lebel
      intéressante, cette explication d’Alain Bauer que vos citez : il y a une minorité de brebis galeuse dans la police, parfois un ’’effet de groupe’’, et un ’’esprit de corps’’ qui conduit malencontreusement la profession à défendre ceux des leurs qui ont dérapé.

      Ce dernier point est certainement accentué par des récentes déclarations déplacées faisant état de ’’police qui tue’’ comme étant une question systémique, ainsi que le soutien aux slogans ACAB... Egalement par le parti pris sur les ’’réseaux’’ relayés par les médias (on parle moins du nombre de FDO blessés ou tabassés). D’où le sentiment collectif d’être donné en pâture.

      Numéro d’en-même-tempisme de nos gouvernants devant ménager les corporatismes, communautarismes, courants d’opinion,


  • tashrin 26 juillet 2023 14:52

    Mouais

    Cette affaire rappelle à quel point il y a traditionnellement, du moins en France, cette rivalité entre la police (répression) et la justice (compréhension sociale). Un syndicat de policiers avait d’ailleurs fustigé la justice, trop laxiste à son goût.

    Non, c’est pas la police qui reprime et les juges qui excusent. C’est à la seule justice de juger, l’avis des flics qui arretent ne contrevenant (c’est leur job) on s’en fout. C’est pas à eux de décider de la peine, de son adéquation, ou de son bienfondé

    Sur le fond, le pouvoir exécutif marche sur des œufs. Le Président de la République a senti le piège, et a su l’éviter en soutenant les policiers sans soutenir l’idée qu’ils seraient au-dessus des lois

    Il a rien évité du tout, il a fait du en même temps parce qu’il est coincé et ne veut pas prendre le risque de se mettre les flics à dos. Mais tout le monde (analystes, observateurs, presse) est d’accord pour dire que c’est ubuesque de soutenir les propos contraires à l’état de droit du chef de la DGPN

    Il faudra veiller à ce principe républicain absolument crucial car des tentatives vont avoir lieu dans les prochains mois pour légiférer en ce sens, en imaginant une sorte de protection judiciaire des policiers dans leur action, ce qui réduirait encore la confiance en la police de certaines catégories de la population

    De fait, ca existe déjà... Essayez d’avoir un accident de la route non responsable avec une voiture de flics, pour voir. Bon courage

    Idem pour l’utilisation des procédures d’outrage régulièrement histoire de se faire payer ses vacances

    Mais quel intérêt Emmanuel Macron aurait-il eu à nommer Gérald Darmanin à Matignon alors qu’il serait incapable d’élargir la majorité à une quarantaine de députés LR, ce qui manque à la majorité absolue ?

    Il va y etre obligé, mais c’est pas forcément une hérésie. Au contraire, ya que des coups à prendre à Matignon alors qu’à l’interieur il est peinard, dispose de pouvoirs très larges, et peut préparer tranquillement sa candidature (se mettre les flics ds la poche = s’adresser à l’electorat RN et aux vieux)


  • joelim joelim 26 juillet 2023 19:00

    Je suis pour une protection juridique spécifique au métier de policier.

    Je rappelle que les juges en ont une (insulte à magistrat etc.) et je propose de la supprimer histoire qu’ils se reprennent un peu.


    • Lynwec 26 juillet 2023 20:20

      @joelim

      Contraire au principe républicain (supposé, mais combien sont respectés finalement...) d’égalité...aussi bien dans le cas des juges que celui des policiers .

      La formation devrait prendre en compte les risques encourus et préparer les policiers à gérer au mieux sans se mettre en porte-à-faux au niveau pénal . Il pourrait être utile de s’intéresser au mode de formation dans d’autres contrées, au lieu de vouloir donner des leçons au monde entier...

      Déjà, si la loi était appliquée correctement, un type déjà signalé à plusieurs reprises pour refus d’obtempérer n’aurait pas pu se trouver sans permis au volant d’une voiture de luxe et y laisser la vie... Donc, faux problème et fausse solution...


    • joelim joelim 26 juillet 2023 20:33

      @Lynwec
      Le métier fait qu’il faut une disposition particulière pour rétablir l’égalité.
      Prenons un troufion : le principe d’égalité ferait qu’il serait inculpé pour les blessures qu’il engendrerait ? Le policier n’est pas sensé blesser par contre il a statistiquement plus de chance de le faire (involontairement), c’est ça la rupture d’égalité.


