lundi 6 janvier - par Alain Alain

Avec la complicité des journalistes obligés, le débat sur la retraite par points a été escamoté

Des journalistes obligés au sens de : « je suis votre obligé, mon Seigneur. Non, il n’y a pas eu de débat sur la retraite par points. Emmanuel Macron a décrété qu’il fallait abandonner le système actuel et le remplacer par celui-là. Point. Mais l’intérêt de ce nouveau système n’a jamais été démocratiquement discuté. Quels avantages, quels inconvénients ? Emmanuel Macron s’est contenté d’asséner des affirmations sans les démontrer : plus juste, universel, viable et non pénalisant.

Dès que les premières analyses critiques sont apparues, le débat a été détourné vers l’injustice que représentaient prétendument les régimes spéciaux, la défense des avantages acquis pour et par les seuls privilégiés. Là aussi sans en débattre.

Pourquoi ?
Dénoncer un système ou certains ont mieux que d’autres et annoncer qu’on va le remplacer par un, où tout le monde sera au même niveau, même si c’est le plus bas niveau, emporte l’adhésion de beaucoup. Du coup on adhère à la réforme et on ne soutient plus ceux qui revendiquent.

Pourquoi ça marche à tous les coups ?
« La plupart des sociétés traditionnelles, tout comme la société industrielle elle-même, étaient socio centrées, elles plaçaient les besoins du groupe avant ceux de l'individu. L'ouvrier de la société industrielle pouvait être tout aussi méfiant envers autrui que l'employé de la société de services aujourd'hui, il appartenait à un monde social bien défini, avec lequel il partageait des souffrances mais aussi des combats et des projets, incarné le plus souvent par des syndicats puissants. (La CGT) (…)

Mais les classes populaires ont perdu la force politique que leur conférait la société industrielle. Elles sont devenues des classes malheureuses, constituées d'individus isolés, habités par une défiance à l'égard d'autrui qui n'est certes pas neuve mais qui s'est imposée au fil du temps comme le marqueur du choix politique d'une partie importante d'entre elles. » LES ORIGINES DU POPULISME - Enquête sur un schisme politique et social -
Yann ALGAN - Doyen de l'École d'affaires publiques, professeur d’économie à Sciences Po.
Elizabeth BEASLEY - Économiste, chercheuse à l'Observatoire du bien-être au CEPREMAP, ancienne directrice de J-PAL Europe.
Daniel COHEN - Directeur du département d'économie de l'École normale supérieure, professeur à l'École d'économie de Paris. Directeur du CEVIPOF(CNRS).
Martial FOUCAULT- Professeur des universités en science politique à sciences Po.

Individus isolés, habités par une défiance à l'égard d'autrui. -
« Ah, non ! Ils ont plus que moi, donc il faut leur enlever. »
Ça ne lui rapporte rien mais il est satisfait. Et voilà comment on peut se vanter d’une réforme approuvée.

Ensuite la quasi-totalité de la presse passe les plats.

Exemples. Deux qui m’ont particulièrement marqué par le parti pris du journaliste, enfin si on peut encore employer ce mot à leur égard.

Léa Salamé, France Inter, à un syndicaliste CGT, en montant le ton. (Verbatim)
« Mais le sens de l'histoire c'est pas aussi de financer une réforme des retraites et s'il y a de plus en plus de gens qui sont à la retraite, il faut trouver l'argent donc oui on trouve comment l'argent ; vous vous êtes opposé à toutes les réformes des retraites qui sont passées mais si elles avaient pas eu lieu, on en serait où aujourd'hui, les cotisations auraient explosé, le déficit aurait explosé ; est-ce que vous ne pensez pas que peut-être même les retraites ne seraient plus payées. »
Neutre et déontologique.

Gilles Borstein, France Info ou France 5.
Lors d'un débat, une représentante syndicale essaie d’expliquer l'opposition de son organisation au régime par points.
Après lui avoir coupé la parole et asséner qu'elle a parlé assez longtemps, Gilles Borstein lui rétorque que puisque le président avait été élu pour faire cette politique, personne n'était légitime pour s'y opposer maintenant et il ajoute (verbatim) : « vous n'avez qu'à le battre dans les urnes ! »
Un journaliste qui dit à une syndicaliste qu’elle doit passer par les urnes pour avoir le droit de revendiquer mais uniquement dans le cas où elle aurait remporté les élections présidentielles ? !
Elle en personne ? Chacun de ceux qui voudraient revendiquer ? Un par un ? Gilles Borstein ne l’a pas précisé.

La technique pour animer le débat sans avoir l’air d’avantager un des participants.

BFM, en début de soirée.
Une présentatrice et un présentateur animent le débat. Quatre invités, un syndicaliste ; un politique autre que LREM, ce jour-là c’est Olivier Besancenot ; un essayiste ou philosophe ou communicant ou parfois un politique sans étiquette bien définie, ou autre ; enfin et toujours, un représentant de LREM surtout.
Le débat commence mais jamais en posant la question primordiale : « pourquoi un régime de retraite par points ? »
L’angle d’attaque c’est plutôt l’inégalité des régimes spéciaux, la défense des privilèges, les usagers en galère, etc.
La parole circule, un peu chacun, assez bien répartie. À un moment, un des animateurs déclare que sur ce qui vient d’être dit, le représentant LREM doit s’expliquer. Celui-ci parle, il parle, ça n’en finit pas. Un autre intervenant proteste. Un des animateurs intervient pour annoncer qu’on va lui donner la parole puis, se retournant vers le représentant LREM lui propose gentiment de finir. Enfin. Mais, surprise ! On doit passer une allocution, une intervention, un reportage (en fait c’est n’importe quoi qu’ils ont déjà repassé plusieurs fois), mais vous aurez la parole ensuite. Et non. À la reprise, l’animateur change de sujet et vite donne la parole surtout pas à celui qui avait protesté et on enchaîne. Facile à vérifier, c’est toujours comme ça.

La CFDT a été la première et la seule organisation à promouvoir le régime par points jadis. Le 5 novembre 2019, Léa Salamé et Nicolas Demorand reçoivent Laurent Berger dans le grand entretien sur France Inter, interview de plus de 25 minutes.
Les deux journalistes et le secrétaire général de la CFDT ont réussi le tour de force de ne jamais prononcer l’expression régime par points, juste une seule fois le mot point tout seul.
C’est Laurent Berger qui l’a fait dans cette phrase pleine de conviction (verbatim) : « Mais non, ça c’est une vision pessimiste pour le coup parce que ça dépend combien ça coûte le point et comment on le revalorise et qui décide… ». Et c’est tout !
Plus escamoté que ça c’est, on n’en parle pas du tout, comme si ça n’existait pas.

Dès qu’il s’agit d’opposants à la réforme tous les journalistes rabâchent.
« Vous ne voulez pas négocier. Alors que demandez-vous ?

- Nous on veut négocier mais pas le régime par points.

- Alors, vous, vous êtes pour le retrait ou rien.

