vendredi 14 mars 2008 - par

Le créationnisme soumis à la question

A l’heure où la laïcité est remise en question en France et où les questions religieuses prennent une place de plus en plus importante dans des débats politiques aux Etats-Unis, nous assistons à une vague de tentatives d’immixtion du religieux dans les domaines scientifiques. Ainsi, des élus de haut niveau [1] militent pour que le créationnisme soit enseigné à l’école, considérant cette hypothèse comme scientifiquement équivalente à la théorie darwinienne [2]. Ils évoquent l’abandon du « dogme de l’évolution » et l’introduction dans la recherche de la notion du divin, bref, une nécessité de considérer sérieusement le « créationnisme scientifique ». Quels fondements pour ce courant ? La théorie de l’évolution a-t-elle la même valeur théorique que le créationnisme ?

Nous ne distinguerons que les courants de pensée principaux sans nous soucier des multiples variantes :
Le créationnisme nous dit que les êtres vivants n’évoluent pas et ont été créés par Dieu tels qu’ils sont aujourd’hui.
L’évolutionnisme : les espèces ont évolué, les premières formes de vie étaient des êtres unicellulaires, les mécanismes d’évolution étant multiples.
Une fois le concept d’évolution admis [3], nous pouvons distinguer deux courants :
Le dessein intelligent (« intelligent design  » en anglais, ou « ID ») qui prétend que l’évolution est dirigée et qu’elle a une finalité. Si finalité il y a, elle doit être fixée par un être conscient qui aurait le pouvoir d’influer sur la vie. En cela, le dessein intelligent se rapproche du créationnisme car il suppose l’existence d’un être supérieur.
La théorie synthétique de l’évolution : des mutations ont lieu aléatoirement et des phénomènes de sélection trient les espèces, l’existence de chaque espèce (dont l’espèce humaine) est une contingence.

Qu’est-ce qu’une science ?

La science, en première approche, est un ensemble de connaissances dites objectives. Elles doivent être universellement reconnues, c’est-à-dire qu’elles ne doivent pas dépendre des points de vue, ni des cultures, ni des préférences ou opinions de chaque personne. Par exemple, la relativité générale est la même pour un Français ou un Chinois.

Pour démarquer ce qui relève de la science ou non, Karl Popper affirme qu’une théorie scientifique doit être réfutable [4]. Par exemple, l’observation de quelques corbeaux noirs nous permet d’induire la théorie que « tous les corbeaux sont noirs ». Tant qu’on observe des corbeaux noirs, cette théorie n’est pas réfutée mais cela n’est pas suffisant pour confirmer définitivement cette théorie. Pour cela, il faudrait observer tous les corbeaux existants de l’univers. L’observation d’un seul corbeau non noir réfuterait cette théorie. Si cela se produisait, nous saurions que tous les corbeaux ne sont pas noirs, nous pourrions affiner notre théorie en essayant de comprendre dans quel contexte les corbeaux sont noirs et dans lequel ils ne le sont pas, nos connaissances auraient ainsi progressé.

Même sans tenir compte de ce critère strict, auquel cas le créationnisme serait immédiatement exclu du domaine scientifique (l’existence de Dieu n’est pas réfutable, le fait qu’il ait créé la vie sur Terre non plus), nous pouvons dire qu’une théorie scientifique doit être au minimum expérimentable universellement, c’est-à-dire que l’expérience doit être reproductible : ainsi, il n’y a pas d’exigence de croire sur parole, chacun peut vérifier par lui-même (nous mettons de côté le cas particulier des mathématiques).

Pour cette raison, la science ne se limite qu’au monde matériel qui est accessible à tous, elle est donc méthodiquement matérialiste. Une erreur fréquente est la confusion de cette méthode matérialiste avec une quelconque philosophie matérialiste. Si la science ne se préoccupe que du matériel, elle ne dit rien sur l’immatériel, ni sur le spirituel. Certes, elle part de l’idée qu’il existe une réalité, celle à laquelle nous avons accès, mais c’est le minimum nécessaire (si aucune réalité n’existe, que faisons-nous en ce moment ?), et surtout, elle n’est basée sur aucun monisme [5] : elle ne dit pas qu’il n’y a qu’une seule réalité.

Donc, une théorie scientifique doit être vérifiable et tant qu’elle est vérifiée, on la considère comme « vraie » temporairement, jusqu’à preuve du contraire, la réfutation étant potentiellement possible. La certitude absolue est inatteignable par la méthode scientifique bien qu’elle la vise.

Deux théories sont comparables par leurs « vérisimilitudes » [6], on dira par exemple que la physique d’Einstein a une plus grande vérisimilitude que celle de Newton, cela n’empêche pas la physique de Newton d’être suffisamment précise pour des calculs en mécanique d’une certaine échelle. L’absence de certitude n’est donc pas un problème dans la recherche scientifique, elle est même nécessaire car elle permet à la science de ne pas s’enfermer dans des dogmes et d’évoluer.

