mercredi 15 juin - par Michel DROUET

Le virus de l’abstention devient résistant

 

S’il y a bien un domaine où la France est performante, c’est avec son nombre d’élus. Un peu plus de 500 000, (1 pour 130 habitants). A priori, il n’y aurait donc pas matière à se plaindre, puisque nous sommes couvés et choyés, et l’abstention aux élections ne devrait pas prospérer jusqu’à en devenir inquiétante et faire le lit de la contestation violente en dehors des urnes. Et pourtant, ça ne fonctionne pas.

On vote pour quoi, déjà ?

Pour le plus beau, pour la plus jeune, pour la plus grande gueule, pour celui (ou celle) qui a fait de la politique son métier, pour celui qui règlera votre différent avec le voisin, qui vous pistonnera pour un emploi, ou bien celui qui vous fera un chèque en fin de mois à la place de votre employeur ?

En fait, ce n’est ni le nombre, ni la volonté qui sont en cause, mais plutôt l’extrême dispersion de leur compétences et la méconnaissance globale de leurs pouvoirs réels qui rendent illisible l’organisation générale du pays pour l’électeur lambda. Tout part de là, de la complexité du système qui rend les choses illisibles, entre la commune, les intercommunalités, le conseil départemental, le conseil régional, l’Etat, ses ministères et ses ministres et ses agences…, l’électeur perd sa boussole citoyenne et ne vote plus pendant que les partis et les élus confortent leur rente.

Qui décide réellement ?

De plus, avec le temps, les doctrines politiques s’effacent et s’adapte au « monde actuel ». Désormais, à droite, principalement, les partis, coalitions ou mouvements déploient les filets dérivants pour constituer des majorités hétéroclites fragiles, à l’échine souple envers l’économie et la finance, y compris dans nos collectivités territoriales. Les parlementaires votent des textes gouvernementaux censés concerner l’intérêt général mais qui s’égarent souvent vers les rivages d’intérêts particuliers favorisant les actionnaires au détriment du partage de la valeur ajoutée. L’Etat, avec le temps, devient donc bizarrement celui qui assure les fins de mois des salariés avec des chèques, des exonérations ou des suppressions de taxes.

Plus de campagnes, plus de débats, (on remarquera le silence assourdissant de Macron et ses affidés pendant les présidentielles et les législatives) des programmes volontairement flous ou hors sujet (là aussi mention spéciale à Macron et ses godillots et leur « campagne » de caniveau contre la Nupes, puisqu’ils n’ont rien d’autre à proposer qui ne soit validé par le Médef). A quoi sert-il d’aller voter se demande le citoyen puisque les élus, frileux ou hésitants, résignés ou enthousiastes, semblent avoir capitulé devant la mondialisation et la confiscation des richesses qui dictent l’ordre du jour des assemblées ?

Rien ne va changer

A chaque élection, la question de l’abstention est remise sur la table mais à chaque fois on a l’impression que c’est pour se donner bonne conscience. Après tout, les élus sont mal élus mais ils le sont tout de même… On nous ressort donc les vieilles recettes du vote obligatoire ou électronique avec une pincée de proportionnelle, de sensibilisation des jeunes dès le collège ou bien encore de la déconnection des législatives de la présidentielle en mettant le reste sous le tapis.

Je suis convaincu que le cosmétique ne marchera pas et qu’il faudra sortir du système d’empilement sclérosé des collectivités et structures étatiques (trop d’élus, trop cher, pas clair,…) et de soumission à l’ordre néolibéral, d’une manière ou une autre et aller vers un système où l’intérêt du citoyen sera pris en compte plus qu’il ne l’est aujourd’hui.

En attendant, dans l’immédiat, rien ne nous sera épargné pour conserver le système actuel en l’état. 



166 réactions


    • Captain Marlo Captain Marlo 16 juin 19:51

      @Soucougnan
      c’est cela à mon sens qui dégoûte les Français et qui les mène à l’abstention, car même s’ils ne comprennent pas tous comment les sondages les ont manipulés

      Certes, il peut y avoir manipulation par les sondages, mais il y a une autre raison, massive, celle-là ! Depuis Maastricht, les électeurs ont compris qu’ils peuvent voter pour n’importe quel Parti, ils ont toujours la même politique, qui ne correspond en rien aux promesses faites par ces Partis politiques.

