lundi 30 octobre 2006 - par Le péripate

L’affaire Redeker, deux poids, deux mesures

 L’affaire Redeker ou l’institution islamophobe...

Redeker n’est pas le premier intellectuel ou homme public à recevoir des menaces de mort. Mais toutes les affaires n’ont pas été traitées de la même manière...

Voici, par exemple un article du Monde, daté du 12 mai.

« Douze balles envoyées par courrier, accompagnées d’un bristol anonyme portant cette phrase : "La prochaine n’arrivera pas par la poste." Douze parties civiles étaient présentes au procès de Raphaël Schoemann, qui comparaissait devant le Tribunal correctionnel de Paris, jeudi 11 mai. Les propalestiniens radicaux voisinaient avec quelques figures des réseaux franco-arabes, notamment Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes. Les personnalités, parmi lesquelles le député européen (Verts) Alain Lipietz, le dirigeant altermondialiste José Bové ou le cinéaste israélien Eyal Sivan, s’étaient fait représenter C’est un mail envoyé à l’une des parties civiles qui a permis de remonter jusqu’à ce retraité de 65 ans, marié et père de deux enfants, au casier judiciaire vierge, qui voulait s’en prendre à des personnes qu’il estimait "antisémites" en raison de leurs écrits sur le conflit israélo-palestinien. Raphaël Schoemann signait ses mails "Nadine Mouk", une formule qui signifie en arabe dialectal : "Maudite soit la religion de ta mère."

Le prévenu ne conteste pas les faits. "J’ai choisi mes victimes en raison de leurs liens avec l’extrême droite, déclare-t-il. Ils se sont tous livrés à des déclarations à caractère antisémite. J’ai essayé de saisir la Licra. Sans résultat. Je ne voyais pas d’autre issue. Mais cela n’a pas suffi. Ils n’ont pas assagi leur propos."

"Je n’avais aucune intention de passer aux voies de fait, surtout avec des armes", assure-t-il. Pourtant, des armes à feu, les enquêteurs en ont trouvé chez Raphaël Schoemann : un véritable arsenal, et notamment un fusil à répétition SIG et un révolver Smith et Wesson, deux armes interdites à la vente en France et acquises illégalement en Suisse, en décembre 2003, quelques mois après l’envoi des courriers. "J’utilisais ces armes pour tuer des nuisibles dans la propriété de mes parents, ou dans mon club de tir", se défend le prévenu.

"Nous avons frôlé un massacre, du genre de la tuerie de Nanterre", estime Maître Mylène Stambouli, avocate d’Alain Lipietz. "A partir du moment où l’on prend des positions aussi tranchées sur le conflit israélo-palestinien, on prend le risque de recevoir des menaces de cet ordre", avance l’avocat de la défense, Me David Sellam

Le parquet a requis douze mois de prison avec sursis, avec obligation d’indemnisation des victimes. Jugement le 22 juin. »

Verdict dix mois de prison, un euro de dommages et intérêts pour chacune des victimes.

Quelle sera la peine de l’auteur des menaces contre Redeker, qui n’est lié à aucune organisation, ne possédait aucun arsenal ?

Un traitement médiatique déséquilibré : quatre dépêches et six articles de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par Eyal Sivan ; huit dépêches et un article de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par José Bové ;

rien du tout sur les menaces reçues par Monique Chemillier-Gendreau et Alain Lipietz ; cinq dépêches et quatre articles en mai 2006 sur le procès opposant Raphaël Schoemann à ses douze victimes ;

et 68 dépêches et 102 articles de presse consacrés à Robert Redeker en seulement quatre semaines.

La fatwa, une manipulation.

L’idée de fatwa est en fait le produit d’un amalgame entre des mails de menaces anonymes et une condamnation publique du texte de Robert Redeker par le Cheikh Youssef Al Quradami. C’est Caroline Fourest qui, parmi les premières, a lancé la campagne de désinformation, en prétendant que le Cheikh Al Quradami avait prononcé une « fatwa mondiale » désignant Robert Redeker à la « vindicte » de millions de musulmans (Site Prochoix.org, 25/09/2006). Affirmation reprise par Michel Onfray dans l’appel qu’il a lancé en faveur d’un « soutien inconditionnel » à Robert Redeker : « Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a livré Robert Redeker à la vindicte des fous de Dieu. » À trois reprises dans cet appel, Robert Redeker est décrit comme la victime d’une « fatwa ».

La réalité est tout autre :

Youssef Al-Qardaoui a en réalité parlé moins d’une minute de l’affaire,

il n’a même pas cité le nom de Robert Redeker,

il s’est contenté d’appeler les téléspectateurs à « protester d’une manière sage contre les propos du pape Benoît XVI et l’auteur de l’article du Figaro » ;

il a également appelé à « ne pas donner l’image de musulmans violents dont les médias occidentaux sont friands ».

Les mots sont importants.



152 réactions


  • Vérité (---.---.162.143) 30 octobre 2006 12:52

    A la différence près, mais qui est de taille, que les « menaces » adressées à Redecker, semblent n’avoir jamais existé !

    On ne nous les a jamais montrées et ne reposent que sur des allégations de la DST...

    Que ne ferait-on pas pour instrumentaliser la haine et criminaliser les Musulmans !

    Redecker me fait penser à Marie-Léonie qui s’était taguée une étoile sur le ventre et qui avait affirmé avoir été agressée dans le TER par des Noirs et des Arabes « antisémites » !!


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 14:10

      Y’a des mythomanes partout.

      Vous vous rappelez ce chauffeur de bus qui prétendait que des jeunes avaient voulu le napalmisé ?

      C’était un visionnaire


    • Le péripate Le péripate 30 octobre 2006 21:42

      Deux précisions :

      Dans les personnes citées qui ont été victimes de menaces, il y en a un certain nombre dont je ne partage absolument pas les opinions et les combats. Je crois que c’était assez clair, mais il est peut-être bon de le rappeler. L’objectif n’était pas de défendre untel ou unetelle, mais de poser, par des faits que chacun peut vérifier, une question ? Pourquoi une telle différence de traitement ?

      La collecte des faits et la rédaction d’un article beaucoup plus long que j’ai pour Agora racourci, sont l’oeuvre du collectif « Les mots sont importants » collectif dont je suis adhérent.

      Merci de vos contributions


    • FredSud37 (---.---.113.234) 1er novembre 2006 12:52

      Devrons-nous attendre que Robert Redeker soit assassiné par un fanatique religieux, lié ou non à un éventuel groupe terroriste, pour que les menaces de mort à son encontre soient enfin prises au sérieux ?

      Une pétition est disponible : ICI.


    • Briseur d’idoles (---.---.2.41) 1er novembre 2006 13:06

      Tout est bidon et manipulation, concernant ce Redeker..

      Il est la risée de tous !

      Seuls ses potes sionos/sarkoziens le soutiennent !

      Qui voudrait « faire du mal » à ce Redeker ?

      On ne peut que le laisser jouer avec son caca

      Si cela l’amuse !


    • FredSud37 (---.---.113.234) 1er novembre 2006 18:44

      Un mois après la parution de la tribune de Robert Redeker dans le Figaro, la réaction d’une partie de la Gauche, par sa haine et sa vindicte, mérite aujourd’hui d’être soulignée. Voici une revue de presse : ICI.

      Une pétition est disponible : ICI.


    • Musulmane (---.---.245.33) 23 novembre 2006 14:34

      laissez-moi chanter pour tous ceux qui nous critiquent au nom de la liberté, laissez-moi chanter pour tous ceux qui se servent de leurs crayons pour insulter les gens,juste pour leur demander, ou sont -ils passés ,les droits de l’homme et son respect ?laissez-moi vous dire que dans vos délires il n’y a aucun mot de vrai....VOUS POUVEZ TJRS écrire si ça vous fais plaisir et ça peut servir vos intérêts....en nous wallah ça va rien changer...notre croyance,elle est comme elle est ,et notre amour pour le messager dans nos veines ,il est gravé..... plume contre plume et crayon contre crayon c’est de l’encre que je laisse couler et non pas de sang, j’ai fais souffrir le clavier et non pas les innocents et passez mon bonjour à DG et aussi à Jean


    • Astérix* (---.---.26.83) 16 décembre 2006 23:59

      > > ....et Robert Redeker n’a rien inventé : il tout simplement lu ce qui était écrit dans votre Coran :

      Coran IX,029 "Combattez les chrétiens et les juifs, et ceux qui ne croient pas à Allah jusqu’à ce que tous payent le tribut Jizyah pour leur protection dans la soumission.(statut de dhimi, de sous-homme)

      Coran IX,123 « Ô croyants, combattez les incroyants autour de vous, et faites leur voir que vous êtes implacables. »

      Coran IV,055 « L’Enfer et le Feu Flamboyant leur sont suffisants ! Les Juifs qui ne croient pas en Nos Révélations seront jetés en Enfer. Quand leur peau aura brûlé et se sera consumée, nous leur donnerons une nouvelle afin qu’ils puissent continuer de goûter l’agonie de la punition. »

      Coran V,033 « La punition pour ceux qui s’opposent à Allah et à son prophète est de les tuer ou de les crucifier. Ou d’avoir la main droite et le pied gauche tranchés. »

      Etc etc etc.......................

      Les grosses têtes qui nous gouvernent ont manigancé Eurabia en catimini et nous ont rabaché jusqu’à plus soif que la France intégrerait les Musulmans -Immigration et vente d’armes contre Pétrole oblige !- comme elle l’avait fait jadis des Polonais, des Italiens ou des Portugais, ce qui en dit long sur le niveau de leur culture !

      Ecoutons plutôt le Dr Wafa Sultan*, native de Syrie, dans sont interview de Février à al Jazeera :

      « Je crois que l’appellation de musulman modérés n’est pas correcte ; je ne crois pas qu’il y ait des musulmans modérés. Je crois qu’il y a des modérés en terme de culture, des musulmans culturels modérés, mais pas en ce qui concerne la religion parce qu’en islam, vous DEVEZ croire à TOUS les préceptes comme étant sacrés. Vous ne pouvez pas les changer, vous devez les accepter comme ils sont, sinon vous n’êtes tout simplement pas musulman. »

      ..............

      Saint-Michel, Londres, Madrid....Rushdie, Van Gogh, les caricatures....ça va finir par réveiller les Gaulois,les Anglois,les Saxons et les Teutons !

      Continuez comme ça vous nous rendez un fiefé service !

      Asterix

      *Wafa Sultan Named this year to Time Magazine’s list of 100 influential people in the world.


    • Musulmane (---.---.229.140) 22 décembre 2006 10:15

      ALLAH est une vérité, ses paroles sont une vérité, sa promesse est une vérité, son rencontre est une vérité, le paradis est une vérité, l’enfer est une vérité ,les messagers sont une vérité et MOHAMED est une vérité, en quelle vérité aprés toutes ces vérités vous allez croire et maintenant « laissez-moi chantez » pour dire la vérité au nom de Dieu et au nom de la liberté ;bush est un chrétien est c’est un assassin, regardez ce qu’il fait,des millions de gens il est en train de tuer ,sharon est un juif qu’a tjrs masacré un peuple inocent et personne ne l’a empéché sauf le destin,et aucun musulman pour tous ce qu’ils font n’a critiqué leurs réligions et pourtant tous les messagers étaient des musulmans, ils sont tous venus pour la paix et ils étaient tous soumis pour un seul Dieu, puisque l’ISLAM c’est paix et soumission, si la société est devenue pourrie pourquoi l’abîmer avec vos conneries, laissez-moi chanter pour tous ceux qui refusent le voile des musulmanes juste pour leur demander"pourquoi Marie la mère de Jésus l’a tjrs porté, laissez-moi chanter pour dire à tous ceux que Mohamed est un messager qui est venu pitié pour nous et pour vous et pour l’humanité.Joyeux noèl Astérix et passe un grand bonjour à Obélix,vous deux ,vous êtes comme Redecker et moi je suis une musulmane trop fière


    • Fab (---.---.68.221) 18 janvier 2007 16:41

      « bush est un chrétien est c’est un assassin, regardez ce qu’il fait,des millions de gens il est en train de tuer »

      Nombre de mort CIVIL par attentat en irak en 2006 : > 34 000.

      Car les musulmans sont aussi très forts pour s’entretuer. Ils sont je dirai même champion en la matière. Et ouiii c’est le shiisme entre sunnites et chiites qui tue le plus de musulmans dans le monde. Je n’ai rien contre les musulmans tant qu’ils ne viennent pas sur des forums pour désinformer et imputer à l’amérique les crimes qu’ils commettent au nom de L’ISLAM. L’Amériques à déjà suffisament de tords, pas besoin d’en faire un bouc émissaire.

      Deuxio : Je vois que beaucoup d’entre vous sont très bien informés. C’est vrai la DST, et ses centaines d’agents (les meilleurs du monde soit dit en passant), pense qu’il y a un danger. Mais vous non !! La fameuse et fumeuse théorie du complot SIONISTE- FRANCS MACONS-DES TEMPLIERS !! ON nous fait croire plein de chose !! Vu les réactions de Haine de beaucoup d’entre vous sur Redeker, je ne suis pas surpris qu’il est recu, de la part de parfaits simplets, des menaces de mort...


