samedi 22 octobre 2011 - par Daniel Roux

Le piège de Sarkozy

La DETTE a brutalement surgi dans l’histoire économique récente de notre pays et se présente aujourd’hui comme un obstacle infranchissable. Son montant s’approche de 2000 milliards d’euros et les intérêts que nous versons cette année représentent avec près de 50 milliards, le premier poste budgétaire avant l’éducation nationale et la Défense.

Depuis la mise en place de la monnaie unique, l’Euro, aucun des Présidents, Premier Ministre, Ministre des Finances et même commissions parlementaires, n’a semblé voir que 3% par an pendant 12 ans faisaient… une très grosse somme.

Chaque année, le budget était présenté en déficit et chaque année, il était voté, pratiquement sans retouche, par ce qu’il est convenu d’appeler “ nos représentants ”.

Les élus ont creusé les déficits avec constance, vendant toutes les entreprises nationales rentables, réduisant les impôts des plus riches, sous-taxant les multinationales, distribuant des milliards de subventions sans discernement, diminuant les charges sociales des entreprises, achetant des matériels militaires aussi coûteux qu’inutiles, engageant des guerres ruineuses, etc...

La palme de la gabegie revient à Nicolas Sarkozy, ministre du budget dans le gouvernement Balladur de 1993 à 1995 et maintenant, à la fois Président de la République, Premier Ministre et ministre des Finances.

Sarkozy a tendu un piège au peuple français. Son but est d’obliger la nation à renoncer à l’état “ providence ”, c’est-à-dire à la redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres. En ruinant l’état, il espère empêcher ses successeurs, quels qu’ils soient, de rétablir la justice sociale.

Le moins que l’on puisse écrire est qu’il a bien réussi son coup. Maintenant que le tapis est soulevé, c’est par tombereaux que de nouvelles dettes apparaissent. A tel point que personne ne semble en mesure de chiffrer le montant des engagements pris par l’état français pour garantir les fonds de secours. Combien de milliards pour les pays de la zone euro, pour les banques et les assurances, pour notre propre dette ? 2000, 3000, plus ?

Ces montants sont impossibles à rembourser dans le contexte actuel de maîtrise de l’inflation.

Imaginons que nous nous décidions d’équilibrer le budget sur plusieurs années. Cela signifierait à la fois des réductions de dépenses et des augmentations de recettes pour un montant global de 100 milliards. Cela ne diminuerait pas d’un centime notre dette actuelle sur laquelle nous payons 50 milliards d’intérêts annuels mais serait le premier pas indispensable à l’assainissement de nos finances.

Si l’effort est équilibré entre les dépenses et les recettes, cela se traduirait par un plan de diminution des dépenses publiques et par une hausse conséquente des impôts. La France rentrerait en récession par le double effet d’une baisse des commandes d’état et d’une baisse de la consommation des ménages, réduisant du même coup les recettes de TVA qu’il faudrait également compenser. Cette voie est particulièrement douloureuse et difficile à faire accepter par ceux qui en seront les principales victimes. Cela pourrait entraîner des émeutes incontrôlables.

La solution est certainement dans une inflation à 2 chiffres. La baisse de valeur de la monnaie rendrait moins douloureux les efforts financiers imposés pour l’équilibrage du budget. La dette perdrait de sa valeur et serait plus facile à rembourser. Les inconvénients de l’inflation concernent les créanciers qui voient leur capital fondre, mais aussi les salariés et les retraités dont le pouvoir d’achat baisserait étant donné le retard entre l’inflation et son rattrapage plus ou moins partiel.

La façon le plus simple pour créer de l’inflation est de faire fonctionner la planche à billets, de fabriquer des euros sans contrepartie de création de richesse, donc sans valeur réelle mais que rien ne distinguerait des euros en circulation. Cette monnaie de singe pourrait avantageusement servir à renflouer les banques, à rembourser les créanciers les plus pressants et à acheter des actifs de valeur.

Ils en faudra beaucoup pour compenser la tendance déflationniste produit par la baisse de la consommation et des investissements induits par les incertitudes économiques actuelles. Les Américains ont fabriqués plus de 1600 milliards de dollars en monnaie de singe sans provoquer d’inflation mais le dollar est une monnaie particulière.

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-hold-up-du-siecle-pour-financer-83574

Le problème est que nous ne maîtrisons pas la création monétaire en euro et que les Allemands sont totalement allergiques à l’inflation depuis la République de Weimar. Ils n’accepteront jamais de prendre seulement le risque de la laisser filer.

Le piège dans lequel Sarkozy, disons plutôt l’oligarchie financière pour être précis, nous a enfermés paraît bien solide.

L’Histoire étant pleine de surprise et d’ironie, il n’est pas impossible que les Allemands nous rendent notre liberté en quittant eux même l’euro et reviennent à leur très regretté mark. Contrairement à la notre, leur économie est adaptée à une monnaie forte, notamment pour l’acquisition des matières premières à bas prix et pour l’exportation de matériels à forte valeur ajoutée dont ils ont su devenir les champions. Leur réunification est achevée, ils ont reconquis leur indépendance et leurs yeux se tournent de plus en plus vers l’Est, là où se trouve l’énergie en abondance. 

Mais cela est une autre histoire.
http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vers-une-autre-europe-75283
 



106 réactions


  • bert bert 22 octobre 2011 06:27

     mr panpan se pose des questions existentiels

     smiley


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 09:43

      @ Bert

      Pourquoi vous donnez vous la peine de venir sur ce site citoyen si rien ne vous intéresse ?


    • sisyphe sisyphe 22 octobre 2011 14:34

      C’est quoi, ce troll ? 

      bert ? 
      A replier. 

    • DSKprésident 23 octobre 2011 11:00

      Très bon article.
      Sarközy, d’origine juive-hongroise a été placé à la tête de la France par l’Empire oligarchique international sioniste.
      Son job est de mettre la France sous la dictature de cet « Empire » américano-sionsite.

      Il a fait le job correctement :
      - il a mis la France, de façon anti-démocratique, sous la dictature européenne 
      - il a mis la Défense Nationale sous la direction de l’OTAN (pratique pour aller faire des guerres en Lybie aux frais des français, pour les intérêts d’Israel et de BH Lévy)
      - il a mis la France sous la dictature des marchés financiers comme expliqué dans cet article.

      Il a bien bossé pour l’oligarchie financière sioniste internationale !

      Ces derniers préparent son remplacement : au départ c’était DSK, mais ce sioniste s’est fait bêtement avoir au Sofitel par une goyim, « négresse à plateau » (comme dirait Dieudo), alors désormais, c’est à Hollande que revient la suite...


    • Gérard Luçon Gerard Lucon 23 octobre 2011 16:55

      ne mettez pas la responsabilite sur les juifs, ils en font assez sans en rajouter ; sarkozi est un nom de tsigane hongrois, pas de juif hongrois ! Apres si il a decide de se faire tailler la banane, c’est son choix pour prouver son amour envers sa premiere epouse, et si ensuite il s’est marie avec cecilia Tsiganer Albeniz .... remarquez le nom « tsiganer » ... atavique ou congenital comme dirait Pierre Dac ?

      il peut virer tous les romanichels qu’il veut, il n’echappera pas a son passe de tsigane


  • André-Jacques Holbecq André-Jacques Holbecq 22 octobre 2011 07:51

    De toute façon aucun pays ne remboursera jamais sa dette. La dette est une « patate chaude » que se refilent à chaque échéance partielle les investisseurs. Le dernier qui n’arrivera pas à s’en débarrasser se brulera les plumes car de toute façon ça se terminera par un défaut de paiement important.
    Que pourront faire les détenteurs (banques, assurances-vie, fonds de pension, OPCVM) ?... envoyer les chars ? faire des procès ? ... en fait, RIEN. !

    De plus, sans les 1400 Md€ d’intérêts depuis 1980, nous n’aurions quasiment pas de dette (les budgets primaires - càd sans intérêts - des administrations sont quasiment en équilibre), Alors il est temps de prendre le pouvoir collectif d’émission monétaire aux banques commerciales...


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 09:42

      @ André-Jacques

      Les 50 milliards d’euros d’intérêts annuels que nous allons verser cette année, représentent tout de même un sacré trou dans le budget national.

      Quelqu’un les paie, le peuple et quelqu’un les touche, l’oligarchie financière.


    • bigglop bigglop 22 octobre 2011 13:29

      Bonjour à tous,

      Citoyens européens pris en otages par les agences de notation

      http://fr.news.yahoo.com/agences-notation-seul-gusse-peut-d%C3%A9cider-vie-mort-134747304.html

      http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/08/09/04016-20110809ARTFIG00312-agences-de-notation-ces-hommes-qui-notent-les-etats.php

      http://lexpansion.lexpress.fr/economie/agences-de-notation-les-elements-du-proces_266609.html#xtor=RSS-115

      Ce qui va déterminer notre avenir se déroule en ce moment :

      Difficulté d’accord entre Merkel et Sarkozy de porter le FESF à 2000 mds d’euros avec un effet de levier. Le financement sera assuré par des achats sur le marché secondaire de dettes souveraines et sur le marché primaire d’obligations d’état. Rapidement, le FESF ne possédera que des créances pourries qui seront reprises par le MES et sa Banque. Il s’agit de la création d’une gigantesque pyramide de Ponzi, une bulle financière dépassant celle des « subprimes ».