    • Lynwec 26 juillet 2023 20:50

      @joelim

      Un soldat blessant ou tuant quelqu’un dans le cadre d’opérations militaires ne sera pas poursuivi (sauf s’il commet des crimes de guerre) . S’il blesse ou tue quelqu’un en jouant au plus c... pendant les cours de maniement d’armes, il mérite d’être poursuivi . Donc, aucune rupture d’égalité .

      Le policier, suffisamment formé (certains pays y consacrent un très grand soin) et recruté sur de meilleures bases (niveau d’exigence) ne devrait pas sauf cas exceptionnel, se trouver à risque de bavure (et le problème actuel est celui de l’accumulation de ce que le public perçoit comme telles) .

      Une formation continue axée également sur la maîtrise d’un art martial non mortel permettrait de limiter le recours à l’utilisation d’une arme de poing .

      Mais c’est comme pour le système éducatif, soit on se donne les moyens de le faire, soit on déclare que c’est impossible et on bricole, d’où les bavures ... Là encore, le problème d’égalité peut aisément être réglé ...


    • Mirlababo 26 juillet 2023 21:18

      @Lynwec
      Autant parler d’une tomate sans jamais montrer ladite tomate. A un moment il faut passer à la pratique.

      Où sont vos violences policières (bavures accumulées) ? Les chiffres ?


    • Mirlababo 26 juillet 2023 21:20

      @joelim
      On adore entendre les larmoiements de ces magistrats irresponsables et surprotégés.

      Je suis d’accord avec votre concept de rupture d’égalité, c’est une évidence.


    • Lynwec 26 juillet 2023 23:05

      @Mirlababo

      Il faut savoir chercher quand on veut (réellement) trouver ...
      https://www.letemps.ch/data/en-graphiques-dans-quels-pays-la-police-tue-t-elle-le-plus
      Et vous savez pertinemment que le traitement des « bavures » par l’IGPN est largement susceptible d’aboutir à...rien du tout . Un peu comme si le criminel se jugeait lui-même, ça ferait de la place dans les prisons .

      Cela dit, tous les cas de morts par policiers interposés n’en sont pas, mais il ne faut pas non plus sombrer dans l’angélisme, dans un sens ou dans l’autre ...

      Une justice indépendante réglerait le problème . Nous n’avons pas ça en rayon...


    • Mirlababo 27 juillet 2023 05:42

      @Lynwec
      Connaissez vous des chiffres, vous savez des numéros ? 1 2 3 4 5 6 7 8 9 ? C’était ma question.
      Tant pis.

      Je vais me montrer aimable et répondre à votre superbe lien qui nous présente un joli graphique.
      Les chiffres je les ai et je peux vous citer des sources comme Bastamag, Amal Bentounsi quand on connaît le sujet. Et l’autre justement cité dans votre article, Roché le « criminologue ». Un gauchiste.

      Alors ce graphique, je le trouve ridicule soit dit en passant, il nous parle d’une seule année, UNE seule, l’année 2021. Pourquoi ? Le côté récent, le cadavre est frais sans doute. Bref le pourquoi n’a pas de réponse.

      2021 et c’est tout. Impertinent, j’ai des chiffres sur 10 ans. Source Bentounsi croisé avec Bastamag cela confirme la pertinence de ces chiffres. Qui en aurait douter venant de la femme d’un tueur...

      Donc c’est calculé sur 10millons d’habitants ? Pourquoi ? Intérêt ? Passons.
      On parle de décès donc de mortalité annuelle toute cause confondue, de police donc aussi de nombre d’intervention policière annuelle. Et ce graphique nous parle de population d’un pays ! OK ! Passionnant. 

      Ensuite l’Europe = 10 pays. Intéressant graphique. Donc déjà il y a un parti pris sévère dans leur volonté de comparer. UE = 28 pays mais ici ils disent Europe donc c’est encore pire car l’Europe a plus de 28 pays.

      J’aurai aimé connaître les chiffres en UE de la Roumanie, Bulgarie, Lettonie Espagne Grèce plutôt que Suisse Norvège Suède.

      On continue au rayon inconsequence :

      Le monde compte environ 200 nations environ 50 sont représentées sur ce graphique.

      Donc vous n’avez pas de chiffres tant pis.