Enfin, entre deux théories, suivant le principe de parcimonie, on préférera celle qui nécessite le minimum d’explications ad hoc [7] pour garder sa cohérence.

Amalgames

Les créationnistes accusent souvent la science d’être matérialiste (philosophiquement) voire marxiste. Nous avons vu ci-dessus en quoi ces accusations sont sans fondement.

L’évolution a aussi été attaquée car elle est assimilée au « darwinisme social » ainsi qu’aux idéologies de ce genre. Pourtant, la théorie de l’évolution n’est qu’une explication et une description de la nature et non un projet politique. Le terme « darwinisme social » est un détournement du darwinisme.

Le créationnisme et l’ID reposent sur la supposition de l’existence d’un créateur, qu’on peut assimiler à « Dieu ». La théorie synthétique de l’évolution, elle, n’inclut pas de déité : un être supérieur n’est pas nécessaire pour expliquer l’évolution mais rien ne l’empêche d’exister, même s’il n’a pas de rôle. La théorie de l’évolution ne dit rien sur l’existence ou l’inexistence de Dieu puisqu’elle ne dit rien sur Dieu, elle n’est donc pas liée à une quelconque idéologie athée.

Elle n’est pas en accord avec les religions monothéistes à propos de la place de l’Homme : selon ces croyances, l’Homme serait créé par Dieu, il serait même la finalité de la création.

Selon la théorie de l’évolution, l’existence de l’Homme est, par contre, une contingence. Ce n’est qu’une remise en question de la place de l’Homme dans l’univers et non une remise en question d’un théïsme quelconque.

Les créationnistes introduisent « Dieu » dans leur théorie. Or, les problèmes d’un tel concept sont multiples :
Sa définition varie selon les religions, les croyances, les opinions personnelles, et les quelques qualificatifs récurrents tels que « omniscient » et « omnipotent » entraînent des paradoxes.
« Dieu » étant indéfini et inexpérimentable, son existence n’est ni vérifiable, ni réfutable.
L’existence d’un créateur omnipotent, Dieu, posée en tant qu’axiome rend toute proposition impossible à critiquer. On pourrait prétendre que Dieu a créé la Terre il y a 6000 ans et que les strates géologiques ainsi que les fossiles sont des créations divines pour nous faire croire que le Terre serait plus vieille. Telle était la thèse d’Edmund Gosse [8] au milieu du XVIIIe siècle. Elle est parfaitement logique mais elle implique que le monde aurait très bien pu être créé il y a 100 ans ou 1 semaine, nos souvenirs ayant été implantés par le créateur, nous ne verrions pas la différence. Avec « Dieu » en tant que prémisse, on peut tout affirmer et son contraire. Cette apparence de logique infaillible des créationnistes n’est que du sophisme.

Le créationnisme ne peut donc être scientifique. « Créationnisme scientifique » est un bel exemple d’oxymore.

Deux théories autant plausibles l’une que l’autre ?

A première vue, nous avons d’un côté la théorie de l’évolution des espèces et de l’autre, celle du créationnisme.

Pour vérifier directement l’évolution des espèces, il faudrait remonter le temps et observer la vie pendant des milliards d’années, ce qui est impossible. De plus, la théorie synthétique de l’évolution nous dit que l’évolution qui a eu lieu est contingente, ce qui veut dire qu’elle aurait pu se dérouler autrement, il n’y avait donc aucune garantie qu’elle se déroulât telle qu’elle l’avait fait, dans les moindres détails. Une vérification par répétition est donc quasiment impossible [9].

Comme toutes les théories des sciences historiques, cette théorie fait des rétrodictions [10], contrairement aux sciences exactes, comme la physique, qui font des prédictions et qui, par conséquent, sont vérifiables directement. Néanmois, la possibilité de remettre en question toutes les preuves n’empêche nullement les inférences [11] : il y a un faisceau de preuves qui témoigne d’une évolution :

- Les nombreux fossiles aux formes intermédiaires [12], certaines lignées sont relativement complètes [13].

- On peut observer l’apparition de nouveaux caractères. Exemples de mutations : l’escargot Littorina obtusata [14], l’apparition des insectes résistants au DDT, les nouvelles résistances des microbes aux antibiotiques.

- Depuis les découvertes sur la génétique, la théorie de l’évolution est devenue expérimentable : on peut empiriquement constater des mutations [15] chez les bactéries et l’hérédité de ces mutations [16]. Autre exemple, le rôle des gènes HOX [17] est observable chez les drosophiles mutantes [18].

