mardi 9 décembre 2008 - par Philou017

Rembourser les pertes en bourse... avec l’argent du contribuable !

Oui, vous avez bien lu. Un sénateur UMP, en collaboration avec les technocrates de Bercy, a imaginé rembourser les pertes des boursicoteurs avec l’argent du contribuable, c’est à dire des déductions d’impôt.

Philippe Marini, rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, propose une mesure pour "relancer l’investissement en bourse des petits actionnaires". A travers un amendement élaboré avec Bercy, débattu et voté à l’assemblée lundi, le sénateur propose que les pertes enregistrées en Bourse puissent être, sous conditions, déduites fiscalement.

C’est-à-dire que, le montant de toutes les opérations d’un total de moins de 25 000 euros, effectuées entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008, seraient déduites des revenus imposables de 2009. La somme concernée ne devrait pas dépasser les 10 700 euros. Au-delà de cette limite, le solde des pertes serait reporté sur les gains en Bourse des dix années suivantes, conformément à un dispositif en vigueur depuis 2003.

Il s’agirait de "soulager" les petits actionnaires, et les inciter à réinvestir dans un système en perte de vitesse en ces temps de crise financière.

Les bras m’en tombent. On croit avoir tout vu et pourtant...

Résumons. Les gens qui ont joué en bourse, avec ce que cela suppose de risque en terme de perte ou de profits, seraient au moins partiellement remboursés de leurs pertes. A quand les déductions sur les pertes au casino ?

Si on comprend bien, les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions, seraient en plus garantis par l’état ? Apres le renflouement des banques sans contrepartie (ou presque) avec l’argent de l’état (càd des contribuables), on renflouerait les malheureux actionnaires ?

J’avoue que la morale de cette vision m’échappe. Quand j’entends les libéraux affirmer que l’état doit restreindre son rôle dans le fonctionnement de l’économie, quelque chose a dû m’échapper.

Mais qui a pu proposer une telle monstruosité ? Ce n’est pas n’importe qui. Rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini a été élu maire de Compiègne en 1987, puis sénateur de l’Oise en 1992, réélu en 2001. C’est un énarque, inspecteur des Finances en disponibilité . Il est devenu rapporteur général de la commission des finances en 1998. La qualité de ses interventions et analyses dans les débats économiques est parait-il (!) reconnue au Sénat. Il incarne, dans un style "soft", la défense de l’économie libérale et la lutte contre les déficits.

Ce monsieur a un CV long comme cela, où il cumule les responsabilités dans des organismes de contrôle financier. Ça en dit long à mon avis sur la vision économique et le sens de la morale de certains cercles dirigeants. On fait tellement peu de choses pour les gens en difficulté, mais pour la bourse tout est bon.

Mais Mr Marini n’est pas un "électron libre" ou un marginal, loin de là. Dans la préface à son livre électoral "veillée d’armes, propos pour le rupture" dont Philippe Marini est l’auteur, Nicolas Sarkozy salue en lui les qualités d’ "un homme fidèle et loyal, comme le sont ceux dont l’estime est difficile à gagner (...), d’un esprit libre, d’un homme profondément indépendant et habitué à penser en dehors des systèmes établis". Lui-même se décrit ainsi modestement : "Philippe Marini illustre les mêmes caractéristiques de l’homme politique moderne que Nicolas Sarkozy : un regard lucide et sans concession, les talents de conviction et de pédagogie, la volonté d’action.
Des mots qui paraissent bien creux...

L’amendement a été sérieusement retoqué par le gouvernement, Mr Fillon en tête qui a vu venir le vent du boulet. Mais la majorité était plutôt partagée au départ , le patron des députés Jean-François Copé avait jugé l’idée "séduisante" tout en se demandant si elle était "possible techniquement". "Ça demande quand même une étude approfondie", avait-il dit. Alors que l’opposition et certains acteurs du monde économique se sont élevés contre la mesure.

D’ailleurs, l’amendement avait été adopté jeudi dernier par la commission des finances du Sénat. Selon Philippe Marini, il a été « préparé avec les services fiscaux de Bercy et en concertation avec le ministère », lit-on dans un article plutôt compréhensif du Figaro.

Depuis, l’Express passe pudiquement le voile sur ces atermoiements pour affirmer que cet "amendement avait rencontré une réprobation quasi-unanime."

"Rien que d’en avoir l’idée est scandaleux !" s’indigne un internaute.

On peut en effet se demander à quoi rime une telle mesure, même en suivant le raisonnement avancé. Inciter des épargnants à réinvestir en bourse en remboursant tout ou partie de leurs pertes ? Qui serait assez fou pour retourner en bourse aujourd’hui après avois pris une déculottée, dans un contexte très incertain ? Alors quoi ? Difficile d’imaginer autre chose que de diminuer les pertes d’un électorat aisé attiré par l’appat des gains boursiers.

Si on peut reprocher à l’actuel gouvernement d’oublier les plus démunis (tout le monde se souvient de la difficulté à trouver un pauvre milliard pour le RSA), l’assistanat aux plus aisés ne semble pas marquer le pas. Jusqu’où ira la "pensée en dehors des systèmes établis" ?



95 réactions


  • cathy30 cathy30 9 décembre 2008 10:38

    Pour moi un simple effet d’annonce.

    Une pierre deux coups : Tollé général pour une grosse injustice, c’est à dire donner l’argent des contribuables pour des gens qui en sont pas dans le besoin, qui ont joué et perdus comme au casino et d’autre part s’indigner qu’une telle proposition est pue avoir été avancée.

    Pour qui les lauriers ? Et oui ce gouvernement est tellement juste pour sa redistribution des richesses. Je suis certaine que monsieur Marini va être recompensé à sa juste valeur. Le service com du gouvernement n’est pas si bête, le mécontentement gronde et il faut bien donner quelques miettes de justice au bon peuple.


    • LaEr LaEr 9 décembre 2008 10:52

      En effet, j’y voie une stratégie Sarkoziste qui revient régulièrement... Feux, contre-feux : un député UMP lance un amendement scandaleux, le gouvernement analyse la réaction : si pas de réaction, on le passe, si réaction, le gouvernement joue alors sa propre opposition en reniant l’amendement qu’il a pourtant sans doute lui même crée... Quand ce n’est pas un député qui lance un amendement, c’est un ministre qui fait une déclaration à la presse (voir dernièrement Dati avec l’emprisonnement des enfants de 12 ans et l’opposition de Fillon).

      Ainsi, ils se donnent une image de "sauveur", mais en plus joue le rôle d’opposition à la place du Modem et du PS (car on peut compter sur les médias "indépendants" de ce pays pour relayer les "informations" générées par le service com de sa majesté des mouches vertes)...

      Rien à perdre, tout à gagner ! Au mieux, on fait passer une loi ou une idée bien réac, au pire, on redore son blason à coup de déclarations scandalisée

      Bon, quand est-ce qu’on suit l’exemple de la Grêce ?




    • Alpo47 Alpo47 9 décembre 2008 11:31

      D’accord, comme d’habitude, un gros "chiffon rouge" qu’on agite devant le citoyen/contribuable. Action/Réaction/Adaptation ...
      Il y en a environ un, tous les deux ou trois jours. De mémoire, la retraite à 70ans, le travail le dimanche, la prison à 12 ans, la détection pour les bébés de 3 ans ... la liste est bien plus longue, puisque c’est une stratégie délibérée installée depuis l’élection de Sarkozy. Peut être plus accentuée ces derniers mois...
      Et en réagissant plus tard pour démentir .. c’est tout bénefice pour Fillon et surtout Sarkozy qui apparait comme plein de bon sens, à l’écoute et responsable... et +2 dans le prochain sondage.

      Ces attaques répétées ont un autre but, nous noyer sous les informations diverses, et nous empêcher de nous concentrer sur le plus important : La déliquescence économique de nos sociétés, la prédation des banques, banquiers et autres PDG sur notre économie, la paupérisation de la classe moyenne.

      Parce qu’il suffirait d’un (important) prélèvement sur les riches et très riches, sans réelle douleur pour eux, pour grandement améliorer nos entrées d’argent et solutionner la crise, au moins en partie.

      Vous ne trouvez pas étonnant que personne ne le propose ?


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 16:45

      Bonjour à tous.

      LaEr : "En effet, j’y voie une stratégie Sarkoziste qui revient régulièrement... Feux, contre-feux : un député UMP lance un amendement scandaleux, le gouvernement analyse la réaction : si pas de réaction, on le passe, si réaction, le gouvernement joue alors sa propre opposition en reniant l’amendement qu’il a pourtant sans doute lui même crée..."
      Marianne2 est de cet avis. Je n’en suis pas convaincu, tellement cela me parait gros. Et puis c’est quand même une formidable contre-publicité pour l’UMP, Marini n’est pas n’importe quel sénateur.

      Ce que je trouve beaucoup plus inquiétant, c’est que cet amendement a été concocté en pleine collaboration avec les gens du ministere. On mésestime souvent le role des cabinets dans l’action des ministres. Or, les ministres ont un emploi du temps très chargé et s’appuient beaucoup sur leur cabinet. Celui-ci est formé de personnes nommées à l’arrivée du ministre, mais aussi de fonctionnaires de haut-niveau qui restent en place et ont une forte influence. Ils peuvent dire à leur ministre ou à des sénateurs ou députés ce qui est possible ou pas, envisageable ou pas. Il m’apparaissait évident que les lobbys pro-libéraux avaient placé nombre de leurs poulains dans les ministeres, cet amendement le confirme de manière évidente, à mon avis.

      Cette façon de faire du lobbying est souvent méconnue et reste dans l’ombre, mais a une influence plus importante qu’on ne le croit. Cette affaire me parait révélatrice de ce point de vue.


    • Henri François 9 décembre 2008 17:19

      Ce Monsieur Marini en est-il à son coup d’essai concernant la rédaction d’amendements destinés à sonder l’opinion ? Je crois me souvenir qu’il avait récemment pondu un "précédent".
      Ne craignant pas d’être hors sujet, il faudra bien un jour que la République Française se débarrasse définitivement de ce sénat, "dortoir" ou "maison de retraite" confortables et dorés pour notables à deux doigts d’être grabataires.
      Il me faut vous avouer qu’ayant pris connaissance de l’existence d’une telle mesure, sitôt après m’être effrayé de rage, j’ai réfléchi à la façon de me faire rembourser - par déduction d’impôt - les pertes récentes subies par... mes investissements en faveur de la race chevaline par le biais du PMU.
      Bien à vous. 


    • claireopale claireopale 9 décembre 2008 17:53

      Votre suggestion par rapport à la Grèce est une réaction de gaucho en mal de guerre des rues
      C’est une honte de souhaiter cela....la violence ne règle rien bien évidemment !
      vous êtes lamentable


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 19:38

      La vision de mr Marini est sans nuances. Je ne peux m’empêcher de reproduire cette interview dans le Figaro :

      LE FIGARO. Alain Ducasse a renoncé à la nationalité française. Qu’en pensez-vous ?
      Philippe MARINI. C’est pour moi le témoignage, un témoignage de plus, que nous vivons dans un monde ouvert. Les détenteurs de capitaux choisissent la localisation qui leur semble la plus opportune. Alain Ducasse a opté pour Monaco. Il a choisi un pays plus accueillant que la France pour son patrimoine personnel.