  • Marsupilami (---.---.161.58) 30 octobre 2006 12:54

    Fatwa ou pas fatwa (et il est exact qu’il n’y a pas eu de fatwa contre Redeker), cela ne change rien : il a bel et bien été menacé de mort pas des islamistes. Toutes les menaces de mort, d’où qu’elles viennent, doivent être implacablement sanctionnées par la loi.


    • caramico (---.---.227.100) 30 octobre 2006 16:49

      Il nous la joue bien sobre le marsu, pour une fois...


    • caramico (---.---.227.100) 30 octobre 2006 16:52

      à rat du nord

      ça c’est une réaction qu’elle est intelligente...


    • wrisya 30 octobre 2006 18:03

      LA FERME !

      Tu sais pas comme c’est jouissif de te répondre hors-propos juste pour te dire de la fermer.


    • David Adel (---.---.9.253) 30 octobre 2006 18:20

      @ D.W.

      « Raid d’équerre » n’a reçu, en tout et pour tout, qu’un mail.

      Ce mail est devenu « Fatwa » et « Menaces de mort par des islamistes... »

      Aurai-je droit, moi aussi, à une « Ferme » (Coqs et poules...) ?

      D’avance, j’accepte ! smiley

      Et vivement jeudi.

      Bien à toi

      Dad


  • zag (---.---.166.82) 30 octobre 2006 12:54

    Je ne suis pas « mahométan », mais j’ai beaucoup apprecié votre article.

    Tout simplement merci


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 14:18

      Je suis d’origine arménienne et j’ai également prisé cet article qui m’a appris plein de choses sur le complot sionniste intergalactique.


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 19:16

      Coochounouh, Ça serait pas ton prépuce qu’on devine au milieu de ton crane ?


    • (---.---.91.3) 30 octobre 2006 19:20

      Milan, ça ne sert à rien de changer de pseudo si c’est pour dire les mêmes choses. smiley


    • zag (---.---.166.19) 30 octobre 2006 23:29

      Je ne suis pas « mahométan » mais je n’aime pas le porc


  • (---.---.162.15) 30 octobre 2006 13:11

    Je tombe des nues en prenant connaissance de cette affaire... Et de cette peine ridicule de prison avec sursis (au moins pour le procureur, parce que pour les 10 mois on ne sait pas si c’est ferme...). Un détenteur d’armes interdites qui émet des menaces de mort devrait être très lourdement sanctionné !

    Mais que font donc les médias autour de nous à monter en épingle certaines affaires et à en étouffer d’autres ? Selon quels critères ? Le hasard ? Ca serait ça le professionalisme des journalistes ?

    Am.


  • joseW 30 octobre 2006 13:22

    Bon article.

    A noter aussi que la co-fondatrice des Verts, Ginette Skandrani a été menacée et rouée de coups pour ses idées (notamment pro-palestiniennes) sans que la presse ne lève le petit doigt... Et pourtant cela vient tout juste de se produire, le 25 Octobre 2006.

    Il faut dire que les agresseurs ne seraient pas de confession musulmane, bien au contraire.

    Donc forcément, cela intéresse beaucoup, beaucoup moins les lobbies qui dirigent les médias...

    Cela constitue un énième 2 poids 2 mesures, ce fameux 2 poids 2 mesures qui pourrit littéralement notre société...

    Où sont passés tous les défenseurs de la liberté de parloe, les pseudo-défenseurs la liberté d’expression, de la pseduo-laïcité, ces gugusses qui viennent se faire mousser à moindre frais ?

    Pour les intervenants sincères, voici quelques infos sur la pauvre Ginette qui n’a pas eu la chance de voir tous les médias la défendre contre la nouvelle Police da la pensée :


    • (---.---.248.242) 30 octobre 2006 19:23

      Elle est révisionniste, et les révisionnistes sont hors le champ du droit.


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 19:29

      Et même si elle était révisionniste !

      Parce que selon toi, être islamophobe, c’est être dans le champ de droit !


    • José w 30 octobre 2006 19:47

      Si elle était anti-sémite ou révisionniste, cela se saurait et elle aurait été condamnée.

      Or, elle est simplement anti-sioniste ce qui n’est évidemment pas la même chose...

      Rappelons aussi que Ginette est juive, en tout cas si on en croit Wikipedia, ce qui rend l’accusation d’ « anti-sémite » assez ridicule et même assez pathétique...

      C’est incroyable en tout cas que cette affaire ait été passée totalement sous silence dans les médias alignés, et cela montre bioen le terrorisme qui règne désormais dans les rédactions.

      Les journalistes sont apparemment terrorisés à l’idée de lancer un sujet qui n’aurait pas été avalaisé par leurs employeurs, les grands lobbies militaro-industriels et financiers de gauche comme de droite...

      Merci à Agoravox en tout cas d’avoir accepté de publier ce sujet, même sous une forme assez ténue...


    • Jimmy (---.---.178.30) 30 octobre 2006 15:06

      Un bus a brulé à Marseille, on a pas encore retrouvé les coupables mais pour certains ça ne fait aucun doute, c’est des arabes musulmans...


    • Astérix* (---.---.26.83) 17 décembre 2006 00:10

      > >

      Ça ne fait aucun doute, c’est des arabes musulmans...

      Combien on parie ?

      Astérix*


    • Jimmy (---.---.178.30) 30 octobre 2006 16:03

      rien n’est jamais sûr demat, il y a aussi ce qu’on appelle les provocations


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 18:31

      On aimerait voir ta tronche sur tes posts...

      Remarque, on pourrait te tirer un portrait robot !


  • radnor@giediprime.com (---.---.188.87) 30 octobre 2006 16:46

    Salut à tous

    j’ai vu que sur l’autre forum ( islam et islamisme ) il faut s’inscrire pour troller...

    faut dire qu’il y en a qui aiment prendre des risques

    Moi je pense que de nos jours il n’y a que les musulmans qui deviennent violents à la moindre plaisanterie un peu trop épicée.

    Il suffit de lire ce qu’il se dit : c’est édifiant

    Ils devraient tous suivre un séminaire de gestion du stress et de la colère

    Devenir zen quoi


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 18:19

      Sur l’autre fil, il y a dix fois plus de commentaires...

      Réveillez-vous !


    • wrisya 30 octobre 2006 18:21

      Oh fait Cochonou, Rien à voir mais j’ai vu Saw III récemment en DVD : t’as la même tête que lui, tu sais le méchaaaaaaaaannnnnnnntt. Je plaisante bien sûr.

      A+


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 18:33

      Alors Cochounouh, toujours pas en ménage avec Keised ?


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 19:08

      pour Wrisya,

      t’as pas vu, je me suis fait faire un p’tit lifting et des injections de silicone dans les oreilles ?

      Si je te fais encore peur, faut que j’y retourne.

      En plus, je sais même pas ce que c’est SAW (à part qu’Allah le bénisse ou un truc comme ça), un film d’horreur ?


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 19:20

      Quel cri d’amour wrysa... ça doit être terrible pour tes voisins !


    • wrisya (---.---.231.251) 31 octobre 2006 07:07

      A Cochonouh,

      SAW c’est un film d’horreur qui fait méga peur : c’est surtout axé sur le psychologique que sur l’hémoglobine, même si y’en a quand même pas mal...

      Aux Energumènes relous et inutiles,

      Concernant les deux énergumènes que pour ma part je ne considère n’ayant aucun lien avec l’islam, ignore les ;

      « Celui qui dit d’un autre muslim qu’il est mécréant alors qu’il ne l’est pas, c’est lui qui l’est » Et oui, Mon Prophète que la paix soit sur lui a tout prévu : que plus tard, bien des siècles après, des muslims hypocrites et médisants feront preuve de duplicité, mais ils ont oublié dans leur grande ignorance que l’on peut être muslim, sans être muhmin, ils ont oublié que leurs dires médisants étaient connus de Celui duquel ils se réclament et dont pourtant ils sont indignes dans leur grande ignorance : ce sont des muslims peut être, mais certainement pas des croyants-muhmins et je suis sûre qu’ils ne connaissent même pas la différence : la preuve, leur comportement d’hypocrite parle à leur place comme lors du Jour où lorsque votre voix se tairat, ce sont vos mains qui diront ce que vous écriviez à mon sujet et soyez-sûr que je serai là pour les entendre dénoncer votre médisance : Prenez garde, oh pas à moi : je suis innoffensive et loin d’être parfaite... Mais à Celui qui sait.

      Ceci dit je ne vous en veut pas : faire cohabiter la haine avec l’islam est une prouesse d’ignorant que ma foi je ne connais pas, et rien que pour cela, je ne peux vous en vouloir de votre ignorance et Allah sait mieux et Il vous le rendra, croyez moi.


    • wrisya (---.---.231.251) 31 octobre 2006 07:14

      Au fait, Briseur d’idoles je me demande comment tu peux écrire un post sur l’islam très « beau » sur un autre fil et en même temps médire des autres dont tu ne connais d’ailleurs rien : Pb de shizophrénie sans doute.

      Citadelle, j’vais voir bientôt Dawud Wharnsby Ali à Londres : je t’invite si tu veux, promis juré Cochonouh ne sera pas là (je doute que ça l’intéresse, moi ça me gênerai pas qu’il vienne !) Voici le lien : http://www.wharnsby.com ; Tu dois croire que je me fiche de toi, mais non : je t’assure que c’est un vrai lien. Tu pourras jeter un oeil sur le fil myspace : il fait une chanson avec Zain Bikha, autre muslim africain du sud très connu dans le monde anglophone. Ils ont fait une chanson qui s’appelle : Allah Knows. Je suis sûre que ça va te plaire... Il passe à Londres à l’occasion du One World Festival organisé par la communauté muslim de UK, il restera une semaine je pense du 18 au 25 je crois et ensuite partira pour le Proche Orient...


    • aeros (---.---.204.160) 31 octobre 2006 13:32

      pour devenir zen, il faudrait deja qu ils puissent penser...


    • citadelle (---.---.0.162) 31 octobre 2006 18:04

      Ma très cher Wrisya-françois

      C’est avec un grand plaisir que j’irai voir ce chanteur avec toi. Je ne manquerai pas une occasion pareillle, des musulmanes comme toi ça ne courre pas les rues. A cette occasion je te parlerais un peu d« israel » que tu dis ne rien connaitre !

      C’est pas mon style de musique, mais c’est pas grave, avec toi se sera différent


    • wrisya (---.---.1.82) 31 octobre 2006 18:32

      Citadelle,

      Bien entendu, c’était une boutade : sans rancune, mais cela ne t’empêche pas de l’écouter : c’est un muslim comme il en court peu les rues pour qui j’ai profonde admiration et respect... et manifestement à des années lumières de ta personne.

      P.S. : ça ne m’étonne que très moyennement que D.W.Ali ne soit pas ta tasse de thé ; il faut être doté d’une certaine spiritualité et sincérité pour écouter ses paroles profondes, et ce n’est pas donné à tout le monde : la preuve, il suffit de te lire passer ton temps à médire.

      Comme je le disais : certains sont peut être muslims, mais ils ne sont pas muhmins. Connais tu le hadith selon lequel il est dit que lorsque le Mahdi viendra avec l’islam, des muslims diront qu’il vient avec une religion nouvelle justement parce qu’ils auront méconnu toute leur vie le sens de l’esprit de l’islam alors que dans leur ignorance, ils croyaient être muslims : tu médis tout le temps, mais je crois que tu ne dois pas aimer autant l’islam, autant le Prophète Paix sur lui, autant Dieu que tu le prétends car autrement, la seule crainte de Dieu t’en abstiendrais. Du coup ta démarche démontre ta profonde ignorance de la religion à laquelle tu prétends appartenir.

      Mais c’est bien : le fait que tu n’aimes pas D.W.A. me rassure, ça me prouve juste que j’étais pas à coté de la plaque te concernant : quand on a ni iman ni ihsan on ne peut pas comprendre ce que D.W.A. dit.

      Ah oui, dernière chose : « Muhammad paix sur lui a dit que le muslim est celui dont on ne craint pas la langue », alors laisse moi te dire que selon cette définition : tu n’es pas muslim.


    • citadelle (---.---.0.162) 31 octobre 2006 19:47

      Et bla-bla-bla et bla-bla-bla

      Tu veux pas changer de disque un peu, tu ne crois quant meme pas que je vais prendre au sérieux les paroles d’une juive qui se fait passer pour musulmane ! Si j’ai besoin de cours sur la religion, je sais a qui m’adresser. On parle méme sex avec les ultra-ultra religieux(se) avec un certain respct bien sur.Et toi maladroitement tu veux me faire la rorale ! tu ne peux tromper que les nuls. Je ne suis pas religieux et ça me regarde, je suis croyant. Alors quand tu reviendras de ton concert, apporte avec toi un CD on repassera ses chansons et on les chantera avec mon karaokey rien que nous deux.


