lundi 16 février 2009 - par Charles Bwele

Collision satellitaire dans la haute atmosphère

Deux gros satellites sont entrés en collision à 790 km d’altitude. Profitons de cette première pour analyser brièvement la dangereuse pollution artificielle de l’orbite basse terrestre.

Le mardi 10 février 2009 à 16H55 TU, deux engins orbitaux orbitant à 790 km d’altitude sont entrés en collision au-dessus du territoire nord-sibérien. Le premier engin (560 kg) faisait partie de la constellation Iridium comprenant 66 satellites de télécommunications, il fut placé en orbite en 1997 et était parfaitement opérationnel avant l’impact. Le second engin (950 kg) était un satellite Cosmos à réacteur nucléaire, satellisé en 1993 mais hors-service depuis un peu plus de dix ans.

NB :

  1. Immense 	flop technologique de la fin des années 90, le système 	Iridium se voulait comme le vecteur universel de la téléphonie 	mobile grâce à sa constellation de 68 satellites de 	télécommunications. Battu en brèche par les 	roamings GSM, Iridium fut sauvé de la banqueroute en grande 	partie grâce à l’appui des administrations Clinton et 	Bush Jr. Aujourd’hui, c’est un système global de 	communications mobiles (géré par la firme Iridium 	Satellite LLC basée dans le Maryland) comptabilisant 250 000 	abonnés en 2008, massivement utilisé par le Pentagone, 	les bases scientifiques en Arctique et en Antarctique, les 	journalistes, les navigateurs et les organisateurs de rallyes ou 	d’expéditions.

    	

  2. Subdivisée 	en huits classes, l’appelation Cosmos désigne des 	satellites russes dont les missions ne sont pas clairement définies, 	maintes hypothèses penchant pour des engins multi-rôles 	à usage militaire ou scientifique. De 1962 à nos 	jours, près de 2500 satellites Cosmos ont été 	mis en orbite par l’URSS puis par la Russie. Celui impliqué 	dans l’accident du 10 février portait la dénomination 	Cosmos-2251.

Jusqu’ici, les collisions en orbite concernaient uniquement des éléments de lanceurs, des micro-satellites et/ou des petits composants. Cette première collision entre deux gros engins a produit un nuage de plus de 600 débris dont certains radioactifs. Beaucoup seront consumés lors de leur retombée dans l’atmosphère tandis que d’autres erreront d’abord autour des trajectoires initiales des satellites détruits puis s’aggloméreront progressivement à la nébuleuse de débris et micro-débris artificiels (environ 18 000 catalogués) polluant déjà l’orbite basse terrestre. La minutieuse observation longitudinale des satellites chinois et américain pulvérisés par des missiles anti-satellite (ASAT) a révélé que le processus entier (de l’explosion à l’agglomération) s’étend sur une année.

Les agences spatiales russe et américaine ont indiqué que le nuage primaire de débris ne constitue aucun risque immédiat pour les autres satellites et pour la Station Spatiale Internationale orbitant sur une trajectoire nettement plus élevée ; celle-ci fut normalement ravitaillée par un vol Soyouz au 13 février et devrait être arrimée par la navette Discovery au 22 février. Au cas ou quelque dangereux nuage de débris croiserait dangereusement sa trajectoire et pour peu qu’elle soit prévenue et assistée par ses hotlines terrestres, l’ISS amorcera une manoeuvre d’évitement.

Ce choc Iridium-Cosmos s’est produit dans « une zone » permettant à plus de 900 engins orbitaux de survoler ou de se rapprocher des pôles Nord et Sud. D’une certaine façon, le gros du trafic satellitaire est concentré dans un épais donut orbital couvrant les cercles polaires. Dans la mesure du possible, les engins abandonnés ou gravement défaillants sont repositionnés sur des trajectoires à moindres risques car peu fréquentées par la navigation satellitaire. Dans certains cas, des appareils sensibles - souvent exploités à des fins militaires – sont consumés lors de leur rentrée forcée dans l’atmopshère. Dans deux uniques cas extrêmes, des satellites – l’un chinois, l’autre américain - furent volontairement détruits par des « tirs amis » de missiles anti-satellite. Relevant également de la démonstration de force, cette dernière pratique hérisse les cheveux des scientifiques de l’espace car elle ne fait qu’accroître la pollution artificielle en orbite basse.

À 25 000 km/h, un composant satellitaire traverse aisément les panneaux solaires ou la coque d’un engin spatial, une micro-météorite ou un micro-débris crée de minuscules orifices presque ou complètement invisibles à l’oeil nu. Afin de détecter ceux-ci lors d’opérations de maintenance en orbite, les astronautes scannent longuement et méticuleusement toutes les surfaces de l’appareil avec des détecteurs ultrasoniques portables. La NASA planche actuellement sur des senseurs wi-fi intégrés pour satellites qui localiseront précisément un micro-impact et biperont une alerte en cas de dommages plus ou moins sérieux.

Malgré la prolifération croissante de petits et gros objets en orbite, des accidents satellitaires comme celui du 10 février 2009 ne se reproduiront que très rarement, et ce, grâce à la jalouse surveillance de ce gigantesque donut orbital – largement exploitable dans une certaine quiétude - par les agences spatiales. Toutefois, de nombreux scientifiques craignent l’apparition à très long terme d’un syndrome de Kessler, seuil à partir duquel la multiplication de débris et de collisions rendra l’orbite basse inutilisable et de surcroît inhabitable. Tôt ou tard, les usages et les règles de la navigation satellitaire devront être revues afin de limiter un éventuel engorgement des cieux.

Au cas où le business plan de votre voirie orbitale serait fin prêt, faites immédiatemment vos adieux à votre conseiller financier et expédiez vite une copie à toutes les agences spatiales...

En savoir plus :

  1. The 	Guardian : Nasa alert as Russian and US satellites crash 	in space

    	

  2. Spaceflight 	 : Two satellites collide in orbit

    	

  3. Arms 	Control Wonk : The future (of space) is now

    	

  4. Arms 	Control Wonk : Rethinking freedom of action in orbit

PS : En quelques jours, la collision satellitaire Iridium-Cosmos a nourri d’extraordinaires théories qui feraient sourire en coin John Le Carré et Tom Clancy. Pour ma part, les Américains ont volontairement provoqué cet accident afin d’interrompre une transmission à très haute valeur ajoutée entre le satellite Cosmos-2251 et son centre de contrôle au sol. Les Russes ont consécutivement repositionné leur engin orbital – soi-disant hors-service - sur la trajectoire du satellite Iridium afin précisément d’interrompre cette tentative d’interruption. La guerre froide n’est qu’une perpétuelle conspiration, camarades...