      Le Parlement Slovaque (sous la pression européenne, des marchés) après avoir rejeté le plan de soutien du FESF, va convoquer de nouvelles élections législatives pour in fine adopter ce plan. Bien sûr, sans consultation référendaire des citoyens, une leçon de démocratie.

      Le gouvernement hongrois a autorisé le rachat de crédits souscrits en euros à des taux élevés dans le monnaie nationale, le Florint, provoquant des pertes financières sèches pour tous les organismes prêteurs.

      La Pologne et Tchécoslovaquie retardent leur entrée (prévue en 2012) dans la zone Euro doutant de la capacité de l’Europe de surmonter la crise et de la gestion catastrophique de cette dernière, même s’ils ne respectent pas les critères de convergence.

      Aucune mesure de régulation, de réglementation sérieuse des marchés financiers et des banques mondiales n’est proposée en Europe et les tentatives de réglementation des « dark pools » et du « shadow banking » sont très insuffisantes compte tenu du risque systémique d’illiquidité qu’ils présentent, surtout que nous ne connaissons pas le volume de ces engagements hors-bilan et off-shores des établissements financiers qui les mettraient en « faillite ». Les stress-tests effectués n’étaient qu’une manoeuvre de diversion, d’enfumage.

      Standard & Poors dégrade la note de 24 banques italiennes.

      Moody’s dégrade la note de l’Espagne de deux crans de AA2 à A1 perspective négative. 

      Ce 20 octobre  :

      S&P dégrade la note de la Slovénie de AA à AA- stable pour détérioraton de la situation budgétaire, mais aussi pour le refus de son parlement d’adopter le financement du FESF

      Les Bourses re-dévissent : CAC40 -2,32%, DAX -2,49%, Footsie -1,21%, Milan
       3,78%, Madrid -2,73%

      Le 13 octobre, Moody’s confirme la notation AAA de la France, malgré l’affaire DEXIA.

      Mais le 18 octobre met sous surveillance le Triple A de la France et envoie un message aux marchés financiers spéculatifs pour attaquer, plus encore, l’Euro à travers la dette des états européens.
      La conséquence sera de réduire à néant ou de rendre plus difficile la gestion de la dette, la recapitalisation des banques européennes, qui pourtant favorisent ces marchés spéculatifs car le FESF se finance sur le marché secondaire et sur le marché primaire des obligations d’état.

      L’application de la règle d’or reviendrait à interdire à tous les états de financer des dépenses budgétaires au-delà d’une limite d’endettement en %. Lors du traité de Maastricht les 3% du PIB ne reposent sur aucune analyse économique, financière, mais sur une estimation « à la louche » :

      "En juin 1981, alors qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte[4] avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)[5]." (5).

      Par conséquent, il serait impossible, en cas de modifications des situations économiques et financières de réviser un budget, déjà voté, à la hausse au-delà des 3%, sauf dérogation dont je n’ai pas connaissance (peut-être sur autorisation de la BCE ou d’une instance supranationale européenne à venir comme le MES)

      Mon analyse de cette information (il n’y a pas de fumée sans feu) : l’objectif est de mettre la pression sur les candidats, mais surtout de favoriser la mise en place du MESF (Mécanisme Européen de Stabilité Financière) et de sa Banque-MES en 2012, et sûrement avant les Présidentielles, après l’absorption du FESF par le MESF.
      Il n’est pas innocent que M. Barosso ait appelé, il y a quelques jours, le 12 octobre, à la mise en place du MES en 2012 sans attendre 2013 :
      "La feuille de route appelle :
       2. à finaliser les mesures concernant la zone euro – notamment rendre rapidement opérationnelles les décisions prises le 21 juillet 2011, optimiser l’efficacité du FESF, accélérer le lancement du Mécanisme européen de stabilité pour qu’il soit opérationnel à la mi-2012, et garantir la fourniture par la Banque centrale européenne d’une liquidité suffisante"

      La mise en place du MES à la mi-2012 aboutira à l’abandon de la souveraineté des états européens pour un gouvernement supranational européen.

      Description de la Banque-MES :
      1°) Organisation Internationale, siège social au Luxembourg, d’une durée illimitée
      2°) détient la personnalité et la capacité juridique et peut donc contractualiser, transiger en son nom
      3°) les dirigeants, collaborateurs, la personne morale bénéficient d’une immunité juridique et d’un secret total sur tous leurs actes missions. Par conséquent, aucune institution européenne, état, association, ne peut l’attaquer en justice sur ses actes, décisions même s’ils sont avérés avoir porté préjudice.
      4°) Montant de départ de garantie de 700 mds d’euros qui seront complétés par des apports complémentaires décidés et imposés par la Banque-MES suivant ses analyses.
      Ceci signifie qu’elle pourra réquisitionner automatiquement les capitaux qu’elle estime nécessaires et par conséquent avoir la mainmise sur les budgets des états.

      5°) les états européens seront contraints de garantir de manière irrévocable et inconditionnelle la dette créée par le MES et sa Banque

      Le temps de la bran...tte intellectuelle est fini, il faut absolument agir maintenant car nous risquons fort d’aller voter pour des prunes

      FESF et MES :
      http://www.agoravox.fr/actualites/e...
      http://www.agoravox.tv/actualites/e...
      http://www.dailymotion.com/video/xl...

      http://ladettedelafrance.blogspot.com/2011/10/fesf-ponzi.html

      Dark pools et Shadow banking

      http://leblogalupus.com/2009/10/16/il-est-temps-de-s%E2%80%99interesser-aux-%C2%AB-dark-pools-%C2%BB%E2%80%A6-noir-comme-leur-opacite/

      http://trends.levif.be/economie/actualite/banque-et-finance/le-shadow-banking-pousse-les-banques-vers-l-abime/article-1195017695531.htm
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=11914



    • Albar Albar 22 octobre 2011 16:56

      Bel article Daniel,

      Sarkozy a tendu un piège au peuple français. Son but est d’obliger la nation à renoncer à l’état “ providence ”, c’est-à-dire à la redistribution des richesses des plus riches vers les plus pauvres.
      C’est ainsi qu’on avili les goïm
      Le couple franco-allemand ne résistera pas longtemps, car ces derniers ne sont pas stupides pour suivre un manipulateur aux objectifs réels inavoués ; L’ Europe pour Sarkozy est le dernier de ses soucis, il applique à la lettre les consignes des oligarques sionistes de wall-street 

    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 17:02

      @ Albar

      Le bilan de Sarkozy, c’est à la fois,

      « L’étreinte de la mort » et « La kermesse des vautours »  smiley


  • kalagan75 22 octobre 2011 09:27

    effectivement sarko a été le pire ministre du budget sous le gouvernement balladur en explosant la dette . Mais que dire de jospin, dans une période de croissance, qui au lieu de la réduire , a dépensé en créant emploi jeune et 35 H
    Ne critiquons pas nos voisins allemands, beaucoup plus pragmatiques et réalistes que nous . Il suffit de se rendre en Alsace, région qui subit cette influence germanique, pour se rendre compte du dynamisme de cette région et surtout de leur mentalité face au travail .


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 09:47

      @ Kalagan75

      Jospin a certainement été le plus sérieux, le plus honnête et le plus compétent des chefs de gouvernement de la 5ème république.

      Sa seule erreur politique est d’avoir abandonné le navire après sa défaite alors qu’il pouvait encore gagner les législatives après le hold-up électoral de Chirac.


    • kalagan75 22 octobre 2011 10:06

      @daniel
      je suis entièrement d’accord sur le sérieux de jospin . mais son arrogance lui a été fatale . Il était tellement imbu de lui-même, qu’il a pris de haut le journaliste lui signalant qu’il pouvait être le 3° homme de la présidentielle .
      Malheureusement , aucun politique ne gère en « bon père de famille » ce pour quoi il a été élu car leur responsabilité personnelle n’est pas engagée en cas d’échec . De plus, seule leur carrière politique les intéresse ; dans ma région, il suffit de s’intéresser aux comportements de petits élus locaux, devenu des professionnels de la politique et ne représentant que quelques milliers d’électeurs, pour en être convaincu . 


    • bigglop bigglop 22 octobre 2011 13:19

      Bonsoir à tous,

      Lire sans retenue cette analyse, sur Mécanopolis, assez pertinente de la déconstruction européenne :

      http://www.mecanopolis.org/?p=24535

      Extrait

      Nous pouvons affirmer ce soir avec la certitude la plus absolue que le premier point de l’agenda que nous avons détaillé la semaine dernière, à savoir un troisième plan de « sauvetage » pour la Grèce, sera décidé avant la mi-novembre, et qu’une des conditions sine qua none dictée par Bruxelles sera la mise sous tutelle directe et totale de ce pays par un triumvirat composé de cadres du FMI, de la BCE et de la Commission européenne. Ainsi la Grèce sera le laboratoire d’un « projet qui vise à anéantir la souveraineté des pays de l’Union européenne et qui, par extension, permettra d’en réifier toutes les instances démocratiques. »

      La Grèce ne sortira pas du piège de l’euro

      Certains esprits brandissent l’article 50 du Traité sur l’Union européenne (TUE), prétendant qu’il est possible pour la Grèce de sortir de la zone euro. L’article 50 du TUE ne parle pas de l’euro ni de la zone euro, mais de l’Union européenne. Peu importe. Que dit cet article ?

