mercredi 25 septembre - par Séraphin Lampion

Brexit, échec et pat !

Attention : ceci n’est pas un article « européiste », c’est un article sur le Brexit. Avoir du recul par rapport à ce nouveau monstre du Loch Ness n’est pas synonyme d’alignement sur l’idéologie de l’UE. Merci.

Comme de coutume, le gouvernement Johnson, mis en place il y a seulement quelques semaines, a demandé à la reine de présenter son programme législatif, une cérémonie protocolaire connue sous le nom de « discours de la reine ». La règle exige la fermeture du Parlement pendant les quelques semaines qui précèdent cette grand messe, ce qui aurait rendu le Parlement impuissant à empêcher un Brexit sans accord.

Mais badaboum, nouveau rebondissement dans ce feuilleton calamiteux simulacre de « démocratie », dans ce pays qui n’a pas de constitution écrite mais une jurisprudence constituée de chartes et de jugements antérieurs pour valider les décisions de justice, dans ce pays, donc, un certain nombre de personnalités connues ont saisi les tribunaux pour annuler le processus et la cour s'est prononcée contre cette initiative du gouvernement et de la reine.

La présidente de la Cour suprême, a déclaré : "La décision de conseiller à Sa Majesté de proroger le Parlement était illégale, car elle empêchait le Parlement de s'acquitter de ses fonctions constitutionnelles sans justification raisonnable", et qu’il était "impossible pour [nous] de conclure, compte tenu des éléments de preuve qui [nous] ont été présentés, qu'il y avait une raison - et encore moins une bonne raison - de conseiller Sa Majesté proroge le Parlement de cinq semaines ".

La dernière fois que le Parlement s'est réuni, il a promulgué une loi interdisant au gouvernement de quitter l'Union Européenne sans un accord spécifique réglementant les différents détails. La loi a également enjoint au gouvernement de demander à l'UE de reporter la date du Brexit prévue pour le 31 octobre.

Comme Boris Johnson dit vouloir un Brexit sans accord et que c’est un vieux renard, il peut toujours saboter cette loi en ajoutant des conditions inacceptables ou en demandant à l'UE un délai qu'elle ne serait pas prête à concéder.

Le jugement de la cour donne quelques jours de plus au Parlement pour faire obstacle à la sortie de Johnson de l'UE, mais comme les deux grands partis, travaillistes et conservateurs sont eux-mêmes divisés sur le plan interne, il est peu probable qu’un « deus ex machina » précipite le dénouement d’un mélodrame qui traine en longueur.

L’UE n’a peut-être plus envie non plus de reporter encore la date du Brexit et souhaite peut-être en finir le plus vite possible quelles qu’en soient les conséquences potentiellement moins pénalisantes que l’attentisme. Les électeurs Britanniques pourraient même partager ce sentiment.

La vraie bataille se déroule en fait entre des classes et non pas des partis. La faction du parti conservateur qui représente les petites et moyennes entreprises, a pris le pouvoir après la chute de Theresa May tente de viabiliser le Brexit sous la direction de Boris Johnson alors que la faction du parti travailliste qui représente les intérêts du grand capital britannique (en particulier dans le secteur financier) tente de vaincre la faction socialiste dirigée par Jeremy Corbyn. Aux Communes, la faction qui représente le grand capital britannique du Parti conservateur dirigée aujourd'hui par le président John Bercow est en train de manœuvrer avec le Parti démocrate libéral et son analogue, le Parti travailliste, pour bloquer le Brexit par tous les moyens.

Le nœud gordien est que les grandes entreprises ont encore des factions très puissantes des deux principaux partis (travailliste et conservateur), mais aussi le contrôle absolu de la partie non élue de l’état britannique (la monarchie + le pouvoir judiciaire + chambre des lords), même s’ils ont perdu leur légitimité en Juin 2016. La classe ouvrière, très affaiblie oute-manche, a dû faire une alliance avec la petite bourgeoisie pour infliger une défaite aux classes dominantes en juin 2016, mais ne peut toujours pas porter le coup fatal. Entre ces deux flancs, la bourgeoisie a joué son va-tout en cherchant le soutien de la classe moyenne supérieure (les "élites métropolitaines") pour faire imploser le Brexit. Ces alliances « contre nature » fait que d’un côté la classe ouvrière doit céder aux idéologies d'extrême droite pour répondre aux besoins de la petite bourgeoisie et de l’autre côté la (vraie) bourgeoisie doit tolérer la rhétorique libérale de la bourgeoisie financière. Les catégories moyenne supérieures ne constituent pas vraiment une classe et ne peuvent pas décider d'une élection car elles sont concentrées à Londres, Manchester et Liverpool. Ces alliances étranges ne sont possibles que pour une seule raison : le socialisme est la limite absolue, la ligne rouge absolue pour l'ensemble des Britanniques. L'antisocialisme serait la seule idéologie qui puisse unir toutes les classes britanniques à l'heure actuelle. Alors pourquoi cette alliance ne se produit-elle pas ? Parce que l’antisocialisme implique la continuité du capitalisme, or c’est le capitalisme, et non le socialisme, qui a détruit le contrat social britannique au lendemain de 2008 et tout le monde le sait sans l’exprimer clairement.

