mardi 9 février 2010 - par olivier cabanel

Sortir en douceur du nucléaire

En 2007, près de 60% des français se prononçaient en faveur d’une diminution du nucléaire en France, ils sont aujourd’hui encore plus nombreux à vouloir en sortir

En effet, en 1994 les personnes hostiles au nucléaire avoisinaient les 30%, puis atteignaient 35% en 1999, et enfin 44% en 2002. lien

Dans un sondage BVA de juillet 2006, on apprend qu’ils sont 81% à considérer que le nucléaire est une énergie à risque,

54% ne trouvent pas normal d’investir 3 milliards d’euros dans la construction d’une nouvelle centrale nucléaire (le nouveau EPR va couter 6 milliards) 80% sont favorable à l’organisation d’un référendum sur ce sujet, et enfin 84% sont prêts à se tourner vers les énergies renouvelables. lien

Tchernobyl en est surement l’une des raisons, mais l’accumulation des accidents dans les centrales françaises n’y est pas pour rien. lien

Et puis les Français voyant ce qui se passe dans le reste de l’Europe n’acceptent pas que nous ayons le bonnet d’âne en la matière. lien

Freiburg en Brisgau, par exemple, ville allemande de 200 000 habitants est en tête des villes les plus écolo d’Europe.

Question énergie photovoltaïque, ils ont un taux record avec 31,3 watts par habitant.

Ce qui est un exploit si l’on tient compte de leur ensoleillement limité (1740 heures par an : notre Provence en récolte 1000 heures de plus). lien

On imagine sans peine le développement que pourrait prendre cette filière en France, puisque notre potentiel solaire est de 60 GTEP (700 000 TWh) lien.

Les rendements de conversion de l’énergie solaire en énergie électrique sont aujourd’hui d’environ 15% mais avec les dernières découvertes (Graetzel) que j’évoquais dans un article récent, le rendement fait un bond en avant, d’autant que les prix vont chuter considérablement. lien

Et puis ces nouvelles cellules photovoltaïques sont transparentes, et peuvent remplacer les vitres de nos fenêtres, ou alors souples, et s’intégrer un peu partout. lien

Prenons l’énergie éolienne, alors que notre pays dispose du 2ème gisement éolien d’Europe, nous arrivons loin, derrière l’Allemagne, l’Espagne, le Danemark.

L’Allemagne en est à 20 200 Mégawats, l’Espagne 11 600, et en France nous venons à peine de passer le chiffre de 1 000. lien

En développant mieux cette énergie propre et renouvelable, cela pourrait représenter 31% de la consommation électrique du pays. lien

La biomasse, avec production de méthane est aussi une partie de la réponse.

Nous avons un potentiel de 90 MTEP (millions de tonnes équivalent pétrole), ce qui comparé à la demande nationale (276,5 mtep) lien n’est pas négligeable.

la Suède est dans l’innovation, et les installations de biogaz se multiplient. lien

Elle disposait déjà en 2005 de 779 bus, de plus de 7000 voitures (en 2009) et même d’un train roulant au biogaz. lien

En 2009, elle compte 120 stations services délivrant du biogaz, et veut en produire d’ici 2015 assez pour alimenter 75 000 véhicules. lien

Pour produire ce méthane, ils utilisent les résidus des usines d’épuration d’eau.

Mais le méthane peut être aussi produit en traitant les lisiers et fumiers des étables, en le récupérant lorsqu’il s’échappe des zones de stockage de déchets, des fosses septiques, des déchets de broussailles broyées, après le passage des bucherons dans nos forêts.

En Chine depuis longtemps, des centaines de milliers de digesteurs familiaux permettent aux familles de cuisiner sur des réchauds au biogaz. lien

En France, Lille Métropole vient de s’équiper d’un site unique en Europe par sa taille : il approvisionne une centaine de bus en biogaz, et traite 108 600 tonnes de déchets ménagers. lien

Mais ce n’est qu’une installation, alors que notre pays pourrait en avoir des milliers d’autres, la France comptant 260 villes de plus de 30 000 habitants.

Lors d’un article récent (du pétrole sous les sabots) j’évoquais les 500 000 chevaux qui galopent dans notre pays, produisant plus de 4 millions de tonnes de fumier, ce qui représenterait 400 millions de mètre cubes de biogaz. lien

Si on y ajoute les bovins, les caprins, on découvre que nos paysans pourraient trouver là un moyen original de sortir de la crise dans laquelle ils se trouvent aujourd’hui plongés.

Quelques-uns commencent à le faire, mais ce sont des efforts très modestes. lien

On le voit, sortir en douceur du nucléaire ne relève pas de l’utopie, et se trouve seulement en butte à un président autocrate qui veut imposer le nucléaire aux français, contre vents et marées (noires).