- Non, pas rien, dans le système actuel on peut … »
Du côté de LREM on énumère toutes les concessions déjà faites, toutes celles qu’on pourrait encore négocier, voyez, on n’est pas fermé, blablabla…
Et ça recommence :
« Alors vous, vous êtes contre tout ça. Vous ne voulez rien négocier. » Oh, le vilain ! Et rebelote.

Illustration.
On n’arrête pas l’éco , France Inter, 4 janvier 2020, Alexandra Bensaïd reçoit Yves Veyrier, secrétaire général de F.O. Verbatim, extraits.
 Yves Veyrier : « (…) si nous ne sommes toujours pas entendus alors que ça fait 2 ans qu’on explique pourquoi ça ne va pas cette réforme (…) il a fallu quand même que le 5 décembre ait lieu, que la grève soit déclenchée pour que le gouvernement finisse par s’apercevoir que ça réforme, ben ça ne va pas (…) il a fallu qu’on en arrive là pour se faire entendre. »
 La journaliste : « le gouvernement a donc énormément lâché de concessions pendant les vacances aux danseurs de l’opéra, aux marins pêcheurs, aux pompiers, aux gendarmes. Est-ce que vous avez l’impression qu’il entend en fait ? »
 Yves Veyrier : « (…) il n’entend pas quand on lui explique les raisons pour lesquelles cette réforme ne convient pas … »
  La journaliste l’interrompt : « Mais ce n’est pas suffisant ce qui a été concédé ? »
 Yves Veyrier : « Bien sûr que non. Ce n’est pas suffisant (…) l’objectif principal de cette réforme (…) le régime par points généralisé voudra que demain (…) quand vous avez un petit salaire vous n’avez qu’un petit capital de points (…) »
 La journaliste : « Lorsque le chef de l’état dit je demande au premier ministre un compromis le plus vite possible, êtes-vous prêt au compromis ? »
 Yves Veyrier : « Mais le compromis sur quoi ? On nous demande de négocier sur des questions qui n’ont rien à voir avec la réforme des retraites (…) »
 La journaliste : « Donc vous demandez le retrait total, vous continuez. »
 Yves Veyrier : « Je ne dis pas retrait mais ça revient au même maintenant. »
 La journaliste : « Vous ne dites plus retrait. »
 Yves Veyrier : « (…) à ce stade là je crois qu’effectivement il vaut mieux retirer ce projet de réforme (…) »
 La journaliste : « Si l’âge pivot de 64 ans est retiré par exemple, est-ce que c’est acceptable pour vous, est-ce que là vous ne serez plus dans le camp de l’opposition ? »
 Yves Veyrier : « Ce serait un recul du gouvernement (…) »
 La journaliste : « Et qu’en penserait Force Ouvrière ? »
 Yves Veyrier : « Et bien on aura fait reculer le gouvernement mais ça ne suffira pas parce que la retraite par points contient intrinsèquement (…) 
 La journaliste : « Une suspension de la réforme, qu’en penserait Force Ouvrière ? »
 Yves Veyrier : « (…) on stoppe (…) et on revient à la table de négociation sans préalables, nous nous sommes prêts. »
 La journaliste : « Vous serez aussi aux négociations puisque dès mardi elles repartent entre le gouvernement et les syndicats ? » (…)
 Yves Veyrier : « (…) si le gouvernement voulait entendre que cette réforme ça ne va pas, ça ne le fait pas, on a un système de retraite qui fonctionne aujourd’hui bon sang ! »
Dernière intervention de la journaliste agacée : « Bon ! », sur le ton de finalement il ne veut rien entendre.
La position syndicale est claire et nette. On ne veut pas de ce régime par points.
Alors pourquoi ne pas débattre de ce qui dans ce régime ne convient pas et expliquer les raisons du refus ?
Quel est le but poursuivi par cette journaliste avec c’est : mais si ceci ou si cela, ne pourriez-vous pas, etc. ?
Si ce n’est détourner l’attention ! Ou démontrer que ce genre de syndicaliste est borné.

Ce matin même, lundi 6 janvier 2020 alors que j’allais soumettre mon article à la modération d’Agoravox, Léa Salamé et Nicolas Demorand, France Inter, reçoivent à nouveau Bruno Le Maire, ministre de l’économie. Ils l’avaient déjà reçu le lundi 2 décembre 2019.
Pendant les presque 30 minutes de l’interview, aucun des deux « journalistes » n’a prononcé l’expression retraite par points ni même le mot point. Comme si le régime par points n’avait rien à voir avec grèves et manifestations. Bruno Le Maire lui en a parlé pour dire combien ce régime était merveilleux. Aucune relance des « journalistes » ni sur l’opportunité de ce régime ni sur l’opposition des manifestants ni des sondages indiquant 55% des français contre la réforme ni sur tous les régimes spécifiques infligés à ce régime « universel » pour faire passer la pilule. Bruno Le Maire s’est extasié devant la dernière proposition de Laurent Berger de proposer une grande conférence sur l’âge pivot, une manie chez lui. Bruno Le Maire a déclaré que douze millions de français avaient déjà une complémentaire retraite par capitalisation à la banque postale, à la caisse d’épargne, etc.

Oh ! Je les entends aussi les journalistes offusqués. « Comment peut-on mettre en doute notre probité et notre neutralité ? » Et pourtant. 

« Les seuls Libération, L'Express, L'Obs et Le Monde auront dédié plus de huit mille articles à M. Macron entre janvier 2015 et janvier 2017(…)
Dès l'été 2018, Bruno Jeudy, chroniqueur préféré des mondanités du pouvoir, révélait les goûts littéraires et musicaux de l'illustre progéniture (Yvan Attal, secrétaire d’état en charge de la jeunesse) en pas moins de trois articles successifs dans Paris Match.
La presse - L'Obs, Vanity Fair, Closer - vous adoubent « normalien ». (Emmanuel Macron)
Libération, Paris Match
et consorts vous accordent le doctorat sans barguigner. (Emmanuel Macron)  »
CREPUSCULE
Juan Branco
Massot Editions
Mars 2019

« Je récapitule donc. Vous (Emmanuel Macron) avez « séduit » : Xavier Niel (Le Monde, Télérama, Courrier international, La Vie, Le Monde diplomatique, Le Huffïngton Post, L'Obs). Bernard Arnault (Le Parisien, Les Échos, L'Opinion). Patrick Drahi (BFM, RMC, L'Express, Libération). Vincent Bolloré (Canal+, C8, CNews, Direct Matin, Direct Soir, l'institut de sondage CSA). Martin Bouygues (TF1-LCI). Arnaud Lagardère (Europe1, Paris Match, Elle, Le Journal du dimanche). (…)

