mercredi 7 janvier - par Mervis Nocteau

Miscellanées démonothéistes, surplus

Miscellanées : élégant mot pour mélangesDémonothéistes : l'explication est en tête de mes premières miscellanées démonothéistes. On avance.

24 décembre 2025


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小 耶稣 (Petit Jésus) — — —

« La Chine connaît l'une des croissances les plus rapides de population chrétienne dans le monde. Les chercheurs estiment que si les tendances actuelles se maintiennent, la Chine pourrait devenir la plus grande nation chrétienne d'ici 2030, avec plus de 247 millions de croyants. »

Le paganisme a du mourron à se faire. J’ai honte pour la culture chinoise ; cela dit, ce qui avait commencé par la « révolution culturelle » ne pouvait pas se rêcher autrement.

 

25 décembre 2025


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Scepticisme — — —

L’universalisme biblique me laisse aussi sceptique que ces chrétiens face à l’IA traductrice.

 

25 décembre 2025 (encore)


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Ferveur — — —

« Le paradoxe du chrétien moderne

Il accepte sans sourciller les récits les plus extraordinaires de la Genèse , la création d'Ève à partir de la côte d'Adam par exemple, mais refuse obstinément les manifestations surnaturelles que la science elle-même ne parvient pas à expliquer, Je pense à l'image miraculeuse de la Vierge de Guadalupe ; aux miracles eucharistiques, comme celui de Lanciano ; aux stigmates, signes visibles de la Passion chez des saints comme Padre Pio ; ou aux apparitions mariales reconnues par l'Église.

En rejetant la dimension surnaturelle, cette intervention directe de Dieu dans notre histoire , nous réduisons le christianisme à une simple morale humaniste, une éthique philanthropique parmi d'autres, vidée de sa puissance salvifique.

On garde la morale, on rejette le miracle. On garde l'éthique, on rejette la grâce. Mais un christianisme sans surnaturel n'est plus du christianisme : c'est selon moi de l'humanisme déguisé.

Joyeux Noël à tous mes amis chrétiens, qu'ils soient catholiques, orthodoxes, protestants, luthériens, réformés, anglicans, membres de la Fraternité Saint-Pie X ou de toute autre confession chrétienne : que la lumière du Verbe fait chair illumine vos cœurs et vos familles ! »

Et pourtant, comme dirait Marcel Gauchet, le christianisme est la religion de la sortie de la religion : un Dieu qui s'humanise, début singulièrement religieux de l'humanisme comme Justin B. comprend bien qu'il en résulte démiraculé, Dieu supposé unique et suprême qui plus est est un Dieu qui profane le Divin ; un Dieu qui se profane Lui-même. C'était inévitable, et raclamer comme fait un certain charismatisme même catholique : « Il est ressuscité, Il est vraiment ressuscité ! » témoigne assez bien du malaise, à devoir répéter l'assertion et introduire un adverbe intensif vériconditionnel, en méthode Coué.

 

25 décembre 2025


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Affliction du /|\ druide Gwengarv (Uindocaruos) — — —

« Chères Soeurs, Chers Frères, Chères Amies, Chers Amis,

Je profite de cette publication pour souhaiter de très belles fêtes à l’ensemble des communautés : joyeux réveillon, joyeux Noël et belles célébrations à toutes et à tous.

Ces derniers jours, j’ai de nouveau été la cible d’attaques racistes. Pourtant, si je suis franco-italien, j’ai également un grand-père belge et un aïeul berbère, que je n’ai jamais reniés et que je ne renierai jamais. Je suis né en Gaule, profondément enraciné dans l’héritage celtique, mais nous portons tous en nous des origines multiples.

Certains persistent à fantasmer les Celtes comme des « aryens » idéalisés : bretons ou gallois parfaits, blancs, blonds et aux yeux bleus. Cette vision est une construction idéologique, et non une réalité historique.

Je vais donc partager un poème que je ne comptais pas rendre public, car il est destiné à un recueil poétique et bardique sur lequel je travaille depuis deux ans. Ce texte exprime ce qu’est, à mes yeux, le peuple celte et son héritage.

Entre la Grande-Bretagne, la Gaule, les Celtibères et les Galates, il me semble évident que l’identité celtique ne se définit ni par la couleur de peau, ni par les cheveux, ni par les yeux.

La Celtie n’est ni chair, ni masque, ni couleur,
Mais un souffle ancien né du lien et de l’honneur.
Elle n’eut point de race, encor moins de modèle,
Mais des peuples debout sous une loi fidèle.

En Irlande, Érin aux tertres souverains,
Les Goídels gravaient la mémoire en chemin ;
De Tara jusqu’à l’Ulster, le verbe était semence,
La loi chantée liait l’homme à la conscience.

En Calédonie, sur le granit battu,
Les Calédoniens restaient fiers et têtus ;
Face aux murs de Rome et aux armes de fer,
Ils gardèrent le pas libre et l’âme claire.

Au Pays de Galles, les Brittons du serment
Fondaient par la parole un ordre permanent ;
Le barde y portait haut la mémoire des lois,
Et le chant transmettait pour que le temps ne noie.

En Cornouailles, en Devon, aux confins de la mer,
La langue survivait dans le vent et la pierre ;
Puis vint l’exil breton vers l’Armorique en feu,
Où la Celtie s’enracina sous d’autres cieux.

En Bretagne armoricaine, au rivage salé,
Les Bretons mêlèrent leurs Dieux aux sols gaulois ;
Entre Vénètes marins et forêts d’Osismes,
La tradition vécut sans aucun dogmatisme.

En Gaule, nul bloc figé, nul peuple unique,
Mais cent noms accordés en ordre organique :
Les Arvernes puissants, dressés contre César,
Les Belges combattants, maîtres en leur art.

Les Séquanes du Jura, fils des eaux sacrées,
Les Carnutes du centre, druides assemblés ;
Les Parisii de Seine, les Bituriges forgerons,
Les Pictons, Lémovices, tisseurs de saisons.

Vers l’est, les Helvètes, contraints au long départ,
Au sud, l’Aquitaine aux langues de regard ;
Sur l’océan salé, les Vénètes hardis
Faisaient plier les flots mais jamais leur esprit.

En Ibérie, sous le soleil et la pierre,
Naquirent les Celtibères, âpres et fiers ;
Les Arévaques, Vaccéens, liés par le fer,
Unirent rite et lutte contre l’aigle sévère.

