lundi 4 septembre - par Laurent Herblay

Non au saumonstre dans nos assiettes !

L’information est absolument effarante. Le Canada vient d’autoriser la commercialisation d’un saumon OGM, dont les caractéristiques font frémir. Pire, cette commercialisation se fera de manière opaque pour les consommateurs, qui ne seront pas informés. Une information d’autant plus inquiétante que le CETA sera mis en place ce mois-ci. Et si cela lui permettait d’arriver en France ?

 

Les profits contre la santé et la transparence
 
Décidément, on ne peut pas faire confiance aux pays d’Amérique du Nord pour mettre en place des règles protectrices pour les citoyens. Après l’eau du robinet empoisonnée, le poulet au chlore, le bœuf aux hormones et autres joyeusités, qui jouent sans doute un rôle dans la piètre santé des habitants du continent, voici le premier animal génétiquement modifié. Bien évidement, ce saumon est plus gros, tout en atteignant sa taille adulte presque deux fois plus vite : 16 à 18 mois au lieu de 30 à 48 mois « grâce » à l’implantation d’un gène d’hormone de croissance ! Et pour couronner le tout, le Canada de Trudeau accepte la vente de ce monstre, mais sans en informer ses propres citoyens !
 
Ceci est révoltant, alors que des médecins s’inquiètent de la croissance trop rapide des enfants notamment en Amérique (avec des signes de puberté pour une fille sur cinq à 8 ans !), ce qui pourrait être lié aux perturbateurs endocriniens ou aux hormones de croissance données au bétail. Maintenant, ce sont carrément les gènes des saumons qui sont modifiés, sans qu’aucune étude sérieuse et contradictoire n’ait été faite, les producteurs du saumon se contentant d’évoquer le gain en coût de production. A supposer qu’il faille même accepter un test, n’aurait-il pas été possible de tester l’impact de la consommation d’un tel saumon par des animaux, sur une longue durée ?
 
Et quelle honte que les citoyens ne soient même pas mis au courant de la nature d’un tel saumon  ! Encore une fois, la globalisation ultralibérale montre qu’elle n’est pas transparente et préfère l’opacité, ce qui n’incite pas à la confiance. Plus globalement, les intérêts du monde des affaires semblent toujours avoir la priorité, qu’il s’agisse du renouvellement de la licence du glyphosate dans l’UE, de la présence de nanoparticules dans les confiseries. Pour mémoire, il y a 4 ans et demi, l’UE avait déjà autorisé les lobbys à donner à manger du porc et du poulet aux poissons. Il est révoltant de voir que nos dirigeants laissent faire de telles expérimentations et transforment les citoyens en cobayes.
 

Merci à France Inter d’avoir évoqué ce véritable scandale alimentaire, extraordinairement révélateur de tout ce qui ne va pas dans cette globalisation ultralibérale : les profits qui passent avant tout, santé et information des citoyens, nos dirigeants prenant en catimini des décisions totalement révoltantes. Trudeau accepterait-il de donner à manger de ce saumonstre deux fois par semaine à ses enfants ?



41 réactions


  • Cateaufoncel 4 septembre 09:33

    Il suffit d’acheter du saumon sauvage. Celui que j’achète vient d’Alaska, il est beaucoup plus rouge que l’autre, parce qu’il se nourrit de krills, et ll n’a jamais le goût de vase parce qu’il ne vit pas parmi les déjections de milliers de ses congénères.

    Je suis très satisfait d’une cuisson à l’unilatérale, côté peau évidemment.

    P.S. - Chez mon poissonnier, le saumon sauvage n’est généralement pas plus cher que le saumon d’élevage.


    • arthes arthes 4 septembre 13:10

      @Cateaufoncel


      Pas beaucoup plus cher qu’un LB d’Ecosse ou Bio d’Irlande , mieux vaut préciser....



    • Cateaufoncel 4 septembre 17:27

      @arthes

      Pour dire la vérité, je soupçonne mon poissonnier de n’acheter que quand les arrivages sont abondants. D’où des prix proches de celui du saumon d’élevage norvégien tout ce qu’il y a d’ordinaire, auquel j’avais renoncé en raison d’un goût de vase récurrent.