Le mensonge nucléaire tente de passer encore pour une vérité, mais la mayonnaise ne prend plus. lien

Car comme disait mon vieil ami africain :

« La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche ».



225 réactions


  • Terran 9 février 2010 23:50

    http://www.solidariteetprogres.org/sp_PodcastFlash.php

    La 9 fevrier 2010, c’est d’actualité.


    • Christoff_M Christoff_M 10 février 2010 00:27

      Bio est devenu une marque, une appellation comme le label rouge, détounée de son sens originel par les marketeurs et les mondialistes de la vente...

      Il est certain qu’au bout d’un moment, cela a aussi peu de sens qu’un Château... de Bordeaux produit par un fond de pension ou un snob qui n’a aucune notion du vin !! Mondo Vino...

      Il ne suffit pas d’avoir de l’argent pour faire un produit de qualité il faut de la passion, du métier et de l’intégrité... tout ce que l’argent n’achète pas...

      Un riche qui pense que tout s’achète, a autant de chance d’accéder à la perfection, à la compréhension, qu’un chameau de passer dans le chas d’une aiguille, j’ai un peu détourné certaines paroles bibliques !!


    • Terran 10 février 2010 01:08

      ***Un riche qui pense que tout s’achète, a autant de chance d’accéder à la perfection, à la compréhension, qu’un chameau de passer dans le chas d’une aiguille, j’ai un peu détourné certaines paroles bibliques !!***

      Ton commentaire est parfait, on sent l’homme passionné.
      Les paroles bibliques peuvent avoir un sens profond.
      Tout dépend du contexte.
      Sans religion, j’en saisit parfaitement le fond.
      La forme a peu d’importance.


    • Terran 10 février 2010 00:01

      wald le soucoupiste de Depronland qui donne son avis sur un article d’un autre soucoupiste du RCA

       smiley smiley

      Excellent, sinon wald, cet article là est comment ?

      ***********************************************

      En quoi l’énergie nucléaire est-elle « plus intelligente » que le solaire et l’éolien ?
      Par Laurence Hecht, Rédacteur en chef de 21st Century Science Technology

      Chaque fois que vous entendez parler de solaire ou d’éoliennes comme étant la réponse aux besoins énergétiques de l’humanité, l’image qui devrait vous venir à l’esprit est celle d’un milliard d’enfants affamés ou mourants.
      Si vous ne voyez pas trop le rapport pour l’instant, c’est pardonnable. Cependant, à la fin de cet article, nous devrions vous avoir communiqué des concepts et des faits rudimentaires vous permettant de saisir pleinement cette dure vérité et d’agir en conséquence.

      Commençons par un constat : pour offrir à l’ensemble de la population mondiale un niveau de vie décent en ce XXIème siècle, les capacités énergétiques de la planète devraient fournir au moins 3 à 5 kilowatts par habitant. Or, aujourd’hui, seuls les Etats-Unis, le Japon et l’Europe de l’Ouest atteignent ce niveau. Eclaircissons ce point, avant d’examiner comment satisfaire cette demande.

      Le « kilowatt » est une mesure de puissance électrique, soit la quantité de travail pouvant être accomplie par unité de temps.

      L’une des premières façons de mesurer la puissance consistait à la comparer à celle d’un cheval. La puissance d’un cheval standard « ch » équivaut à environ 750 watts électriques (1ch =735,5W). Cela veut dire qu’il faut 750 watts d’électricité pour accomplir le même travail (faire tourner un moteur ou autre appareil) que fournirait un cheval de labeur. Ainsi, un kilowatt (1000 watts) électrique équivaut au travail d’environ 1,33 chevaux musclés. Toutefois, le cheval ne peut travailler toute la journée, mais pendant un tiers environ, une fois soustrait le temps de s’alimenter et se reposer. Il s’ensuit qu’un kilowatt de production d’électricité installée, disponible jour et nuit, accomplit le travail de 3 fois 1,33, soit 4 chevaux.

      Les Etats-Unis disposent actuellement d’environ 3 kilowatts de puissance par habitant, soit beaucoup moins que le niveau nécessaire pour assurer une vraie économie productive, mais néanmoins beaucoup plus que la plupart des autres pays. On peut donc dire que chaque Américain dispose en moyenne, à chaque heure du jour et de la nuit, de 12 chevaux sous forme d’électricité [1].

      Sans électricité, ce travail doit être accompli par des hommes et des femmes, actionnant les pompes, transportant l’eau sur leur tête, passant des journées entières à laver le linge, privés de services élémentaires comme l’eau courante et le tout-à-l’égout, la réfrigération et même les ampoules lumineuses. Tel est, sinon pire, le lot de la majorité de la population mondiale, dont environ 1,7 milliard vivent entièrement sans électricité et plusieurs milliards n’en disposent que quelques heures par jour dans des conditions précaires.