    • wrisya (---.---.1.82) 31 octobre 2006 19:51

      C’est bien ce que je disais : tu es tellement prévisible.


    • citadelle (---.---.0.162) 31 octobre 2006 20:00

      Tu trouves ? je suis musulman comme toi ! et comme tous le monde, musulman veut dire soumis à Dieu que cette soumission soit volontaire où pas, ensuite on peut parler de bon et de mauvais musulman, mais la c’est encore autre chose !


    • wrisya (---.---.1.82) 31 octobre 2006 20:10

      Arrêtes Citadelle,

      LOL : tu m’fais trop rire, après avoir dégobillé sur ma personne à longueur de post et fais actes de médisance soutenues, tu oses t’accorder allègrement et sans l’once d’un frémissement le titre de... « muslim » ???????? Pfffffff.

      MDR : tu m’fais trop marrer, cette manière hypocrite de diviser son comportement d’humain avec celle de croyant, qui ne sont, si tu es muslim tu dois le savoir, nullement dissociables dans l’islam.

      Alors arrête un peu tes bêtises : être muslim ça ne se réduit pas à dire « celui qui dit qui y est ! » que tu sois pratiquant ou pas on s’en fout !

      Tu te dis muslim : aies au minimum la dignité de ce dont tu te réclames : ton attitude est laide et ne saurai coincider avec cette soumission que tu prétends appliquer à Dieu qui elle réclame modestie envers les créatures et humilité envers ton Créateur, ou alors fais silence et abstiens toi de te croire être ce que tu ne saurais être dans le regard de celui que tu médis. De là nous ne sommes nullement obligés de nous entendre, ni même d’échanger : passes ton chemin, j’en ferai autant comme toujours.


    • citadelle (---.---.0.162) 31 octobre 2006 20:36

      Parle pour toi, je ne dis pas que je suis musulman ! d’ailleur je suis juif, mais j’ai beaucoup d’amies musulman, ils sont sympas ! L’autre jours un d’eux m’a méme donné une médaille de super-musulman alors que je le suis méme pas tu te rends compte, je te la montrerai a ton retour du concert

      PS : ne dit pas que c’est fini entre nous, pas avant d’avoir chanter ensemble qque morceaux !


  • David Adel (---.---.9.253) 30 octobre 2006 18:12

    @ Le péripate,

    Enfin un article ! Bravo, car c’est un très bon article pertinent et circoncis.

    Mettre le doigt là où ça fait mal, dénoncer certaines pratiques de notre médiacratie à « Deux poids, deux mesures » et de nos politico médiatiques aux sournoises intérêts ne peut que contribuer à la toilette hygiénique et salutaire de nos cerveaux ensevelis sous un amas merdique d’intox et d’asservissement.

    Je suis un peu étonné que les trolls « spéciaux » ne se sont pas encore jetés dans l’arène !...A part quelques uns, somme tout, assez modérés...pour l’instant ! smiley

    Bien à toi

    David Adel


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 18:23

      « ...un très bon article pertinent et circoncis... »

      concis ou circoncis ?

      C’est de l’humour juif ?


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 18:55

      Cochonouh, tu t’es fait faire un lifting ?

      Aurions-nous droit à des guirlandes sur ta tête et à du persil dans tes narines pour Noël ?

      Si ,alors tu nous offre les papillotes en prime, tu seras un vrai cochonouh de Noël !


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 19:11

      pour Noël, je mets un bonnet rouge à pompon blanc, promis.


    • Zed 30 octobre 2006 21:50

      @ Cochonouh (IP:xxx.x1.174.144) le 30 octobre 2006 à 18H23,

      A toi de choisir. Cela dépend si on l’a en forme de tire bouchon ou pas, si on tape vite sur le clavier ou pas et si le jambon est bien fumé ou pas...

      Mais, effectivement, il aurait fallu mettre « circoncis » entre guillemets afin de préciser le caractère animiste de ce qui est concis, la prépuce en moins !

      Le Français n’étant pas ma langue favorite,alors cochonouh soit qui mal y pense.

      Dad


    • Astérix* (---.---.26.83) 17 décembre 2006 00:17

      > > Humour Juif ?

      Non, Arabe !

      Astérix*


  • wrisya 30 octobre 2006 18:18

    Bonjour Péripate,

    J’ai eu vent également d’une affaire similaire par le biais du Collectif contre l’islamophobie si je me souviens bien : c’était à l’encontre d’une femme chercheure ou historienne je ne me rappelles plus du nom désolée.

    P.S. : A la fin du texte « Les mots sont importants », c’est la signature j’veux dire : c’est un article de leur assoc ou bien rien à voir...


  • ZEN zen 30 octobre 2006 18:28

    Merci de remettre les pendules à l’heure...

    Cordialement


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 18:35

      Toujours le Boudin de Bamayan ?


    • Bali-Balo (---.---.3.185) 30 octobre 2006 18:51

      J’adore cette expression « remettre les pendules à l’heure ». Je sais pas pourquoi.


    • Bali-Balo (---.---.3.185) 30 octobre 2006 18:52

      Et « une goutte d’eau amàre dans la mer morte », une !


  • José w (---.---.25.142) 30 octobre 2006 18:35

    Alors ils sont passés où les pseudo-laicards défenseurs de la liberté de parole à la française ?

    En fait la plupart de ces intervenants bien discrets sous ce topic et si diserts sous les topics Redeker sont des islamophobes impénitents camouflés sous des opripeaux bleu-blanc-rouges du droit-de-l’hommisme bobo...

    A chaque fois qu’un sujet a priori semblable aux affaires qui les émeuvent (Redeker, islam, mosquées, etc..) est publié sur Agoravox mais ne met pas en cause des Musulmans, ils optent pour un silence assourdissant.

    Que pensez-vous de l’affaire Skandrani et des 12 personnes menacées de mort sans que la presse n’en fasse l’écho ?

    Visiblement, tous ces bien-pensants de service s’en moquent éperdument. smiley


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 18:42

      Absolument d’accord avec toi José !

      Des menaces « bidon » contre un islamophobe et tout le monde en parle !

      Quelqu’un auquel on impute la culpabilité d’avoir regardé un Juif de travers et le voilà arrêté dans l’heure qui suit le crime !

      Mais on attend toujours l’arrestation des 2 racailles d’ Etat, du Bétar ou des RG ? qui ont agressé Ginette Skandrani !


    • Bali-Balo (---.---.3.185) 30 octobre 2006 18:54

      les « pseudo-laicards défenseurs de la liberté de parole à la française » ont probablement tous signé la pétition. smiley


    • FredSud37 (---.---.113.234) 1er novembre 2006 12:57

      Robert Redeker, professeur de philosophie en Haute-Garonne, a exprimé sa vision de l’islam dans une tribune publiée dans le Figaro du 19 septembre. Il y condamnait aussi la violence intrinsèque du Coran et affirmait que « Le recours à Mahomet renforce la haine et la violence ». Pour bien prouver qu’il avait tort, de sympathiques islamistes le menacent de mort. Logique implacable ! Robert Redeker a été obligé de quitter son lieu d’habitation et son poste d’enseignant pour aller se cacher dans un lieu tenu secret. Cela se passe en France, ex-« Pays des Lumières », au XXIème siècle...

      Une pétition est disponible : ICI.


    • Bachir (---.---.26.83) 17 décembre 2006 00:54

      > >

      Pourquoi J’ai Quitte L’islam

      Bachir Mouffa

      On me demande souvent pourquoi j’ai quitté l’Islam ?

      Aussi absurde que cela puisse être, des Musulmans ne peuvent même pas se permettre de penser que le fait de quitter l’Islam est un choix, ou que c’est même possible. Ils pensent que ceux qui quittent l’Islam sont des agents juifs payés plutôt que d’accepter le fait que les gens ont la liberté de penser et que certains peuvent même penser que l’Islam n’est pas pour eux. Voici mes raisons :

      Jusqu’à il y a peu d’années, j’avais l’habitude de penser que ma fois en l’Islam n’était pas basée sur l’imitation aveugle mais qu’elle était plutôt le résultat d’années d’enquête et de recherche. Le fait que j’avais lu beaucoup de livres sur l’Islam, écrits par des personnes dont j’approuvais le spensées et qui fouillaient dans des philosophies qui étaient à l’intérieur de ma zone de confort, confortait ma conviction que j’avais trouvé la vérité. Toute ma recherche avec parti pris confirmait ma foi. Tout comme les autres musulmans, j’avais l’habitude de croire que pour apprendre sur quelque chose on devait aller à la source. La source de l’Islam est bien entendu le Coran et les livres écrits par les érudits musulmans. Je ne ressentais donc aucun besoin de regarder ailleurs pour trouver la vérité, puisque j’étais convaincu que je l’avais déjà trouvée. Comme disen tles musulmans : « Talabe ilm ba’d az wossule ma’loom mazmoom » : la recherche de la connaissance après l’avoir obtenue est folie.

      Bien entendu, c’est une idée folle. Et si nous voulons apprendre la vérité sur l’un de ces cultes dangereux ? Est-il suffisant de ne dépendre que de ce que le leader du culte et ses fidèles illusionnés disent ? Serait-il prudent d’élargir notre recherche et de trouver ce que les autres ont à en dire ? Aller à la source n’a de sens que dans le domaine scientifique, parce que les scientifiques ne sont pas des « croyants ». Ils ne disent pas quelque chose parce qu’ils ont une foi aveugle. Les scientifiques font une analyuse critique de l’évidence. Cela est très différent de l’approche religieuse qui est entièrement basée sur la foi et la croyance.

      Je suppose que ce fut la connaissance que je fis avec les valeurs humanistes occidentales qui me rendit plus sensible et qui aiguisa mon appétit pour la démocratie, la libre pensée, lzes droits humains, l’égalité, etc. C’est alors qu’en relisant le Coran je rencontrai des injonctions qui n’allaient pas du tout de pair avec mes nouvelles valeurs humanistes, je fus affligé et me sentis très mal à l’aise en lisant des enseignements comme ceux-ci :

      Coran 3-5

      « Mais ceux qui rejettent la Foi après l’avoir acceptée et qui continuent à se défier de la Foi, leur repentir ne sera jamais accepté, car ils sont ceux qui se sont égarés. »

      Coran 16-106 « Qui que ce soit qui, après avoir accepté la foi en Allah, exprime la Non-Croyance - sauf sous la contrainte, son coeur demeurant ferme dans la Foi - sur ceux de tels hommes qui ouvrent leur coeur à la Non-Croyance, sur eux est la Colère d’Allah, et une peine terrible sera la leur. »

      On peut penser que la peine terrible mentionnée ici regarde l’autre monde. Mais Muhammad s’assure que ces gens recoivent tout aussi bien leur peine dans ce monde. Voyez ce qui suit :

      Sahih Bukhari Volume 6, Book 61, Number 577 :

      J’ai entendu le Prophète dire : « Aux derniers jours (du monde), des jeunes apparaîtront qui auront des pensées et des idées folles. Ils feront de bons discours, mais ils sortiront de l’Islam comme une flèche sort de son jeu ; leur foi ne dépassera pas leur gorge. Aussi, où que vous les trouviez, tuez-les, car au jour de la Résurrection il y aura une récompense pour ceux qui les auront tués. »

      Sahih Bukhari Volume 4, Book 63, Number 260 :

      Ali brûla quelques personnes et cette nouvelle parvint à Ibn ’Abbas, qui dit : 3Si j’avais été à sa place je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète a dit : ’Ne punissez pas (quelqu’un) par la punition d’Allah’. Sans aucun dout je les aurais tués, car le Prophète a dit : « Si quelqu’un (un musulman) abandonne sa religion, tuez-le. »

      "Sahih Bukhari Volume 4, Book 63, Number 261 :

      Huit hommes de la tribu d’Ukil vinrent voir le Prophète, mais ils trouvèrent bientôt le climat de Médine ne leur convenait pas. Ils dirent alors : « O Apôtre d’Allah ! Donne-nous un peu de lait. » L’Apôtre d’Allah dit : « Je vous conseille de vous joindre au troupeau de chameaux. » Ils y allèrent donc et burent l’urine et le lait des chameaux (come médicament) jusqu’à ce qu’ils deviennent en bonne santé et gros. Puis ils tuèrent le berger, conduisirent les chameaux au loin et devinrent des non-croyants après avoir été musulmans. Lorsque le Prophète en fut informé par , il envoya des hommes à leur poursuite et avant que le soleil ne se lève, ils furent amenés et pon leur coupa les mains et les pieds. Puis il donna des ordres pour leurs ongles, qui furent chauffés et mis dans leurs yeux, puis on les laissa dans le Harra (une terre rocailleuse de Médine). Ils demandèrent de l’eau, mai spersonne ne leur en donna, jusqu’à ce qu’ils meurent.