Les Lusitaniens, à l’ouest du rivage,
Tinrent tête à Rome par serment et courage ;
Viriathe grava dans le sang et la loi
Que la Celtie combat sans courber la foi.

En Italie du Nord, Gaule cisalpine,
Les Insubres veillaient sur Mediolanum ;
Les Boïens, les Cénomans, les Sénons vainqueurs
Portèrent la Celtie, l’effroi jusqu’au cœur de Rome.

Au centre de l’Europe, aux plateaux anciens,
Les Boïens de Bohême gardaient vivant l’ancien lien ;
Les Taurisques, Noriciens, maîtres des passages,
Liaient Nord et Levant par routes et usages.

Sur le Danube, enfin, les Scordisques dressés
Marquèrent l’Orient de leur pas organisé ;
Et plus loin que l’Occident ne veut se souvenir,
La Celtie sut encore se maintenir.

En Anatolie, au cœur de la Galatie,
Les Galates parlaient la langue de Celtie :
Tectosages, Trocmes, Tolistoboges unis,
Celtes d’Asie gardant l’héritage transmis.

Ainsi fut la Celtie : multiple et fraternelle,
Jamais close au monde, jamais irréelle.
Que meure à jamais l’ombre au mensonge attachée :
La Celtie n’est pas une race mais un héritage sacré.

« La fraternité des peuples celtes »

J’attends désormais de voir ce que diront les néo-nazis — que l’on retrouve malheureusement dans certains groupes druidiques non signataires de la Charte des Druides — ou encore quelques pseudo-historiens frustrés. Je rappelle que le racisme n’est pas une opinion, mais un délit, puni par la loi de la Ve République.

Je tiens enfin à faire passer un message clair : la haine, la médisance et la discrimination sont aux antipodes de toute forme de spiritualité. Si, parmi mes contacts, certains se reconnaissent dans des idées racistes ou fascistes, je les invite à se retirer d’eux-mêmes de ma liste d’amis.

Je les combattrai avec la même détermination que je combats le charlatanisme, les sexistes,l’escroquerie et l’endoctrinement intellectuel.
Avec toute ma fraternité, /|\ Gwengarv (Uindocaruos) »

Voici mes commentaires :

Désolé, mon cher, que tu ais à pâtir encore de cela. Tu as dû serrer les dents, en publiant cela. Oui, le racisme désigne une hiérarchisation raciale tendant au suprémacisme, voire à l'exterminationnisme. Ce sont des choses que ne connaissaient pas les Anciens, bien qu'ils n'hésitèrent pas, parfois, à massacrer leurs ennemis jusqu'au dernier. Autres temps, autres mœurs ? Pas si sûr, mais les usages recherchent, désormais, le moindre mal, pour le meilleur et pour le pire. Dans le pire, entre autres, il y a l'absence de courage : ce dont tu ne manques donc pas.

Pour ma part, je parlerai de la péninsule ibérique dont je ressors partiellement. Je ne sais pas bien ce que tu as voulu dire par « Au sud, l'Aquitaine aux langues de regard » ; je suppose que tu faisais référence au ligure, parfois supposé celte archaïque ; et bien entendu à l'ibère, dont le basque descend de la même souche (1, 2, 3)... Les Ibères, donc, dont César compara le mode de vie aux Aquitains, c'est-à-dire aux peuples, alors, vivants sous la Garonne, faits Gaulois donc Celtes, par la force des choses gallo-romaines, avant tout (1, 2, 3). Doucement conquis par les mêmes Volques Tectosages qui coloniseraient la Galatie à l'Ouest, tandis qu'une part d'entre eux fonceraient sur Tolosa.

En outre, les Lusitaniens sont toujours et plus reconnus pour des proto-italiques ; étant donné leurs Dieux, de loin en loin italiques, je ne suis pas le seul à parier sur un continuum ligure apparenté, parlant le proto-celto-latin commun.

Enfin, puisque les Anciens utilisaient la notion de race, au sens de racé, typé, caractérisé, au sens noble et moral du terme - de même que « aryens » désigne « les meilleurs » chez les Perses, bien plus tardivement que la part yamna/indo-européenne des Européens modernes... — eh bien, sans doute possible, avec tes poèmes — et bien plus que tes poèmes — tu avères appartenir à la race. Que celui qui ne le croie pas se prenne la première pierre, et les suivantes. Un usage lapidaire que j'importe volontiers, pour les bonnes manières, de l'influence punique en mon Antique Sud-Ouest, bien que les Celtes ne furent pas peu frondeurs, ainsi que toi seul sait fronder comme tu fais.

D'alleurs, si mes souvenirs sont bons, les Puniques sont des Berbères apparentés. Nos Ancêtres ont marché en Ibérie, dans le Sud de la Gaule, et à Cannes, ralliés par des Gaulois, ils ont infligés une défaite cuisante à Rome. Sedu Lugi

On peut être issu d'un « melting pot » faible, que cela ne change rien à l'affaire : j'ai grandi en Alsace et j'ai une mère Gasconne, Gascogne où je vis depuis bientôt autant d'années que j'ai vécues en Alsace. Je suis « franco-français », et pourtant je distingue une race alsacienne et une race gasconne, au sens d'Homère. Elles ne sont pas nécessairement faites pour s'entendre, même si des Alsaciens ont été déportés en Gascogne au début de la Seconde Guerre mondiale (on dit parfois dans les Landes et en Gironde « les Meinschs » pour « les meufs »), afin de libérer la ligne Maginot qui ne servit d'ailleurs à rien : avec les chars restés aux hangars, cela fait deux conneries stratégiques franco-françaises, et je n'ai pas l'impression que l'administration centrale ait évolué sous l'angle de sa médiocrité : la nation ne vaut pas grand'chose, surtout quand on voit comment d'aucuns la bradent même parmi les chauvins. Ce que je veux dire, c'est que les gènes ne sont de loin pas tout, évidemment, pour se racer, pour ne pas être une « fin de race ». Ainsi, que l'on soit fruit d'un « melting pot » ou non, le problème est toujours le même.