      La Chine, par exemple, qui produit une grande partie des produits manufacturés consommés aux Etats-Unis, ne disposait en 2005 que de 0,3 kilowatt de puissance installée par habitant, pour atteindre, selon les estimations, 0,5 kilowatt en 2008. Plus de la moitié de cette électricité sert à alimenter l’industrie, dont la production est surtout destinée à l’exportation. Ainsi, en Chine, la quantité d’énergie disponible est inférieure à 0,25 kilowatt par habitant, soit à peu près le tiers d’un « cheval ». On peut considérer que le Chinois dispose quotidiennement d’un cheval, contre douze pour l’Américain. La plupart des produits manufacturés distribués aux Etats-Unis sont fabriqués par des millions de Chinois sous-payés, dont les familles n’ont même pas accès à l’éclairage électrique.

      Au Mexique, autre source majeure de produits destinés aux Etats-Unis, l’électricité disponible par personne est du même ordre qu’en Chine. En Inde, en Egypte, dans la majorité des pays africains et dans de larges zones d’Amérique du Sud, c’est encore pire. Une telle injustice ne peut guère durer. Comment y remédier ?

      Ce n’est pas sérieux de penser à combler la pénurie énergétique dans le monde par des éoliennes ou des panneaux solaires. Les promoteurs de ces systèmes ne prennent jamais en compte les besoins réels mondiaux, si ce n’est pour proposer d’absurdes schémas de réfrigérateurs alimentés en énergie solaire pour les villages africains, qui ne fonctionnent, au mieux, que lorsque le soleil brille. Mais proposer d’utiliser le solaire et l’éolien dans les pays développés est aussi un leurre. Malgré les deniers publics dont ils bénéficient sous forme de crédit d’impôt ou de subventions, on n’a jamais démontré ni leur rentabilité énergétique ni leurs avantages économiques.

      Pour fournir à notre population mondiale de 6,7 milliards d’individus un niveau de 1,5 kilowatt de puissance électrique installée par habitant, il faudrait construire 6000 gigawatts de puissance supplémentaire. La seule manière d’y parvenir est de s’engager dès maintenant dans un programme à marche forcée de construction de centrales nucléaires, mettant à contribution les moyens existants, et de lancer, entre autres, la production en série des nouveaux réacteurs à haute température de quatrième génération, refroidis à l’hélium.

      La générosité du vent ou du soleil aurait-elle la moindre chance de combler le déficit mondial d’électricité ? La plus grande centrale solaire thermique existante, la Nevada Solar One, bien qu’enregistrant des pics de 63 mégawatts à midi, produit en moyenne moins de 15 mégawatts par jour [2].

      La plus grosse centrale solaire utilisant des panneaux photovoltaïques se trouve à Jumilla, dans le sud-est de l’Espagne. Sa capacité théorique est estimée à 23 mégawatts, chiffre qui, une fois divisé par quatre, nous donne une production moyenne réelle de moins de 6 mégawatts !

      En comparaison, une grande centrale nucléaire peut produire à elle seule au moins 1000 mégawatts (1 gigawatt) d’électricité, et ce, toute la journée, tous les jours, quelle que soit la météo, et sur une superficie plusieurs centaines de fois inférieure à celle exigée par les panneaux solaires ou les fermes éoliennes.

      Qu’est-ce que la densité énergétique ?

      Mais le vent et le soleil sont « gratuits », nous dit-on : l’énergie est là, comme un don de la nature, nous n’avons plus qu’à nous servir. Après examen, on s’aperçoit pourtant que cet argument est un pur sophisme. Charbon, pétrole et uranium sont « gratuits » au même titre. Une certaine quantité de travail doit être fournie pour les extraire et les transporter là où ils seront consommés, de la même manière qu’un certain travail doit être effectué pour exploiter le vent et le soleil, et même énormément de travail par rapport aux bénéfices qu’on en tire.

      Plutôt que de jouer sur les mots, examinons les deux concepts clés pour évaluer une source énergétique : la densité énergétique et la densité de flux énergétique.

      Par densité énergétique d’un combustible ou d’une source d’énergie, nous entendons la quantité de travail utile qui peut être obtenue d’une masse donnée de substance.

      Par densité de flux énergétique, entendons la capacité transformatrice qui attendue de cette source d’énergie ou de ce combustible.

      Examinons d’abord le premier terme et voyons ce que nous pouvons en apprendre.