71 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 10:30

    il faut que Sarko devienne président du nouveau monde globalisé et fasse installer des radars dans l’espace , ça devient le foutoir ! idem dans les abysses où les sous marins refusent les priorités ! http://fr.news.yahoo.com/3/20090216/twl-gb-france-collision-sous-marins-1be00ca.html smiley smiley smiley


  • krolik krolik 16 février 2009 10:48

    Une info qui tourne avec insistance :
    @+

    DDmagazine.com - 14 février 2009 - Yves Heuillard
     
    Y-avait-il un réacteur nucléaire dans l’un deux satellites entrés en collision ?

    Dans un communiqué du 13 février, l’agence de presse russe Novosti rapporte que les écologistes (sans autres précisions, ndlr) s’inquiètent d’une possible pollution d’une large partie du territoire russe par de débris des satellites américain et russe qui sont entrés en collision.

    Dans notre article publié le 12 février, nous faisions état de la possibilité que le satellite russe soit équipé d’un réacteur nucléaire. La collision, entre un satellite de télécommunication américain en cours d’exploitation et appartenant au réseau Irridium (66 satellites) et un satellite russe hors d’usage, serait survenu à environ 800 km au dessus de la Sibérie.

    L’agence de presse russe, précise qu’il s’agit du satellite Cosmos-2251 (un satellite militaire, ndlr) et rapporte les propos de Konstantin Tsybko du service fédéral russe pour la supervision des ressources naturelles : "la peur des écologistes peut se comprendre, d’autant que des médias occidentaux, ont laissé entendre qu’un réacteur nucléaire pourrait se trouver à bord de l’un des satellites " et de poursuivre "vous pouvez imaginer les dégats si des morceau de satellite tombait dans le lac Baikal" (la plus grande réserve d’eau douce du monde (plus que les Grands Lacs américains réunis, ndlr).

    Aussi, poursuit Tsybko, "les écologistes nous ont demandé de prendre contact avec les administrations concernées pour calculer les trajectoire des retombées des débris sur terre".

    Décodage

    Ces informations, ne confirment pas la présence d’un réacteur nucléaire à bord du satellite russe, mais elle ne l’infirme pas, laissant simplement, et habilement, supposer qu’il y avait peut être un réacteur nucléaire dans l’un des deux satellites.

    Les médias occidentaux : il s’agit du Wall Street Journal, repris par DDmagazine.com en France. Le plus prestigieux quotidien économique du monde a fait savoir le 12 février que "selon des représentants de l’industrie américaine, l’un des deux satellites, un satellite militaire russe Cosmos, mis en orbite en 1993, pèserait plus d’une tonne et aurait à son bord un réacteur nucléaire". L’auteur de l’article n’avait cependant pas pu vérifier cet élément auprès d’une source officiel russe.

    Le site web Strategy Page, spécialiste de l’information militaire, affirme que le Kosmos-2251, lancé en 1993, était équipé d’un réacteur nucléaire.

    On se souviendra qu’en 1978, un satellite russe, le cosmos 954 s’abima dans l’atmosphère, éparpillant des déchets radioactifs sur une 154 000 km² ( Archives Radio Canada).

    Pourquoi cette allusion au lac Baïkal ? Le gouvernement russe a proposé en 2006 de construire à Angarsk, à 90 km du lac Baikal un complexe international d’enrichissement d’uranium destiné à produire du combustible nucléaire pour les pays qui voudrait se doter de centrales nucléaires. Le principe d’un tel centre est encourgée par l’Agence internationale de l’énergie atomique dans le but d’éviter la prolifération nucléaire. Les écologistes ont alerté l’opinion d’un désastre possible sachant que seuls 10 % la matière première (de l’uranium naturel concentré) destinée à être enrichie serait retournée au pays demandeur, le reste (90%) devant être stocké sur place. En décembre dernier l’Ukraine s’est jointe au projet (plus sur Wise-uranium). Le lac Baïkal est classé Patrimoine de l’humanité par l’Unesco


  • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 10:49

    Mouais, article sans intéret, une information qui n’aurait mérité que 2 lignes en bas de page d’un quelconque canard.

    Faut pas éxagérer, les gamelles de l’espace peuvent entrer en collision, mais ça ne reste qu’un epiphénomène qui ne mérite même pas un article anecdotique.

    Plus lourdes de conséqences, et plus fréquentes, peuvent être les chutes de satellites. Là, ce n’est plus la même histoire, c’est de pollution radioactive qu’il est question, comme la chute de Cosmos 954, qui avait occasionné une pluie de débris radioactifs sur 124000 km2.

    Tant qu’à traiter la poubelle des orbites basses, mieux aurait fallu traiter l’épineux pb des chutes de satellites.


    • Zalka Zalka 16 février 2009 10:58

      Tout le monde ne peut pas révéler les complots mondiaux des satanistes pro-européens de la maison blanche qui prévoient d’exterminer 6Mrd d’êtres humains.

      C’est votre rayon, cela ! Je note d’ailleurs que votre parano sur les satellites est comparable à celle de Paco qui annonçait la chute de la station mir sur Paris.

      En attendant la loi martiale aux USA, méditez donc sur cet échec patent de la voyance (à laquelle vous avez déjà affirmer croire !).


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 11:16

      Héhé Zalka, la mesure étalon sur AV. 

      Moins 50, avec ça, on peut s’offrir la première page sur le Guiness smiley


    • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 11:57



      ’J’pense que quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner ‘’ dit Jean Gabin à Robert Dalban 
       smiley


      avec tout ceux qu’on doit envoyer , on n’en a pas fini avec les collisions ! smiley


    • Tonton Tall 16 février 2009 12:51

      Pasque Johnny croit peut-être qu’on est dupe des moinssoneuses-plieuses de chez JohnnyPilar ?