      Pour ce qui est du bio, je suis sceptique d’une manière générale, et certainement plus pour le saumon que pour d’autres produits alimentaires.


    • Trelawney Trelawney 5 septembre 07:58

      @Cateaufoncel
      L’Alaska est le seul état des USA (et même au monde je pense) à interdire l’élevage du saumon sur son territoire. Le saumon d’Alaska est forcément sauvage.

      A ne pas confondre avec saumon du pacifique qui lui vient du Chili et est d’élevage.

      Il n’empêche que les canadiens lachent (officiellement sans faire exprès) des saumons transgéniques dans la nature, ce qui a pour conséquence de changer le métabolisme du saumon sauvage

    • arthes arthes 6 septembre 04:31
      @Cateaufoncel

      Si le prix est proche de celui du saumon d elevage Norvegien, donc ni LB ni Bio, faut se poser des questions et se dire que votre bete elle aura pas vu la mer depuis longtemps surtout...

      La chair du saumon sauvage n est pas forcement tres gouteuse, ca depend ou il est peche .

      Aujourd hui c est le Label Ecossais qui a la cote , bon, il y a des cahiers de charge, apres faites confiance ou non mais le saumon d elevage norvegien c est...comment dire...Repugniant, la chair est grasse flasque et gluante lorsque je leve les filets et a la cuisson c rdt moche, au gout c est du lard qui te fond dans la bouche...et je ne l ai fait qu une fois, mon fournisseur m avait fournit par « erreur » un norvegien superieur en remplacement d un LB ecossais...Alors OUI il y a une grosse difference, comme daurade ou bar d elevage (beurk , si tu savais la merde que je leur sortaisquand je les etripais)
      Et dorade grise sauvage ou maigre d atlantique...

      C est mon metier et j ai reussi a zapper les gros groupes pour ne bosser qu avec les petites filieres, en circuit tres court, pas d elevage, sans etre plus chere, mais je reste plus chere que la GB quand meme, je vais pas brader.



    • Alren Alren 6 septembre 13:29

      @Cateaufoncel

      « Il suffit d’acheter du saumon sauvage. »

      Attention le saumon « sauvage » peut contenir plus de mercure et de pesticides (c’est un prédateur plus proche du sommet de l’échelle alimentaire que de la base comme l’anchois) que les saumons d’élevage vivant dans des eaux saines, près de côtes sans industries et nourris avec des aliments bio qui ne contiennent ni métaux lourds ni perturbateurs endocriniens !

      Quant aux saumons géants, si les clients en les voyant à l’étal les boudent et émettent devant le poissonnier un commentaire négatif, ils deviendront vite des laissés pour compte dans les criées au poisson. Et toute la filière s’éteindra faute de débouché.

      Sauf s’ils sont vendus beaucoup moins cher évidemment. Certaines personnes ne pouvant considérer que le prix.

      Mais alors, la rentabilité de leur élevage ne sera peut être pas suffisante pour les gros appétits financiers des rentiers et spéculateurs (auto-appelés « actionnaires » et « investisseurs »).


  • cevennevive cevennevive 4 septembre 10:23

    Bonjour Laurent,


    Merci d’informer les consommateurs.

    Mais il y a longtemps que je ne consomme plus de saumon. Même du « saumon sauvage » (à supposer qu’il le soit) et qui est contaminé par les élevages intensifs dans de vastes parcs installés directement dans les lacs, les rivières ou les fjords...

    Nous savons depuis longtemps que l’on déverse des aliments et des antibiotiques dans ces parcs, Et les « saumons sauvages » en consomment aussi...

    La seule façon de manger du saumon sauvage est de le pêcher à la ligne dans des torrents ou rivières. Mais il faut aller en Alaska, en Irlande ou au bout du monde !

    Bien à vous.


  • Mélusine7 Mélusine7 4 septembre 11:20

    Du saumon au « Ceta » c. 


  • bob14 bob14 4 septembre 11:29

    Fo bien nourrir la population mondiale de 9 milliards de dégénérés...2eme... !


    • sls0 sls0 5 septembre 03:38

      @Ratatouille
      24 millions de personnes pour 100 hectares.