      Ils constatent la destruction des acquis sociaux, la destruction des services publics, le blocage des salaires et les délocalisations de leurs entreprises. Ils se méfient de plus en plus des promesses politiques sans lendemain des Partis politiques.

      Mais à part l’UPR, (censurée depuis 15 ans pour cette raison) ces partis politiques, de plus en plus désavoués par l’abstention, aucun n’a le courage d’expliquer que les vrais programmes sont européens. Et qu’ils imposent ces politiques foireuses dont ils ne veulent pas. 



    • Captain Marlo Captain Marlo 16 juin 20:11

      @chantecler
      Et la façon dont elle a été pensée dans les années 62 (en 1962 , (élection 1 du PR au suffrage universel ), il s’agissait pour les gaullistes d’empêcher les communistes dont le parti était encore puissant de prendre le pouvoir et toutes les possibilités ont été discutées (cf le livre « c’était De Gaulle » écrit par son pote A. Peyrefitte )

      C’est effectivement Mitterrand qui a poussé le FN dans les médias. D’abord pour diviser la Droite, puis pour servir « d’épouvantail à moineaux » au 2e tour.

      Macron vient de dire qu’il faut voter pour la République !
      Comme si Mélenchon et Marine le Pen n’étaient pas Républicains !?
      Dans ce cas, il faut interdire tous les Partis politiques, sauf celui de Macron !!


    • Eric F Eric F 17 juin 11:59

      @chantecler
      A propos de l’élection du Président de la République au suffrage universel en 62, l’objectif n’était alors pas de s’opposer aux communistes mais de pérenniser le régime en basant la légitimité du président directement sur le peuple et non pas seulement une légitimité historique comme celle personnelle du général.

      Il semble au contraire qu’en 1958 c’est justement pour ne pas risquer l’élection d’un communiste, qui était alors le premier parti de France (25%), que l’élection du président au suffrage universel n’avait pas alors été retenue (référence)


    • Eric F Eric F 17 juin 12:11

      @Captain Marlo

      ’’Comme si Mélenchon et Marine le Pen n’étaient pas Républicains !’’


      L’histoire du concept de ’’front républicain’’ est basée sur l’image totalement dépassée de ce qu’était le FN à ses origines, notamment des nostalgiques de Vichy et de l’OAS. Cette image s’était pérennisée avec la personnalité de Jean-Marie le Pen et ses provocations, alors même que le parti avait déjà évolué. Aujourd’hui le programme du RN est proche de ce qu’était celui du RPR au milieu des années 80, souvenons-nous du slogan ’’au secours la droite revient’’.

      Et concernant LFI, eh bien il est positionné à peu près là où était le PS en 1981, et même bien moins radical concernant les nationalisations.

      Donc cela voudrait dire qu’il y a quarante ans, ni Mitterrand ni Chirac n’étaient républicains !


  • leypanou 15 juin 16:26

    Les 6-7 millions de Canadiens qui n’ont pas accepté de se faire injecter la thérapie génique -à la différence de l’auteur- sont interdits d’avions, bateaux, trains : combien se sont abstenus lors des élections qui ont remis Trudeau au pouvoir ?

    Un gouvernement qui a sauté en restant tranquillement chez soi, je n’en ai jamais entendu parler. Si quelqu’un a un exemple, qu’il le cite.

    Bref, les abstentionnistes, ce sont les meilleurs supports de l’oligarchie : c’est sur qu’ils ne risquent pas un œil crevé ou un balle de flash-ball.


  • mosel 15 juin 18:21

    pourquoi les abstentionnistes ne votent pas. parce que majorite ou pas se fout des electeurs.le fameux 49.3 resoud tout et fait un bras d’honneur a la democratie. on paye des incapables a rien foutre vu que tout se decide a bruxelles.lemaire la dit sur les retraites pas d’accord je sors le 49.3. depute senateur les residus de la france


    • Attila Attila 15 juin 18:50

      @mosel
      Il faut venir voter pour un parti et des candidats dont le programme prévoit la suppression du 49.3.

      .