      1. Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. 2. L’État membre qui décide de se retirer notifie son intention au Conseil européen. À la lumière des orientations du Conseil européen, l’Union négocie et conclut avec cet État un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union. Cet accord est négocié conformément à l’article 218, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Il est conclu au nom de l’Union par le Conseil, statuant à la majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

      Intéressant. Donc, s’il n’y a pas majorité qualifiée au sein du Conseil ( soit 55% des membres du Conseil, comprenant au moins quinze d’entre eux et représentant des Etats membres réunissant au moins 65% de la population de l’Union), il n‘y a pas de voie de sortie. Que nous apprend encore l’article 218 paragraphe 3 ?

      3. La Commission, ou le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité lorsque l’accord envisagé porte exclusivement ou principalement sur la politique étrangère et de sécurité commune, présente des recommandations au Conseil, qui adopte une décision autorisant l’ouverture des négociations et désignant, en fonction de la matière de l’accord envisagé, le négociateur ou le chef de l’équipe de négociation de l’Union.

      On le comprend bien. C’est théoriquement possible, mais pratiquement conçu pour être irréalisable.

      Admettons que, par quelques miracles, la Grèce sorte tout de même de l’euro. Sur quelle base pourrait-t-elle émettre une monnaie nationale et ramener son économie sur les rails ?

      Pour recréer sa monnaie, la Grèce devrait indexer sa dette publique sur un panier de référence de monnaies – qui pourrait être constitué du dollar, du yen, du franc suisse, etc. – de façon à protéger les détenteurs de la dette publique – et par voie de conséquence toutes les dettes, puisque la dette publique sert de référence – contre les effets, les dommages collatéraux, qui pourraient résulter de sa sortie de la zone euro. Car même si la Grèce se met en situation de défaut, même partiel, il va bien falloir trouver une solution pour ses créanciers.

      La Grèce aurait donc besoin que d’autres pays investissent massivement dans son économie – des montants qui dépasseraient de très loin sa dette actuelle. Car si elle ne trouve plus personne pour se financer elle se retrouvera très vite au niveau économique du Sierra Leone – une perspective qui devrait être de nature à calmer rapidement les ardeurs de la rue et ses prétendus « insoumis », toutes tendances confondues. La Grèce pourrait-elle autofinancer sa monnaie ? Et comment ? Grâce à l’or qu’elle n’a pas ? En empruntant à des banques étrangères alors que sa situation actuelle menace de les mettre en faillite ? En imposant un impôt spécial à toutes les fortunes qui ont déjà mis les voiles ? L’euro est un piège dans lequel il n’y a pas d’issue. Pour ne pas avoir besoin d’en sortir, le plus simple était de ne pas y entrer.

      La contestation des «  masses » ne servira à rien

      L’Euro est en effet un piège, car en empêchant les Etats membres de la zone de retrouver leur monnaie nationale, et d’en dévaluer sa valeur, elle permet de dévaluer le prix du travail et donc, comme nous avons tenté de l’expliquer dans une série d’articles, d’utiliser cette crise afin de reconfigurer l’économie.

      Il est donc nécessaire, conformément à nos points 2 et 3 de l’agenda, que la crise s’amplifie encore de sorte à ce que la Grèce soit contrainte à un défaut partiel, qui entrainera une série de faillites bancaires à travers l’Europe et le défaut d’autres pays européens déjà en difficulté.

      Nous aurions tort de penser que les masses pourraient empêcher le cours des catastrophes en se révoltant. L’histoire moderne n’a pas été avare d’exemples contraires, illustrant plutôt, chez les dites masses, une assez constante détermination à ne pas se révolter en dépit de ce qu’elles savaient, et même à ne pas savoir en dépit de l’évidence, ou du moins à se comporter en comme si elles ne savaient pas..........



    • sisyphe sisyphe 22 octobre 2011 14:31

      Par kalagan75 (xxx.xxx.xxx.113) 22 octobre 09:27

      effectivement sarko a été le pire ministre du budget sous le gouvernement balladur en explosant la dette . Mais que dire de jospin, dans une période de croissance, qui au lieu de la réduire , a dépensé en créant emploi jeune et 35 H

      Totalement faux. 

      La période du gouvernement Jospin a été la SEULE, sur les 30 dernières années, où le montant de la dette a DIMINUE, tandis que lacroissance dépassait la moyenne européenne et internationale, de même que le chômage baissait. 

      La preuve ici. 

      Il faut se renseigner un minimum avant de répéter bêtement des slogans pourris qui sont de telles énormes contre-vérités.

      Mal joué, kalagan ! 

      Sinon, bien d’accord avec l’article de Roux, et la nécessité absolue d’une réforme monétaire qui redonne le pouvoir aux états d’emprunter auprès des banques centrales SANS INTÉRÊT, et supprime tout pouvoir de création monétaire aux banques et organismes privés. 

      Quant à la dette des pays, il suffit tout simplement d’en annuler tout ce qui revient aux banques et organismes privés ; qu’elles se renflouent entre elles ou qu’elles coulent. 

      Pour ce qui est de l’inflation, il suffit que les salaires (et loyers) soient indexés dessus, et elle ne gênera que les usuriers et les spéculateurs. 

      Elle est bien moins grave que la déflation et, de toutes façons, imposer des régimes d’austérité de plus en plus drastiques aux pays endettés ne fait que les enfoncer d’avantage, faute de croissance ; le pseudo « remède » est bien pire que le mal, et ne sert les intérêts que des usuriers et des spéculateurs. 

      L’Argentine, en 2001, l’Islande, récemment, ont refusé de payer leurs dettes ; les usuriers se sont écrasés ; c’est l’exemple à suivre, et basta. 


    • sisyphe sisyphe 22 octobre 2011 14:46



      Enfin un sursaut de lucidité ? 
      Vers un effacement de 50 % de la dette grecqueLes ministres des Finances des pays de la zone euro veulent empêcher l’asphyxie du pays. Les banques sont en première ligneOu encore des gesticulations et de la poudre aux yeux ? 

    • kalagan75 22 octobre 2011 18:17

      c’est sûr que le chomage a baissé avec 300 000 emplois jeunes ! oui il a réduit la dette , en étant le premier ministre qui a le plus privatisé !
      et la superbe idée des 35H qui est une catastrophe pour l’hopital public dont les conséquences se mesurent pleinement maintenant .
      un vrai premier ministre de gauche !
      J’adore comme tu t’acoquines des stats quand elles t’arrangent .


    • sisyphe sisyphe 22 octobre 2011 18:52

      Eh, bonhomme : « j’acoquine » rien du tout : je cite et je montre des chiffres VRAIS, au lieu d’annoner des slogans à la mords moi l’noeud, qui sont des contre-vérités ; comme, par exemple, l’histoire des 35 heures ; parce qu’oser mettre « sur le dos » des 35 heures le démantèlement de l’hôpital public entièrement effectué par la droite, il faut le faire .....


      Quoi que tu puisses en dire, et même si ça ne t’arrange pas, le gouvernement Jospin a été, et de très loi, la meulleure période de gouvernement de la France depuis les 30 dernières années ; sur la croissance, le chômage, et la réduction de la dette ; point barre. 

      (re)mal joué, kalagan ! 

    • kalagan75 22 octobre 2011 18:58

      tu as rason, il a été tellement bon qu’il a été battu à cause de la nomination à l’éducation nationale de son ami , l’imposture claude A. . Tellement bon que même les enseignants ont oublié de voter pour lui .


    • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 23 octobre 2011 12:44

      « Ils ont oublié de voter pour lui (Jospin). » Et après dix ans de Sarkozy les Français n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.


    • xbrossard 24 octobre 2011 16:29

      @Kalagan


      « il a été tellement bon qu’il a été battu... »

      ce que vous ne comprenez pas kalagan est la différence entre être bon en campagne pour être élu et être bon en situation. Sarkozy est bon pour se faire élire et très mauvais en situation ; malheureusement, Jospin c’etait le contraire....

      c’est comme pour bon commercial qui saura toujours vendre de la merde à tout les gogos de ton genre par exemple...

      évidemment, si la majorité des électeurs sont assez bête pour sanctionner un ministre juste parce qu’il a l’air imbu de lui-même, sans regarder son bilan, on n’y peu rien, il vaut mieux peut-être changer de pays..