Le Brexit représente l'échec absolu du capitalisme britannique. Mais il représente également les limites absolues de la social-démocratie qui voudrait réaliser le socialisme sans la révolution, par les réformes. Et le système qu'ils prétendent « réformer » s'est auto-détruit.

Corbyn s'exprimant lors du Congrès du Parti travailliste, a demandé à BoJo de démissionner et souhaite une élection générale immédiate. Là où ça coince, c’est que les partisans du maintien dans l’UE ne sont pas favorables à des élections générales car ils craignent ne pas obtenir la majorité et reproduire la situation actuelle. Mais alors qu’un « pat » dans une partie d’échecs (partie nulle par impossibilité de débloquer les positions) se traduit pas une nouvelle partie, dans cette situation, même une nouvelle partie ne servirait à rien sinon à provoquer un nouveau « pat ».



140 réactions


  • exol 25 septembre 16:58

    Tain Seraphin tu joues sur du velour pour faire du com. Vite Fifi au clavier toute .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 septembre 17:14

      @exol

      chuttttt...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 20:48

      @Séraphin Lampion
      Coucou, c’est moi ! Vous écrivez :

      le socialisme est la limite absolue, la ligne rouge absolue pour l’ensemble des Britanniques. L’anti socialisme serait la seule idéologie qui puisse unir toutes les classes britanniques à l’heure actuelle


      Votre texte, intéressant au demeurant, ne cite aucune source.
      D’où tenez-vous vos analyses ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 septembre 21:30

      @Fifi Brind_acier

      Ah ben tiens, vous tombez bien !

      Je viens justement de lire dans le « Monde Diplomatique » des propos tenus par madame Christine Annoot, responsable des affaires sociales de l’UPR :

      « Dans une France indépendante et souveraine, le progrès social ne pourra découler que de la coopération entre le capital et le travail »

      Et en ce qui concerne éventuellement de nouveaux droits pour les travailleurs ;

      « De nouveaux droits ? Je ne vois pas vraiment. Vous savez, il y a déjà beaucoup de droits. Il faut renforcer l’économie de la participation et l’intéressement des travailleurs »

      Ça m’intéresse de savoir ce que vous en pensez.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 06:39

      @Séraphin Lampion
      J’ai lu ce texte, c’est un texte à charge contre l’ UPR, comme d’habitude.
      Mais c’est plus subtil que les habituelles insultes. La censure n’a pas suffit à empêcher l’ UPR de se développer. Ils ont essayé les insultes et la diffamation, pas mieux, alors ils essayent de procéder autrement.
      Cela prouve juste que l’ UPR dérange, et c’est très bien ainsi.
       


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 06:50

      @Fifi Brind_acier

      ce n’est pas ce que je vous demande
      ma question concernait la teneur des propos de la dame, pas les intentions du journal


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 08:25

      @Séraphin Lampion
      L’UPR rassemble des citoyens de tous les horizons, y compris des gens venant de la Droite, le Bureau National tient compte de la diversité. Le programme de l’ UPR préserve les droits des salariés, s’ils en veulent d’autres, il y aura le Référendum d’Initiative Populaire, que cela fasse plaisir ou pas à cette dame !

      PS : vous me répondez sur vos sources, ou vous allez me parler de cet article sur l’ UPR sans me répondre ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 09:05

      @Fifi Brind_acier

      je vous ai répondu en cliquant sur répondre à la question concernée, plus bas dans le fil...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 09:08

      @Fifi Brind_acier

      donc, si je récapépète, contrairement à LREM qui n’est ni de droite ni de gauche, l’UPR est de droite et de gauche. 


    • nono le simplet nono le simplet 26 septembre 09:12

      @Séraphin Lampion
      LREM qui n’est ni de droite ni de gauche

      en parodiant Coluche, je dirais que LREM n’est pas de droite et encore moins de gauche


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 septembre 10:03

      @Séraphin Lampion

      Dommage le lien est pour les abonnés... Cela dit, encore une fois, ça prouve que l’UPR est un parti ... comme les autres ^^


    • Aristide Aristide 26 septembre 10:43

      @Séraphin Lampion

      n’est ni de droite ni de gauche, l’UPR est de droite et de gauche. 

      L’illustre prédécesseur d’Asselineau dans ce créneau des incompris du suffrage universel est Michel JOBERT. A la même question, il répondait je suis « ailleurs ». 


    • samy Levrai samy Levrai 26 septembre 10:53

      @Séraphin Lampion
      Lis la charte de l’UPR, t’ai je déjà dit...
      La résistance est classé divers par le ministère de l’interieur, elle se situe au dessus du clivage droite gauche qui ne veut aujourd’hui ( dans le parti unique) plus rien dire.


