samedi 12 juin - par Jérôme Henriques

Yuca condamnée pour avoir contrarié le business des charcutiers

Le tribunal de commerce de Paris vient de condamner en première instance l'application mobile Yuca pour "actes de dénigrement" et "pratique commerciale déloyale et trompeuse" suite à une plainte déposée un peu plus tôt par la Fédération des Entreprises Françaises de Charcuterie-Traiteur (FICT). En cause, un avis négatif (mise en garde sanitaire) affiché par l'application lors du scan de produits charcutiers et un lien vers une pétition (lancée par Yuca, Foodwatch et la Ligue contre le Cancer)(1) demandant l'arrêt des additifs nitrés (2) dans l'alimentation.

Dans sa décision du 25 mai 2021, le tribunal reprend en grande partie les demandes formulées par la FICT. Notamment, il enjoint la société Yuca à : supprimer le lien vers la pétition, ne plus mentionner que "les additifs nitrés favorisent l’apparition du cancer colorectal et de l’estomac", indiquer par contre qu'ils sont "l'inhibiteur de croissance de la toxine botulique le plus efficace" et mentionner également que les doses actuellement autorisées sont "peu préoccupantes pour la santé humaine" (selon un avis de l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments -EFSA- de 2017). Le tribunal enjoint en outre la société Yuca à verser à la FICT 20.000 € au titre de dommages et intérêts et 10.000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile (3).

La décision a de quoi surprendre. En effet, les informations trouvées sur l'application ne font que reprendre celles déjà avancées par la communauté scientifique. Evoquons pour commencer, le problème général des viandes transformées. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) les a classées comme "cancérogènes certains" (groupe 1)(4). Pour la France, l'agence Onusienne a estimé que, parmi les 346.000 nouveaux cas de cancer déclarés sur l'année 2015 (chez les personnes de 30 ans et plus), 4380 cas (dont 3880 de cancers colorectaux) étaient attribuables aux viandes transformées (5). Le CIRC a par ailleurs estimé (rapport de 2015 également) que chaque portion de 50 grammes de viande transformée quotidienne augmentait le risque de cancer colorectal de 18 % (6). 

S'agissant du problème particulier des additifs nitrés (nitrates, nitrites), là non plus, les études ne manquent pas. Une précision doit toutefois être apportée. En réalité, ce ne sont pas les nitrates/nitrites en eux-mêmes qui sont cancérogènes, mais plutôt les composés qu'ils génèrent (nitrosamines notamment) lors de leur réaction avec les protéines de la viande (fer héminique notamment) et les sucs gastriques (7)(8)(9). Ainsi le CIRC a-t-il classé en 2010 ce type de nitrates/nitrites ("nitrates ou nitrites ingérés dans des conditions favorables à la nitrosation endogène") sur sa liste des cancérogènes probables (groupe 2A). Une information que les lobbyistes de la viande se gardent bien de mentionner lorsqu'ils rabâchent que la plupart des nitrates/nitrites alimentaires sont d'origine végétale...(10)

Bien évidemment, pour que les charcuteries avec additifs nitrés puissent être commercialisées, elles doivent répondre au cadre réglementaire. En 2008, le règlement du parlement européen et du conseil a établi, après avis de l'EFSA, la limite de 150 mg de nitrates/nitrites par kg de produit (11). 2008 ? et depuis ? Dans un avis de 2017, l'EFSA a indiqué que ces niveaux "constituaient (toujours) une protection adéquate pour les consommateurs" (ne jugeant ainsi pas nécessaire leur réévaluation)... mais en reconnaissant pour la première fois une faille : à savoir, des "incertitudes dans le domaine" et le besoin "d'études additionnelles" (sur "les niveaux de nitrosamines qui se forment dans les produits à base de viande" et "... le risque associé à certains types de cancer")(12).

