dimanche 7 avril - par Sylvain Rakotoarison

De la Démocratie en Israël

« Le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil. » (Abraham Lincoln, 1856).



Ce mardi 9 avril 2019, près de 6 millions de citoyens israéliens votent pour désigner les 120 députés de leur XXIe Knesset. Ces élections législatives auraient dû avoir lieu le 5 novembre 2019 mais une rupture de coalition a fait anticiper les élections.

L’État d’Israël est un régime parlementaire, on pourrait même préciser, un régime d’assemblée. Une seule assemblée, la Knesset, élue à la proportionnelle intégrale dans le cadre d’une unique circonscription, nationale, avec un seuil de représentation de 3,25% des suffrages exprimés. C’est un véritable régime des partis, certes bien meilleur qu’un régime de parti unique, mais qui a l’inconvénient d’être particulièrement instable quand un parti majoritaire ne représente pas la moitié de l’électorat, ce qui est de plus en plus le cas dans nos démocraties postmodernes.

À l’origine, le parti travailliste représentait pendant longtemps (de 1948 à 1977, jusqu’à l’arrivée de Menahem Begin) le parti majoritaire avec des scores électoraux souvent supérieurs à 40%, ce qui rendait la gouvernance compatible avec ce mode de scrutin qui avantage la dispersion du paysage politique (les listes étant "bloquées", les têtes de liste sont sûres d’être élues si la liste franchit le seuil de 3,25%).

Mais aujourd’hui, il est quasiment impossible, pour un parti, d’atteindre 40%. Par exemple, dans la Knesset actuelle, élue le 17 mars 2015, le parti le plus fort électoralement est le Likoud (centre droit et droite), mais il n’a obtenu que 23,4% des voix, soit seulement 30 sièges sur 120, c’est-à-dire seulement la moitié de la majorité absolue nécessaire à assurer une stabilité pour gouverner. Les autres partis ont recueilli moins de 20% des voix et dix partis sont représentés à l’assemblée.

Ainsi, l’Union sioniste, qui était une coalition composée des travaillistes, de centristes et d’écologistes, dirigée par Isaac Herzog, était arrivée en deuxième place avec seulement 18,7% des voix (24 sièges), Liste unifiée d’Ayman Odeh (extrême gauche), en troisième position avec 10,6% des voix (13 sièges), Yesh Atid d’Yair Lapid (centristes) a recueilli 8,8% des voix (11 sièges), Koulanou de Moshe Kahlon (centristes) 7,5% des voix (10 sièges), etc.

Depuis très longtemps, le paysage politique d’Israël est donc éclaté et les gouvernements ne tiennent qu’en raison d’un accord de coalition entre plusieurs partis. Comme sous la Quatrième République française, cela donne de l’importance considérable aux petits partis (ici religieux), une importance disproportionnée si l’on regarde leur audience électorale. Du reste, l’Allemagne a le même problème, elle aussi représentée par des députés élus à un scrutin mixte dont l’effet proportionnel amène régulièrement les leaders politiques à revenir sur leurs engagements préélectoraux, ce qui renforce les populismes.

Pour former son quatrième gouvernement le 14 mai 2015 et obtenir une majorité à la Knesset, Benyamin Netanyahou a dû conclure une alliance avec cinq partis : le Likoud (qu’il dirige), Koulanou, Le Foyer Juif, Shas et Judaïsme unifié de la Torah, l’ensemble représentant 61 sièges sur 120.

C’est une coalition hétéroclite puisque Koulanou est centriste, deux partis sont ultra-orthodoxes (Judaïsme unifié de la Torah et Shas : 13 sièges) et un autre est religieux nationaliste (Le Foyer juif : 8 sièges). Enfin, le 30 mai 2016, a rejoint la coalition gouvernementale (passée à 67 sièges sur 120) Israel Beytenou (6 sièges), parti créé et dirigé par Avigdor Liberman (ancien membre du Likoud et plusieurs fois ministre depuis 2001), qui est un parti populiste et national-conservateur.

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Depuis 2015, cette coalition est instable, tant en personnes qu’en partis. Ainsi, le Ministre de la Protection environnementale Avi Gabbay, nommé au titre du parti centriste Koulanou, a démissionné du gouvernement le 31 mai 2016, et surtout, a démissionné de son parti Koulanou pour rejoindre le parti travailliste qu’il a conquis, puisqu’il le préside désormais depuis le 10 juillet 2017 (succédant à Isaac Herzog). À ce titre, Avi Gabbay est devenu le principal rival de Benyamin Netanyahou, dirigeant la coalition de centre gauche contre l’actuelle coalition.

Mais cette défection personnelle n’a pas eu d’incidence sur le gouvernement puisque Koulanou est resté dans la coalition. En revanche, Israel Beytenou, le parti d’Avidgor Liberman, a finalement quitté le gouvernement le 14 novembre 2018 car il s’est opposé au cessez-le-feu conclu avec le Hamas dans la bande de Gaza qu’il a considéré comme une « capitulation devant le terrorisme ». Ce départ a rendu la majorité très fragile (61 sièges sur 120) et tributaire des caprices des partis religieux. Quelques semaines plus tard, un désaccord avec les partis ultra-orthodoxes (représentant 13 sièges) a fait éclaté la coalition. Les députés ont voté le 26 décembre 2018 leur auto-dissolution et l’anticipation des élections législatives au 9 avril 2019. Pendant ces trois mois, le gouvernement de Benyamin Netanyahou gère les affaires courantes et ne peut plus proposer des réformes.

Une nouvelle coalition s’est formée le 21 février 2019, appelée Bleu et Blanc (les couleurs du drapeau israélien), résultat d’une fusion de trois partis, et représentant 11 sièges dans la Knesset sortante. Cette nouvelle alliance centriste est placée sous la direction de Benny Gantz, chef d’état-major de Tsahal (l’armée israélienne) du 14 février 2011 au 16 février 2015, qui a fondé l’un des partis alliés le 27 décembre 2018 (Résilience pour Israël). Benny Gantz n’avait eu aucune activité politique avant le 27 décembre 2018 et veut ainsi concourir aux élections législatives du 9 avril 2019.



Par ailleurs, l’actuel Ministre de l’Éducation et de la Diaspora, Naftali Bennett, ancien collaborateur de Benyamin Netanyahou et ancien membre du Likoud, était devenu président du Foyer juif le 6 novembre 2012, et est resté son leader jusqu’au 29 décembre 2018 où il a quitté ce parti avec deux autres membres, dont l’actuelle Ministre de la Justice Avayet Shaked, pour créer le nouveau parti Nouvelle Droite qui a 3 députés sortants. Cette scission provient de la perspective des élections législatives pour faire plus pression sur Benyamin Netanyahou.

Comme on le voit, la vie politique israélienne est très compliquée, les petits partis étant souvent créés par des dissidents de plus grands partis pour se faire entendre, pour avoir plus de poids politique, ce que le scrutin proportionnel renforce.

Quelles sont les tendances pour ces élections du 9 avril 2019 ?

Si l’on se fie aux derniers sondages (ils sont nombreux en cette période électorale), Benyamin Netayahou pourrait être relativement rassuré sur les chances de remporter une nouvelle fois les élections, malgré les scandales financiers qui l'ont touché. En effet, les sondages donnent sa coalition de centre droit gagnante avec entre 63 et 69 sièges (sur 120). Son parti seul, le Likoud, est crédité de 28 à 32 sièges, soit environ la représentation qu’il a actuellement (30).

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De plus, le Président des États-Unis Donald Trump n’a pas cessé de l’aider électoralement avec deux annonces diplomatiques majeures dont une récente : la reconnaissance des Américains de la souveraineté israélienne sur le Golan (le 24 mars 2019), ainsi que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël et le transfert de Tel-Aviv à Jérusalem de l’ambassade des États-Unis en Israël (annoncé le 6 décembre 2017, réalisé le 14 mai 2018). Le Président du Brésil Jair Bolsonaro a, lui aussi, renforcé le leadership international de Benyamin Netanyahou par sa visite à Jérusalem le 1er avril 2019.

Le principal concurrent du Premier Ministre sortant, la coalition de centre gauche incluant les travaillistes et la nouvelle alliance Bleu et Blanc, serait, selon les sondages, en retard, avec seulement entre 51 et (pour les plus optimistes) 58 sièges sur 120, alors qu’au début du mois de mars 2019, les sondages lui attribuaient plus de sièges que la coalition de Benyamin Netayahou. Le parti travailliste seul n’aurait qu’entre 8 et 10 sièges, selon les sondages, soit nettement moins que dans la configuration actuelle (19 sièges).