    • samy Levrai samy Levrai 26 septembre 11:02

      @Aristide
      L’UPR se situe à l’extrême gauche du parti unique euro fasciste ( de la FI au FN en passant par le PS et tous les autres).
      A l’interieur de l’UPR tous les vrais courants politiques sont présents car il s’agit d’un rassemblement de liberation nationale.
      Je comprends qu’un europeiste dogmatique collabo ait du mal a appréhender la chose.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 11:18

      @Séraphin Lampion
      L’UPR est classée par le Ministère de l’ Intérieur dans la catégorie « Divers ».

      Nombreux sont ceux qui viennent de la Gauche, vous en avez plusieurs spécimens sur Agoravox, dont votre serviteur ; certains viennent de la Droite, et même du FN.

      Mais surtout un grand nombre de citoyens qui ne votaient plus depuis longtemps et/ou qui avaient cessé de s’intéresser à la politique, et à qui l’ UPR a redonné ce goût.


    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 26 septembre 12:48

      @Fifi Brind_acier

      Environ 38 000 adhérents en 12 ans ^^


  • Clocel Clocel 25 septembre 17:04

    Dire qu’il suffirait de faire rouler quelques têtes dans la sciure pour que tout rentre dans l’ordre...

    Les peuples ont perdu le sens de l’embuscade... Triste...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 septembre 17:12

      @Clocel

      L’embuscade et la guillotine n’ont jamais été la tasse de thé de l’establishment « so british » qui préfèrent le « wait and see » ou la « wedge issue ».
      Pour ce qui est des peuples, il semblerait que nous autres grenouilles continentales ayons aussi perdu le goût de voir œuvrer la veuve sanglante. Question de mode ou d’alimentation ?


    • Clocel Clocel 25 septembre 17:20

      @Séraphin Lampion

      Merde... !
      Charles Ier serait mort des oreillons !? smiley

      Bon, OK, z’ont fait ça à l’ancienne, n’empêche qu’ils ont été les premiers à débiter le pouvoir dans le sens de la hauteur.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 septembre 17:33

      @Clocel

      Damned ! J’avais oublié la guerre civile que l’on a abusivement baptisée « révolution ». En fait, entre l’exécution de Charles Ier et la dissolution du parlement par Cromwell il s’est écoulé peu d’années et ni l’Angleterre ni, plus tard, le Royaume-Uni n’ont jamais connu de  république mais des monarchies parlementaires dans lesquelles le pouvoir politique est assumé par ceux qui détiennent le pouvoir économique : nobles, industriels et banquiers.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 20:13

      @Séraphin Lampion
      Bonjour, merci pour l’article !
      J’ai du mal à comprendre comment la Cour suprême peut déclarer que la suspension du Parlement est anti constitutionnelle, alors qu’il n’y a pas de Constitution. Elle s’appuie sur quoi ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 06:40

      @Séraphin Lampion
      Vous n’avez pas répondu à ma première question : quelles sont vos sources d’information ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 06:51

      @Fifi Brind_acier

      la presse anglais, en particulier « the independant », rubrique « voices ».


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 08:26

      @Séraphin Lampion
      Merci pour votre réponse, et vous pouvez citer ces articles ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 09:12

      @Fifi Brind_acier

      vous voulez pas ma chemise non plus ?


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 09:15

      @Séraphin Lampion
      Non merci pour votre chemise, ce sont vos articles de référence que je souhaite lire.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 09:26

      @Fifi Brind_acier

      Lien : cliquez sur la loupe en haut à droite et tapez « brexit »


    • Aristide Aristide 26 septembre 10:56

      @Fifi Brind_acier

      J’ai du mal à comprendre comment la Cour suprême peut déclarer que la suspension du Parlement est anti constitutionnelle, alors qu’il n’y a pas de Constitution. Elle s’appuie sur quoi ?

      Asselineau vous expliquera peut être un jour la nature « anglo-saxonne » du droit de ce pays. 


    • Eric F Eric F 26 septembre 15:31

      @Fifi Brind_acier
      "’j’ai du mal à comprendre comment la Cour suprême peut déclarer que la suspension du Parlement est anti constitutionnelle, alors qu’il n’y a pas de Constitution. Elle s’appuie sur quoi ?« 
      La court suprême n’a pas employé le terme »anti-constitutionnelle« mais »illégale« (unlawful), mais elle parle néanmoins des »fonctions constitutionnelles« du parlement., en évoquant notamment »the Bill of Rights of 1688", et évoque la procédure normale de prorogation (ie de suspension) qui n’a pas été respectée.


  • Fergus Fergus 25 septembre 17:30

    Bonjour, Séraphin Lampion

    Bien vu l’« échec et pat » car c’est exactement de cela qu’il s’agit. Article très intéressant.