Autre point à souligner : les limites par produit (ou kg de produit) ne tiennent pas compte des quantités consommées. Celles-ci peuvent varier selon le milieu social (la consommation de viandes rouges/transformées est plus importante chez les personnes à faible niveau d'études), la région (elle est beaucoup plus importante dans le sud-ouest qu'en Ile-de-France par exemple) ou encore les habitudes de chacun (13). Depuis 2016, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) recommande de limiter la consommation de charcuteries à 25 g par jour (l’équivalent d’une demi tranche de jambon blanc) et Santé publique France à 150 g par semaine (14). Une recommandation peu suivie selon Santé publique France, qui indique que 63 % des Français dépassent cette limite (rapport de 2019)(15).

Au niveau politique, les choses semblent en tout cas bouger un peu. Fin 2019, un groupe de 50 députés a proposé un amendement (au projet de loi de financement de la Sécurité sociale) permettant de taxer les produits charcutiers avec additifs nitrés (amendement finalement rejeté)(16). Et au début de l'année 2021, un rapport de mission parlementaire est venu préconiser le bannissement progressif (d'ici 2025) de ces additifs ; un rapport s'appuyant sur les auditions de scientifiques, au premier rang desquels le professeur Axel Kahn (président de la Ligue contre le cancer), lequel a estimé que "le fait de traiter les charcuteries aux nitrites semblait être franchement corrélé" à une augmentation du caractère cancérigène de la viande (17)(18).

De leur côté, les industriels commencent à s'adapter. Ainsi le code français des usages de la charcuterie préconise-t-il désormais de ne pas dépasser la dose de 120 mg par kg (au lieu des 150 autorisés), certaines marques proposant même des charcuteries sans nitrites (segment très minoritaire du marché actuel mais en augmentation)(19)(20). Quant au gouvernement, il semble pour l'instant vouloir temporiser. Ainsi son ministre de l'agriculture, Julien Denormandie a-t-il déclaré en novembre dernier (lors de son audition devant la mission parlementaire sus-citée) "sur la question des sels nitrités... au moment où je vous parle, je ne sais pas", et indiqué s'en remettre à un avis de l'Anses (commandé en juin dernier et attendu courant 2021)(21)(22).

Quoi qu'il en soit, quand on connaît le rôle des lobbies, leur puissance, leur détermination à faire taire certaines vérités scientifiques qui les gênent ou à retarder certaines décisions politiques (cf. pour l'amiante, le tabac, les pesticides...), on ne peut que se réjouir du travail d'alerte mené par Yuca... et regretter la décision de justice qui vient d'être prise.

 

Notes et références

 

(1) Pétition foodwatch, Yuka et la Ligue contre le cancer. Stop aux nitrites ajoutés dans l'alimentation

(2) Les nitrates/nitrites utilisés en charcuterie : E 249 = Nitrite de potassium, E 250 = Nitrite de sodium, E 251 = Nitrate de sodium et E 252 =Nitrate de potassium

(3) Décision du tribunal de justice de Paris, 25 mai 2021

(4) CIRC : Viandes rouges classées dans le groupe 2A, viandes transformées classées dans le groupe 1 ...

(5) CIRC, France, 2015 : Les cancers attribuables au mode de vie et à l’environnement

(6) Outre le CIRC (IARC en anglais), on peut également citer les études de nombreux autres organismes internationaux ou nationaux (le World Cancer Research Fund - WCRF, l'Institut National du Cancer -INCa-, la Ligue contre le Cancer...) lesquelles confirment toutes la cancégonécité des viandes rouges et surtout transformées.
. CIRC : sur la consommation de viande rouge et de viande transformée. Cf pages 412 à 417
. World Cancer Research Fund (WCRF) : cf parties "processed meat"
. Réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRE) : Viandes rouges, charcuteries et risque de cancer, les principales données
. OMS : Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée, 2015
. INCa : Nutrition et prévention primaire des cancers : actualisation des données. Cf pages 36 : "conclure à une augmentation du risque de cancer colorectal associée à la consommation de viandes rouges et charcuteries avec un niveau de preuve "convaincant"

(7) Pour les nitrates, la transformation est indirecte : une grande partie des nitrates est transformée dans l'organisme en nitrites qui eux, réagissent pour former des composés toxiques