      Je sais que les chinois ne sont pas de gros mangeurs mais 24 personnes par mètre carré ça me parait léger.
      Pénible d’être incrédule, il faut qu’on contrôle tout et en plus on casse les rêves, oui pénible.

    • Trelawney Trelawney 5 septembre 08:00

      @sls0
      Je sais que les chinois ne sont pas de gros mangeurs mais 24 personnes par mètre carré ça me parait léger.

      24 personnes par mètre carré en utilisant les asticots et insectes du sol c’est possible. il va bien falloir y passer

    • sls0 sls0 5 septembre 12:49

      @Trelawney
      Les insectes on les trouve sur 20-30cm, ça nous laisse 12 litres de terre par personne, c’est pas beaucoup quand même.

      Je vis dans un pays où même les piquets de clotûre repoussent.
      Pas d’intrant et de pesticide ça coute trop cher comme disent les petits producteurs.
      Pas de saumon mais des langoustes. Beaucoup de réserves naturelles ce qui fait qu’il y a du stock.
      Sur la route il faut être prudent car il y a des vaches, cochons, chèvres, poules à la recherche de maïs ou soja OGM. Comme ils n’en trouvent pas c’est moins cher.

  • Mélusine7 Mélusine7 4 septembre 11:31

    Les saumons remontent le courant pour procréer. Nous pouvons supposer qu’à la compétition, le plus agile sera le moins apoplectique.


    • Trelawney Trelawney 5 septembre 08:01

      @Mélusine7
      Vous n’avez jamais entendu parlé du rapport poids puissance. Et puis l’ours ne va pas pouvoir attraper le gros saumon 


  • Durand Durand 4 septembre 12:27

    Saumon, foie gras, huîtres..., tout le monde veut en consommer et personne ne veut les payer... Alors on trafique les espèces pour baisser le coûts de production et on prends de gros risques sanitaires et écologiques...

    -abattages massifs de canards à cause de l’élevage industriel...

    -farines animales données aux saumons d’élevage...

    -déficit croissant des ostréiculteurs arcachonais qui ont de plus en plus de mal à produire les naissains (dont ils furent le premiers producteurs mondiaux) à cause de l’introduction de l’huître triploïde inventée par l’Ifremer...

    Voir le cas de l’huître triploïde sur le bassin d’Arcachon :

    « On n’en saura jamais les causes et on n’aura jamais des résultats sérieux pour ne pas incriminer l’Ifremer, un organisme de l’Etat ! »
    Patrice Gazo travaille l’huître naturelle au nom du respect de la nature qui lui tient à cœur. Il est militant écologiste « à sa façon » et déjà membre de Slow food, une organisation internationale qui « envisage un monde où chacun puisse avoir accès à une nourriture bonne pour lui, pour ceux qui la produisent, et pour la planète ». Il a œuvré pour la mise en place d’une sorte de « label rouge » pour l’huître mais la profession locale n’en a pas voulu :
    « La triplo est une huître faite pour les gens qui font des huîtres médiocres parce qu’elle est plus facile à travailler et permet surtout de vendre l’huître le moins cher possible. »

    Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes...
     

    • arthes arthes 4 septembre 13:23

      @Durand

      Ben une des huitres triplo la plus connue étant la Gillardeau, mais s’pas une arcachonaise, elle se vend 3 fois plus cher oui.....

      Alors oui, l’été, les huitres elles sont laiteuses, c’est comme ça, et vers Ré , les ostréiculteurs, ils sont mieux lotis parce que l’Océan y est plus frais que dans l’eau de bassin, ça retarde la laitance.



    • Durand Durand 4 septembre 14:34

      @arthes

      L’huître Gillardeau tire son prix de son faible nombre au mètre carré dans les claires, ce qui est un gage de qualité. Mais d’autres producteurs sortent la même qualité voire une qualité bien supérieure sans être aussi connus... Pour le reste, les Gillardeau mentent sur sa durée d’élevage mais ils ont su trouver un « bon filon marketing... Pour son prix, je dirais « tant qu’il y a des cons qui payent !... »...