  • leypanou 25 septembre 17:38

    L’UE n’a peut-être plus envie non plus de reporter encore la date du Brexit et souhaite peut-être en finir le plus vite possible quelles qu’en soient les conséquences 

     : çà, on verra çà bientôt.

    De toute façon, on obligeant à un Brexit avec accord, la Chambre des Lords a complètement vidé le sens du résultat du référendum : comment peut-on avoir un accord si l’UE ne veut pas d’un Brexit ? comment peut on espérer que les députés qui n’ont pas pu trouver un accord acceptable depuis 2016 peuvent encore trouver un accord acceptable ? (çà risque de faire un report indéfini, c’est ce qu’espèrent des gens comme T Blair)

    Pour les élections générales, J Corbyn, pour augmenter sa base électorale, vient de promettre qu’il va légaliser le vote de TOUS les résidents légaux au Royaume Uni aux élections générales : on va avoir une partie de bras de fer avec le parti conservateur et le parti de N Farage.

    La suite au prochain épisode.


    • amiaplacidus amiaplacidus 25 septembre 17:46

      @leypanou

      Je ne prends pas parti pour ou contre le Brexit (cela regarde les Grand-Bretons).
      En revanche, lorsque je lis :
      « ...comment peut-on avoir un accord si l’UE ne veut pas d’un Brexit ? ... »

      Je ne peux n’empêcher de penser que l’UE a un comportement sectaire : interdire pratiquement à un membre de la quitter,
      Ce comportement est à cent lieues de ce que j’imagine d’une Europe des travailleurs.


    • leypanou 25 septembre 17:54

      @amiaplacidus
      Je ne connais pas le droit et encore moins le droit anglais mais je pense qu’obliger à un Brexit avec un accord c’est bafouer la volonté du peuple qui a voté Brexit.
      A mon avis, B Johnson devrait attaquer la légalité de çà si c’est possible.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 25 septembre 17:54

      @amiaplacidus

      l’UE n’est pas l’Europe des travailleurs, mais ça n’empêche pas qu’une union dont on ne peut pas sortir n’est plus une union, mais une annexion ou un « Anschluss ».
      Même une fédération ou une confédération, ce que n’est même pas l’UE, permet à ses membres d’entrer et sortir. Sinon, on appelle ça un « empire ».


    • leypanou 25 septembre 18:10

      @amiaplacidus
      j’ai bien aimé cet article de G Galloway sur cette affaire : il est un « maverick » peu apprécié par le bien-pensance outre-manche.


    • velosolex velosolex 25 septembre 18:30

      @Séraphin Lampion
      Faut être un lecteur du « sun », pour croire qu’il suffit de claquer la porte, ou de relever le pont levis devant le tunnel sous la manche, pour penser que cette histoire de divorce allait se faire sans accroc. Ne parlons pas de la pelote Irlandaise, plus difficile à régler qu’une énigme du sphinx, et sur laquelle Bojo na pas l’amorce d’une solution.
      « L’empire », c’est sa nostalgie qui a été le ferment de cette aberration, avec le continent coupable désigné de tous les maux. Nous sommes dans l’irrationnel le plus complet, et un anglais sur deux crie au fou, pendant que les autres appuient sur l’accélérateur de leur guimbarde. 


    • Fergus Fergus 25 septembre 19:07

      Bonsoir, amiaplacidus

      « Je ne peux n’empêcher de penser que l’UE a un comportement sectaire : interdire pratiquement à un membre de la quitter »

      Ce n’est pas exact : l’UE est allée, sous Teresa May, jusqu’au bout des concessions qu’elle estimait  du point de vue de ses membres pouvoir faire au Royaume-Uni. Dès lors, le problème posé parles conditions de sortie est britanno-britannique !!!


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 20:45

      @Fergus
      Le blocage est au Parlement britannique. La Commission est peut-être allée au bout de ses concessions, bien que tout cela reste secret, ce qui est un scandale en soi, il devrait y avoir des compte rendus publics des négociations.

      Il a fallu que je cherche pour trouver un compte rendu des négociations.
      Et encore, personne ne peut dire si les choses se sont passées ainsi.

      Et aussi pour trouver un résumé de 8 points de l’accord avec Thérésa May.
      Le reste, c’est secret.

      Mais Bruxelles ainsi que les médias n’ont relayé, en France du moins, que le point de vue des européistes. Les Britanniques ont une presse pluraliste, ce qui n’est pas le cas en France.


    • velosolex velosolex 26 septembre 10:04

      @Fifi Brind_acier
      Une presse pluraliste ?..Il n’existe c’est vrai aucune équivalence sur le continent de ce qu’est « Le Sun », un torchon nationaliste, le journal le plus vendu d’Angleterre, 2 millions de vente par numéro, avec pour couverture cette semaine une photo de Corbyn : « Is this the most Dangerous chicken in Britain ? »....
      No comment ...