  • Robert GIL ROBERT GIL 22 octobre 2011 09:52


    L’Etat n’est plus qu’une courroie de transmission  qui sert à enrichir les riches et appauvrir les pauvres. Il n’y a donc pas transfert entre générations comme l’on veut nous faire croire , mais transfert entre couches sociales. Les uns hériteront de la dette, les autres de l’argent de la dette !
    Voici un PPS qui demontre l’arnaque de la dette :
    http://2ccr.unblog.fr/2011/09/18/pps-comprendre-la-dette/


  • kalagan75 22 octobre 2011 10:43

    dans moins coin, les principales agglomérations sont détenues par la gauche caviard cumularde : leur gestion est catastrophique ( voire stratosphérique ) et risque d’amener leur ville à la faillite . Ces mêmes élus qui sont dans l’opposition au conseil général , critiquent fortement les élus de droite qui pratiquent la même politique qu’eux au niveau départemental ( nombreux PPP, emprunts pourris , dépenses de fonctionnement somptuaires ...)


  • tchoo 22 octobre 2011 11:05

    La solution est certainement dans une inflation à 2 chiffres. La baisse de valeur de la monnaie rendrait moins douloureux les efforts financiers imposés pour l’équilibrage du budget. La dette perdrait de sa valeur et serait plus facile à rembourser. Les inconvénients de l’inflation concernent les créanciers qui voient leur capital fondre, mais aussi les salariés et les retraités dont le pouvoir d’achat baisserait étant donné le retard entre l’inflation et son rattrapage plus ou moins partiel.

    Ou pas, nous avons vécu après 1973 et pendant plus d’une décennie sous inflation à deux chiffres, les salaires et les retraites suivaient le cours et le pouvoir d’achat ne diminuait pas ou peu.
    De toutes façons, sauf à faire défaut, il n’y a guère d’autres solutions.
    Réduire la dette qui n’est trop élévée qu’au regard es intérêts versés et des recettes amassées, ne pourra jamais se faire dans des proportions suffisantes, sans mettre le pays à terre.


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 11:18

      @ tchoo

      C’est la seule voie imaginable aujourd’hui mais impraticable tant que les Allemands seront aux commandes de la zone euro.


    • jean-jacques rousseau 24 octobre 2011 04:16
      « La solution est certainement dans une inflation à 2 chiffres. »

      Absurde ca ne marcherait qu’en situation de plein emploi avec les salaires indexés sur l’inflation

  • elec 42 elec 42 22 octobre 2011 11:05

    Tous le monde,c’est très bien que la grèce va se mettre en faillite,on va diviser pour le moins leur dette par 2,l’état français va payer,il est garant,les détenteurs de la dette grèque,nos enfants vont payer,ou perdres ,les banques,l’euro devais résoudre tous nos problèmes,ont nous aurait menti !!!


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 11:16

      @ elec42

      Si les « socialistes » nouvellement élus étaient sortis immédiatement de l’euro et avaient fait défaut sur leurs dettes, les bourses auraient plongées, nous aurions secourus nos banques à coup de milliards mais beaucoup de problèmes actuels auraient été évités.

      Aujourd’hui la Grèce est sur le chemin de la guerre civile, elle va faire défaut sur sa dette, nous allons devoir payer à la fois sur les garanties que Sarkozy a accordé en toute inconscience et nous devrons également secourir nos banques dont personne ne semble connaître les engagements réels.

      Ah oui, c’est vrai, les entreprises d’armements, allemandes, Françaises et autres, ne pourraient plus vendre leur matériel de mort.


  • JL JL1 22 octobre 2011 11:33

    La dette et la maîtrise de l’inflation, c’est pour les possédants le moyen d’avoir le beurre et l’argent du beurre.

    De deux choses l’une : ou bien on abroge la dette odieuse (*), ou bien on laisse courir l’inflation.

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-monnaie-la-planche-a-billets-m-102766#forum3099063

    (*) évidemment, il y a dettes et dettes, et il faut séparer le bon grain de l’ivraie, ce que ne font pas les possédants, lesquels, comme le disait si bien leur larbin, un certain NS, amalgament systématiquement toutes les dettes, en bons oligarques-fascistes (pléonasme) qu’ils sont.


  • fifilafiloche fifilafiloche 22 octobre 2011 12:27

    Vous omettez de préciser qu’une bonne partie des intérêts de la dette payée par l’impôt va dans les assurances vie des papy boomers, ceux la même qui ont creusé cette dette en vivant pendant 40 ans au dessus de leurs moyens.


    Vous vous trompez de ligne de front. Il ne s’agit pas d’un combat droite gauche, mais d’un pillage générationnel, la logique existentialiste poussée à l’extrême. Après, que cette génération se disculpe en pointant du doigt les bailleurs de fond, il n’y a rien là d’étonnant. En matière de démagogie, ils ont toute une vie d’entraînement.

    • JL JL1 22 octobre 2011 12:47

      fifilafiloche,

      vous mélangez le bon grain de l’ivraie en même temps que vous divisez pour permettre aux vrais prédateurs de régner !

      En outre, vous mélangez les choses : les retraites sont en majorité payées par les cotisations des actifs, du moins ceux qui ne trichent pas !

      our ce qui est des assurances vie, ce sont des produits financiers, et donc ça n’a rien à voir avec un problème de retraite.

      Enfin, les baby-boomers comme vous dites, n’ont pas creusé la dette mais ont construit un patrimoine, lequel patrimoine n’est assurément pas dans les mains des vieux comme vous voulez le faire honteusement accroire, mais dans celles des possédants !


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 12:52

      @ fifilafiloche

      Je n’adhère pas à cette vision Sarkozienne de lutte générationnelle. Nos parents nous ont élevés comme ils ont pu, nous faisons de même avec nos enfants.

      Savez-vous que l’aide intergénérationnelle est importante dans le budget des familles paupérisées par la mondialisation sauvage, organisée par l’oligarchie financière ?

      Les pappys boomers ? Pourquoi utiliser un terme anglo saxon ? Pourquoi refuser vous d’écrire en clair : la génération d’après guerre qui, après avoir travailler 40 ou 41 ans, part aujourd’hui à la retraite.

      Cette génération comme celle qui précède et comme celle qui l’a suit forme le peuple français. Elle a fait sa part de travail, a payé des impôts, remboursé ses dettes, subi la tyrannie de l’oligarchie financière. Elle s’est exprimée en 2005 par référendum contre l’Europe ultra libérale des multinationales avant d’être trahie comme tout le monde par les élites au pouvoir. 

      Au fait, vos enfants adultes (après 30 ans), si vous en avez, vous ont-ils reprochés d’avoir vécu au dessus de vos moyens ? Pas les miens.

      Vieillir est tout à fait naturel et je vois mal pourquoi j’en aurai honte. A quel âge pensez vous me piquez ?


    • JL JL1 22 octobre 2011 13:13

      fifilafiloche dit une chose et son contraire : comment, en creusant la dette pendant des années - donc débiteur - pourrait-on aujourd’hui percevoir les intérêts de ladite dette - donc créancier ?

      fifilafiloche pourrait-il expliquer cette magie ?


    • joelim joelim 22 octobre 2011 14:55

      Rien de magique, on parle bien de dette publique.


    • JL JL1 22 octobre 2011 15:50

      joelim,

      vous pouvez développer ?


    • lagabe 22 octobre 2011 18:34

      Il a raison , il parle en fait de la dette des états acheter par les banques et titririsé ensuite , c’est à dire vendu aux particuliers a travers des produits assurance-vie en euros
      Mon père touche une retraite de 700 euros tous les mois et tous les 6 mois 1800 euros soit 300 euros par mois , assurance vie prise a la société suisse
      En clair si tu annules cette dette ou une partie , tu toucheras essentiellement les classes moyennes , et un peu les banques
      IIl suffit pour cela de regarder les collectes effectués par les assurances vie


    • Michel DROUET Michel DROUET 22 octobre 2011 18:44

      La bonne vielle caricature et le bon vieux clivage entre génération !

      La vraie ligne de partage n’est pas là, elle est entre riches et pauvres, et toutes les générations sont concernées, de droite comme de gauche.

      PS : je fais partie des papy boomers et je n’ai pas d’assurance vie : je trouve très con de mettre du fric dans ce genre de contrat qui permet aux « investisseurs » de spéculer sur les marchés financiers et qui permet aux descendants de toucher les clopinettes que les marchés leur auront laissées.

       


    • joelim joelim 22 octobre 2011 23:28

      joelim,

      vous pouvez développer ?

      Ce ne sont pas les mêmes qui payent la dette et qui récoltent les intérets.


    • Gui Hottine Gui Hottine 23 octobre 2011 13:03

      @fifilafiloche : -1 pour vos propos qui déchargent de leurs responsabilités les instigateurs de ce château de carte, à savoir nos « élites », qui ont fait la promotion de ces produits 100% sécurisés, dont assurance-vie. Même scénario (en version plus light, heureusement) que les classes moyennes américaines qui ont été/sont encouragées à placer toute leur épargne dans les marchés financiers.


      Si les classes moyennes ont mordu à l’hameçon, ce n’est que par manque d’information et d’éducation.