      Et de la Traduction partielle de Sunan Abu-Dawud Book 38, Number 4339

      Aisha, Ummul Mu’minin : L’Apôtre d’Allah (la paix soit sur lui) dit : "Le sang d’un musulman qui témoigne qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Muhammad est l’Apôtre d’Allah (la paix soit sur lui) ne doit pas être versé si ce n’est pour l’une de ces trois raisons : un homme qui a forniqué après le mariage, dans ce cas il doit être lapidé ; celui qui va jusqu’à combattre Allah et Son Apôtre, dans ce cas il doit être tué ou crucifié ou exilé du pays ; ou celui qui commet un meurtre, ce pourquoi il est mis à mort.

      Le suivant est très inquiétant. J’ose dire que tout homme qui le lit et qui n’est pas décontenancé de dégoût à un long chemin à parcourir pour devenir un homme.

      Sunan Abu-Dawud Book 38, Number 4348

      "Raconté par Abdullah Ibn Abbas : Un aveugle avait une mère-esclave qui avait l’habitude d’injurier le Prophète (la paix soit sur lui) et de le dénigrer. Il lui interdit mais elle ne s’arrêta pas. Il la réprimanda mais elle n’abandonna pas son habitude. Une nuit, elle commença à calomnier le Prophète (la paix soit sur lui) et à l’injurier. Il prit alors un poignard, le mit sur son ventre, appuya dessus et la tua. Un enfant vint entre ses jambes et fut maculé du sang qui s’y trouvait. Lorsqu’arriva le matin, le Prophète (la paix soit sur lui) fut informé de cela. Il rassembla les gens et dit : « Par Allah, j’adjure l’homme qui a fait cet acte, et je l’adjure par mon droit sur lui de se lever. » L’homme seleva en sautant sur les cous des gens et en tremblant. Il s’assit devant le Prophète (la paix soit sur lui) et dit : « Apôtre d’Allah ! Je suis son mlaître ; elle avait l’habitude de t’injurier et de te dénigrer. Je lui avais interdit, mais elle ne s’est pas arrêtée ; je l’ai réprimandée mais elle n’a pas abandonné son habitude. J’ai d’elle deux fils qui sont comme des perles, et elle était ma compagne. La nuit dernière, elle a commencé à t’injurier et à te dénigrer. Alors j’ai pris un poignard, l’ai mis sur son ventre, ai appyué jusqu’à la tuer. » Là-dessus le Prophète (la paix soit sur lui) dit : « Oh sois témoin, il n’y aura aucune représailles pour son sang. »

      J’ai ressenti que l’histoire ci-dessus était une inujustice flagrante.Muhammad pardonne à un homme qui tue une mère enceinte et son propre fils non encore né simplement parce qu’il a dit qu’elle l’avait insulté ?!

      (Les Arabs avaient l’habitude de dormir avec leurs esclaves femmes. Le Coran perpétue cette tradition :

      Coran 33 : 52 « Il n’est pas légal pour toi (d’épouser plus) de femmes après celle-ci ni de les changer pour d’autres femmes, même si leur beauté t’attire, sauf celle que ta main droite doit posséder : et Allah voit toutes les choses. » (Muhammad dormait lui-même avec Mariyah, l’esclave de sa femme Hafsa sans l’avoir épousée.)

      Pardonner à quelqu’un le meurtre d’un autre homme simplement parce qu’il a dit qu’il avait insulté Muhammad est inacceptable. Qu’en aurait-il été si cet homme avait menti pour échapper à la punition ? Que dit cette histoire sur le sens de la Justice de Muhammad ? Imaginez combien de femmes innocentes ont été tuées par leurs maris au cours de ces 1400 années, maris qui ont échappé à la punition en accusant leurs femmes assassinées de blasphémer le Prophète de Dieu, et cette Hadith a fait qu’ils s’en sont tirés.

      Bachir


    • Astérix* (---.---.26.83) 17 décembre 2006 01:09

      > >

      Et si vous parler de cette grande religion de Paix et d’Amour au lieu de finasser sur les propos de Robert Redeker ?

      >

      (II, 190) : « Craignez le Seigneur et apprenez qu’il est avec ceux qui craignent. ».

      (III, 70) : « Celui qui rempli ses engagements et craint Dieu saura que Dieu aime ceux qui le craignent. »

      (III, 97) : « O croyants ! craignez Dieu comme il mérite d’être craint, et ne mourrez pas sans vous être soumis à sa volonté. »

      (XVI, 52) : « Tous craignent Dieu de peur qu’il ne fonde d’en haut sur leur têtes, et ils exécutent ses ordres. »

      (XX, 1) : « Tâ Hâ Nous ne t’avons pas envoyé le Coran pour te rendre malheureux, mais pour servir d’admonition à celui qui craint Dieu. »

      (XXV, 58) : « Nous ne t’avons envoyé que pour annoncer et pour menacer. ».

      > > >

      (II, 6) : « Dieu a apposé un sceau sur leurs cœurs et sur leurs oreilles ; leurs yeux sont couverts d’un bandeau, et le châtiment cruel les attend. »

      VI, 150) : « Si Dieu avait voulu, il vous aurait dirigé tous dans le chemin droit. »

      (II, 9) : « Une infirmité siège dans leurs cœurs et Dieu ne fera que l’accroître ; un châtiment douloureux leur est réservé, parce qu’ils ont traité les prophètes de menteurs. »,

      (II, 14) : « Dieu se rira d’eux ; ils les fera persister longtemps dans leur rébellion, errant incertains ça et là. »

      (III, 169) : « Souvent Satan intimide ses adhérents ; ne le craignez point, mais craignez moi, si vous êtes fidèles. »

      (V, 17) : « Nous avons suscité au milieu d’eux l’inimitié et la haine qui doivent durer jusqu’au jour de la résurrection. »

      (V, 44) : « Ignores-tu que Dieu est le souverain des cieux et de la terre ? il punit qui il veut et pardonne qui il veut ; il est tout puissant. ».

      (XVI, 96) : « Si Dieu avait voulu, il aurait fait de vous un seul peuple, mais il égare celui qu’il veut et dirige celui qu’il veut ; un jour on vous demandera compte de vos actions. »

      (XVIII, 28) : « Quant à nous, nous avons préparé pour les impies le feu, qui les entourera de ses parois. Quand ils imploreront du secours, on leur donnera de l’eau ardente comme le métal fondu, qui leur brûlera la figure. »

      XXII, 20) : « les vêtements des infidèles seront taillés de feu, et l’eau bouillante sera versée sur leur têtes. »

      (XXIII, 105) : « Le feu consumera leurs visages, et ils tordront leurs lèvres. »,

      (XXXIV, 9) : « Si nous voulions, nous pourrions les faire engloutir par la terre entrouverte, ou faire tomber sur leur têtes un fragment du ciel. Dans ceci il y a un signe pour tout serviteur capable de se convertir. »

      (XXXIX, 18) : « Au-dessus de leur têtes brûlera une masse de feu, et une masse de feu sous leur pieds. Voici de quoi Dieu intimide ses serviteurs : Croyez-moi donc, ô mes serviteurs ! ».

      (II, 162) : « C’est ainsi que Dieu les fera voir leurs œuvres. Ils pousseront des soupirs de regrets, mais ils ne sortiront point du feu. ».

      (XXXV, 34) : "Les incroyants crieront du fond de l’enfer : Seigneur ! fais-nous sortir d’ici ; nous pratiqueront la vertu autrement que nous ne l’avions fait auparavant

      (XL, 84 et 85) : « Quand les infidèles virent nos vengeances, ils s’écrièrent : Voici, nous avons cru en Dieu, et nous ne croyons plus aux divinités que nous lui associions. Mais la croyance ne leur servit plus à rien au moment où ils voyaient s’accomplir notre vengeance. C’est la coutume de Dieu qui s’était déjà autrefois exercée contre ses serviteurs, et les infidèles périrent. ».

      Astérix*


    • Bill Bill 19 décembre 2006 15:24

      @ Bachir

      Je voudrai juste vous dire que j’admire votre courage. il en faut pour réfléchir par soi-même dans un monde cuturel tel que vous le décrivez, ça c’est du courage intellectuel !

      Chapeau bas !

      Bill


  • (---.---.17.52) 30 octobre 2006 19:06

    Je n’ai pas signé ce torchon et j’ai eu raison.


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 19:08

      Mon derrière n’en a même pas voulu !


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 19:17

      Article 39 : Les actes suivants sont détestables pendant qu’on fait ses besoins naturels :

      - De le faire en se mettant contre la direction du vent ;
      - De le faire sur les routes et les rues, devant la porte d’une maison ou sous un arbre fruitier ;
      - D’y passer trop de temps ;
      - De se nettoyer les parties intimes avec la main droite.


    • Marsupilami (---.---.161.58) 30 octobre 2006 19:23

      @ Cochonnouh

      Je suis de tout cœur (de porc) avec toi. Et si les soces y sont, je dévôterai pour eux. Amen. Merde, le Bové à la pipe squatte France-Inter à l’instant. Je vais m’en tailler une tranche. Illico.


    • Briseur d’idoles (---.---.162.143) 30 octobre 2006 19:24

      Toi, t’as plus besoin de te laver les parties intimes...

      Il y a longtemps qu’on t’a castré !


    • Cochonouh Cochonouh 30 octobre 2006 19:49

      pour Brisure d’idole,

      tu ne sais rien faire d’autre que d’insulter les gens et être grossier ?

      «  Le Coran est le dépôt d’Allah donné à Ses créatures, il est donc souhaitables pour tout Musulman d’observer ce dépôt et de lire un minimum de 50 versets du Coran chaque jour » Usul-ul-Kafi, vol. 2, p. 609


  • Bali-Balo (---.---.3.185) 30 octobre 2006 19:19

    Vous n’êtes donc pas de vrais « pseudo-laicards défenseurs de la liberté de parole à la française », et c’est un tort.


  • Dominique (---.---.184.109) 30 octobre 2006 21:56

    Ah les monstres...

    Donc pour résumer, il n’est rien arrivé à Redeker (puisque les journaleux ont tout monté en épingle) et de toute façon il le mérite... On a quelques pros de la double contrainte sur ce fil ; et c’est normal, ils s’alignent sur l’auteur.

    Heureusement que Marsupilami et Cochonouh contrebalancent vos horreurs.


    • joseW 31 octobre 2006 08:33

      Malheureusement, ce qui est important ce n’est pas ce que les médias DISENT.

      Ce qui est vraiment important c’est ce que les médias TAISENT.

      Et si les médias se retrouvent à vendre leur âme à tous les lobbies les plus pourris de la planète, c’est qu’ils ne se vendent plus aux lecteurs, qui en ont raz-le-bol de leur intox.

      Personne ne connaissait Robert avant que les « grands » médias (Dassault et compagnie) ne fassent la pub de ses propos à connotations islamophobes, alors que beaucoup plus de monde connaissait Ginette qui rappelons-le est la cofondatrice des Verts avec Antoine Waechter...

      Et aucun journal, ni Rothscild, ni les autres bétonneurs ou banquiers ou marchands d’arme, n’ont soufflé mot sur son agression assez scandaleuse directement liée à ses prises de postion publiques...

      Le fameux 2 poids 2 mesures qui pourrit notre société à vitesse grand V.

      Photo de Ginette après son agression :


    • Dominique (---.---.30.27) 31 octobre 2006 17:05

      Voyons, voyons, Ginette n’est-ce pas cette dame qui clame haut et fort qu’il faut virer les juifs d’Israel pour les parquer dans la forêt noire, près de Munich ?

      Quant aux contre feux systématiques qu’allument certains pour dévier du sujet (quel qu’il soit) et s’en prendre au libéralisme et aux juifs (ceux-ci imposant celui-là), les lecteurs d’agoravox les repèrent vite.


  • Sam (---.---.116.120) 30 octobre 2006 22:00

    Un traitement médiatique déséquilibré : quatre dépêches et six articles de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par Eyal Sivan ; huit dépêches et un article de presse pour toute l’année 2003 sur les menaces reçues par José Bové ; rien du tout sur les menaces reçues par Monique Chemillier-Gendreau et Alain Lipietz ; cinq dépêches et quatre articles en mai 2006 sur le procès opposant Raphaël Schoemann à ses douze victimes ; et 68 dépêches et 102 articles de presse consacrés à Robert Redeker en seulement quatre semaines.

    Tu oublies Danielle Bleitrach.


    • (---.---.109.169) 30 octobre 2006 23:12

      peut pas l’oublier, la connait pas.

      qui, ici, connait cette grande Dame de la pensée à sam ? smiley

      Bon, je compatis sincèrement.


    • Ratfucker (---.---.97.136) 29 décembre 2006 14:44

      Danielle Bleutrach est la tête de turc de Maria Pounier, l’alter ego de mémé Ginette au comité électoral de Dieudo.


  • gigi432 (---.---.67.183) 31 octobre 2006 00:35

    Le samedi 28 octobre 2006 devait se tenir à 15 heures, place du Châtelet à Paris, une manifestation pour commémorer le soulèvement hongrois de 1956 contre le régime communiste.