    • velosolex velosolex 26 septembre 10:14

      @Fergus
      Quand à la métaphore de notre lampion avec le jeu d’échecs, au sujet des acteurs du brexit, l’image me semble un peu forcée, tant le jeu est primaire, et tient plutôt non de la savante stratégie de ce jeu de stratégie et d’intelligence, mais plutôt du jeu de dame, avec Bojo rêvant de faire des coupes sanglantes, en faisant « une dame »....
      Le jeu primaire des sept familles n’est pas loin non plus, Bojo a cru gagner la carte de la grand mère royaliste dernièrement, en mentant un peu, selon sa nature. Anybody is perfect

      Au bout de la nuit, il se pourrait bien que cela ne soit plus qu’un jeu brouillon de bataille, en peut être bien de pouilleux, tout le monde tentant de se débarrasser de la mauvaise carte. 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 14:31

      @velosolex

      quoi qu’il en soit, c’est pas une réussite...


  • machin 25 septembre 19:55

    .

    L’Europe scélérate est un piège a cons.

    Il faut être bien naïf pour croire que l’on peut la quitter sans violences.

    .


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 20:29

      @machin
      Le problème, c’est que les européistes refusent d’admettre qu’ils ont perdu.
      Exactement comme les Députés français en 2005.

      C’est pourtant la base de la démocratie représentative, accepter de perdre, pour espérer gagner la fois suivante. L’article 50 prévoit qu’un pays sortant de l’ UE puisse y entrer à nouveau.

      Mais ce n’est pas la conception des européistes de la démocratie. Il est interdit de remettre en cause l’ UE et interdit d’en sortir. Sinon, vous êtes... des fachos, des populistes, des complotistes, des nationalistes, et sûrement aussi, si on cherche bien, des antisémites !


    • Fergus Fergus 25 septembre 23:18

      Bonsoir, Fifi Brind_acier

      « Le problème, c’est que les européistes refusent d’admettre qu’ils ont perdu »

      Vous prenez vos désirs pour des réalités. Un Brexit dur  que j’appelle de mes voeux  peut au contraire être, malgré l’addition, à l’origine d’une formidable avancée pour l’UE en faisant la démonstration qu’il n’y a pas de salut hors de l’Union. Aujourd’hui, nul ne peut dire ce qu’il adviendra du Royaume-Uni lorsque la sortie sera effective. Ni vous, ni moi, ni personne. Mais le coût à payer pour les Britanniques devrait être très élevé, et possiblement entraîner la sécession de l’Ecosse et peut-être de l’Irlande du Nord. Bref, un possible désastre outre-Manche.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 06:45

      @Fergus
      Le Monde vient de publier un article qui ne va pas vous faire plaisir :
      « En cas de no deal sur le Brexit, l’apocalypse n’aura pas lieu ».

       


    • machin 26 septembre 07:28

      @Fifi Brind_acier

      Il est même fort probable que ce qui reste d’entreprises chez nous s’installent en face...


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 07:56

      @machin

      les patrons français n’ont pas attendu le brexit pour délocaliser, et la Chine, l’Inde, la Tunisie, le Maroc, etc. risquent de rester longtemps des paradis plus intéressants pour eux que le Royaume-Uni. Si c’est le cas un jour, ça voudra dire que l’économie britannique et la rémunération du travail sont arrivés au niveau des pays précités, ce qui n’est guère encourageant pour les 90% de la population dui n’ont que leur travail à vendre !


    • machin 26 septembre 08:21

      @Séraphin Lampion

      « les patrons français n’ont pas attendu le brexit pour délocaliser, et la Chine, l’Inde, la....  »

      Rien n’empêchera jamais dans notre bonne et si équitable Europe d’avoir son siège ici ou là, et ses esclaves basiques ailleurs...
      Paradis fiscal / enfer prolétaire...

      Tiens... au fait.... Cette année, en champagne, 95% des vendangeurs nous venaient de l’Est... de l’Europe.

      C’est l’Europe du voyage organisé.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 08:30

      @machin
      Je ne sais pas ce que valaient les promesses de Thérésa May, mais elle proposait un plan de réindustrialisation massif.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 09:11

      @machin

      « Rien n’empêchera jamais dans notre bonne et si équitable Europe d’avoir son siège ici ou là, et ses esclaves basiques ailleurs...
      Paradis fiscal / enfer prolétaire...  »

      Rien n’empêchera non plus dans notre bonne et si équitable « communauté internationale » mondialisée d’avoir son siège ici ou là, et ses esclaves basiques ailleurs...
       


    • machin 26 septembre 09:39

      @machin

      Paradis fiscal / enfer prolétaire... sont la face et l’avers de la pièce d’un euro.

      Pile je gagne face tu perd.


    • Aristide Aristide 26 septembre 11:01

      @Fifi Brind_acier

      Le Monde vient de publier un article qui ne va pas vous faire plaisir :
      « En cas de no deal sur le Brexit, l’apocalypse n’aura pas lieu »

      Moi qui croyait que la presse française est europeiste ...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 11:26

      @Aristide
      Ils doivent sans doute préparer leur lectorat à la suite des évènements...
      C’est un article qui tranche avec les articles habituels de l’ Immonde destinés à faire peur. Si Brexit a bien lieu le 31 octobre, ils seront à l’affut du moindre incident en GB, pour bien prouver que sans l’ UE, un pays est en perdition.