      Quant à l’océan, oui, il est plus frais, mais il est surtout beaucoup moins pollué que le Bassin, ravagé par le tourisme et l’hurbanime... Sans compter les déchets de pâte à papier déversés en mer par l’usine Smurfit-Kapa et qui rentre dans le Bassin à chaque montante... Il faut avoir taquiné les »grisets« au »petit Nice" et avoir vu sa ligne pleine de pâte à papier à chaque remontée pour se rendre compte du phénomène !... 

      Perso, je ne mange quasiment plus que les plates et plus rarement celles de Ré ou d’Oléron...
       Arcachon, c’est cuit !







    • arthes arthes 4 septembre 16:37

      @Durand

      La Gillardeau est stérile, elle est trafiquée dès le départ pour prendre en chair et donc pas de perte d’énergie pour l’appareil reproductif, faut quand même le dire. 

      Je suis bien d’accord sur le prix exorbitant !!! Cela dit le goût est pas mal, mais on a franchement mieux et du pas trafiqué, je crois( enfin j’espère ) que cette mode de « triploide ») commence à passer.

      Sur le bassin, c’est certain que les pauvres, avec les toxines, la pollution, ça a pas aidé, et c’est un métier très dur.

      Moi j’aime bien les marennes, mais bon....L’été je reçois celles de ré "pleine mer’ un peu laiiteuse, et les Marennes toutes vertes et pas laiteuses...Je pense qu’ils doivent y mettre des trucs dans les claires pour les calmer un peu.

      Les plates, c’est autre chose, faut de la quadruple zéro pour pouvoir y manger quelque chose smiley

    • Osis Osis 4 septembre 17:31

      @arthes

      Si j’ai bien compris...
      Manger des huitres d’Arcachon c’est un peu comme bouffer le filtre à air de votre voiture...

       


    • Durand Durand 4 septembre 18:00

      @Osis

       Oui, à peut près... !^^

      Le Bassin est vraiment pourri mais il existe une omerta politico-narco-hurbanistique pour ne pas faire fuir le tourisme... À La Teste, les terrains à bâtir sont plus chers que sur la Côte d’Azur... À Arcachon, c’est comme à Monaco !
       Les ostréiculteurs n’arrivent plus à produire et vendent leurs cabanes à prix d’or... Avoir une de ces cabanes, c’est très branché ! Il ne faut donc pas compter sur eux pour parler de la pollution du Bassin... En fait, tout le monde se tait...



    • Durand Durand 4 septembre 18:07

      @Osis


      Rectification : non, c’est pire !




    • arthes arthes 4 septembre 18:29

      @Durand

      Le nouveau ST Trop avec les prix qui flambent...C’est bien ça...Mon Beau frèere était pêcheur la bas, j’ai connu dans les années 80....Bon, j’aimais déja pas trop me tremper les pieds sur la plage devant les façades, c’est naze, et puis c’était pas clean la flotte...En revanche, au banc d’Arguin smiley
      puis les huitres elles étaient extra !

      Vive le nouveau mooooonde moderne et toussa......

  • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 13:01

    Vite , vite il faut signer le TAFTA le CETA et autres afin que de saumonstre puisse naviguer dans nos assiettes avec ses potes le veau aux hormones et le poulet au chlore, heureusement on se soignera a grand coup de perturbateurs endocriniens au Levotyrox plein de lactose et on fera vacciner nos gosses avec les 11 vaccins a l’aluminium et on les gaveras de nanos particules ..... 


  • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 13:06

    Soyez rassurés aucun de ces aliments n’entrera a la cantine de l’Élysée ni du Sénat ni des Députés , les politiques veillent au grain Hulot en tete , jamais il ne mangera une de ces saloperies ....


  • Abou Antoun Abou Antoun 4 septembre 14:18

    Vous auriez pu parler aussi des fraises et des poivrons monstrueux en provenances d’Espagne.
    Vous pouvez acheter les semences sur un site chinois.
    L’avantage c’est que les grosses fraises peuvent servir de plug anal (c’est ce que la page référencée suggère). bref vous pouvez les ingurgiter par les deux bouts.
    Poivrons et autres légumes.
    La remarque de bob14 est pleine de bon sens.