Votre bobine s'étale en Une de tous les magazines, « La bombe Macron » ( L'Express - Drahi), « L'homme de la situation ? », (L'Obs - Xavier Niel), « Le phénomène Macron » (Challenges), « Les visions de Macron (Le Parisien - Bernard Arnault), « La fusée Macron » (L'Obs), « Macron, le dynamiteur » (L'Obs), « Macron, mon copain d'avant » (Le Parisien),
« Macron, l'homme pressé » (L'Obs), surhomme qui n'aurait « qu'une heure et quarante-huit minutes de sommeil » par nuit. Un Macron ne suffisant pas, on double la ration : « Brigitte, l'autre Macron » (L'Express), « En marche avec Brigitte » (Paris Match - Arnaud Lagardère), « Emmanuel et Brigitte sur la route du pouvoir » (Paris Match), « Vacances en amoureux avant l'offensive » (Paris Match), Emmanuel et Brigitte à la mer, Emmanuel et Brigitte au ski, Emmanuel et Brigitte au théâtre, comme on avait enfant la collection des Martine... »

« Posez-vous une question : pourquoi ces heures et ces heures de télévision ? Pourquoi ces couvertures de magazines ? Pourquoi ces pages et ces pages de photographies autour d'histoires ... assez vides ? » C'est votre désormais ami, François Bayrou, qui s'interroge ainsi à voix haute, en septembre 2016.
(…)
« Début 2016, les Macron, il est vrai, dînaient chaque semaine, ou presque, chez Bernard Arnault, propriétaire de LVMH. » C'est une biographie glamour, Les Macron, qui nous apprend ça. Juste une incise. Un détail. Au fait, on avait oublié de vous dire... Bernard Arnault, propriétaire, également, du Parisien et des Échos, et aussi principal actionnaire de Carrefour, financeur de L'Opinion, de l'institut de sondage Odoxa.

Donc, « chaque semaine, ou presque », le ministre de l'Économie (d'un gouvernement socialiste, mais passons), bientôt candidat à l'élection présidentielle, futur chef de l'Etat, dîne chez l'homme le plus riche de France. Chez la quatrième fortune mondiale. »


CE PAYS QUE TU NE CONNAIS PAS
Bienvenue en France, Monsieur Macron !
François RUFFIN
Les Arènes, février 2019.

Des journalistes obligés comme dans l’expression : « je suis votre obligé, mon Seigneur. »

Revenons sur l’argument de Gilles Borstein : « il a été élu, il est légitime ».
François Bayrou au Grand Jury de RTL a déclaré à propos de Donald Trump : « Même si on a le pouvoir on ne peut pas faire n’importe quoi […] même si on a été élu. Je rappelle qu’Hitler a été élu avec plus de 90% des voix. »
Hitler n’a jamais été élu Führer ; il a été nommé chancelier du Reich le 30 janvier 1933 par le maréchal Hindenburg président élu le 10 avril 1932. Adolphe Hitler avait obtenu 36,7% des suffrages ce 10 avril 1932.
François Bayrou a raison.
Le président américain ; et Emmanuel Macron ?
Premier tour des élections présidentielles du 23 avril 2017 Emmanuel Macron a obtenu 18,2% des inscrits et 24% des votants. Son projet a donc été rejeté par 80,8% des inscrits et plus encore si on calcule sur le total des français en âge de voter en prenant en compte les non-inscrits, évalués à 10%.
Deuxième tour des élections présidentielles du 7 mai 2017 Emmanuel Macron a obtenu seulement 43,6%des inscrits et 66,1% des votants contre Marine Le Pen. On vous épargne les non-inscrits. En 2002, Chirac 82% contre Le Pen.
Parmi ces 43,6%, combien ont voté contre Marine Le Pen et pas du tout pour Emmanuel Macron : un tiers, une moitié ?
Comme dit son ami François Bayrou : « Même si on a le pouvoir on ne peut pas faire n’importe quoi […] même si on a été élu. » Surtout quand on a été soutenu par moins d’un français sur 5 inscrits sur les listes électorales.
Sophisme d’un président outrecuidant et fat, de ses chantres et séides, que d’affirmer que ce sont les français qui lui ont donné mission de déconstruire leur pacte social alors que tous les sondages indiquent le contraire, même si ce ne sont que des sondages.
Un autre débat qui n’aura pas lieu.

Pour conclure.
Le choix du régime par points n’a pas été débattu.
L’intérêt de ce choix, l’intérêt d’un régime par points à la place de l’actuel n’a pas été débattu.
Ils ont été imposés sans légitimité, sans mandat populaire.
Celui qui a été placé là pour le faire par les vrais tenants du pouvoir, a fidèlement, obstinément, orgueilleusement mené sa mission jusqu’au bout sourd à toutes les récriminations.
« Je veux aller au bout de cette réforme, (...) je n'aurai aucune forme de faiblesse ou de complaisance. » Emmanuel Macron.
Ce n’était pas « je veux » mais « je dois. »

Oui, placé là pour le faire, il doit.
« Dans votre allocution, celle du lundi 10 décembre (2018), vous déclariez : « J'ai besoin que nos grandes entreprises, nos concitoyens les plus fortunés, aident la Nation à réussir. Je les réunirai et prendrai des décisions en ce sens dès cette semaine.  » 
 (...) votre Lettre aux Français, qui lance le « grand débat national » : « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises afin d'encourager l'investissement. » (Suppression de l'ISF, flat tax, etc.)
 Que s'est-il passé ? Que s'est-il passé entre le lundi 10 décembre et ça ? Pourquoi ce rétropédalage, ce grand dégonflage ? C'est simple : vos amis « fortunés » ont froncé les sourcils, et vous êtes retourné à la niche. Que vous n'oubliiez pas, même un instant, le temps d'une crise, qui vous a mis là. Qui vous a fait roi. »
François RUFFIN
Ibid.

Par ailleurs, mais important à dire.
Aux aux personnes qui sont gênées par l’action des grévistes et des manifestants, sachez qu’ils ne peuvent pas faire autrement, hélas, face à un pouvoir borné, déterminé à décourager toutes velléités de résister. Voyez la lutte vaine des hospitaliers depuis presque une année.
De temps en temps vous pouvez essayer de participer en prenant une demi-journée ou un jour, ou quand c’est organisé un samedi, pour au moins manifester. Cela augmentera la mobilisation et accélèrera la sortie de crise.
À ceux parmi ces personnes qui fulminent contre ceux qui luttent, ils se trompent de coupables. S’ils s’en moquent, je leur rappelle qu’ils profiteront des avancées obtenues grâce à ceux qu’ils insultent. Si ça leur importe peu, alors je me désintéresse de leur sort comme eux du nôtre.
On vous raconte que dans les autres pays les partenaires sociaux, y compris les syndicats, collaborent. On n’oublie de préciser que les syndicats sont largement présents dans les conseils d’administration des entreprises et que c’est là que tout se passe directement, comme en Suède et en Allemagne. Ailleurs, les syndicats ont été détruits comme au Royaume Uni par madame Thatcher ou n’ont jamais existé.
Les travailleurs subissent parce qu’ils ne peuvent pas résister.

Les grévistes sacrifient leur salaire et tout ce qui en dépend et ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils ne le font pas pour leur seul intérêt égoïste.