La théorie synthétique de l’évolution permet la résolution de divers problèmes, elle explique :

- La diversité des espèces.

- La forme en arborescence des schémas taxinomiques du vivant.

- La concordance globale entre une phylogénie [19] morphologique et une phylogénie moléculaire.

- La relation entre la complexité des espèces et leur répartition temporelle et spatiale [20].

- La présence de structures organiques vestigiales [21].

Tous ces phénomènes sont indépendants et sont expliqués par cette théorie qui est bien plus qu’une hypothèse sans fondement. Bien qu’elle comporte des interrogations, qu’elle est encore en chantier, elle est de loin la plus satisfaisante. Il faudrait donc plutôt parler de paradigme [22] de l’évolution des espèces.

L’observation des strates géologiques et des fossiles nous apprend que les premières formes de vie sont apparues il y a 3,5 milliards d’années, sous forme de bactéries.

-1,4 GA, apparition des eukaryotes.

-1,2 GA, apparition d’organismes multicellulaires.

-542 MA, explosion cambrienne avec l’apparition d’organismes à petites coquilles.

-345 MA, apparition des premiers animaux en dehors de l’eau.

Il y a eu aussi plusieurs grandes extinctions qui touchaient une grande majorité des espèces.

Nous constatons donc qu’il y a une complexification progressive des formes vie avec apparition de nouvelles espèces au cours du temps. Par exemple, nous n’avons pas trouvé de fossiles d’hommes modernes datant du précambrien.

Pour sauvegarder le créationnisme, il faut supposer que la création a dû avoir lieu à plusieurs moments dans le temps puisque de nouvelles espèces auraient remplacé celles qui ont disparu.
Suivant le principe téléologique, on peut se demander dans quel but les espèces disparues ont été créées. Le créateur connaîtrait-il des ratés ? Suivant ce même principe, il faudrait aussi expliquer la présence des organes inutiles : pourquoi, par exemple, la baleine a-t-elle une structure osseuse de pattes postérieures ?

Bien sûr, avec un créateur omnipotent en tant que prémisse, on pourrait toujours inventer une explication ad hoc pour parer à chacune de ces objections. Mais suivant le principe de parcimonie, le paradigme de l’évolution est meilleur que l’hypothèse du créationnisme car il nécessite moins d’explications ad hoc pour être cohérent, tout en ayant un pouvoir explicatif beaucoup plus grand.

On ne peut pas affirmer formellement que le créationnisme est faux, puisqu’on ne peut le réfuter, mais c’est une hypothèse inutile puisqu’on en possède une qui est meilleure et éprouvée. On peut comprendre que les gens y aient cru pendant des siècles, faute de mieux, mais depuis plus d’un siècle, nous possédons un paradigme qui a largement fait ses preuves pour expliquer le développement du vivant.

Dangers d’une vision téléologique

Supposons que le créationnisme soit justifié scientifiquement : l’existence de l’Homme serait donc le résultat d’une volonté divine. Cela reviendrait à justifier scientifiquement certains comportements précis et à condamner les autres : par exemple, la femme aurait un rôle divin, celui de procréer. Ne pas accepter ce rôle, en utilisant des moyens de contraception par exemple, serait la violation d’une volonté divine démontrée scientifiquement. Il en serait de même pour l’homosexualité qui serait alors un comportement condamnable.

Un tel système serait antidémocratique puisque les lois n’auraient plus à être décidées par le peuple mais par une science qui prétendrait connaître la volonté de Dieu. Nous serions ainsi enfermés dans une forme de scientisme radical qui gouvernerait même l’éthique et la morale. Une morale avec une base scientifique aurait-elle encore un sens moral ?

Conclusion

La liberté de croire est inaliénable à l’Homme, libre à certains d’être sceptiques face aux découvertes faites par la science, celle-ci ne prétend pas détenir la vérité. Cependant, rejeter la théorie synthétique de l’évolution nécessite d’adopter un scepticisme radical, extrême. Il est étonnant que les créationnistes qui le manifestent ne soient plus du tout sceptiques quand ils sont devant les Ecritures. Leur scepticisme n’est pas signe d’ouverture d’esprit, il n’est qu’une façade pour masquer leur dogmatisme.

Une recherche authentique pour comprendre l’univers se fait à partir de l’observation, sans a priori, et les théories construites n’ont pas pour finalité de justifier une quelconque idéologie mystique. Or, c’est à partir des Ecritures que les religieux érigent leurs théories qui doivent concorder impérativement avec leur croyance. Leur finalité est d’imposer leur croyance via une justification qui se voudrait « scientifique ».