  • zygzornifle zygzornifle 4 septembre 15:11

    Et la loi travail , la loi Macromonstre ?


  • otc31 4 septembre 16:47

    Malgré toutes ces alertes nous avons quand même encore le choix. Mourir d’un cancer ou mourir de faim ...


  • Jeff84 4 septembre 19:11

    Aucune info sur ce qui est important, à savoir la valeur nutritive, donc aucun intérêt pour cet article.


    Comme d’habitude avec Herblay.

    • Ratatouille Ratatouille 4 septembre 19:32

      @Ratatouille
      oups
      https://www.notre-planete.info/actualites/actu_3608_prix_record_thon_sushis.php

      .

      C’est à la criée, lors d’une vente aux enchères sur le marché mondial de poissons de Tsukiji[1] à Tokyo, au Japon, le 5 janvier 2013 qu’un thon entier de 222 kg[2] a été vendu pour un prix record de 1,31 million d’euros, soit près de 6 000 euro / kg, c’est trois fois plus que le record de prix précédent ! Ce thon a été péché au large des côtes de la préfecture d’Aomori, au nord du Japon.

      L’acheteur, le président Kiyoshi Kimura, a déclaré dans une interview qu’il permettrait de cuisiner 10 000 pièces de sushi pour ses restaurants de sushis Zanmai. Toutefois, le montant astronomique de cette transaction ne permettra pas à cette chaîne de restauration de rentrer dans ses frais, car au–delà du simple prix du sushi qui devrait être en théorie de 131 euros, il faut y ajouter les charges, les salaires... En fait, les sushis seront proposés à des prix classiques. "Il y a des difficultés politiques, mais les clients japonais et chinois viennent dans nos restaurants et ce que nous souhaitons c’est que tout le monde puisse profiter de nos sushis." a ajouté Kiyoshi Kimura.


  • BA 4 septembre 19:57

    Le capitalisme est incompatible avec la survie de la planète.

    Alors que les études se succèdent pour démontrer la gravité et l’étendue des atteintes à l’environnement, peut-on faire confiance au capitalisme pour réparer ce qu’il a produit ? Non, répondent des scientifiques, militants environnementaux et eurodéputés réunis à Bruxelles par la Gauche Unitaire Européenne (1). Ils proposent d’autres alternatives.

    Les mauvaises nouvelles sur le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement s’accumulent à un rythme alarmant depuis le début de l’été sous forme d’une avalanche d’études scientifiques qui aboutissent toutes au même diagnostic : si des mesures drastiques ne sont pas prises très vite à l’échelle mondiale, une partie de la planète risque de devenir invivable dans un délai assez bref. Certaines études concluent même qu’il est déjà trop tard pour redresser la barre.

     

    Florilège non exhaustif de ces chroniques estivales d’une catastrophe planétaire annoncée :

     

    - Dans la revue Nature, le climatologue français Jean Jouzel et un groupe de scientifiques, prévoient que si d’ici 3 ans les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas stabilisées, la planète passera dans un autre type climat aux conséquences « catastrophiques » : recrudescence des décès dus à la chaleur ( certaines régions de France connaîtraient des températures supérieures à 50° ), des incendies, accroissement des réfugiés climatiques venant de régions particulièrement touchées comme la Corne de l’Afrique, le Moyen-Orient, le Pakistan ou l’Iran ( on compte déjà actuellement 65 millions de réfugiés climatiques sur la planète ), baisse des rendements agricoles, etc...

     

    - Un rapport établi par plus de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, (2) montre que 2016 aura été l’année de tous les records en matière de températures, d’émissions de gaz à effet de serre, de montée des océans et de terres soumises à la sécheresse.

     

    - Selon le climatologue américain Michael Oppenheimer, avec le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, les chances de réussir à le mettre en œuvre ne dépassent pas 10% ( d’autres chercheurs parlent de 5% de chances.)

     

    - Selon une étude réalisées par les chercheurs du Massachusets Institut of Technology ( MIT ) et de l’Université Loyola Marymount, la chaleur risque de rendre l’Asie du Sud-Est invivable d’ici 2100.