      Sinon pensez vous que les « violences policières » sont systémiques ou est-ce un épiphénomène ? 

      0,0016 % de décès sur le nombre total de décès annuel toute cause confondue 


    • Mirlababo 27 juillet 2023 05:46

      @Lynwec
      Question subsidiaire, si elle vous intéresse.
      Combien y a t-il d’erreur médicale annuelle en France aboutissant au décès du patient ?
      Est ce un épiphénomène ou est ce systémique ? 


    • Mirlababo 27 juillet 2023 05:58

      @Mirlababo
      Son frère Amine Bentounsi.

      C’était elle la vraie lutte contre la police ! 

      Elle a commencé bien avant la Assa Traoré.

      https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/03/10/un-policier-condamne-en-appel-a-5-ans-de-prison-avec-sursis-pour-avoir-tue-un-fugitif-d-une-balle-dans-le-dos_5092860_1653578.html

      Un délinquant multirécidiviste en cavale, certes, puisque Amine Bentounsi s’était fait la belle à la faveur d’une permission deux ans auparavant. « Ce n’était pas un ange, a concédé Me Louise Tort, mais il ne méritait pas d’être abattu comme un chien. »

      Une arme avait été retrouvé sur le corps de ce bandit.


    • tashrin 27 juillet 2023 09:21

      @joelim

      Je suis pour une protection juridique spécifique au métier de policier.

      Je rappelle que les juges en ont une (insulte à magistrat etc.) et je propose de la supprimer histoire qu’ils se reprennent un peu

      C’est déjà le cas, via l’outrage à personne depositaire de l’autorité publique. Et je ne vois pas pourquoi ce serait incompatible avec une égalité devant la loi en cas d’infraction caractérisée


    • Eric F Eric F 27 juillet 2023 19:05

      @Lynwec
      Il serait sans doute significatif de mettre en regard le nombre de morts dues à des actions policières, et le taux de délinquance violente dans le pays. Ou aussi aux taux d’actes violents à l’encontre des forces de l’ordre.

      On est mal barré en France sur tous ces indicateurs, même vis à vis des pays voisins. Dire qu’il y a quelques décennies la France jouissait d’une réputation de pays où il fait bon vivre, on est maintenant le dernier du ’’top 20’’, et on va certainement en sortir


    • Mirlababo 28 juillet 2023 01:56

      @Eric F
      Exactement

      3.100.000 interventions policières par an 

      https://www.20minutes.fr/societe/4031106-20230405-violences-policieres-police-francaise-plus-meurtriere-europe

      Ce lien donne des chiffres cités par Sébastien Roché le gogol de service. Ops idéologue (synonyme).
      Un idéologie récite il se moque de la cohérence de ce qu’il dit contrairement à l’intellectuel.

      444 décès en 43 ans soit environ 10 par an (1977 2020).

      Les chiffres allemands sont similaires contrairement à ses manipulations sans les médias. 

      Donc 10 par an, soyez gentil on va dire 50 pour faire plaisir aux idéologues d’agogolvox 

      50 ÷ 3.100.000 = ? X 100 = 0,0016 % (chiffre cité dans mon post plus haut).

      Voilà leurs « violences policières systémiques », une propagande abjecte ! Qui rend fou.


    • Mirlababo 28 juillet 2023 01:59

      @Mirlababo
      Amal bentousni avec ces chiffres 2005 - 2015 arrivait au même résultat ! 

      10 par an ... enfin 88 décès sur 10 ans donc 8,8 par an... 

      Si vous voulez cas par cas je fournis.

      Chose qui n’est pas précisée ici.
      Décès causés par les FDO ne signifient pas homicide volontaire ou condamnation. Cela peut être un suicide ou un malaise....


    • Eric F Eric F 28 juillet 2023 09:41

      @tashrin et @joelim

      La protection spécifique des magistrats va bien au delà de la notion d’insulte à magistrat, et principalement ils ne sont jamais poursuivis individuellement pour une mauvaise décision, que ce soit une erreur judiciaire (le juge n’est pas suspendu ou poursuivi, mais c’est l’état c’est à dire nous qui payons les dédommagements), ou pour avoir libéré par anticipation un violeur récidiviste, qui récidivera encore ensuite.
      Un policier par contre peut être poursuivi individuellement pour une faute dans le cadre d’une opération de police.
      La différence est là !