A eux je leur dis tout mon respect et mon admiration. En 1995 j’ai perdu plus de trois semaines de salaire. On avait le soutien massif et compréhensif de l’opinion. Mais aujourd’hui dans cette société du chacun pour soi, c’est plus dur et vous persévérez quand même. Chapeau. En 1995 la réforme a été annulée et des centaines de milliers de salariés ont pu prendre leur retraite dans les meilleures conditions, même ceux qui dénigraient ou pestaient contre les grévistes, jusqu’en 2003. Personnellement je n’en ai pas profité. Je suis parti à 61 ans avec 41 années de carrière.

À tous, tirez-en les bonnes leçons.

Emmanuel Macron est à des années-lumière de ces considérations et de toute façon il n’a pas été placé là et missionné pour ça. Vous l’avez entendu lors de ces vœux. C’est désolant mais il n’est pas là pour s’occuper de nous. Rappelez-vous, les gilets jaunes.

Alors il faut lui ouvrir les yeux.

En complément, trois articles sur Agoravox :
N’oserait-on plus se syndiquer en France ?
C’était mieux avant, pour une fois c’est vrai !
Radiotélévision publique, la voix de … De qui ?



51 réactions


  • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 12:31

    -Les journalistes sont de gauche ou centre gauche, premiers de la classe littéraire à l’université de prof gauchistes et programmes gauchistes, ils ont appris le misérabilisme et Zola, Marx et le Keynesianisme en perfusion permanente à l’Université.

    Macroniens (centre gauche-socialistes) et sont nuls en économe et se contentent de faire du copié collé de dépêches de l’état ou stats farfelues d’ONG les plus marxistes les unes que les autres qui font 90% des sujets à traiter.

    Les 2 écoles de journalisme en France sont des écoles en socialisme le plus honteux.

    Incapables d’appréhender la complexité du système de retraite ils sont hors sujet.

    -Les propriétaires de journaux veulent que l’état intervienne sur leurs marchés fermés pour éviter la concurrence (anti-libéraux-capitalistes). C’est surtout un moyen de pression sur l’état pour obtenir les avantages. Ils n’ont rien a foutre des palabres des retraites.

    -Les syndicalistes sont des enfants gâtes de l’état (ultra-subventionnés et en monopole) et défendent les castes organisées. Ils ne représentent que des privilégiés de la part patronale des régimes spéciaux (Collectivistes-communistes). Sectaires ils n’ont rien a apporte sauf des conneries du 18eme siècle dépassées, le Marxisme...

    Les gens eux ont des intérêts diffus. Rien à gagner pour faire grève et seul les privilégiés du système font tout pour que rien ne change ( les bonifiés, mieux calculés, privilégiés) .

    Macron lui suit une recommandation de l’OCDE qui a noté que 4 pays sont archaïques et ont une retraite injuste (Belgique, Allemagne, France et Corée du Sud).

    Lui et ses technocrates veulent rester « passager » clandestins« d’un système injuste et font une réforme en transformant le mot »injustice« par »universel"...

    La réforme de gens en conflit d’intérêt Haut fonctionnaires, Syndicalistes des privilégiés et journalistes sans odeur ne peut déboucher sur rien...

    Un système de merde qui favorise en premier ceux qui ne sont pas au régime général à totalement repenser et une réforme de merde qui a perdu dès le jour ou elle a donné une exception à une catégorie sociale...

    Triste France.


    • CN46400 CN46400 6 janvier 13:11

      @Spartacus
      « 4 pays sont archaïques et ont une retraite injuste (Belgique, Allemagne, France et Corée du Sud). »
      Par contre aux USA, c’est vraiment super : ex Enron.... et tous ces livreurs d’essence, en croupe blanche, dans les stations service.....


    • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 14:30

      @CN46400
      Pour les imbéciles qui ne savent pas et sortent pas de chez eux et se contentent de sortir les niaiseries clichés absurdes conditionnées par un état une éducation et des medias gauchistes anti-americains primaires voici quelques vérités qui vont bien les faire chier et remette à leur place.

      La retraite aux USA est par plusieurs piliers aux USA.

      1er pillier. répartition
      La répartition comme en France....
      96% des Américains y sont adhérents. Il n’y a pas d’exception pour les castes et les privilégiés.
      Aucun Americain accepterait l’iniquité comme un gauchiste français d’avoir plus de droits qu’un autre pour sa caste.
      Il n’y a pas de CRDS ou CSG. Pas de taxes pour mauvaise gestion. 97% du budget vient des cotisations. L’argent est tellement bien géré que c’est la sécu qui prête à l’état fédéral qui rembourse avec les intérets. L’argent est sur un fond fiduciaire. L’état peut emprunter mais n’a pas le droit d’y toucher. Pas de déficit.
      Tout les revenus entre jusque 132 900$ sont cotisés à 12.4%. Forfaits pour les professions indépendantes, et état fédéral qui paye comme les autres pour les agents de l’état comme n’importe quelle entreprise, même pour un président.

      On compare ce que paye le contribuable paye pour ta caste ?

      L’assurance vieillesse a un programme appelé « Medicaire » qui finance la santé de tous les non adhérants (étudiants, SDF migrants) qui a été copié 20 ans après par la France appelé aujourd’hui ici « CMU ».
      A 65 ans Medicaire finance le médecin et les médicaments pour tous hors optique et dentaire.
      Les pensions sont progressives (chiffres 2015) :
      Un revenu moyen annuel de  15000$ donne 12132$ de pension
      Un revenu moyen annuel de  60000$ donne 27684$ de pension

      Un revenu moyen annuel de 130000$ donne 40308$ de pension.
      Les pension sont de 75% bas revenus. 40% pour les moyens revenus, 27% hauts revenus.
      Cette sécu fournit a tous une réversion aux veuf et veuves ou enfants mineurs de 75% de celle ci sauf revenus élevés.

      2eme pillier par fond de pension, qui touche plus les gens en général au dessus de 15000$
      Par fond de pension choisi par l’employeur obligatoire au dessus des revenus de 15000$.
      On distingue 2 type de fonds. Les fond a prestation (pension) définie et cotisation variable ou à prestation indéfinie et cotisation fixe.
      80% des pensions actuelles sont des pensions délivrées sont à prestations définies et cotisations variables mais les nouvelles générations optent actuellement pour le contraire....
      A prestation définie, c’est a dire que quel que soit la bourse et les niaiseries colportées par les Marxistes en France. Vous touchez votre pension comme prévu contractuellement.

      3eme pillier fond d’investissement personnel réversible en pension....

      Enron est le seul cas connu de faillite il y a 20 ans que les imbéciles de gauchistes répètent en boucle pour s’auto-croire que c’est merdique.
      En fait la faute est revenue à la société de certification des comptes qui a pris en charge au cas par cas les gens pour éviter le procès.

      Donc oui aux USA la retraite des gens est meilleure. L’équité est meilleure et le système de retraite ne construit pas des castes de profiteurs fonctionnaires et élus...
      Pas de « régimes spéciaux »....