La surprise viendra peut-être de la nouvelle alliance centriste Bleu et Blanc qui serait créditée par les sondages de 29 à 32 sièges, ce qui est beaucoup pour une nouvelle formation, même si, au début du mois de mars 2019, des sondages lui donnaient jusqu’à 38 sièges. Bleu et Blanc serait donc au coude à coude avec le Likoud pour être la première formation politique. Ce ne serait probablement pas assez pour gouverner, mais l’enjeu pourrait être le suivant : si la coalition de Benyamin Netanyahou est capable ou pas d’obtenir la majorité absolue.

Si la coalition de centre gauche faisait le meilleur score, ou s’il n’y avait aucune majorité, il serait probable que ce ne seraient pas les travaillistes qui dirigeraient le prochain gouvernement israélien, mais la nouvelle formation Bleu et Blanc dont le leader, le général Benny Gantz pourrait devenir Premier Ministre. Dans ce cas, il ne serait pas le premier ancien chef d’état-major à diriger un gouvernement car il y a eu Yitzhak Rabin et Ehud Barak (et d’autres chefs d’état-major ont eu des postes politiques très importants, comme Ministres de la Défense, ce qui fut le cas de Moshe Dayan et Shaul Mofaz).

Si, au contraire, la coalition de centre droit et de droite gagnait de nouveau ces élections législatives, Benyamin Netanyahou, qui est Premier Ministre du 18 juin 1996 au 6 juillet 1999 et depuis le 31 mars 2009 (réélu le 18 mars 2013 et le 6 mai 2015), pourrait dépasser le record de longévité au pouvoir détenu actuellement par le fondateur de l’État d’Israël, David Ben Gourion, Premier Ministre du 14 mai 1948 au 26 janvier 1954 et du 3 novembre 1955 au 26 juin 1963. Le 9 avril 2019, Benyamin Netanyahou aura effectivement dirigé un gouvernement israélien pendant 13 ans et 27 jours, soit 100 jours de moins que David Ben Gourion.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (02 avril 2019)
http://www.rakotoarison.eu



Pour aller plus loin :
Poisons et délices de la proportionnelle.
Les enjeux des élections législatives israéliennes du 9 avril 2019.
Golda Meir.
La lutte contre l’antisémitisme est l’affaire de tous !
Les Accords de Camp David.
La naissance de l’État d’Israël.
Massacre à Gaza.
Emmanuel Macron et le Vel d’Hiv (16 juillet 2017).
Tentative de paix en 1996.
Un géant à Jérusalem.
Shimon Peres.
Israël est une démocratie.
Yitzhak Rabin.
Le Président Peres.
Ariel Sharon.
Ehud Olmert.
Benyamin Netanyahou.
Yasser Arafat.

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42 réactions


  • Raymond75 7 avril 19:14

    Avant que cet article ne soit saturé par les propagandistes habituels, je voudrais faire une simple observation :

    Ce pays pratique la proportionnelle intégrale, et fait la démonstration que ce système est mauvais ! Aucune majorité apte à gouverner ne sort des urnes, ce qui conduit à des alliances avec des groupes minoritaires, et le plus souvent ultra minoritaires. C’est ainsi que des partis extrémistes d’extrême droite sont au pouvoir et imposent leurs compromis ; pourtant l’extrême droite devrait être bannie des esprits de ce pays et de la diaspora. On voit aussi des partis religieux au pouvoir, qui poussent à la colonisation croissante de la Palestine occupée depuis 1967 pour des raisons mystiques.

    On peut constater aussi que ce pays vit dans une peur permanente entretenue d’une agression, alors qu’il possède une armée très puissante et totalement soutenue par les USA, tout comme son budget.

    La peur est mauvaise conseillère ; mais depuis l’assassinat de Rabin par un Israélien il ne semble plus possible de réfléchir à la paix ... Ce pays tout petit est entouré de murs ; il est une sorte d’île dont on ne sort qu’en avion ou en bateau, car même les frontières théoriquement ouvertes avec la Jordanie et l’Egypte ne sont pas franchies.


    • kader kader 8 avril 20:18

      @Raymond75
      « Le bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil. » (Abraham Lincoln, 1856).

      voila comment il faut traiter les palestiniens.


    • Jonas 9 avril 22:43

      @kader
      Mais de quels Palestiniens il s’agit ceux du Hamas ou ceux du Fatah , ces deux frères ennemis, qui ne diffèrent en rien de leurs frères en religion , qui les entourent , ni par la cruauté , ni par la répression de leurs opposants ? 
       


  • izarn izarn 7 avril 19:24

    Netantayou est un escroc, la honte du peuple juif.

    Sa place est en prison.


  • acab2 8 avril 01:12

    Merci pour nous avoir parlé de l’imminence de cette élection. Il y avais moyen de nous présenter les principales propositions, les principaux enjeux de cette élection, j’en aurais été ravi.


  • Christian Labrune Christian Labrune 8 avril 01:35

    Excellente description du système de représentation politique en Israël. Et pourtant, c’est d’une telle complexité que l’entreprise n’était pas des plus aisées.
    Ce qui aurait été intéressant, c’est que les enjeux actuels du débat politique fussent un peu précisés. En France, les notions de gauche et de droite n’ont plus beaucoup de pertinence. En Israël, elles n’ont jamais vraiment correspondu à celles que nous connaissons ici, et dire qu’un tel est à gauche ou à droite, cela ne permet pas de comprendre grand chose. Comment, par exemple, définir le nouveau parti bleu-blanc ? Benny Gantz paraissait plutôt « à droite » avant d’être obligé de ratisser sur le centre gauche. Moshe Ya’Alon, lui, est carrément « à droite », et le pauvre Lapid, qui est une sorte de Macron, est partout à l’extrême centre, et donc nulle part. Il était même à Paris ces derniers jours, alors que le Quai d’Orsay, très imbécilement, venait de condamner la reconnaissance par l’Amérique de la souveraineté sur le Golan. j’entendais ce soir une interview de Netanyahou qui aura fait des gorges chaudes d’une pareille inconsistance.

    C’est très drôle, par exemple, quand des ignorants, par malveillance, parlent à propos de Netanyahou de son « gouvernement d’extrême droite ». En France, jusqu’à ces dernières années, on tolérait beaucoup mieux l’extrême gauche que l’autre extrême parce que l’extrême droite s’était définitivement discréditée en collaborant avec l’Allemagne nazie. Elle apparaissait donc comme la première cause de l’antisémitisme et suscitait la même horreur et la même répugnance que le nazisme, En revanche, on pourrait difficilement prétendre qu’un Moshe Feiglin, parmi les plus à « l’extrême droite », soit un antisémite ! On peut dire si on veut qu’il est un traditionaliste, un libéral, un nationaliste. Le fait que la « gauche » israélienne, dans la violence polémique du débat politique utilise aussi, pour discréditer l’adversaire, des notions empruntées à l’Europe, n’arrange pas les choses et facilite les confusions. 

    Dommage par ailleurs que tout article qui traite d’Israël -un sujet passionnant et sur lequel il y aurait tant à dire ! doive donner lieu, inévitablement, dans la suite des commentaires, aux braiements des minus habens ravagés par la pathologie antisémite.


    • Raymond75 8 avril 08:35

      @Christian Labrune

      Ah mais oui mais que c’est bien sûr : les commentaires de cet articles sont ’ravagés par la pathologie antisémite’ !!!


    • Raymond75 8 avril 08:37

      @Christian Labrune

      En effet, l’extrême droite israélienne n’est pas antisémite (ne pas rire), elle est simplement anti-arabes (mais qui sont aussi des sémites).


  • Laulau Laulau 8 avril 07:16

    « Les hommes naissent libres et égaux en droit ».

    Ça n’est pas le cas en Israël et ce pays n’est donc pas une démocratie. Alors les élections ...... Quelle importance ?


    • JPCiron JPCiron 8 avril 16:45

      @Laulau

      Effectivement.

      L’article est intéressant, mais le titre m’a fait sursauter.


    • Jonas 10 avril 09:05

      @Laulau
      << Les hommes naissent libres et égaux en droit.>> 
      Est -ce que cela a un rapport quelconque avec les valeurs des pays arabo-musulmans et musulmans non arabes ? 

      Ces pays , arabo-musulmans et musulmans non arabes ,au nombre de 57 ( cinquante -sept) sont des adeptes de la démocratie , du respect de la personne humaine , de l’égalité hommes/femmes , comme celle des minorités , ethniques et religieuses, un havre de paix, pour les malheureux et les persécutés etc. C’est d’ailleurs , pour cela , que les immigrés venant de ces pays se précipitent au péril de leur vie , pour des pays qui n’on rien a voir avec les valeurs, la culture , les moeurs , les traditions de ces pays , qui en ce début du XXIe siècles se massacrent comme à l’époque du prophète et des quatre premiers califats dont trois ont été assassinés, par amour du prophète et d’Allah. 
      « La démocratie sonne bien avec islam » les algériens par leur manifestions quotidiennes nous montrent le bel exemple, qu’ils ont vécu depuis 1962, soit 57 ans. 