    • Mirlababo 3 août 2023 10:23

      @Mirlababo

      Admirez les ahuris ici. 
      Incapable de vous contredire avec des chiffres juste capables de mettre des étoiles. 

      Bonjour le niveau.

      Tous des amis de Jean dugeniais.


  • Seth 26 juillet 2023 20:08

    Ce type aurait du être immédiatement foutu dehors pour un grave défaut de réserve par le pouvoir si celui ci avait eu des couilles.

    Moussa darmalsain avec son calbut rouge, pour se sauter une donzelle pour services rendus il sait faire mais prendre des mesures viriles contres de"s mecs, ils est trop mini roquet pour cela.

    Personne (hors la peut être jean migitte) n’a de roubignolles dans ce gouvernement de lavettes suçant le capital avec délices, à commencer par moumoute 2 et sa grande bouche.


  • Mirlababo 26 juillet 2023 21:14

    Vous ne citez même pas le cadre de la loi.

    Quel site de plouc.

    Article 144 du code de procédure pénal et ça ça veut parler détention provisoire.

    Retournez écrire vos nécrologies petit minable.


    • Mirlababo 27 juillet 2023 06:41

      @Mirlababo

      C’est bien mettez 0 étoile même -10.

      On a compris, vous aimez parler de vinaigrette sans en connaître les ingrédients.

      Passionnant les gens comme vous...

      Au final vous ne savez pas faire de vinaigrette, vous aimez juste parler pour rien.


    • In Bruges In Bruges 27 juillet 2023 08:04

      @Mirlababo
      Pas mieux.
      Affligeant.


    • Mirlababo 27 juillet 2023 18:09

      @In Bruges
      Maintenant ils font tourner la photo de Hedi avec un morceau de boîte crânienne en moins.

      Regardez regardez l’horreur, regardez ce qu’ils lui ont fait.

      Le niveau est tellement bas aujourd’hui....

      Le site Twitter fut utilisé par les émeutiers pour diffuser leurs actes criminels et délictueux durant plusieurs nuits. Ce sont ces mêmes individus qui instrumentalisent les présumées victimes de violences commises par la police marseillaise. Ils partagent des messages, likes, diffusent des propos haineux envers la police. Vont-ils diffuser l’identité et l’adresse des policiers pour inciter au harcèlement comme dans l’affaire Nahel ? Cette frange de nuisibles, de parasites, utilisent Hedi le miraculé marseillais pour stigmatiser la police nationale. Ainsi ce sont les blessures superficielles ou graves d’une présumée victime qui guideraient une décision de justice comme une mise en détention provisoire ou une condamnation.

      Ce n’est pas la raison qui oriente la réflexion mais l’émotion chez les jeunes émeutiers. C’est pourquoi LFI ne s’adresse pas à leur intelligence pour les manipuler, ils utilisent la démagogie la plus abjecte pour obtenir leur adhésion. Ainsi la photo d’Hedi le présentant avec un morceau en moins de la boîte crânienne fait le tour d’internet.



      En somme que font ces gens à 2h00 du matin dans les rues de Marseille durant les émeutes ? La seule question. Moi j’étais dans mon lit chez moi.


  • sylvain sylvain 26 juillet 2023 21:27

    c’est tout de meme marrant de voir les flics tout effarouches parcequ’ils pourraient eventuellement gouter a ce qu’ils imposent a longueur d’annee a la population.

    La detention provisoire, qui dure en general plusieurs mois, voir annees avant un jugement est effectivement une pratique degueulasse. En plus elle influence gravement le resultat du jugement, vu qu’il est plus que rare que les peines correspondent a moins que la detention provisoire, ce qui obligerait a indemniser les accuses.

    Mais on les a jamais entendu raler sur le sujet quand ca s’applique a la population, bien au contraire. Meme si ce n’est pas eux qui prononcent les peines, ils ont une grosse influence sur le deroulement de la justice


    • leypanou 27 juillet 2023 08:24

      @sylvain
      attention, les partisans de la présomption de légitime défense ne vont pas apprécier votre commentaire.
      En d’autres endroits, un haut fonctionnaire qui aurait tenu des propos analogues aurait été démis de ses fonctions.