      Plus d’infos : https://www.justfacts.com/socialsecurity.asp


    • Trelawney Trelawney 6 janvier 15:35

      @Spartacus
      Les journalistes sont de gauche ou centre gauche, premiers de la classe littéraire à l’université de prof gauchistes et programmes gauchistes, ils ont appris le misérabilisme et Zola, Marx et le Keynesianisme en perfusion permanente à l’Université
      Et ceux qui les paient sont de droite. Donc ça équilibre


    • CN46400 CN46400 6 janvier 17:10

      @Spartacus
      Et pourquoi donc tous ces petits vieux qui servent l’essence dans les stations service ?
      J’ai une nièce à New York, 600$/mois d’assurance maladie hors hospitalisation.....


    • Désintox Désintox 6 janvier 17:27

      @Spartacus
      Le système américain par répartition a été mis en place par Roosevelt.

      C’est un personnage qu’on peut admirer... et regretter.

      S’il était notre contemporain, vous le qualifieriez de sale gauchiste et vous l’insulteriez à longueur de forum.

      Puisse B Sanders poursuivre poursuivre et actualiser l’action de Roosevelt.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 17:32

      @CN46400
      Assurance « maladie » ?????
      C’est l’assurance retraite et l’iniquité qui est le fil du sujet.
      Chaque cas individuel est spécifique et ne fait pas une généralité.

      Parce que le système autorise a travailler plus que 65 ans pour avoir une retraite avec un taux de remplacement supérieur. 
      Si vous n’avez pas 420 mois cotisés pour partir à taux plein vous pouvez continuer à cotiser a delà de 65 ans.
      Mais pas de « décote » discriminatoire pour les gens.
      Et pas de privilégiés comme toi et ta caste...  smiley


    • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 17:38

      PS : 65 age légal mais les gens ont la possibilité de commencer à recevoir des prestations de sécurité sociale à l’âge de 62 ans mais avec une pension plus faible au prorata.


    • eau-du-robinet eau-du-robinet 6 janvier 20:35

      @Spartacus
      .
      un journaliste repenti Allemand, Udo Ulfkotte, ancien grand reporter allemand, entre temps décédé, nous explique comment fonctionnent les journalistes propagandistes des grands médias :
      .
      https://www.youtube.com/watch?v=7cwQ0fObxng


    • G. Couvert G. Couvert 6 janvier 21:28

      @Spartacus
      Imprécision, dogmatisme libéral, et croyance qu’en disant du mal de la France -inexact qui plus est vous vous élevez ; lamentable.
      Dites-nous par exemple le rapport entre les revenus du Social Security et les 401k pour les pensionnés ? Et puis parlez-nous de l’espérance de vie qui baisse, du nombre de décès de nourrissons ou de mères, du cout de la santé (malgré les assurances privées indispensable la-bas), du nombre de pauvres (>40 million), du nombre de personnes devant avoir deux métiers pour survivre ...


    • Spartacus Lequidam Spartacus 7 janvier 00:37

      @G. Couvert
      C’est la vraie foire aux clichés formatés conditionnés gauchistes.  smiley
      Voici des précisions pour les suffisants gauchistes anti-americains primaires à les faire tomber de la hauteur de l’ignorance du conditionnement dans lequel ils vivent

      C’est affligeant le conditionnement gauchiste médiato-marxiste formatage de clichés par l’éducation, les médias et la sociologie anti americaine primaire Française qui empêche de réfléchir... 

      Pauvreté
      Bien entendu il y a largement moins d’autant pauvres aux USA qu’en France.
      Les 20% les plus pauvres Americains ont plus de pouvoir d’achat que la classe moyenne Européenne.
      Vous imaginez qu’un pays ou l’état pompe 57% de la richesse sur un PIB 30 fois plus élevé avec seulement 10 fois plus de population les gens sont plus pauvres ?
      Le conditionnement vous a rendu sans reflexion...
      Prenez donc connaissance des faits.
      https://www.justfacts.com/news_poorest_americans_richer_than_europe

      Espérance de vie
      L’espérance de vie se mesure sur la durée d’une vie et ne se compare pas d’un pays à un autre, mais qu’a l’intérieur d’un pays puisque les agrégats importent sur les chiffres.

      Les bobos gauchistes anti-americains primaires adorent utiliser cette mesure imparfaite pour essayer de prouver tout et n’importe quoi sur la santé et faire dire ce que cela ne veut pas dire.
      La santé est un agrégat important mais n’est pas le seul, il peut y avoir un conflit faisant des morts, un événement climatique qui tue de nombreuses personnes qui modifient les stats.
      Pour les USA c’est le nombre important de migrants qui fausse les comparaisons.
      Les USA accueillent et ont accueillis plus que tout autre pays sur le siècle.
      Un habitant Américain sur 10 est née hors USA, et n’a pas passé sa « durée de vie » dans le pays.
      Les stats comparatives d’espérance de vie ne prouvent rien de la santé mais juste de l’espérance de vie et que l’accueil des migrants fait baisser ce chiffre..

      Santé
      Et ce cliché sur la santé... Encore une farce qu’adorent les gauchistes a se la raconter..
      S’ils savaient la vérité...Il avalerait leur feuille de sécu...
      La santé aux USA est peut être plus chère, mais vous êtes largement mieux soigné. Ce qui importe le plus, ce sont les résultats médicaux pas que ça rembourse le paracétamol. Le rapport de l’OCDE montre que, en ce qui concerne les articles coûteux, la lutte contre le cancer, les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, l’Amérique obtient de meilleurs résultats qu’en Europe. Evidemment !
      Avec 4 des 5 multinationales pharma, les Americains disposen t1 à 2 ans avant les autres des meilleurs médicaments et moyens pour mieux soigner.
      Des exemples :
       Une étude de 2017  révélé que, par rapport à la Grande-Bretagne, au Canada et à la France, les États-Unis ont enregistré de meilleurs taux de survie pour le cancer de la prostate et de l’estomac, ainsi que pour le cancer du sein. 
      Parmi les sept principaux pays, les États-Unis ont les taux de survie le plus élevés pour le cancer du sein, du côlon, du poumon et de la prostate. 
      La prévention est meilleure :
      80% des femmes américaines ont reçu un dépistage « opportun » du cancer du col de l’utérus, contre seulement 73% des femmes dans les autres pays de l’OCDE.
      les taux de mortalité américains 30 jours après une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral étaient nettement inférieurs à ceux de la plupart des autres pays de l’OCDE.
      Je vous accorde que les américains ont une population en surpoids et que les maladies associées sont plus nombreuses comme le diabète. Mais on y est bien mieux soigné contrairement aux croyances véhiculés en France...


    • Traroth Traroth 7 janvier 16:10

      @Spartacus
      Les Etatsuniens ont dans l’ensemble une retraite de misère. Et c’est vers ça que le plan de destruction de Macron entraîne la France, pour le plus grand profit de Blackrock.

      J’aimerais vraiment savoir ce qui vous pousse à défendre systématiquement l’indéfendable, la destruction des fondements même ce qui permet aux Français de vivre.