L’histoire est parsemée de tentatives de l’Eglise de censurer la science. Ainsi, les livres sur la rotation de la Terre furent interdits jusqu’en 1835, soit plus de 200 ans après sa découverte. Des religieux ont même refusé la simple observation des lunes de Jupiter (le père Christophorus Clavius soutenait que ces lunes étaient créées par la lunette astronomique). Il a fallu des siècles pour que l’Eglise cesse les censures sur les découvertes astronomiques. L’âge de 6000 ans de la Terre a aussi été défendu avec acharnement par les théologiens qui ne voulaient pas voir la moindre partie de leur dogme s’effondrer face à des évidences géologiques. La résistance face à l’évolution des espèces n’est que la continuité de ce déni de la réalité.

La séparation de la science et de la théologie est aussi importante pour la démocratie que la séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux. Que l’une ou l’autre fasse défaut et nous sombrerons de nouveau dans l’obscurantisme, ceci mènera vers un système totalitaire de pensée qui ne tolérera pas la remise en question des Ecritures, comme ce fut le cas par le passé.

1 : En automne 2006, le vice-ministre de l’Education polonais, Miroslaw Orzechowski, et le député européen Maciej Giertych ont pris position « contre Darwin ».

En février 2004 Letizia Moratti, ministre italienne de l’Education et de la Recherche, proposait un décret pour interdire tout cours sur l’évolution dans le primaire et le secondaire.

En 2004, Liliana Colic, ministre serbe de l’Education, a voulu que la théorie darwinienne de l’évolution soit enseignée avec des thèses créationnistes à parts égales.

En 2005, la ministre de l’Education Maria Van der Hoeven des Pays-Bas voulut introduire les thèses de l’ID.

En juin 2007, Luc Van den Brande, le président du Conseil de l’Europe ultra-catholique, et le Conseil de l’Europe avec lui, ont enterré le rapport de Guy Lengagne qui analysait les avancées du créationnisme dans les systèmes éducatifs européens et préconisait leur retrait du cursus scientifique.

Les passages ci-dessous sont largement repris de l’article :

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap1/lecointre2.html

2 : « Théorie darwinienne » : en toute rigueur, la théorie de l’évolution de Darwin originale est depuis sa naissance complétée par des découvertes dans les domaines génétique, biologique et paléontologique ; on parle à présent de « théorie synthétique de l’évolution ».

3 : Le pape Jean-Paul II a reconnu l’évolution des espèces dans son discours devant l’Académie pontificale des Sciences le 22 octobre 1996.

« Aujourd’hui, près d’un demi-siècle après la parution de l’Encyclique, de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l’évolution plus qu’une hypothèse. »
http://www.hominides.com/html/theories/jean_paul_evolution.html

4 : La Connaissance objective, Karl Popper, 1972

5 : Monisme : « Le monisme est une notion métaphysique très ancienne qui veut que le monde ne soit formé que d’une seule substance ou une seule réalité fondamentale », Wikipedia

6 : http://fr.wiktionary.org/wiki/verisimilitude

7 : Ad hoc : « fait expressément pour ». Hypothèse ad hoc : « Hypothèse auxiliaire formulée après coup dans l’unique intention de sauver une hypothèse H [...] généralement une telle hypothèse complexifie inutilement H. », Robert Nadeau

8 : Omphalos, Edmund Gosse, 1857

9 : Cependant, la possibilité de découvrir des traces de vie sur d’autres planètes comme Mars pourrait nous montrer comment la vie s’est développée ailleurs.

10 : Rétrodiction : explication d’un fait passé.

11 : Inférence : « Opération par laquelle une proposition est acceptée dont la vérité n’est pas admise directement, mais en vertu de sa liaison avec d’autres propositions », Robert Nadeau

12 : Des poissons aux amphibiens : Eusthenopteron, Icthyostega.

Des amphibiens aux reptiles : Seymouria

Des reptiles aux oiseaux : Caudipteryx

Des mammifères terrestres aux mammifères marins : Pakicetus

13 : De moerithérium à l’éléphant

http://www.britannica.com/eb/art-53263/Elephants-and-some-of-their-ancestors

De l’eohippus jusqu’au l’equus, le cheval moderne

IUFM de Grenoble

http://www.chez.com/goodelie/cheval_divers/historic/evolution.html

14 : Au début du siècle, en 15 ans, ces escargots ont changé, ils ont une coquilles plus rondes et plus épaisses. Leurs prédateurs sont des crabes qui cassent les coquilles avec les pinces. Les escargots avec les coquilles les moins arrondies ont été définitivement éliminés.