    • Eric F Eric F 16 juin 14:23

      @mosel
      ’’vu que tout se decide a Bruxelles’’

      Bruxelles était considéré par certains comme une filiale de Washington, mais désormais le siège social en Europe semble plutôt se placer à Kiev, où chacun vient rendre son ’’hommage lige’’


  • Albert123 15 juin 18:43

    « soumission à l’ordre néolibéral »


    je vois bien la soumission mais pas le coté libéral, 


    le léviathan étatique, les apparatchiks qui l’incarnent et le haut niveau de collusion qu’ils ont avec l’oligarchie, n’a rien de llibéral.


    on est plus proche du sovieto féodalisme que du libéralisme qui ne peut exister lorsque l’état pèse plus de 60 % du PIB.


    • Attila Attila 15 juin 18:56

      @Albert123
      Vous confondez libéral avec « néolibéral ».
      Libéral, c’est le moins possible d’État.
      Néolibéral, c’est détourner l’État au service exclusif des très riches cupides : Naomi Klein explique tout ça très bien dans son célèbre livre « La stratégie du choc ».

      .


    • Albert123 15 juin 21:07

      @Attila

      Naomi klein avec la stratégie du choc ne fait que fournir une interprétation simpliste et grossière de ce que lobaczewski avait formalisé bien avant, et d’une manière bien plus profonde et fine dans son livre sur la ponérologie politique,

      je me méfie par ailleurs énormément de ces intellectuels universitaires US comme chomsky qui nous ont montré leur vrai visage il y a peu, celui d’étatistes autoritaires, qui bien évidemment n’ont cessés de critiquer le libéralisme en lui accolant le terme néo, parce que critiquer les libertés individuelles, qui plus est aux usa, ça passe mal.

      En France, critiquer le néolibéralisme (mot valise) comme cela est fait depuis 35 ans n’a poussé qu’a désintégrer chez une majorité le désir de libertés individuelles et ce, au point de ne rien trouver à redire au confinement, à la ségrégation et au fait de servir de cobaye.

      L’État n’a pas été détourné, pas plus qu’il n’est une victime, nous lui avons juste laisser de plus en plus de prérogatives en maudissant un néolibéralisme fictif qui servait juste de bon bouc émissaire a notre propre incurie,

      Plus nous nous sommes enfermés dans l’étatisme, plus nous avons critiqué massivement le néo libéralisme, et plus les conséquences de cet étatisme devenaient désastreuses plus les critiques contre le néo libéralisme fictifs sont devenues virulentes, 

      Je ne confond pas libéral et (néo) libéral, je n’aie juste pas adhéré a la novlangue en vigueur qui inverse tout au point d’empêcher l’ émancipation des individus.

      nous sommes dans un capitalisme de connivence, où l’Etat organise une économie régulée afin de réduire à néant la prise de risque de ses partenaires privilégiés, 

      et cela n’a rien de libéral, et aucun suffixe ou préfixe ne peut changer cela


    • Attila Attila 15 juin 21:50

      @Albert123
      Tiens, vous dites exactement comme Yaurrick, autre fanatique du libéralisme :
      « nous sommes dans un capitalisme de connivence »
      Hé non ! Le capitalisme de connivence n’est pas le néolibéralisme.
      Naomi Klein a fait une chose très simple dans son principe : elle a mesuré les effets du néolibéralisme sur la vie des gens. Pour cela, elle a cherché, et trouvé, des pays ou des régions où le néolibéralisme a été appliqué de manière brutale et soudaine. Comme cela, il y a un moment précis où le néolibéralisme est appliqué, un avant et un après.
      Il a suffi ensuite à Naomi Klein de faire le bilan économique (elle est diplômée de la London School of Economics).
      Conclusion : le néolibéralisme aboutit toujours à un enrichissement de ceux qui étaient déjà les plus riches et à un appauvrissement des autres.

      .


    • Albert123 16 juin 10:47

      @Attila

      https://ne-np.facebook.com/naomikleinofficial/posts/we-all-have-a-right-to-a-covid-vaccine-no-matter-where-we-live-big-pharma-must-s/10159398561834919/

      chomsky / klein, même combat, les masques sont tombés

      gardez les pour vous vos intellectuels enfermistes et génocideurs.


    • Albert123 16 juin 11:01

      « Le capitalisme de connivence (en anglais : crony capitalism) est un terme décrivant une économie capitaliste où le succès en affaires dépend de relations étroites avec les représentants du gouvernement. Il peut créer une forme de favoritisme dans l’attribution de permis légaux, de subventions gouvernementales, de réduction d’impôts ou d’autres formes d’interventionnisme. Il apparaîtrait lorsque le copinage, ainsi que d’autres comportements égoïstes semblables, percole vers la politique et le gouvernemen. Il peut également s’exprimer sous la forme de népotisme ou, à des stades plus avancés, toucher l’économie des services publics. »


      allez y continuez de ramer avec votre petite klein adepte des toxins.