    • sylvain sylvain 28 juillet 2023 21:29

      @leypanou
      ca tombe bien je suis pas haut fonctionnaire.
      et puis bon, le mec aurait attaque une bande de flics armes avec ses petites main.. j’y crois pas une seule putain de seconde. La defense du flic est pathetique, il dit qu’il n’etait pas la alors qu’il a ete filme... soit c’est des ripoux, soit c’est une milice fachiste, mais c’est pas des forces de l’ordre


  • Claude Courty Claude Courty 27 juillet 2023 01:38

    Depuis quand un salarié, sous prétexte qu’il est chargé du maintien de l’ordre, troublé par des délinquants de roit commun, serait-il condamnable sans la moindre forme de procès à la prison pour bavure, nom donné à l’erreur, voire à la faute professionnelle, dès lors qu’elle sont commises dans l’exercice de son métier.

    N’est-ce pas lui faire subir le plus injuste arbitraire d’une justice au service de laquelle il exerce précisément ce métier ?

    À moins qu’il ne figure au « Mur des cons » ?


    • tashrin 27 juillet 2023 14:34

      @Claude Courty
      Depuis quand un fonctionnaire, sous pretexte qu’il est chargé du maintien de l’ordre troublé par des délinquants de droit commun (son boulot donc) ne serait-il pas condamnable ? A contrario, il devrait être soumis à des regles encore plus strictes que le commun des mortels, justement en raison de son boulot
      Par ailleurs, la polemique porte sur la détention provisoire, c’est à dire avant procés, donc avant une eventuelle condamnation
      Par ailleurs, sur 6 flics incriminés dans cette affaire, seul 1 a été placé en détention, ce qui laisse à supposer que les raisons le justifiant existent, si ca n’avait été qu’une décision ideologique,les 6 protagonistes seraient logés à la meme enseigne (aux baumettes donc)


    • Mirlababo 28 juillet 2023 02:09

      @tashrin
      Déjà avant de l’ouvrir renseignez vous.

      C’est 8 pas 6.

      OK ? 

      Crédibilité 0.

      Suivant.

      4 non inculpés.
      4 mis en examen.
      1 détention provisoire.
      Logique 0.

      Au regard de l’art. 144 du code de la pp.


    • tashrin 28 juillet 2023 15:39

      @Mirlababo
      Ok... Et donc ? Ca justifie qu’un haut fonctionnaire de police remette en question une decision de justice ou qu’un corps de fonctionnaires ne soit pas assujetti à la meme reglementation que les autres ? 


    • Mirlababo 28 juillet 2023 18:35

      @tashrin

      Qu’est ce qu’une décision de justice pour vous ? 
      Pour moi une décision de justice est la finalité de la procédure.

      Mise en examen détention provisoire contrôle judiciaire = étapes de la procédure pénale menant vers une décision judiciaire.

      Partant de là on critique une étape de la procédure pénale en considérant qu’un policier n’est pas un citoyen ordinaire car policier est un métier. Un métier très singulier. 

      Quel autre métier envoie en prison avant un procès, je vous écoute. Apparemment vous ne voyez pas le caractère exceptionnel de ce métier. 

      Alors ? Le médecin accusé d’erreur médicale non seulement ne va pas en prison mais il n’est pas suspendu ! Il peut donc reproduire son erreur médicale. 


    • sylvain sylvain 28 juillet 2023 21:31

      @Mirlababo
      Quel autre métier envoie en prison avant un procès, je vous écoute

       ben tous, il suffit qu’un juge estime que c’est justifie, et il peut le faire pour n’importe quel delit


    • Aristide Aristide 29 juillet 2023 08:06

      @tashrin

      un corps de fonctionnaires ne soit pas assujetti à la meme reglementation que les autres

      Ben non, les policiers ont des droits que les autres n’ont pas, des droits et des devoirs liés à leur fonction !!! 