15 : Une mutation peut être neutre, favorable ou délétère. Une mutation neutre, c’est-à-dire sans valeur sélective, est distribuée suivant la dérive génétique. Cependant, dans la pratique, les choses sont plus nuancées, il y a par exemple le polymorphisme balancé illutré par la maladie drépanocytose : les sujets homozygotes tombent très malades mais pas les hétérozygotes qui sont plus résistants face à un parasite nommé plasmodium.
Planète Gène

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Luria_et_Delbr%C3%BCck

Expérience de Richard E. Lenski avec la bactérie Escherichia coli « Dynamics of Adaptation and Diversification : a 10000 Generation Experiment with Bacterial Populations », Proceedings of the National Academy of Sciences USA, 1994

17 :
http://www.ircm.qc.ca/microsites/aff_publiques/uploads/documents/ms_textes/pages_de_20061120_forum12.pdf

http://www.edu.upmc.fr/sdv/masselot_05001/biodiversite/duplication2.html

18 :
http://www.ac-reims.fr/datice/svt/docpedagacad/lycee/sciencvie/genetique/genedevelop/genehox.htm


19 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Phylog%C3%A9nie

http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/imgArt/arbres/zglobal.html

20 : En schématisant : les fossiles les plus profonds sont les plus anciens. En examinant leur répartition en profondeur, nous constatons que les formes de vie les plus anciennes étaient des êtres procaryotes puis, au-dessus (donc moins anciens), on trouve des eucaryotes puis encore au-dessus, des êtres multicellulaires.

21 : Structures vestigiales : ce sont des structures anatomiques inutiles à la survie d’une espèce mais qui en auraient une chez d’autres. On peut citer par exemple la fente pharyngienne inutile chez l’homme, mais nécessaire pour la respiration branchiale ou des structures osseuses de membres inférieurs chez la baleine.

22 : Paradigme : modèle exemplaire de résolution d’énigmes.




231 réactions


  • foufouille 15 mars 2008 15:07

    je considere la sciento comme plus dangereuses a cause du nom et de son elitisme par l’argent

    pour le vatican, il faut deja etre monotheiste sinon ca marche pas


  • bob220 15 mars 2008 17:57

    Simple : une théorie n’est scientifique que si elle est réfutable (Popert). Dans le cas du créationnisme, Dieu a tout fait un point une barre, rien à redire...donc ce ne peut pas être une théorie scientifique.


  • foufouille 15 mars 2008 18:14

    Ha, combien de gens refutent et combien sont sont ejecter par ceux qui ont deja refuter


  • maxim 15 mars 2008 19:55

    et pis d’ailleurs ,c’est même pas vrai que le bon dieu il a fait la terre en 6 jours ...

    où qu’c’est qu’il a eu un calendrier ? hein ?,et une montre ? hein ....

    et puis c’est pas lui non plus qu’a inventé la mobylette ...

    c’est le Petit Chaperon Rouge ...

    parce que : tire tire la chevillette ,et la Mobylette chéra .


  • moebius 16 mars 2008 01:32

     les créationnistes ont une lecture littérale de la bible. Pour eux c’ est écrit dans un livre et c’est ainsi, ce livre c’est la loi et la loi est écrite plutot par Dieu et avec.... une pointe bic..on cherche le rapport de ce fétichisme de la pointe bic divine avec Darwin ?.. lui qui écrivait et dessinait avec des plumes de canard


  • carlos2b 16 mars 2008 10:54

     Bonne contribution qui éclaire le débat ;j’aimerais cependant avoir une analyse sur les motivations de ces differents mouvements créationnistes, notamment aux US, qui impliquent une partie importante de la population...et pas uniquement les plus ignares.


  • foufouille 16 mars 2008 11:50

    le creationnisme est base sur la bible au USA. c’est peut etre une facon d’avoir une identite. la these officielle scientifique met la "creation" de l’homme prehistoritique au milieu de l’afrique (l’eden) avec une seule "race " au depart. ils pourraient dire :nous sommes la 1° race

    il y a aussi les musulmans qui ont leur version, etc..


  • Jason 16 mars 2008 16:08

    La preuve que Dieu existe : il a mis fin au bavardage ambiant sur ce fil aujourd’hui à 11h50 (voir ci-dessus Foufouille).

    Oui, vraiment article fort savant et très bien documenté. Mais doit-on en arriver là pour discuter avec le plus grand sérieux d’une idée qui ne tient pas debout : le créationnisme ?

    La bible, écrite par les hommes à qui le soi-disant Dieu aurait parlé.

    "Il est important de ne pas prendre de la cigüe pour du persil, mais n’est pas important de savoir s’il y a un Dieu ou pas... Dieu est une créature bizarre qui se préoccupe davantage de ses pommes que de l’homme" (Diderot, pensées philosophiques).

    Le créationnisme, c’est la porte ouverte à la prédestination, querelle des jansénistes, des sociniens, et autres disputes théologiques d’un autre siècle. Et de là à passer à un ordre social qui nous échappe, il n’y a qu’un pas...