      Au cours de son histoire, l’humanité a connu plusieurs augmentations progressives de la densité énergétique des combustibles employés. La transition de la combustion du bois à celle du charbon (dont la densité énergétique est quatre fois plus forte que celle du bois) se produisit en Europe au XVIIIème siècle. L’obtention de températures plus élevées et l’amélioration de la combustion du charbon permirent l’élaboration de l’acier à partir du minerai de fer et d’autres techniques. Principale source d’énergie pour l’industrie et les transports jusqu’aux années 1950, le charbon demeure à ce jour le principal combustible utilisé pour la production d’électricité dans le monde, hormis la France, la Suisse, le Japon et la Corée.

      Quant au pétrole, sa densité énergétique est d’environ 50% plus élevée que le charbon. Sa supériorité pour la navigation devint un facteur majeur de la géopolitique à la fin du XIXème siècle, lorsque la British Royal Navy convertit ses chaudières à charbon en chaudières à pétrole. Son poids moindre et sa facilité de maniement (sans tâcheron pour alimenter le feu) accrurent le rayon d’action et l’efficacité des navires de guerres. Les dérivés plus légers du pétrole – essence, benzène ou kérosène – figurent parmi les liquides les plus énergétiquement denses, ce qui les rendent indispensables comme carburants automobile… tant qu’il en restera.

      Pourtant, chacune de ces améliorations augmentant la densité énergétique des carburants fut éclipsée par la découverte de l’énergie atomique. Comme le montre le dessin ci-dessous, un grain d’uranium à peine visible, lorsqu’il est entièrement utilisé, fournit l’équivalent de 4760 litres de pétrole (pesant 4,5 tonnes), de 6,15 tonnes de charbon ou de 23,5 tonnes de bois sec. En comparant leur poids respectif, l’avantage de l’uranium sur les types de combustibles plus anciens saute aux yeux :

      Avantage par unité de poids d’uranium… [3]

      • sur le bois : 11,5 millions de fois,
      • sur le charbon : 3 millions de fois [4],
      • sur le pétrole : 2,2 millions de fois.

      Précisons que ces chiffres ont été calculés en supposant que la totalité de l’uranium contenu dans la pastille de combustible brûle complètement (c.-à-d. qu’elle soit totalement fissionnée). Or, le taux de combustion dans la plupart des réacteurs actuellement en service ne dépasse guère les 4%, bien que ce taux soit nettement plus élevé pour les derniers types de réacteurs. Il faut donc diviser ces chiffres par 25, ce qui laisse encore au nucléaire un avantage en densité énergétique de seulement 88000 à 460000 fois sur le bois, le charbon et le pétrole respectivement !

      Toutefois, grâce au retraitement du combustible, la quasi-totalité de la matière fissile peut être exploitée. Les neutrons libérés par la réaction de fission permettent d’enrichir, par transmutation nucléaire, d’autres pastilles de combustible. Ainsi, le cycle complet employant le retraitement et la régénération du combustible est pratiquement sans limite. Le combustible nucléaire est le seul qui se remplace tout en se consommant !

      Densité de flux énergétique

      Pour passer du concept de densité énergétique à celui de densité de flux énergétique, il faut approfondir la conception de travail. Dans nos manuels scolaires de physique, l’énergie est assimilée au travail, ce qui est une perversion.

      Au XIXème siècle, l’une des grandes percées en physique fut de mettre en évidence une équivalence entre chaleur, électricité et mouvement mécanique, attribuant à toutes ces formes d’énergie (travail), entre autres, une mesure commune.

      Ainsi, la définition technique de la densité de flux énergétique serait simplement la quantité d’énergie passant par une surface donnée durant une unité de temps. Par exemple, la comparaison entre l’action de deux couteaux, l’un aiguisé et l’autre émoussé, illustre cette différence de densité de flux énergétique. Avec le couteau aiguisé, le travail exercé par la main est concentré sur une surface plus petite. La densité de flux énergétique est plus élevée et le couteau aiguisé coupe là où l’autre n’y parvient pas.

      Par cette méthode de calcul, on peut démontrer que la densité de flux énergétique produite par la fission d’un seul atome d’uranium est de 20 millions à 20 millions de milliards de fois supérieure à celle produite par la combustion d’une seule molécule de combustible à forte densité énergétique, comme le gaz naturel [5].

      Cependant, cet avantage quantitatif ne rend pas compte de la différence essentielle. Pour comprendre la densité de flux énergétique dans le contexte de l’économie physique, une conception supérieure du travail est nécessaire ; contrairement à la physique scolaire, il ne suffit pas de considérer le travail comme une simple dépense d’énergie mesurée en calories, joules, kilowattheures ou électrons-volts. En économie physique, il faut plutôt observer la puissance transformatrice du travail. La devise des ouvriers qualifiés, « ne pas travailler dur, mais adroitement », donne une première idée du concept. Autrement dit, en faisant appel à son intelligence, une même dépense en termes d’effort sera rendue plus efficace, que ce soit en utilisant un outil différent, en en improvisant un nouveau ou en organisant différemment le processus.