Autre chose : le nationalisme m'ennuie, car il est sommaire, et prolonge l'instant présent dans le passé. Néanmoins, il y a un nationalisme breton, vietnamien, etc. devant la France, qui sert de cohésif. De même, avec le socialisme. Le national-socialisme n'avait, à ce titre, aucune raison de mal tourner. Sur le papier, je veux dire. Enfin, en dehors de Mein Kampf. À moins que... en fait, il fut toujours-déjà plus, en Allemagne, qu'un seul national-socialisme, puisqu'il courut non seulement à l'antisémitisme, mais au militarisme, et surtout au nordicisme aryaniste. C'est-à-dire... du New Age. (Lire aussi : sur le fil rouge de la francité, et son mythe gréco-romain.)

D’ailleurs, pour tout dire, c’est le même « sentiment racial » qui te fait intervenir ici comme un frère des hommes. Celui de la « multi-race » : et l’on voit bien qu’en soi, il n’a rien à voir avec la génétique. Mais quelqu’un « de souche », même s’il n’avait pas d’influences génétiques multiples (ce qui n’existe pas) serait chimpanzé à 98% de son génome... et il dépend, comme tout le monde, de son éducation socioculturelle. Les Gallois ou les Bretons contemporains sont massivement des Royaume-Uniens et des Français, à ce titre. Ils relèvent de la race nationale, c’est-à-dire de la manière dont ils ont été racés par leurs conditions d’existence/leurs existences-mêmes. Il n’y a aucune différence. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il existe des « bassins raciaux », c’est-à-dire ethnodifférentiels, du fait des âges. D’ailleurs, les Gorseddau (Gorsedd Cymru, Gorsedd De Bretagne, etc.) défendent bels et bien leur ethnodifférentialité.

Il faut alors dire qu’il n’y a, sous cet angle, aucune variation du druidisme d’avec le GRECE ou ceux qui en découlent (Revue éléments, Institut Iliade, etc.) qui aujourd'hui restent certes indo-européo-maniaques, d’un indo-européanisme idéologique mutilant les deux tiers de nos génomes. L’erreur, de leur part comme, à l’inverse, des universalistes, est de chercher une cohérence derrière la foison du réel et, pour tout dire en ce qui nous concerne, de la Nature (où les cultures sont de nature humaine, qui se race ainsi). Or, comme toute la Nature, ça mérite aussi d’être respecté, à rythme humain.

Mais ce sont toujours les plus faibles dans l’âme, qui cherchent à se crisper sur toutes les branches possibles, jusqu’à la frénésie de s’oublier eux-mêmes. Ça chie. Leurs succès damnés ne sont que... des succédanés ! Et quand même d’aucuns cocheraient tous les critères, ces critères ne servent que de pseudo-valeur, nihiliste en réalité, tout comme d’autres s’accrochent à leur titre, leur âge, leur idéologie, leur supposée sagesse, etc. Autant de sales races.

 

28 décembre 2025


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La parole au /|\ druide Belenogenos, de la Comardiia Druuidiacta Aremorica — — —

« Les nuits de Noël sont décidément bien étranges.
Il y a un an, un cinglé criminel se disant druide, chamane et autres, ayant assassiné, découpé et mangé quelqu’un, nous était parvenu, entraînant chez les membres de la charte éthique des Druides une réaction de dissociation et de condamnation claire et salutaire.
Le druidisme ne peut être assimilé à de pareils individus.

Cette année, c’est un peu différent, mais guère moins révoltant.
Une personne, connue pour avoir produit des ouvrages de qualité, afflige nos milieux de sa déchéance morale et intellectuelle, en attaquant un de nos membres sur sa soi-disant incapacité à comprendre le monde celtique en raison de certaines de ses origines — en l’occurrence berbères.
Ce faisant, il reprend stupidement des attaques identiques menées il y a quelque temps par quelques personnes vicieuses et sans scrupules, auxquelles il sert d’idiot utile.

Je pense à un universitaire japonais possédant une connaissance de très haut niveau de la langue basque : avec un tel pseudo-raisonnement, toute étude de sa part aurait dû être invalidée !
Cela invaliderait toute recherche ethnologique ou anthropologique.
Avec un tel raisonnement, il faudrait se priver des travaux d’un Marcel Griaule, d’un Claude Lévi-Strauss, et de combien d’autres !

Si cette triste personne avait, comme moi et bien d’autres, dansé dans des fest-noz sur la musique des Bleizi Ruz au début des années 80, qui avaient remarqué la proximité de certaines musiques bretonnes tout à fait traditionnelles avec des musiques — non moins traditionnelles — de l’Atlas.
Elle aurait peut-être développé une réflexion féconde au lieu de proférer une telle ineptie.
Quand on connaît la richesse de l’héritage néolithique au Maroc, ne faut-il pas se poser la question de cultures communes ou semblables et d’échanges probables depuis la plus haute antiquité, plutôt que de chercher le passeport racial des constructeurs du tunnel d’Antée ?

Tout ce que l’on sait du druidisme fait qu’il n’y aura jamais chez nous de querelle de Valladolid, ni de passeport racial pour savoir si quelqu’un peut être druide.


Jamais.

Maudits soient ceux qui auraient de telles pensées.

Aux antipodes de tout épanouissement spirituel, ce triste sire méritait d’être reconnu pour la qualité de certains de ses ouvrages ; il anéanti sa réputation dans la bêtise et l’abjection.
Quant à moi, Druide Belenogenos, principal responsable de l’accession au druidicat de Uindocaruos (Druide Gwengarv), non seulement cette accession était pleinement justifiée — j’ose dire plus que pour bien d’autres sur de nombreux critères — mais le temps a pleinement validé cette décision.  »

 

26 décembre 2025 (retour en arrière)


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Pratique « salvifique » — — —

C'est déjà le cas en Suisse, par exemple. L'évidencialisme cartésien que nous ingénions en France, nous condamne, évidemment, à de fausses évidences purement mentales ; rien de concret, aucun soin. Là où l'on va bien pleurire, c'est lorsque l'on se rendra compte (au cas où les jeunes auraient le choix de leurs options) que le sexisme est si prégnant et l'ultraféminisme si geignant, qu'on ne retrouvera en couture que les plus amènes de nos « têtes blondes » (rien que cette expression, en dit long sur ce que je viens de dire, à propos du mental...) si seulement elles en seraient amatrices. C'est-à-dire : peu de garçons et de filles, très peu. Dommage pour leurs chaussettes à repriser. Mais c'est que, comme toujours, chacun(e) veut « être sauvé »...