      On comprend bien ce qui les inquiète.
      Un Ambassadeur à Genève a confié à un journaliste suisse :

      « Le pire qui puisse nous arriver ? Que l’économie britannique finisse par bien se porter après le Brexit. Ce serait une gifle terrible… »


    • JL JL 26 septembre 11:40

      @Fifi Brind_acier
       
       un Frexit ne serait économiquement viable qu’à une seule condition : être plus royaliste que le roi, je veux dire plus ultralibéral que l’UE ! Ce que pourrait bien réussir la GB ; mais pas la France.


    • velosolex velosolex 26 septembre 11:40

      @Fergus
      Le projet anglais, que nos amis soutiennent ardemment, ainsi que Trump et Poutine, pour une fois d’accord, rêvant de saborder une économie européenne qui leur fait de l’ombre, n’est pas de s’écarter de l’europe libérale, mais au contraire de faire encore mieux, ou pire, c’est selon, en transformant la GB en grand marché dérégulé, une sorte de Singapour, tête de pont de toutes les pirateries.

      Avec ça, bonjour les avancées sociales, et le creusement des inégalités, déjà abyssales outre channel, et qui sont le ferment du brexit, les responsables s’exonérant sur Bruxelles de leur responsabilité en la matière. 
      Bien sûr les plateformes de trolls sont là pour éclairer notre lampion.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 12:06

      @JL
      Tiens, je croyais que le programme de la FI était un programme franchement de GÔoooche !? Bien plus à Gauche que le malheureux programme de l’ UPR, copié sur celui du CNR ! Vous savez que le PIB de la GB est le même que celui de la France ?

      Donc le programme de la FI est inapplicable en France, je prends note.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 12:14

      @velosolex
      En attendant votre cataclysme, les salaires en GB ont augmenté de 4% et le chômage est au plus bas, un vrai désastre !

      De plus une partie du trafic ferroviaire va être renationalisé, une vraie cata !

      "Surprenant mais au pays de Margaret Thatcher, les pouvoirs publics ont repris le contrôle d’une prison, d’une ligne de trains et de certains services locaux. L’opinion est largement favorable à un mouvement de nationalisation de plus grande ampleur quand la France libéralise par exemple le rail."

      Étonnant, non, l’opinion publique britannique est favorable aux nationalisations !


    • JL JL 26 septembre 12:38

      @Fifi Brind_acier
       
       je crois que vous n’avez pas compris ! C’est précisément parce qu’un programme de gauche n’a aucune chance de réussir dans une Europe libérale, que la FI ne n’envisage pas le Frexit.
       
      Asselineau vous trompe : en parlant juste mais sans aucune chance d’être élu il taille de sérieuses croupières dans l’électorat de gauche.
       
      Est-ce son but caché ? Si oui, il est intelligent en effet, mais fourbe ; dans le cas contraire, il manque de clairvoyance.


    • samy Levrai samy Levrai 26 septembre 13:45

      @JL
      "C’est précisément parce qu’un programme de gauche n’a aucune chance de réussir dans une Europe libérale, que la FI ne n’envisage pas le Frexit.

      "
      quand je te disais que c’était une escroquerie... l’UE est ultra liberale et non réformable, la FI n veut pas en sortir...


    • velosolex velosolex 26 septembre 13:52

      @Fifi Brind_acier
      On rigole. Si le traffic ferroviaire va être renationalisé en partie, c’est justement parce que la gestion au privé, ne voyant pas plus loin que le bout du nez des actionnaires, a été catastrophique.
      En gros on rappelle l’ambulance, après avoir pillé le service, en lien avec l’époque Tatcher, qui sera bientôt qualifiée de social en comparaison de ce que veut faire Bojo. « les Britanniques ne sont guère heureux de leur situation économique. Les banques alimentaires ne désemplissent pas. En 2018, le Trussell Trust, équivalent des Restos du cœur, a distribué 1,6 million de colis alimentaires, en hausse de 19 %.L’explication de ce paradoxe vient avant tout de la faiblesse des salaires. Actuellement, les rémunérations des Britanniques demeurent 5 % en dessous de leur niveau de 2008. Une telle stagnation sur une décennie est du jamais-vu dans l’histoire économique récente. » (le monde :16 juillet 2019


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 15:53

      @velosolex
      La différence avec le Brexit, c’est que depuis le18 août, les lois seront faites en GB, et les électeurs pourront virer leurs élus, alors que vous ne pouvez rien faire contre les non élus de Bruxelles qui font 80% des lois qui s’appliquent en France.