      Dans le cas du nucléaire, à l’opposé des processus chimiques ou mécaniques, une sorte d’ordre supérieur d’innovation est à l’œuvre. Il s’agit de l’application d’un nouveau principe physique universel, issu de la révolution en chimie physique qui débuta avec la séparation du premier gramme de radium par les Curie et se poursuivit par l’identification des processus de désintégration radioactive, la transmutation nucléaire, la relation entre l’énergie et la masse, le noyau, l’isotope, le neutron, l’accélérateur, puis la découverte de la fission, la réaction en chaîne, etc.

      Outre les questions de coût et d’efficacité, dire que le solaire et l’éolien peuvent servir à générer de l’électricité au même titre que le nucléaire, est fallacieux précisément dans la mesure où cet argument ne tient pas compte de la puissance transformatrice que permet l’application de ce nouveau principe physique universel. L’énergie nucléaire travaille beaucoup plus intelligemment que ne le peuvent l’éolien, le solaire ou les énergies fossiles. La raison n’en est pas simplement la supériorité de sa densité de flux énergétique, mesurée en termes caloriques, mais plutôt la transformation du processus économique global qu’elle permet d’effectuer.

      Avec la fission de chaque noyau d’uranium, plusieurs entités minuscules, en partie corpusculaires et en partie ondulatoires, sont libérées à des vitesses approchant celle de la lumière. Ces particules-ondes, que nous appelons neutrons, peuvent pénétrer au sein du noyau d’un autre atome proche et le transformer en un nouvel élément, processus qu’on appelle transmutation. Mais ce n’est qu’un début, car ce nouvel élément peut, à son tour, muter spontanément en un autre, puis encore un autre, produisant une famille de sous-produits (isotopes) qui finissent sous une forme stable. En maîtrisant la chimie de ces transformations, nous avons la possibilité de fabriquer de nouveaux matériaux, certains connus et d’autres restant à découvrir, qui seront bénéfiques à la vie humaine future.

      Nous bénéficions aussi des rayonnements émis par ces isotopes, d’au moins trois types différents, chacun d’une dureté particulière. Leur utilité dans le diagnostic et le traitement d’une palette de maladies graves est avérée, et chaque jour ouvre de nouvelles perspectives.

      Le nucléaire pour le carburant et l’eau

      Dans de nombreuses régions du monde, y compris certaines densément peuplées comme la côte est de l’Inde, l’approvisionnement en eau potable se tarit. Les puits sont contaminés tandis que les eaux fossiles s’épuisent. Même aux Etats-Unis, notamment dans le sud de la Californie, on atteint des limites critiques.

      La solution est pourtant connue. L’efficacité de la production d’eau douce par le dessalement de l’eau de mer et des nappes saumâtres a été largement démontrée. Actuellement, 40 millions de mètres cubes d’eau sont produits chaque jour par dessalement, essentiellement au Moyen-Orient et en Méditerranée. Les principales méthodes sont l’osmose inverse (on utilise des pompes électriques pour faire passer l’eau salée ou saumâtre dans des membranes spécialement conçues) et la distillation flash. Toutefois, le dessalement est un processus qui nécessite beaucoup d’énergie.

      La faisabilité du nucléaire pour dessaler de grandes quantités d’eau fut démontrée pour la première fois il y a quarante ans, au Kazakhstan soviétique. Pendant vingt-sept ans, le réacteur à neutrons rapides d’Aktau a produit 80000 mètres cubes d’eau potable par jour et en même temps, jusqu’à 135 mégawatts d’électricité. Le Japon fait tourner dix usines de démonstration de dessalement, couplées à des réacteurs nucléaires, et l’Inde a mis en service en 2002 une usine de démonstration de dessalement à la Madras Atomic Power Station, dans le sud-est, qui produit journellement 6300 mètres cubes. A la différence des centrales nucléaires, éoliennes et panneaux solaires ne peuvent assumer la fourniture de grandes quantités d’eau douce.

      Le nucléaire permettra aussi de ne plus dépendre du pétrole importé. La clef se trouve dans les deux atomes d’hydrogène contenus dans chaque molécule d’eau (H2O). L’hydrogène est un carburant qui peut être utilisé tel quel ou combiné à des sources de carbone pour produire des carburants liquides tout à fait similaires à ceux que nous utilisons aujourd’hui. On peut l’obtenir à partir de l’eau, par électrolyse ou décomposition thermochimique. Les hautes températures fournies par la nouvelle génération de réacteurs refroidis à l’hélium permettent d’améliorer largement l’efficacité de ces deux processus. L’hydrogène ou les carburants à base d’hydrogène produits grâce au nucléaire, combinés à une électricité abondante pour des véhicules électriques, fourniront l’approvisionnement local en carburant automobile. Au lieu d’enrichir les cartels anglo-saoudiens en acheminant le pétrole par mer sur des milliers de kilomètres, le carburant serait produit sur place, en même temps que l’électricité, grâce aux centrales nucléaires disponibles.