 

31 décembre 2025


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Pensent bêtes... — — —

Bis repetita : les Français croient devoir n’être que des penseurs. Mais qu’ils sont bêtes...

 

27 décembre 2026 (retour en arrière)


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« J’ai vécu dans un isolement profond, un désert intérieur,
Et peu à peu, j’en ai aimé la douce horreur.
Dans cette solitude où l’esprit s’égare,
Je plongeais en moi, scrutant chaque miroir.

Ma vie entière, je l’ai revue en silence,
Détail par détail, sous l’éclat d’une immense
Lumière implacable, où moi-même, sévère,
Je me jugeais sans détour, d’un regard austère.

Parfois, je bénissais le sort qui m’avait donné
Cette solitude, ce vide abandonné,
Car sans elle, jamais je n’aurais pu comprendre,
Ni réviser ma vie, ni vraiment m’éprendre. »

— Fiodor Dostoïevski, Mémoires de la maison morte

 

28 décembre 2025


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Le « Druidisme accoutumé » : un adepte d'Airmed — — —

Nous avons vu que les Gorseddau de Cymru (Galles), de Kernow (Cornouailles) et de Breizh (Bretagne), dans leur panthéisme solaire, pouvaient être inspirés par-devers eux, par la Déesse Sulis (1, 2) lors des premières Miscellanées démonothéistes.

Voyons à présent, quelle Déesse inspire le « Druidisme accoutumé » ; je veux dire par là, ce Druidisme des botanistes et autres amoureux des plantes, arbres ou herbes, sous l'angle symbolique ou médicinal...
... Druidisme « cliché » qui fait de tout Druide un supposé « magicien vert » à la Radagast, dans l'univers de J.R.R. Tolkien...
... et par lequel se vend le tout-venant prétendu druidique, par les réseaux, qu'il soit initié par les trois grandes lignées ou surtout qu'il ne le soit pas !

Cette illumination m'est arrivée, en lisant le viable reconstructionnisme des Enfants d'Yggdrasill, .
Selon lui, la deuxième nuit après le solstice... solstice Nuit des Mères dédiée aux Déesses danes* Frigg et Saga servante de Frigg... la deuxième nuit après le solstice était dédiée à la Déesse Eir : la Déesse Eir est une autre servante de Frigg, Déesse du soin et de la pitié.
Ce danisme* m'a fait méditer sur le druidisme, côté celte (c'est-à-dire, côté non pas « nordique » mais « occidental »).

Car, pas du tout servante de la Déesse Brigantia/Brigid (potentielle « équivalente » de Frigg), il y a bien une Déesse « Eir » dans le celtisme :
Elle se nomme Airmed, et elle est fille du Dieu médecin *Denos Cextos/Dian Cecht [l'astérisque avant le nom, indique une reconstitution, en l'occurrence gauloise, selon les règles de la phonétique historique].

Reprenons le mythe.

Le Dieu roi Nodens/Nuada, ayant perdu son bras lors de la première Bataille de la Plaine des Piliers contre les *Uiroi Bolgi/Fir Bolg, doit renoncer à la royauté. Son successeur est malsain, mais ce n'est pas le sujet. Remarquons que c'est un vaniteux, comme d'autres même « en démocratie »... mais qui, au pouvoir, rend la vie impossible à ses sujets.
Bref.

Le Dieu médecin *Denos Cextos/Dian Cecht est logiquement mobilisé pour soigner le Dieu roi Nodens/Nuada ; avec l'aide du Dieu forgeron Gobannos/Goibniu, *Denos Cextos/Dian Cecht greffe un bras d'argent, magiquement cybernétique, à l'épaule de Nodens/Nuada.

Rien à voir avec *Tiwaz/Tyr [*Tiwaz est un proto-germanique reconstitué] qui se fait bouffer la main par Fenrir et ne le retrouvera jamais. *Tiwaz/Tyr≠Nodens/Nuada !

Eh bien pour *Arimeta/Airmed, c'est pareil : déjà qu'elle n'est pas servante de Brigantia/Brigid≠*Frijjo/Frigg (qui elle-même n’est pas épouse d’un certain *Wodanaz/Odhinn), il se trouve qu'elle est fille de *Denos Cextos/Dian Cecht.
Or, après que son frère *Miaccos/Miach soit parvenu à remplacer le bras d'argent de *Nodens/Nuada par un nouveau bras de chair, magiquement chirurgical, *Denos Cextos/Dian Cecht tue son fils *Miaccos/Miach. Par trois fois, le jeune Dieu reconstitue ses chairs mais, la quatrième, son aïeul réduit son cerveau en bouillie, rendant impossible l'opération...

L'affaire d'*Arimeta/Airmed est moins sanglante : la Déesse, pleurant la mort de son frère *Miaccos/Miach, généra magiquement la pousse de toutes les plantes médicinales connues : il y en avait autant que de jours dans l'année.
*Arimeta/Airmed les rassembla et les ordonna sur son manteau, selon leurs vertus curatives. Mais, voyant cela, le décidément jaloux *Denos Cextos/Dian Cecht mélangea tout. C'est la raison pour laquelle, les humains ne connaissent pas toutes les herbes utiles de la nature, et qu'ils doivent s'en remettre à la Déesse *Arimeta/Airmed dans leurs recherches (avis aux biologistes et autres pharmaciens).

Voilà.

Sachant tout cela, et sachant que seule la « sorcellerie rurale » a perduré dans les campagnes, il est permis de comprendre, par cet oracle, pourquoi le Druidisme contemporain accoutumé, ne passe souvent que pour une telle herboristerie, sans parler de l'amour des bois et leurs arbres.

Car, au-delà du panthéisme oculaire de la Déesse Sulis, c'est le naturalisme de la Déesse *Arimeta/Airmed, qui passionna l'époque moderne.

SEDU ARIMETAS ! Que les dissidents de la verdure, rejoignent tous autant qu'ils sont les initié(e)s, et cessent leur cavalerie seule.

SEDU ARIMETAS ! Dans le cadre de la Charte des Druides, il est évident qu'ils auront désormais besoin de formations appropriées.