    La Révolution bleue n’était pas organisatrice de cette manifestation et n’avait pas appelé en tant que telle à y participer. Toutefois trois de ses principaux orateurs, Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq avaient décidé d’y participer à titre personnel.

    La manifestation a été interdite le matin même du jour où elle devait se tenir, au motif que la police craignait une contre-manifestation d’extrême gauche et que les troubles en banlieue ne lui permettaient pas de disposer des effectifs suffisants pour assurer la sécurité.

    Pourtant, les effectifs de police présents pour faire respecter l’interdiction de la manifestation étaient fort nombreux et auraient largement suffi à la protéger.

    Dès leur sortie du métro, vers 14 h 30, place du Châtelet, Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq ont été abordés, chacun de leur côté, au milieu de la foule par des officiers de police en civil qui, les ayant aussitôt reconnus, les ont informés de l’interdiction de la manifestation et leur ont ordonné de quitter les lieux.

    Bien entendu Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq ont obtempéré. Devant se retrouver avec quelques autres personnes dans une réunion à l’issue de la manifestation, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq se sont placés devant la terrasse d’un café, tentant d’apercevoir leurs amis afin de convenir d’avancer l’heure de leur réunion.

    C’est alors qu’un groupe de CRS aux ordres d’un officier de police a traversé la place, s’est dirigé vers eux, les a interpellés au milieu des nombreux passants et leur a indiqué qu’ils étaient placés en garde à vue. Conduits au commissariat du 4e arrondissement, fouillés, photographiés, soumis à prise d’empreintes et enfermés en cellule, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq n’ont été libérés qu’à 21 h 30, le parquet ayant renoncé à la qualification d’attroupement ainsi qu’au refus d’obtempérer.

    Tels sont les faits. Ils sont graves.

    Tout d’abord, il s’agit d’arrestations arbitraires et de séquestrations illégales.

    Par ailleurs, comment se fait-il que Gérard Pince, Georges Clément et Jean-Christophe Mounicq aient été « ciblés » avec autant de précision par la police ? Leurs visages sont évidemment connus pour figurer sur les photographies des manifestations de la Révolution bleue, mais pourquoi les policiers se sont-ils dirigés sélectivement vers eux et sans la moindre hésitation ? Ils étaient à l’évidence attendus. Pourtant ils n’avaient pas fait connaître publiquement leur intention de participer à cette manifestation. Leurs conversations téléphoniques ont-elles été écoutées par la police, et si oui, avec l’autorisation de quelle autorité judiciaire ?

    Et enfin pourquoi ces interpellations totalement injustifiées et abusives ?

    La réponse est claire. Il ne s’agit en aucun cas d’une initiative policière. Les ordres ne pouvaient venir que du ministère de l’intérieur et très probablement du ministre lui-même. Le ministre de l’intérieur s’inquiète du retentissement croissant dans l’opinion de l’action de la Révolution bleue et il a cherché à l’intimider.

    La Révolution bleue se laissera d’autant moins intimider que ses manifestations se sont toujours déroulées dans l’ordre et le calme, avec le souci de ne pas gêner la population, ce que les autorités de police reconnaissent et apprécient. De plus, la Révolution bleue ne se livre jamais à la moindre violence et elle condamne son usage dans les rapports sociaux.

    En réalité, le ministre de l’intérieur n’a agi en cette occasion qu’en sa qualité de candidat à l’élection présidentielle, affolé à l’idée que la Révolution bleue ne réunisse de plus en plus de participants que ne trompent pas la vaine agitation de ce ministre et son incapacité à rétablir l’ordre dans les banlieues.

    D’ailleurs les faits parlent d’eux-mêmes : le 28 octobre 2006, le ministre de l’intérieur a fait arrêter, pour leurs idées, deux honnêtes citoyens. Combien d’incendiaires et d’auteurs d’agressions criminelles l’ont-ils été ?


    • T.B. T.B. 31 octobre 2006 04:37

      Vous avez raison de dénoncer la gabégie UMPS et la démocratie confisquée par les fonctionnaires.

      Et comme je vous aime bien et que je compatis à ces arrestations arbitraires et à ces « écoutes » propres aux régimes totalitaires, autant faire un résumé plus complet sur votre mouvement pour que tout le monde en profite.

      De par son positionnement idéologique, la Révolution bleue, s’inspire des révolutions conservatrices et libérales survenues à la fin des années 1970 et au début des années 1980, et incarnées par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, Helmut Kohl en Allemagne et Ronald Reagan aux États-Unis. Plus généralement, elle se fonde sur les idées libérales pour ce qui est de l’économie mais conservatrices pour ce qui concerne les mœurs et l’évolution de la société en général.

      Toujours sur Wikipédia, Révolution Bleue mène directement à Radio Courtoisie, au très pacifique général Bigeard, à la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, à Charles Millon, à Lepen, enfin voilà quoi.

      Yapadkoa (faut pas être timide, dites les choses jusqu’au bout)


    • gigi432 (---.---.101.8) 31 octobre 2006 11:36

      brrrr, on a vraiment peur. Allez, l’effet est atteint. Pouce. Z’avez pas oublié Hitler au passage ? non, parceque en général, dans la série, on met en plus de Le Pen, on met Hitler. C’est drôle, on met jamais Mao, Lénine, Trotsky ...


  • Ariel Sharone (---.---.192.236) 31 octobre 2006 02:50

    Je trouve le parallele tres tire par les cheveux.

    Le deseauilibre en question a ete condamne et aucun juif de par le monde n’a eleve de voix pour le soutenir...

    Dans l’affaire Redeker des menaces de Mort et des Fatwas venus du lointain Orient ont depasse de loin l’action isolee d’un desequilibre. Et des Islamistes armes il y en a s en quantite illimitee sur notre territoire. C’est pas avec des swingum qu’ils font des bombes. Tout le monde n’est pas Mc Gyver... Je vous rappel que l’affaire Redeker n’aurait jamais pris cette proportion si elle n’avait pas ete precedee de

    - l’affaire des caricatures

    - l’affaire du voile (un certain nombre d’islamistes proche-orientaux ont appele au Djihad pour punir la France de cette loi).

    - les violences dans les banlieux (pour ceux qui osent sortir la tete du sable, je ne dilapiderai pas un secret pour dire que la presence des islamistes ou de musulmans violents y est nettement preponderente devant celle des juifs (dont le nombre dans les violences banlieusardes doit avoisiner 0) ou les chretiens)...

    Voutre comparaison tombe donc a l’eau. On a effectivement 1 poids et une mesure. A la micro affaire d’un fou desequilibre on a consacre en proportion du temps compare a l’affaire Redekker qui implique des milliers d’islamistes a travers le monde qui ont appele a la Fatwa contre lui et tous les autres critiques de l’Islam (redekker n’est qu’un symbole)...


    • FF&FF (---.---.217.163) 31 octobre 2006 10:43

      @ Ariel Sharone (IP:xxx.x04.192.236) le 31 octobre 2006 à 02H50,

      Tu portes bien ton nom ! Toujours dans le coma ! Ton post illustre bien les« deux poids, deux mesures ». Pour les uns, c’est toujours « des pauvres désiquilibrés » et pour les autres, c’est toujours des « terroristes islamistes »...

      Bon coma

       smiley

      FF


  • visiteur indigène 31 octobre 2006 04:12

    Excellent article le péripate, c’est clair..


  • pierre tevanian (---.---.118.187) 31 octobre 2006 04:33

    Les articles et dépêches sur les « menaces de mort » qu’aurait reçues le « prof de philo Robert Redeker » suite à une « tribune sur l’Islam » publiée dans Le Figaro, [1] inspirent, au « prof de philo » que je suis moi aussi, les réflexions suivantes :

    1. Il va de soi que de telles menaces sont injustifiables. Rien ne justifie ni la mise à mort, ni même le recours à des simples menaces, contre qui que ce soit, quels que soient les griefs qu’on peut concevoir. Y compris si ces griefs sont fondés.

    2. Les propos racistes, pas plus que n’importe quel crime ou délit, ne justifient ni la mise à mort ni les menaces de mort. Ils se combattent judiciairement (en portant plainte), idéologiquement (en produisant et en diffusant un contre-discours argumenté) et politiquement (en organisant des actions collectives de protestation, de sensiblisation ou de boycott). Je parle à dessein de propos racistes : comme certaines des caricatures danoises, comme le pamphlet d’Oriana Fallacci intitulé La rage et l’orgueil, l’article de Robert Redeker qui semble avoir provoqué les menaces de mort va bien au-delà du droit à mes yeux inaliénable à la « critique des religions » ou au « blasphème ». Cet article relève du pur et simple racisme. Il ne cesse d’essentialiser deux « blocs » homogènes qui ne correspondent à aucune réalité, « l’Occident » et « l’Islam », au mépris de la diversité des courants, des évolutions, des tensions, des conflits et contradictions internes qui traversent depuis toujours ces deux « entités ». Il hiérarchise ces deux « essences », l’Occident incarnant ce que l’humanité a produit de meilleur, et l’Islam incarnant le pire. « Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine » [sic !] D’un côté, une « ouverture à autrui, propre à l’Occident » [sic !] qui « se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi » [sic !] De l’autre, « l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence. » ! [2] Robert Redeker conclut enfin en soulignant bien, pour les lecteurs qui n’auraient pas compris ses sous-entendus, le lien qui s’impose entre phobie de « l’Islam » et phobie des musulmans : « Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran ». On ne saurait être plus clair : c’est bien tout musulman qui est sous-éduqué et donc sous-humanisé, ou pire : éduqué et humanisé sur un mode pervers, dans un système de normes régi par la haine et la violence.

    3. Robert Redeker n’est pas, en matière de racisme anti-musulmans, à son coup d’essai. En novembre 2001, déjà dans Le Figaro, il essentialisait déjà « l’Islam », présentait cette « essence » comme fondamentalement mauvaise (« l’idéologie la plus rétrograde », « une régression barbarisante ») et soulignait déjà aussi le lien entre phobie de l’Islam et phobie des musulmans, en affirmant que « l’Islam installe au plus intime de chaque musulman la paralysie de l’intelligence ».

    4. Au regard de la violence raciste de ses écrits, on peut à bon droit s’étonner que M. Redeker n’ait pas été jusqu’à présent convoqué devant les tribunaux. On peut à tout le moins s’étonner que les autorités académiques n’aient pas suspendu, pour d’évidentes raisons d’ordre public autant que d’éthique pédagogique, ce provocateur irresponsable. Les écrits de ce monsieur sont en effet en tous points contraires avec les principes de liberté, d’égalité et de fraternité censés animer l’école de la république. Des propos équivalents à ceux de Robert Redeker sur les Juifs (« Le judaïsme installe la paralysie de l’intelligence au plus intime de chaque juif » ; « Jésus est un maître d’amour, Moïse est un maître de haine », « Haine et violence habitent le livre dans lequel tout juif est éduqué, la Torah ») vaudraient sans doute, et à juste titre, à leur auteur une suspension immédiate. On est en droit d’exiger de l’institution la même intransigeance avec le racisme anti-musulman.

    5. Si Robert Redeker n’a pas sa place à l’école publique, il déshonore aussi, plus spécifiquement, la corporation des professeurs de philosophie. Notre discipline est en effet censée former nos élèves à la réflexion, à la rigueur conceptuelle, au refus des généralités, des amalgames et des préjugés. Loin, très loin du « doute hyperbolique » de Descartes, de la passion nietzschéenne pour les « nuances », du questionnement et du « Je sais que je ne sais pas » de Socrate, Robert Redeker se dispense de toute interrogation, de tout doute et de toute nuance, et véhicule sans le moindre complexe les pires stéréotypes. Doublement ignorant, ignorant sur « l’Islam » et ses innombrables déclinaisons, et ignorant de sa propre ignorance, il nous gratifie du « Je les connais, moi » qui est le cri de ralliement de tous les racistes. Il les connaît, lui, les musulmans. Incapable de cet élémentaire bon sens qui comprend que « l’Islam » n’est pas un bloc homogène, pas plus que « l’Occident », Robert Redeker n’est pas non plus capable de faire la différence entre un leader religieux et un simple fidèle, entre un pratiquant ordinaire et un fanatique, entre une autorité politique et une population civile. Il ne connaît qu’un seul personnage : un personnage spectral, aux contours étonnement fluctuants, qui se nomme « l’Islam », et dans lequel viennent se fondre tous les musulmans, quelle que soit leur obédience, leur école, leur statut social, leurs options idéologiques, leurs actes. Le « philosophe » ne recule pas même devant des sophismes aussi grossiers que celui-ci : l’interdiction du string sur les rives de Paris-Plage cet été découlerait d’une « islamisation des esprits » !

    6. Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? On serait tenté de rire de la bêtise de tels propos, s’ils ne venaient mettre de l’huile sur le feu en se surajoutant à un avalanche quasi-quotidienne de sarcasmes ou d’injures à l’égard de « l’Islam » et des musulmans, sur fond de précarité sociale et de discriminations en Europe, de misère, de dictatures et d’« Ordre Mondial » oppressif au Maghreb et au Moyen-Orient. Ne pas rire, ne pas déplorer, ne pas haïr, mais comprendre, disait un authentique philosophe, nommé Baruch Spinoza. Posons nous donc quelques questions : quel intérêt un Robert Redeker trouve-t-il à publier de telles invectives ?