    • ASTERIX 7 janvier 18:50

      @Trelawney

       FAUX  !!!!!! ils n’ont pas appris MANIPULATIONS ET POURRISSEMENT « UN LIVRE » A ECRIRE PAR NOTRE EMPEREUR MANU 1ER

      par exemple jc Dassier ou l ancienne PORTE PAROLE DES RIPOUBLICAINS  !!!!
      et tous les jeunes loups louves de MARCHARRIERE aidé par LES FONDS DE POUBELLES DU MODEM « BAYROU ET SARNEZ »


    • Spartacus Lequidam Spartacus 7 janvier 21:58

      @Traroth

      Les « fondements » c’est sur que les castes privilégiées de l’état se servent vachement bien...

      En France les castes se servent sur la société et détruisent le pouvoir d’achat des gens. 
      C’est une honte.


  • zygzornifle zygzornifle 6 janvier 12:49

    Depuis le temps sur RMC que Bourdin crie qu’il n’est pas a la solde du gouvernement et qu’il est totalement indépendant , aurait t’il menti ???? ....


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 janvier 19:51

      @zygzornifle
      Il n’est pas à la solde du Gvt.
      Il est juste l’employé docile de Alain Weill
      Lui même obligé de Drahi
      Qui est lui meme redevable d’un certain E Macron.

      Vous voyez bien que ça n’a rien à voir !


    • Le421 Le421 7 janvier 09:06

      @zygzornifle
      Et pour ceux qui auraient un doute, vous avez aussi Les Grandes Gueules à suivre...


    • Le421 Le421 7 janvier 09:07

      @Le421
      Éric Brunet, c’est plus la peine de le présenter... Vous savez, celui qui a été décoré par Sarko !!!  smiley


  • zygzornifle zygzornifle 6 janvier 12:50

    Comme le disait Coluche le gouvernement ment , les journalistes le savent mais ils répètent....


  • CN46400 CN46400 6 janvier 13:02

    En fait ce n’est pas tout à fait comme cela que çà c’est passé. Au début, disons avant le 17/12 des jeunes cégétistes, ou sudistes, ont correctement lancé le débat sur les chaînes infos. Le temps de mesurer les dégâts, et la reprise en main est intervenue, les Amar et consort ont été écartés, remplacé par des gens plus « civilisés » (Cayrol etc..), mais toujours aussi vides d’arguments puisqu’il n’y a rien dans cette réforme qui correspond à l’emballage qui est installé dans la devanture. Quand le flacon est bon, le vendeur n’hésite pas à vous en verser ne serait-ce qu’un dès à coudre. Ici rien du tout, d’après eux tout est sur l’étiquette...

    Tous les macronistes, avec ou sans Cayrol, n’en peuvent mais. Leur réforme c’est, pour tous, : « travailler plus pour gagner moins ». Dur dur, mais maintenant on cherche des arguties dans le traficotage des sondage...


  • Kapimo Kapimo 6 janvier 13:28

    Les journalistes sont vendus sur désormais tous les sujets susceptibles d’affaiblir le pouvoir. Rien de nouveau, mais c’est beaucoup plus visible depuis qu’il n’y a plus qu’une seule bande (média et politiques) au service du pouvoir de l’argent, alors qu’avant il y avait deux bandes qui se tapaient hardiment dessus sur tout un tas de sujet secondaires.

    Aujourd’hui, le peu de crédibilité de la démocratie représentative a volé en éclat, et notre régime politique est ploutocratie ou république bananière.


  • bernard29 bernard29 6 janvier 13:49

    Le débat a été escamoté ??

    Mais Berger, Piketty en parle depuis des années, sans doute avec des modalités changeantes, mais eux non plus n’expliquent pas beacoup leurs modalités. Vu Piketty à C’A VOUS, il était plutôt fumeux dans ses expolications, mais ne remettait pas en cause son accord pour une retraite universelle par points. 

    Pourquoi pour certaines retraites on ne prend en compte que les 6 derniers mois de salaires alors que pour d’autres , ce sont toutes les années de carrière. ? Voilà une question qui peut faire débat . Qu’en pensez vous ? 

    Et ensuite, je crois que les syndicats sont aussi pour beaucoup dans l’ éclatement des solidarités de travailleurs, car la technique du « ruissellement » n’a non plus jamais été l’apanage des privilèges obtenus par certaines catégories de salariés, contrairement à ce qu’i semble être avancé par certains qui en appellent à la grève par procuration.


    • gaijin gaijin 6 janvier 17:07

      @bernard29
      « Voilà une question qui peut faire débat »
      oui a condition que la réponse préliminaire au débat ne soit pas : on va tout niveler par le bas...et qu’on arrête de nous prendre pour des truffes en confondant égalité et équité ...
      et ...


    • CN46400 CN46400 6 janvier 17:33

      @bernard29
      Aux particularités historiques (Ex:SNCF-EdF-mines etc )s’ajoute le fait que les retraites, comme les salaires, peuvent être incitatives pour le recrutement dans certaines professions. Dans la fonction publique, les aléas des concours, des déroulements de carrière dans tout l’hexagone, de la faiblesse des salaires de début, la syndicalisation, expliquent le calcul sur les six derniers mois.
      Pour ma part, j’ai refusé +50% sur le salaire, de début, dans une entreprise privée des télécoms parisienne, en tablant sur un retour au pays gràce à France Télécom, avec retraite correcte à la clef...


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 janvier 20:15

      @bernard29
      Tout d’abord merci de recentrer le débat qui n’est pas celui du journalisme.

      « Pourquoi pour certaines retraites on ne prend en compte que les 6 derniers mois de salaires alors que pour d’autres , ce sont toutes les années de carrière. ?  »
      C’est effectivement une bonne question.
      Même si c’est un point non essentiel de la reforme des retraites qui touchera tous les salariés.
      Pour répondre à votre question j’ai envie de vous répondre "Pourquoi certains ont ils droits à une voiture de fonction ? pourquoi d’autres on droits à des tickets resto ? pourquoi certains ont droit à des prêts bancaires beaucoup moins cher ? Pourquoi les différentes conventions collectives ne donnent pas les mêmes droits à tous ?

      La retraite fait comme d’autres éléments (salaires, congés, avantages divers, inconvénients...) parti du contrat passé avec l’employeur.
      Y compris si l’employeur est l’état.
      D’ailleurs celui ci en profite en fidélisant et en recrutant à moindre coût grâce à cet avantage.
      Pour le ruissellement des avantages des uns et des autres c’est effectivement une chimère. En revanche la marginalisation des syndicats (déjà bien avancée) elle, et c’est bien ça qui en jeu en attaquant ces derniers bastions, nuira à tous à très court terme.
      L’uberisation du monde du travail est en marche.