      Contrairement à Johnny Halliday qui avait vivement critiqué la fiscalité française, Alain Ducasse a indiqué que Monaco est « le choix du cœur ».
      Quand le cœur rejoint la raison et en particulier la raison fiscale, c’est merveilleux.

      L’ISF a rapporté 4,4 milliards d’euros l’an dernier. Est-il raisonnable de supprimer cet impôt alors que les déficits publics pourraient atteindre et dépasser les 3 % de PIB en fin d’année ?
      Je plaide pour la suppression de cet impôt depuis des années. Il est possible de trouver ces 4 milliards en augmentant le rendement de l’impôt sur le revenu de la façon la plus efficace et la plus indolore possible. Je suis convaincu que, cette année, l’ISF est encore plus mal vécu que les années passées puisque nous sommes en fin de cycle immobilier et que la Bourse a beaucoup perdu. Les redevables ont été contraints de déclarer le niveau de patrimoine qu’ils avaient fin 2007 et qui peut avoir sensiblement baissé depuis.

      Le président de la République n’est pas favorable à la suppression de l’ISF. Quelles autres pistes peuvent être envisagées ?
      Le projet de loi de modernisation de l’économie, qui est en discussion au Parlement, prévoit d’améliorer le régime des impatriés. Mais ces améliorations ne concernent que les salariés. Ce matin, la commission des finances du Sénat a adopté deux amendements que je lui ai proposés. Ces amendements visent à étendre le régime de l’impatriation aux non-salariés et à l’impôt sur le patrimoine. Le gouvernement semble réceptif à mes initiatives.

      Les mesures votées l’an dernier dans le cadre de la loi Tepa vont-elles porter leurs fruits et faire baisser le rendement de l’ISF ?
      La réduction d’ISF au titre des sommes investies dans les PME semble rencontrer un succès important. Il faut s’attendre à une baisse significative du rendement de l’ISF. Cela étant, je ne suis pas certain que le nombre de redevables baissera ou baissera beaucoup. En effet, les personnes qui ont investi dans les PME continueront sans doute à payer un reliquat d’ISF. Et comme les prix de l’immobilier ont continué à augmenter l’an dernier, l’ISF risque de rattraper de nouveaux foyers fiscaux cette année.

      www.lefigaro.fr/impots/2008/06/25/05003-20080625ARTFIG00287-marini-augmenter-les-impots-pour-supprimer-l-isf-.php

      J’ai souligné quelques perles. Le régime de l’impatriation,c’est le régime fiscal des personnes vivant à l’étranger. Je comprend mieux les préoccupations de mr Marini.

      Quand le cœur rejoint la raison et en particulier la raison fiscale, c’est merveilleux.

      Merveilleux.


    • Philou017 Philou017 10 décembre 2008 00:45

      Dans la série "La presse en délire", un titre de LCI : "Pas de pitié du fisc pour les boursicoteurs malchanceux"
      A voir : tf1.lci.fr/infos/economie/argent/0,,4185426,00-pas-de-pitie-du-fisc-pour-les-boursicoteurs-malchanceux-.html

      Qui n’aurait le coeur qui se serre à la pensée de ces bobos obligés de reporter l’achat de leur futur 4x4 ou du dernier écran plasma ? J’en parlais à mon copain SDF ce matin, d’ailleurs.


  • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 10:48

    comme je disais hier , autant rendre déductibles les mises au loto , au tiercé et au tacotac ! si on veut faire plaisir à la france d’en bas , on touchera plus de monde

    Cathy30 a raison sur le coup de la manip en communication , c’est pas la première fois qu’on lance un ballon d’essai , qu’on attend les réactions et qu’on se dépéche de faire un démenti . Ce gouvernement est au top pour le Tango , un pas en avant deux pas en arrière ....


  • K K 9 décembre 2008 11:08

    Je comprends votre reaction en ce qui concerne "les gens qui ont joue et qui ont perdu". Mais parmi les investisseurs en bourse, il y a aussi les investisseurs involontaires que sont les possesseurs d’assurance-vie ou plus simplement les salaries qui ont eu un jour une participation aux benefices.

    Ces participations sont des primes "gelees" pendant cinq ans. Elles sont gerees par des fonds qui travaillent avec des actions, des obligations ou des monetaires. Les salaries concernes ne sont pas obligatoirement aises et certains ont perdu sur le montant de ces primes.


    • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 11:23

      @K
       Ces salariés auraient du cocher la case compte courant bloqué , comme je l’ai fait dans ma boite !
      si ils ont écouté la propagande et ont misé leur participation sur des fonds spéculatifs , c’est à leurs risques et périls !


    • ASINUS 9 décembre 2008 11:35

      yep le chat yep

      ils ont des yeux mais ne voient pas
      ils ont des oreilles mais n entendent pas


    • K K 9 décembre 2008 11:45

      Desole le chat, j’en suis a ma troisieme entreprise et aucune n avait la possibilite de "compte courant bloque". Dans mon entreprise actuelle, on a le choix entre "securite", "dynamique" et mixte, mais les trois sont en actions-monetaires-obligations. La difference, ce sont les ratios de chaque composantes.

      Dans une entreprise anterieure, il n’y avait aucun choix. Ne croyez pas que nous sommes tous loges a la meme enseigne. Si je prends le fond "dynamique", il a perdu 40% de sa valeur par rapport a avril (moment du depot) , le securite a lui perdu 30%. OK, je ne suis pas specialement dans le besoin, mais je connais des entreprises ou les salaires sont assez faibles et ou les ouvriers ont perdu leur epargne bloquee dans les memes proportions.


    • K K 9 décembre 2008 11:50

      Sur le fond, je pense comme vous qu’obliger les gens a souscrire a des fonds speculatifs contre leurs convictions est une des nombreuses aberrations de la loi. Ce sont les employeurs qui decident du fond auquel l’entreprise souscrit. Le comite d’entreprise n’a qu’un role consultatif sur le sujet (comme sur la plupart des sujets).


    • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 12:13

      @k

      oui , même si cet argent est bloqué pendant 5 ans , le salarié doit pouvoir décider seul s’il joue cette somme à la roulette ou pas !


    • K K 9 décembre 2008 12:21

      je pensais surtout a l’aspect moral et non seulement a l aspect financier. Les fonds speculatifs en obligeant les entreprises a avoir un retour sur investissement de 15-16 % (ce sont les objectifs que j ai vu presenter en comite central d entreprise d un grand groupe) poussent aux rationalisations... et aux licenciements. Bref, les salaries via ces fonds speculent contre leur propre emploi !


    • LE CHAT LE CHAT 9 décembre 2008 12:33

      @k

      les mecanismes type LBO et leur business plan sont bien là pour presser un max le citron , y’a aucune illusion à se faire sur le sujet ! on ne se mefie jamais assez des types qui passent faire des audits internes qui sont là en fait pour serrer la vis un peu plus ! moins on leur parle et mieux ça vaut pour nous !


    • alberto alberto 9 décembre 2008 13:07

      @ K : pas de regrets, car les assurances vie ne rentraient pas dans le champs de l’amendement Marini...

      Bien à toi


    • appoline appoline 9 décembre 2008 13:16

      @Le Chat,

      Rouge, impair et.........perdu. Bien vu pour la roulette. Le sénateur concerné doit serrer quelque peu les miches, il a dû placé ses noisettes, qu’il voit diminuer à vue d’oeil.
      Quant à faire payer le contribuable pour les pertes des nantis, serait de la folie furieuse, on sentirait presque le souffre de l’allumette nous picoter le nez.


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:00

      K ; "Je comprends votre reaction en ce qui concerne "les gens qui ont joue et qui ont perdu". Mais parmi les investisseurs en bourse, il y a aussi les investisseurs involontaires que sont les possesseurs d’assurance-vie ou plus simplement les salaries qui ont eu un jour une participation aux benefices.

      Ces participations sont des primes "gelees" pendant cinq ans. Elles sont gerees par des fonds qui travaillent avec des actions, des obligations ou des monetaires. Les salaries concernes ne sont pas obligatoirement aises et certains ont perdu sur le montant de ces primes.
      "

      Les gens qui investissent en assurances-vie en unités de compte, c’est-à-dire placées en Bourse, n’étaient pas concernés par l’amendement. Mais mon avis est le même, ces gens savaient tres bien où ils mettaient les pieds. Les krachs en bourse, il s’en est produit quelques uns ces dernieres décennies. Quand à la participation aux bénéfices, le fait de les "jouer en bourse" ne me parait pas une bonne idée. Mais tout le monde était d’accord tant que ca rapportait...


    • K K 9 décembre 2008 18:21

      OK pour les assurances vies qui sortent du champ de la loi, il restait le probleme des paticipations. Ce ne sont pas les salaries qui décident du fond de gestion, mais les employeurs (officiellement apres consultation du comite d entreprise... mais juste consultation). Le fait qu’elles soient en actions ou en obligation est indépendant de la volonté propre du salarié. Dans certains cas, il y a la possibilité de geler la somme, comme le dit le chat, mais c’est assez rare.
      En bref, ces personnes ont perdu car elles n’ont pas pu débloquer les sommes. Ces personnes n’ont pas joué, "on" a joué avec leur argent. De plus, la future loi sur la participation (déjà votée) ne s’applique qu’aux nouvelles sommes versées et non à celles accumulées jusque là qui ont souvent fondu avec l effondrement des bourses.

      Je sais bien que je ne vais convaincre personne ou presque car tout le monde ne bénéficie pas du système des participations (fonctionnaires par exemple). Mais je tenais à préciser que tous ceux qui possèdent des titres indexés sur les bourses ne sont pas toujours de vils spéculateurs qui jouent.

      Pour les spéculateurs purs, je suis comme la plupart d’entre vous, je pense qu’ils ont joué et voulu de l’argent facile et qu’ils ont perdu. Dans ce cas, il n’y a pas de raison que les contribuables couvrent les risques qu’ils ont pris

      je pense avoir fait passer mon message, alors vous pouvez moinsser si vous le souhaitez. Bonne soirée à tous !


    • Nexuses 9 décembre 2008 22:33

      @ K

      ces salariés ont joué aussi, et ils ont perdu eux aussi. placer sa prime sur des actions, pouvait rapporter si les actions montent, ça gonfle la somme. mais placer sa prime sur un compte bloqué elle bouge pas.
      ils ont choisi de bousicotter. il faut etre naif pour acheter des actions bloquées 5 ans !! alors que la bourse bouge tous les jours, et tout peut arriver.
      il fallait tout simplement opter pour le compte bloqué, ils n’auraient rien perdu de leurs primes. 

      ils ont joué, ils ont perdu. Point. ce sont les règles du jeu de la bourse. il faut en accetper les consequences. Point.