    Ah, non vraiment, comme si il n’y avait pas assez de conneries, d’idéologies fumeuses, et pensées funestes dans nos sociétés ! Je proposerai une énième ânnerie : le créationnisme à l’envers : c’est l’homme qui a créé Dieu. Démontrez-moi le contraire.


    • foufouille 16 mars 2008 17:00

      dieu a ete cree par l’homme...

      chaque homme emet des particules inconnus d’energie (peut etre etendu au vivant). c’est le principe du mage. soit certains arrive a manipuler cette energie. soit l’energie s’assemble par identite deique et permet ainsi a ceux qui croit en ce dieu de profiter de cette energie/deite.

      ainsi les dieux disparaitrait avec l’idee de dieu et un nouveau serait cree. la terre pourrait etre vivante et etre gaîa.

      toutefois le point de vue du mage pourrait s’appliquer a l’etat et ses sbire. ce qui expliquerait que nous ne pouvons nous debarasser d’hommes politique vereux


  • poetiste 17 mars 2008 10:57

     

    Doute, apanage des gens honnêtes.

    Les religieux ont perdu petit à petit leurs illusions, leurs certitudes au fur et à mesure des découvertes scientifiques. Ils refont toujours le procès de Galilée et reculent pas à pas. La certitude est l’obsession des esprits obscurs qui fait perdre le discernement. La méthode matérialiste n’est rien d’autre que l’approche scientifique prudente des phénomènes qui régissent le monde. Le religieux est obscurantiste dans la mesure où il s’oppose à une recherche, scientifique honnête, ne sachant oublier la programmation culturelle qu’on lui a imposée et ne la mettant surtout pas en doute car on lui a aussi inculqué les notions de sacré et de blasphème, ces jalons arbitraires qui sont aux prémices d’une légende de civilisation. Quand on ne sait pas, on invente. On invente un dieu qui nous convient en oubliant de raisonner raisonnablement, c’est-à-dire scientifiquement. La mauvaise volonté est évidemment du côté de ceux qui ont des certitudes bien arrêtées car le scientifique, lui, il observe, il est en recherche ; il ne sait pas ce qu’il va trouver ; il est toujours surpris. Le scientifique honnête ne dit pas que la création manque d’intelligence, bien au contraire. Il est bien placé pour discerner l’esprit des choses et c’est bien ce qu’il recherche. L’homme est en perpétuelle recherche. Mais voilà, certains hommes s’arrêtent et se figent sur des concepts arbitraires de croyances dites religieuses et, qui plus est, font la guerre à ceux qui ont le courage de faire usage de leur raison, de dépasser les tabous des sacralisations et interdits religieux qui ne servent que le pouvoir de certains. On peut faire une belle carrière de tyran au sein d’une religion expansionniste. Avec des idées simples, on mène le monde. Ainsi un chef de tribu décide de sacraliser un objet et promulgue une loi qui condamnera à mort quiconque transgressera cette sacralisation ou ne lui vouera pas un culte. A partir de cette sacralisation, le cacique en question suscitera des sentiments de peur, de culpabilité. Réduire pour gouverner, voilà un exemple de ressort dans une tribu religieuse. Le dieu est donc, en ce cas, une idole au service du pouvoir des puissants. Le religieux tribal invente un dieu et le scientifique admire l’harmonie et l’intelligence  de la création ; lequel des deux est le plus spirituel ? L’un croit savoir et l’autre cherche ; lequel est le moins fou ? Le créationnisme plaît aux gens très simples d’esprit dans le genre simpliste. Le créationniste arrête la genèse à une date précise alors que celle-ci est une éternelle gestation. Le chercheur scientifique a sa raison d’être, il ouvre des voies sur la planète, il participe de la création. Il est paradoxal de constater que des personnes qui prétendent connaître un dieu puissent s’opposer à ce travail de l’esprit. Obscurantisme, quand tu nous tiens ! L’obscurantisme, c’est la stagnation sur une idée arrêtée, c’est la bernique qui s’accroche au rocher, c’est la non évolution de l’évolutionnisme, c’est la pesanteur. Les tatoués de culture religieuses ont fort à faire pour se libérer la pensée. On peut concevoir qu’il leur faille aussi inventer le paradis car sans cette illusion, leur vie perdrait toute consistance. Pourquoi cette incommunicabilité des êtres ? La confusion des langues est là, auprès de ceux qui ont une tour de Babel dans la tête. Si la création est une oasis harmonieuse dans un grand chaos, pourquoi ne nous sentirions-nous pas tous, ensemble, ouvriers de cette harmonie. N’est-ce pas là une juste fierté d’homme ? Il faut vivre en bonne intelligence avec le mystère de la vie, pas lui inventer des normes. Il faut se remettre à sa place, celle d’une particule élémentaire à courte durée de vie. Cherchons ! Ne nous arrêtons pas sous peine de devenir idiots et extrémistes, (pléonasme). Le sens de l’axiome n’est pas plus démontrable dans la vie qu’en mathématique. Vive la vie !