  • gaijin gaijin 6 janvier 14:02

    derrière la retraite par point il y à la baisse des retraites ( en allongeant la durée sur laquelle s’effectue les calculs c’est automatique ) qui est censée assurer des bénéfices a blackrock ....

    sauf que les plus pauvres ( cad ceux qui ont proportionnellement besoin d’une retraite plus forte pour juste survivre vu que déjà avec un salaire ils vivent pas ) ben il vont pas cotiser ( vu que déjà ...) et seront les dindons de la farce

    les ceux qui vont cotiser c’est les classes moyennes et la première crise économique ( il y en a une tous les 30 ans minimum ) on va leur dire : a ben dommage votre pognon il a disparu ( dans le libéralisme le cocu il a toujours tort ...)

    les autres ils s’en foutent du pognon ils en ont a pas savoir quoi en foutre retraite ou pas smiley ( par contre les bénefs disparus en général ils sont pas perdus pour tout le monde , petit rappel en 2008 goldman sachs c’est 13,8 milliards de bénef ..

    ben quoi les mougeons ? ça vous pas marrer d’être perdants a tous les coups ...

    continuez a dormir au réveil ça ira mieux !

    meilleur voeux a tous et

    force a ceux qui luttent :

    https://www.youtube.com/watch?v=UweNTEd9FeY


    • gaijin gaijin 6 janvier 14:08

      @gaijin
      ps
      « c’est 13,8 milliards de bénef ... »
      et la blague c’est la baisse par macron de l’imposition des bénéfices du capital en début de mandat ....
      précédé par cadeaux fait aux entreprises sous la forme du cice qui a servit a augmenter les bénéfices ...
      vous commencez a comprendre ou bien ?


  • La clé du malaise français vient des parlements, non représentatifs de la diversité des opinions (où le RN devrait compter au moins une centaine de députés, et l’ultra-gauche quelques uns également). Les syndicats, depuis 1945, ne sont pas indépendants et dépendent des « critères représentatifs ». René Guénon avait vu juste dans la crise du monde moderne, la démocratie libérale est un paradoxe...


  • Trelawney Trelawney 6 janvier 15:45

    La réforme des retraites est confuse. Pourtant en quelques semaines on y voit plus clair.

    Acte 1 : On construit une nouvelle retraite par point. On supprime les régimes spéciaux pour plus de justice et on met l’age pivot à 64 ans. Tout le monde râle et tous les syndicats sont vent debout.

    Acte 2 : le gouvernement négocie avec certaines professions pour qu’ils conservent leur régime spéciaux qui s’appellera « régime adapté ». Ca commence par les policiers, puis les pompiers, puis les militaires, mais aussi les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les hôtesses de l’air, les danseuses de l’opéra. On va continuer avec la SNCF, la RATP, les avocats et s’ils sont sages le personnel hospitalier et les instituteurs.

    Acte 3 : Il ne restera dans cette réforme que la retraite par point et l’age pivot à 64 ans. Mais comme ça s’adressera qu’aux personnes du privé, personne ne ferra grève. De plus se sera la retraite de ces même personnes du privé qui renflouera la retraite des agriculteurs, artisans commerçants.

    C’est beau la politique !


    • Pere Plexe Pere Plexe 6 janvier 20:24

      @Trelawney
      Pas d’accord avec votre point 3.
      A cette heure la fonction publique est totalement impactée par la réforme.
      Concernant SNCF et RATP ( à cette heure) le passage à la retraite par point est repoussé mais acté. Et l’âge pivot est lui applicable dans les mêmes conditions que dans le privé.
      Les conducteurs en grève sont pour une bonne part non concernés par la retraite à point : les motivations dépassent de loin le simple intérêt personnel. 


    • Trelawney Trelawney 7 janvier 09:22

      @Pere Plexe
      La SNCF vient de passer le 1° janvier 2020 en société privée. Ceux qui sont embauché à partir de cette date le sont sous le statut privé (licenciement, droit, retraite). Mais ceux qui ont été embauché avant garderont leur statut. Ca fera comme pour les ports, peu de trains SNCF circuleront, alors que les trains des compagnies privées financées par les régions les remplaceront.
      Pour ce qui est des fonctionnaires, ils n’y aura pas de changement notable tant que le statut du fonctionnaire ne sera pas modifié (perte de l’emploi à vie). L’état étudie déjà une possibilité de financer par le contribuable une retraite complémentaire par capitalisation pour faire le complément.
      Vous voyez bien que le but est de réduire les retraites du privé et de s’approprier les fonds de retraites des « régimes spéciaux ». Ce n’est pas une réforme, c’est du racket


  • ribouldingue ribouldingue 6 janvier 16:03

    Si nous voulons que cette réforme éclate comme une baudruche nous devons impérativement relancer une cagnotte via les réseaux sociaux pour soutenir les grévistes. n’oublions pas que 55 % des français soutiennent toujours les syndicats. Qu’attendent maintenant les syndicats d’étudiants et lycéens doivent informer leur public et se joindre aux syndicats de salariés ? C‘est fini noël faut se réveiller les gars les filles il va falloir en mettre un coup. Cette réforme ne concerne pas que la retraite c’est avant tout la mort de la sécurité sociale . Quant aux youkis et caniche de service et les autres carpettes notamment la salomé et le Borstein boycottez toutes les interviews ciblées et partisanes de ces torchons à la botte du château.

    https://youtu.be/Wx7vKvQ4axQ.


  • Désintox Désintox 6 janvier 17:39

    Les media proches de Macron essaient de faire porter le débat sur l’âge pivot, car ils savent que le gouvernement le laissera tomber... et que la CFDT s’empressera de signer.

    L’âge pivot est susceptible de faire baisser la pension de 10% si on part à 62 ans . Il sera abandonné, on on gardera la bonne vieille décote, capable de l’amputer de 25% ! Ce sera bien pire !

    En focalisant sur l’âge pivot, la CFDT prépare son ralliement à Macron. C’est de la pure mise en scène !

    Le vrai débat, ce n’est par l’âge-pivot, c’est de savoir quelle part du PIB on accorde aux retraites. Vouloir maintenir cette part constante alors que la population vieillit ne peut qu’aboutir à la paupérisation des vieux.

    Les plus riches s’en sortiront grâce à leur patrimoine. Quant aux autres, ils crèveront, incapable de se payer les frais médicaux et les dépassements d’honoraires.


  • Yann Esteveny 6 janvier 17:48

    Message à avatar Alain Alain,

    Je cite votre conclusion à propos de l’actuel Président de la République Française : « Alors il faut lui ouvrir les yeux. »

    Le problème de la perception n’est pas de son côté mais plutôt de ceux qui croient à l’existence d’un débat avec lui. J’ai fait paraître un article sur ce sujet pour l’exprimer :

    https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/qui-veut-encore-debattre-avec-les-220156

    Respectueusement


  • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 6 janvier 19:10

    Juste en passant petit rappel des promesses de Jupiter Pinocchio, lorsqu’il était candidat à la Présidence !


    Sur les retraites :

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/reforme-des-retraites-macron-na-pas-respecter-toutes-ses-promesses_fr_5df37349e4b0deb78b524dc5

    .

    .. les autres :Ici


    .. et comme dit un vieil adage « Les promesses n’engagent ….


    Sur le sherpa de Jupiter ( alias Ribouldingue ) le nouveau « droit dans ses bottes », un article blackboulé par Agoravox ,.. mai sur mon blog

    Ribouldingue alias E.Philippe dit « Gros n’avion » », le vrai comique troupier de ce gouvernement de « branquignols » !