      Avant d’être imposé aux européens, le néolibéralisme a été mis en place par Thatcher qui a détruit les syndicats, mais rien n’est irréparable.
      Voici l’histoire du mouvement ouvrier britannique.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 16:07

      @JL
      Effectivement je n’avais pas compris ! Si vous pensez que rester dans l’ UE, tout en faisant une politique de Gauche, est une garantie, on se demande pourquoi Tsipras, avant même d’avoir mis en place une seule mesure de son super programme de Thessalonique, a déclenché les foudres de la BCE ? Qu’avez-vous prévu si la BCE décide de faire la même chose ?

      "La BCE a voulu lancer un message politique fort au gouvernement Tsipras, qui s’est comporté de manière désinvolte avec ses créanciers depuis son arrivée au pouvoir, dénonçant tous les accords passés avec la troika, dont elle ne reconnait plus la légitimité. La BCE fait partie de la troika depuis 2010, où elle joue un rôle de « conseil technique » à la demande de la Commission européenne.

      Alors que les gouvernements européens tergiversent sur la conduite à tenir face au gouvernement Tsipras, la BCE a décidé d’agir. Ses moyens de pression sont puissants. Au sein du Conseil des gouverneurs, les banquiers centraux allemands, finlandais, néerlandais et autrichien ont pesé de tout leur poids pour couper le robinet de financement principal de la Grèce et la faire revenir à la raison. Le gouverneur de la Banque de France,Christian Noyer se serait rangé dans le camp de la fermeté. « La décision de la BCE est légitime », a indiqué François Hollande etc "


    • JL JL 26 septembre 16:40

      @Fifi Brind_acier
       
       ’’Qu’avez-vous prévu si la BCE décide de faire la même chose ?’’
       
       Arrêtez svp, avec vos comparaisons hasardeuses : la France n’est pas la Grèce Si vous pensez qu’on ne peut pas s’en sortir dans l’UE sans le financement de la BCE, alors ne comptez pas sur moi pour vous suivre dehors !!!
       
      Vous croyez vraiment que c’est en faisant marcher « notre planche à billets hexagonale » qu’on fera marcher notre économie ?
       
       Qui s’illusionne ici ?


    • Eric F Eric F 26 septembre 16:55

      @Aristide & Fifi
      « En cas de no deal sur le Brexit, l’apocalypse n’aura pas lieu »
      L’article du Monde dit que l’effet sera néfaste mais graduel, du reste le journal n’avait jamais écrit auparavant que ce serait l’apocalypse, ils raillent le catastrophisme excessif des partisans du « remain ».
      L’article dit : "Jamais un pays n’a ainsi coupé tous les ponts. Le choc serait majeur. Mais de là à parler de pénuries généralisées [...] Evidemment pas"



    • Eric F Eric F 26 septembre 17:08

      @Fergus
      « ...possiblement entraîner la sécession de l’Ecosse et peut-être de l’Irlande du Nord. Bref, un possible désastre outre-Manche »

      Vous noircissez le tableau, la sécession de l’Ecosse est une chimère, elle ne pourrait du reste pas se maintenir isolément dans l’UE tout en étant économiquement enclavée dans le Royaume Uni.
      Le Royaume-Uni est beaucoup moins imbriqué dans l’UE que n’est la France : ni Euro, ni Schentgen, et une forte connivence affairiste avec les USA, la rupture pour eux ne sera pas aussi drastique. Le départ britannique sera peut être un « bon débarras » pour le fonctionnement de l’UE, mais c’est un contributeur net dont il faudra payer la quote-part (la France versera au pot) et en outre notre commerce avec eux est jusqu’ici bénéficiaire, c’est un bon client qui s’en va, une absence d’accord serait préjudiciable pour nous.


    • Eric F Eric F 26 septembre 21:43

      @Fifi Brind_acier
      « affaiblir les perspectives » n’est tout de même pas l’apocalypse, quant aux « conséquences très graves », la journaliste évoque les questions institutionnelles pour B.Johnson, qui semble effectivement désormais dans la panade sur ce point

      Je peux me tromper, mais je pense que Boris Johnson cherchait surtout à obtenir un « meilleur accord » en faisant taire les tergiversations du parlement qui avaient affaibli la position de T. May, plutôt que d’aller à marche forcée (sans le contrôle du Parlement) vers une sortie dure.

      La dramaturgie traditionnelle des accords internationaux laisse présumer un accord a minima le 31 octobre à 23h59 (horloge arrêtée), ou un ultime report décidé in extrémis. wait and see.


  • machin 25 septembre 19:59

    .

    Si vous voulez quitter l’Europe mortifère, on vous fera voter et revoter à l’infini jusqu’à ce que vous changiez d’avis.

    C’est la démocratie façon Europe.

    .


    • Eric F Eric F 26 septembre 21:52

      @machin
      En l’occurrence, la balle est aujourd’hui dans le camp britannique et non du côté de l’UE qui prend ses dispositions en cas de brexit dur éventuel plus personne du côté de l’Union ne cherche à faire rester les britanniques.