    • tashrin 1er août 2023 11:07

      @Mirlababo
      Vous racontez n’importe quoi
      Les flics sont le bras armé du pouvoir exécutif
      Les magistrats sont le pouvoir judiciaire
      Les députés (pouvoir legislatif) décident des règles que l’exécutif fait appliquer, les magistrats etant chargés de trancher les litiges
      En l’espèce, un magistrat a décidé que les motifs de détention provisoire étaient applicables. C’est une décision de justice, et l’(avis du clampin moyen sur cette décision, fut il policier, on n’en a rien à battre. A fortiori s’il est policier en fait. C’est ce qui définit un état de droit depuis montesquieu
      Par ailleurs, utiliser des moyens frauduleux (arret maladie de complaisance) pour contourner l’interdiction légale du droit de greve est plus que sanctionnable, meriterait révocation des toubibs concernés et des policiers en arret. D’autant plus quand on tient exactement ce même discours vis à vis du clampin moyen
      Votre probleme, s’il yen a un, ce sont les critères de la détention provisoire. C’est pas une raison pour justifier l’injustifiable

      Quel autre métier envoie en prison avant un procès, je vous écoute. Apparemment vous ne voyez pas le caractère exceptionnel de ce métier. 

      Comme souligné au dessus, tous, ca n’a rien à voir avec le metier exercé
      Je suis pas anti flic par principe, ne nie pas la difficulté de leur métier (qu’ils ont choisi, personne leur interdit d’etre serveur, avocat ou boulanger), mais ca ne signifie pas laisser des cowboys en totale roue libre et bénéficiant d’une lmegislation derogatoire se balader dans les rues, on a assez de fous furieux en liberté


    • tashrin 1er août 2023 11:08

      @Aristide
      A commencer par le devoir de pas buter les gens, non ?
      Ni de tabasser gratuitement des innocents non ?
      Allez bonne nuit


    • Mirlababo 3 août 2023 10:14

      @sylvain

      On croit rêver ici...
      Un boulanger va aller en détention provisoire pour quel motif ? 
      Un garagiste ? 
      Un facteur ? 
      Mais allez y surtout n’hésitez pas à citer des exemples au lieu de vous contentez de propos évasifs.

      Je répète juste la police car la police ou les métiers des forces de l’ordre sont peuvent utiliser la force et celle-ci est réprimée par la loi si elle est disproportionnée.

      Je ne vois pas en quoi le boulanger le garagiste ou le facteur va vous cogner dessus !
      Enfin bref...


    • Mirlababo 3 août 2023 10:21

      @tashrin
      Aucun sens votre propos !

      Le début merci on connaît la musique.

      Le policier va en détention provisoire dans LE CADRE DE L’EXERCICE DE LEUR FONCTION. Quel autre métier subit cela ? Aucun ! Ils meurent aussi parfois dans le cadre de leur fonction !

      VOUS COMPRENDRE ?

      DANS LE CADRE DE LEUR FONCTION.

      cessez d’être 1 impertinent et de 2 de faire des diversions inutiles en débitant des truismes à foison.

      On se demande quel est votre métier à vous là.... ah franchement on devrait voir cela s’afficher en profil ça vous calmerait !

      Un pote à jean dugeniais sûrement.


    • Mirlababo 3 août 2023 10:25

      @tashrin

      150.000 policiers ! 

      Quand vous aurez un cerveau petit veau de service vous apprendrez le sens des proportions et vous pourrez dresser une tendance d’un phénomène. Au lieu de STIGMATISER petit individu à l’intelligence réduite.


    • tashrin 3 août 2023 11:07

      @Mirlababo
      il a un souci papy ?
      Si toi yen a pas comprendre la différence entre un mec qui se balade avec une arme à feu et qui a un pouvoir de contrainte sur ses concitoyens et celui qui fabrique du pain, on peut rien pour vous
      Et votre avis de petit facho aigri on s’en bat les roupettes en fait : je veux bien echanger et discuter, mais pas supporter les commentaires benets de papy mougeot qui vient de decouvrir internet
      Pauv type


    • tashrin 3 août 2023 11:13

      @Mirlababo

      cessez d’être 1 impertinent et de 2 de faire des diversions inutiles en débitant des truismes à foison.

      Et c’est vous qui determinez ce qui est impertinent ? Et je dois des comptes ? Etj’en ai quelque chose à foutre de votre avis ?

      On se demande quel est votre métier à vous là.... ah franchement on devrait voir cela s’afficher en profil ça vous calmerait !

      Ca me calmerait ? Un peu comme un tour en fourgon de police avec deux ou trois coups de matraque pour apprendre le respect, c’est ca ?
      Donc on tient l’explication : papy mougeot est flic ou ex flic et a du mal à considérer qu’on lui demande de rendre des comptes ? Ahah
      L’illustration par l’exemple...