    • Christian Labrune Christian Labrune 10 avril 13:06

      @Jonas

      Vous généralisez trop ! Il y a quand même des exceptions, et par exemple le sultanat de Brunei que vous vous gardez bien d’évoquer. S’il y a quelque part une vraie démocratie où j’aimerais bien vivre, c’est là
      A la rigueur, resterait le Venezuela, mais ce n’est pas demain, hélas, qu’on y appliquera strictement la charia.
      Allah akbar !


    • Jonas 10 avril 16:46

      @Christian Labrune
      Mon cher Christian , cet Emirat du bout du monde , Brunei, un des pays les plus riches du monde a instauré la peine de mort par lapidation pour punir l’homosexualité et l’adultère , l’imputation d’une main et d’un pied pour les voleurs et la peine de mort pour le viol. Cette législation est d’inspiration islamique , il veut imiter l’Arabie saoudite. 
      A l’ONU, les pays Occidentaux condamnent et les 57 pays musulmans comme d’habitude approuvent et ne disent mot. 
      En Occident, les immigrés, arabo-musulmans et musulmans non arabes , se répandent , sur les réseaux sociaux , pour critiquer Israël , qui est d’après eux non démocratique et raciste. Comme si les 57 pays musulmans sont exemplaires , en démocratie ( qu’ils ignorent , sauf pour faire le buzz, ) et pour le respect de l’être humain, comme au Pakistan, Turquie, Iran , Soudan, Algérie, Libye, Syrie , Irak ,Yemen, Somalie etc. 
      PS : L’Algérie , vient d’interdire un journaliste de l’AFP , la liberté de la presse commence bien ! Allah Akbar !


  • Ilan Tavor Ilan Tavor 8 avril 08:19

    Après avoir indiqué qu’il annexerait les implantations en Judée-Samarie en cas de victoire, Netanyahu semble lancer dans une course aux promesses et menaces en cas de défaite de son parti et de la coalition qu’il souhaite mener. Il vient de faire l’annonce dramatique qu’il envisage de demander l’asile politique à Téhéran en cas d’échec.

     

    Afin de décrire la situation catastrophique qu’il prévoit en cas de défaite, le premier ministre a affirmé être prêt à demander l’asile politique à l’Iran. Netanyahu indique ainsi « Je n’aurais aucun souci pour trouver mon chemin en Iran, j’ai déjà tous les plans. »

    De leur côté les Iraniens affirment être disposé à considérer la demande, à condition qu’il vienne avec les documents dérobés et sans sa femme.


  • kader kader 8 avril 19:11

    INCROYABLE : il y a encore des partis religieux. C’est un non sens total c’est une aberration intellectuelle digne de la croyance en terre plate.

    « Après 70 ans d’excavations et de fouilles extensives sur la terre d’Israël, les archéologues ont trouvé que les actions des patriarches sont des histoires de légende ; nous n’avons pas séjourné en Egypte, ni fait un exode, nous n’avons pas conquis la terre. Il n’y a pas non plus de mention de l’empire de David et de Salomon. Ceux qui s’y intéressent savent tout cela depuis des années, mais Israël est un peuple têtu et ne veut pas en entendre parler. »

    Professor Ze’ev Herzog teacher in the Department of Archeology and Ancient Near Eastern Studies at Tel-Aviv University. (Ha’aretz Magazine, Friday, October 29, 1999)


    • JPCiron JPCiron 9 avril 09:38

      @kader

      Merci de rappeler cela.
      La foi est une chose.
      Les faits en sont une autre.
      Il n’y a pas de raison de les opposer.
      Par contre, il convient de réfléchir aux liens entre pseudo-faits et piliers de la foi, que nous avons créé au fil des siècles.


    • kader kader 9 avril 22:35

      @JPCiron
      cest juste pour rappeler que aucun prophete n’a jamais rien écrit
      que les écritures sont toujours politiques
      d’ou les énormités qu’on trouve dans les religions du livre


    • Jonas 11 avril 20:19

      @kader
       Votre opinion est acceptable et respectable dans un pays démocratique . En Israël , pays démocratique , non seulement on peut nier l’existence des prophètes , on peut même se moquer d’eux. Lisez la presse de ce pays en langue Anglaise.
       
      En revanche , cela est impossible , de le dire ouvertement dans un pays musulman, sous peine de mort ou de prison. Le petit Emirat de Brunei , vient de le confirmer. Quant à la Turquie de l’islamiste Erdogan , celui-ci a fustigé des manifestants , qui viennent , par leurs slogans perturber ,l’heure de la prière en passant devant une mosquée. 

      Je ne vous citerai pas l’Arabie saoudite, les Emirats du Golfe, le Pakistan et tant d’autres. 

      Je vous rappelle , qu’Israël , est le seul , pays démocratique , qui a envoyé , un premier ministre en prison , Ehud Olmert , rejoindre , un ancien Président de l’Etat, Moshé Katsav, pour ses frasques. C’est un juge Arabe, Chrétien , George Kara , faisant partie de la Cour suprême , avec ses collègues , qui ont respecter la loi, avec l’aide de presse libre et indépendante .
       
      Je ne pense pas que vous verrez cela de votre vivant dans un pays , arabo-musulman et musulman non arabe . 


  • arthes arthes 9 avril 16:17

    arf...Mon smiley est naze, c’est celui ci que je voulais ajouter : smiley Pour l’épisode du centre culturel...

    Bon, un rire jaune, ça peut le faire aussi...


  • seul le contenu compte... seul le contenu compte... 10 avril 12:08

    Dommage que sylvain ne soit pas capable de réaliser que ce sont les outils et moyens de communication qui sont la cause de la prochaine évolution sociale.

    Oh que si.

    Parce que les outils et moyens de communiquer sont déjà perçus comme étant LE danger par tous ceux qui veulent pérenniser les actuels systèmes de gouvernances ’ représentatifs ’, mais littéralement sous contrôles des ’ partis ’.

    Les partis sont des dinosaures en voie d’extinction, sylvain.

    Cette évidence saute aux yeux de n’importe qui de censé.

    Mais il est aussi vrai que ceux qui profitent de ces systèmes de gouvernance de ’ partis ’ ne peuvent aborder le sujet...

    Quand je t’écris que tu vas finir aux oubliettes de l’ Histoire comme ayant été un petit prosélyte de l’élitisme partisan, ce n’est que ce qui va t’arriver. 


  • Christian Labrune Christian Labrune 10 avril 12:57

    La modération a dû supprimer quelques messages particulièrement antisémites aussi bien que les remarques sévères que je leur avais appliquées.. C’est bien.

    Elle en a toutefois supprimé un qui eût mérité de rester en place. Quelqu’un me disait : « et sur le fond », comme si ma première intervention ne touchait pas, déjà, quoique sommairement, au fond de la question. Je renvoyais donc à une dizaines de commentaires fort longs que j’avais écrits sur une autre page :

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/elections-en-israel-netanyahou-a-213991#forum5466196

    Je pourrais évidement écrire un article très documenté sur les dernières élections en Israël, mais je ne vais pas perdre mon temps pour proposer cela à une modération qui fera tout, comme d’habitude, pour en empêcher la publication. Si quelque chose est publié là-dessus, je me contenterai de commenter.


    • Jonas 10 avril 17:25

      @Christian Labrune
      Je suis appelé , par des amis ,pour parfaire mon entraînement pour le Marathon de Paris , le 14 avril.Dès mon retour, je vous transcrirai, succinctement une interview , donnée par François Nourrissier , dans une émission de France culture , nommée « A voix nue » du 23 mars 2003. François Nourrissier a été a 22 ans un humanitaire comme ,on dit aujourd’hui , de 1949 à 1950 au Proche-Orient, Il a approché les réfugiés « arabes musulmans de Palestine » comme , cela se disait à l’époque, il n’a jamais entendu, parmi les réfugiés palestinien d’une quelconque revendication d’un« Etat palestinien » parmi , eux qui étaient au nombre , de 680 000 , Voilà , un témoignage oculaire , qui détruit , cette revendication , tardive de cette fable d’un« Etat Palestinien existant » Je répète , François Nourrissier était alors âgé de 22 ans et faisait partie d’un comité du « Secours catholique ». 
      Ce témoignage rejoint celui du Libanais de Ghassam, Tueni, qui relatait , en tant que témoin oculaire , lui aussi , lors du Partage de la Palestine par L’ONU, « Des délégation de pays Arabes étaient présentent et parmi elles - »UNE VAGUE DELEGATION PALESTINIENNE ". Vous lisez bien , une vague délégation palestinienne. ( Un siècle pour rien , Jean Lacouture ,Ghassan Tuéni,Gérard D. Khoury . Ed. Albin Michel , 2002, p. 89).  