    A.C


  • Proto 17 mars 2008 11:17

    Mr Maugis,

    Votre réaction est très pertinente, merci.
    Ceci dit, je trouve que l’article de Mr Mjolnir, est de très bonne facture pour une analyse gratuite, en effet les médias payants ont une fâcheuse tendance à stéréotyper ce que l’on peut dire du créationnisme, dans un sens comme dans l’autre, et je n’irais pas jusqu’à dire que son point de vue est faux quand aux accusations que portent les créationnistes sur les scientifiques, bien que je ne cautionne évidemment leur vision des choses.

    Cela étant je voudrais ajouter ceci : les tenants de la théorie créationniste sont encore marginaux dans le monde chrétien, et il faut faire très attention à ce que la part obscurantiste de leur réflexion ne « contamine » pas les chrétiens « progressistes », car il ne s’agit ni plus ni moins d’une interprétation littérale, étriquée et somme toute réductrice de la connaissance symbolique encapsulée dans les textes sacrés, interprétation qui dessert aussi comme vous le dites justement une idéologie de droite, comparable à beaucoup d’autres théories fondamentalistes.

    Si les théologiens pouvaient s’abstenir de jouer les scientifiques et vice-versa, ça laisserait moins d’espace pour les théories farfelues.


    • Proto 17 mars 2008 11:23

      Charles Ingals :
      "La laïcité est ce qui permet la mixité des diverses cultures et religions. Il faudrait être un âne pour la remettre en cause, non ?"

      Je dois être un âne alors, beaucoup de pays permettent la mixité des diverses cultures et religions sans aucune laïcité.
      Je dirais plutôt que se serait une régression que de vouloir la voir disparaître en France puisqu’elle fédère les athées et agnostiques, largement représentés dans ce pays.


    • Charles Ingalls 17 mars 2008 11:42

      Alors reprenons, j’ai écrit :

      "La laïcité est ce qui permet la mixité des diverses cultures et religions. Il faudrait être un âne pour la remettre en cause, non ?"

      Vous écrivez :

      (Proto) "Je dois être un âne alors, beaucoup de pays permettent la mixité des diverses cultures et religions sans aucune laïcité. Je dirais plutôt que se serait une régression que de vouloir la voir disparaître en France"

      Pouvez-vous m’expliquer la différence cher Proto ? Et en quoi vous sentez vous visé puisque vous êtes d’accord avec moi ?

       


  • Deneb 17 mars 2008 11:34

    Dieu existe ! Je suis arrivé à me garer en plein centre ville !


  • Proto 17 mars 2008 15:01

    Je ne me sens pas particulièrement visé, je voulais juste vous faire remarquer que si votre assertion est "juste" en France, elle ne l’est pas forcément ailleurs.


    • Charles Ingalls 17 mars 2008 16:57

      (Proto) "si votre assertion est "juste" en France"

      C’est vrai que je ne l’avais pas précisé effectivement mais c’est bien de la laïcité en France dont je parlais...

      En même temps c’était du second degré pour dénoncer l’attitude puérile et inconsciente de qui vous savez...Mais je suis sûr que vous aviez compris...


  • Proto 17 mars 2008 19:22

    Je serais heureux que vous développiez votre postulat selon laquel l’athéisme est une conception complète, démontrable et justiable.

    Ensuite de dire en quoi le "matérialisme dialectique" deviendrait cohérent par la démonstration de l’existence de Dieu.

    C’est un peu dire tout et son contraire non ?

     


  • foufouille 18 mars 2008 10:57

    @ maugis

    "conception globale du monde qui soit aussi cohérent que le marxisme."

    j’aimerais savoir quand elle a ete applique.

    l’urss et la chine ont montres qu’une belle theorie pouvait se transformer en cauchemar/etat-dieu comme pour le creationnisme


    • Charles Ingalls 18 mars 2008 15:51

      (Michel Maugis) "L´URSS et la CHINE et d´autres démontrent la supériorité du marxisme sur le non-marxisme de façon éclatante. "

      [Mode voix basse activé]

      Pssstttt...Michel...l’URSS n’existe plus...

      [Mode voix basse désactivé]


  • frédéric lyon 18 mars 2008 15:54

    Et la Chine communiste, non plus.


  • foufouille 18 mars 2008 17:01

    et si on prend Cuba ?

    c’est mieux. ils ont effectivement reussi a survicre a un blocus continu.

    j’ai rien du tout contre le marxisme. j’aime bien les theories egalitaires.

    simplement le creationisme a ete applique, le marxisme aussi. c’est donc les hommes les responsables et non les theories. d’ailleurs la republique on peut voir a quoi elle ressemble.

    une theorie ne sert a rien si elle n’est pas applicable. le marxisme pourrait etre ameliore mais je ne suis pas un expert......