    .. ben sûr que ce dernier est caustique et mordant, pas du tout dans le sens « cireur de pompes » !


    @+ P@py


  • tout_permis tout_permis 6 janvier 19:29

    Le débat est peut-être estcamoté dans les médias autorisés, mais c’est pour ça que les réseaux sociaux sont si populaires. Pour ceux qui ont vu passer mon billet « Une initiative citoyenne pour briser l’omertà judiciaire—Appel à Jean Lassalle », je signale que tout développement nouveau sera indexé par #CeRapportQuiDérange. Et du nouveau, il y a.


  • BA 6 janvier 23:39

    Dès le vendredi 3 janvier 2020, le gouvernement a transmis le projet de loi de la réforme des retraites au Conseil d’Etat ! ! !


    En clair : les prochaines concertations avec les syndicats, c’est du pipeau.


    Tout ça, c’est de la comédie jouée par les ministres : il n’y a plus rien à négocier, le texte est déjà écrit, c’est terminé.


    Les syndicats se sont bien fait baiser.


    Réforme des retraites : le projet de loi a déjà été envoyé au Conseil d’Etat.


    Alors que Muriel Pénicaud ouvre le bal des concertations à la recherche d’un compromis, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, annonce que le projet de loi est déjà rédigé.

    http://www.leparisien.fr/economie/reforme-des-retraites-le-projet-de-loi-a-deja-ete-envoye-au-conseil-d-etat-06-01-2020-8230170.php ?


  • zygzornifle zygzornifle 7 janvier 09:36

    En fait le travail de journaliste n’est en réalité qu’un travail de publicitaire pour chaque gouvernement qui se succède .....


  • air pur air pur 7 janvier 10:51

    @alain alain, bravo pour votre travail et vos citations


  • eddofr eddofr 7 janvier 15:49

    Globalement, je suis pour un régime de retraite universel et pour la fin des régimes spéciaux.

    J’ai juste deux problèmes :

    1. En quoi « Universel » est-il synonyme de « par points » ?
    2. En quoi « Universel » est-il synonyme de « âge pivot » ?

    On prends tous les régimes de retraites, on met tous les prélèvements au même niveau (pourcentage), on mets toutes les prestations au même niveau (50% du salaire annuel moyen des 25 meilleures années). Et voilà, c’est réglé, pas besoin de « points ».

    On peut éventuellement causer pénibilité et contraintes.

    Le plus simple, ce serait de créer une prime de pénibilité, qui du coup ferait partie du salaire, serait « cotisée » et donc prise en compte pour la retraite ...

    Oups !

    Ah oui, merde, le patronat veut pas entendre parler de payer la « pénibilité », ça lui coûterait trop cher (vaut mieux que la sécu continue à payer à leur place ...).

    Après on peut discuter du financement.

    Mais ça, me semble-t-il, c’est un autre sujet que la « Retraite Universelle » ...

    Non ?


    • CN46400 CN46400 7 janvier 17:38

      @eddofr
      « (50% du salaire annuel moyen des 25 meilleures années). »
      Ok tu postule au staff de Macron ? Ils ont besoin de baratineurs de ce calibre dans les télés.....


    • André Martin 7 janvier 18:07

      @eddofr

      Vous avez raison, c’est ce que j’explique à la fin de ma contribution Quelle réforme des retraites soutenable à l’ère de l’anthropocène ?

    • Spartacus Lequidam Spartacus 7 janvier 22:11

      @eddofr
      L’assurance retraite c’est pour la retraite pas la pénibilité....
      Aujourd’hui si nous en sommes là c’est justement pour avoir cédé aux castes qui sortent cet argument pour voler les autres secteurs de la société.

      La pénibilité n’a pas a être prise en charge par l’assurance retraite, car c’est une excuse à niche de privilèges...

      La « pénibilité » c’est ce qui rend non universel les retraites... C’est la foire aux privilèges de castes....

      La pénibilité doit être payée au moment ou elle s’exerce.
      Un type qui vit a 60 ans aura au moins touché son argent que de ne pas avoir des années en plus qui ne lui serviront a rien.

      On peut imaginer une autre assurance sociale pour le préjudice de pénibilité..
      Assurance qui peut financer des années de loisirs auprès de la retraite universelle...


  • André Martin 7 janvier 18:02

    Deux questions économiques que les journalistes n’ont pas encore osé poser à Laurent Berger http://www.retraites-enjeux-debats.org/spip.php?article1433


  • Octave Lebel Octave Lebel 7 janvier 21:21

    Merci pour ce travail précis, méthodique et lumineux. Lorsque j’étais lycéen, certains enseignants nous conseillaient de lire différents journaux pour être correctement informés. Maintenant, pour être informé, il faut consulter les blogs divers et variés qui se sont donnés leur propre indépendance et quelques rares et précieux journaux emblématiques de l’esprit et de l’histoire de notre pays. Qui sont nourris (les blogs) pour la plus grande part par des personnes qui ont développé les compétences que l’on attendrait d’un authentique journalisme en pays démocratique. Qu’on ne s’y trompe pas, c’est une forme de résistance intérieure à l’asservissement intellectuel et culturel mis en œuvre par les médias officiels et les médias entre les mains du CAC 40 et ses hybrides que nous finançons par-dessus le marché par nos impôts. Le reste est à consulter pour entretenir sa capacité à démystifier la propagande et ses mutations, à observer la fabrication de l’opinion souhaitée et à repérer les points importants à approfondir qui eux sont effleurés ou écartés. Tout en se nourrissant des raretés (merci à ceux qui les produisent ) qui toujours subsistent un peu dans la proportion des raisins qui garnissent certaines brioches et qui nous donne espoir.La bonne graine bien que soumise en permanence au napalm de la finance et sa mauvaise fée la publicité est encore vivace et coriace.

    Il serait intéressant de développer une réflexion politique sur le rôle et l’organisation des médias en vue d’un rétablissement démocratique durable. 


  • troletbuse troletbuse 7 janvier 22:09

    Voici la nouvelle affiche pour La Ripoublique En Marche. Ell est parfaite  smiley

    https://www.ladepeche.fr/2020/01/07/pourquoi-la-ministre-du-travail-muriel-penicaud-est-elle-en-fauteuil-roulant,8645070.php


  • Le pouvoir mis en place par Macron constitue la plus grosse agression contre la démocratie et la liberté individuelle depuis Chirac.
    Ce pouvoir est dans la droite ligne des quinquennats successifs de Sarkozy et d’Hollande. 
    Cela en est l’aboutissement .

    Tout le monde le politique en est conscient et approuve.

    Complétement basé sur quelques générations d’électeurs/électrices tous et toutes aussi crétins/crétines les unes que les autres.

    Ces générations cultivent le cynisme, le mensonge, l’ hédonisme...etc..

    Surtout le « Je sais tout » ....

    Issu d’un choix de société le plus régressif, le plus écœurant « L’enfant Roi »


      


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