    • lerenard lerenard 24 octobre 2011 20:35

      je fait parti des papy boomer j’ai bossé 47 années et me suis surement pas enrichi
      ma retraite 600€ mensuel + trois trimestre de 700€ je ne pense pas avoir vécu au dessu de mes moyens jamais eu une seule voiture neuve
      donc je proteste et n’est non plus jamais pu me payer ces assurance vie trop cher pour moi pas de mutuelle non plus
      ok je n’était qu’un ouvrier qualifié mais sous payé comme la plupart


  • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 18:36

    Bravo à l’auteur, vous avez tout compris.

    La dette de Sarkozy est un piège qui vise à l’anéantissement, et je le répète à l’ANEANTISSEMENT du service public, et du système sociale français !

    Vous ne le réalisez pas encore mais la dette ne peut pas être remboursé, même en dévaluant la monnaie ! Elle ne le sera jamais !

    Bruxelles n’a jamais dit au cours des douze dernières années ayez un déficit de -3%, assainissez vos finances, augmentez vos recettes ! NON ! Bruxelles a dit augmentez de 3% vos déficit chaque année !

    Ce qui est complètement IDIOT ! Réalisez mathématiquement les conséquences d’une augmentatuion de 3% de la dette chaque année. On pense de manière basique que si je rajoute 3% à une dette de 100 milliards d’euros, je ne rajoute que 3 milliards par an... Mais non votre dette passe à 103 milliards puis 106 milliard et 9 millions. Et ainsi de suite. Mathématiquement vous créez une DETTE EXPONENTIELLE !

    Quand vous constatez qu’avec des déficit bien au dela de 3%, la France continue à s’endetter à hauteur de plusieurs centaine de milliards d’euros, vous comprenez que le problème ce n’est pas la dette !!!!!

    ILS S’EN FOUTENT DE LA DETTE ! Ce qu’ils veulent c’est votre peau !


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 18:54

      @ Jérémy

      Sarkozy est sans conteste le champion toute catégorie du déficit, j’ose même écrire le Padirac du déficit.

      Voilà ce qu’écrit le Figaro :

      « Le déficit budgétaire de l’État français s’est établi au niveau record de 148,8 milliards d’euros en 2010, contre 138 milliards l’année précédente. »


    • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 19:04

      Et vous constaterez qu’en janvier, lorsque Moody’s aura abaissé le triple AAA français, le VRAI plan de rigeur de l’UMPS... Et je dis bien l’UMPS car Hollande appliquera exactement les mêmes règles !

      Gel des salaires des fonctionnaires, licenciement pur et simple des fonctionnaires, vente des services publics dont LA POSTE ! Qui je le rappelle a été « unPRIVATISEE ».

      Vous aurez, fin des aides sociales, des allocations familiales, des aides aux logements, des allocations chomage. FIN DE LA SECU ! La part du remboursement de la sécurité sociale est de 73%, il était proche de 80% en 2000. L’objectif de l’UMPS est d’abaisser toujours plus le coût de la sécu !

      Baisse des retraites !

      On aura Athènes à Paris, et l’Europe sera devenu un paradis pour les entreprises privées, ces citoyens supplieront, et accepteront docilement pour conserver le SMIC et leur emploi.


    • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 18:51

      La monnaie est devenu un service, et un bien... C’est ça le problème. « On fait de l’argent pour de l’argent. »

      Donc oui la planche à billet dans un système d’argent dette n’a pas de sens. Si ce n’est créer des bulles, et endetter plus lourdement l’état, et les différents acteurs économiques. L’inflation comme solution, je suis pas sûr. La destruction de toutes les banques centrales de la planète pour commencer, et des lois anti trust pour le secteur bancaire, ça aurait beaucoup plus d’efficacité.

      La fin du modèle universelle pour les banques aussi, ce serait bien. Etrangement on y vient malgré eux...


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 19:01

      @ Lagabe

      Les pauvres dépensent tout ce qu’ils gagnent. Les plus riches épargnent. Il est donc normal que les produits d’épargne grimpent lorsque l’inflation grimpe, mais aussi l’immobilier et donc les loyers,... puis les matières premières importés en dollars et donc certaines denrées alimentaires dont tout le monde se nourrit.

      L’inflation a des avantages mais aussi des inconvénients. Elle est surtout incontrôlable à partir d’un certain seuil.


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 20:38

      @ JL1

      Merci pour le lien.

      Le débat continue ... les créanciers résistent de toute leurs forces mais l’issue ne fait aucun doute. Les forces économiques en jeu et les faits sont aussi têtues que... la pesanteur.

      Bonne soirée.


  • eric 22 octobre 2011 19:16

    Il faut oser et vous le faites régulièrement. L’état des dépenses publiques au sens large se caractérise par la baisse continue des dépenses d’investissement, celles qui préparent l’avenir. par rapport à celle de fonctionnement.
    Depuis 1981, date à laquelle la dette s’emballe, la gauche à fait embaucher de l’ordre de 2,5 millions de personnes rémunérées sur fond publics. Des fonctionnaires dans un premier temps, des associatifs qui n’apparaissent pas dans le budget en salaire mais en intervention via des subventions ( 1,6 ou 1,8 millions de fiches de paye) Depuis qu’elle n’est plus au pouvoir au niveau central, des embauches massives dans les collectivités territoriales ( Conseil généraux, + 40% de personnel sur la période récente.
    Avec des salaires moyens de l’ordre de 2300 euro par tête, mais des charges de 40% et les frais de fonctionnement inhérent à chaque poste crée, on est déjà rien qu’en salaire à une centaine de milliards d’euro par an en plus sur trente ans, à peu prêt incompressibles puisque pour beaucoup d’entre eux avec un statut de fonctionnaire, ils sont inamovibles qu’on en ait besoin ou pas.

    C’est le domaine d’activité ou le personnel employé à augmenté de la façon la plus forte, la plus continue et au bout du compte avec les meilleures augmentations de salaire, de retraite etc...( les fonctionnaires sont payé en moyenne 17% de plus que dans le privé)

    On pourrait dire, pourquoi pas, si le service rendu était à la hauteur de la dépense consentie, mais le constat absolument unanime de toutes les gauches à commencer par les syndicats, est celui d’une dégradation continue de la qualité du service publique.

    Donc on doit sortir de l’ordre de minimum 100 mais avec le fonctionnement et les crédits sans doute 200 milliards par an, en plus pour en arriver à regretter ce que l’on faisait pendant les trente glorieuses avec 2,5 millions d’agents en moins.

     Sans compter que l’on commence sans doute à payer les retraites non gagées par des cotisation de ces agents. La France est le pays d’Europe qui consacre la part la plus élévée de son PIB aux retraites de ses fonctionnaires.

    Enfin, 3% avec une inflation à 2%, compte tenu du fait que si on emprunte à des nationaux, ils payent l’IR et la CSG sur le 1% qui reste, je peux vous dire que si je trouve un idiot qui me prête à ce taux, je m’endette demain.

    Et chaque fois que l’on veut diminuer d’une unité, ou améliorer la productivité, c’est quasiment la menace de guerre civile ou le chantage au suicide ( voir la Poste par exemple).

    Et toute la gauche de nous expliquer que ce sont les 600 millions d’euro du bouclier fiscal ou les 50 milliards ou 70 milliards sur je ne sais combien d’année de « cadeaux fiscaux » qui seraient à l’origine de la dette ?

    S’endetter avec remboursement pour sauver notre système bancaire ou nos frères grecs est une chose,le faire pour financer des frais de fonctionnement en est une autre.

    Sarkozy est le premier à oser s’attaquer au cœur de nos problèmes budgétaire depuis les années trente et la commission de la hache.

    Rien que pour cela j’espère qu’il sera réélu.

    Quand à ceux qui proposent de financer cela avec de l’inflation, c’est à dire de faire payer les pauvres ( pas de patrimoine indexés, pas de revenus indexés comme dans la fonction publique) au lieu de faire par des économies, ce sont sans doute les mêmes qui furent surpris de voir le peuple virer leur candidat en 2002.

    Notre principal problème aujourd’hui, c’est qu’à lire les uns et les autres j’ai bien peur qu’ils soient sincères quand ils s’imaginent que notre dette à été crée par la droite. Cela rend encore plus inquiétante la perspective de leur retour éventuel aux affaires ; Ils ne disent pas n’importe quoi pour être élus.Ils y croient.... !


    • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 19:34

      Depuis qu’elle n’est plus au pouvoir au niveau central, des embauches massives dans les collectivités territoriales

      Quelle blague ! Le peu de socialiste que j’ai en moi est obligé de vous dire qu’historiquement, et factuellement, c’est la droite qui a augmenté la dette, et les déficits. Au niveau central ou local. Et c’est la gauche qui a assaini les comptes.
      Mais plutôt que de parler de finances public car concrètement ça représente qu’une partie infime de l’ensemble, parlons d’économie réelle. La bulle immobilière des années 90, la bulle internet, la bulle immobilière parisienne, je peux vous assurer que les incitations fiscales imposées par la droite avec ces conneries a fait bien plus de dégât que 2 millions de fonctionnaires...

      Et chaque fois que l’on veut diminuer d’une unité, ou améliorer la productivité, c’est quasiment la menace de guerre civile ou le chantage au suicide ( voir la Poste par exemple).

      Bon je vais commencer à chanter la lutte finale là...