      Voilà ce que nous réclamons en tant que nation et c’est aussi ce dont le monde a besoin. Ce sont les retombées pratiques des révolutions scientifiques du XXème siècle. L’avenir est plein de promesses : des percées, comme la fusion thermonucléaire, sont à portée de main, d’autres suivront.

      Le retour à des modes de production énergétiques d’avant le XVIIIème siècle provoquera un effondrement de la civilisation, un « nouvel âge de ténèbres » dont nous risquons de ne pas nous remettre avant longtemps.

      **********************

       smiley


    • krolik krolik 10 février 2010 00:38

      @Waldganger,

      Non, non, en ce qui concerne la possibilité de variation de charge des centrales nucléaires, vous retardez d’une bonne dizaine d’années. On sait vaire varier de 70% la puissance d’une centrale en 20 minutes.
      D’ailleurs maintenant les centrales fonctionnent en « suivi de charge » et non plus en « base » ce qui fait que la disponibilité apparente de l’énergie nucléaire en France a diminué.

      L’éolien Danois fonctionne pas mal du fait qu’il est très interconnecté avec l’hydraulique Norvégien qui assure le stockage. Il n’empêche qu’un Danois produit deux fois plus de CO2 qu’un Français..

      Quant au crottin de cheval il faudrait faire une estimation de l’énergie qu’il faut déployer pour réunir le crottin de 500 000 chevaux en quelques points pour qu’il devienne significatif en énergie. Ah mais le rêve c’est quelque chose.

      Aujourd’hui je regardais mon chien, il fouette se queue de façon énergique et permanente.
      Je me demandais comment je pourrais récupérer cette énergie pour chauffer la maison.. ceci en regardant tomber quelques flocons.
      C’était une réflexion du même ordre que l’idée du crotin de cheval.
      Il faut bien rêver quelques fois.
      Mais les deux tranches nucléaires à côté de chez moi fonctionnent très bien.

      @+


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 00:45

      @krolik :

      Remarque intéressante : "L’éolien Danois fonctionne pas mal du fait qu’il est très interconnecté avec l’hydraulique Norvégien qui assure le stockage. Il n’empêche qu’un Danois produit deux fois plus de CO2 qu’un Français.."

      Mais auriez-vous les références indiquant ces chiffres de production de CO2 ? Avec la consommation d’énergie pour comparer des choses comparables ?


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 01:43

      @krolik :

      « On sait vaire varier de 70% la puissance d’une centrale en 20 minutes. »

      C’est effectivement intéressant et utile. Des documents techniques, des références qui expliquent le fonctionnement ? Est-ce disponible sur toutes les centrales en France ?

      Donc plus de souci pour le suivi de charge du photovoltaïque, alors, on connait l’irradiation solaire brute à plusieurs siècles d’avance et la superficie des nuages à 20mn sans problème.

      C’est déjà plus difficile pour l’éolien...


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 01:47

      A terRan TanPlan :

      Et une deuxième couche du même article de propagande politique, toujours aussi faux. La voix de son maître ? Votre persévérance dans l’erreur est impressionnante...


    • Terran 10 février 2010 07:30

      ok, donc je fait erreur, et objectif à la science infuse !

      Mais oui, mais oui !

      Enfin, de nous deux objectif, il y en a un qui a le droit d’enseigner dans le technique, et pas l’autre...

       smiley smiley

      Il y a une logique à tout !
       smiley
      C’est ben de vouloir retourner le cerveau des gens, encore faut-il le retourner dans le bon sens.


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 09:54

      A terRan TanPlan,

      « ok, donc je fait erreur, et objectif à la science infuse ! »

      Disons qu’en 2 utilisations de google, vous connaitriez la masse du photon qui vous apporte l’énergie solaire, et la valeur de l’énergie calorifique du pétrole et du bois sec, pour en faire une comparaison réaliste.

      Mais bien sûr, il faut avoir déjà avoir envie de comprendre et de vérifier un article avant de le citer... A moins que ce soit une stratégie d’enfumage ?

      Personnellement, j’essaye de comprendre et d’apprendre, alors bien sûr j’avance plus vite sur cet aspect.

      "Enfin, de nous deux objectif, il y en a un qui a le droit d’enseigner dans le technique, et pas l’autre...
      "

      Cela semble indiquer un net déclin du système éducatif français, je comprend mieux l’orthographe et la courtoisie de nombreux jeunes, avec vous comme exemple.