    • K K 10 décembre 2008 00:08

      nexusses,

      comme je l’ai dit un peu plus haut, le compte bloque n’est pas disponible dans toutes les entreprises. Sur les trois dernieres entreprises ou j ai travaille, cette option n’etait pas proposee. Il y a bien le compte "securite" qui est aussi sous forme d obligations et d actions et ... qui a plonge, juste un peu moins que les comptes "dynamiques". Votre entreprise propose un compte bloque, tant mieux pour vous smiley

      Pour ma part, comme je l’ai dit, je ne suis pas pour les comptes speculatifs car j estime que ces comptes avec leurs demandes de retour sur investissement provoquent des rstructurations et des licenciements. Des entreprises gagnant de l’argent sont parfois lourdement restructurees (il me semble que c est le cas pour Acelor Mittal en ce moment, sans en etre sur)


    • K K 10 décembre 2008 00:12

      Pour ceux qui peuvent attendre, c’est vrai que rien n’est perdu. Toutefois, je crains que la pression pour les retours sur investissements s’accroisse. Et cela, toujours au detriment des salaries, helas.


  • Liberty 9 décembre 2008 11:09

    J’ai beaucou aimé la réaction du député ayant proposé cette mesure chez moi cela porte un nom : "une sainte assise sur une pelle" (vous avez bien l’image en tête ? )

    Comme Cathy 30 et LE CHAT je pense que c’est réellement un ballon d’essai, pour voir si une aberration pouvait passer sans diversion désormais .

    Il suffit que Sarko change à nouveau de femme ou une aventure, ou qu’il y ai de nouveaux incidents "terroristes ferroviaires"(sic), et ça rique de passer en vidant l’eau du bain ...

    La France fait du social à l’attention des plus riches (loi TEPA, RSA, Plan de relance à taux du marché là où pour avoir un même crédit le consommateur aurait du payer au taux d’un crédit à la consommation entre 12 et 18 %)


  • Zalka Zalka 9 décembre 2008 11:13

    Ce qui est ridicule, ce n’est pas tant la méthode du ballon d’essai (on y est habitué, que ce soit droite ou gauche), c’est que le dit ballon d’essai se soit fait sur un truc aussi énorme...

    D’un côté, le tollé contre une telle débilité me rassure. D’un autre côté, le simple fait de tenter le coup m’inquiète au plus haut point...


  • non666 non666 9 décembre 2008 11:14

    En fait il y a autre chose derriere tout ça.

    Si la comptabilité de la partie spéculative des comptes des banques est distincte de celle qui concerne la gestion des comptes , c’est uniquement pour compartimenter les gains et les pertes dans un seul sens.

    Ce que personne ne dit, c’est que pour agir en Bourse les banques et courtiers ont une solvabilité qui depends de leurs depots.
    Selon les pays cela va de 5 à 15% .
    Chez nous je crois que c’est 9%.
    Cela veux dire que les banques et intermediaires peuvent jouer 11 fois les sommes des portefeuilles.

    Si monsieur X possede 1000 actions Peugeot, la banque qui gère son compte pourra , chaque jour , vendre et acheter 11 000 actions....

    Si il y a perte sur tous les titres, ce qu’il vient de se passer avec le crach, la perte sera partagée avec nous via les impots (l’Etat offre sa garantie).....

    Si il y a gain avec le CAPITAL qu’offre le dépot des clients, ceux ci ne seront pas informés , ni intéréssés aux bénéfices en vertu de la séparation comptable...
    Ce n’est pas une crise du "capitalisme" , c’est une crise dissimulée des marges des intermediaires qui refusent de pouvoir perdre.

    Inciter les petits epargnant a revenir en bourse, c’est offrir 11 fois le cadeau qu’on leur fait fiscalement aux banques et intermediaires de courtage, comme fond specilatif.

    Sous pretexte d’aider les petits, on offre des fonds aux courtiers qui sont essentilement les banques sur la place de Paris.






    • Zalka Zalka 9 décembre 2008 11:23

      Le mécanisme est jute, toutefois il ne s’agit pas d’offrir de l’argent, mais d’augmenter le ratio de solvabilité. L’état ne débourse que pour les épargnants, rien directement pour les banques.

      Donc si l’état avait fait cette mesure en déboursant 10Mrd d’euros, les banques françaises auraient vu leurs ratio de solvabilité augmenté virtuellement de 100Mrd.


  • traz 9 décembre 2008 11:44

    est-ce que quelqu’un peux m’expliquer la regle car je ne connais pas la fiscalité francaise en matiere d’investisement. Je vous explique celle du Canada et vous me dites juste si c’est pareil ou pas :

    si vous investisser en bourse et faite un profit ( réel c’est a dire apres vente du produit ) le dis profit s’ajoute a votre net imposable.
    A contrario si vous faite une perte ( réelle toujours ) la perte comme le profit s’ajoute au net impossable ( comme c’est une perte on ajoute -1000 en faite le net impossable se reduit) et du cout on est moins imposé.

    Donc effectivement on est bien imposer sur les gains et on paie moins d’impots si on fait des perte. Ce système me semble très juste. Quel est la règle en France ? et cet amendement est-t-il une reduction du net imposable de la valeur des perte réelle ou bien du montant investit ? si c’est le second cas c’est effectivement sans aucun sens.


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:08

      Il s’agit bien de compenser les pertes, si j’ai bien compris :
      "cet amendement devait permettre aux particuliers de déduire de leurs revenus de l’année 2009 les moins-values de cession de valeurs mobilières cotées en Bourse dans la limite de 10.700 euros, et pour les cessions réalisées entre le 1er janvier et le 1er décembre. "


    • traz 10 décembre 2008 09:06

      non vosu n’avez pas bien compris ce n’est pas "je joue en bourse,si je gagne je garde les benefices et si je perd on me rembourse les pertes" c’est plutot si je gagne je partage les benefices car je suis imposer dessus, et si je perd je partage aussi dans le même ratio. Sinon ce que vous dites est vrai pour l’état par contre. Je m’explique si je fait des benefices alors l’état m’en prend une partie et si je fait des pertes il ne fait rien je ne trouve pas cela très juste. Je trouve les deux options suivante juste :

      - augmentation du net imposable des gains et diminution du net des pertes

      - pas de taxation

      et effectivement je trouve les deux autres options injuste :

      - augmentation du net imposable des gain et rien lorsque perte ---> ce que vous semblez preconiser.

      - rien en cas de gain et diminution du net en cas de perte.




  • Alpo47 Alpo47 9 décembre 2008 12:02

    En France, les profits boursiers sont imposés de manière forfaitaire et indépendamment des revenus.


    • tmd 9 décembre 2008 14:15

      Oui et non. Il est possible d’imposer ses gains de manière forfaitaire, à 26 %. Mais cette proposition visait les petits porteurs (25 000 euros maxi). Ces petits porteurs ont aussi très certainement des revenus confortables mais modestes, et donc un taux marginal d’imposition inférieur à ces 26 %. Ils ont donc à coup sûr choisi d’imposer leurs plus values boursières à l’impôt sur le revenu.


  • max14z max14z 9 décembre 2008 12:54

     smiley
    Encore du "beau foutage de gueule" !!!! ils sont vraiment gonflé de proposer des choses comme sa !!
    mais le pire c’est que les français ne vont pas broncher, et c’est le but de toutes leurs manoeuvres !!!! calmer les gens lorsque sa devient chaud....

    mais tu parles, on va encore une fois bien se faire enfiler par notre soit-disant gouvernement, mais qui aide-t-il réellement ce gouvernement.. ???!!! Apart les banques, les grosses multi-national, les riches et lui-meme, jvoi pas !!!!!!nous on creve la bouche ouverte et lui il donne de l’argent au banques ???? il n’y a qu’un mot a employé, c’est CORRUPTION !!!!!!

    Mais il ne sont guére inquiété, car le peuple français, est, par comparaison, un vieux chien qui se fait savater par son maitre a longueur de temps....mais quand son maitre vient vers lui avec un sucre au creux de la main, le chien revient toujour... (Meme si il sait qu’il continuera a prendre des coups de bottes !!!!! )

    Allons mes freres, mes soeurs, enlevez le putain de voile de devant vos yeux si vous voulez voir la vérité...


    • katalizeur 9 décembre 2008 13:16

      mesdames et messieurs vous devenaient ingouvernable

      il y en a marre , vous ne marchez meme pas dans cette feinte subtile( creer le foutoire et venir en sauveur essayer la merde)

      puisque la subtilité politique utilisée par la gauche et par la droite et de temps en temps le deux en meme temps ; nous zelites avons decidés mercredi passé a l’automobile club siege du cercle

      nous avons decidés que puisque nos pieces de theatre et autres senario mis au point avec beaucoup de minutie ne fonctionnent plus ;dorenavant nous irons a marche vers une dictature musclée ( voir la grece ou et le canada en attendant le tass unis °)


  • Warhouha Warhouha 9 décembre 2008 13:13

    Un nouveau sujet à débattre devant la machine à café.

    Que l’on soit devant la machine à café suppose deux choses :

     - on est au boulot, on continue à assurer une formidable productivité dont nous ne sommes pas les bénéficiaires
     - on est pas dans les rues de Paris, en train d’organiser la chasse aux politiques et à leurs amis héritiers qui nous entubent depuis un certain temps.

    Ce qu’il y a de bien avec ce type d’annonces, rapidement condamnées par ses propres auteurs, c’est qu’elles entretiennent la grogne, mais seulement la grogne. Hors, la grogne, ça n’est pas bien méchant, finalement, et en plus ça permet de fourguer aux crétins que nous sommes d’avantage de journaux (vendus par nos fameux héritiers).

    Si on arrêtait de lire ? Chiche, on donne à nos journaleux vendus l’occasion de commenter les actuels "évènements de Grèce" directement depuis l’intérieur des affrontements.

    Ca doit pas être très lourd, un journaliste, vu ce qu’on les paie aujourd’hui pour faire leur sale besogne. Du coup, on peut même s’en servir de projectile. La loi condamne le lancer de pavé sur les CRS, mais il y a peut-être un vide juridique pour ce qui concerne le lancé de journaliste.


  • Canine Canine 9 décembre 2008 13:32

    Il me semble que cette proposition a déjà été retiré, mais pour me faire l’avocat du diable, quand les boursicoteurs gagnent en bourse, ces gains sont taxés fiscalement, et cette taxe redistribuée (ce qui n’est pas le cas des gains du loto ou du tiercé). Dès lors, il n’est pas complétement illogique qu’en cas de perte, le fisc octroye des avantages inverses.


    • Warhouha Warhouha 9 décembre 2008 13:50

      Dans le même temps, je paie des impôts sur mes revenus. Si, un jour, mes revenus cessent, je vois mal le fisc me renflouer.
      Pour les salariés, même topo, en cas de chomage, ils n’ont droit à des indemnisations que parce qu’ils ont cotisés, par parce qu’ils paient des impôts sur le revenu.