SEDU ARIMETAS ! Le Druidisme contemporain n'est pas une « thérapathie » ; l'Ancien, d'après les textes, ne le fut pas non plus, d'ailleurs : il est une spiritualité celtique.

SEDU ARIMETAS ! Une religion, spiritualité culturelle, pratiquée. Avec des guérisons, il est vrai !

SEDU ARIMETAS !


* Dane, danisme : germano-scandinave, germano-scandinavisme.

 

28 décembre 2025 (encore)


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« Étudier la philosophie contribue à mieux penser » — — —

« Mais comment aurait-on pu s’en douter ? »

 

28 septembre 2025 (toujours)


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« Léon XIV : les chrétiens n'ont pas d'ennemis, mais rien que des frères et soeurs » — — —

Le besoin de passer par une procuration divine, pour reconnaître la dignité d’autrui, doublé de cette prétention (car c’est une prétention) à n’avoir aucun ennemi et rien que des frères et sœurs : sans leur demander leur avis, c’est leur placarder une familiarité impudique dans la figure. Et, bien entendu, un Père... Bref : une maudite gentillesse, qui aussitôt vient saper les fondements de toute reconnaissance intrinsèque de la dignité humaine.

 

28 septembre 2025 (enfin)


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Se défier des livres trop purs — — —

« Mainte erreur, gâtant les jugements qui se portent sur les œuvres humaines, est due à un oubli singulier de leur génération. On ne se souvient pas souvent qu’elles n’ont pas toujours été. Il en est provenu une sorte de coquetterie réciproque qui fait généralement taire — jusqu’à les trop bien cacher — les origines d’un ouvrage. Nous les craignons humbles ; nous allons jusqu’à redouter qu’elles soient naturelles. Et bien, que fort peu d’auteurs aient le courage de dire comment ils ont formé leur œuvre, je crois qu’il n’y en a pas beaucoup plus qui se soient risqués à le savoir. Une telle recherche commence par l’abandon pénible des notions de gloire et des épithètes laudatives ; elle ne supporte aucune idée de supériorité, aucune manie de grandeur. Elle conduit à découvrir la relativité sous l’apparente perfection. Elle est nécessaire pour ne pas croire que les esprits sont aussi profondément différents que leurs produits les font paraître. [...] Il faut donc avoir quelque défiance à l’égard des livres et des expositions trop pures. »

– Paul Valéry, Introduction à la méthode de Léonard de Vinci

 

29 décembre 2025


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Antiquité — — —

À propos de la zone bordeaux... les origines du basque tirent du côté ibère... voir aussi.
 

29 décembre 2025 (encore)


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Inspirez, expirez — — —

L'instinct existe.

« L'arôme de la pluie, connu sous le nom de petrichor, est un héritage évolutif. Les humains sont extraordinairement sensibles à la géosmine, le composé responsable de l'odeur de terre mouillée. Nous pouvons la détecter à des concentrations infimes : des parties par billion, voire par billion de billion. Une sensibilité jusqu'à 200 000 fois supérieure à celle des requins pour détecter le sang dans l'eau. Cette capacité a permis à nos ancêtres d'anticiper l'arrivée de la pluie, de localiser de l'eau douce et de reconnaître les sols fertiles. Une question de survie pure. Ce que nous ressentons aujourd'hui comme un parfum réconfortant était, pendant des milliers d'années, un signe incontestable de vie. »

30 décembre 2025


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L’Instinct existe 2 — — —

« Dans le cerveau humain, les informations émotionnelles sont traitées plus rapidement que le raisonnement logique grâce à des circuits neuronaux spécialisés.
L’amygdale, au cœur du système limbique, détecte presque instantanément les signaux émotionnels via une "voie courte" thalamo-amygdalienne, déclenchant des réactions automatiques comme la peur avant toute analyse consciente.
Cela permet une adaptation rapide aux dangers ou situations importantes.
Le cortex préfrontal intervient ensuite via une "voie longue" pour analyser l’événement, peser les options et moduler la réponse émotionnelle initiale.
Ainsi, émotion et logique fonctionnent de manière séquentielle et complémentaire : les émotions attirent l’attention sur ce qui compte, et la logique affine les décisions et comportements.
Source : Fondation pour la Recherche sur le Cerveau (FRCneurodon), Les émotions, 2018. »

Nietzsche disait que toute raison déguise une pulsion. Manifestement. Et c’est sans parler de la psychanalyse.

 

30 décembre 2025 (encore)


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Bouquet de nerfs — — —

Le propos est matérialiste — je songe aux contre-arguments vitalistes de Henri Bergson — mais l’illustration est réelle. Nos réflexes. (Et c’est oublier les neurones dans notre cœur et nos tripes.)

 

30 décembre 2025 (toujours)


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« Où est Charlie » — — —

Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Et encore, quand on l’aura trouvée, on ne saura pas dire si elle a été tenue par le bonhomme.

 

30 décembre 2025 (enfin)


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La conscience est coextensive à la vie — — —

« On dit quelquefois : "La conscience est liée chez nous à un cerveau ; donc il faut attribuer la conscience aux êtres vivants qui ont un cerveau, et la refuser aux autres." Mais vous apercevez tout de suite le vice de cette argumentation. En raisonnant de la même manière, on dirait aussi bien : "La digestion est liée chez nous à un estomac ; donc les êtres vivants qui ont un estomac digèrent, et les autres ne digèrent pas." Or on se tromperait gravement, car il n’est pas nécessaire d’avoir un estomac, ni même d’avoir des organes, pour digérer : une amibe digère, quoiqu’elle ne soit qu’une masse protoplasmique à peine différenciée. Seulement, à mesure que le corps vivant se complique et se perfectionne, le travail se divise ; aux fonctions diverses sont affectés des organes différents ; et la faculté de digérer se localise dans l’estomac et plus généralement dans un appareil digestif qui s’en acquitte mieux, n’ayant que cela à faire. De même, la conscience est incontestablement liée au cerveau chez l’homme : mais il ne suit pas de là qu’un cerveau soit indispensable à la conscience. Plus on descend dans la série animale, plus les centres nerveux se simplifient et se séparent les uns des autres ; finalement, les éléments nerveux disparaissent, noyés dans la masse d’un organisme moins différencié : ne devons-nous pas supposer que si, au sommet de l’échelle des êtres vivants, la conscience se fixait sur des centres nerveux très compliqués, elle accompagne le système nerveux tout le long de la descente, et que lorsque la substance nerveuse vient enfin se fondre dans une matière vivante encore indifférenciée, la conscience s’y éparpille elle-même, diffuse et confuse, réduite à peu de chose, mais non pas tombée à rien ? Donc, à la rigueur, tout ce qui est vivant pourrait être conscient : en principe, la conscience est coextensive à la vie. »

– Henri Bergson, l’Énergie spirituelle, « la Conscience et la vie »

 

31 décembre 2025


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On appelait ça réflexion — — —

Pour un druide, c'est un minimum que la métacognition. En théorie. Mais je conseille à tout le monde. Si ça se laisse conseiller, bien sûr. Il faut que j'y réfléchisse.