    • Christian Labrune Christian Labrune 10 avril 18:29

      @Jonas
      Ce n’est qu’après la guerre des six jours que la fable d’un « peuple palestinien » a commencé à prendre corps. La chose a été inventée par la propagande soviétique et des « intellectuels » français ont tout de suite mordu à l’hameçon, dont le pauvre Jean-Paul Sartre qui, sur le plan politique, n’en était plus à une connerie près. Jean Genet, qui fantasmait déjà beaucoup sur les soldats allemands au début de l’occupation et qui avait les mêmes goûts que Yasser Arafat, s’est tout de suite enthousiasmé lui aussi pour la défense des pauvres et bons Palestiniens. Les attentats de Septembre noir aux jeux de Münich, au tout début des années 70, où des athlètes israéliens avaient été atrocment torturés puis exécutés, cela aurait dû leur mettre la puce à l’oreille, mais quand on est politiquement aveugle de naissance, on ne voit rien.
      Je viens de passer cinq minutes à essayer, sans succès, de retrouver un passage du bouquin de Tarnero Le nom de trop, Israël illégitime, que j’avais pourtant recopié il y a quelques semaines sur ce site. L’auteur raconte qu’un journaliste, à Lille si mes souvenirs sont bons, lui dit à peu près qu’il ne peut quand même pas nier que les Israéliens, en mai 48, ont sauvagement attaqué le royaume de Palestine. Il rencontre ailleurs quelqu’un qui a des responsabilités dans une chaîne de télévision, et qui pense que la Cisjordanie se trouve du côté du Caucase !!!
      Cela me rappelle, probablement vers 2014, une petite conversation avec une voisine, dans l’ascenseur. Elle se rend à une manifestation pro-palestinienne. Je lui parle du mufti de Jérusalem.
      -Qui ?
      -Mohammed Amin al-Husseini...
      - ???
      -Vous n’en auriez jamais entendu parler ?
      -Ah, non, c’est bien la première fois.

      Cela dit, des réfugiés palestiniens, cela existe, particulièrement au Liban où ils sont privés par la loi de toute citoyenneté, où une espèce d’apartheid leur interdit beaucoup d’activités professionnelles. On les maintient ainsi délibérément dans la misère comme les fauves qu’on privait de nourriture, à Rome, avant de leur livrer des condamnés à bouffer devant le public, dans les arènes..


    • Jonas 11 avril 14:20

      @Christian Labrune(1)
      Bonjour , 
      Chose promise chose due. 
      France culture , à retransmis son émission « A voix nue » le 4 avril 2019 de François Nourissier ,journaliste , écrivain et ancien membre de l’Académie Goncourt. ( La première diffusion .24 au 26 mars 2003 en 1-2 et 3 Parties)

      Je vous conseil ardemment de l’écouter , surtout la 3eme partie , qui est rudement intéressante à plus d’un titre. Elle vous confortera , comme elle m’a conforté, que « l’Etat palestinien souverain » n’est qu’une fable. . François Nourrissier avait 22 ans , et ne connaissait rien , aux affaires du Proche-Orient ni au judaïsme. Son témoignage  tort le coup , à ce mensonge éhonté d’un Etat Palestinien qui a existé avant la création de l’Etat d’Israël.
       
      Pour vous , cher Christian Labrune et pour celles et ceux qui ont soif de vérité historique , je transcris , quelques passages de l’ Interview de François Nourissier. Interview faite ,par l’excellent , Jean Lebrun , qui est arrivé à le faire accoucher , sur son voyage auprès des réfugiés Palestiniens entre 1949/1950. Où il a été envoyé par le Secours catholique. A l’époque , il n’y avait pas de ONG, ni de l’organisation des Droits de l’homme. extraits rapides, pour vous mettre l’eau à la bouche. 

      << Dans le cabinet de Robert Schuman, qui était ministre des Affaires étrangères , se trouvait un homme nommé Robert Rochefort , un protestant converti qui était passionné et voulait faire quelque chose. C’est lui qui créa plus tard le Haut commissariat aux réfugiés dont il sera le premier haut commissaire. Le ministère des Affaires étrangères et l’Archevêque de Paris , travaillaient la main dans la main. Et moi , je me suis retrouvé à l’âge de 22 ans , dans ce comité. Quand ils m’ont vu assis à leur table , ils ont tous dit « vous serez secrétaire » de sorte que je savais tout , je notais tout .J’étais admirablement bien placé pour pour voir comment tout cela fonctionnait. Il y avait , des journalistes, le professeur Louis Massignon, il y avait aussi Robert Barrat , qui était un homme important de Témoignage Chrétien.et qui passera ensuite dans la grande presse. Tous ces gens étaient de bonne qualité.(suite )


    • Jonas 11 avril 14:57

      @Christian Labrune (suite 2) de l’interview de François Nourrissier.

      << Alors , on se retrouve tous là-bas et on découvre les premier camps de réfugiés . C’étaient quoi ! des gens de Palestine, arabes musulmans (Nourissier précise , c’étaient des réfugiés de Palestine Arabes musulmans ,parce qu’il y avait des juifs palestiniens des druzes , des Circasiens etc ndlr)), qui étaient partis au moment de la première guerre des pays Arabes avec Israël. C’est une guerre, qu’eux Arabes avaient déclenchée et qui s’est retournée à l’avantage d’Israël. 

      Alors les palestiniens sont partis. Certains disent ,qu’ils ont été, chassés , d’autres qu’ils avaient eu peur et ils se sont sauvés. D’autres que ce sont les pays Arabes qui les incitaient à partir par radio, le seul moyen de l’époque. Bref , il était impossible de ce faire une idée juste. Mais il y avait une réalité qui été les camps. Ces camps étaient alimentés par les organisme de l’ONU. C’étaient des camps misérables de tentes bédouines. La situation était misérable. 
      Alors , on a tout de suite dit , il faut les faire « revenir » mais ils ne voulaient pas, personne ne voulait , alors il faut les intégrer là où ils sont. Il y en avait au Liban, en Syrie, en Jordanie , en Egypte et même en Irak. On a envoyé des reponsables du comité , auprès des dirigeants de ces pays , on leur disant intégrés-lés ! il y avait 680 000 , c’est ça la taille du problème des réfugiés en 1949 ; il n’en est pas question . Partout , on nous a répondu « NON ,CE SONT LES SOLDATS DE LA FUTURE RECONQUETE », alors sous-entendu , il est bien qu’ils pourrissent dans les camps , cela fera des soldats plus valeureux .>> 


    • Jonas 11 avril 15:28

      @Christian Labrune ( suite 3) de l’interview de François nourissier. 

      << Puis , on a vu le problème naître plus tard, on disait à l’époque des -fedayns-, puis plus tard bien plus tard , des palestiniens. Je suis arrivé , ici , je ne connaissais , rien au judaïsme. Pas de sympathie , pas d’antipathie , je savais des choses , comme tout le monde.
      Et puis j’ai découvert , sur place que la politique Française , la sensibilité dans les Ambassades et les Légations , était une sensibilité traditionnellement tournée vers les ARABES, cela daté des capitulations de l’échelle du Levant , ça daté même des croisades, d’une certaine façon . LA POLITIQUE FRANCAISE ,au Proche-Orient est une politique ARABE. 

      J’étais un jeune homme Français de 22 ans , qui essayais de comprendre et qui se jurais , de ne pas prendre partie , dans sa tête ni dans son coeur dans tout ça , mais s’était quelquefois très difficile. Parce que j’entendais dire des choses qui me paraissaient énormes. ( des choses énormes contre les juifs dans un comité de secours catholiques ndlr).>> @ Christian Labrune , j’ai essayé de transcrire , le parler en écrit, laborieusement . Pour l’interview intégrale , elle est toujours sur le site de France culture , dans l’émission « A voix nue » de François Nourrissier , par Jean Lebrun, du 8 avril 2019. 
      Vous serez surpris , par ce que dit ce témoin oculaire , sur les régimes arabes de l’époque , et sur leur insensibilité sur la misère et la douleur de leurs « frères palestiniens ». Le malheur des palestiniens a servi les régimes arabes , pour se maintenir au pouvoir et pour faire diversion sur l’état lamentable de leur situation, politique ,économique et sociale. 
      La preuve, la meilleure preuve est donnée par les manifestations en Algérie, que le régime du parti unique , a endormi ,pendant 57 ans. 
      Lors de la guerre de 1967, comme celle de 1973, l’Algérie , avait envoyé des contingents de soldats , contre Israël sans jamais annoncé le nombre de morts des algériens dans ces deux guerres. 