    • tmd 9 décembre 2008 14:09

      Si tes revenus cessent, ou si un salarié devient chômeur, vous n’avez plus de revenus, OK, mais vous n’avez pas perdu d’argent. Un petit porteur, lui, si il a vendu, il en a réellement perdu.


    • Pehachem 9 décembre 2008 14:11

      Il est vrai que les gains au jeux ne sont pas taxés en France... mais c’est parce que les mises l’ont déjà été !

      Pour le Loto, il me semble que la moitié des mises passent dans les caisses de l’Etat... avant la distribution des gains, qui peuvent se permettre d’être nets d’impôts.


    • Warhouha Warhouha 9 décembre 2008 14:42

      Oui, et ? L’Etat doit garantir les pertes de ceux qui choississent de jouer leurs excédents de fric en bourse au nom de quoi ?
      La seule réponse qui vous vient à l’esprit, c’est le fait que les bénéfices sont taxés. Et alors ? Les taxes ne sont pas des cotisations, ni celles sur vos actions, ni celles sur vos revenus, ni celle sur les prestations, ou bien que l’on vend.

      Parce que les petits porteurs jouent aux grands méchant loup financier, ils voudraient que l’Etat garantisse leurs pertes comme il le fait pour les vrais financiers ? Vous vous trompez de bout de la lorgnette.

      Vous avez joué, et perdu.


  • garibaldi15 9 décembre 2008 13:47

    @ TRAZ : En France, il est possible de déduire ses pertes en bourse de ses gains en bourse. Cette déduction peut se faire pendant 10 ans.

    Exemple : je vends des titres et je gagne 15€, je paye l’impôt sur les 15€.

    L’année suivante, je vends des titres et je perds 12€, je ne paye pas d’impôt sur la perte (!).
    L’année suivante, je vends des titres et je gagne 25€, je ne paye l’impôt que sur la différence de 13€ .

    Si je n’avais gagné que 10€, j’aurai encore un ’crédit’ de 2€ que je pourrais déduire de mes gains boursiers futurs.

    Il y a quelques fois intérêt à vendre en fin d’année pour constater une perte si au cours de l’année on a fait des gains. Ainsi, on peut racheter en début d’année suivante les mêmes titres, ou d’autres. C’est la technique de l’acheté/vendu.

    Les autres intervenants sont-ils d’accord sur cette présentation ?


  • garibaldi15 9 décembre 2008 13:54

    Canine, les gains au loto, comme pour les autres loteries, sont versés nets, mais l’état a pris sa part au passage ! Pas d’impôt sur le revenu la 1ère année mais ISF au-delà d’un certain gain.


  • Jimd Jimd 9 décembre 2008 13:56

    cette proposition est absurde.

    on devrait au contraire expliquer aux petits porteurs que tant qu’ils ne vendent pas ils n’ont pas perdu !
    l’horizon de placement en bourse doit etre long.... donc a priori et sauf accident on doit pouvoir ne pas vendre quand le marche baisse et attendre.
     Pour repondre au post sur les interessement... perso je fais comme si cet argent n’existait pas car il est bloque pour 5 ans. il est place 2/3 dans du monetaire sur, et 1/3 dans des actions (le reste je ne sais pas smiley). comme c’est de l’argent que j’ignore, a moins d’un coup dur, je n’en ai pas besoin, je n’ai donc rien perdu.


    • katalizeur 9 décembre 2008 15:16

      @ jimd

      lol lol lol tu dois etre banquier ou tres proche d’eux

      j’ai demandé a ma maman de vendre les placements qu’elle possedait il y a plus d’un an

      la reponse du banquier votre fils dit m’importe quoi, je vous assure c’est des placement sur
      a force de la Harseler pour que la brave dame sauve une partie de ses modestes economieS elle a enfin decidé de nous ecouter , mais trop tard ;reponse du meme banquier je suis desolé mais vos placement ne valent plus rien ; avec aucune possibilité de recour ;

      donc d’apres toi ne vendez surtout pas se qui ne vaut plus rien ,dommage les emprunt russe etais imprimés sur papier on pouvait toujours en faire usage dans les WC en cas de panne papier Q.


    • Muadib 9 décembre 2008 18:35

      @kata

      Dans le cas d’un portefeuille diversifié sur une durée de temps assez longue, disons 20-30 ans, le return a toujours été positif jusqu’à maintenant. ( Analyse de scénarios historiques)

      Tout est dans le "diversifié" et la capacité de pouvoir attendre.

      Je ne vois pas en quoi Jimd serait l’ami des banquiers en affirmant cela.


  • maharadh maharadh 9 décembre 2008 13:58

    Je demande à ce que nos banquiers débloquent de l’argent aux dealers de façon à ce qu’ils puissent continuer à empoisonner notre jeunesse.

    Question avec la crise les dealers sont-ils touchés ou nos banquiers leur avanceront-ils des fonds ?


    • katalizeur 9 décembre 2008 14:25

      maharadh

      LAISSE LES" PETITES MAINS "TRANQUILLE.

      QUESTION CHICHON Et BANQUE POSE DONC LA QUESTION AU GRAND " charles "
      il en connais un rayon il y a meme qui disent que c’est le grand" boss"

      laisse les casquette de travers a leurs basquettes "nique" ;

      interesses toi au costumes de bonne coupe et aux cravattes en soie ;



      milles excuses si tu es en service commandé.....il faut bien manger.


  • Proto Proto 9 décembre 2008 14:04

    Effectivement ce que vous dénoncez est complètement indamissible, ça mérite une révolution.
    Je suggère à tous de visionner "L’argent dette" qui explique fort bien ce phénomène.


  • Nathan Nathan 9 décembre 2008 14:32

     Proposition scandaleuse et absurde. 
    Cette proposition n’est pas libérale : elle est capitalisto-étatiste.


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:15

      Ce n’étais pas mon intention. Cet amendement ne vient pas d’un quelconque sous-fifre, mais du rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, quelqu’un de très écouté à l’UMP.
      Quand j’ai lu ca, je n’en croyais pas mes yeux. C’est pourquoi j’ai jugé bon de faire un peu de publicité à ce genre de proposition, qui à mon avis en dit long sur les préoccupations et les priorités de certains élus.


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:16

      Ce n’étais pas mon intention. Cet amendement ne vient pas d’un quelconque sous-fifre, mais du rapporteur général UMP de la commission des Finances du Sénat, quelqu’un de très écouté à l’UMP.
      Quand j’ai lu ca, je n’en croyais pas mes yeux. C’est pourquoi j’ai jugé bon de faire un peu de publicité à ce genre de proposition, qui à mon avis en dit long sur les préoccupations et les priorités de certains élus.


  • PtitLudo PtitLudo 9 décembre 2008 15:14

    Comme d’habitude on fait les étonnés ! On savait pourtant pourquoi on votait en 2007, non ?
    au fait n’était-ce pas une diversion au profit de ça ? http://www.lepost.fr/article/2008/12/09/1351284_marini-est-un-recidiviste-amemdement-pour-supprimer-la-demi-part-parents-isoles.html


  • nounoue david samadhi 9 décembre 2008 15:22

    Un blocus s’impose ! Il faut compliquer la tache de ceux qui vont se réfugier dans les paradis fiscaux pour planquer de l’argent mal acquis ( commissions sur des ventes d’armes, trafics en tout genre, bénéfices délocalisés)Sans eux l’assiette de l’impôt serait plus large et les impositions moins lourdes car mieux reparties ! Il est tout à fait possible de bloquer les paradis fiscaux continentaux, au besoin militairement, en faisant un exemple avec le Lichtenstein et Monaco ! !

    En finir avec l’enfer des paradis fiscaux
    LE MONDE | 22.11.08

    La crise a relancé le débat sur les paradis fiscaux, qui abritent les deux tiers des fonds spéculatifs (hedge funds). Peut-on réguler sans s’attaquer aux centres offshore ?
    Renaud Van Ruymbeke : Non. On ne peut être que surpris que des responsables politiques réalisent subitement qu’il existe des places offshore ! Nous l’avions dénoncé avec d’autres juges en 1996, en lançant l’appel de Genève contre ces zones de non-droit, car les paradis fiscaux sont aussi des "paradis" judiciaires. Les juges travaillent sur l’argent criminel mais il ne transite pas que de l’argent criminel par ces centres offshore. Pourquoi a-t-on tant attendu ? Politiquement, il est envisageable de leur enlever toute capacité de nuisance.

     Olivier Pastré : Nous sommes d’accord sur le diagnostic, pas forcément sur les solutions. En 1999-2000, le rôle des paradis fiscaux avait déjà été mis en évidence avec le scandale Enron, entreprise qui s’était livrée à des turpitudes financières et comptables dont on n’avait pas idée jusqu’alors. L’entreprise avait créé 3 000 "special purpose vehicles" pour dissimuler son endettement, dont 1 000 étaient basées dans les îles Caïman... On a alors découvert que des pays vendaient de l’opacité, à deux types de clientèle : des criminels, mais aussi des sociétés cotées à la Bourse de New York, a priori respectables. Et rien n’a été fait... Notre divergence porte sur les modalités et le calendrier. Il ne faut pas être candide : on ne fera pas disparaître les paradis fiscaux d’un coup de baguette magique.

    R. V. R. : Et pourquoi ?

    O. P. : Il faudrait que l’humanité entière soit d’accord pour le décider. La question est celle de la concurrence fiscale. Je ne crois pas qu’une gouvernance mondiale parfaite soit vraisemblable. Soyons donc modestes et néanmoins volontaristes.

    R. V. R. : De plus en plus d’argent transite par les paradis fiscaux : 50 % des flux financiers mondiaux. Je ne dis pas qu’il faut les supprimer du jour au lendemain, mais ce doit être un objectif. On reproche au Luxembourg d’abriter des avoirs non fiscalisés. En France, le fichier des comptes bancaires et assimilés (Ficoba) centralise tous les comptes bancaires à la direction générale des impôts (DGI). Pourquoi le Luxembourg ne fait-il pas de même ? Les renseignements de cet organisme seraient transmis aux pays concernés. Ce pourrait être une règle simple au sein de l’Union européenne. Faisons déjà le ménage chez nous !

    O. P. : Si l’on applique cette proposition, cela n’aura qu’un effet : appauvrir le Luxembourg tandis que le Liechtenstein ou les îles Caïman s’enrichiront...

    R. V. R. : On nous a soutenu le même raisonnement pour la corruption : "Si vous sanctionnez les entreprises françaises qui corrompent des dirigeants africains, ce sont les entreprises américaines qui prendront le marché." Pour sortir de ce système, il faut une autorité publique qui défende l’intérêt collectif. La mondialisation est économique et financière. Sur un plan politique, elle est en retrait : les Etats veulent conserver leurs privilèges. La régulation signifie qu’ils acceptent de déléguer une part de leur souveraineté à un organisme qui puisse leur taper sur les doigts, à partir de règles de transparence communes à tous.