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 13:19

      Le grand Tonton qui trempe dans la théorie mytho-maniaque de la conspiration Revello-agoravo-gauchiste, c’est un peu comme le canada-dry, il a la couleur du sérieux, mais derrière l’étiquette on découvre la pathologie de la persécution. Vous en êtes où dans vos conseils aux lecteurs d’acheter en Bourse ?


    • Tonton Tall 16 février 2009 13:58

      Mais oui Johnny... parce qu’on a pas fait ça avant toi, tu crois ? smiley

      Pour la bourse, no blème, pendant que tu vends la fin du monde, moi je rachète ... smiley

      On fait une bonne équipe... smiley


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 14:10

      Arrêtes, on va crier à la conspiration libérale smiley Par les temps qui courent, entre ceux qui voient les gauchos dans leurs PC, mieux ne pas toucher les angoisses. Tu auras remarqué mon désinsteressement dans ton montage.


    • Tonton Tall 16 février 2009 14:30

      Oui, j’ai remarqué ton désintéressement....
      Il y en a qui n’apprécient pas d’ailleurs


    • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 14:39

      Je vois que tu apprécies mon humour smiley


    • Philou017 Philou017 16 février 2009 15:27

      Charles Bwele : "La guerre froide n’est qu’une perpétuelle conspiration, camarades..."
      Charles virerait-il sa cutie, en acceptant l’idée que les jeux géo-politiques ne sont pas que des affrontements techniques entre un bien et un mal clairement et facilement identifiables ?
      Le coté ironique de la remarque me fait hélas douter d’une évolution positive....


    • Zalka Zalka 16 février 2009 18:32

      @Johnny : Ouais, plutôt fier de moi ! -50 !
      Au fait que disiez vous de ceux qui ne croient pas à vos théories ? Des moutons ? Ahah !

      @Philou : "en acceptant l’idée que les jeux géo-politiques ne sont pas que des affrontements techniques entre un bien et un mal clairement et facilement identifiables"

      En lisant ceci, je suis mort de rire. C’est au contraire, ce que beaucoup d’anti-théories-à-la-con essaient de vous faire comprendre. Il n’y a pas de bien et de mal clairement défini, pas de grand méchant loup qui conspire dans l’ombre à faire des attentats contre son propre "camp" afin de faire réagir la populace.


  • Deneb Deneb 16 février 2009 10:52

    Merci, Charles pour cet édifiant résumé des faits. Le syndrome de Kessler est, hélas, d’une navrante actualité. Pas seulement on rendra impossible tout voyage dans l’espace, si l’on continue à se conduire en irresponsables, mais on perdra aussi tous les satellites de communication et de positionnement, sans pouvoir en lancer pendant des siècles. Que l’ISS ne soit pas en danger, ce n’est pas si certain que ça. Un boulon qui la frappe à une vitesse de quelques dizaines de km/s peut la démolir complètement. Et l’on ne va pas me faire croire que l’on a répertorié tous les fragments issus de la collision recente, sans parler d’explosions ultérieures. A mon avis la réaction en chaine est déjà amorcée. On risque d’avoir un feu d’artifices là haut dans les prochaines années, avec éventuellement des pluies de métal sur terre. A quand la météo cosmique ?


    • Gasty Gasty 16 février 2009 12:26

      Météo spatiale -

      Quelques chutes de débris sont a prévoir dans le courant de la matinée en région Ille de france, renforcement de la radioactivité en fin de soirée.

      C’est une décharge sauvage qui est en train de se réaliser au dessus de nos têtes. Les futurs tirs de satellites devront affronter le risque de percuter des débris.

      il serait vraiment lamentable que la première expédition humaine vers Mars se termine avec une tuyère à electrovannes d’un moteur de mise en orbitre planté dans son cockpit.


    • Gasty Gasty 16 février 2009 12:27

      Ca change des oies sauvages.


  • Olga Olga 16 février 2009 11:17

    Est-ce qu’il est envisagé d’envoyer des satellites "aspirateurs" pour récolter tous ces débris ?
    Bien entendu, une fois que le sac à poussière de ces "aspirateurs" satellisés sera plein, il serait souhaitable de ne pas organiser un ball-trap à coups de missiles (ASAT) sur ces mêmes satellites, sinon ce nettoyage resterait un vain mot. smiley 


    • wesson wesson 16 février 2009 13:01

      @Olga,

      Bonjour Olga,

      "Est-ce qu’il est envisagé d’envoyer des satellites "aspirateurs" pour récolter tous ces débris ?"

      Sauf que les debris en question, ils volent vite, très vite. Les "attraper" pour les mettre dans un "aspirateur" reviendrait à attraper à la pince à épiler les projectiles d’un tir de chevrotine.

      Et c’est bien là tout le problème de ces détritus de l’espace : ils se déplacent tous les uns par rapport aux autres à une vitesse relative bien supérieur à la vitesse d’une balle de fusil.

      Bref, la seule solution à ce jour, c’est d’attendre que toute cette quincaillerie soit retombe sur terre en espérant qu’elle se consume, soit sorte de l’attraction terrestre par effet de billard (les collisions modifiant la trajectoire de chaque objet en espérant que ceux-ci ne fassent pas trop d’éclat, on peut toujours réver ...)



    • Gül 16 février 2009 13:08

      Donc, il y a bien retombée de déchets radio-actifs sur terre, enfin, possiblement ! smiley


    • Olga Olga 16 février 2009 13:17

      Bonjour Wesson,
      Effectivement ma comparaison avec un aspirateur peut porter à confusion... Je vois plutôt ça comme une sorte de gros aimant (c’est pour donner une image, les débris n’étant pas forcément "attirables" par un aimant...) qui attirerait un maximum de débris sur lui (en les retenant, en les "ingérant" ; ne me demandez pas comment, je n’ai pas encore finalisé mon étude pour la NASA smiley ). En fait il serait là pour être impacté le plus possible en faisant en sorte que les débris "récoltés" ne soient plus une menace pour des satellites (station spatiale, cargos ravitailleurs, etc). 


    • wesson wesson 16 février 2009 14:10

      @Olga,

      "ne me demandez pas comment, je n’ai pas encore finalisé mon étude pour la NASA"

      et bien lorsque ce sera fait, n’hésitez-pas à leur envoyer, je crois qu’ils seraient preneur.