(8) Composés N-nitrosés (nitrosamines)
. La conversion des nitrates/nitrites en composés N-nitrosés dans l'estomac, cf page 325
. Le rôle du fer contenu dans la viande rouge dans la carcinogénèse
. Charcuterie : entre nitrate sans danger et nitrite toxique, comment s’y retrouver ?
. Liste des cancérigènes du groupe 2 A du CIRC : Nitrate ou nitrite (ingéré) dans des conditions favorables à la nitrosation endogène

(9) On peut mentionner aussi les composés toxiques (cancérigènes) qui se forment à la cuisson de ces viandes : les amines hétérocycliques (liés à la chaleur sèche) et (éventuellement) les hydrocarbures aromatiques polycycliques (liée à la fumée dégagée lors de la cuisson au grill, poêle, barbecue)
. Le potentiel génotoxique des amines hétérocycliques aromatiques (qui se forment lors de la cuisson de viande et de poisson ...)
. Viande rouge transformée et formation d'amines hétérocycliques cancérigènes
. Cancérogénicité des amines hétérocycliques
. World Cancer Research Fund, cf page 27

(10) Propagande des industriels : un exemple ici ou ici

(11) Règlement (CE) No1333/2008 du Parlement Européen et du Conseil du 16 décembre 2008 sur les additifs alimentaires

(12) EFSA avis 2017

(13) Cf l'étude individuelle des consommations alimentaires (INCA3)

(14) L’ANSES recommande de limiter la consommation de charcuterie à 25g par jour

(15) Santé publique France 2019 : Recommandation 150 g max de charcuterie par semaine et dépassement pour 63 % des français. Cf tableau page 3

(16) Amendement au projet de loi de financement de la Sécurité sociale permettant de taxer les produits charcutiers avec additifs nitrés.

(17) Proposition de loi nº 3683 relative à l’interdiction progressive des additifs nitrés dans les produits de charcuterie

(18) Rapport de mission parlementaire sur les sels nitrités dans l’industrie agroalimentaire

(19) Moins de 5-10 % selon certaines sources, 24 % selon d'autres

(20) Méthodes alternatives (sans additifs nitrés) : Jambons cuits plongés dans un bouillon de légumes naturellement riches en nitrates (betterave, céleri, blette, carotte), jambons crus avec une forte teneur en sel...

(21) Résumé du rapport parlementaire, citation de Denormandie

(22) Anses : groupe de travail sur les nitrites



39 réactions


  • Docteur Faustroll Séraphin Lampion 12 juin 10:24

    Merci pour ce scoop.

    Je ne connaissais pas le lobby des charcutiers, mais je ne m’y attaquerai pas : leurs couteux sont toujours bien affûtés.

    Signé : Naf-Naf


  • Jeekes Jeekes 12 juin 11:56

    ’’quand on connaît le rôle des lobbies’’

     

    Mais non voyons.

    La justice, elle est INDEPENDANTE qu’on vous dit !

     


  • Abolab 12 juin 13:26

    Axel Kahn, Président de la Ligue Contre le Cancer, qui a lui-même un cancer... Démonstration parfaite de l’absurdité de la médecine en France.

    Clairement, les additifs dans la viande ne sont pas les seuls responsables de cancer. La viande rouge elle-même un cancérigène de classe 2.

    Nous savons depuis plus de 50 ans que les protéines animales, avec un profil en acides aminés complets, sont les plus puissants promoteurs des cancers jamais étudiés.

    La caséine, la protéine du lait de vache, est le carcinogène chimique le plus puissant jamais étudié en laboratoire d’après plus d’une centaine d’études financées par le NIH au XXe siècle.

    La viande, les produits laitiers, et tous les produits animaux sont intrinsèquement promoteurs de cancer chez les hominidés.

    Les doses utilisées pour produire des cancers chez les rats afin de déterminer si des produits chimiques comme les pesticides sont cancérigènes sont extrêmement élevées comparées aux doses minimales de protéines animales données aux rats (similaires à l’alimentation occidentale) et qui boostent le développement de cancers induits en laboratoire.

    En fait, si l’on devait appliquer les mêmes règles de carcinogénicité pour les protéines alimentaires que pour les pesticides et autres produits chimiques, alors les protéines animales devraient clairement être interdites à la consommation, car elles sont les plus puissants promoteurs de cancer qui aient jamais été découverts scientifiquement.