    • Christian Labrune Christian Labrune 11 avril 17:58

      Vous serez surpris , par ce que dit ce témoin oculaire ,

      ...................................................
      @Jonas

      Ca m’étonnerait quand même un peu que je puisse être surpris : tout ce que vous rapportez des propos de Nourissier, le le sais depuis une éternité, et je n’écrirais pas si souvent à propos d’Israël et de son histoire si je n’en avais pas une connaissance qui, certes, n’est pas celle d’un spécialiste, mais qui est quand même très suffisante pour que je ne me risque pas à raconter des conneries.

      Ce qui est intéressant dans ce témoignage, c’est qu’il est question de Massignon qui a été le maître à penser de tous les initiateurs d’une politique pro-arabe du Quai d’Orsay. Il est bien le dernier qu’on puisse suspecter d’être passionnément sioniste et donc partial. Tarnero écrit à la page 152 du bouquin que j’évoquais plus haut dans un autre commentaire : « Louis Massignon a déjà tout compris du »péché originel d’Israël. Avec Vincent-Mansour Monteil il sera un farouche opposant à Israël au nom d’un déni religieux du droit des Juifs à la construction de leur Etat. Autour d’un comité France-Islam, il convainc la diplomatie française de l’importance du maintien des lieux saints chrétiens sous l’autorité française car « l’Etat sans messie d’Israël » ne saurait leur imposer un contrôle« .

      On reconnaît bien là le vieil antisémitisme chrétien. Si ces gens-là décrivent à cette époque la situation des réfugiés telle qu’elle est, c’est donc vraiment parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement sans mentir d’une manière éhontée.

      Cela dit, interrogez n’importe quel pauvre bougre mobilisé par la cause palestinienne, et vous vous apercevrez vite que, pour lui, les Juifs ont salement attaqué les Arabes de la région au lendemain du 14 mai 48, jour de la déclaration d’indépendance lue par Ben Gourion, Ils ont détruit leur état et essayé de les chasser de toute la Palestine. Terrible guerre d’extermination aboutissant à cette catastrophe que fut la »nakba«  ! Certains vous diront même que, depuis, les Arabes palestiniens ont fait l’objet d’un véritable génocide. La preuve, c’est qu’en 49 il en restait à peu près 250 mille en Palestine et qu’ils ne sont plus aujourd’hui que 1.75 million. Pour dissimuler l’apartheid atroce, dont ils sont victimes, on leur a donné la nationalité israélienne et le droit de vote. Ils ont des députés à la Knesset et peuvent prétendre à tous les postes de la fonction publique pourvu qu’ils en aient les capacités. L’apartheid en Afrique du Sud était bien différent, mais c’est que les Juifs sont plus habiles à dissimuler leurs méfaits : pour faire taire ceux qui parleraient d’apartheid, on accorde des droits égaux et tout à fait réels aux citoyens arabes, et le tour est joué ! Un état juif ne peut être évidemment qu’un état d’apartheid parce que les Juifs sont méchants par nature !!!

      J’essaierai quand même de trouver le podcast de France Culture. mais c’est une radio que je ne peux plus écouter sans entrer dans une terrible colère. Il vaudrait mieux désormais l’appeler »France Quai d’Orsay« , ou »Radio Vichy" !


    • Jonas 11 avril 19:51

      @Christian Labrune
       Je ne vous ai pas transcrit toute l’interview , pour être honnête c’est un peu barbant ,mais comme je vous l’ai promise, j’ai essayé de vous donnez quelques extraits.
      A propos de Louis Massignon. 
       François Nourrissier , questionnait par Jean Lebrun , sur lui, voici , sa réponse : 

      << Massignon était un grand mystique. Il était un grand chrétien apocalyptique , une sorte de voix illuminée , on ne pouvait pas lui demander des choses rationnelles et raisonnables.>> 

      Il ne faut pas oublier , que François Nourissier , parle de son voyage entre 1949 /50. Varican II était dans les limbes. Il y avait encore des chrétiens qui pensaient constituer le -Verus Israël c-à-d le véritable Israël.
       
      Il fallait attendre le mois d’octobre 1962 , pour que Jean XXIII, réunisse son concile oecumianique —Vatican II -, pour faire du ménage , dans les esprits des chrétiens catholiques. 
      Quant à Vincent Monteil , converti à l’Islam , a rejoint la même poubelle , où fut enfui quelques années après lui, Roger Garaudy. Membre éminent du PCF, et adorateur du petit père des peuples« Staline, » Après son exclusion , du PCF, il avait perdu la boussole , s’est converti , au protestantisme , puis au catholicisme et a la fin a l’islam. Quelle crédibilité peut-on attendre de ces gens là ? 
      Vous avez tort , pour France Culture . Bien sûr , elle manque d’objectivité, sur le conflit , israélo/Arabe, , j’en suis conscient. il m’est arrivé , souvent de le dire de vive voix à Brice Couturier. mais elle reste pour moi ,l’ une des meilleures radios. Une radio intelligente. 


    • Christian Labrune Christian Labrune 12 avril 11:37

      @Jonas

      S’il n’y avait que Brice Couturier à France culture, qui est un bonhomme d’une parfaite honnêteté intellectuelle, fort éloigné des conformismes imbéciles de la presse française, que je regrette de ne plus entendre souvent, je continuerais d’écouter France culture, mais les deux dernières fois où j’ai demandé à mon assistant Google de me connecter à cette chaîne, la semaine passée, il était justement question d’israël et on racontait des conneries. La dernière fois, on tendait même le micro à Leïla Shahid, petite nièce, comme Yasser Arafat, de Mohammed Amin al-Husseini, mufti de Jérusalem et fondateur de la 13 division de la Waffen-SS dans les balkans -quelle famille ! J’étais au fond de ma baignoire et je me suis senti au bord d’un malaise qui eût pu m’être fatal. Vous ne voudriez quand même pas que je mourusse noyé à cause des Palestiniens, j’espère  ! J’ai écrit plusieurs fois au service de France cul qui reçoit les doléances des auditeurs, de sévères protestations. L’une au moins a été publiée sur le site Desinfos, mais la modération d’AgoraVox l’avait censurée ; je viens de la retrouver sans difficulté dans la liste de mes articles proposés, qui n’ont jamais été publiés. Je vous la recopie ci-dessous, dans un message séparé. C’était après les crimes de Montauban et de Toulouse. Des crétins d’AgoraVox, à ce moment-là, comme ceux du journal Le Monde, cherchaient à « expliquer » les motivations du tueur et se scandalisaient même qu’on l’eût refroidi sur place au lieu de l’avoir capturé pour pouvoir lui donner des avocats.


      Les premières émissions de Lebrun (il y a une éternité !) m’avaient plu parce qu’ils maîtrisait fort bien l’emploi du subjonctif. Par la suite, je ne supportais plus, le matin, sa manière d’interrompre brutalement et même grossièrement son interlocuteur pour ouvrir une petite info qui n’avait quelquefois aucun rapport avec le propos entamé. Il était assez honnête, professionnellement, pour ne rien laisser paraître de son catholicisme, mais dans les derniers temps, son discours de sacristie m’était devenu carrément odieux. Je ne l’ai jamais entendu tenir des propos antisémites, mais les chrétiens m’exaspèrent. Je ne suis pas juif, j’ai été baptisé dans la religion catholique et vous n’ignorez pas que je suis athée. Je concevrais très bien qu’un chrétien se convertisse au judaïsme parce que c’est un système intellectuel d’une tout autre complexité, infiniment moins naïf que la théologie chrétienne, mais l’inverse (la tentation de se convertir au catholicisme de la philosophe Simone Weil, par exemple) m’a toujours paru extravagant et d’une parfaite insanité. Je n’ai pas encore cherché le podcast de Nourissier. Je serais curieux de savoir s’il s’interroge d’une manière un peu critique sur l’idéologie particulièrement glauque de tous ces gens qui l’entouraient à l’époque.


    • Christian Labrune Christian Labrune 12 avril 11:49

      Jonas,

      Je vous recopie l’un des nombreux textes que j’ai essayé de faire paraître sur AgoraVox et qui ont été refusés. Il y a bien celui que j’évoquais dans le précédent mail, mais je préfère commencer par celui-ci, qui fut publié sur DesInfos et souligne encore mieux la partialité de cette radio qui, non seulement, manipule les faits, mais peut même, très mal informée, raconter bêtement les pires conneries.


      Mercredi 8 août 2014

      A l’intention de Monsieur le Médiateur de France culture

      Lettre ouverte, que je me propose de publier sur l’Internet.

      Votre radio, que j’écoute quotidiennement depuis la fin des années 60 n’aura guère brillé ces dernières semaines par sa manière d’informer sur le conflit Hamas/Israël. Dès le début du conflit, avant le 10 juillet, je me souviens très clairement d’une présentation des choses déjà aberrante dans un des premiers bulletins d’information de la matinée : Israël commençait à réagir par des frappes aériennes MAIS le Hamas n’était pas décidé à céder et continuait ses lancements de missiles. Il aurait évidemment mieux valu dire, c’eût été plus conforme à la vérité chronologique des faits, que le Hamas continuait ses envois de missiles (il y en aurait plus de 3000 !) MAIS qu’Israël commençait à réagir.