 

31 décembre 2025 (encore)


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En avoir ou pas, du sens de la terre — — —

Il faut s'entendre : il y a des pensées qui ont « le sens de la terre » (comme dirait Nietzsche) même de haute volée ; et d'autres, certainement, qui ne l'ont pas.

De haute ou de basse volée, l'important, est d'avoir le sens de la terre. Ce sens reconnaît les hautes volées, quand elles l'ont ; même les basses volées qui ont ce sens, reconnaissent les hautes.

Aujourd'hui, il est évident que le sens de la terre manque, et que les basses volées s'en prennent à toutes les autres basses & hautes (qui ont ou non ce sens) tandis que les hautes s'en prennent à toutes les basses & hautes (qui ont ou non ce sens) aussi. Tout cela, évidemment, du fait que manque ce sens.

Des basses volées, il y en aura toujours, c’est le grand nombre ; ce qui est à déplorer, ce ne sont pas les basses volées, mais le manque de sens de la terre. Même les païens contemporains en manquent. Même des « phares » dans leurs milieux.

 

31 décembre 2025 (toujours)


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Impardonnable — — —

J’ai quelques fois écrit sur le pardon, et admis qu’il a sa place parmi les néopagz, qui, en fait, en ont gravement besoin. La comparaison chrétienne s’arrête là, car le chrétien a besoin de pardon quoi qu’il en soit. Par principe. De base. Même pour rien, semble-t-il.

Mais, dirais-je, pour se faire pardonner d’être ce qu’il est. L’absence d’indulgence portant le masque de l’indulgence. C’est bien plus pervers que l’absence de pardon chez les p’tits néopagz, encore que dans tous les cas ça tourne mal...

À moins qu’il ne s’agissait que de s’excuser d’être chrétien ? Ah mais, alors, cessez d’être chrétiens, plutôt que de persévérer dans ce trouble péché... car l’erreur est humaine ; persévérer dans l’erreur est diabolique. N’est-ce pas.

(Et de croire que ma langue est fourchue et ma fourberie sans limite, là où vous voyez double ! De combien de prévenance faut-il s’affubler devant vous ?)

 

1er janvier 2026


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« Au seuil du Cycle », poème du /|\ druide Gwengarv (Uindocaruos) — — —

Chères Sœurs, Chers Frères, Chères Amies, Chers Amis,

Je souhaite à chacune et chacun une belle année civile 2026, placée sous le signe de la lumière et de la sérénité.

Quand renaît le temps neuf au front des anciens jours,
Que l’An neuf se lève en silence et clarté,
Puisse chaque nouveau cycle offrir à nos détours
La force d’être justes, humbles et habités.

Que le courage ardent, forgé dans la tempête,
Redresse nos pas lourds quand vacille la voie ;
Que la sagesse ancienne, patiente et discrète,
Nous enseigne le sens au-delà de l’exploit.

Que la parole vraie, claire comme la source,
Soigne les cœurs blessés par l’orgueil et la peur ;
Que l’amour du vivant, sans chaîne ni ressource,
Honore chaque être, chaque souffle, chaque heure.

Ainsi, guidés par l’élan des puissances premières,
Nous grandirons en paix, en force et en bonté.
Car devenir meilleur, au fil des années claires,
Est l’œuvre sacrée de toute humanité.

 

1er janvier 2025 (encore)


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Une lueur qui s'éteint — — —

L’âme, ça vient du latin anima, qui donne aussi animation. Un cadavre est désanimé ; dans la nature, de nouvelles âmes se chargent de le pulvériser dans le Grand Tout (au moins localement). Mon rêve serait que mon cadavre subisse bientôt une excarnation charognarde, processus par lequel on l’abandonne aux vautours, comme chez les zoroastriens dans les tours de silence ou la cérémonie tibétaine du jhator. Mais donc, mort, c’est bien une lueur qui s’éteint.

 

2 janvier 2025


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Prendre racine — — —

Contre toute forme de totalitarisme, quelle que soit la tendance du jour. Centriste, comprise. [On se souvient qu'Emmanuel Mounier, démocrate chrétien, non-conformiste des années 1930, valorisait un « totalitarisme chrétien ».]

 

2 janvier 2025 (encore)


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Les Libanais sont plus israélites que les Israéliens — — —

Cela n'excuse pas le récit biblique, d'une éradication totale avec femmes, enfants et animaux, des prédécesseurs des Hébreux en Canaan... après le tout aussi légendaire exode égyptien. Car les gens se fièrent à ce qu'ils lurent : à la valorisation d'une épuration ethnique, spirituellement xénophobe, contre Magog ou Goliath représentants des polythéismes.

De plus, cela plaide en faveur d'une évolution phénicienne vers l'hébraïsme, triste évolution que j'ai déjà évoquée ici. Le Dieu originel des Phéniciens se nommant EL, et EL étant la racine sémitique de Elohim (Bible) et de Allah (Coran). Mais ce Dieu originel avait délégué à son fils Baal, époux d'Ishtar - Tanit, à Carthage, chez les Puniques, qui montèrent en Ibérie et auxquelles se rallièrent des Gaulois contre Rome, lors des guerres du même nom, deux siècles avant le Crucifié.

C'est important jusque dans l'Antique Sud-Ouest (1, 2, 3).

L'influence du jeune Dieu renaissant Adon, devenu Adonis chez les Hellènes - Hellènes tellement influencés par les Phéniciens, dans leur mythologie, au point qu'ils dévient fortement du tronc indo-européen ! - conduisit à la résurrection christique.