      Un petit indice : l’aimant ça ne peut pas vraiment fonctionner. La force qu’excerce un aimant n’est importante que lorsque il y a contact (F= B²S/2µ, ou B est le champ en Tesla, S est la surface en contact et µ la permissivité du milieu). Avec la formule précédente, on comprends bien que si il n’y a pas contact (S = 0), il n’y a donc pas de foce exercée ... Pour faire plus simple, pour etre efficace, l’aimant doit "toucher" ce qu’il va retenir. On en revient donc à attraper les morceaux à la pince à épiler ... aimantée



    • Olga Olga 16 février 2009 15:01

      @Wesson
      Bon, je recommence...
      Rebonjour Wesson,
      Effectivement ma comparaison avec un aspirateur ou un gros aimant peut porter à confusion... Je vois plutôt ça comme une sorte de...... enfin, une espèce de........ un truc du genre..... Vous voyez ce que je veux dire j’imagine. De toute façon je ne peux en dire plus en raison de la clause de confidentialité qui ne manquerait pas d’exister dans un éventuel contrat avec mon probable futur employeur. Vous comprendrez aisément que je ne peux briser ma carrière naissante en vous révélant l’étendue des mes recherches en la matière. smiley 

      Olga Einstein


    • Tonton Tall 16 février 2009 15:07

      J’adore la physique conspirationniste...
      wesson vient d’expliquer à l’aide d’une formule pourquoi les moteurs électriques ne fonctionnent pas et pourquoi les aimants n’attirent pas les aiguilles
      c’est parce qu’il faut un contact ... smiley


    • Philou017 Philou017 16 février 2009 15:33

      Le conspirationniste Tall voit des complots partout, même dans la présentation de concepts théoriques simples de la physique.
      Je dis halte à l’envahissement d’Agoravox par des obsédés qui voient des complots dans tout ! ce site risque de perdre toute crédibilité !


    • Tonton Tall 16 février 2009 16:32

       ????????????????


    • wesson wesson 16 février 2009 16:36

      @tonton tall,

      Bonjour,
      merci pour cette allusion érudite à la grossière approximation de la formule que j’avais reproduite.

      J’avais effectivement omis à dessein d’inclure le paramètre Epsilon dans la formule (F * Epsilon = B² * Epsilon * S / 2 * µ), Epsilon étant la distance entre l’aimant et l’objet ferreux.

      Comme vous ne l’ignioriez pas, lorsque Epsilon est très faible (ce qui équivaut à un contact), on peut considérer que B est constant, ce qui permet de poser l’équation simplifiée sans avoir à se trainer un calcul intégral du champ magnétique le long de Epsilon.

      Et d’ailleurs, dans un moteur électrique on veillera à ce que la distance entre rotor et stator soit la plus faible possible afin de se placer dans cette condition (Epsilon faible), ce qui tendrait effectivement à prouver que les moteurs électriques existent bien et fonctionnent sans problèmes !

      Merci cher Tall d’avoir à l’aide de votre fine contribution, débunké une affreuse conspiration de plus ! smiley


    • wesson wesson 16 février 2009 16:43

      @tonton tall encore,

      et puis en plus, si c’est la télé qui le dit, alors c’est que c’est vrai !


    • Tonton Tall 16 février 2009 16:49

      wesson
      sur un site où certains n’ont rien compris à l’importance de l’énergie cinétique dans la chute du wtc, il faut s’attendre à tout ...même à des aimants qui n’attirent plus.... d’où ma réac... smiley


    • Zalka Zalka 16 février 2009 18:35

      Soyez plus clair Tall ! Faites directement référence à la température de fusion du fer. Apparament, certain pense qu’à TF(fer >1800°)-1°, l’acier a la même capacité portante qu’à température ambiante.


    • Tonton Tall 16 février 2009 18:59

      c’est surtout à E = m.v² que je pensais, le fait que la force augmente avec le carré de la vitesse
      principe qui fait que dès que ça commence à dégringoler, plus rien ne peut arrêter le truc
      et les poutrelles d’en-dessous pètent alors comme des allumettes ( d’où les bruit des "explosions" en cascade ) et la vitesse de chute impressionnante

      mais bon ... on sait quoi ... smiley


    • Gasty Gasty 16 février 2009 18:59

      @ Olga

      J’ai compris ! .....Un truc qui marche. Yes yes yes ... ! smiley


    • krolik krolik 16 février 2009 20:41

      @Wesson,

      Pour les aimants on peut faire un plus compliqué que la force au contact.
      jetez un oeil sur cette vidéo, c’est assez surprenant, sans aller chercher des trucs surpaconducteurs..

      @+


    • wesson wesson 17 février 2009 10:50

      @Tall,

      "c’est surtout à E = m.v² que je pensais, le fait que la force augmente avec le carré de la vitesse "

      Ah non Tall, vous me reprochiez la simplification de ma première formule, je ne puis accepter votre simplification.

      D’une part, même en considérant que la vitesse de l’ensemble ai pu dès le départ (c’est à dire lorsque cette vitesse était nulle) faire céder tout l’ensemble, le fait que le tout se soit effondré parfaitement droit est aussi probable qu’une goutte d’eau lachée puisse tomber dans un petit verre à liqueur 100 mètres plus bas.

      et d’autre part, nous avons pu récemment voir la faiblesse de cette belle théorie. Le 9 Février, un immeuble parfaitement comparable au WTC7 (même structure en acier, même hauteur, même taille, pas de système anti-incendie opérationnel, bourré de feux d’artifices, ...) a cramé sur toute sa hauteur. Il suffit de regarder la vidéo du feu de cet immeuble de pékin pour comprendre qu’’il était bien plus violent que le sage feu du WTC7. Tout le batiment était embrasé, avec des bruits d’explosions tout le temps. Aux dernières nouvelles, le batiment a bien entièrement cramé, mais il est toujours debout. J’ai d’ailleurs rédigé un petit article là dessus, qui est toujours en modération : peut-être le comité de rédaction attends que les cendres de l’immeuble refroidissent ...

      l’article original en Anglais duquel j’ai tiré cette information est ici

      Vous pourrez poser toutes les équations que vous voudrez, vous aurez bien du mal à expliquer une telle différence de comportement.



  • Markoff 16 février 2009 11:26

    .
    Non seulement les hommes polluent la Terre jusqu’à plus soif, mais ils s’emploient
    à polluer la moyenne et haute atmosphère !