    • Attila Attila 16 juin 13:05

      @Albert123
      Le capitalisme de connivence fonctionne sur le principe du copinage, c’est exact.Mais le néolibéralisme ne fonctionne pas sur le principe du copinage. Le néolibéralisme n’interdit pas le copinage, les deux peuvent exister en même temps. Les libéraux comme vous n’ont pas la capacité de comprendre cela.
      Sophisme, attaque ad personam, attaque contre la personne du messager quand on n’a pas d’argument contre le message :
      « allez y continuez de ramer avec votre petite klein adepte des toxins. »
      Un point de vue valable se défend avec des procédés intellectuellement honnêtes. A partir du moment où quelqu’un se laisse aller à utiliser des procédés malhonnête, des sophismes, il révèle à l’insu de son propre plein gré que son point de vue n’est pas défendable normalement car il ne vaut rien.

      .


    • Attila Attila 16 juin 13:11

      @Attila
      Pour les très riches cupides, Macron n’est pas un copain, c’est un employé !

      .


    • CATAPULTE CATAPULTE 16 juin 16:11

      @Attila
      .

      Mais le néolibéralisme ne fonctionne pas sur le principe du copinage. Le néolibéralisme n’interdit pas le copinage, les deux peuvent exister en même temps. 


      .
      Donc, en fait... le libéralisme fonctionne sur tout et sur rien en même temps... C’était déjà très vague et ça devient très flou...
      Soyons clair, tout ça ne veut rien dire... sauf pour l’auteur, sans doute...

    • Attila Attila 16 juin 16:22

      @CATAPULTE
      Tiens, v’là une mouche . . . la chaleur, sans doute.

      .


    • Michel DROUET Michel DROUET 16 juin 18:10

      @Attila
      Exact, voire un complice...


    • Yaurrick Yaurrick 16 juin 20:33

      @Attila
      Et quelles sont les régions ou pays où le « néolibéralisme » appliqué de manière brutale aurait, selon vous, appauvri les pauvres ? J’ose espérer que vous ne pensez pas que la France est un pays néolibéral.

      Parce que là, à chaque fois qu’un pays est devenu une économie de marché, la pauvreté a diminué très fortement au bout de quelques années, et les exemples sont extrêmement nombreux (entre autres la Corée du Sud, le Chili, les pays du pacte de Varsovie).
      Tout comme les pays les plus libres économiquement sont aussi les aussi les plus riches.


    • Attila Attila 16 juin 20:58

      @Yaurrick
      « Et quelles sont les régions ou pays où le « néolibéralisme » appliqué de manière brutale aurait, SELON VOUS, appauvri les pauvres ? »
      Ce n’est pas SELON MOI ! Ce sont les résultats des recherches de Naomi Klein, vous n’avez qu’à secouer votre flemme et lire son célèbre livre « La stratégie du choc » pour le savoir.
      Si toutefois vous aviez envie de savoir plutôt que de rabâcher vos dogmes libéraux dont tout le monde se fout.

      .


    • titi titi 17 juin 15:36

      @Attila

      "son célèbre livre « La stratégie du choc »

      "

      Bah c’est un peu ça le problème.

      Ce bouquin c’est à peut prêt le seul argument que vous avez à tout.

      C’est un nouvel évangile ? La nouvelle Trinité : Klein Chomsky Picketty ?


    • Yaurrick Yaurrick 17 juin 18:22

      @Attila
      Je vous fais la même remarque, essayez de vous informer au lieu de nous ressortir le discours anti-capitaliste et altermondialiste dont tout le monde constate l’échec. Et de regarder la réalité, c’est à dire que la pauvreté à l’échelle du monde, n’a jamais été aussi basse que ces dernières années.


  • agent ananas agent ananas 16 juin 03:27

    Bah, si voter servait à quelque chose ...

    Il est intéressant de noter que depuis l’instauration du Traité de Maastricht qui met fin à notre souveraineté au profit des technocrates de Bruxelles, l’abstention ne fait que progresser ...

    Bref, de plus en plus d’électeurs s’aperçoivent que quelque soit le gouvernement en place, les décisions majeures sont confisquées par un pouvoir supranational.