À noter, pour l'anecdote, que Goliath était un Philistin, potentiel peuple de la mer d'origine ibéro-sarde [en fait, partiellement, et essentiellement de l'Égée]. Or, c'est en Ibérie, que les Phéniciens, en forme de Carthaginois/Puniques, se rendirent enfin. D'ailleurs, les Puniques ne sont pas pas originaires de Canaan, mais ce sont des Berbères acculturés.

 

2 janvier 2025 (toujours)


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À propos du sanglier, des Danes* aux Celtes — — —

Après lecture, on prend la mesure de tout ce qui sépare Celtes et Danes dans cette symbolisation du sanglier, druidique d'un côté, au sommet de la hiérarchie sociale... et monture d'un Dieu inférieur (Vane) de l'abondance, encore que prégnant dans le danisme*, mais bientôt concurrencé par Þórr.

Au juste, ça corrobore ce que je disais dans mes premières miscellanées, quand je distinguais déjà Celtes et Danes de différentes façons (et pour être précis : 1, 2, 3).

Simultanément, tout n'est pas disjoint, évidemment (1, 2). Un ami me fait remarquer que le côté guerrier du sanglier est assez transversal dans les cultures indo-européennes ; Freyr, même si la troisième fonction dumézilienne est son principal aspect où, loin d'être inférieur (il est qualifié de ása jaðarr, meilleur des Dieux, ágoestati af ásum, le plus glorieux d'entre les Dieux, höfðingi, le gouverneur/chef, pour ne citer quelques uns de ses surnoms... a aussi des penchants plus guerriers ou savants (comme Fróði, le sage) et son association avec la lignée royale des Ynglingar. Et d'ajouter : « Je pense aussi à Varâha, avatar guerrier de Vishnou en Inde ; comme quoi, dans le cochon (des bois) tout est bon ! »

Je l'ai remercié pour son éclairage érudit, simplement, c’était bien une question de priorités. Car mettons que des sages danes, des gandrmenn (hommes au bâton), se soient placés sous la houlette de Freyr. Ces sages n'auraient jamais eu l'envergure des druides, peu importe que par Freyr, ils en aient toutes les qualités. De même que les Ases, ni d'ailleurs spécialement les Vanes, ne sont aussi artisanaux que les Dieux celtes, un gandrmaðr n'est pas un druide. Le sanglier symbolise la classe suprême dans un cas ; il est la monture du commun des mortels se souhaitant prospérité dans l'autre.
Mais cela entérine, néanmoins, quelque chose du druide, par comparatisme : qu'il est, chez les Celtes, garant de la prospérité, sans aucun doute. Inversement, cela dit quelque chose des Danes : que, logiquement, ils ne pouvaient pas se passer d'une telle forme de sagesse. Les paysans-guerriers qui constituaient la majorité de la population, comme chez les Celtes, époque oblige, y trouvaient ainsi leur compte. Et pourtant, l'anthropologie n'était pas la même, du tout.
Ajoutons que ce n'est pas ses grands qualificatifs qui qualifient suprêmement Freyr, bien que sa nécessité soit reconnue. Pas plus qu'en Inde Varâha, cela ne fait de Freyr un élément mythologique central, encore que certainement important pour la population et donc la richesse des rois ; sans remettre sur la table, que Þórr prendra le relais au moins partiellement de ses attributs. M'enfin, je disais bien : « Simultanément, tout n'est pas disjoint. »

À symbole équivalent, hiérarchie des valeurs et des places divalentes, voire, au mieux, ambivalentes : on imagine ce gandrmaðr débouler au milieu d'un village, extatique, en train soudain de faire un oracle l'apparentant à Oðinn... encore qu'il fasse argr, dans son genre — qualificatif infamant qui ne tomberait jamais, chez les Celtes, sur la gueule d'un druide sans peine de mort.


* Dane, danisme : Germano-Scandinave, germano-scandinavisme.

 

2 janvier 2025 (enfin)


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Modernité, modernité — — —

La vaccination, la sécurité au travail, les engrais et les pesticides (au début...), l’industrie... quelques autres choses, mais pas beaucoup plus... sont les causes de l’ère des masses. Qui enrichit ceux qui peuvent et savent en profiter en élargissant les marchés. Nous dépendons de ces paramètres pour rester aussi nombreux. Et pour être riche, quand on peut et sait en profiter. Notre bien est notre mal. Comme dans la fable des abeilles, de Mandeville, dont les réseaux sociaux profitent tant : la vertu et le vice font également interagir les gens, et peut-être plus le vice que la vertu, mais enfin, tout concourt au tout...

C’est, du moins, ce dont on se laisse accroire aisément, pour s’en étourdir, et ne jamais plus y penser.

 

3 janvier 2025


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Darwinisme — — —

Un gène acquis d'un aïeul chien ! Retenu entre loups ! Une nouvelle race. La nature peut reprendre ses droits. Rien n'est impossible.

 

3 janvier 2025 (encore)


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Évolutionnisme (néo ?)druidique — — —

C’est censé être une boutade, que ce « joyeux périhélie ». Les Anciens Druides furent pourtant astronomes par l'astrologie, et auraient appréciés, s'ils l'avaient connu (les notions de périhélie et d'aphélie relèvent d'un hellénisme ultérieur aux Gaulois...). Suggestion en gaulois restitué : *nessamosulios (nessamo-, au plus proche ; sulios, soleil). À l'inverse, aphélie se dit *telamosulios (telamo-, au plus loin : même racine que le grec donnant notre télé).

 

4 janvier 2025 (toujours)


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Œuvrer à maintenir le monde debout, par le /|\ druide Gwengarv — — —

« Chères Sœurs, Chers Frères, Chères Amies, Chers Amis,

Le monde traverse une période d’incertitude profonde.

Les conflits qui déchirent aujourd’hui l’Ukraine et la Russie, la Palestine et Israël, les divisions qui traversent le continent africain, partagé entre les grandes puissances mondiales, ou encore les tensions persistantes entre les États-Unis et le Venezuela, ne sont pas des événements isolés. Ils sont les symptômes visibles d’un monde fragilisé, fracturé, parfois au bord du basculement.

Face à ces périls, il serait tentant de céder soit à la peur, soit à l’illusion d’un pacifisme naïf. Ce n’est ni l’un ni l’autre que nous appelons. Il ne s’agit pas de devenir des hippies déconnectés du réel, mais au contraire des femmes et des hommes lucides, responsables et éduqués, ancrés dans la science, la sagesse, la diplomatie, et une paix comprise dans son sens le plus noble : celle qui exige du courage, de la maîtrise et une véritable force intérieure.