    Alors, vive le " progrès " qui nous tuera à petit feu, et toutes les technologies de pointe
    que nous sommes incapables de maitriser...

    ( lire à ce propos les livres de Georges Friedmann, philosophe et sociologue, 1902 - 1977 )


  • Gül 16 février 2009 12:23

    Bonjour Charles,

    Excellent article qui explique de façon claire ce qui s’est passé là-haut.

    Il me semble évident qu’à un moment ou un autre il y aura saturation de cet espace, d’où mon étonnement sur ce que tu dis des risques fort peu probables de nouvelles collisions de ce type. Combien de satellites supplémentaires sont envoyés chaque année ?

    Amicalement.


    • Gasty Gasty 16 février 2009 12:31

      Bonjour Gûl.

      Je ne vois pas tes moinsseurs ??? Ou sont-ils ?


    • Gül 16 février 2009 12:39

      Heu...

      Je ne vous suis pas vraiment tous les deux, là. Qu’est-ce que vous voulez dire exactement ?


    • Gül 16 février 2009 12:46

      @ Furtif,

      Ferais-tu par hasard un rappel de la future destruction de l’occident ? smiley


    • Jojo 16 février 2009 12:58

      Bonjour à tous.
      A propos de moinsseurs, j’ai bien peur d’avoir commis une proposition en modé, T.L. alors sus au fâcheux ! Quitte à mourir autant abréger l’agonie. smiley
      Pardon à l’auteur !


    • Gasty Gasty 16 février 2009 13:10

      @ Gûl

      C’était sur un autre fil ou tu te faisais systématiquement moinssé sans raison. Et un bon un coup de gueule contre la meute des moinsseurs. smiley 


    • Gül 16 février 2009 13:25

      ok ! Mais tu sais, ce n’est pas seulement un fil...C’est un ensemble de pelotes en général ! smiley


    • Gül 16 février 2009 14:17

      Bon, oui d’accord !

      Mais par pitié ! Pas le lundi matin !!! smiley


  • Tonton Tall 16 février 2009 12:29

    Merci à l’auteur pour ces précisions techniques et son honnête souci d’objectivité ( c’est pas du luxe sur la blogosphère )


    • Gül 16 février 2009 13:26

      Plein de surprises, dis-moi !!! smiley

      J’ai parié sur toi ! smiley


    • Tonton Tall 16 février 2009 14:07

      Merci louloutte ... smak ! smiley

      Mais y en a qui vont jouer clairement l’homme, c’est donc pas gagné
      Avant ce "nouveau" système de votes, un billet comme ça serait déjà paru
      Bref, ça n’est pas un progrès
      Et compte pas sur moi pour les cirager
      S’ils mènent la danse, ils crèveront dans leur propre connerie
      Finalement, ça servira de test aussi


  • italiasempre 16 février 2009 15:04

    Bonjour 
    Merci, article véritablement instructif , clair et bien écrit. Une habitude chez vous... smiley


    • Philou017 Philou017 16 février 2009 15:36

      D’autant qu’il ne met en évidence aucun agissement malsain des USA. Une habitude que vous appréciez aussi hautement.
      Pourtant j’ai des informations précises montrant que le mossad est impliqué....


    • italiasempre 16 février 2009 16:06

      Pourtant j’ai des informations précises montrant que le mossad est impliqué....

      Philou, veuillez faire part à momo de vos renseignements, et en vitesse s’il vous plait.

      Prière rédiger rapport clair et circostancié. 

      Les liens ne serons pas nécessaires.


    • Gül 16 février 2009 16:41

      Ca y est, il l’a fait, j’entends les deux doigts tapoter rageusement sur le clavier du Mac, d’après le sens du vent, ça vient du Nord, c’est sûr ! smiley

      Kestufous ? smiley


    • Zalka Zalka 16 février 2009 18:39

      Bien sûr que le Mossad est impliqué : la preuve, la collision a eu lieu juste après l’excellent et effrayant score de Lieberman. Hors le satellite soi disant non utilisé est soviétique. Hors Lieberman est moldave russophone ! Tout s’explique ! Les retombées radioactives tomberont sur le moyen orient, renforçant ainsi l’audience du hamas et de Israël Beiteinou !

      Quelle carrière de complotiste j’aurais pu avoir !

       


  • Nathan Nathan 16 février 2009 16:52

    Ma foi, cet article est excellent.


  • finael finael 16 février 2009 20:44

    Cet article émalllé de grossières erreurs, et les commentaires qui l’accompagnent appellent plusieurs remarques :


    Manifestement personne ici n’a la moindre idée des ordres de grandeur "l"encombrement" des orbites planétaires est de l’ordre de 1 objet tous les 700 km3, donc rien à voir avec les embouteillages du périphérique (en ordre de grandeur cela représente la présence simultanée d’une voiture et d’une bicylette simultanément sur un périphérique d’un diamètre triple du vrai).


    - Les deux satellites ne se sont pas percutés loin en dessous, mais très au dessus de l’ISS dont l’orbite, qui n’est pas polaire soit dit en passant, varie entre 278 et 460 km (et non 700 comme nos deux protagonistes)


    - A ces altitudes on est très au delà de l’atmosphère terrestre dont la limite est fixée à 100km d’altitude (arbitrairement il faut le reconnaitre, mais quand même).


    Les satellites, leurs orbites et autres paramètres sont suivis en permanence par plusieurs centaines de stations radar, la collision était donc prévisible ... et donc prévue, et ce depuis des mois (à moins que l’un des deux ait effectué un brusque changement d’orbite ce qui est pus qu’improbable).


    - Ce que craignent les spécialistes des engins spatiaux c’est l’impact de petits objets, indédectés (micro astéroïde, débris de petite taille), sur un satellite : l’impact d’un objet de 1cm de rayon sur l’ISS provoquerait de gros dégats.
    On a pu constater en effet que les panneaux solaires des grands satellites étaient progressivement abimés, au fil des années, par l’impact de poussières (moins de 1cm). Plusieurs expériences sont en cours pour déterminer le niveau de "salissure" des différentes orbites.