    Il sera intéressant de voir si Mélenchon devient premier ministre, qui de lui ou Bruxelles aura le dernier mot sur les diverses politiques économiques, sociales et budgétaires ...


    • titi titi 16 juin 09:01

      @agent ananas

      Il existe des situations où..
      Le maire d’une ville est majoritaire dans sa ville...
      Minoritaire dans sa comcom
      Majoritaire dans le syndicat des eaux qui chapote sa comcom
      Minoritaire au conseil général
      etc...

      Et comme ce sont tous les mêmes têtes qui cumulent mandats et indemnités dans tous ces organismes, ils jouent la « comedia del arte » au moment des élections, mais ils sont tous copains comme cochon.
      Cet empilement fait qu’ils ont besoin des uns et des autres pour voter des délibérations à chaque étage et surtout pour l ’attribution des places dans les commissions (= indemnités supplémentaires) : « tu places mon pote machin à la ComCom, je place ton pote bidule au Syndicat des Eaux »

      La Nupes qui a récupéré tous les vieux élus du PS et du PCF, n’échappera pas à la règle.
      Ceux qui s’imaginent qu’il y aura du changement se foutent le doigt dans l’oeil.


    • Attila Attila 16 juin 09:12

      @agent ananas
      Les électeurs s’aperçoivent bien qu’aucun des partis n’est capable de défendre leurs intérêts, d’où l’abstention. Mais ils ne comprennent pas que « les décisions majeures sont confisquées par un pouvoir supranational », sinon ils voteraient pour un parti qui propose la sortie de l’UE lorsqu’il y a des candidats.
      La preuve étant que les manifestations s’adressent à Macron alors qu’il n’est qu’une marionnette sans pouvoir réel.

      .


    • Attila Attila 16 juin 09:35

      @titi
      « Ceux qui s’imaginent qu’il y aura du changement se foutent le doigt dans l’oeil. »
      Vous avez sans doute raison sur les magouilles entre élus. Mais il y aura des changements dans un autre domaine. Les abstentionnistes qui ont laissé élire les zécolos à Grenoble, Lyon et Bordeaux s’en sont aperçus à leurs dépens.

      .


    • titi titi 16 juin 10:42

      @Attila
      "zécolos à Grenoble, Lyon et Bordeaux s’en sont aperçus à leurs dépens.

      « 
      Hummm pas sûr.

      Les restrictions de circulation, ça gêne les »pendulaires", ceux qui viennent de la banlieue pour travailler dans le centre le matin et qui repartent le soir.
      Or ceux qui habitent en banlieue, votent en banlieue.


    • agent ananas agent ananas 16 juin 11:37

      @Attila

      Oui vous avez raison. J’ai sans doute écris plus vite que ma pensée.
      Si les électeurs s’aperçoivent que quelque soit le gouvernement celui ci est incapable de défendre leurs intérêts, la majeure partie d’entre eux n’ont pas encore percuté que cela résultait des directives de Bruxelles, néolibérales pour l’essentiel ...


  • Arogavox Arogavox 16 juin 11:49

    Bis repetita : Désolant manque de créativité adaptative.
    Comment peut-il se trouver que, aujourd’hui encore, même parmi les gaulois réputés les plus « réfractaires » l’audace imaginative reste rétrécie à des idées creuses, horribles et affligeantes comme : « rendre le vote obligatoire » ?!
    Un peu moins grave, se cantonner à parler de vouloir « prendre en compte le ’vote blanc’ ne fait que confirmer une absence totale de réflexion sur le poids des mots et sur les concepts qu’ils évoquent !
    Le sens étymologique, consensuel, du mot »vote« est lié aux mots »voeu« ou »volonté" individuelle.
    Dès lors, rien de ce qui est obligatoire ne saurait donner lieu à un voeu, une volonté individuelle librement exprimée.
    L’expression « vote obligatoie » n’est donc même pas un oxymore, mais, définitivement, un non sens total ! (à moins d’un lapsus trahissant des penchants autoritaires ou totalitaires).
    Tout au contraire, seule l’autorisation à ne pas voter, (et ce n’est même pas un paradoxe), peut permettre à quelqu’un qui se rend aux urnes de s’en servir pour exrimer un voeu (une quelconque contrainte induisant fatalement une part d’extorsion de consentement) !