    • Abolab 12 juin 14:31

      @Abolab Les autorités maintiennent la confusion entre création de cancer et promotion de cancer.

      La cause du cancer (la première cellule cancéreuse si l’on veut) peut être multiple : pollution environnementale, chimique, tabagisme, médicaments, radiations, déséquilibres métaboliques subcellulaires ou même des mutations naturelles et spontanées, entre autres.

      Mais en ce qui concerne la promotion du cancer, c’est-à-dire le passage d’une simple cellule cancéreuse à une tumeur, qui se déroule sur une période plus ou moins longue, souvent plusieurs années, les données expérimentales et épidémiologiques présentes dans la littérature scientifique sont on ne peut plus claires : une alimentation riche en protéines animales et en produits raffinés promeut le développement des cancers, tandis qu’une alimentation végétalisée à base d’aliments le moins transformés possible prévient leur développement.

      Le cancer, comme toutes les maladies dégénératives, est une maladie principalement occidentale qui a conquis le monde avec l’occidentalisation de l’alimentation. Cela a été montré maintes et maintes fois dans des études comparatives aussi bien en Asie, qu’en Afrique.

      Si l’alimentation occidentale riche en produits animaux et raffinés est la cause des maladies dégénératives, incluant le cancern, cela indique bien que l’Occident est une civilisation manifestement dégénérée, ce qui offusque apparemment les intellectuels occidentaux, qui ont toujours cru dur comme fer à leur soi-disant supériorité de pensée.


    • Eric F Eric F 12 juin 19:52

      @Abolab

      « ...alors les protéines animales devraient clairement être interdites à la consommation »

      Les études parlent d’excès de consommation de viande rouge, comme celui qui bouffe chaque jour un steak frite à la cantine de l’entreprise ou au mac do, mais une alimentation comportant une proportion réduite de viande est elle déjà dangereuse ? Le mode de cuisson semble avoir un rôle important. Et quid de la volaille qui ne semble pas mise en cause ?

    • Et hop ! Et hop ! 13 juin 07:59

      @Eric F

      Il faut arrêter de prendre au sérieux les délires des végétariens, en France on n’a toujours consommé de la viande, les charcuteries gauloises (jambon, saucisson, etc..) étaient célèbres chez les Romains qui en importaient beaucoup.

      Les cancers se sont développés depuis 50 ans, et ça fait des milliers d’années qu’on a un régime carné, les grottes de Lascaux ou de Chauvet montrent les animaux qui étaient chassés ou élevés par nos ancêtres il y a 30 000 ans.

      Bien sûr qu’il est mauvais de se nourrir trop, de manger trop de viande, et que la façon de la préparer est importante.

      Hitler était végétarien, mais il n’a jamais essayé d’imposer son régime alimentaire à tout le monde, contrairement aux militants végan actuels il n’était pas fanatique.


    • Claude Simon Claude Simon 13 juin 08:44

      @Abolab
      Non, on ne peut pas dire que le lait, avec un PH de 8, soit carcinogène.

      La caséine, une fois hydrolysée, est riche en protéines.
      Le rapport Campbell a été réfuté depuis.
      Certes, une petite fraction de la population est allergique à la caséine : « https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20836734/ »

      Mais il est vrai qu’entre le lait bio entier bu à froid en circuit court (de surcroît prélevé dans le bac), puissant anticancéreux pour les régions dont l’eau est pauvre en calcium (calcium qui protège les cellules), et le lait d’une vache nourrie au maïs et soja transgénique avec toute la canne, ou du ray-grass tétraploÏde, ou je ne sais quelle autre transformation ou erreur industrielle , une fois réchauffée, semble effectivement carcinogène puissant.

      Merci de moduler à l’avenir vos affirmations en fonction de certaines sensibilités génétiques ou contextes, afin de ne pas induire le lectorat en erreur.


    • Et hop ! Et hop ! 13 juin 19:30

      @Claude Simon

      Il faut consommer le lait sous forme de fromages, frais ou fermentés, il est prédigéré : d’abord caillé avec de la présure prise dans l’estomac des veaux, ensuite fermenté. 