    7. Une première piste, psychologique et sociologique, figure dans l’astucieux et souvent désopilant roman publié par « Y.B. » en 2002 et intitulé Allah Superstar. Dans ce roman, qui s’avère chaque jour un peu plus visionnaire, le narrateur est un jeune banlieusard qui se dit lui-même « d’origine difficile » et « musulman pratiquement ». Nourri de culture télévisuelle, il découvre que le chemin le plus court vers les « 15 minutes de célébrité » dont parlait Andy Warhol n’est pas la Star Academy mais une espèce d’Islamophobic Academy : une provocation antimusulmane, qui provoquera immanquablement un tollé médiatique, suivi d’une fatwa ou de menaces de mort, à leur tour surmédiatisées, et voilà comment, du jour au lendemain, n’importe quel galérien se retrouve sous le feu des projecteurs, élevé au rang de héros de la liberté d’expression. Tel n’est-il pas le plan de carrière qui a assuré le succès d’Oriana Fallacci aussi bien que celui de Jack-Alain Léger, Michel Houellebecq, Chahdorrt Djavann et maintenant Robert Redeker : des tâcherons sans talent, écrivains médiocres et (à l’exception de Michel Houellebecq) médiocrement connus et appréciés du public comme de la critique, qui finissent par s’offrir une petite heure de gloire à peu de frais en publiant un brulôt islamophobe ?

    8. Une autre piste est politique, et je laisse la question ouverte : quel intérêt a-t-on à souffler sur les braises et à provoquer ainsi à la haine antimusulmane ?

    9. À l’heure qu’il est, la police se charge d’assurer la sécurité de Robert Redeker. Des enquêteurs tentent de retrouver la trace, pour le sanctionner, de l’auteur du mail de menaces. Cette mobilisation policière est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. L’éducation nationale doit prendre ses responsabilités [3] Les associations antiracistes doivent prendre les leurs [4]. Chaque acteur du système médiatique doit s’interroger sur la complaisance dont ce système a fait preuve jusqu’à présent à l’égard de l’islamophobie, qu’elle soit militante ou histrionique [5] Enfin, chacun d’entre nous, musulman, chrétien, juif, athée, agnostique, doit s’astreindre à la vigilance, à l’effort de comprendre et au courage de parler, afin de débusquer le racisme partout où il s’insinue, et de le combattre par les seuls moyens éthiquement défendables et politiquement efficaces : le droit, la pensée et l’action politique.

    10. Tous, enfin, méditons cette question que posait le jeune Marx : « Qui éduquera les éducateurs ? »

    Notes :

    [1] Cette tribune libre, intitulée « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », est parue dans Le Figaro le 19 septembre 2006. En voici l’intégralité :

    "Les réactions suscitées par l’analyse de Benoît XVI sur l’islam et la violence s’inscrivent dans la tentative menée par cet islam d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.

    L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.

    Comment expliquer l’interdiction du string à Paris-Plages, cet été ? Étrange fut l’argument avancé : risque de « troubles à l’ordre public ». Cela signifiait-il que des bandes de jeunes frustrés risquaient de devenir violents à l’affichage de la beauté ? Ou bien craignait-on des manifestations islamistes, via des brigades de la vertu, aux abords de Paris-Plages ?

    Pourtant, la non-interdiction du port du voile dans la rue est, du fait de la réprobation que ce soutien à l’oppression contre les femmes suscite, plus propre à « troubler l’ordre public » que le string. Il n’est pas déplacé de penser que cette interdiction traduit une islamisation des esprits en France, une soumission plus ou moins consciente aux diktats de l’islam. Ou, à tout le moins, qu’elle résulte de l’insidieuse pression musulmane sur les esprits. Islamisation des esprits : ceux-là même qui s’élevaient contre l’inauguration d’un Parvis Jean-Paul-II à Paris ne s’opposent pas à la construction de mosquées. L’islam tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.

    Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme.

    Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.

    Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen « d’idiots utiles », les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même.

    Le Coran est un livre d’inouïe violence. Maxime Rodinson énonce, dans l’Encyclopédia Universalis, quelques vérités aussi importantes que taboues en France. D’une part, « Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire (...) Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie (...) Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin ».

    D’autre part, « Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect ». Enfin, « après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite Aisha, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages ».

    Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran.

    De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. Son histoire est jonchée de pages noires, sur lesquelles elle a fait repentance. L’Inquisition, la chasse aux sorcières, l’exécution des philosophes Bruno et Vanini, ces mal-pensants épicuriens, celle, en plein XVIIIe siècle, du chevalier de La Barre pour impiété, ne plaident pas en sa faveur. Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église.

    Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine.

    La lapidation de Satan, chaque année à La Mecque, n’est pas qu’un phénomène superstitieux. Elle ne met pas seulement en scène une foule hystérisée flirtant avec la barbarie. Sa portée est anthropologique. Voilà en effet un rite, auquel chaque musulman est invité à se soumettre, inscrivant la violence comme un devoir sacré au coeur du croyant.

    Cette lapidation, s’accompagnant annuellement de la mort par piétinement de quelques fidèles, parfois de plusieurs centaines, est un rituel qui couve la violence archaïque.

    Au lieu d’éliminer cette violence archaïque, à l’imitation du judaïsme et du christianisme, en la neutralisant (le judaïsme commence par le refus du sacrifice humain, c’est-à-dire l’entrée dans la civilisation, le christianisme transforme le sacrifice en eucharistie), l’islam lui confectionne un nid, où elle croîtra au chaud.

    Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

    Haine et violence habitent le livre dans lequel tout musulman est éduqué, le Coran. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport à au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein. ". Des réactions aux menaces de mort figurent sur le site NouvelObs

    [2] Ces citation, comme les suivantes, proviennent de l’article de Robert Redeker paru dans Le Figaro.

    [3] Il faut, comme le soutient la FSU dans un communiqué, « que tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance ». On aurait simplement aimé que la FSU dise clairement que l’article de Robert Redeker entre en totale contradiction avec de tels objectifs.

    [4] Le MRAP a condamné les propos de Redeker en même temps que les menaces de mort, mais sans prononcer le mot racisme. La réaction de la LDH a été plus claire, dénonçant sans ambiguité la « haine des musulmans » qui anime Robert Redeker. Sur le plan judiciaire, à ce jour, aucune plainte n’a été déposée.

    [5] Songeons, par exemple, à la manière dont la télévision accueille, comme si de rien n’était, des personnages comme Brigitte Bardot ou Maurice Dantec, qui ont à plusieurs reprises tenu des propos d’un racisme anti-musulman extrêmement violent, alors que, par exemple, elle a su faire preuve d’intransigence et boycotter à juste titre Alain Soral lorsqu’il s’est laissé aller à des propos anti-juifs, en compagnie de Dieudonné, dans l’émision « Complément d’enquête » en septembre 2004.


    • pierre tevanian (---.---.118.187) 31 octobre 2006 04:36

      Mes « Dix remarques sur un collègue » ont été écrites « à chaud », en réaction aux premières dépêches consacrées aux menaces de mort reçues par Robert Redeker. J’espérais alors que « l’Affaire » n’allait pas prendre de dimensions démesurées. Hélas, dès le lendemain, la machine médiatique commençait à s’emballer, avec son lot de généralisations, d’amalgames et de simplifications. Le traitement médiatique et la teneur des réactions politiques, syndicales et associatives, appellent deux ultimes remarques.

      1. Injures et menaces

      S’il fallait résumer « l’affaire Redeker » en deux mots, ce serait : injures et menaces. Des injures ont été suivies de menaces. Plus précisément, des injures racistes, publiées dans un grand quotidien national, ont valu à leur auteur des menaces de mort par mails interposés. Or, ce qui est remarquable, c’est que si la seconde partie de l’histoire a été largement médiatisée, commentée et condamnée, aussi bien par les journalistes que par la classe politique et la « société civile », une lourde chape de silence s’est abattue sur son premier versant.

      Condamnation unanime des menaces de mort, appels solennels à défendre la liberté d’expression, mais rien ou presque sur le texte qui est à l’origine de l’affaire, et sur son profond racisme. Tout se passe donc comme si on nous sommait de choisir entre la non-violence et l’antiracisme, entre la réprobation des menaces de mort et celle de l’incitation à la haine anti-musulmane - alors que rien n’a jamais empêché qui que ce soit d’être à la fois non-violent et anti-raciste. Il est en d’autres termes tout à fait possible de protéger un homme menacé de mort sans nécessairement le soutenir - et il est même nécessaire de le protéger sans le soutenir lorsque lui-même soutient des thèses racistes.

      En dehors des associations ou des personnalités musulmanes, seul le MRAP, et de manière plus claire la Ligue des Droits de l’Homme, ont su condamner le recours à la violence sans taire pour autant le caractère irresponsable et inacceptable des propos de Robert Redeker. En revanche, le principal syndicat enseignant, la FSU [1] s’est contenté, dans son communiqué du 29 septembre, d’émettre des réserves : les menaces sont dénoncées comme inacceptables « quoi que chacun puisse penser du contenu de cette tribune... » [2].

      Interrogé par des journalistes, le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, est allé à peine plus loin en marquant de la distance en son nom propre, mais sans aller jusqu’à exprimer de l’hostilité : « Je suis loin de partager ses idées, c’est une évidence ». Il y a donc désaccord, mais pas d’opposition radicale. Et de racisme, il n’est en tout état de cause pas question. Le communiqué de la FSU affirme « sa volonté de défendre sans réserve la liberté d’expression », « dès lors qu’elle reste dans le cadre de la loi ». Implicitement, les propos de Robert Redeker sont donc rangés du côté des « opinions » licites, et non du côté des injures racistes.

      Au-delà de cette complaisance, c’est l’existence même d’un communiqué de la FSU sur une affaire de menaces de mort qui pose problème. En effet, s’il est légitime que Gérard Aschieri, comme n’importe quel citoyen, réprouve la pratique des menaces de mort, il n’y avait en revanche aucune raison de réagir en qualité de responsable syndical, et moins encore d’adopter une position syndicale et de diffuser un communiqué sur ces menaces de mort. Car c’est ce qui se passe sur le terrain scolaire qui justifie la prise de position d’une organisation spécifique comme un syndicat enseignant ; or, en l’occurrence, le problème des menaces était extérieur au terrain scolaire : ce n’est pas à école que les menaces ont été proférées, et rien n’indique que des élèves sont impliqués.

      La FSU n’avait donc aucune raison de prendre publiquement position [3]. Il y avait certes un lien, dans toute cette affaire, avec le terrain scolaire : c’était le fait que Robert Redeker avait signé sa tribune raciste en tant que « Professeur de philosophie », en mentionnant même le nom de son lycée ; et réciproquement, le fait que des élèves soient confiés, au sein de l’école de la république, à l’auteur de textes racistes. Il y avait là un vrai problème d’éthique pédagogique, sur lequel un syndicat enseignant comme la FSU avait son mot à dire. Mais c’est précisément sur ce point que le syndicat a choisi de rester muet.

      L’ambiguité atteint son summum lorsque, pour conclure, la FSU demande solennellement que « tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance ». On voit certes en quoi des menaces de mort peuvent être contraires à l’esprit critique, au respect des autres et à la tolérance, mais on ne voit pas en quoi, dans cette affaire, l’esprit critique, le respect et la tolérance ont été mis en péril au sein de l’espace scolaire. Il ne s’est strictement rien passé au lycée où Robert Redeker enseigne la philosophie : l’appel solennel de la FSU, en laissant entendre le contraire, entretient les pires stéréotypes et renverse singulièrement le problème : car la seule chose qui, au sein de l’école, menace l’esprit critique, la tolérance et le respect d’autrui, c’est en l’occurrence la violente islamophobie d’un professeur nommé Robert Redeker.

      On retrouve les mêmes réserves à dose homéopathique, et le même refoulement de la question raciste, dans le communiqué de l’UNSA-éducation, qui s’indigne des menaces de mort « tout en ne partageant pas les convictions de Robert Redeker... ». De même, du côté du gouvernement, le Premier ministre Dominique de Villepin a dénoncé « l’intolérance » des auteurs des menaces, sans jamais mentionner l’intolérance du texte de Robert Redeker. « Nous sommes dans une démocratie, chacun doit pouvoir s’exprimer librement dans le respect bien sûr des autres, c’est la seule limite qui doit être acceptée à cette liberté » a-t-il conclu [4], sans dire que la limite avait en l’occurrence été largement franchie par la tribune du Figaro.