    Une sorte d’ONU de la finance ?
    R. V. R. : Oui, mais pas une ONU qui regarde deux armées se tirer dessus !

     O. P. : L’économie de marché, c’est comme un combat de boxe. On se tape dessus, mais sous les yeux d’un arbitre et sur un ring entouré par des cordes. Ces cordes ont été relâchées. Il faut les retendre. A l’occasion de la crise, on découvre que les règles peuvent être utiles : même les plus libéraux le reconnaissent.

    R. V. R. : Mais il n’y a pas d’arbitre.

    O. P. : Disons qu’il y a un arbitre myope... Un énorme pas serait déjà franchi si les principaux établissements financiers mondiaux s’interdisaient d’opérer dans certains paradis fiscaux. Il faut être ambitieux mais réaliste.

     L’OCDE a établi une liste des paradis fiscaux non coopératifs. Seuls trois d’entre eux - Andorre, Monaco et le Liechtenstein - y figurent alors que trente-cinq se sont engagés à coopérer. Est-ce vraiment la réalité ?
    R. V. R. : Le fait de ne plus avoir que trois paradis fiscaux reconnus, alors qu’il y en a beaucoup plus, montre toute l’hypocrisie du système. Il est vrai que, techniquement, le problème n’est pas simple à régler. Mais, par exemple, la volonté politique de l’Allemagne vis-à-vis du Liechtenstein me paraît réelle (L’Allemagne a infiltré le système bancaire de la principauté alpine pour connaître les avoirs dissimulés par ses ressortissants). C’est le premier cas d’un Etat qui tape du poing sur la table d’un micro-Etat voisin. J’aimerais que l’on m’explique pourquoi on peut aller faire la guerre en Irak mais qu’on est incapable de fixer un minimum de règles applicables à de petits Etats sans poids politique ou militaire.

     O. P. : On a fait quelques pas de fourmi en matière de coopération. Je ne vois pas les paradis fiscaux disparaître à court terme, car il n’y a pas de volonté américaine de coopérer, Barack Obama compris. Cependant, l’occasion est historique de poser le problème. Les dirigeants politiques ont découvert que la crise avait pour origine la difficulté de repérer les risques bancaires, pour des raisons techniques, et à cause de leur localisation dans les paradis fiscaux. Les autorités de régulation vont, au moins peut-on l’espérer, se pencher sur ce sujet. Personne ne pouvait dire en février que Gordon Brown et Georges W. Bush nationaliseraient les banques. Il n’est pas impossible non plus que les Etats conditionnent leur aide au fait qu’elles fassent des progrès dans ces domaines. L’autorégulation peut aussi jouer : je n’exclus pas que les plus grandes banques mondiales se mettent d’accord pour ne pas se concurrencer là-dessus.

    R. V. R. : Je ne suis pas le seul Candide... Mais ce serait le minimum. Car il est choquant de voir que les banques qui ont profité du système sont secourues, non par le Liechtenstein, mais par les contribuables de leur pays. Il y a un paradoxe : on méprise les Etats, on les contourne, et le jour où tout éclate, on se retourne vers eux.

    Albert de Monaco dénonce les propos du juge Van Ruymbeke

    "J’ai lu avec beaucoup d’étonnement, dans un grand quotidien, des déclarations inacceptables selon lesquelles, à Monaco, ’les enquêtes s’enlisent’ et qu’’il y a toujours du blanchiment’", a réagi, lundi 24 novembre, le prince Albert de Monaco à l’occasion de l’ouverture d’une réunion conjointe du GAFI et de Moneyval – deux organismes spécialisés dans la lutte contre le blanchiment. "Comme cela a été maintes fois répété, Monaco n’est en rien un paradis judiciaire", a-t-il ajouté. Le prince a également rappelé que l’évolution du cadre législatif monégasque dans la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme avait reçu l’aval des organismes compétents, dont Moneyval. – (avec AFP)


    Les obstacles que rencontrent les juges financiers ne vous inclinent pas à croire en l’autorégulation...
    R. V. R. : Quand on fait une enquête sur des affaires de corruption, on se heurte toujours à des obstacles infranchissables. En vingt-quatre heures, l’argent peut tourner de Singapour à Gibraltar, en passant par le Delaware, Monaco et le Liechtenstein. Nos enquêtes finissent au bout de plusieurs années par buter sur un coupe-circuit : des valises de billets sont sorties d’un compte offshore et reversées sur un autre compte. C’est un constat d’échec.

     Les solutions passent par de la transparence : pouvoir identifier les vrais titulaires d’un compte et les véritables porteurs de sociétés offshore. Une société devrait avoir une activité, un conseil d’administration, des responsables. Aujourd’hui, je peux aller en Suisse, pour 5 000 euros, acheter clés en main une société des îles Caïman et piloter des grands navires pétroliers qui font le tour de la planète ! La transparence existe au sein de chaque Etat. Le contrôle existe aux Etats-Unis, hormis au Delaware qui est considéré par les Américains comme un paradis fiscal. Mais à l’échelle supranationale, c’est la loi de la jungle.

    O. P. : Les Etats sont intéressés à la disparition des paradis fiscaux puisque c’est une perte en matière fiscale. Mais aucune réforme n’a de sens si elle n’est pas intégrée à de nouvelles règles du jeu : mieux contrôler les agences de notation, redéfinir les normes comptables et prudentielles, réduire le poids des marchés de gré à gré, introduire une forme de régulation des fonds spéculatifs, etc. Cela ne veut pas dire réguler plus, mais réguler mieux.

    R. V. R. : Je crains qu’une fois l’économie repartie, la régulation ne semble plus nécessaire. Le choc est-il assez fort pour qu’il y ait une volonté de contrôle ?

     Monaco s’est engagé à faire des efforts en matière de coopération. Où en est-on dans cet Etat, mais aussi en Suisse, ou à Londres ?
    R. V. R. : Monaco affiche une transparence. Mais, là comme ailleurs, les enquêtes s’enlisent dès lors que l’argent circule d’un paradis fiscal à l’autre. Au bout du compte, il nous est impossible de déterminer l’ensemble des avoirs qui y sont cachés. Monaco reste un trou noir de la mondialisation. Il y a toujours du blanchiment. A Londres, le secret bancaire est très fort. Il est presque plus difficile d’obtenir des informations de la City que de Jersey. La Suisse, comme le Luxembourg, ont des sociétés fiduciaires qui fournissent l’ingénierie financière et organisent la circulation des capitaux de façon qu’on ne puisse pas les retrouver.

     O. P. : Je corrigerais : Monaco est plutôt un trou "gris". Je tire de mon expérience bancaire la certitude qu’il y a moins de capitaux contestables à Monaco. Quant à la Suisse, si un paradis fiscal est un lieu où existe une forte opacité comptable et financière, il est clair que c’en est un.

     Faut-il supprimer le secret bancaire ?
    O. P. : Je suis, sur le principe, pour le secret bancaire, c’est un droit de la personne, un garant de la démocratie. Il ne faut y toucher qu’avec la plus extrême prudence.

     R. V. R. : Je ne peux pas laisser dire ça. Si c’est un droit de la personne, alors seuls trois pays en Europe assurent ces droits : le Liechtenstein, le Luxembourg et la Suisse, car ils permettent à ceux qui font l’objet d’investigations bancaires de les contester ! Au regard de l’intérêt public, il ne doit pas y avoir de secret bancaire.

     La régulation est-elle une question de morale ou d’efficacité ?
    O. P. : Si ce n’était qu’une question de morale, on pourrait être beaucoup plus pessimiste...

     R. V. R. : Sur ce point, nous sommes entièrement d’accord !

     Olivier Pastré et Renaud Van Ruymbeke sont respectivement économiste dirigeant d’IM Bank et juge financier


  • faxtronic faxtronic 9 décembre 2008 15:24

    Est ce une loi a la con, ou simplement un chiffon rouge pour eviter que l on se pench sur d autre loi a la con plus discrete dans les medias. je pense pour la seconde. Avec Sarko, il faut toujours regarder la ou les medias ne pointent pas le doigt. Dur dur, il va falloir se taper le Journal Officiel... Bah c est ca le vrai journalisme.


  • François M. 9 décembre 2008 15:52

    Hé hé ! On a les mêmes problèmes partout ça a l’air ! Nos politiciens qui sont dans la poche des banquiers nous font de pareils manigances. "Notre" gouvernement fédéral vient de débourser $75 milliards CAN sans nous demander notre avis pour le donner aux banquiers privés qui ne sont même pas en trouble, mais qui sont responsables de cette crise financière.

    Quelle joie...

    Du Québec à Bombay en passant par les banquiers

  • saint_sebastien saint_sebastien 9 décembre 2008 16:22

    un sujet sur israel pour augmenter l’audience peut être  ? smiley


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 17:33

      Merci pour cette info qui alourdit le scandale :
      "L’amendement défendu par Philippe Marini prévoit la disparition progressive de cette "niche fiscale" bénéficiant, en très grande majorité, à des mères célibataires."

      Niche fiscale !!, pour des meres célibataires qui ont souvent des salaires modestes ?
      Il se trouve que j’en connait une, et je peux vous assurer qu’un gamin de 18 ans qui va à l’université, ca coute bonbon (loyer appart+depenses courantes+argent de poche+divers), bien plus qu’un lycéen qui reste à la maison. Cet avantage fiscal me parait donc tout à fait justifié.
      D’un coté on rembourse les pertes en bourse, de l’autre on supprime du pouvoir d’achat aux meres célibataires...tout va bien. Quand on sait tout ce qui a été fait en matiere de bouclier fiscal, de quasi-suppression de droits de succession, de réduction de l’ISF....

      Du même article : Pour le ministre du budget, Eric Woerth, il s’agit en revanche d’une "mesure de justice" car "des contribuables continuent de bénéficier de cette demi-part alors que leur enfant déclare ses revenus séparément".

      Ces sales contribuables profiteurs...Copé essaie de se rattraper :

      Au micro de France 2, Jean-François Copé a de nouveau pris ses distances avec le sénateur et cette "proposition un peu surprenante". "Je ne suis pas certain que dans le contexte de crise, avec les problèmes de pouvoir d’achat que l’on connaît, ce soit une mesure qui soit d’actualité", a-t-il estimé.

      Quand on pense que le pouvoir d’achat faisait partie du programme de mr Sarkosy...

      Décidement, ce Marini est un triste sire. J’imagine qu’il va bien falloir contrebalancer les milliards donnés aux banques. Qui va payer ? c’est un début de réponse ?


  • armand armand 9 décembre 2008 16:44

    Bizarre et passablement scandaleux par les temps qui courent. Mais, me faisant l’avocat du Diable, on peut trouver que l’Etat a laissé les institutions bancaires, ces entités privées dont on ne peut, légalement, se passer, placer leurs actions (je pense en particulier à Natixis) à gros coup de pub mensongère. Ce ne sont pas (seulement) les nantis qui ont joué au casino. Rappelez-vous Vivendi et autres produits qui ont eu un battage médiatique irrésistible.
    Je connais de nombreux smicards et petits retraités qui se sont laissés prendre. Et qui ne se seraient jamais risqués si leur conseiller bancaire ne les avait pas démarchés..