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 19:36

      @ eric

      Devrais-je écrire « cher contradicteur sarkosien » ? smiley

      Tout ce que vous écrivez est faux et je suis certain que vous le savez. Vous suivez apparemment la méthode du « parfait petit Sarkoziste » et vous en êtes au chapitre « Plus le mensonge est gros, plus il a de chance de passer. »

      Cette fois, je crains que cela ne passe pas. C’est le rejet total.

      Avez-vous regardez le show de l’UMP avec Copé, le boni-menteur sous le compteur de jeux télévisés à l’ancienne ? Ringard, non ? Ridicule, certainement.

       Y avez-vous entendu un seul argument politique au-dessus de la ceinture ? Eh oui, c’est cela la sarkoïsation de l’UMP, une descente aux enfers. Sautez vite du toboggan et rejoignez l’équipe Fillon car, comme dit Juppé, le meilleur d’entre vous « on ne sait jamais. »


    • eric 22 octobre 2011 21:40

      A l’auteur, qu’est ce qui est faux ? On a pas deux millions de fiches de paye en plus sur trente ans , On a pas un salaire moyen à 2000 euro et des poussières ou on a pas un service public épouvantablement dégradé avec X pourcent de collaborateurs en plus et 10 point de PIB croissant de financement en plus ?
       Fillon quelle différence ? Nous ne sommes pas au PS ou on vote pour des candidats qui approuvent tous et se font élire sur un même programme par un collège électoral illégitime, pour dès le lendemain de leur élection expliquer qu’il vont le changer ( alors qu’en principe, il vient d’être approuvé démocratiquement par « le peuple de gauche » ) On en est pas à des mômeries pour savoir si deux candidats de la même promotion de l’ENA et ex époux et collègues depuis toujours sont plus ou moins à droite. Nous sommes quand même un peu plus marxiste que cela..... Sarko, FIllon Ou autre, que nous importe, c’est la politique et le résultat qui comptent.
      Vous êtes devenus tellement imperméables à la vraie politique que vous en restez à des considération telles que la taille ou l’embonpoint de tel ou tel candidat ? Pour nous seule compte l’efficacité. On avait pas vu sous la cinquième république une telle solidarité entre un président et son premier ministre, un tel travail en commun, et c’est assez fort sur le plan humain quand on sait qu’en pratique, au quotidien, Fillon est beaucoup plus bling bling que sarko, avec son château etc... Chacun son truc ; Peu m’importe que la rollex de sarko vous semblent moins a gauche que celle de votre type de l’unef, ce qui compte c’est que pendant toutes mes études, j’ai entendu parler des archaïsmes de la France qui étaient indéboulonnage, parce que cela couterait trop de popularité à un président et que sur tous, Sarko s’est lancé dans l’intérêt du pays.

      Maintenant ce qui est vrai, c’est que dans notre pays ou 60% des électeurs s’apprêtent à voter à droite au premier tour, j’en entends de plus en plus s’exaspérer de le voir prendre tant de gants avec ces archaïsmes de gauche qui nous plombent et souahiter le pire sur le thème, si on va dans le mur à toute vitesse, on pourra peut être enfin vraiment changer les choses.

      Vous pouvez essayer de faire croire que 0,5% d’intérêt aprés inflation et impôt sur notre dette explique nos problèmes financiers, mais le problème, c’est qu’avec 80% d’une génération au bac, on est plus en 81 et le cout de onfera payer les riches et dégorger les banquiers, cela ne passe plus.


    • eric 22 octobre 2011 21:43

      A 971, et bien dansez maintenant...puisque cela a l’air d’être votre mode de gestion des crises mondiales. Mais vous comprenez bine que le peuple français ne confiera pas son destin à des intermitents du spectacles ( 900 millions d’uero de déficit financé sur les cotisation des travailleurs du seul privé de mémoire la dernière fois que j’ai regardé)


  • frédéric lyon 22 octobre 2011 19:36

    Nous avons de la chance, c’est la Grèce qui est la plus touchée par la dégradation de sa dette souveraine, et la Grèce ne pèse pas bien lourd dans l’économie européenne.


    On pourrait la renflouer sans trop de problème.

    Mais l’Allemagne (et les pays de l’Europe du Nord) veulent faire un exemple et lancer un avertissement à l’Espagne, à l’Italie et au Portugal (et la France suit immédiatement derrière) :

    Il n’est pas question que les fourmis d’Europe du Nord financent les cigales d’Europe du Sud à fond perdu.

    Nous allons assister à une mise sous tutelle des mauvais débiteurs. Plus d’indépendance pour les Etats qui deviennent insolvables, ou bien alors qu’ils quittent la zone euro, pour crever sous l’inflation galopante et la fuite des capitaux. 

    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 19:44

      @ frédéric lyon

      Nous ne pouvons pas renflouer la Grèce pas plus que nous ne pouvons rembourser nos dettes. Le système politique grec est profondément corrompu, trop de clientélisme, trop peu qui paie l’impôt, trop de niches fiscales, trop de fuite de capitaux...

      Les Grecs devaient sortir de l’euro et faire défaut sur leur dette puis suivre l’exemple de l’argentine. Ils y viendront un jour ou l’autre et le plus tôt serait le mieux.


    • eric 22 octobre 2011 22:05

      A Roux, c’est exactement ce vers quoi on s’oriente, que crève les pauvres comme en argentine mais pas question de toucher vraiment aux dépenses de l’État comme en Argentine. Et cela se comprend politiquement. Un syndicat de fonctionnaire est oujours plus puissant qu’un ramassis de Rmiste, alors pourquoi se géner. heureusement la droite à plus de fibre sociale et de courage politique que cela...


  • frédéric lyon 22 octobre 2011 19:49

    « Ils ne disent pas n’importe quoi pour être élu, ils y croient ! »


    Bien sûr qu’ils y croient !

    Daniel Cohn Bendit vient de proposer que l’on mettre Keynes au pouvoir en Europe ! Alors que, le Keynesianisme n’est pas pour rien dans cette maladie de l’endettement public sans frein, vous connaissez cette manie pernicieuse qui voudrait que l’on finance la croissance par du déficit, c’est à dire par de l’endettement, vous avez tous entendu parler de ces politiques « de relance par la dépense publique » qui étaient censés nous apporter de la croissance comme par magie.

    François Hollande ne dit pas autre chose aujourd’hui, lui qui trouve qu’il n’y a pas assez de fonctionnaires et que l’Etat ne distribue pas assez d’aides ou de subventions !!

    Ces gens sont des parasites sociaux qui n’ont jamais rien fait de bon, ce sont les nouveaux petits marquis d’une nouvelle Aristocratie qui, contrairement à l’Aristocratie de l’Ancien Régime, paye tous ses domestiques avec de l’argent prélevés dans les poches du contribuable, au lieu de les payer avec ses propres deniers.

    Et cette nouvelle Aristocratie parle le langage des opprimés pour mieux tromper son monde.

     

    • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 20:43

      le problème n’est pas que politique mais surtout systémique. Si en 2008 on avait pris les mesures nécessaires à la régulation, on en serait pas là aujourd’hui. Après oui le manque de courage politique, et le lobbying jouent beaucoup à l’effondrement de notre planète. Ils font de la communication, au lieu de faire de l’action...


    • eric 22 octobre 2011 22:00

      A jeremy, cela ne vous fatigue pas de parler par mots creux ? Une crise du système, systèmique ?, pourquoi pas « il y a un problème au niveau des structures » comme on apprend aux hommes politiques à dire quand il ne veulent pas répondre à une question. Cela ne veut absolument rien dire ; Dans une société complexe, qui n’est pas dans le système ? Et aprés ? , Faut il sanctionner les fonctionnaires qui ont une responsabilité légale de contrôle sur les agissement financiers des banques , faut il sanctionner les banquiers et sur la base de quel texte ? Parce que la régulation... on a jamais eu autant de texte de régulation. Et pourquoi les banquiers quand de toute évidence le problème est celui de l’endettement des État, que les entreprises elles aussi s’endettent mais à des taux beaucoup plus élevés, (notamment du fait de l’effet d’éviction) et que leur endettement à elle n’a pas l’air pour autant de nous mettre dans la même situation.
      Quel effondrement de notre planète, Les Chinois se portent biens, les Allemands s’en sortent, et je ne parle pas des suédois. Et dans les deux derniers cas, il l’on fait en remettant de l’ordre dans leurs finances publiques. Baroin avait raison, la démondialisation vous commencez fort aprés 6 mois à se demander exclusivment le quel est le moins « moins à gauche » de candidats tous au même moule défendant leur programme voté à l’unanimité.


    • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 22:17

      on a jamais eu autant de texte de régulation....

      Mais vous plaisantez... C’est de la mauvaise foi ? Vous faites référence à quoi Bale 3 qui n’est toujours pas mis en place ? Vous parlez du projet Vickers complètement dénaturé par le lobby bancaire et dont la mise en place est prévue en 2019 ????

      Vous voulez de la consistance dans mes propos, je vous en donne. Je peux vous sortir depuis 2008 toutes les mesures de régulation repoussées, modifiées, rejetées par on ne sait trop quel miracle ! La main invisible sûrement !