Nous avons plus que jamais besoin de fraternité entre les peuples, non comme un slogan vide, mais comme une construction patiente et exigeante, fondée sur la connaissance, le dialogue, et le respect des souverainetés autant que des dignités humaines. La paix véritable n’est pas une faiblesse : elle est un acte de volonté, parfois plus difficile que la guerre elle-même.

L’histoire récente a montré, bien trop souvent dans le silence, le rôle des druides lors de périodes particulièrement troubles et déchirantes, semblables à celles que nous pourrions être amenés à vivre. Mon frère Per Vari Kerloc'h pourrait exprimer cela avec une profondeur et une rigueur bien supérieures aux miennes. Je ne reprendrai ni ses sources ni ses travaux dans une publication, par respect pour son œuvre. Mais je partage avec lui cette conviction essentielle : notre spiritualité a un rôle à jouer dans l’avenir.

Le Druidisme, en particulier, n’est pas une relique figée du passé. S’il a traversé les siècles, les persécutions, l’oubli et la caricature, c’est qu’il porte en lui quelque chose d’universel et de nécessaire. Nos prédécesseurs le savaient déjà : ce qui survit au temps n’est jamais accessoire. Le Druidisme a donc non seulement sa place dans le monde contemporain, mais aussi une responsabilité à l’égard de l’avenir.

Faire briller des valeurs à l’opposé de la violence, de la domination et de la haine —respect du vivant, équilibre, responsabilité, transmission, discernement —n’est pas fuir le monde. C’est, au contraire, œuvrer à le maintenir debout.

Et aujourd’hui, plus que jamais, le monde en a besoin. » … Sedu Eburolennas

 

4 janvier 2025


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Le typisme contre le biologisme — — —

Sur le site de Flammarion : « Le cerveau idéologique [The Ideological Brain], Comment décoder les marqueurs de la pensée dogmatique – Traduction (Anglais) : Christophe Jaquet
Chaque jour, notre cerveau doit relever des défis : établir des certitudes dans des environnements de plus en plus complexes, communiquer avec autrui malgré des univers mentaux atomisés et une forte propension à l’isolement. Les idéologies offrent souvent un raccourci commode pour satisfaire ces deux besoins essentiels. Les scripts mentaux qu’elles procurent nourrissent le sentiment d’une identité partagée. Mais ces idéologies paralysent nos pensées, détruisent la plasticité, les possibilités créatrices de notre cerveau, et nous rendent moins adaptables et moins sensibles à autrui. Parfois, elles font même de certains d’entre nous des personnalités dogmatiques.
À l’aide d’entretiens et de tests neuropsychologiques élaborés pour ce livre, Leor Zmigrod explore les facteurs biologiques qui favorisent la rigidité mentale. Y a-t-il des prédispositions génétiques au dogmatisme ? Un cerveau de droite et un cerveau de gauche ? Quel impact les préjugés ont-ils sur nos prises de décision ?
Dans ce livre traduit en quinze langues, Leor Zmigrod pose les jalons d’une nouvelle discipline, la neuropolitique, qui nous invite à identifier, à comprendre et à corriger nos modes de pensée rigides. Dans un monde plus polarisé que jamais, Le Cerveau idéologique est un véritable manuel scientifique de résistance à l’endoctrinement et aux extrémismes. »

Ne sont-ce pas les « modérés », qui invitaient à fuir tout biologisme (au hasard, celui de la race) ? Sombreront-ils devant le biologisme de l'idéologie ? ... Certainement, ce sont des affaires de sociologies voire d'ethnologies intra-sociétales ; de « milieux sociaux », comme on dit ; « d'habitus, d'ethos », etc. Mais « neuropolitiques » ?

En vérité, il est tout à fait plausible que des dispositions biologiques jouent. Car il faut l'admettre de tout, y compris des bassins génétiques raciaux.
Mais c'est-à-dire, comme disait Nietzsche, que des congruences bio-neuro-psycho-socio-ethno-logiques, sur une durée suffisamment longue (pas nécessairement des millénaires, de loin pas) suffisent à produire un certain "type d'hommes" (selon le même Nietzsche) tout en permettant des confusions inter-typiques et des trajectoires isolées, voire originales.

Comme toujours : la vérité est plurale. Soyez typistes.

 

5 janvier 2025


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Du sang de cochon ou d'humain ? — — —

Les larmes de la statue étaient une supercherie, évidemment, pour ne pas changer. Comme avec le suaire de Turin, au début de mes secondes miscellanées démonothéistes... [Mais, qu'on s'entende bien : des supercheries, il y en a dans toutes les religions ; il se trouve que celle-là, monothéiste en général, valorisait une supposée Vérité ; quant à d'autres, si elles intègrent la démarche, ça ne me choque plus : tout le monde est prévenu.]

 



3 réactions


  • Laconique Laconique 7 janvier 09:58

    That Josué stuff really hurt you.


    • Mervis Nocteau Mervis Nocteau 7 janvier 14:26

      @Laconique. Il est des exégètes symboliques, pour dire, finalement, que ça mettait en scène collectivement chez les Hébreux, le christique verset selon lequel « si ton oeil gauche te fait pécher, arrache-le ! » sinon que les yeux qu’on s’arrache ne font de mal qu’à soi, et qu’une fois arrachés ils ne sont plus pécheurs, contrairement aux Hébreux.

      Et puis, les seize derniers siècles ont illustré une exégèse pas du tout symbolique, au point qu’un Michel Onfray put outrer tout le monde, en jugeant que le nazisme était en germe dans la Bible, de sorte que je n’ai jamais souffert comme ceux qui souffrirent, souffrirent, à subir la xénophobie spirituelle du monothéisme à coups de crosses.

      Non seulement je ne me plainds pas, donc, mais en plus je ne me plaignais pas, et votre propos est de psychologie inversée. Cela dit, vous avez gagné, vous m’avez donné un léger coup de crosse en n’en faisant rien qu’une affaire affective, parce que déconstruire votre mouvement rhétorique anglophone est beaucoup plus fastidieux.

      Les croyants appellent cela « la puissance divine »...


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