     

    - Une évaluation scientifique effectuée en avril dernier par l’Unesco conclut que si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites très rapidement, les 24 sites coralliens classés au patrimoine mondial  auront disparu d’ici à 2100. C’est déjà le cas pour 20% d’entre eux.

     

    - Début juillet, une étude menée par des chercheurs américains et mexicains (3) montre que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur terre, à un rythme inégalé depuis la disparition des dinosaures il y a plus de 60 millions d’années. Les chercheurs parlent de « sixième extinction de masse des animaux » et analysent les conséquences «  catastrophiques » de cette « défaunation » aussi bien sur les écosystèmes que sur l’économie et la société en général.

     

    - Selon article de la revue Science Advances, la fonte des glaces du Groenland, région qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, va s’accélérer dans les prochaines années. Selon l’un des auteurs de cette étude, Bernd Kulessa ( Collège des sciences de l’université britannique de Swansea ), si les glaces devaient disparaître complètement, le niveau des océans monterait de 7 mètres.

    Comme pour le confirmer, il y a quelques jours, un méthanier de 300 mètres battant pavillon du groupe Total, franchit le passage du Nord-Est habituellement obstrué par la banquise, sans l’aide d’un brise-glace. Ce rêve de relier l’Atlantique au Pacifique par le Détroit de Bering que caressaient depuis longtemps les pétroliers, mais aussi des états comme la Russie, est désormais une réalité.

     

    • Pour couronner le tout, un institut de recherche international travaillant sur les données fournies par l’ONU (4), nous apprend que depuis la fin du mois de juillet, la planète vit « à crédit », c’est-à-dire que l’humanité a consommé en 7 mois, toutes les ressources que la terre peut produire en une année. Circonstance aggravante : cette date fatidique arrive désormais de plus en plus tôt.

    - En prime, toujours au chapitre de la consommation, une autre étude nous indique que si tous les habitants du monde voulaient vivre comme un Français, il faudrait trois planètes terre pour assurer leurs besoins.

     

    Le capitalisme responsable

    Si toutes ces études se recoupent et se complètent sur les constats, elles s’accordent également sur leurs causes : c’est bien le développement explosif de la production et l’exploitation sans limite des ressources de la planète depuis le début de « l’ère industrielle », qui est la cause de la catastrophe en cours. Le fait que la situation se soit dégradée à très grande vitesse au cours des dernières décennies en est une preuve supplémentaire. Cette accélération est liée directement au développement du capitalisme dans les pays émergents, et plus généralement à l’extension hégémonique de ce mode de production à l’ensemble de la planète. Rappelons que la Chine, premier pays émergent, est aussi le premier pays émetteur de gaz à effet de serre, juste devant les Etats-Unis, première puissance capitaliste mondiale. « La logique de la croissance va vers l’autodestruction du système, voilà ce qui se passe quand on confie la gestion des ressources de l’humanité à des privés », juge le député européen espagnol Xabier Benito ( GUE-GVN .)

    C’est également l’avis de Daniel Tanuro qui rappelle que le but du système capitaliste étant de produire de la survaleur, il n’y a pas d’autre solution que de remplacer le travail vivant par du travail mort pour lutter contre la baisse du taux de profit, donc « d’accroître de plus en plus vite la masse des marchandises, ce qui amène à consommer de plus en plus de ressources et d’énergie. » Et l’écosocialiste le répète : « la croissance capitaliste est la cause de la crise écologique, dont le chômage massif permanent est l’autre aspect. » C’est pourquoi, pour Daniel Tanuro, il est indispensable de lier les combats sociaux et environnementaux.

    Pas d’illusion non plus à se faire du côté du « capitalisme vert » promu notamment par l’Union européenne au niveau international. Pour Daniel Tanuro qui y a consacré un livre, « capitalisme vert est un oxymore. » Ce que l’on constate aujourd’hui dans les destructions qu’il opère partout sur la planète, c’est bien au contraire sa violence, dit Eleonera Forenza, qui explique par exemple comment le sud de l’Italie est ainsi devenu la décharge du Nord.

     

    Quelles alternatives ?