  • zygzornifle zygzornifle 12 juin 13:30

    Yuka est une bonne application.

    Elle fait chier les lobbys des empoisonneurs, cela fait des années qu’ils nous donnent des cancers sous le couvert du gouvernement complice car eux se gavent de bœuf de Kobé et de grands crus bio, ils en ont les moyens avec leur 10 smic par mois et en plus je suis sur que cela passe dans leurs frais professionnel .... 


    • Claude Simon Claude Simon 12 juin 14:51

      @zygzornifle

      La guerre des classes par l’assiette se passe bien.

      Ils nous laisseront le jambon renitrifié, réemballé en grande marque de distributeur rien que saboter l’indice des prix.


    • Abolab 12 juin 15:05

      @zygzornifle Se gaver de boeuf et de grands crus bio est un raccourci assuré pour arriver au cancer...

      Les protéines animales sont les molécules chimiques les plus promotrices de cancer jamais étudiées en laboratoire et l’alcool est un puissant carcinogène.

      La cumulation des deux est la tumeur assurée. Regardez ce qui est arrivé à Bernard Debré, médecin et député mort d’un cancer, et grand amateur et promoteur de viande et de vin.


    • buratino buratino 12 juin 16:43

      @Abolab c’est sûr que les mangeurs de légumes surtout à base Monsanto respirent la santé. A quand une application pour les légumes


    • zygzornifle zygzornifle 12 juin 17:19

      @buratino

       Manger 5 fruits et légumes bourrés d’insecticides, de pesticide, d’engrais chimique importé de pays qui n’en n’on rien a foutre et manger du bio hors de prix souvent pareil voire pire, tout ce que l’on mange, que l’on boit, que l’on respire est frelaté je ne parle même pas des vaccins sortis des labos ou les vaccinés servent de cobayes .... 


    • HELIOS HELIOS 12 juin 19:51

      @zygzornifle

      Cher ami épistolique, permettez moi de vous dire que selon les experts et autres professeurs du monde médical, manger de la viande provoque le cancer, les poissons aussi... comme le gras des palmiers, des cacahuètes et même des olives... mais bouffer de la verdure l’est aussi, par ses pesticides et ses conservateurs mais pas que, comme tous ce qui est récolté prématurément avant que les enzymes du mûrissement aient fait leur action ... donc tout cela est « hautement cancérigène » !!!

      J’en conclu donc, que ce qui est cancerigène, c’est la vie, du jour de votre naissance au moment où vous passez l’arme à gauche.

      Que tous ces « vert », « écologiste », végétariens, vegans et autres masochistes s’appliquent a eux-même leurs règles de vie, ils dureront plus longtemps que les autres beauf qui boivent de l’alcool (cancérigène aussi), qui fument, grimpent au sommet des montagnes, sur des bateaux, dans les avions.... prennent des risques qu’ils jugent inacceptables.

      Bref tous ces écolos, qu’ils foutent ce qu’ils veulent et surtout ne s’occupent pas de nous, ils n’ont qu’a etre croque-mort, ils auront du boulot.


    • Eric F Eric F 12 juin 19:59

      @HELIOS
      pour ne pas tomber malade, il faut rester en catalepsie dans un milieu stérile.
      pour ne pas s’intoxiquer, il faut juste boire de l’eau et manger quelques graines.


    • Jeekes Jeekes 12 juin 20:14

      @Eric F
       
      Venez boire l’eau (du robinet) de par chez moi et vous serez moins affirmatif !
       


    • Abolab 12 juin 21:22

      @zygzornifle

      Les produits alimentaires les plus chargés en pesticides et autres contaminants environnementaux comme les dioxines et autres polluants organiques persistants (POPs) ne sont pas les fruits et légumes mais les produits animaux, car tous ces polluants chimiques s’accumulent dans la graisse des animaux qui sont en haut de la chaîne alimentaire.

      Les animaux sont aussi ceux qui mangent les OGM végétaux chargés de pesticides qui vont s’accumuler dans leur chair...

      Arrêtez s’il vous plaît d’écouter la propagande des écolos qui n’y connaissent rien et qui blâment les fruits et légumes pour les pesticides, les pires produits alimentaires concernant la pollution chimique sont les produits animaux.