    Il y a beaucoup plus de chances que deux sous-marins faits pour être indétectables se percutent en océan Atlantiques smiley


    • Charles Bwele Charles Bwele 16 février 2009 22:01

      @ Finael,
       

      - Les deux satellites ne se sont pas percutés loin en dessous, mais très au dessus de l’ISS dont l’orbite, qui n’est pas polaire soit dit en passant, varie entre 278 et 460 km (et non 700 comme nos deux protagonistes)

      Je n’ai jamais prétendu dans cet article que l’orbite de l’ISS était polaire mais que le gros de la navigation satellitaire passait plus ou moins près des cercles polaires. Par contre, je reconnais mon erreur concernant le point d’impact Iridium-Cosmos qui a effectivement eu lieu au-dessus de l’ISS.


      - A ces altitudes on est très au delà de l’atmosphère terrestre dont la limite est fixée à 100km d’altitude (arbitrairement il faut le reconnaitre, mais quand même).

      Raison pour laquelle l’article s’intitule "collision satellitaire dans la HAUTE atmosphère".


      - Les satellites, leurs orbites et autres paramètres sont suivis en permanence par plusieurs centaines de stations radar, la collision était donc prévisible ... et donc prévue, et ce depuis des mois (à moins que l’un des deux ait effectué un brusque changement d’orbite ce qui est plus qu’improbable).

      Prévisible ou prévue, peu importe, bcp de lecteurs comme moi ne le savions pas et ne pouvions le prévoir, n’étant pas au secret des stations radar du STRACOM, du NORAD et autres... Si vous avez qq infos justes et percutantes venant de ces agences et assimilables, n’hésitez pas pas à nous en faire part dans une contribution AV. Dans tous les cas, c’est la première fois que deux gros satelittes intacts entrent en collision. Ca vaut bien un p’tit article et qq explications supplémentaires...


      - Ce que craignent les spécialistes des engins spatiaux c’est l’impact de petits objets, indédectés (micro astéroïde, débris de petite taille), sur un satellite : l’impact d’un objet de 1cm de rayon sur l’ISS provoquerait de gros dégats. On a pu constater en effet que les panneaux solaires des grands satellites étaient progressivement abimés, au fil des années, par l’impact de poussières (moins de 1cm). Plusieurs expériences sont en cours pour déterminer le niveau de "salissure" des différentes orbites.

      Oui, notamment les micro-météorites et micro-débris mentionnés dans l’article causant aux engins orbitaux des dommages invisibles à l’oeil nu mais néanmoins réels.

      Cordialement  smiley

      PS : L’article parfait n’existe pas.



    • finael finael 16 février 2009 22:58

      100 km c’est déjà la limite la plus haute de l’atmosphère. D’ailleurs la navette ou les capsules Saliout ne doivent-elles pas effectuer une rentrée dans l’atmosphère  !

      Des représentations comme celle qui accompagnent l’article sont trompeuses : à cette échelle les orbites satellitaires ne seraient qu’à 2 ou 3 mm de la terrre et, bien entendu, aucun objet spatial ne serait visible. Ce sont des illustrations simplistes pour étudiants reprises par les médias pour leur "impact médiatique".

      Quant aux radars et télescopes qui scrutent les environs de la terre et les satellites et objet en orbite, il ne s’agit pas pour l’essentiel d’engins du Norad ou consacrés aux militaires, mais bel et bien de la majorité des observatoires et radio-observatoires, civils, voire amateurs (il y en a plusieurs milliers), les heures précises ainsi que les trajectoires de passage des satellites sont publics car il ne s’agit pas qu’ils entravent les observations terrestres.

      Il suffit de s’adresser à n’importe quel observatoire pour les obtenir.

      Qui plus est l’ISS est visible à l’oeil nu et une lunette d’amateur suffit pour observer la plupart des satellites, comme je l’ai déjà écrit, ce sont les poussières et débris infinitésimaux qui inquiètent les spécialistes !

       Vous écrivez sur les phénomènes spatiaux, mais manifestement vous n’ouvrez jamais une revue comme "Ciel et Espace", "Espace Magazine", "l’Astronomie", ...

       Et vous, comme la très grande majorité des gens, ne pouvez vous représenter les immensités des ordres de grandeur manipulés par les astronomes. Je reconnais que c’est très difficile : si le soleil était représenté par une orange, la Terre serait une tête d’épingle à 10m d’elle. Si la Terre était représentée par une orange, l’atmosphère (y compris haute), ferait moins de 1mm d’épaisseur !


    • Charles Bwele Charles Bwele 17 février 2009 07:54

      @ Finael,

      Mon Dieu... J’ai commis des crimes horribles. Tout le contenu de l’article est faux et inepte... smiley La prochaine fois, j’éviterais des effets de style dans le titre, mentionnerais exactement et ultra-précisément ce que vous attendez, et m’autoflagellerais ... en attendant votre contribution  smiley

      Amicalement smiley


    • Halman Halman 17 février 2009 09:54

      Bin vous même répétez les démos pour débutants, mais c’est tout.


    • Charles Bwele Charles Bwele 17 février 2009 10:13

      @ Halman

      Nuance : j’essaie d’être aussi accessible que possible au néophyte, le grand public n’étant point composé... que de brillants ingénieurs comme vous  :-> Certes, je commet des erreurs et je le reconnais, mais cela nuit ne guère à la justesse globale de (des) articles.

      Cordialement smiley


    • Emmanuel Aguéra LeManu 17 février 2009 23:15

      J’arrive un peu tard...
      ... mais je suis brave.

      Ce que vous faites très bien. Et je vous en remercie en leur nom que je porte fièrement.
      L’avantage d’être néophyte, en la matière, comme dans tant d’autres, c’est qu’on est moins con après l’avoir dit, voyez-vous ?
      Pendant que vous discutez sur le sexe des athmosphères, quelqu’un ne pourrait-il pas me dire la proportion d’objets non identifiés autour des identifiés ?
      Et tant qu’on y est, les poussières aussi, si elle vous descende une navette tant qu’à faire, comptons-les.

      Et puis à 10km/s ou ces sorte de vitesses, 700km², ça devient petit, vous auriez dû répondre.

      A+


  • Halman Halman 17 février 2009 08:18

    Finael, si prévoir les trajectoires des satellites était aussi facile cela se ferait depuis longtemps.