      ET CE QUI ME REVOLTE ! C’est qu’à partir du moment où on parle de 100 milliards de recapitalisation bancaire il faut moins de deux semaines pour que les fonds soient débloqués.

      C’est dégeulasse...

      Les fonctionnaires aristocrates. Vous êtes complètement à coté de la plaque, Mitterrand est mort, réveillez vous.


    • eric 22 octobre 2011 22:26

      A lyon, même pas, l’aristocratie au final payait aussi ses domestiques avec l’argent des contribuable, mais elle avait bonne conscience et du panache parce que sa vocation était de payer le prix du sang. raison pour laquelle les guerres faisaient relativement peu de victimes hors famines induites et épidémies et les armées étaient relativement modestes en taille. Le jour ou une bande d’idéologues à décidé de mettre les peuples en armes, ont commencé les vrais génocides et les guerres inexpiables. Surtout ils avaient du gout. Un petit marquis pouvait construire une Folie qui nous charme encore, un avocaillons de province a grand frais nous a légué des silos à livre et des opéras au design de supermarché de province. Je ne pense pas que nous ayons gagné au change.
      Surtout, ils étaient beaucoup moins nombreux et au final coutaient moins cher. Pensez que nous n’avons pas encore autant de congés que sous l’ancien régime avant la suppression des « privilèges » qui fut aussi, surtout, celle des libertés locales et des saints fériés.

      Il y a un type qui a osé voter contre, c’était un député des vallées vaudoises qui a très bien compris qu’on lui supprimait les libertés républicaine, l’auto gestion durement acquise depuis longtemps par les protestant vaudois des hautes vallées.

      Non, ce ne sont pas de petits marquis, ce sont les moinillons prêcheurs qui ont exigé l’expulsion des maures et des juifs, l’éradication des protestants, et qui s’appropriaient pour leur popre subsistance, l’argent de l’église qui étati le système social de l’ancien régime.


    • Daniel Roux Daniel Roux 22 octobre 2011 23:31

      @ StabilobOss

      Merci pour vos encouragements.


  • Prometheus Jeremy971 22 octobre 2011 22:31

    Une lueur d’espoir aux USA :

    le projet Volckers


  • Antoine 22 octobre 2011 23:12

     Sarko aurait volontairement ruiné le pays pour empêcher la justice sociale ? Vaudrait mieux changer de marque de cigarettes....


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 10:38

      Peut-être êtes-vous un vrai naïf. Si c’est le cas, sachez que Sarkozy ne fait que suivre assez bêtement, les politiques de ces 2 affreux prédecesseurs que sont Reagan et Tatcher.

      « Ronald Reagan développe des thèmes durs qu’on peut retrouver dans d’autres pays comme dans l’Angleterre de Madame Margareth Tatcher, ou selon certains les thèmes de prédilection de Nicolas Sarkozy. La façon dont Ronald Reagan a dirigé le pays a en effet marqué la politique au delà de ses frontières. Mais le bilan du président est contrasté, puisqu’à la sortie de son mandat il existait un déficit budgétaire encore jamais atteint par les états unis, issus de la baisse des revenus de l’état (qui avait légué toutes ses activités lucratives au secteur privé) et de la diminution des impôts, liés à des dépenses militaires toujours accrues. C’est ce bilan plus que discutable qui fait aujourd’hui de la figure de Ronald Reagan un personnage à part de l’histoire des Etats-Unis. »

      http://www.web-libre.org/dossiers/ronald-reagan,4759.html

      http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rfsp_0035-2950_1989_num_39_4_394432


    • DSKprésident 23 octobre 2011 11:27

      Evidemment Antoine, Sarközy travaille pour l’oligarchie financière internationale, mais pas pour la France !

      Il n’en a rien à foutre des français. les amis de Sarko sont au Fouquets ou à Wall Street...


    • Antoine 23 octobre 2011 15:02

       M. ROUX, je suis peut être naïf mais je ne le suis pas au point de croire tout ce qu’on raconte comme par exemple que Sarko aurait fait de la dette pour le seul plaisir d’en faire ce qui serait plutôt le pêché de la gauche. C’est aussi sensé que d’expliquer qu’un joueur de foot a délibérément marqué un but contre son camp.


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 15:42

      @ Antoine

      Ben oui, vous êtes vraiment naïf.

      Sarko ne trahit pas son camp, il sert ses sponsors. Son but avoué dans la vie est de s’enrichir, d’avoir les plus belles femmes, d’être dans la plus belle maison au premier rang, face à la mer.

      Oui, cela peut paraître puérile voire mégalo, mais vous n’avez pas affaire à quelqu’un comme vous et moi.

      Relisez ses interview. A la question « pourquoi faites-vous de la politique ? » Devinez sa réponse.


    • Antoine 23 octobre 2011 16:09

       Finalement c’est un mec dans la norme comme un joueur de foot normal ne marque pas volontairement un but contre son camp, CQFD !


    • Antoine 25 octobre 2011 22:54

       Je crois qu’au contraire, c’est pour vous que tout est trop complexe, notamment la grammaire !


  • Tuscany 23 octobre 2011 10:31

    Oui, toute l’Europe est dans une mauvaise voie, mais ils ont tous se réveillent dans les derniers mois ? Bien qu’il s’agissait d’une situation d’ans
    By Tuscany


  • chantecler chantecler 23 octobre 2011 11:23

    Tout cela a commencé bien avant NS, même si celui ci a fait exploser la dette , bien avant JC , bien avant FM .

    Les thèses friedmaniennes , néolibérales ,ont éclos dans les années 70 .L’école de Chicago .

    Avec aussi la fameuse « loi Pompidou-Giscard » (le libéral) dite aussi loi Rothschild : interdiction d’emprunter directement aux banques centrales mais passer par les banques .

    Qui ressemble à la proposition du paiement du jeu d’échec : un grain de riz sur la première case et vous doublez à chaque fois : à la fin la totalité de la production mondiale de riz n’y suffirait pas .
    Puis tout l’attirail néolibéral qui s’est mis en place :privatisations, dérégulations , globalisation ,libre marché, etc , etc ...

    Mais il faut savoir aussi que dans les années 72 /73 la crise était déjà là .

    Aux US par exemple l’état fédéral était surendetté et les particuliers de même .

    Il y a eu aussi la révolte des pays producteurs de pétrole , car Nixon avait déconnecté le $ du prix de l’or :

    Pour les pays du moyen orient exportateurs c’était inacceptable car les revenus du pétrole fondaient dans l’inflation .( cf les accords de Téhéran 1971 ,car la production de pétrole de l’Iran était déjà incontournable et les menaces aujourd’hui y sont bien entendues liées )

    Le problème s’est d’ailleurs posé de la même façon pour toutes les importations de matières premières- inflation 8 % croissante  : phosphates du Maroc, du Togo , bauxites du Surinam, fer de Mauritanie , minerais du Pérou (qui redeviennent pour cette raison sous tutelle des états et non plus aux mains des multinationales , ce qui provoque bien des coups d’état et tentatives de destabilisation ) , denrées alimentaires ...

    Là dessus intervient la guerre du Kippour , octobre 73 , aux conséquences incalculables , vu le nombre de territoires perdus .
     
    La réponse des pays arabes est l’arme du pétrole : embargo (et même l’Arabie Saoudite en fait partie .... ! )

    La suite vous la connaissez : « le choc pétrolier » quadruplement du prix du pétrole jusque là bradé .

    Ces évènements il faut les relier uns à uns pour comprendre et avoir conscience que le monde occidental était en crise à partir de 1972 ...

    Alors quant à la question posée par l’article , je ne sais que répondre :

    Utiliser l’inflation pour régler la crise ce n’est pas évident .

    Nous sommes bien trop enfoncés dedans , les dettes , l’état de la finance ,des banques , de la quantité de capitaux accumulés par l’oligarchie exempts d’impôts et qui se transmet par l’héritage , la nature et la quantité des produits toxiques sont arrivés à un point de non retour .

    L’inflation existe déjà , mais n’est pas un remède à la crise : elle en est la conséquence .

    Nous allons plutôt vers le chaos . Cela fait belle lurette que l’Europe , les USA ont rencontré leur iceberg comme le Titanic ....

    La solution ?

    Je ne la connais pas : il faut lire les économistes atterrés ,Jorion, Généreux, Lordon , etc.....

    Enfin tous ceux qui réfléchissent sans être inféodés aux principes et aux politiques néolibéraux qui ne cherchent qu’à gagner encore du temps , rafler quelques mises et se partager les canots de sauvetage ...

    Cr.