      Quant au ministre de l’éducation nationale, Gilles de Robien, il s’est déclaré solidaire avec le professeur tout en faisant valoir qu’en tant que fonctionnaire, il aurait dû se montrer « prudent, modéré, avisé en toutes circonstances ». Ce minuscule reproche, qui est loin d’être à la mesure de la gravité des propos de Robert Redeker, a valu au ministre un rappel à l’ordre de la part du président de l’Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public, M. Aujaleu. Ce dernier a défendu le droit de Robert Redeker, « en tant qu’homme public », « d’exprimer des jugements personnels dans la presse et ailleurs ». Là encore, les invectives antimusulmanes sont implicitement reconnues comme des opinions licites et non comme des injures racistes.

      Mêmes non-dits et mêmes euphémismes dans l’éditorial de Libération, signé Antoine de Gaudemar : à aucun moment l’hypothèse raciste n’est envisagée. L’éditorialiste se contente de laisser entendre qu’il est possible de n’être « pas d’accord » avec Robert Redeker [5]. Idem enfin chez l’essayiste Caroline Fourest, spécialiste auto-proclamée de l’obscurantisme contemporain, avec une prédilection particulière pour le champ musulman : consultée par Libération, elle ne parle pas de racisme, elle se contente de laisser entendre qu’elle n’est « pas nécessairement d’accord » avec Robert Redeker et que celui-ci ne lui est « pas sympathique », moyennant quoi elle peut en définitive appeler, par principe, au nom de la liberté d’expression, à le « soutenir » malgré tout - et non simplement à le protéger contre ceux qui le menacent [6].

      Rappelons à nouveau la teneur des propos de Robert Redeker, ou plutôt imaginons à nouveau que ces propos aient porté sur une autre cible, et demandons nous par exemple si nos ministres, éditorialistes, syndicalistes et spécialistes de l’obscurantisme auraient exprimé avec autant de retenue leurs réserves, distances, désaccords ou antipathies face à un auteur qui expliquerait que « le judaïsme installe la paralysie de l’intelligence au plus intime de chaque Juif », que « Jésus est un maître d’amour et Moïse est un maître de haine », ou encore que « la haine et la violence habitent le livre dans lequel tout juif est éduqué, la Torah » [7]. Demandons nous si, en pareil cas, ils auraient aussi unanimement et solennellement conclu à la primauté et au caractère intouchable ou indivisible de la liberté d’expression.

      On vient de voir avec Caroline Fourest par quels détours rhétoriques, euphémismes, non-dits, on glisse de la nécessaire protection d’un homme menacé de mort au soutien d’un auteur islamophobe. Ce soutien, plus ou moins explicite, a été encore plus marqué dans d’autres réactions. Certaines n’ont rien de surprenant : celles par exemple de personnalités de la droite extrême et ou de l’extrême droite, coutumières des dérives racistes ou xénophobes (Jacques Myard, Martin Peltier, Philippe de Villiers, dont le parti a même lancé une pétition de soutien [8]. D’autres sont plus choquantes, celle par exemple du socialiste Vincent Peillon, qui a apporté son soutien à Robert Redeker, et a même déclaré que « c’est la République toute entière qui, attaquée dans ses fondements, se doit de le défendre » [9].

      2. Pas en notre nom !

      Revenons pour finir sur la Une de Libération du 30 septembre. Le quotidien pose la question en des termes plus que discutables :

      « Peut-on encore critiquer l’Islam ? »

      Poser le problème en ces termes, avec ce terrible « on » qui permet une incroyable montée en généralité à partir du cas particulier de Robert Redeker (amalgamé pour l’occasion avec une ou deux autres « affaires » [10]), c’est suggérer aux lecteurs, et plus largement aux innombrables passants qui croisent cette une sur la devanture des kiosques à journaux, que dans la France ou l’Europe d’aujourd’hui, la moindre critique de « l’Islam » suscite un déferlement d’intolérance. C’est laisser entendre que règne une véritable terreur, qui inhibe toute velléité critique à l’égard de la religion musulmane. Or, la réalité, que n’importe quel téléspectateur honnête peut constater facilement, c’est que, quasi-quotidiennement depuis le 11 septembre 2001, des propos non seulement critiques, mais aussi caricaturaux, simplificateurs, méprisants, haineux, sont tenus à heure de grande écoute à l’encontre de « l’Islam » et des musulmans.

      La question « Peut-on critiquer l’Islam ? » est donc une fausse question, à laquelle s’impose une réponse évidente : oui, il est possible de critiquer l’islam, c’est même devenu, en France comme dans d’autres pays européens, un véritable sport national. Et à de rares exceptions près, l’attitude des musulmans de ces pays consiste à endurer en silence la critique et la stigmatisation, ou à protester par les moyens non-violents (paroles, écrits, manifestations ou actions en justice) qui sont ceux de l’État de droit démocratique. La résignation et la modération sont la règle, les menaces de mort adressées à Robert Redeker par une poignée de fanatiques ou de plaisantins irresponsables sont l’infime exception [11]. C’est pourtant cette infime exception qui est présentée comme la règle, à la Une de Libération comme dans un grand nombre d’autres médias. En d’autres termes : le quotidien de gauche, en transformant un fait exceptionnel en « phénomène de société », reconduit la logique de généralisation qui était au cœur de l’article de Robert Redeker - et qui est au coeur de tous les racismes [12].

      Face à ces réactions outrancières et biaisées, tant des médias que de la société civile, à l’heure où des activistes irresponsables ne cessent de provoquer au « choc des civilisations », le plus urgent est que chaque citoyen responsable balaye devant sa porte, se démarque de ses « faux amis » et dénonce prioritairement les méfaits commis en son nom. Que, de toutes parts, des citoyen-ne-s courageu-se-s s’élèvent pour dire, comme les manifestant-e-s américain-e-s contre la guerre en Irak : « Pas en notre nom ! ». Cela signifie en l’occurrence une double nécessité.

      La première est bien connue, c’est une injonction que les Musulmans de France connaissent par coeur : ils doivent condamner clairement les menaces de mort que quelques fanatiques ou quelques imbéciles irresponsables ont adressé à Robert Redeker au nom de l’Islam et des musulmans. Ce que tous les responsables associatifs musulmans ont su faire. La seconde nécessité est en revanche loin d’être entrée dans les moeurs : il faudrait que parmi les non-musulmans, les professeurs de philosophie refusent que le label de professeur ou celui de philosophe soient utilisés pour légitimer des invectives racistes. Et que ces invectives qui, de Redeker à Fallacci, Dantec, Imbert et mille autres, sont toujours proférées au nom de la démocratie, du progrès et du féminisme, soient dénoncées avec la même fermeté par tous les démocrates, les progressistes et les féministes. Ce que très peu ont su faire - tout le problème est là.

      Notes

      [1] Fédération Syndicale Unifiée

      [2] Voici le communiqué dans son intégralité : « Quoi que chacun puisse penser du contenu de cette tribune, le recours à la menace de mort est inadmissible et la liberté d’expression doit être fermement défendue dès lors qu’elle s’inscrit dans le cadre de la loi. L’Education nationale doit manifester sans réserve sa volonté de défendre cette liberté et d’assurer la protection du collègue menacé. Nous souhaitons que tout soit fait pour que l’Ecole reste un lieu de formation de l’esprit critique, de respect des autres et de tolérance ». (Communiqué, vendredi 29 septembre)

      [3] À moins de prendre position à chaque fois que quelqu’un est menacé de mort, ce qui arrive à peu près tous les jours sans que la FSU s’émeuve

      [4] Déclaration sur RMC Info, vendredi 29 septembre

      [5] « Le problème avec la liberté d’expression, c’est qu’elle ne se divise pas. Et qu’elle ne saurait se cacher derrière des jugements moraux ou esthétiques pour tolérer des dérogations. On peut même dire que si elle ne s’appliquait qu’à ceux avec qui on est d’accord, elle aurait perdu toute substance depuis longtemps. »

      [6] Caroline Fourest déclare, dans Libération : « Dans de telles affaires, le blasphémateur ou celui qui a émis une parole provocante n’est jamais quelqu’un qui émet une parole avec laquelle on est entièrement d’accord, ni nécessairement quelqu’un de sympathique. Mais il faut les soutenir et tenir, car autrement l’autocensure ne fera que se renforcer encore. »

      [7] Je rappelle que ces propos sont mot pour mot ceux qu’a tenu Robert Redeker à propos de l’islam et des musulmans. Cf. mes Dix remarques sur un collègue

      [8] Une autre pétition a recueilli la signature de l’essayiste Pierre-André Taguieff et de l’écrivain Renaud Camus, qui avait lui aussi défrayé la chronique il y a quelques années pour des écrits racistes.

      [9] Le responsable socialiste a conclu par ces mots pompeux : « Si par gêne, peur ou indifférence, nous ne le faisions pas, mesurons bien ce qu’il pourra nous en coûter demain : rien moins que le prix de la liberté et de la paix, dont on se souviendra alors, dans le remords et la honte, que précisément elles n’ont pas de prix »

      [10] Notamment une affaire d’autocensure dans un Opéra berlinois. Cf. Libération du 30 septembre

      [11] C’est ce que souligne très justement Olivier Roy, directeur de recherche au CNRS. Interrogé par Libération du 30 septembre, il répond : « Il y a d’abord une question de perception. Quand on évoque les réactions des musulmans, de quoi parle-t-on exactement ? A Berlin, l’opéra de Mozart a été annulé après seulement un coup de téléphone d’avertissement, et il y a eu quelques dizaines de menaces, notamment sur Internet, contre l’article de Robert Redeker dans le Figaro. L’affaire de la publication des caricatures de Mahomet dans un quotidien danois en septembre 2005 a mis plus de trois mois à démarrer, à l’initiative de deux imams de Copenhague. A chaque fois, il s’agit de quelques individus qui jettent de l’huile sur le feu, et, du moins en Europe, les organisations musulmanes s’efforcent plutôt de calmer le jeu avec de grandes déclarations emberlificotées sur le respect mutuel et contre le blasphème. Si l’on s’en tient aux seuls pays occidentaux, il faut bien admettre qu’il s’agit de tempêtes dans un verre d’eau. En évoquant la réaction des musulmans, personne n’essaie donc de déconstruire une certaine image de l’islam et des musulmans vivant en Occident. On parle d’une communauté de millions de personnes prêts à descendre dans les rues alors que cette communauté n’existe pas. Il y a, en revanche, une population musulmane largement apathique. Les problèmes pour la liberté de critique de l’islam sont créés par un certain nombre d’extrémistes. C’est un danger, mais il ne faut pas en exagérer les proportions. Le groupe qui a assassiné le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh était tout au plus composé d’une quinzaine de membres. Certes, quinze personnes peuvent s’organiser pour tuer ou saboter un spectacle ou encore lancer un cocktail Molotov dans une réunion. S’il y a bien un risque sécuritaire, il reste limité et se réduit à un problème de police. Je ne suis pas convaincu quant au danger d’une autocensure croissante. On voit au contraire se multiplier des attaques polémiques contre l’islam souvent ignorantes et qui frisent parfois l’imbécillité. Certains jouent délibérément à chatouiller la fatwa. La provocation est certes une vieille tradition française depuis les anars jusqu’aux situationnistes en passant par les surréalistes ; mais il ne faut pas ensuite s’étonner des réactions qu’elles peuvent déchaîner. Des organisations musulmanes réagissent en tentant de faire reconnaître le blasphème par la loi, mais cela est sans espoir dans un pays laïque comme la France. Mais d’autres groupes religieux sont engagés dans un combat similaire. »

      [12] On retrouve ce parti-pris de dramatisation et de généralisation chez Caroline Fourest : « Nous sommes passés d’une affaire Rushdie tous les dix ans à une affaire Rushdie tous les ans, voire maintenant quasiment tous les mois ». Enfin, Claude Lanzmann, directeur de la revue Les Temps Modernes, opère lui aussi la même généralisation en déclarant que ce qui arrive à Robert Redeker prouve que ce qu’il dit est vrai. En d’autres termes : pour Claude Lanzmann, il suffit qu’une personne, musulmane ou non, profère des menaces de mort pour que la preuve soit apportée que tous les musulmans sont éduqués dans la haine et la violence. On se souvient avec tristesse que la revue que dirige Lanzmann, et dont Redeker est l’un des piliers, a été fondée par Jean-Paul Sartre qui est l’auteur de textes analysant et combattant le racisme avec une grande force, que ce soit le racisme colonial ou l’antisémitisme. Le passage d’un cas particulier de menace de mort à une conclusion sur tous les musulmans est très exactement l’opération intellectuelle que Sartre démonte magistralement dans le premier chapitre de ses Réflexions sur la question juive, avec l’exemple d’une femme qui, « roulée » par un commerçant juif peu scrupuleux, tire de cette expérience particulière une conclusion générale sur « les Juifs ».


    • armand (---.---.15.211) 1er novembre 2006 18:45

      Comme Agoravox est un lieu de discussion live, je prie M. Tévanian d’arrêter d’encombrer les files à intervalles réguliers de son sempiternel article, ou du moins de se donner la peine de répondre à ceux qui expriment leur désaccord. D’un prof à un autre, si c’est comme ça que tu fais cours, l’ambiance doit être cocasse !