  • https://twitter.com/EnModeMacaron/status/1684069343514984449

    Cet homme s’appelle Sylvain Maillard.

    Il est député LREM.

    Il affirme se battre contre l’évasion fiscale.

    Il est dans les Pandora Papers et gravement soupçonné d’évasion fiscale.

    Et maintenant il doit remplacer Aurore Bergé à la tête du groupe Renaissance à l’Assemblée !


  • https://twitter.com/danubaud/status/1683880645871775751

    Imaginez la même scène avec des enfants noir et une femme blanche.

    Cette pièce se joue actuellement au

    , avec déjà plus de 40 représentations et rien dans la presse.
    https://twitter.com/annaelgerard/status/1683819053356384256

  • Danton 13 Danton 13 27 juillet 2023 07:10

    Bonjour à tous, 

    Bel été à tous, ( même à l’ intervenant d AGORA VOX qui se dit victime de faits du FN dans son activité professionnelle qui n’ont jamais existé un MENTEUR )

    La phrase du Préfet a été manipulé comme SOUVENT ! 

    C’est sur cela va pas dans le sens de la doxa ! 

    Le préfet a dit << avant un procès >> <<dans l’exercice de sa fonction >> << un policier n ’a pas sa place en prison. >> ! 

    Il n’ a pas dit << n a pas à être condamné >> !

    C’est une vérité ! 

    El le Président de la République a également dit une vérité ! Soutien au policier mais rappel il n’est pas au dessus des lois ! Pour une rare fois une seule fois je suis d’accord ! Il a tenu un propos que ses prédécesseurs auraient pu tenir ! 

    Merci 


    • tashrin 27 juillet 2023 09:24

      @Danton 13

      Le préfet a dit << avant un procès >> <<dans l’exercice de sa fonction >> << un policier n ’a pas sa place en prison. >> ! 

      D’où la détention provisoire...dont parlait bien le prefet 


    • Danton 13 Danton 13 27 juillet 2023 10:51

      @tashrin
      merci pour votre réponse et d’avoir accordé un peu de votre temps à mon commentaire ! Il peut être inexact ! En tout cas bel été à vous ! MERCI


    • Mirlababo 28 juillet 2023 02:06

      @Danton 13
      Evidement...
      Ici ils ne savent que mettre des étoiles vous savez. Même principe sur Twitter ils ne savent mettre que des likes.

      Oui il parlait de détention provisoire 

      https://www.leparisien.fr/faits-divers/frederic-veaux-patron-de-la-police-avant-un-eventuel-proces-un-policier-na-pas-sa-place-en-prison-23-07-2023-6O2DQ7IKSJEUPG3QZ2A4UW75IU.php

      Avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison

      le préfet explique pourquoi, selon lui, un agent dans l’exercice de sa mission ne devrait pas être soumis au régime de la détention provisoire.

      https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/07/23/avant-un-eventuel-proces-un-policier-n-a-pas-sa-place-en-prison-estime-frederic-veaux-directeur-general-de-la-police-nationale_6183119_3224.html

      De façon générale, je considère qu’avant un éventuel procès, un policier n’a pas sa place en prison, même s’il a pu commettre des fautes ou des erreurs graves dans le cadre de son travail. J’exclus de mon propos les affaires qui concernent la probité ou l’honnêteté, explique Frédéric Veaux. Mais lorsqu’un policier est dans l’exercice de sa mission, on doit admettre qu’il peut commettre des erreurs d’appréciation. Le policier doit rendre compte de son action, y compris devant la justice, mais on doit aussi tenir compte des garanties dont il bénéficie et qui le distinguent des malfaiteurs ou des voyous.



    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 28 juillet 2023 08:02

      @Mirlababo
       
      ’’le préfet explique pourquoi, selon lui, un agent dans l’exercice de sa mission ne devrait pas être soumis au régime de la détention provisoire.’’
      >
       En clair, cela signifie que, quelles que soient les charges, un policier doit bénéficier
       de la présomption d’innocence. Comme les riches. L’incarcération immédiate, la mise en détention provisoire, au secret en vue d’une instruction objective et non dévoyée, etc. sont réservées aux gens qui ne sont rien.
      Ainsi, s’institutionnalise irrésistiblement sous nos yeux, deux catégories de citoyens, comme sous l’Ancien Régime. 
       