      Les bulletins matinaux, par la suite, ont tous été aussi lamentables. J’ai fini par préférer tourner le bouton et m’informer ailleurs.

      Le comble de l’ignominie -je pèse mes mots – est atteint ce matin. On fait intervenir Rony Brauman, antisioniste enragé qui viendrait de faire paraître dans Le Monde un article incendiaire contre Israël (que je n’ai pas encore lu), et on le fait parler seul, comme si son discours devait être considéré comme parole d’évangile. Après qu’on a systématiquement et, pendant plus de trois semaines, présenté la riposte israélienne comme une agression, le bonhomme peut à bon droit considérer que le pilonnage idéologique aura suffisamment porté et que la haine d’Israël qu’il se propose d’aiguiser encore un peu plus sera déjà suffisamment partagée par tous les auditeurs. De temps à autre, on insèrera dans cette émission de pure propagande des analyses de journalistes qui ont à dire ce qu’ils savent mais ne peuvent pas entrer dans la discussion. L’un, par exemple, explique que le Hamas est complètement isolé, que la plupart des états arabes se frottent les mains à l’idée que l’organisation terroriste puisse être à bout de course. Ils devraient pourtant avoir leurs raisons, non ? Et François Hollande ou Emmanuel Valls – que par ailleurs je n’apprécie guère – , présentés par Brauman comme des suppôts du diable israélien devaient avoir aussi les leurs, pour s’être montrés, du moins au début, si solidaires de l’état d’Israël. Mais cette prétendue singularité, qui mériterait d’être élucidée, par rapport à une détestation faussement présentée comme universelle par Brauman ne sera évidemment jamais interrogée.

      Le plus comique (mais on n’a guère envie de rire !), c’est lorsqu’il est question de la manière dont les Israéliens perçoivent le conflit. Le présentateur de l’émission, qui a choisi de servir la soupe à Brauman, avance complaisamment que 70% des Israéliens jugent aujourd’hui sévèrement la politique de Netanyahou. Non, répond l’autre, un peu gêné, ce n’est pas du tout ça. Et de fait, c’est beaucoup plus de 70% des Israéliens qui approuvent une riposte militaire voulue non seulement par le Likoud mais aussi par les Travaillistes et tous les partis du centre gauche.

        La plupart des media se sont hypocritement émus des émeutes antisémites à Barbès ou à Sarcelles, lesquelles n’étaient pas sans rappeler certaine nuit de cristal de novembre 38. Mais les informations partielles, partiales et mensongères de France culture et d’une grande partie de la presse, de fait, auront bel et bien travaillé à susciter ces exactions, auront donné abondamment du grain à moudre à ces bandes d’irresponsables manipulés par les mouvances fascisantes du soralisme ou de l’islamo-fascisme.

      L’ONU ne fait rien, est complètement impuissante, dit encore le présentateur, épousant l’humanitarisme bêlant de Brauman. Il est aussitôt démenti par l’intervention d’un autre journaliste expliquant que quelque chose « s’est cassé » ces derniers jours entre l’ONU et Israël. Lequel rappelle encore une fois que les états arabes n’ont jamais pesé dans le sens d’une condamnation d’Israël au Conseil de Sécurité, pas même la Jordanie : il y a désormais « une grande gêne des pays arabes vis-à-vis du Hamas ».

      Le comble de l’abjection, c’est lorsque Brauman explique qu’il faudrait cesser de considérer le Hamas comme une organisation terroriste. Il ne serait pas plus terroriste que le Likoud et les partis de la coalition, lesquels recourent aussi à la violence. Comme s’il était possible de comparer un état qui protège ses citoyens à une organisation islamo-fasciste qui, pour parvenir à ses fins en agissant sur une opinion internationale sensible à l’horreur des images et intellectuellement décérébrée, met délibérément en danger la population dont elle devrait assurer la sécurité. Le sophisme grotesque passera sans la moindre esquisse d’un commencement de critique.

      « Vous étiez partisan du droit d’ingérence », dit le présentateur de l’émission, qui paraît décidément n’être bien informé de rien. Non, pas du tout, répond en substance Brauman, qui se lance pour finir dans la défense d’un boycott des produits israéliens sévèrement condamné par ailleurs, et à juste titre, par la justice française.

      Bref, une émission de propagande antisémite grossière et mensongère, absolument scandaleuse sur une chaîne d’information du service public.

      On pourrait opposer cela à une récente intervention de Gilles Kepel sur France 24. Lui a parfaitement vu que le conflit Hamas/Israël n’est pas un conflit local, qu’il s’inscrit dans la progression d’un islamisme radical qui menace de s’étendre du Sahel jusqu’au nouveau Califat. Ce type de questionnement découlait implicitement de plusieurs interventions malheureusement illustratives et hors-débat qui, au cours de cette émission, auront souligné l’isolement du Hamas. Un tel questionnement, des plus urgents, s’est trouvé complètement écrasé par cette répugnante propagande en faveur d’une organisation criminelle dont les activités crapuleuse ne sont plus ignorées que par les organisateurs patentés de la cécité collective. Tout cela est parfaitement méprisable.

      Christian Labrune


    • Christian Labrune Christian Labrune 12 avril 11:53

      Jonas,

      Une autre « lettre ouverte » à France culture qu’AgoraVox aura préféré ne jamais publier.

      Lettre ouverte à France culture.

       C’est avec consternation que j’ai entendu ce matin 24 mars votre émission « Le secret des sources » à propos des événements de Toulouse, et de quelques autres. Comme tous ces derniers jours dans les media, il n’aura été question que de la « récupération » des faits par les politiques, et de la vertu singulière des journalistes, ces héros de la Vérité.

      S’il fallait s’interroger sur l’information en ces circonstances, après des crimes d’une violence atroce, il me semble qu’il serait plus urgent d’examiner la responsabilité particulière d’une grande partie de la presse française depuis plus de dix ans. L’assassin voulait « venger les enfants palestiniens », et il n’est pas le premier à se couvrir de ce prétexte pour perpétrer des horreurs sans nom. Ceux qui ont égorgé et décapité le journaliste juif Daniel Pearl opéraient en video devant une image du petit Al Dura et de son père, complaisamment diffusée par Antenne 2, et la même image était aussi en arrière plan dans telle apparition filmée de Ben Laden. Qui donc est à l’origine, en France et ailleurs, de cette mythologie manichéenne et grotesque opposant, pour un public naïf, souvent très ignorant de l’histoire, les pauvres et bons Palestiniens aux méchants Israëliens, si ce n’est les journalistes ? Toute une soirée a été consacrée, l’an passé, sur Antenne 2, à désinformer sur la situation palestinienne ; et France-culture, à la même date, consacrait une journée entière à illustrer d’images d’Epinal la même mythologie simpliste ; ad nauseam.

      Que des adolescents quelque peu perturbés, fanatisés par tant de prêcheurs qui appellent quotidiennement à l’extermination des Juifs et dont on trouve aisément les videos sur l’Internet se sentent désormais encouragés, dans des municipalités où on organise complaisamment des messes pro-palestiniennes, à incendier des synagogues ; qu’ils en viennent même aujourd’hui au meurtre, cela n’a rien de bien surprenant : un climat général et une tolérance ignoble paraissent les y autoriser.

      J’évoquais l’affaire Al Dura. Quiconque aurait pris soin de regarder le film en coupant la bande son - ce qui devrait être le premier réflexe de tout professionnel du documentaire -, aurait été bien incapable, à la seule vue des images, de se prononcer sur ce qu’elles prétendaient montrer : quand on a le corps criblé de balles, le sang coule, on n’est plus assis dans la même position qu’avant les impacts, et quand on est un enfant mort, on ne soulève pas un bras pour regarder vers le cameraman. Ce reportage avait été mis en doute parce qu’il n’était pas crédible et paraissait même invraisemblable. L’Avocat Général de la cour de Cassation, qui recommandait naguère la relaxe d’un homme qu’on avait traîné devant les tribunaux pour diffamation parce qu’il avait eu l’honneur de faire preuve d’esprit critique, devait reconnaître, ayant connaissance du témoignage des experts, qu’il n’était pas possible de se prononcer clairement en faveur d’une authenticité du document. Toute l’affaire doit être renvoyée, à cause d’un vice de forme, devant une cour d’appel qui sera fondée à se prononcer sur le fond. Que font, depuis le début de cette affaire, nos vertueux journalistes, face à tant de soupçons accablants qui devaient à tout le moins les induire au doute et à la prudence ? Ils ont préféré le réflexe corporatif, ils ont soutenu massivement par des pétitions leurs confrères d’Antenne 2. La vérité ou la Pravda ?