    • reptile cyrus 12 juin 21:38

      @Abolab

      C’ est difficilement possible d’ etre aussi obtu .( j’ ais pas dit cons )

      Viande et legume agro-industrielle sont plein de substance nocive ...

      Viande et legume maison , ou artisanaux sont au contraire tres sain car on y met pas de la merde chimique .

      Toute ces etude sur les legume , ou sur la viande concerne la malbouffe pas la bouffe de nos campagne qui avec moderation et equuilibre est saine .

      La derniere connerie a la mode est de vouloir faire porter un masque antimethane a nos herbivore (vache , chevre , mouton ) pendant que les Torchere du petrole relache 70% de methane , et 30% de cO2 ...

      ELLE EST LA L ARNAQUE PAS DANS LA VIANDE , NI DANS LES LEGUMES 


    • reptile cyrus 12 juin 21:40

      @Abolab

      https://www.lyoncapitale.fr/actualite/masques-anti-methane-pour-vaches-le-directeur-de-la-chambre-de-l-agriculture-du-rhone-sceptique/

      CARGILL , diriger par le FRERE sarkosy ...
      grand leader banque et armement , voila qui ces afrontement serve smiley


    • Abolab 12 juin 21:54

      @cyrus, la viande maison ou bio est une bêtise inventée par les écolos... Impossible de nourrir la planète dans le contexte du régime omnivore actuel avec de la viande bio, qui occupe une surface agricole bien plus importante que la viande de l’agriculture intensive. La viande bio, maison et non bio accumule les polluants organiques persistant comme les dioxines. La viande de synthèse quant à elle n’empêche rien au fait que la viande est intrinsèquement nocive pour la santé... comme l’ensemble des produits alimentaires d’origine animale (sans parler des produits végétaux raffinés et ultra-transformés). Les protéines animales sont un puissant promoteur de cancer étudié depuis plus de 50 ans dans des études animales sur les cancers, notamment la caséine, protéine du lait de vache. Lorsque vous augmentez la consommation de protéine animale, vous déclenchez l’explosion du développement des cellules cancéreuses dans ces modèles animaux, mais pas quand vous remplacez les protéines animales par des protéines végétales.


    • Abolab 12 juin 22:02

      @cyrus Selon moi, pour mitiger le réchauffement climatique, ce ne sont pas des masques anti-méthane sur les bovins qu’il faut, mais bien plutôt arrêter de déforester pour produire de la nourriture pour bovins, et donc diminuer drastiquement la quantité d’animaux d’élevage... La déforestation, cumulative et principalement causée par l’agriculture animale et végétale raffinée, est l’un des principaux facteurs d’augmentation de la température à la surface de la planète, avec des écarts immédiats jusqu’à 10°C à l’équateur qui existent entre une surface forestière et une surface déforestée. Cette augmentation de la température n’a rien à voir avec des gaz traces dits à « effet de serre ».


    • reptile cyrus 12 juin 22:10

      @Abolab

      premierement ,je n’ ais jamais assimmeler viande maison et viande bio .

      deuxiemement , ma viande occupe 3m2 (poulayer de reciclage ) pour 4okg par ans 

      trosiement ton soja ou tes lentille occupe 100m2 pour 10kg par ans ( recolte unique ) ou 30 kg recolte forcé au pesticide .

      Quatriement , c’ est un veritable genocide de souris et insecte dans les champs vegan , pour 1KG tu tu 10 000 vie moi je n’ en tue qu’ une seule avec une poule .

      cinquiemement , le cancer vient de la technologie on l’ as planquer derriere le tabac et maintenat derriere la viande , c’ est pure fumisterie .

      sixiement , respecte mon carnivorisme , et je respecrterais ton veganisme l’ accord est t’ il possible ...

      septiement , si tu touche a ma viande , que l’ accord n’ est pas possible , c’ est 80kg de viande vegane tout a fait contre nature que je vais recycler avant de toucher a poulette ...


    • reptile cyrus 12 juin 22:16

      @Abolab

      On est d’ accord sur la deforestation , et je vais meme plus loin on doit planter les desert du monde , pour recycler le carbonne et stabiliser le cycle de l’ eau .