       
      « Seuls les pauvres enfreignent les lois – les riches les contournent. »écrivain anarchiste et activiste Wobbly T-Bone Slim. 


    • leypanou 28 juillet 2023 08:31

      @Francis, agnotologue
      en d’autres endroits, ce genre de comportement aurait entrainé une démission de fonction car ne respectant pas la séparation de pouvoir.
      Avec ce genre de demande, c’est l’impunité assurée jusqu’au jugement.


    • Eric F Eric F 28 juillet 2023 09:51

      @leypanou
      apparemment, les policiers semblent préconiser quelque chose qui se rapproche de la mise aux arrêts d’un miliaire, c’est à dire dans un cadre autre que celui de la délinquance ordinaire.


    • Mirlababo 28 juillet 2023 18:40

      @Francis, agnotologue

      Un policier n’est pas un citoyen comme les autres quand il exerce son métier.
      Quand il est en repos, il redevient un citoyen comme les autres.

      Vous partez dans un délire.


  • Octave Lebel Octave Lebel 27 juillet 2023 11:04

    → Autant savoir

    Jean-Michel Fauvergue, sur Cnews, le 22 juillet 2023, a déclaré :

    « Dans une carrière de policier vous allez commettre une illégalité, forcément. Aujourd’hui on doit traiter les policiers différemment, il doit y avoir une inégalité dans le traitement des policiers en faveur de ces policiers. Il doit y avoir une excuse de violence, je pèse mes mots. Ça doit passer par une Cour particulière, ou une commission, ou un organisme particulier. »

    Jean-Michel Fauvergue est l’ancien patron du RAID, une unité de police spécialisée dans l’antiterrorisme et le grand banditisme, récemment utilisée contre les écologistes et dans les banlieues. Il a été député macroniste pendant cinq ans et est aujourd’hui conseiller de Macron sur la sécurité.

    Il a porté la « Loi de Sécurité Globale » en 2020, une batterie de mesures qui augmentait les pouvoirs de la police. Il explique que les policiers commettent des actes illégaux et que donc, il faudrait créer spécialement pour eux une justice d’exception. Vaste sujet.

    A noter, l’épouse de Frédéric Veaux le chef de la police française,Véronique Malbec est une magistrate qui a été nommée par E Macron au Conseil Constitutionnel.

     

    Il serait peut-être temps de traiter certains problèmes de façon transpartisane et responsable et d’arrêter l’engrenage. Est-ce encore possible ?

     


  • zygzornifle zygzornifle 27 juillet 2023 15:22
    blanquette de Veaux ou branlette de Griveaux ?

     


  • Xenozoid Xenozoid 27 juillet 2023 15:25

  • cétacose2 27 juillet 2023 17:55

    Et pourquoi un policier qui tente « timidement » de dératiser nos banlieues pourries , irait en prison alors que nos ministres véreux s’en tirent toujours glorieusement  ?


    • Eric F Eric F 27 juillet 2023 19:11

      @cétacose2
      les politiciens ne tiennent pas eux-mêmes le pistolet ou la matraque, c’est le lampiste qui ’’commet’’ tout acte.


  • TSS (...tologue) 28 juillet 2023 09:43

    En 1979 b.Bonvoisin(Trust) ecrivait une chanson « Police-Milice »

    c’etait premonitoire. A l’heure actuelle elle est au service des escrocs qui

    nous dirigent et non de la nation.

    Le jeune bastonné ne participait pas aux emeutes ,il n’etait pas sur les lieux

    il sortait d’une fete avec des copains ,ils se sont fait plaisir.... !!


  • Le Gueux Le Gueux 30 juillet 2023 16:50

    Ce que beaucoup de bisounours qui écrivent ici oublient, c’est que nous sommes arrivés, en France,dans une solution globale majoritairement non désirée. dans un moment d’une politique rejetée, et les lois iniques qui y sont promulguées et appliquées, et d’autres lois, très mal appliquées,

    Je ne parlerai même pas du niveau de déliquescence civile où en est arrivé ce pays.

    La police est le dernier rempart de ce monde à la « New York 1997 ».

    Regardez le film danois « Shorta » de 2020, ça remettra les pendules à l’heure.

    Ils sont des problèmes du même genre que nous, ces danois, dans les mêmes endroits, avec la même origine..

    Et pourtant c’est un peuple bien éduqué, lui !


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