      Quand les roquettes pleuvent sur les villes du sud d’Israël, que lit-on dans la plupart des media français ? Que les Juifs ont riposté, que cela a causé des morts et des blessés : le seul droit qu’on leur reconnaîtrait vraiment sans restriction c’est, si j’ose dire, celui de se laisser massacrer sans réagir. Quand des terroristes palestiniens s’introduisent il y a à peu près un an dans une maison, la nuit, égorgent un couple et même leur bébé, on ne lit presque rien dans la presse française, laquelle tient à souligner que cela se passe chez des « colons », en Cisjordanie. Quoi de plus normal, de plus courageux et de plus héroïque en effet, en pareilles circonstances, que l’égorgement ?

      La consternante déclaration de Catherine Ashton, après le crime de Toulouse, met très bien en lumière la sourde influence d’un journalisme irresponsable, fabricateur de mythes, qui souffle sur les braises d’un conflit qui n’intéresserait pas plus les Français que celui des Tibétains et des Chinois s’il n’y avait derrière tout cela l’éternelle passion triste de la haine antisémite.

      Christian Labrune

      Je me réserve de faire paraître éventuellement cette lettre ouverte sur l’Internet.


    • Jonas 13 avril 09:29

      @Christian Labrune (1)
      Christian.
      Je suis tout a fais d’accord avec vous, et vous avez bien fait d’écrire à France culture pour leur indiquer votre indignation , leur partie pris, et leur manque d’objectivé , ils font des commentaires en oubliant les faits. Mais sachez qu’une une grande partie de ces journalistes Français , parlent d’Israël sans rien connaître de ce pays. Cela me rappelle , cette réflexion de l’académicien Louis Armand ( 1905/1971) constatant , qu’il avait vu des étudiant en biologie , découpant un éléphant au microscope , sans avoir jamais vu un éléphant en vrai.
      Ces journalistes « bébés » devraient se poser la question suivante : « Qu’est-ce qui fait courir les responsables des grands pays comme , ceux , de l’Inde, de la Russie, du Brésil , de la Chine etc a vouloir tisser des liens avec ce petit pays ? » La réponse est donnée par le ministre chinois de la technologie << Pour les hydrocarbures , nous avons les pays arabes , pour la haute technologie , israël. >> Cela veut tout dire. Les pays arabes , peuvent continuer à aboyer , ils le font depuis plus de 70 ans. Avec quels résultats ! 

       Par manque de formation spécialisée, par manque de maîtrise de la langue , des moeurs , des traditions , des coutumes ,de la situation politique propre a ces pays ces journaliste n’appréhendent pas  la gravité des problèmes intérieurs des Etats Arabo-musulmans , dont l’Algérie , et le Soudan, viennent de faire la démonstration , sans parler , des autres, Syrie, Libye , Irak, Somalie, Yemen etc dont les deux Palestine , celle de Gaza comme celle de Cisjordanie ont font partie. Les Palestiniens ne viennent pas de Mars. 


    • Jonas 13 avril 14:15

      @Christian Labrune (2)

      Christian, 
      Voici les raisons pour lesquelles , Israël , est dans le collimateur , de certains journalistes français. Ce n’est pas parce que ce petit pays à tort de défendre son territoire et de protéger ses habitants par la force. Non, tout le monde est admiratif , pour la valeur de son armée et de ses prouesses. Tout le monde sait , que dans cette région , plus que dans d’autres , la force est garante de l’existence. Mais voici, pourquoi , il y a deux poids et deux mesures envers ISRAËL ; Voici pourquoi ,les régimes arabo-musulmans et musulmans non arabes , peuvent tués ,massacrés, persécutés , les minorités ethniques et religieuses , ils peuvent considérer que les femmes valent moins que les hommes. Ces pays ont un traitement spécial dans les médias. (Il suffit de regarder , les massacres quotidiens commis dans ces pays en conflits entre eux) La presse n’est pas intéressée. C’est un peu raciste , de mon point de vue. Un racisme inconscient. 
       
      <<
      Israël appartient à la famille des pays démocratiques. On est plus exigeant avec l’Etat juif qu’avec n’importe quel Etat dictatorial. Même chose avec les Etats-Unis , pendant la guerre en Irak, lorsqu’on a découvert l’existence de Guantanamo.  
      Quand l’Iran ou l’Arabie saoudite recourent à des mesures arbitraires , on est pas surpris . On ne proteste pas ou peu. Quand une démocratie fait la même chose, c’est un scandale. Il y a en bien en effet deux poids et deux mesures.

      Mais c’est heureux. Pour être complet , il faut ajouter qu’il existe aussi quelque chose de plus sourd , un phénomène culturel et psychologique , qui fait des Juifs le point de mire d’une bonne partie de l’opinion mondiale , pour le meilleure et pour le pire. Il y a un adage de presse qui s’exprime d’une manière cynique et lapidaire : « Jews are News ». Ce qui concerne les Juifs intéresse le monde, bien au-delà de l’importance géographique d’un petit pays du Proche-Orient.>>  Laurent Joffrin directeur de la publication et de la rédaction de Libération, dans un entretien , rapporté , dans le livre " Regards croisés sur le Proche -Orient , dirigé par Michel, Derczansky,( Ed.Yago ,2011,p. 268) 


    • Christian Labrune Christian Labrune 14 avril 13:01

      On est plus exigeant avec l’Etat juif qu’avec n’importe quel Etat dictatorial. Même chose avec les Etats-Unis , pendant la guerre en Irak, lorsqu’on a découvert l’existence de Guantanamo.

      .......................................
      @Jonas
      C’est très exactement ce que disait, pour se défausser, dans une interview donnée à i24news dans l’émission « Elie sans interdit » l’actuelle ambassadrice de France en Israël qui est bien la reine des faux-culs. Je ne sais plus quelle déclaration immonde venait de faire Macron (il y en a tant !) et elle n’avait pas trouvé de sophisme plus imbécile. Qui bene amat bene castitgat, comme disaient les latins. Et les chambres à gaz, c’est par amour qu’elles ont été construites ? Ah, les sales cons !
      Je ne connais pas plus Israël que la plupart des journalistes français. Je n’y ai jamais mis les pieds parce que j’ai horreur des voyages, mais depuis plus de vingt ans que je dispose du câble, j’ai toujours eu autant de plaisir à regarder plus d’une heure par jour les chaînes israéliennes (avant I24news, il y avait Guysen TV), que j’éprouvais d’horreur à entendre bavasser des antisémites sur France cul ou France24. La France est devenue un pays absolument antisémite, comme dans les années noires, et à considérer ses media, il est devenu totalement impossible de comprendre ce qui se passe actuellement dans un Moyen-Orient en butte à l’islamo-nazisme iranien. « Radio Paris ment », répétait la BBC dans les années 40. Ca n’a pas changé, et je consulte les media du monde juif comme ce qui restait de Français en France sous le régime de Vichy essayait de capter la radio de Londres où le pourcentage de Juifs, et ce n’est pas un hasard, était bien plus élevé aussi que dans le reste du pays.
      De ce fait, je connais mieux la vie politique israélienne que la nôtre, et la nôtre vue d’Israël apparaît fort clairement dans son accablante nullité. La France, qui voudrait jouer un rôle au Moyen-Orient, est « hors-jeu », disent les Israéliens, et on ne peut évidemment pas leur donner tort. Enfin, je parle des israéliens proches du Likoud, évidemment, et pas de ceux qui se font encore des illusions sur le processus d’Oslo et n’ont pas encore su tirer les conséquences des calamités engendrées. Certains, du côté du Meretz ou des travaillistes, qui justifient le quai d’Orsay, me causent un certain malaise lorsque je les écoute : est-ce que je ne serais pas en train de devenir un peu antisémite !!! Mais non, c’est eux qui sont ennemis d’eux-mêmes, et c’est bien affligeant.


  • arthes arthes 11 avril 14:46

    Pas mal, mes posts ont été supprimés, donc ça dérange de se poser la question de la légitimité de ce concept Israël qui voudrait enjoindre tous les juifs à donner leur sous pour engraisser une poignée de mafieux qui déglinguent leurs voisins pour leur piquer leur terre sous des prétextes religieux  ? Quant à la douceur de vivre dans cette belle démocratie, j’ai des sons de cloches pas très glop de la part de certains résidents qui regrettent avoir tout vendu pour s’y fixer.

    Et alors supprimer cela, je vois pas trop pourquoi non plus !

    http://www.chroniquepalestine.com/pourquoi-israel-a-t-il-detruit-le-centre-culturel-said-al-mishal/

     

    Il y a une question entière et sincère, n’est ce pas ?