      Mais y en as marre de ce catastrophisme ecolo-bobo-vegan qui ne sert que des groupe industriel et fait diversion des vrai polution ... ce n’ est pas le CO2 qui tu e nos abeille .

      la temperature pourais augmenter a 50 degree que nous adapteriosn quand meme .
      (j’ ais connus depuis 20 ans tout les mois d’ aout dans les serre )

      La veritable decroisssance est celle de la population globale , 
      mais elel ne peut se faire que si les africain decroisse aussi , les europeen ne sont pas les seul devois decroitre .


    • zygzornifle zygzornifle 13 juin 08:29

      @HELIOS

       Comme disait Coluche la vie est une maladie dont on ne guérit pas....


    • Claude Simon Claude Simon 13 juin 09:21

      @Cyrus :

      Tout à fait, ras-le bol que ce soit les sans-voix (agriculteurs, consommateurs de base) qui servent d’ajustement afin de pérenniser les abus d’autrui.

      Je ne rentrerais pas dans une logique anti-animal de ce fait, cela me semble par trop indispensable en agriculture, trop complémentaire avec le végétal depuis la nuit des temps.

      @Abolab :
      Au lieu de pourfendre l’alimentation non-vegan à des fins climatiques, l’agriculture de conservation des sols (qui séquestre le carbone et enrichit le sol) me semble plus intéressante comme voie. Les risques de carences liés au régime vegan (vitamines K2, B12), dangereuses si mal informés, supplées artificiellement sinon, restent équivoques.

      Par ailleurs, le système de banques centrales, qui a concentré les villes, les capitaux, les fermes et industries, qui a mondialisé les échanges et accru les circuits longs (réduisant la qualité des produits, notoirement alimentaires), qui a donc concentré les mauvaises pratiques agricoles, est, de mon point de vue, autrement plus coupable que le buveur de lait, le mangeur de porc dont la gélatine est indispensable à sa santé articulaire, celui qui se paye ses fromages au lait cru (vit K2) pour la santé de ses os et de son coeur, celui qui se paye son pâté de foie pour avoir sa B12.


    • Eric F Eric F 13 juin 10:02

      @Jeekes
      « Venez boire l’eau (du robinet) de par chez moi et vous serez moins affirmatif ! »
      Ma remarque était déjà désenchantée avec l’« eau et les graines », mais si on ne peut pas boire l’eau du robinet, et dans la mesure où l’eau en bouteille contient des résidus plastiques, on va donc se passer le boire. Les graines même bio absorbent la pollution atmosphérique et celle des sols, donc on ne peut pas non plus manger.
      Donc ne stressons pas trop, mangeons et buvons équilibré et sans excès, on ne vivra pas neuf cents ans, mais quand même bien plus vieux que nos aïeux dénutris ou carencés.


    • Aristide Aristide 13 juin 10:10

      @Eric F

      Vous oubliez les légumes qui poussent en terrasses en ville. Cette nouveauté écologique est remarquable en termes de composants de qualité, il ne manque aucunes poussières du chauffage, aucuns éléments plus ou moins volatiles issus de la circulation, ...

      On marche sur la tête, en fait l’auteur vegan est en mission ....


    • Eric F Eric F 13 juin 16:35

      @Aristide
      « il ne manque aucunes poussières du chauffage, aucuns éléments plus ou moins volatiles issus de la circulation »


      Ah, mais en bon rural je mets la cendre de ma cheminée dans le compost qui sert pour le potager. Si ça se trouve les fumées de chauffage et de diésel sont très fertiles, comme celles des volcans. Du reste il y a aussi une production de « miel urbain » très prisée, lieu où les pesticides sont interdits smiley


    • Aristide Aristide 15 juin 14:13

      @Eric F

      Ouais, mais il ne s’agit pas d’amendement du sol, mais de particules volatiles de toutes natures qui sont projetées dans l’air et se reposent sur les plantes cultivées et pas que d’ailleurs... J’ai cru comprendre que les bébés en poussette dans les villes étaient les heureux privilégiés de ce bénéfice dont vous parlez. A hauteur de pots échappement et près du sol, ils ne manquent d’aucun bienfait ...