      En tout cas, ce titre de gloire et cette preuve d’autorité semblent vous faire plaisir. Commander à des élèves sous votre coupe et à une CNC de 200A : le pied, pour vous ! Et vous montrez aussi vos messages instructifs sur agoravox à vos élèves ?

      En plus, terRan TanPlan, cela va leur plaire comme surnom, à vos élèves, et peut-être même à vos collègues, vous faites tout pour que cela décrive parfaitement votre comportement actuel.


    • Terran 10 février 2010 09:59

      Je men fiche pas mal de l’image que je renvoi !!!

      Ce qui est sur, c’est je le répète que j’en ai rien à faire de vos remarques débiles qui n’ont rien de scientifique.

      Ce qui est important, c’est la densité d’énergie qui sort de la section de cable.

      Le reste, c’est pour les escrolos qui pinaillent. Comme vous quoi...

      La chabanel qui se vante a tout va, est publié pour des articles de merde. et en plus qui nargue. Mes élèves vont bien, et 80% de réussite aux examens.
      Merci de vous en inquiéter.

      De plus, pas un retard, pas un abscent.
      Peu nombreux sont ceux qui peuvent s’en vanter, et moi j’en suis fièr.
      Cela veut dire quelque chose.

       smiley smiley


    • Terran 10 février 2010 10:02

      De toutes façons, quand on a plus rien à objecter, quand on mange ses dents, on va chercher la faille dans les fautes.

      Et oui, je n’ai pas fait d’études littéraires, quel dommage !
      J’aurais du choisir une filière qui me plait pas pour faire plaisir à vos beaux yeux.

      Nous on cause technique, l’ortographe est secondaire.
      Le reste de votre argumentaire, c’est de la fiante de pigeon... vert !

       smiley smiley


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 11:00

      A terRan TanPlan :

      « Nous on cause technique, l’ortographe est secondaire. »

      Moi aussi, je préfère parler technique. Mais jusqu’à maintenant vous parliez onomatopées.

      Il semblerait que ce soit une stratégie de communication ?

      "Ce qui est important, c’est la densité d’énergie qui sort de la section de cable.« 

      Et bien comme la densité d’énergie est importante pour vous, indiquez nous la différence de densité d’énergie de l’électricité »sortant d’une section de câble", entre une génération électrique par co-génération bois, par panneaux solaires photovoltaïques et par chaudière à vapeur nucléaire....

      Mais ce n’est pas ce dont parle l’article que vous citez partout : ce qu’il dit n’est donc pas important pour vous ? Alors pourquoi le diffuser, juste pour de l’enfumage ? Ou bien vous acceptez de parler de la technique qu’il décrit ?


  • Terran 10 février 2010 10:11

    «  »«  »Waoow, je suis impressionné, c’est ta pensée originale et personnelle qui a produit un si gros commentaire en si peu de temps ?«  »«  »

    Il dit ça et est pas capable de faire la différence entre une moyenne des températures et une température moyenne.

    A Depronland, toutes les conneries sont permises.

     smiley smiley


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 11:09

      A terRan TanPlan :

      Il semble que les commentaires sur votre fameux « article » amènent tous au même constat :
      ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
      "Par monpetitavis (xxx.xxx.xxx.148) 1er février 18:03

      Cher Terran
      A vous lire, j’ai vraiment l’impression d’avoir affaire à deux personnes différentes entre celui qui a écrit l’article et celui qui répond à mes commentaires. En effet, au fur et à mesure de vos messages, vous avancez de moins en moins d’arguments, vous répondez de moins en moins aux arguments que j’avance et vous devenez de plus en plus vindicatif.
      Si votre argumentation est assez claire dans votre article (même si elle manque cruellement de chiffres), votre vocabulaire physique dans les commentaires est très approximatif, votre ignorance de la problématique du stockage énergétique est intriguante pour quelqu’un qui prétend écrire un article sur l’éolien.

      Je ne demande pas que vous soyez d’accord avec moi, je voudrais juste que vous répondiez de façon logique aux arguments que je vous oppose. Vous dénoncez le problème de densité de puissance, je vous réponds par a+b que cela ne représente pas un problème écologique pour peu que l’on ne soucie pas de l’aspect visuel. Si vous avez d’autres arguments, faites-le moi savoir plutôt que sortir des phrases aussi pauvres que sectaires telles que "je sais ce que vous soutenez, et c’est insoutenable«  »

      ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

      Il semble que vous ne maîtrisiez pas encore bien les onomatopées à l’époque...


    • Terran 10 février 2010 11:18

      Pour que je prenne le temps de vous répondre en toute logique, en,core eu-t-il fallut qu’il y ait une quelcquonque logique dans vos propos.

      Et je n’en vois pas, je ne vois que harcèlement !
      Donc, je renvoi la baballe verte !

       smiley smiley

      N100 M2

       smiley


    • ObjectifObjectif 10 février 2010 12:19

      terRan TanPlan connait aussi des chiffres :

      « N100 M2 »

      Mais de là à calculer une densité...