    • Ilan Tavor Ilan Tavor 11 avril 15:16

      @arthes
       
      Je vais tenter de vous répondre.
      Les répliques de Tsahal sont à chaque fois la conséquence des attaques aux missiles sur Israel depuis Gaza.
       fait 1 : pas d’attaques aux missiles sur Israel implique pas de réplique de Tsahal

       fait 2 : Le Hamas accorde peu d’importance à la vie humaine mais bien plus à leurs infrastructures et bâtiments. Donc la politique de Tsahal lors des répliques aux tirs de missiles est de ne pas faire de victimes mais de détruire des sites de stockages et de fabrications d’armes ainsi que des quartiers militaires du Hamas qui sont cachés dans divers batiments civils.
       
      Etant donné que nous avons de très bon services de renseignements grace à nos informateurs palestiniens opposés au hamas nous savons avec précision ce que nous devons frapper.

      Bien entendu pour éviter un maximum de perte humaines nous prévenons bien à temps le Hamas que nous allons frapper afin qu’il puisse évacuer les lieux.
      En détruisant le batiment nous frappons au portefeuille du Hamas ainsi qu’à sa capacité logistique.


    • arthes arthes 11 avril 15:50

      @Ilan Tavor

      Merci de votre réponse, cela dit je ne pensais pas autre explication que « c’est la faute au Hamas », parce que, quoiqu’il arrive « c’est la faute au Hamas », je sais que la situation est complexe aussi en Palestine, par ailleurs, des amis français en reviennent, et leur job c’est ...Un peu spécial, donc , pour dire que ce ne sont pas des lapins de 6 semaines, et ils m’en parlent comme d’un camps de concentration terrible , des palestiniens sont séparés de leur amis ou famille en fonction de l’endroit géographique où ils se trouvent ; mais un israélien m’a encore dit : c’est à cause du Hamas....Et très prosaïquement, en ce cas, je finirai par me demander si le Hamas n’est pas l’idiot utile autant pour Israël que d’autres factions arabes (et autres) pour justifier des bombardements iniques et faire perdurer un bordel qui rapporte bien à quelqu’un, mais pas au peuple palestinien qui souffre .

      Pour autant, il s’agissait du seul centre culturel et théâtral à Gaza, des jeunes s’y rendaient pour...Juste faire du théâtre.


    • Christian Labrune Christian Labrune 11 avril 18:17

      @Ilan Tavor

      Après une pluie de roquettes sur les villes du sud, plus massive que d’habitude, il y a déjà plusieurs semaines, Tsahal a riposté. Une centaine de sites, dans la nuit, ont été frappés à Gaza. Pas un seul mort. Ca tient du miracle !

      Déjà, lors du dernier conflit, en 2014, la méthode de Tsahal était de prévenir par téléphone des bombardements ou, aussi bien, de lancer des charges explosives très bruyantes mais non-destructives sur les bâtiments qui seraient ensuite frappés par les missiles. On avait le temps de s’enfuir.

      Cela n’empêchait pas le Hamas de forcer les habitants à se tenir sur les toits pour faire office de boucliers humains. Ca pouvait marcher ou ne pas marcher, parce qu’un pilote ne peut pas tout voir. Mais dans les deux cas, c’était tout bénéfice pour le Hamas. Le bâtiment pouvait être momentanément épargné, mais s’il y avait dans les heures suivantes des cadavres ensanglantés de femmes et d’enfants à photographier dans les décombres, c’était parfait pour Pallywood,

      « Nous aimons la mort comme vous aimez la vie » se plaisent à répéter les brutes épaisses du Hamas. Ce qui est l’exact équivalent du cri de guerre des fascistes de la révolution espagnole : viva la muerte !


    • Christian Labrune Christian Labrune 11 avril 18:47

      Les répliques de Tsahal sont à chaque fois la conséquence des attaques aux missiles sur Israel depuis Gaza.

      ................................................................
      @Ilan Tavor

      Les habitants du sud d’Israël, depuis un an, ont reçu un bon millier de roquettes. Sans parler des ballons incendiaires ou explosifs tombant jusque dans les cours des écoles, des récoltes brûlées, etc. L’insécurité et l’exaspération étaient telles qu’une marche de protestation a été organisée jusqu’à la Knesset. On voulait des répliques immédiates, voire un envoi des chars dans Gaza pour en déloger les islamstes.
      Aux dernières élection, les résultats sont très surprenants : à Sdérot, plus de 60% des votes sont favorables au Likoud, et 20% seulement à Benny Gantz (on peut me corriger si je me trompe : je n’ai pas les chiffres sous les yeux) qui poussait pourtant à une intervention immédiate et massive il n’y a pas quinze jours. Comment ne pas comprendre l’exaspération de gens qui n’ont pas dix secondes pour courir aux abris ? Mais les Israéliens, et Netanyahou tout le premier, n’ont aucun goût pour la guerre, même s’ils disposent des moyens qui leur permettraient, en peu de temps, d’infliger le même traitement aux Gazaouis que celui qui fut réservé aux habitants de Dresde par les alliés en 45.
      La presse française, dans son imbécillité, présente Netanyahou comme un va-t-en guerre. Mais je me demande bien quel chef d’état, en France, tolèrerait que des missiles tombent ici et là sur des villes françaises sans réagir immédiatement.
      Le problème, en Israël, c’est que le Hamas et le Jihad islamique au Sud, le Hezbollah au Nord, ne sont que les marionnettes sanguinaires d’un régime iranien qui tire les ficelles et dont il faut vouloir l’effondrement prochain. Je pense que les habitants de Sdérot, en dépit de leur exaspération, l’ont parfaitement compris.


  • arthes arthes 13 avril 14:27

    Mais les Israéliens, et Netanyahou tout le premier, n’ont aucun goût pour la guerre,

    Bah non, ils sont juste obligés pour étendre leurs colonies et virer les populations qui résistent qui veulent rester sur leurs terres (alors que ce sont historiquement les terres d’Israël) mdr (enfin, y pas de quoi)


    • Jonas 13 avril 16:49

      @arthes
      Mais si les Israéliens s’étendent , c’est parce que les pays arabo-musulmans , leur offre l’occasion en voulant détruire Israël par la guerre et la guerre n’est pas une soirée de couscous avec du thé à la menthe. 

      Avant le 6 juin 1967 , qui occupaient Gaza , la Cisjordanie et Jérusalem-Est ?

      Surtout pas les Palestiniens. Puisque Gaza était gouvernée par les Egyptiens , et la Cisjordanie et Jérusalem -est furent annexées par le roi Hussein de Jordanie en 1950. Cela depuis l’armistice de 1949. 
       
      On ne refait pas l’histoire , mais si la guerre de juin 1967 n’avait pas été déclenchée par le grand héros de l’époque , Gamal Abdel Nasser , ces territoires seraient restés encore entre les mains des deux pays Arabo-musulmans a savoir l’Egypte et la Jordanie.

      C’est le génial , homme politique et grand stratège militaire du monde Arabo-musulman , l’homme qui faisait vibrer la « rue arabe » , l’homme qui faisait pleurer la « rue arabe » a chacune de ses apparitions , Gamal Abdel Nasser , qui par sa logorrhée guerrière , avait ordonné la fermeture du Détroit de Titan et qui avait demandé au secrétaire général des Nations-Unis de l’époque U Than , de retirer les casques bleus du Sinaï. Je sais que cela est ignoré par les masses arabo-musulmanes dans leur pays , je sais que cela n’est pas enseigner par les manuels scolaires des pays arabo-musulmans. Mais cela est la vérité , qui peut-être vérifier sur Internet, journaux de l’époque et les nombreux livres qui relatent les événements de l’époque, avant et après juin 1967. 


    • Jonas 13 avril 17:16

      @arthes( 2)
      Les pays arabo-musulmans ont chacun une armée , mais ce sont des armées prétoriennes.Elles sont là pour défendre les régimes en place et non pour se mesurer à l’adversaire , Israélien, qui leur est supérieur.
      Qui ose aller au devant de l’armée de l’air israélienne, la Syrie, le pauvre Liban , celle des mollahs, qui compte leurs morts à chaque sortie de l’aviation israélienne et font de la gesticulation. 
       
      Donc, comme le dit avec plein de sagesse , le sultan d’Oman , Qabus Ibn Said, « il faut chercher à tranquilliser les israélien », Il a raison les déclarations , incendiaires font chanter et sauter de joie la « rue arabe » , mais avec quels résultats probants. 

      Il faut que les radios , télévisions , dirigeants politiques , et religieux arabo-musulmans , cessent d’aboyer , matin , midi et soir , à l’encontre d’Israël. Il faut qu’ils changent ce vocabulaire guerrier , qui ne leur à apporter que malheur , souffrances et destructions depuis des décennies. Il faut que les dirigeants arabo-musulmans regardent le passé , sinon ,  ils seront appelés à le revivre.  
      Les pays arabo-musulmans , ne sont pas les seuls a avoir des boutefeux , ils existaient , aussi en Israël et ils ne sont pas des manchots. 


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