  • Le chien qui danse 9 décembre 2008 16:45

    Oui, c’est pour faire passer l’autre, la demi part parents isolés.


  • Le chien qui danse 9 décembre 2008 16:48

    On se fait tous bien bananer, ourf...


  • Le chien qui danse 9 décembre 2008 17:01

    C’est incroyablement écoeurant ces façons de procéder, ça en dit long sur la mentalité des gens de pouvoir même s’ils ne sont pas tous à mettre dans le même sac. En tous cas ceux qui sont aux commandes en ce moment font preuve d’un mépris à peine voilé envers ceux pour lesquels ils se sont "dévoués", c-à-d Nous !

    J’ai bien l’impression que pour eux c’est "sauve qui peut" et que pour cela le cynisme est de mise et sans vergogne.

    Si telle était réellement la situation, je souhaite qu’ils tombent si bas que l’aumône serait leur quotidien...


  • maharadh maharadh 9 décembre 2008 17:27

    À force de remettre notre autorité individuelle entre les mains des autres, nous avons donné naissance aux monstruosités gouvernementales qui nous régentent aujourd’hui.

    Des technocrates qui ne connaissent que des chiffres et des théories prennent des décisions au sujet de notre vie. Nous ne pouvions faire pire. Et ils le savent. Pour continuer de garder leur pouvoir, ils sèment la zizanie entre nous. Pendant que nous sommes occupés à nous disputer entre nous, ils continuent de faire la pluie et le beau temps avec notre argent."

    "L’employeur est celui qui paie le salaire de quelqu’un, directement ou indirectement.
    Le citoyen fait vivre le système . Il est l’employeur.

    Le banquier ou l’Etat est l’employé.

    Nous sommes l’employeur des banquiers et des politiques.

    Notre employé :

    - décide sans nous consulter

    - dépense sans compter

    - nous vole notre argent contre notre volonté

    - fait des lois pour nous contrôler

    - installe des systèmes électroniques pour nous surveiller

    - paie des juges pour nous condamner

    - paie des policiers pour nous cueillir

    - paie des soldats pour nous mater

    - vote son propre salaire, ses augmentations et sa pension

    Et tout cela avec notre propre argent. Jamais nous ne tolérerions pareil désordre dans notre entreprise. C’est cependant ce que nous faisons pour une entreprise plus grande " la société."

    @katalizeur, le second degré vous connaissez ?


    • katalizeur 9 décembre 2008 18:00

      @ mara

      c’etais ecrit sur un ton ironique mon ami
      je ne vous ai faché j’espere

      plus serieusement j’aurai pu monter le ton et vous dire que les dealer traite uniquement avec de l’espece

      ne soyez pas faché nous serons du meme coté s’il y a barricades lol





  • Bof 9 décembre 2008 17:39

    Bonjour philou : Votre phrase : " Si on comprend bien, les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions, seraient en plus garantis par l’état ? " me choque quand même. Elle indique clairement que notre éducation a réussi à nous séparer. Pour ma part, si j’avais de l’argent je crois que je me devouerai pour l’achat d’actions. En effet, comment peuvent faire les entreprises sans argent ? Par exemple, un ami a une très bonne idée. Il est très loin d’ être un diplomé ! Il pourrait faire économiser de très grosses quantité de carburant , donc les moteurs diminueraient leur pollution et verraient leur durée de vie s’allonger....et bien, maintenant que le dispositif a fait ses preuves....il est très difficile de bousculer les habitudes. Son dispositif selon les diplomés remet en cause toutes leurs connaissances. Un dogme ’scientifique’ semble indiquer que son dispositif ne peut fonctionner...et il fonctionne....

            Le départ de l’entreprise est très lent...mais avec des personnes spécialisées dans le développement, je pense que tout le monde y gagnerait. Des recherches pourraient se poursuivre dans les usines d’insinération qui envoient actuellement de la dioxine . Son dispositif pourrait réussir à détruire ces molécules comme celui de la ville de Lille
    .
     Un exemple qui se termine très bien est cette société qui fabrique des moules synthétiques qui vont dans les fours. Elle vient d’être cédée par son inventeur qui fini sans sa femme qui n’a pu supporter ses absences mais.... il a été chassé avec sa fortune par nos impôts dont l’isf . Nos amis de Belgique se sont fait une très grande joie de me mettre en ’ boite’...encore, "un" ! ....de "sdf"...Sans Difficulté Financière’ chez nous.....

     Le scandale qui vient de se passer...des banques ont sacrifié les finances de leur pays à leur profit unique...en jouant en bourse des sommes qu’ elles étaient loin de disposer. Je pense qu’il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Un être humain qui bouscule les multidiplomés qui osent se dire scientifiques et rationnels et qui se sauvent quand on leur montre une preuve , les multispéculateurs en banque et les individus qui ont en charge un projet qu’ils veulent mener à bien pour le plus grand profit de la population. Puisque les "scientifiques" ne font plus progresser la société...si en plus, on se prive des ’trouveurs" en leur sucrant toute possibilité de financement...c’est la fin de notre société. Pour information, le coup de la mémoire de l’eau...il y aurait du vrai la dedans. Mais, quel diplomé va oser ? qu’y a -t-il de vrai ? Si de l’argent arrive...les recherches vont continuer...un boulevard va s’ouvrir si c’est vrai , comme pour les moules qui vont à la chaleur...et si c’est faux...l’argent en actions sera perdue. MAIS...actuellement les scientifiques et donc le monde politique se sont unis pour dire que c’était impossible et aucune recherche en France sur ce sujet n’est faite ! On se prive donc d’une très grande découverte avec ses brevets si on ne peut mettre des actions dans une société. Cela ira dans un autre pays....


    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 18:33

      Bonjour philou : Votre phrase : " Si on comprend bien, les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions, seraient en plus garantis par l’état ? " me choque quand même. Elle indique clairement que notre éducation a réussi à nous séparer. Pour ma part, si j’avais de l’argent je crois que je me devouerai pour l’achat d’actions. En effet, comment peuvent faire les entreprises sans argent ?

      Je suis en effet contre le fonctionnement actuel du systeme boursier. Il faut savoir que les gens qui investissent dans des actions, pas spécialement les petits épargnants, mais les fonds de pension, les fonds d’investissement font d’énormes pressions aupres des conseils d’administration pour maximiser les bénéfices. Dans le contexte de la mondialisation, cela entraine des délocalisations, des réductions d’effectifs, la réduction des avantages sociaux, la précarité, etc... Tout ceci sans contrepartie pour les salariés. Cette généralisation de la recherche du profit maximal se fait à l’encontre de l’intérêt général, entraine chomage, précarité, pauvreté (et donc délinquance), des inégalités croissances, sans compter la privatisation des services publics et le déficit croissant du budget de l’état.
      Cet énorme pouvoir n’est contrebalancé par rien, vu qu’on a dérégulé à tout va. Quand au financement des entreprises, il pourrait être assuré par des banques classiques, par des organismes d’état avec des regles de gestion interdisant de se payer sur le social, ce qui se passe dans le systeme actuel. On pourrait aussi donner des avantages aux banques qui prêtent aux inventeurs et aux projets à risque. Il existe bien des solutions sans tomber dans la spirale du profit maximum pour les uns et de la précarisation pour les autres.

      D’autre part, comme vous le suggerez tres bien, cette façon de fonctionner est tres conservatrice : les entreprises hesitent beaucoup à investir dans des projets nouveaux, mais preferent investir dans des progres prévisibles en termes de revenus
      (perfectionnement de l’existant). Les vraies innovations sont relativement rares de nos jours


      Par exemple, un ami a une très bonne idée. Il est très loin d’ être un diplomé ! Il pourrait faire économiser de très grosses quantité de carburant , donc les moteurs diminueraient leur pollution et verraient leur durée de vie s’allonger....et bien, maintenant que le dispositif a fait ses preuves....il est très difficile de bousculer les habitudes. Son dispositif selon les diplomés remet en cause toutes leurs connaissances. Un dogme ’scientifique’ semble indiquer que son dispositif ne peut fonctionner...et il fonctionne..
      ..

      Tout à fait. Ce genre de systeme greverait lourdement les bénéfices des puissantes multinationales du pétrole. On préfere donc les ignorer, comme le moteur Pantone dont les résultats sont pourtant avérés.

      Puisque les "scientifiques" ne font plus progresser la société...si en plus, on se prive des ’trouveurs" en leur sucrant toute possibilité de financement...c’est la fin de notre société.
      Beaucoup de scientifiques dépendent de financiers et de multinationales et doivent rester dans la ligne du dogme du profit. Quand au financement, il existe mille manieres de le mettre en place sans passer par la bourse, qui choisit souvent les investissements en terme de "rentabilité prévisble" et jamais en terme d’intérêt général.

      MAIS...actuellement les scientifiques et donc le monde politique se sont unis pour dire que c’était impossible et aucune recherche en France sur ce sujet n’est faite ! On se prive donc d’une très grande découverte avec ses brevets si on ne peut mettre des actions dans une société. Cela ira dans un autre pays....
      Pour être vendu, un produit doit être commercialisé, recevoir de la pub. C’est à dire quand ca arrange les lobbys économiques. L’argent ne suffit pas.
      Et d’ailleurs, rien ne vous empêche de prêter de l’argent à un inventeur par contrat sans passer par la bourse.


  • Jorge Atlan 9 décembre 2008 19:43

    La fuite en avant coninue. Pas la moindre réflexions sur ce qui se passe d’un point de vue éconmique ni sociale. Soit ces gens vivent sur une autre planète, soit éffectivement nous sommes juste les moutons qui servent d’huile aux rouages. 
    Pas d’intérrogation sur le système, pas de remise en cause, sur la logique, sur le fonctionnement du système. Et pour cause : tout va très bien pour eux. 
    Les fonds d’investissements ne sont que des esclavagistes, des pillards qui pour permettre aux retraités américains de continuer a bronzés, ceci dit de moins en moins bien.
    J’en arrives a envier la grece, qui va finir par virer son gouvernement. Ca remetterait certaines têtes sur les épaules et amenerait un peu plus de justice social et économique si ils se rapellaient que les français ont décapités les rois et leurs valets.
    Chaques avancées sociales c’est fait dans la violence, ils ne comprennents que ca. 1936, ne c’est pas fait la fleur au fusil, ca a été aussi des affrontements avec le pouvoir et les capitalistes.
    Ou sont les réflexions sur la régulation des banques, de la bourse, sur les fonds d’investissement, sur la délocalisation. 
    Rien, on aura rien ! Parce que pour nos gouvernants, cela ne leur vient même pas a l’esprit. Le système est inéluctable. Pas de salut pour eux en dehors de ces dictatures molles.
    La paupérisation d’un pays finit par se transformer en violence, contre soi, contre l’autre (étrangés) puis finit par se retourner contre les gouvernants.
    Et c’est sain pour un pays que de remettre en cause la légitimité d’un gouvernant qui ne tient non seulement pas ses promesses mais qui manifestement ne sert plus qu’une caste de privilégié.
    Je ne supporte plus le détournement du langage pour légitimer tous les coups foireux.:Justice pour privilège ; bon sens pour criminalisation du peuple et des pauvres en particuliers ; caisses vides pour les pauvres, mais 360 mds d’euros pour les banques. 
    Paix, alors que les troupes françaises participent à des manoeuvres ayant pour but d’envahir l’Iran. 
    Alors quand le bordel menacera d’exploser on crééra une nouvelle diversion mondiale, l’Iran sera attaqué et dépecé par les mêmes et tout ça parce qu’un abruti se prends pour un mec, un vrai. 
    Lors des cérémonies des soldats tués en afghanistan, de quoi nous parlait cet abruti, de sa solitude. Il a envoyé des jeunes hommes se fairent tués et il pleure sur sa solitude... 
    Ne venez pas pleurer tout est là, tout est dit. 