      Du reste il y a aussi une production de « miel urbain » très prisée, lieu où les pesticides sont interdits

      Ah, ces bobos qui croient que la pollution des villes n’est nuisible que pour eux mais qu’elle épargne les insectes, les animaux, les plantes ... et déguste du miel urbain. A quand du lait des vaches qui auront remplacé les tondeuses à gazon ...


  • Aristide Aristide 12 juin 13:47

    le professeur Axel Kahn (président de la Ligue contre le cancer), lequel a estimé que « le fait de traiter les charcuteries aux nitrites semblait être franchement corrélé » à une augmentation du caractère cancérigène de la viande

    La corrélation n’est pas la causalité. C’est d’ailleurs le pas qui est souvent franchi quand on ne dispose pas éléments permettant de transformer corrélation en causalité.

    Un exemple, la présence de moustiques et le port du short est fortement corrélé !!! Est-ce que les moustiques raccourcissent les pantalons ? 




  • Zanini 12 juin 14:12

    Les nitrites c’est aussi pour vendre de l’eau au prix de la viande.


    • Abolab 12 juin 14:55

      @Zanini Les nitrites en soi ne sont pas cancérigènes dans des conditions naturelles. Les nitrates et nitrites issus des végétaux, dans le corps humain, amènent à la synthèse d’oxyde nitrique qui est un puissant vasodilatateur essentiel au bon fonctionnement cardio-vasculaire, et notamment particulièrement important dans le cadre de la COVID.

      Le problème vient plutôt de la viande elle-même qui est un aliment très oxydatif auquel l’on ajoute des nitrites qui peuvent dans de telles conditions créer d’autres éléments chimiques qui peuvent créer des dommages au foie.

      Cependant, il est déjà montré avec un composé bactérien carcinogène et très toxique pour le foie, comme l’aflatoxine, que c’est la présence de protéines animales qui promeut le développement des cellules cancéreuses en cancer. On le sait depuis plus de 50 ans à la suite des travaux de chercheurs indiens. Ces travaux ont été reproduits et approfondis à la fin du XXe siècle par des scientifiques américains financés par le NIH.


  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 juin 15:05

    Marrant , le nutriscore tend à éliminer les produits AOP pour des produits indus ... Vouais c’est sur qu’un fromage au lait cru est plus dangereux qu’une merde Président.


    • Eric F Eric F 13 juin 10:15

      @Aita Pea Pea
      le nutriscore favorise les produits ni gras ni sucrés, s’ils sont chargés en eau et en foin, ils doivent obtenir A++


  • sylvie 12 juin 17:54

    Sur l’affichette j’aurais ajouté un X à veau et un E en moins


  • mmbbb 13 juin 10:37

    Ma compagne qui utilise une application lors des achats m a affirmer que les steaks au soja On note «  Légumineuse riche en protéines, et prisée des végétariens, le soja fait cependant débat. Parce qu’il contient des phyto-œstrogènes, il pourrait perturber le système endocrinien et favoriser certains cancers. » .



    Fait il brouter ?


  • roby roby 13 juin 17:55

    le poudré mange t’il de l’herbe ?


  • ETTORE ETTORE 13 juin 22:19

     Bah, on peut en penser ce qu’on veut, selon son appétit !

    Mais, la dernière fois que j’étais chez mon boucher, il s’est passé quelque chose qui maintenant me reste dans la tête.

    Une personne assez âgée, a demandé une viande au boucher, et ce dernier lui a proposé des os a moelle avec !

    Et c’est là que l’échange est devenu étrange .

    La personne a dit, non au boucher, et tout en regardant, avec précaution les gens autour de lui, à sorti au boucher : « Vous savez bien, que dans la moelle, sont stockés tous les anti biotiques de traitement »

    Et le boucher, avec un petit sourire entendu a dit : OUI !

    Et cela m’est resté gravé, comme un aveu implicite de la part du professionnel, qui pourtant, mets bien en évidence, l’origine d’élevage de chaque viande, qu’il transforme et qu’il vend.


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