    L’atmosphère ne s’arrête pas pile poil à 100 km, vous qui êtes un adepte de Ciel et Espace et Espace Magazine qui vient d’ailleur de faire faillite vous devriez savoir qu’à 500 km il y a encore de l’atmosphère très peu dense, très variable en densité et en température et qui ralentit les orbites. Vous savez très bien que même sur une orbite de 400 * 700 il faut la rehausser de temps en temps par une impulsion de quelques minutes.

    Quant aux données des éphémérides des satellites données elles sont remises à jour plusieurs fois par mois parce que pour les raisons que j’explique ci dessous il est impossible de les prévoir avec précision à plus de quelques mois et encore c’est la limite sérieuse possible pour les plus stables.

    Les heures et coordonnées de passages sont publics oui, mais seulement quelques civils. Même les orbites des vols de navettes à caractère militaire ne sont pas divulguées par la Nasa.

    Observable à l’oeil nu l’ISS. Oui, mais combien de gens le savent et combien lèvent la tête en l’air de temps en temps pour regarder le ciel.

    Tous les soirs en rentrant du boulot je regarde Saturne, l’astre le plus brillant du ciel du soir en ce moment. Et bien les gens, au lieu de regarder ce que je regarde, me regardent moi d’un oeil soupçonneux.

    L’imbécile qui regarde le doigt qui montre la Lune au lieu de regarder la Lune, vous connaissez l’expression.

    Plus les objets sont petits plus ils sont sensibles à la moindre perturbation. Un gant oublié qui passe près de l’ISS voit sa trajectoire perturbée.

    Tout comme il est perturbé par les variations d’orbite de la Lune qui sont bien plus complexes que vous ne le pensez. Il ne suffit pas de calculer le demi grand axe de l’orbite, sa période de révolution, son inclinaison, son ecliptique ou son énergie potentielle ou cinétique. Il y a les paramètres généraux et les variations de paramètres.

    Une orbite ce n’est pas seulement la vitesse et la distance. Ce sont des dizaines de paramètres qui varient en permanence.

    Procurez vous un simulateur gravitationnel et vous découvrirez que d’un processeur à l’autre les trajectoires divergent avec le temps, changez de langage de programmation et vous verrez le même phénomène.

    Essayez la simulation d’un vaisseau Apollo pour la Lune.

    Changez le pas du calcul d’une seconde, la vitesse sur un des axes que seulement d’un cent millième de mètre, une accélération sur un seul des axes d’un centième de ms2, le processeur utilisé, le langage de programmation utilisé et vous verrez le vaisseau s’écraser sur la Lune, ou bien se mettre en orbite très elliptique, ou bien passer au large et se mettre en orbite solaire ou terrestre.

    Et oui, les calculs varient aussi d’un processeur et d’un langage de programmation à l’autre. Rien que pour cette raison, prétendre à une précision qu’éxigerait le calcul de la collision à plusieurs années ou mois de deux satellites dont on ne connait que très grossièrement les paramètres du ruskoff relève plus de la divination à la Tessier que du calcul sérieux.

    On peut facilement calculer que les paramètres des orbites les amènent à se rapprocher, mais savoir que tel jour ils se toucheront, c’est impossible en pratique.

    Plus vous augmentez le pas de calcul et plus la précision diminue de la même manière.

    Mais alors prendre un pas de calcul qui se rapproche du temps réel, cela devient inutile de faire des projections dans le futur. Si pour cela vouloir prévoir une trajectoire à telle date revient à le calculer pratiquement en temps réel pour en avoir une précision encore toute relative.

    Ainsi autant lors d’un rendez vous orbital les ordinateurs calculent très rapidement les vecteurs d’accélérations et d’axes à prendre pour rejoindre l’ISS, autant il est impossible de prétendre au km près si dans deux ans tel satellite passera à telle heure au dessus de Paris ou au dessus de Madrid.

    Les variations et perturbations gravitationneles extérieures sont trop nombreuses.

    Même la densité de l’atmosphère à ces altitudes est variable et mal connue. Comme au raz du sol, cette densité qui augmente la trainée des satellites varie selon l’endroit et selon la température, la saison, la position de la Lune qui influe aussi gravitationnellement sur les particules à ces distances là.

    Tous les objets, des plus gros aux plus minuscules sont perturbés par les mascons, les variations de densité de notre planète qui font varier la gravité au dessus de chaque point de la planète, donc sa trajectoire à l’instant t, donc sa trajectoire future qui s’écarte en augmentant des prévisions.

    Perturbés par les planètes, la Lune, les autres objets autour de la Terre.

    Ainsi faire une simulation c’est faire des choix de compromis.

    De même augmentez le nombre de d’orbites d’objets à calculer dans votre simulation et vous augmentez le temps de calcul et diminuez la précision. Lancez une simulation avec juste un satellite autour d’une planète, il vous simulera la trajectoire sur 50 000 ans en quelques dizaines de minutes. Lancez la simulation de plusieurs dizaines de corps, pour arriver à 50 000 ans de simulation il faudra des semaines au même ordinateur.

    Hors le nombre de corps en orbite autour de la Terre est de plusieurs milliers, qui se perturbent l’un l’autre et qui sont perturbés par les planètes du système solaire.

    Il est donc impossible de calculer si tel jour à telle heure au dessus de tel endroit on pouvait voir la Lune à l’époque de Néandertal où si tel jour telle heure deux débrits vont se froler ou pas à quelques jours ou semaines près. Même à quelques mois on a qu’une approximation, une probabilité.

    On le voit très bien pour les astéroïdes géocroiseurs. On sait que dans 30 ans un gros caillou va frôler la Terre, on sait quel jour, quelle heure, mais il est toujours impossible de savoir sérieusement s’il va passer à quelques km ou quelques milliers de km. D’ici là tout peut arriver. Il peut croiser d’autres astéroïdes qui perturbent sa trajectoire, il peut être victime de séismes ou de brisures ou de chocs qui peuvent aussi sérieusement perturber sa trajectoire. Impossible à calculer d’ici là.

    Par contre on peut calculer les paramètres généraux. On peut savoir la distance moyenne de la Lune, sa vitesse moyenne, sa révolution, sa rotation, les marées, la révolution et la rotation terrestre assez facilement.