    Pour se rendre compte de l’ineptie de l’expression et
    du concept de « vote blanc », il suffit de décrire en quelques mots le scenario qu’il évoque : choisir librement de se défausser, durant le prochain mandat, de sa responsabilité citoyenne individuelle, en allant cautionner l’élection de n’importe lequel des candidats que l’on ne résoud pas à cautionner directement et anonymement soi-même !
    De plus, le choix de la couleur blanche, symbole de la synthèse de toutes les couleurs envisageables est un lapsus révélateur, encore une fois, de prétention malsaine. Le non-choix du « vote blanc » constitue une flagrante exception au principe du scrutin censé garantir un vote=voeu.
    Alors, pourquoi avoir ajouté à l’incohérence de cette expression, la prétention incohérente à syntétiser toutes les exceptions envisageables par une seule alternative indifférenciée et fausse ?!
    Pourquoi ne pas avoir eu la curiosité, utile, et même nécessaire, d’évaluer différentes options exceptionnelles par différents bulletins de couleurs ; du genre  :
    - bulletion noir = « j’exige une refonte globale du systme de légitimation des pouvoirs »
    - bulletin « gris foncé » = « j’exige une refonte globale de la Constitution »
    - bulletin gris = « j’exige une refonte du système de scrutin »
    - bulletin caca d’oie = « je veux ne cautionner aucun des actuels candidats »
    - bulletin jaune écarlate = "je choisis librement de me défausser, durant le prochain mandat, de ma responsabilité citoyenne individuelle, en cautionnant sans honte l’élection de n’importe lequel des candidats que je ne me résous pas à cautionner directement et anonymement moi-même !"
    - bulletin orange : "je choisis ce bulletin en espérant qu’une majorité des électeurs le choisiront comme moi dans l’objectif de provoquer une réédition prochaine du scrutin dès que denouveaux candidats auront été retenus"

    - bulletin transparent : je me fous royalement du résultat du vote, et je veux juste donner aux assesseurs et à mon entourage l’illusion que je me préoccupe des vertus civiques qu’ils prêtent au scrutin.
    - etc, etc

    Voilà pour ce qui aurait pu sans peine être envisagé par les fanatiques du scrutin ...
    mais au XXIe sciècle allons-nous encore longtemps borner nos espoires et notre esprit créatif à des idées de discussions visant à préciser des perspectives très futures de référendum, de RIC, de stochocratie démobilisatrice, de constituantes réservées à des privilégiés (fussent-ils « tirés au sort ») ... ?!


  • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 16 juin 12:45

    ’’ Le virus de l’abstention devient résistant ’’

     

    Ah !? Et en plus ça va être de notre faute !!


  • TSS (...tologue) 16 juin 13:01

    IL est dommage qu’un missile ne soit pas tombé sur Kiev ce matin

    l’air aurait été tout de suite plus respirable.... !!


    • Ruut Ruut 16 juin 14:13

      @TSS (...tologue)
      Les Russes ne sont pas des monstres.


    • Ruut Ruut 16 juin 14:15

      @TSS (...tologue)
      En plus ils doivent profondément se marrer à nous voir nous autodétruire avec nos sous-élites au pouvoir qui font n’importe quoi.


    • Eric F Eric F 16 juin 14:40

      @Ruut
      ’’ils doivent profondément se marrer à nous voir nous autodétruire avec nos sous-élites au pouvoir qui font n’importe quoi’’
      Il est certain que le dossier ukrainien a pris le pas sur les intérêts des pays et citoyens d’Europe occidentale. Après les milliards d’aides en armement on prévoit les milliards pour la reconstruction des ravages liés à la prolongation de la guerre. Pendant ce temps là, les forces russes continuent de grignoter du terrain. En refusant l’amputation d’un doigt on finit souvent par perdre la main.
      Comme sur un ring, on pourra donner nos meilleurs gants à un amateur poids plume, il ne vaincra jamais un champion poids lourds (et même un vice-champion).

      Macron a désormais perdu toute crédibilité pour une médiation, puisqu’il dit maintenant qu’il faudra négocier mais après la victoire de l’Ukraine à laquelle il contribuera par la fourniture d’armes. Qui peut y croire ?


    • Emohtaryp Emohtaryp 16 juin 17:34

      @Eric F

      Macron a désormais perdu toute crédibilité pour une médiation, puisqu’il dit maintenant qu’il faudra négocier mais après la victoire de l’Ukraine à laquelle il contribuera par la fourniture d’armes. Qui peut y croire ?