    • Rocla (---.---.226.1) 1er novembre 2006 18:55

      Pierre Tavenian

      Il y a une petite erreur dans la ligne 52876055517872965 juste au début .

      Rocla


    • Serpico Serpico 6 janvier 2007 20:09

      Tevanian :« Songeons, par exemple, à la manière dont la télévision accueille, comme si de rien n’était, des personnages comme Brigitte Bardot ou Maurice Dantec, qui ont à plusieurs reprises tenu des propos d’un racisme anti-musulman extrêmement violent, alors que, par exemple, elle a su faire preuve d’intransigence et boycotter à juste titre Alain Soral lorsqu’il s’est laissé aller à des propos anti-juifs »

      ***************

      Ouais et BHL s’est fendu, à propos de Redeker, d’une dissertation sur le droit d’expression « qui peut aller au delà des limites tolérables mais qui doit quand même être respectée et protégée ».

      Soral a non seulement été menacé mais carrément agressé par des tarés de la LDJ et du Betar. En réaction, la police a mis Soral en taule.

      Personne n’a pétitionné, BHL regardait ailleurs en sifflotant et on n’a entendu aucun donneur de leçon défenseur de la liberté d’expression manifester pour Soral.

      Déduction : la liberté d’expression dont on nous cause, c’est celle de casser de l’arabo-musulman. Elle est sacrée.


    • Senatus populusque (Courouve) 6 janvier 2007 20:18

      La liberté d’expression vaut pour tous, et pour tous les sujets, sinon ce n’est plus une liberté, seulement un privilège.

      Tout tentative d’imposer une histoire officielle se heurtera toujours à une saine incrédulité de principe.

      http://perso.orange.fr/Connaissance.ouverte/CEC.doc


  • (---.---.214.238) 31 octobre 2006 04:50

    Et si la mort n’existait pas... si le chemin devant est droit, ni embuches ni trébuchages,

    si personne ne tombe sur mon passage.

    Alors lève la tête,

    regarde bien haut,

    Crie a tue tête

    « le monde est beau »...

    Tu n’y crois pas,

    tant pis pour toi,

    mais ca tombe bien,

    car moi non plus,

    sans y penser,

    je m’dis « hé, faut pas déconner »

    prend moi pour une conne

    dans nos têtes il résonne,

    la vie, la mort et la survie...

    faut voir avec c’est avenir...

    **le petit prince**


  • akram belkaïd akram belkaïd 31 octobre 2006 07:15

    Très bon papier. L’emballement médiatique n’est jamais innocent et cette pitoyable affaire va renforcer la défiance que de nombreux musulmans de France éprouvent vis-à-vis d’une grande partie des élites de ce pays.


    • armand (---.---.15.211) 1er novembre 2006 18:52

      N’est-ce pas plus grave le sentiment de ras-le-bol qui gagne des secteurs de plus en plus importants du public français, y compris à gauche, vis-à-vis des islamistes ? Avec les amalgames injustes qui en découlent ?Ne serait-il pas temps que des musulmans s’efforcent, par des articles, des expos, des éditoriaux, de montrer le véritable humanisme islamique, plutôt que de réagir le plus souvent avec des reflexes de défense claniques, attribuant les poussées d’extrémisme aux agressions vraies ou présumées des « autres » ?


  • Basta (---.---.65.219) 31 octobre 2006 07:41

    Le Péripate, très bon article. Sans liberté d’informer, point le droit de blamer. Il n’est pas étonnant qu’un journal d’extême droite soit islamophobe, c’est son fond de commerce. Ce qui l’est, c’est de voir une partie de la presse dite de gauche dériver dans le même sens. Les journalistes sont-ils encore libres de rédiger, ou se sentent-ils obligés de s’auto-censurer ?

    la majorié des médias donne une information orientée, avec pour résultat une désaffection grandissante des lecteurs pour la presse écrite. Ces lecteurs préfèrent s’informer sur Internet où ils peuvent réellement se faire une idée complète de tel ou tel évènement en visitant différents sites.


    • FredSud37 (---.---.113.234) 1er novembre 2006 13:00

      Bien que je n’éprouve pas le besoin d’entrer dans un débat théologique pour soutenir Robert Redeker, la vidéo suivante apporte cependant un éclairage utile sur le fond de ses propos que d’aucuns ont qualifiés un peu rapidement de « haineux ». En fin de compte, qu’aurait donc dit Robert Redeker qui n’ait déjà été avancé par des théologiens de l’islam ?

      Une pétition est disponible : ICI.


    • Ticoli Victor (---.---.120.80) 12 novembre 2006 09:53

      J’ai été menacé d’expulsion par mon propriétaire !

      Il me promet de m’envoyer à l’abbé Pierre !

      Faites une pétition pour moi ou logez-moi un petit mois !


  • Daniel (---.---.108.152) 31 octobre 2006 12:07

    extrait d’un post sur indymédia Lille : deux poids, deux mesures ?

    Patrice Bardet évoque dans l’un des messages la menace qu’aurait reçue Danielle Bleitrach en juillet dernier en disant que, elle, n’a pas bénéficié de la protection de la DST. Mais pourquoi cette suspicion permanente ? Certes, je n’ai pas cru déceler un quelconque frein de l’expression de Danielle Bleitrach qui est une des productrices les plus prolixes des réseaux alter-informatifs, mais peu importe : pourquoi suspecter qu’elle n’aurait pas bénéficié des mêmes mesures si elle avait été confrontée à une menace jugée de même ampleur par les services de police ? Il faut arrêter de se la jouer Calimero. Danielle Bleitrach a reçu des menaces de mort pour les propos qu’elle tient ? Ce n’est évidemment pas acceptable. Ginette Skandrani, la militante extrémiste aux sympathies négationnistes, a été rouée de coups par des inconnus à son domicile ; ce n’est pas plus acceptable et les auteurs de cette agression doivent (et, n’en doutons pas, seront) recherchés, déférés devant la justice et punis.

    Il n’est pas acceptable de tenter de minimiser ce qui arrive à quelqu’un sous prétexte que les idées qu’il défend ne sont pas conformes aux siennes.

    Le site [ http://brightsfrance.free.fr/phpBB2 ] rapporte les propos de Jeff Jacoby, un avocat américain, à propos, justement, du négationnisme (puisque l’agression de Skandrani remet cette question dans l’actualité). Cet avocat rapporte les propos d’un juge de la cour suprême des USA en 1929, commentant le premier amendement de la constitution : « S’il y a un principe de la Constitution qui doit être plus impérativement protégé que les autres, c’est celui de la liberté de pensée. Pas la liberté de pensée pour ceux qui sont d’accord avec nous, mais la liberté de pensée pour ceux dont nous haïssons les pensées. »

    Danielle Bleitrach, dans une ligne de discussion sur Bellaciao disait (je reformule) qu’elle ne se sentait pas l’envie de réclamer, « au nom de Voltaire », la liberté d’expression pour Faurisson. Je pense qu’en réalité, poussée dans ses retranchements, un jour où elle ne serait pas trop énervée, elle l’admettrait car il n’y a pas d’autre solution ... La liberté de conscience, « première des libertés » disaient les communards, et la liberté d’expression sans laquelle l’affirmation de la liberté de conscience serait vide de sens sont le premier acquis à défendre ... et la liberté d’expression de Faurisson, Skandrani, Gollnish, comme celle de Bleitrach, Redeker ou la mienne.

    signé : Daniel


  • Le péripate Le péripate 31 octobre 2006 13:11

    Merci Daniel, Pierre et quelques autres.

    Je crois qu’un combat pour la liberté d’expression se doit à chaque fois qu’il est mené de rappeler toutes les personnes qui sont victimes de menaces, et non pas seulement untel ou unetelle. Il est sinon trop aisément exploité pour des raisons qui n’ont plus rien à voir avec la liberté. Nous pourrions, par exemple, avoir une liste tenue à jour de toutes les personnes menacées, sans exclusive et a priori.


    • Dominique (---.---.184.109) 31 octobre 2006 20:47

      Pour commencer ou poursuivre la liste, mais j’ignore évidemment s’il y a une fatwa authentifiée lancée contre cette femme admirable, une députée des verts allemands, d’origine turque, musulmane qui appelle les femmes turques vivant en Allemagne à enlever leur voile... On a les verts qu’on mérite, Ekin Deligoz n’a rien en commun avec une Skandrani et c’est tout à son honneur. On va voir ce qu’en pensent les tenants du deux poids deux mesures.

      DEPECHE AP 31/10/2006

      Les Verts allemands demandent le soutien des musulmans pour un député menacé de mort

      BERLIN (AP) - Les Verts allemands tentaient mardi d’obtenir le soutien des organisations musulmanes pour leur député menacée de mort après avoir appelé les musulmanes du pays à ôter leur voile.

      Le ministre de l’Intérieur a également défendu le droit de la députée Ekin Deligoz, d’origine turque, d’exprimer son opinion sur le sujet. La parlementaire a en effet déclaré que le foulard islamique était un « symbole de l’oppression » et un obstacle à l’intégration.

      Le porte-parole des Verts, Markus Kamrad, a précisé que « Mme Deligoz était placée sous protection après une recommandation des services de sécurité (...) Il y a eu des menaces ».

      Plusieurs organisations musulmanes ont accepté l’invitation pour une rencontre mardi avec Ekin Deligoz et d’autres députés Verts, a précisé le parti écologiste.

      Ces menaces de mort font suite aux propos de la députée il y a deux semaines dans le journal allemand « Bild am Sonntag ». « Je lance un appel à toutes les femmes musulmanes : rejoignez le monde actuel, rejoignez l’Allemagne, c’est ici que vous habitez, donc enlevez votre voile », a-t-elle déclaré. « Montrez que vous avez les mêmes droits civils et humains que les hommes ».

      Une responsable des Verts, Renate Künast s’est plainte auprès de l’ambassadeur de Turquie à Berlin des réactions « inacceptables » dans les médias turcs après les propos de la députée écologiste. Un journal l’avait ainsi comparée aux Nazis.

      Le ministre de l’Intérieur Wolfgang Schaeuble a observé qu’il était « absolument légitime qu’une femme, elle-même musulmane, (...) lance cet appel ». « C’est son avis, elle peut le donner. En tant que législateurs, nous ne pouvons pas régler ça », a-t-il dit sur Inforadio.

      « Mais ce que nous pouvons affirmer avec détermination, c’est que cette opinion peut être exprimée, et que personne ne doit avoir besoin d’une protection policière pour cela », a-t-il poursuivi. « Si une personne est menacée, cela signifie que quelque chose ne va pas (...) Mais tant que quelque chose ne va pas, elle bénéficiera évidemment d’une protection policière ». AP


  • FredSud37 (---.---.113.234) 1er novembre 2006 12:49

    (.....) Lorsque des fous de Dieu appellent à l’assassinat d’un homme parce qu’il aurait commis un délit d’opinion, que font ceux qui prétendent défendre la liberté d’expression, entre autres libertés ? Ils condamnent les uns tout en prenant soin de condamner l’autre. (.....) On juge une phrase violente ? On répond par la barbarie. Et dire que ceux dont la mission consiste à s’ériger contre toute atteinte à la dignité physique de l’homme ont poussé l’odieux jusqu’à compter certaines de leurs obligations. Autrement dit, Robert Redeker subit le feu croisé des huissiers de l’islamisme intégral et des avares de la bien-pensance. (.....)

    Une pétition est disponible : ICI.


  • kesed 1er novembre 2006 16:16

    Demat,

    à lire , presque risible, non ?

    La banlieue s’exprime« satellite de son compère »Les Ogres«  : vise une fois de plus les sionistes ! Ginette HESS SKANDRANI désigne les sionistes comme étant ses agresseurs. Dans le communiqué http://www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=1304tes du CCTE »deux nervis de type ashkenaze« auraient frappé la »malheureuse" Dis-nous Ginette, les ashkenazes auraient-ils un faciès particulier...Le délit de « sale gueule » viendrait-il de nouveau frapper aux portes de l’Histoire de France en 2006 ?

    Explique-nous, M’dame Hess, la différence physique entre un gitan, un maghrébin, un sicilien ou un juif ? Sais-tu qu’il existe aussi des juifs grands blonds aux yeux bleus...et d’autres petits bruns aux yeux marrons ? Celle qui prétend voler la globalité de la Terre d’Israël en la transformant en tout un territoire palestinien... Type ashkenaze vous avez dit...peut-être ses agresseurs étaient-ils tout simplement des frondeurs écolos en désaccord avec ce qu’ils ont trouvé dans les poubelles de Ginette « La Verte » pas bio !!??


    • armand (---.---.15.211) 1er novembre 2006 18:39

      Pas de lien de parenté avec Rudolf Hess ? Au vue de nombre de ses prises de position,elle représente bien l’alliance verte-brune qui pollue le mouvement écologiste. Maintenant, je trouve ignoble d’agresser une vieille dame. Même Leni Riefenstahl ou la veuve Mao...


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