      Encore faudrait-il préciser la matière, non ? T’apprend aussi cela à tes élèves ?

      "Et je n’en vois pas, je ne vois que harcèlement !
      Donc, je renvoi la baballe verte !
      "

      Et même un acte réfléchi suite à une raisonnement : du progrès, mais peut mieux faire...


    • Terran 10 février 2010 12:31

      Ben t’as le droit aux chiffres et au lettres !!!

      Et tu te plainds !

      Ben oui, t’y comprends rien, normal, t’as rien appris.

      Ha si, tu as appris le français et tu fais pas de fautes.
      Mais sinon, c’est tout...

      Moi j’ai appris plein de choses, et le français, ; j’en ai rien à cirer.
      C’est ainsi.
      Donc je sais plus de choses que toi.
      A la place des règles de calcul et de maths, il ya autre chose hors de ta portée.

      Cela s’appelle la capacité à raisonner.
      Et toi tu raisonnes seulement comme une cloche.
      Pi je m’en fou des minables, moi j’ai du boulo
       smiley smiley

      Tiens, j’ai 4 CNC qui tournent là, pour rien, 4 !!!
      Pour rien du tout...
      Juste parce qu’on aura pas le courrage de les redémarrer cet ap, alors on les laisse tourner, pour le fun.

      Y’a de quoi être dégouté hein les écolos.
      4 CNC de plus de 200A, qui tournent, pour rien.

      Isoler vos pénates, faites donc.
      Nous on va pomper encore plus, on va gaspiller encore plus, pour bien mettre en évidences vos conneries.

      Le renouvelable c’est aps assez dense.
      Tout ce qui sera pompé sur le réseau par nos CNC, n’ira pas chez le particulier.

       smiley smiley

      Et nous sommes prioritaires !!!

      Plouf plouf plouf !!!


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2010 13:33

      ran tan plan terron
      t’as vu comment t’as écris « tu te plains » ?
      une catastrophe.
      fais au moins un effort pour ceux qui plussent tes commentaires affligeants !

      pif, paf, crochet du gauche.
      çà va ?
      t’es tout pâle !
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2010 13:34

      ran tan plan
      il faut un ’t" à boulot
      et à mon avis tu devrais abandonner le gros rouge et préférer le thé.
       smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 février 2010 13:37

      Terron ran tan plan plouf plouf
      t’as vu comment t’as écris quelconque ?
      en plus t’as même pas d’excuse, avec le correcteur orthographique,
      pour toi punition :
      le bac à sable, avec ton seau et ta pelle,
      même krolik t’évites,
      tu gaches son boulot
      avec un thé (T)


  • ObjectifObjectif 10 février 2010 12:47

    Bien sûr, un terRanTanPlan, ça Trumpf énormément... Mais bon, c’est peut-être un peu trop complexe pour toi, comme matériel ?

    Un conseil, si ce que tu fais te plait, surtout ne change pas.

    Et reste sur Agoravox surtout. Il faudrait vraiment accepter tous tes articles, surtout sans relecture, vu la densité...

    Vraiment trop fort, terRan TanPlan,le nucléaire a besoin de toi.


  • Terran 10 février 2010 20:50

    Cet après midi on a fait une perf !!!

    Les six CNC dont une de 350A, 15 kw à la broche les titis, 150 000 tr/min.

    Et on a coupé des bout de métal, usé des outils, et les bouts de métals, ils vont à la poubelle.

     smiley smiley smiley

    Au lieu de servir à quelque chose.
    Avant de vous rencontrer, j’essaiyais d’être économe.
    Après vous avoir rencontré. J’essai de faire mon maximum pour pomper un maximum d’énergie pour rien du tout !!!

    Comme vous en avez rien à fouttre du tiers monde et d’un petit milliards de mort, alors pourquoi je ml’inquièterais de souris vertes !!!

     smiley
    Echec et mat encore !!! Les chômeurs d’avox smiley smiley


    • ObjectifObjectif 11 février 2010 11:40

      C’est bien, terRan TanPlan !

      Allez, maintenant tu peux retourner à ta niche, mettre des petits bouts de métal à la poubelle. Comme tes commentaires et tes articles, finalement ? C’est plus pratique, on a rien à faire.

      Mais c’est bien d’avoir tenu plus de 6 mois sur ce forum sans te faire virer, pas comme sur les autres : en progrès, mais peut mieux faire.


    • olivier cabanel olivier cabanel 12 février 2010 10:30

      Vilistia,
      et moi je vais être sympa avec la blonde argentée et son joli sourire,
      je suis justement en train d’écrire un article sur le sujet BHL,
      à +
       smiley


Réagir