  • moebius 9 décembre 2008 22:13

     Qu’ est ce que l’intérêt collectif ? quel est l’être de l’état ? Un état quel qu’il soit il ne représente pas l’intérêt collective mais s’efforce de faire croire que l’intérêt collective ça existe et que cette intéret supérieur transcende la somme conflictuelle des intérêts particuliers de la classe sociale qui s’est hissé au pouvoir . L’état participe du mythe et de la croyance d’un êtres collectif qui fixe les hiérarchies et garantie la paix sociale en distribuant du statut. S e qui explique la vénération particulière quasi religieuse que nous vouons a cet être ’laïque" de l’administration qui chez nous a remplacé dans sa fonction le dieu de l’église romaine....rendons grâce a Sarkosy et à sa bande de nous offrir une vision si cru de notre réalité


  • cathy30 cathy30 9 décembre 2008 22:42

    Il parait que Marini en a encore une soixantaine d’amendements à soumettre. Quelque chose me dit que l’on ne va pas être déçus. Est-ce que l’amendement petits porteurs était la grosse pillule pour faire passer le reste ? Rien n’est moins sûr, il en a sûrement encore de biens grasses.


  • Peter Smith Peter Smith 9 décembre 2008 22:47

    Tout à fait d’accord. Nous voyons bien la stratégie du pouvoir en place qui est de lancer des idées pour tester les réactions des français, et si les résistances se font sentir trop fortement, le projet est retiré en un instant...
    On peut tromper 1 fois 1000 français mais on connait la suite...


  • Nexuses 9 décembre 2008 23:08

    l’article et beaucoup de commentaires sont très interessants. certains commentaires très eclairants, merci.

    mais.

    "rembourser les pertes en bourse ... avec l’argent des contribuables"

    là, j’aurais juste une petite question naïve. Comment on rembourse avec l’argent des contribuables ? est ce que cet amendement prévoit d’augmenter les impôts des autres, pour combler le manque à gagner ?

    si un boursicoteur déduit ses pertes de ses impôts, il payera donc moins d’impots. Mais en quoi il sera remboursé avec MES impots ? smiley



    • Philou017 Philou017 9 décembre 2008 23:58

      Si des contribuables paient moins d’impots qu’ils devraient, c’est l’ensemble des contribuables qui paient à leur place pour le budget de l’état.

      Mais ce n’est pas un sophisme. Même s’il s’agit d’une réduction d’impot, il s’agit bien d’un paiement de l’état. Exemple : Un contribuable doit payer 15000 Euros d’impot. Il n’en paiera que 5000E, si il a dix mille Euros de déduction. C’est comme si l’état donnait dix mille euros, même s’il s’agit d’une réduction de facture.


    • titi 10 décembre 2008 09:42

      "Rembourser les pertes en bourses" est un titre tout à fait fallacieux.

      Il ne s’est jamais agit de "rembourser" les pertes, mais de les déduires de ses revenus imposables.

      Celà signifie que l’assiette d’imposition sera réduite, en aucun cas que les montants investis et perdus seront rembourser...

      Je précise que je suis contre cette approche même si je parait ici la défendre.

      Mais cependant comment peut on accepter que l’état "garantisse" l’épargne des Francais si il ne garantit pas l’argent "épargné" en bourse ?
      D’ailleurs le principal compte support utilisable est le P.E.A : plan d’EPARGNE en actions ?

      Soit l’état garantit toutes les formes d’épargne, soit il ne garantit rien.
      Mais il ne doit pas se laissé guider par la démagogie qui opposerait le livret A bien popu avec les actions bien capitalistes.


    • Nexuses 11 décembre 2008 20:28

      "Si des contribuables paient moins d’impots qu’ils devraient, c’est l’ensemble des contribuables qui paient à leur place pour le budget de l’état. "

      mouais, chui pas convaincue.

      l’amendement ne prévoit pas d’augmenter les impôts des autres. que certains payent moins, ne suppose pas que d’autres vont payer à leur place, et donc payer plus.

      cependant, je suis outrée par cet amendement, comme je suis outrée par le bouclier fiscal ou encore le sauvetage des banques. outrée mais pas surprise, c’est une politique au service de l’argent, uniquement l’argent. mais avec Sarkozy on savait où on allait ... oui enfin sauf peut-être les 53% qui ont voté pour lui.

      durant la campagne presidentielle, il a tapé à tout va sur les "assistés" mais on savait qu’il voulait juste que l’assistanat change de camp. voilà c’est fait.



  • kemilein 10 décembre 2008 02:00

    ce qui me fait bien marrer c’est que personne n’a relevé la contradiction flagrante du texte.

    certes tous somme indignés (et bla et bla et bla), mais encore pire, on devrait etre carrément hors de nous ! Ils nous prennent savament pour un troupeau de cons !

    propose une mesure pour "relancer l’investissement en bourse des petits actionnaires".
    [...]
    C’est-à-dire que, le montant de toutes les opérations d’un total de moins de 25 000 euros, effectuées entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008...

    Excusez moi mais, certes cela s’applique pour le "petit porteur" (toutes les OP d’un total MAX de 25k -en tout et pour tout- ) encore faut il avoir cette somme a placer en l’espace d’un mois, et la nous sommes bien peu !

    De surcroit, je ne sais pas pour vous, mais on m’a dit etant petit qu’on ne pouvait pas voyager dans le temps et que le passé était le passé, si on en croit les dates, ce cher sénateur voudrait pousser a l’investissement (car en bourse mm si spéculation ca reste considéré comme de l’investissement), donc, pousser a l’investissement (futur !) sur une date antérieur endéfiscalisant les pertes... effectivement, je n’aurais pas a payer pour mes pertes mais je vois pas en quoi ca me restitura les-dites pertes, et comment je pourrais les réinvestirent.

    AHEM un grand n’importe quoi, et dire qu’y a de glands pour se pencher sérieusement sur ce genre d’action, vive l’intelecte de nos dirigeant, ca fait froid dans le dos.


    • K K 10 décembre 2008 10:03

      Vos mois en font 11 ? entre janvier 2008 et decembre 2008, il n’y a pas qu’un mois smiley

      et en 2008 entre le premier janvier et noel il y a eu combien de jours selon vous ? Non, non, la reponse n’est pas 7 smiley


  • Simplet Le Jeune Simplet Le Jeune 10 décembre 2008 03:30

    Bientôt :

    "si vous trouvez des taux plus avantageux ailleurs on vous rembourse deux fois la différence"

    "recevez des bénéfices aujourd’hui, investissez dans dix ans"

    "remboursement des prestations chômage dès qu’on retrouve un salaire"

    		
    à quand la facture de la balle ?...

  • 9thermidor 10 décembre 2008 08:36


    les gouvernements incitent les épargnants à investir dans les entreprises via la Bourse.

    en effet l’ argent est le sang de l’ économie , indispensable à la propérité du pays.

    or les banques font banqueroute -avec notre argent à bord - et elles causent un crack sensible.

    on va donc punir les investisseurs-pigeons d’ avoir fait confiance aux banques,
    en levant des impôts pour renflouer les banqueroutiers

    on va ainsi épargner aux voleurs la corde qu’ils méritent , en faisant payer les crédits nécessaires par les générations avenir.

    la devise de la République n’est certainement pas :
     
    "honnêteté , justice, prévoyance, sérieux.".


  • DACH 10 décembre 2008 09:54

    Rembourser les pertes en bourse...

    Bonjour à tous

    Citant un peu de l’auteur : « Si on comprend bien, les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions, seraient en plus garantis par l’état ? Apres le renflouement des banques sans contrepartie (ou presque) avec l’argent de l’état (càd des contribuables), on renflouerait les malheureux actionnaires ? ...  » Voilà un exemple d’affirmations non démontrées sinon gratuites... Pourquoi l’auteur ne propose-t-il pas la suppression du marché des actions et des obligations ? Quant au titre qui annonce « rembourser les pertes », quel abus délibéré de langage... proche du mensonge : comment une déduction d’impôts pourrait-elle constituer un remboursement ? Sauf bien sûr dans le cas d’un trop perçu. Aucune analyse des cas ou des situations pouvant légitimer une telle proposition ? Et pourtant elles existent. Je laisse ce soin aux autres d’en mentionner quelques unes. Encore un texte aveuglé par les préférences idéologiques de son auteur ! La perte exceptionnelle d’un investissement en bourse pour des causes liées notamment au fonctionnement des banques peut-elle justifier sous certaines conditions et limites d’une déduction d’impôts pour les épargnants aux ressources limitées ? Mais l’impact politique d’une telle mesure mal expliquée prêterait encore une fois à toutes les dérives sectaires des bons prétextes... Ici elles sont encore bien légères...

    Questions : rôle et utilité de la bourse des valeurs, comme d’ailleurs celle des matières premières dans l’économie ? Légitimité économique des investissements en bourse pour les institutionnels comme pour les particuliers ( les ménages) ? Les excès, les erreurs, les injustices, l’absence d’une meilleure régulation financière (cf. entre autres les titrisations recensées) sont-ils des motifs suffisants pour interdire un tel champ économique en regard des avantages sur le long terme pour les investisseurs et sur toutes les durées pour les entreprises ? La dépendance idéologique est toujours sympathique, mais les réalités finissent toujours se venger des accros aux idées toutes faites ! De savoureux moments en perspective... Quel est le système économique prôné par l’auteur ? S’il s’imagine que le système est en faillite et est condamner à disparaître... Il oublie que toutes crises de tous systèmes font naître des mécanismes de corrections qui réforment... Et faire croire que le système actuel est mauvais, qu’il faudrait le supprimer, relève d’une douce rigolade, quelle que soit son opinion ou analyse sur les réformes à proposer... L’auteur serait-il partisan de supprimer la bourse, d’une limitation des salaires à 10 fois le smic, et de rentrer dans le salariat toutes les professions libérales et artisans ? Faut-il laisser les banques qui ont fait des erreurs mourir, avec pour les ménages déposant la perte de leurs avoirs, dont celui du dernier salaire versé ? ? ? Heureusement, il y a une garantie financière en France d’un certain montant... le monde de l’économie fonctionne sur plusieurs paramètres dont l’un n’est pas quantifiable : la confiance entre les acteurs, le prolongement de l’antique parole donnée...