      Plus grand monde, même les généraux stipendiés de plateau semble t-il, ont tourné leur veste et s’affichent désormais résignés...et les bobards rangés au placard !

      La Russie va récupérer les 2/3 de l’Ukraine, la partie la plus riche, en laissant les miettes pourries à qui en veut.....


    • Eric F Eric F 17 juin 12:20

      @Emohtaryp
      La question est effectivement la proportion de l’Ukraine que la Russie annexera en final. Actuellement ils occupent 20% et Zelensky ne veut rien concéder, mais avec le temps, ça ne fera qu’augmenter (je pense quand même que les 2/3, c’est au delà des appétits du Kremlin).
      L’aide militaire avait permis jusqu’ici de ’’limiter les pertes territoriales’’, mais ce qui aiderait désormais vraiment c’est une médiation, non l’encouragement à un combat sans issu.


  • St Phil 16 juin 14:19

    Bonjour, nous sommes majoritairement d’accord sur le fait que la situation est inacceptable et ça ne peut qu’empirer. La question est donc comment retrouver le contrôle des élus ?

    Différents groupes existent, avec des objectifs communs, associons nous sur les objectifs communs. Nous avons des représentants élus, groupons nous pour les obliger à vraiment nous regrouper. Définissons une stratégie (un 1er point peut être la reconnaissance du vote blanc).etc.

    Il est maintenant grand temps d’agir.


    • Attila Attila 16 juin 16:36

      @St Phil
      On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif.
      On ne peut pas obliger les partis politiques actuellement candidats à se comporter différemment de ce qu’ils ont toujours fait. Les partis politiques actuels sont, pour la plupart, des organisation au service d’un lideur qui n’agit que pour son intérêt personnel et ne veut surtout pas partager son pouvoir.
      Quitte à se regrouper, autant fonder un mouvement réellement au service de l’intérêt de la majorité des français.
      Même si c’est compliqué vu la disparition des compétences nombreuses nécessaires à la construction d’un parti politique digne de ce nom.

      .


  • I.A. 16 juin 14:27

    Très juste, tout ça 
    Le titre est bon
    L’ article est bon

    Alors c’est quoi ?
    C’est la politique, m’sieur, c’est nul !

    « On vote pour quoi, déjà ? »
    Pour donner sa langue au chat...


  • Rinbeau Rinbeau 16 juin 17:32

    Alors Mes frères, prions ensemble !


    petit Macron Rothschild,

    qui es odieux,

    que ton nom soit sacrifié,

    que ton règne s’éteigne,

    que ta volonté soit défaite,

    sur la terre comme au ciel.

    donne-toi aujourd’hui en purin de ce jour,

    pardonne nous d’avance

    que nous ne pardonnions jamais

    que tu nous ai offensés

    et laisse nous entrer en tentation,

    de pouvoir te faire du mal.

    amen


  • zygzornifle zygzornifle 17 juin 09:16

    Le virus c’est comme le vieux russe, très résistant ......


  • LeMerou 18 juin 07:29

    @Michel DROUET.

    On ne peut qu’abonder sur vos trois derniers paragraphe qui résument parfaitement la situation dans laquelle le Pays se trouve.

    Nul doute que cela n’est pas près de changer, tellement il y a d’intérêts personnels en jeux et « qu’ils » font parti d’un système qui semble vivre uniquement que pour lui et en fait s’autoalimente,

    Le restant de la population n’étant là, que pour confirmer cycliquement son existence.


  • yvesduc 18 juin 10:20

    Vous mélangez un peu trop de sujets… Mais j’adore le titre ! smiley


  • BA 20 juin 09:00

    Coup de tonnerre ! La présidente de la région des Pays de la Loire s’appelle Christelle Morançais. Elle est membre du parti Les Républicains. Elle vient de déclarer : "Nous devons bâtir avec Emmanuel Macron un contrat de gouvernement."


    Christelle MORANÇAIS sur Twitter : "Ma réactions aux résultats du second tour des élections #legislatives2022 https://t.co/OyEIdjt00i" / Twitter



    • Clocel Clocel 20 juin 09:06

      @BA

      « Coup de tonnerre ! »

      N’exagérons rien, un pet foireux dans le marigot, tout au plus.


Réagir