    • lagabe 23 octobre 2011 11:26

      La facture de l’internationale des prêteurs

       

      A dette publique française sélève à 84,5 % du « produit intérieur brut » et la dette ja­ponaise à 236 % de son propre PIB. Le Japon s’offre un record mondial : sa dette dépasse les 8 000 milliards d’euros. Pourtant, les agences de notation ne traitent pas Tokyo comme Athènes, ni même Paris, et les taux n’y flambent pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que plus de 90 % de cet endet­tement faramineux est détenu par les épargnants japonais. Ce n’est pas le cas de la France ; qui, chaque année, doit em­prunter à l’étranger la moitié des capitaux dont elle a besoin pour financer ses déficits et ne peut que se soumettre aux dures lois de ces agences. Avant les années 80, les ci­toyens comme les entreprises de l’hexagone pouvaient sous­crire aux bons du Trésor en se rendant à la perception ou à la poste de leur quartier avec leurs petites économies. Pour faire moderne, et au nom de la libé­ralisation des marchés, Pierre Bérégovoy, alors ministre de l’Economie, décida que tout in­vestissement en bons du Tré­sor devrait passer par une banque ou par un intermédiaire financer. La France, désor­mais, disposera d’une dette cotée sur les marchés interna­tionaux. Paris allait concur­rencer la City et découvrir les charmes des ventes à découvert. Exit le petit épargnant et l’entreprise économes ! Banques et assurances ap­plaudirent à cette décision qui leur permettait de bénéficier d’une nouvelle clientèle et, au passage, d’encaisser des com­missions. Bercy créa un éta­blissement spécifique, France Trésor, pour placer au mieux la dette française à l’étranger, et les agences de notation com­mencèrent à la coter. Devenu ministre de l’Economie, Domi­nique Strauss-Kahn accentua ensuite, par diverses mesures techniques, cette internationa­lisation. La France jouait enfin dans la cour des grands !

      Trente ans plus tard, alors que la dette publique française a plus que doublé, les résultats sont là. Les taux auxquels la France emprunte dépendent des agences de notation, et il a suffi qu’elles envisagent, comme la semaine passée, une dégra­dation de sa note pour que, en quarante-huit heures, les ac­tions de ses banques plongent.

      Conclusion tirée par un ban­quier parisien : « Finalement, il aurait mieux valu que la France continue à emprunter au paysan corrézien ou ’à la veuve de Carpentras plutôt qu’à un spéculateur de Wall Street ou à un banquier de Hong­kong.  »

      Ce n’est pas le ministre ja­ponais des Finances qui pourrait le contredire


    • ZEN ZEN 23 octobre 2011 11:38

      Bonjour Daniel et chantecler

      Article stimulant, dont je partage pour l’essentiel l’analyse
      Quel canot as-tu choisi, chantecler ?
      Le pire n’est jamais sûr, mais au printemps je transforme ma pelouse en potager, comme certains le font dans certains quartiers désertés de Détroit
      Voilà les effets de la globalisation financière, de 25 ans de dérégulation , de finance prédatrice_
      Le pouvoir des agences de notation, visant à affaiblir la souveraineté des Etats, en les poussant à privatiser tout ce qui peut être privatisable, est devenu exorbitant.
      L’épouvantail de la dette publique a tout pour rassurer la spéculation, qui fait feu de tout bois


    • eric 23 octobre 2011 11:53

      Les socialistes ont surtout décidé de taxer les bons anonymes du trésor à l’ISF... c’est vrai que c’était le placement par excellence des petits, qui se le faisait placer par leur percepteur. Du coup, dans les début, une bonne partie de l’ISF était payé par des pauvres. Je ne sais pas ce qu’il en est aujourd’hui, mais clairement, les mêmes logiques intellectuelles absurdes président aux propositions du PS.


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 12:35

      @ bonjour à tous

      Un conte pour vous remercier de vos commentaires.

      Un jour les écologistes précurseurs révélèrent au monde incrédule que les ressources de la planète Terre étaient limitées et qu’il était nécessaire d’en tenir compte. Pour les très riches, ce fut une découverte fondamentale. Cela voulait dire que, sauf à conquérir d’autres planètes, les milliards de terriens à venir ne pourraient pas consommer comme le faisaient les classes moyennes occidentales en pleine expansion qu’ils avaient laissé se développer pour favoriser leurs commerces.

      Ils se grattèrent la tête, conscients qu’ils détenaient à la fois la richesse et le pouvoir et qu’ils étaient donc en mesure de contrôler l’avenir. Fallait-il répartir le disponible à tous quitte à mettre en place des quotas ?

      Cette proposition « communiste » les fit beaucoup rire. « A quoi servirait-il d’être des privilégiés, si c’était pour ne pas en abuser ? » Ils décidèrent de répartir les terriens en 3 catégories : eux-mêmes qui profiteraient de la vie comme ils voudraient, leurs serviteurs qui conduiraient leurs affaires et s’occuperaient des détails et tous les autres qui soit, travailleraient pour eux, soit se débrouilleraient tout seul avec les restes qu’on voudrait bien leur laisser, puisque ne servant à rien.

      Ainsi fut fait.

       


    • chantecler chantecler 23 octobre 2011 14:23

      Tu as raison Zen : il faut cultiver son potager ...
      Amicalement .
      Cr.


    • lagabe 24 octobre 2011 09:25

      ton conte , je le modérerais
      cf http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/notre-invention-de-la-destruction-102412
      regarde ce que j’ecris , la moitie de la population mondiale vit avec moins de 1 dollar par jour


    • Daniel Roux Daniel Roux 24 octobre 2011 11:15

      @ Lagabe

      Un conte est forcément caricatural.

      Reste que, comme tu l’écris avec raison, nous consommons des ressources aux quantités limitées.


  • JL JL1 23 octobre 2011 12:32

    « il faut lire les économistes atterrés, Jorion, Généreux, Lordon , etc..... » ( Chanteclerc)

    Précisément, jamais au grand jamais, le PS n’a évoqué l’un d’entre eux ! Sur « ce coup là », le PS ne vaut pas mieux que l’UMP : ils ont clairement les mêmes gourous économiques, c’est cela la pensée unique.

    Cela devrait être dit et redit, partout où c’est possible.


  • ZEN ZEN 23 octobre 2011 13:16

    le PS n’a évoqué l’un d’entre eux !

    C’est vrai, comme c’est curieux !
    Il faut dire que Hollande a comme conseiller économique le bon Elie Cohen


    • LE CHAT LE CHAT 23 octobre 2011 18:02

      l’illuminé de C dans l’air ? alors les puissances de l’argent n’ont vraiment pas de soucis à se faire....


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 20:26

      @ Zen

      Attention, un Cohen peu en cacher un autre. Ne pas confondre Daniel et Elie.

      Daniel, l’universitaire humaniste (ce qui ne veut pas dire infaillible) :

      http://www.dijonscope.com/lien?url=...

      et Elie, l’excité redondant télévisuel et bavard (avec lui, pas de doute, c’est du pur sucre ultra libéral forcément infaillible) :

      http://www.elie-cohen.eu/


    • ZEN ZEN 23 octobre 2011 20:49

      Daniel
      Je ne confonds pas
      je connais les deux
      Il s’agit bien de l’abonné à C dans l’air


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 17:06

      @ Alchimie

      Mauvaise pioche.

      Quel est le premier article écrit par Mr Roux sur Agoravox en 2007 ?

      et qu’évoque celui du 26 sept 2007 ?

      Mr Roux ne parle pas de Mr Roux mais dénonce volontiers les dérives du plus mauvais président de la V ème république, j’ai nommé Mr Sarkozy de Padirac.

      « Padirac » : notez la subtilité du propos ..me trou.. le gouffre.. ou celui de ...Padirac.. Exactement.

      Cordialement


    • Gorg Gorg 23 octobre 2011 19:02

      @Daniel Roux
      Excellent article, comme d’habitude. Merci

      @Alchimie
      Vous êtes de mauvaise foi ou vous ne comprenez rien à rien. Je penche plutôt pour la mauvaise foi (UMpiste). Bref l’article ne gagne rien de vos interventions, on s’en serait passé sans problème... Le caniveau quoi...


    • Daniel Roux Daniel Roux 23 octobre 2011 19:16

      @ Gorg

      Un compliment fait toujours plaisir.

      Merci de votre soutien.  smiley


  • arobase 23 octobre 2011 18:12

    « une quarantaine d’opposants au député-maire UMP de la ville ’(puteaux ) étaient déguisés en canard (ils portaient des faux becs ou des masques) et proposaient l’exemplaire, publié mercredi, de l’hebdomadaire, ou bien une simple photocopie d’un article où Joëlle Ceccaldi-Raynaud était mise en cause. »


  • lemouton lemouton 23 octobre 2011 19:11

    De toute façon la dette ne sera jamais .. JAMAIS... remboursée. !!!. smiley

    alors

    1- soit les politiques continuent à nous prendre pour des c***s et à nous faire annuellement les poches.. smiley
    2- soit les politiques envisagent la seule fin possible,—> le refus de paiement qui entrainera la faillite des banques —> ET ALORS ?? —> Le RESET TOTAL sera enfin là... smiley

    mais pour l’instant on nous ballade.. smiley


  • Aldous Aldous 23 octobre 2011 19:48

    Article très clair et précis. Utile et indispenssable.


  • Prometheus Jeremy971 23 octobre 2011 19:53

    Tenez un article intéressant sur les conseillers économiques de M. Hollande... Une vrai plaisir :

    Primaire socialiste : La bataille des économistes...

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