    Où commence pour l’auteur le statut de « plus aisé » qu’il serait interdit d’aider parce qu’il serait plus aisé ? ?

    La dépendance idéologique fondée sur de bonnes intentions nourries partiellement d’ignorances partisanes ne serait-elle pas plus pernicieuse et prégnante que toutes dépendances financières ? Bien cordialement.. Namaste. DACh


  • wesson wesson 10 décembre 2008 10:35

    Bonjour l’auteur,
    Un amendement de marini trépasse, mais un autre passe !

    Il vient de faire passer comme une lettre à la poste un nouvel amendement qui va précariser une population qui l’est déjà organiquement.

    En effet, le dernier amendement Marini propose la suppression de la demi-part pour les parents isolés ayant élevé seuls leurs enfants.

    Après l’amendement doux pour les riches (heureusement refusé), l’amendement impitoyable pour les pauvres, qui lui est passé.

    Un bien triste exemple de ce qu’est notre gouvernement. Et dire qu’il y a eu une majorité pour mettre au pouvoir de tels gugusses !


  • acts_of_volition 10 décembre 2008 10:36

    "rembourser les pertes des boursicoteurs avec l’argent du contribuable, c’est à dire des déductions d’impôt."

    non, ce n’est pas la meme chose. une reduction d’impot pour l’actionnaire, qui paie aussi lui ses impots sur l’ensemble de ses revenus, n’est pas un remboursement. le "contribuable" ne paie pas à sa place. l’actionnaire voit simplement moins de ses revenus confisqué par l’etat ; les revenus qu’il va investir ou depenser ailleurs.

    faut eviter de tomber dans le vieux piege, bien employé par nos politiciens, qu’un credit ou evasion d’impot est un vol de la caisse publique. comme les depenses de l’etat ne sont pas un "investissement".


    sinon, cette histoire montre l’absurdité d’un systeme, qui pense donner d’un credit d’impot à ceux qui ont perdu l’argent en prenant une risque en bourse avec leur propre argent (et qui aurait etait sinon obligé de payer pour les gains). s’il y a des problemes actuels avec l’economie, c’est exactement ce genre d’intervention abusive de la part de l’etat qui distorte totalement les regles du marché.

    la solution le plus facile serait de laisser les francais investir librement dans les entreprises privés sans punir ceux qui ont pris une risque et gagnés et sans aider ceux qui ont perdu et ne veulent pas assumer.


  • Pierrot Pierrot 10 décembre 2008 10:37

    Bonjour,

    Oui, la proposition du député Marini est stupide.

    C’est un peu comme s’il proposait de rembourser les perdants du Loto. Abhérant !


    • titi 10 décembre 2008 12:07

      Quel est le rapport entre la bourse et le loto ?


    • faxtronic faxtronic 10 décembre 2008 12:20

      Le loto. Un ensemble de personne assez enorme parie un peu d argent et quelqu un ramasse beaucoup, le plus etant celui qui organise le jeu. Le choix des gagnants se font par le hazard.

      La bourse.Un ensemble de personne assez enorme parie un peu d argent et quelqu un ramasse beaucoup, le plus etant celui qui organise le jeu. Le choix des gagnants se font par le pouvoir

      Tu a raison, le loto n a rien avoir avec la bourse.


    • titi 10 décembre 2008 13:09

      Le loto donne pour le gagnant un rendement (gain / mise) qui n’est absolument pas envigeable en bourse.
      Les gains de jeux ne sont pas soumis à impots sur le revenu. Les plus value boursière oui.
      La mise minime n’immobilise pas un capital. La tenue d’un portefeuille boursier oui.
      Jouer au loto ne nécessite pas de compétences particulière. La tenue d’un portefeuille boursier oui.

      Ceci dit à aucun moment n’a été évoqué la responsabilité des banques qui ont tendance à forcer la main des épargnants en leur faisant acheter des produits "miracles". Genre actions Natexis...





  • 1984 10 décembre 2008 11:38

    Je suis la main invisible
    qui fouille et farfouille
    dans tes poches
    je suis l’ayatollah du fric
    si tu ne crois pas au paradis
    tu iras à Guantanamo

     Marijane Miracle


    http://www.dailymotion.com/video/x7lj8h_le-livre-de-ta-vie_news


  • jpg 10 décembre 2008 12:46

    Coluche avait raison, les "c.........." de 2009 sont déjà arrivés smiley
    Alors là, en toute neutralité, si faire de la politique - pour certains - n’est pas égal à "je ne pense qu’à moi" ... et même si je suis un mauvais élève je souhaite avoir une bonne note.
    Edifiant d’incompétence ce projet : "mais jusqu’ou iront-ils" (Cf encore Coluche),
    Je garde cette perle comme une des meilleures de 2008.


  • JJ il muratore JJ il muratore 10 décembre 2008 19:10

    @ l’auteur. Une mesure technique peut être bonne et en même temps politiquement très mauvaise. C’est le cas de la proposition Marini. Qui heureusement est passée aux oubliettes.
    Je m’explique sur le politiquement : la majorité des interventions le démontrent : cet amendement Marini fait scandale. Dans un autre contexte social il serait passé comme une lettre à la poste, mais le contexte social est très dur, difficile pour un nombre croissant de nos concitoyens qui souffrent réellement. l’Etat semble vouloir diminuer son rôle d’Etat Providence. Comme ces citoyens sont les plus fragiles et les moins informés sur ce qu’est la complexité du réel de l’économie ils associent tout investissement en Bourse à jeu tel le Loto ou le PMU. Dans ce cas effectivement on compred qu’ils soient scandalisés. Le titre de votre article d’ailleurs crée par son inexactitude encore plus de confusion : il ne s’agissait pas de rembourser les petits porteurs de leurs pertes, mais d’une remise d’impôts plafonnée. Ce n’est pas du tout la même chose.
    Maintenant pourquoi l’amendement Marini, qui a été retoqué, était techniquement une bonne mesure tout en apparaissant scandaleuse ?
    Outre le fait que de nombreux salariés détiennent des actions de leur entreprise, outre le fait que l’actionnariat populaire voulu par Mittérand s’est pas mal dévelloppé, la grande majorité des entreprises françaises sont à plus de 55% détenues par des investisseurs étrangers, des Fonds de pension US et par ce qui est convenu d’appeler le Grand Capital. Tout le monde voit quel danger cela représente pour nos entreprises et leurs salariés. La seule parade c’est l’actionnariat populaire qui vient de perdre entre 45 et 65% de son épargne. Qui va donc se détourner de la bourse et laisser le champs libre aux énormes capitaux qui existent de par le monde pour profiter de l’aubaine de la chute vertigineuse des cours d’actions pour faire son marché (Inde, Chine, Pays du Golf Persique, Russie etc etc...)
    Ce phénomène concerne toutes les entreprises françaises, petites ou grandes : seul l’argent investi leur permet de se dévellopper et de survivre ou de crever. Appeler ça un "jeu" c’est de l’ignorance, car en réalité sauf à rêver que l’Etat devrait être le seul investisseur, ceux qui investissent dans l’économie réelle (production de biens et de services) rendent un service social tout en prenant des risques.
    Les idéologues comme les ignorants passent leur temps à culpabiliser ceux qui permettent aux entreprises d’exister. Par exemple il y a en France des milliers d’entreprises qui dévelloppent depuis dix ans de nouveaux médicaments, de nouvelles technologies etc...sans gagner UN CENTIME. Comment croyez vous qu’elles payent leurs salariés et leurs fournisseurs ? Avec l’argent de ces vilains "boursicotteurs tiens pardi ! (qui d’ailleurs s’opposaient majoritairement aux projets de délocalisations lors des Conseils d’Administration) Ils vont bien sûr cesser d’investir avec la décullottée qu’ils viennent de subir et vont donc laisser la place aux capitaux "sans visages" pour s’approprier nos, VOS entreprises. Et comme d’hab les salariés se retrouveront couillonnés, les pôvres !
    L’amendement Marini visait à tenter de ne pas voire fuir ces investisseurs.
    Ce qui est certain c’est qu’il y a une telle ignorance de ce qu’est l’économie, ignorance qui laisse toute la place à la morale ou à l’idéologie que cette mesure ne pouvait pas politiquement passer. Le prix à payer sera lourd mais votre morale ou votre idéologie seront sauves.
    Bien à vous !


  • hurlevent 14 décembre 2008 12:06

     "les gens qui ont les moyens de jouer en bourse et de faire de l’argent sur le dos des entreprises en achetant des actions"

    L’auteur devrait se renseigner sur ce qu’est une action avant d’écrire un article.

    Les actionnaires ne "font pas de l’argent sur le dos des entreprises". Ils participent au financement de l’entreprise (qui récupère des capitaux lors de levée de fonds) et en échange percoivent une partie des bénéfices générés par l’entreprise. Il est absurde de dire que c’est sur le dos de l’entreprise puisque l’entreprise, c’est eux.


  • furio furio 14 décembre 2008 15:12

    hurlevent, vous feriez mieux de retirer vos billes, la bourse va s’effondrer le 1 er janvier 2009. En cause les fonds spéculatifs vont tous s’écrouler commes des chateaux de sable. Vos actions ne valent plus un clou. Que valent les actions des banques BNP, SG, CE, LCL ? d’après vous ? peau de balle et balet de crin ! Rien ! nada ! zobbi ! pas un rond !
    hurlevent, vous êtes actionnaire ? Pour vous 5 ou 6 % c’était pas suffisant !!Il vous fallait 15% de rentabilité ! Eh ! bien mangez maintenant ! vos titres vous pouvez vous torcher avec.


    • JJ il muratore JJ il muratore 15 décembre 2008 10:02

      @Furio. Vous semblez penser que hurlevent serait "puni" d’avoir investi en bourse ? Et vous semblez en être heureux. Manifestement vous ignorez beaucoup de choses concernant les investissements boursiers. Ceci explique cela.
      Que vont faire les entreprises dont les cours valent nada peau de balle et balais de crin  ? Elles ne vont plus pouvoir investir pour leur développement, vont régresser et donc dégraisser. Alors, heureux ?


  • Liberty 14 décembre 2008 16:57

    Voilà la source du problème expliquée en 2 heures : http://video.google.com/videoplay?docid=-8432681533459867510


  • TSS 14 décembre 2008 20:31

    le senateur Marini est un malin,il avait trouvé la solution :rembourser les pertes en bourse en supprimant la

    1/2 part d’impot des parents celibataires !!

    le principe est toujours le même, prendre l’argent dans la poche des besogneux pour renflouer les rentiers... !


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