    Quant aux telescopes, pour pouvoir avoir des données exaustives permettant de connaitre en temps réel chaque objet en permanence il faudrait que la planète soit recouverte de telescopes qui observent à toutes les distances 360 degrés en azimut et en hauteur 24 heures sur 24. Hors la moitié du temps (le jour) c’est impossible, sans compter les nuits où le ciel est couvert.

    Et demandez aux gens de payer des impots pour des telescopes, 99% vous répondront qu’ils préféreraient payer des impots à des choses plus utiles.

    Surtout en cette période de préoccupations ultra terre à terres.

    Ces gens qui sous entendent des théories du complot du genre "mais bien sur qu’on connaissait la date de la collision pourquoi ne nous l’ont il pas dit", etc, je leur conseille sérieusement de réviser leur programmation informatique et leur cours d’astronomie pour comprendre.



    • Gasty Gasty 17 février 2009 09:52

      Tout a une fin, c’est inévitable. Mais prédire quand ???.......


  • Halman Halman 17 février 2009 09:46

    Bien sur le Furtif, c’est ce qu’il se passe en permanence.

    Dans la ceinture de Kuiper et dans le nuage de Oort les milliers de cailloux sont en permanence perturbés.

    Certains se contentent de changer légerement d’orbite, ayant donné un peu de leur énergie à un astéroïde proche ou lui en ayant pris.

    Certains ayant eu des orbites relativement stables pendant des milliers d’années se voient soudain ejectés du système solaire, d’autres transformés en cailloux géocroiseurs ou en comètes.

    Certains se mettent momentanément en orbite autour d’une planète. Par exemple Phobos le premier satellite de Mars dont on sait calculer à coup sur qu’il va s’écraser sur Mars dans quelques dizaines de milliers d’années mais dont on est incapables de dire le jour l’heure et l’endroit avec même la plus grossière des précisions.

    On assiste même à des mise en orbite d’asteroïdes entre eux. Beaucoup sont doubles, triples, voir quadruples, tournant autour l’un de l’autre à des distances de seulement quelques kilomètres à des vitesses de quelques metres par secondes.

    Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune ont tous des satellites troyens, des sattelites reliés gravitationnellements. Certains se sont mis sur les points de Lagrange en groupe, certains se suivent et jouent au yoyo derrière un autre, passant leur temps à accélérer et se retrouver plus loin, puis accélérer et se rapprocher, etc. La Terre a un astéroïde de ce genre qui le suit sur son orbite depuis quelques dizaines d’années.

    A ces vitesses là et à ces gravités ultra faibles, quand ils tombent l’un sur l’autre, ce n’est pas un crash explosif comme on en voit dans les films hollywoodiens tournés par des ignares scientifiques, c’est juste un posé délicat de papillon sur une fleur de l’ordre de quelques millimètres par seconde.

    Aucun dégat. Ils entrent en contact très doucement, leurs moments cinétiques ne font plus qu’un, la gravité et le temps font le reste : ils s’accrètent tout doucement pour former un gros caillou en forme de patate avec des moments de rotation complexes sur les trois axes.

    Quelques fois même un morceau se détache lors d’une rotation un peu rapide, ou lors d’un passage trop près d’une planète les forces de marées gravitationnelles suffisent à le disloquer. Cela s’appelle la limite de Roche. En général ce sont surtout d’énormes séismes et des remises en place de morceaux assez brutalement. On voit bien sur les photos des crevasses gigantesques. On voit même sur certains qu’ils ont été labourrés par une charrue géante. Des sillons parallèles de dizaines et de centaines de km faits par un autre astéroïde qui les a rapés, allant trop vite pour ne pas s’y poser et pour repartir en vitesse de libération. Vitesses de libérations extremement faibles de quelques km/h sur ces petits cailloux.

    D’ailleur une des meilleures blagues d’astronautes : lors d’une croisière sur un astéroïde, vous emmenez votre belle mère. Lors d’une sortie extravéhiculaire, vous balancer une main aux fesses de votre belle mère. Cela suffit à lui donner la vitesse qu’il faut pour la mettre en orbite autour de l’astéroïde. Et quelques dizaines de minutes plus tard elle repasse à la même altitude au ras du sol, pourvu que lors de la rotation du caillou une montagne ne se place pas sur sa trajectoire. Mais à ces vitesses là, il lui suffirait de tendre les bras et les pieds pour s’arrêter. Mais la bonne femme n’ayant pas la moindre notion de mécanique célèste s’en tire surtout avec la frousse de sa vie. smiley

    Dans le cas de la célèbre comète Schoemaker Levy 9 qui s’est disloquée en dizaines de morceaux avant de percuter Jupiter (c’était visible depuis Paris un soir mais qui a levé les yeux pour voir Jupiter quadrupler d’éclat pendant quelques minutes a plusieurs reprises ? Moi j’avais sorti mon telescope, mais mes invités avaient préféré regarder les collisions à la télé, cherchez l’erreur. smiley ), déjà un an auparavant des morceaux de la comète avaient frolé la Terre et l’un d’eux a plongé dans le Pacifique. Mais personne n’y a prété attention, ayant des problèmes bien plus terre à terre à s’occuper.

    Il arrive quand même que certains de ces cailloux soient si précisément suivis qu’on s’inquiete d’une collision sans en être certains, ou qu’on assiste en quasi direct à leur décrochage d’orbites à quelques jours près.

    Mais tous les suivre et les calculer est matériellement, informatiquement et financièrement impossible.


  • Halman Halman 17 février 2009 09:50

    passant leur temps à accélérer et se retrouver plus loin, puis (accélérer) décélérer (bien sur) et se rapprocher,


  • chmoll chmoll 17 février 2009 09:51

    j’voudrais savoir où ils vont se casser la gueule, à 4€ l’kg d’cuivre sans compter l’reste ça m’interresse


  • Emmanuel Aguéra LeManu 17 février 2009 23:34

    Vous qui savez tant de choses sur les cieux, pourriez vous me dire si un objet projeté, on ne sait où, à la suite d’on ne sait quel malheureux refus de priorité ou autre manquement au protocole (bouh !), retrouve nécessairement et si oui au bout de combien de temps, une trajectoire orbitale. Ca doit dépendre de l’angle, de la masse et de la vitesse du débris, j’imagine, mais ça introduit une notion... disons... "altitude variable" qui me semble profitable à du spectacle garanti.

    Exemple :
    "Tiens ? y’a pas de réseau par ici............"


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