     


  • foufouille 18 mars 2008 17:04

    "Avant le christianisme existait le paganisme qui était en fait un a-monothéisme guidé par l´ignorance."

    vu le peu de document c’est vite dit


  • foufouille 18 mars 2008 17:42

    @ maugis

    si vous avez des liens marxiste avec des pdf gratuit je suis preneur


  • foufouille 18 mars 2008 18:43

    @ maugis

    c’est vrai que la seule solution contre l’americanisme est le marxisme

    l’amsud se reveille tant mieux. mais et nous ?

    perso j’ai pas assez de ble pour m’incruster las bas

    le principal eceuil est le probleme etat/dieu. comment le resoudre ?


  • franc 19 mars 2008 16:58

    Mr Maugis --------------ne pinaillez pas trop sur les mots qui ont souvent plusieurs sens ou des sens extensibles suivant l’auteur qui les utilise------------------------------------------et quand mr Mjolnir parle de méthode matérialiste par nécessité de la science il exprime à peu près la même idée ou pensée que vous lorsque vous dites que la science est matérialiste par nature

    Je m’étonne que mr Philou qui a un certain niveau d’intelligence et de culture s’accoquine encore avec les partisans de l’ID qui je pense ont d’autres idées en tête ou arrières-pensées pas très louables alors que l’on peut encore lui accorder une intention sincère non malhonnête du moins à première vue

    car s’il déclare croire à la thèse créationniste del’lD qui rejette l’évolutionnisme comment peut il admettre en même temps la théorie du Big Bang qui s’impose plus encore scientifiquement que le Darwinisme

    en effet le principe de l’évolution de l’espèce humaine est la conséquence nécessaire du principe du Big Bang si l’état de l’¨tre humain aujourd’huis et l’étatsdes êtres en général au moment du Big Bang qui ne sont réduits qu’à des particules des forces élémentaires ,aucune vie animale ne peut se former à la température de plusieurs millions de degrés--------------------------------et si l’on ne peut croire à la génération spontanée en science il faut bien un certain temps pour passer de la forme particulaire ou ondulatoire à la forme humaine-----------------------c’est cela l’évolution


  • franc 19 mars 2008 17:54

    Il est à remarquer que les plus virulents opposant à la thèse évolutionniste appartiennent à ceux qu’on appelle les gens du Livre,les croyants des religions du Livre,biblistes ou coranistes,les néoprotestants et les islamistes--------------------------ne serait-ce pas parce que la théorie de l’évolution entre en contradiction avec leurs écrits déifiés

    par contre l’Eglise Catholique qui a rejeté officiellement la notion de religion du Livre admet officiellement et la théorie de l’évolution et la théorie du Big Bang

    d’autre part,mr Philou,vous confondez le domaine de la science et le domaine philosophique ou métaphysique-------------------------------------------------quand bien même l’ID serait vraie en philosophie elle est fausse sur le plan scientifique et pire que cela elle est nulle ,sans valeur voire nuisible sur le plan scientifique

    La science et l’esprit scientifique a fait un grand pas en se séparant définitivement dans sa méthode de la métaphysique --------------------et sa méthode est mathématique et expérimentale

    L’ID n’est pas une théorie scientifique mais une idée philosophique-------elle ne peut même pas être considéré comme un paradigme scientifique-----------------------car elle introduit des notions et des concepts irrecevables en science car non mathématisables et non expérimentables----------------------------peut-on mathématiser une nature ou intelligence spirituelle dotée et animée par une volonté absolument libre

    un esprit ou une force immatérielle n’est pas perceptible expérimentalement et une volonté absolument libre s’oppose à toute loi de nécessité de la mathématique,à tout déterminisme et donc à toute prédictibilité ce qui est le role de la science

    La théorie de l’évolution utilise le concept du hazard qui à première vue n’est pas une notion scientifique à proprement parler,mais néanmoins participe du paradigme scientifique---------------------on peut même étudier les lois du hazard et en former une science mathématique les lois de la probabilité et de la statistique-------------------------et la probabilité et donc le hazard est utilisé dans les axiomes même de la mécanique quantique qui est la science la plus performante en matière de prédictibilité actuellement

    les partisans de l’ID sont comme ces gens qui croient qu’il existe un esprit intelligent dans l’ordinateur sous prétexte que celui-ci accomplit des tâches intelligentes

    or il n’y a rien de plus bête que l’ordinateur qui ne possède que l’intelligence machine c’est à dire celle de reconnaitre le 1 ou le 0 du langange machine informatique

     

     


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