    Une fois reconnu que la voie préconisant la « modernisation » du capitalisme, son «  verdissement », est une impasse ( de même que la promotion des valeurs « post-matérialistes » ou « post-classes » qui l’accompagnent ), il faut poser clairement, analyse l’historienne Stefania Barca, que « le capitalisme est le problème, » et pensez la politique a partir de cet axiome, dans des termes nouveaux par rapport à ceux du XXème siècle. « Où est-ce qu’on peut bloquer le capitalisme ? » devient une question politique centrale, explique Dorothée Haussermann, de Ende Gelände, un vaste collectif d’organisations environnementales et de groupes politiques qui concentre ses actions sur le blocage des mines de lignite et de charbon en Allemagne. « Le charbon fait partie du problème du réchauffement climatique, on doit en empêcher la production. Il faut commencer quelque part, c’est à nous de prendre les choses en mains, » explique Dorothée Haussermann.

    https://www.humanite.fr/le-capitalisme-est-incompatible-avec-la-survie-de-la-planete-641025

    • sarcastelle sarcastelle 5 septembre 10:13

      @BA

      .
      Le capitalisme responsable
      .
      C’est évident. Les expériences socialistes menées en divers pays depuis cent ans ont démontré leur efficacité dans le développement de la pauvreté, et la pauvreté avec l’absence de consommation qui va avec ne peut qu’être favorable à la planète. 

  • Odin Odin 6 septembre 12:22

    « Il est révoltant de voir que nos dirigeants laissent faire de telles expérimentations et transforment les citoyens en cobayes. »

    Les cobayes élisent les dirigeants que je sache.

    Chez nous ils ont même mis un banquier à la tête de l’état.

    Ce n’est pas révoltant, c’est la suite logique de la lobotomisation des veauxtants et ce sera exponentiel pour toujours plus de bénéfices pour les multinationales.

    Les 11 vaccins ne sont-ils pas le plus bel exemple ?


  • arthes arthes 6 septembre 14:29

    Et puis il est plus pratique de faire manger a son enfant un nu ggets, un poisson pane qu un filet...C est pas un jugement mais la qualite de ce qu il y a dans l assiette c est pas vraiment le soucis de la pl upart des francais..Surtout en milieu urbain.

    Alors bon, pour ceusses qui finissent par s y interesser, du moment qu il y a marque « bio » ou que c est garanti « bio » et sans animal « kiaeteexploiteinhumainement » , et que il y a des sauces pour mettre du gout sur les germes, ca passe.

    Enfin, il nous reste encore l aura de la gastronomie francaise malgres tout.

  • Ruut Ruut 6 septembre 16:46

    Miamm ..... l’Europe qui se moque bien de la santé des citoyens qu’elle est censée protéger.
    Triste époque.
    Mais que fait l’agence de sécurité alimentaire....
    Rien elle ne teste pas les produits toxiques interdits en Europe cf les œufs....
    Manger c’est sain mais surtout pas testé avec sérieux.

    Dans 10 ans nous apprendrons que les hormones de croissance pour ces saumons se transmettent a ceux qui les mangent et les font grossir aussi .......


  • blablablietblabla blablablietblabla 6 septembre 19:03

    Il est fortich le Assad vu le nombre de mercenaire-(jihadistes)- que l’Europe et les états de golfs ont envoyé et il tiens toujours debout .Beaucoup de pays auraient sombré l’armée syrienne à bien tenu , un vrai stratège ce Assad je lui tire le chapeau.
    Voilà un bonhomme qui a bien défendu son pays , et je doute que d’autres auraient fait autant , genre Holland ou le nain à talonnette ils se seraient barré comme en 40 ces fumiers , quel chienlits ceux qui ont présidé la France depuis une décennie !


  • Zip_N Zip_N 6 septembre 20:29

    L’élevage a déjà un vrai gout de farine de boulette de viande car sa nourriture ne correspond pas à celle de son milieu naturel. Ce qui est dommage c’est que le saumon était un peu le roi du poisson et maintenant il va devenir le dernier : de l’ogm en élevage, le pauvre. J’espère qu’ils vont pas arriver à faire les moules de la taille d’un steak. Hier je me suis mangé un petit loup de mer camarguais, très bon :)) 


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