    • doctorix doctorix 27 septembre 00:45

      @Eric F
      Ah bon ?
      Alors il suffira à l’un d’eux de s’opposer à un report. Nous on n’attend que ça.
      Parce que qui dit Brexit dit Frexit, et plus vite qu’on ne croit.
      Et qui dit Frexit dit europexit.
      Le jeu de quilles à 28 boules, avec un strike.
      Le rêve, quoi...


    • Eric F Eric F 27 septembre 18:26

      @doctorix
      On ne sait pas si le gouvernement britannique va demander ou non un nouveau report, mais cela ne peut être que de son initiative. Si c’est le cas, ce sera pour reprendre les négociations (quoique l’UE soit réticente de remettre en cause l’accord convenu avec le gouvernement précédent). S’il n’y a pas de demande de report, l’UE actera du brexit dur le 30/10 minuit, mais elle préférerait un accord , voilà pourquoi je pense qu’il pourrait y avoir un compromis a minima de dernière minute -ce que visait probablement Boris Johnson avec la suspension parlementaire-

      « qui dit Brexit dit Frexit »
      Même les partisans du brexit reconnaissent que ce sera dur au début pour les britanniques, donc ces difficultés initiales ne pousseront probablement pas les Français à rapidement demander un frexit, surtout sachant qu’il serait beaucoup plus difficile car il faudrait recréer une monnaie et des douanes supprimées du fait de Schentgen.
      Si la passe difficile est rapidement franchie par le Royaume Uni et que l’économie se relève avec notamment une réindustrialisation, alors effectivement l’attractivité du frexit se renforcerait dans l’opinion, et probablement dans d’autres pays, pouvant effectivement conduire à un effilochement de l’UE (comme ce le fut de l’URSS, avec « le retour des nations »).
      Mais au stade présent nous n’en sommes pas là, et il se pourrait même que la crainte d’autres sorties catalyse positivement des réformes du fonctionnement de l’UE smiley


  • machin 25 septembre 20:03

    .

    L’euro, c’est bien, juste pour voyager quand on ne sait pas compter.

    Sauf que bientôt la majorité des européens n’aura plus les moyens de voyager.

    .


  • machin 25 septembre 20:06

    .

    L’euro c’est bien parce que le pain a pris de la valeur.

    Il vaut maintenant 6 fois ce qu’il valait avant.

    .


  • machin 25 septembre 20:14

    .

    l’euro, c’est une monnaie inique.

    .


  • machin 25 septembre 20:16

    .

    L’euro est un bon placement...

    ..à fond perdu.


  • machin 25 septembre 20:48

    L’Europe c’est bien, il n’y plus de frontière...

    Cela permet aux français de se reposer pendant que les polonais ou les croates, font notre boulot.


  • machin 25 septembre 20:55

    L’Europe c’est super.

    Grace aux espagnols qui vont fabriquer pendant 10 ans tous nos trains, la SNCF va pouvoir offrir le transport gratuit à nos chômeurs...


  • assouline 25 septembre 22:17

    Finalement... La démocratie semble ne pas mieux fonctionner dans un Royaume-Uni « souverain » qu’en europe...

    On y trouve autant d’abus de pouvoir et d’actes illégitimes que selon qu’il est régulièrement allégué à Bruxelles...


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 08:46

      @assouline
      Souverain, c’est vite dit... Vous vouliez sans doute dire que les européistes sont aussi faux culs et anti démocrates des deux côtés de la Manche ?

      Il ne faut pas oublier que c’est Churchill qui a donné le coup d’envoi de cette machine infernale en 1948 au Congrès européen de la Haye, en présence de François Mitterrand.


  • Kapimo Kapimo 26 septembre 00:57

    "Le nœud gordien est que les grandes entreprises ont encore des factions très puissantes des deux principaux partis (travailliste et conservateur), mais aussi le contrôle absolu de la partie non élue de l’état britannique (la monarchie + le pouvoir judiciaire + chambre des lords), même s’ils ont perdu leur légitimité en Juin 2016.« 

    J’avoue ne pas très bien comprendre ce que la reine d’Angleterre a à voir avec les »grandes entreprises« anglaises. Avec les banques et la City, oui, si c’est ce que vous appelles »grandes entreprises". Et que veut réellement la City ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 26 septembre 06:53

      @Kapimo

      les GAFAS et les multinationales sont des grosses entreprises dans lesquelles le capital anglais a beaucoup de billes
      la reine n’est qu’un symbole, celui de la classe dominante


    • doctorix doctorix 27 septembre 00:53

      @Séraphin Lampion

      En 1989, Elizabeth II était première. En 2014, elle était descendue à la 285e place. En 2015, elle est 302e, avec une fortune estimée à 475 millions de livres.
      Mais elle a de nombreux biens à côté.


  • machin 26 septembre 07:36

    .

    l’Europe, c’est rentable...

    On peut faire classer ses pelouses en jachères...

    https://www.ladepeche.fr/article/2009/04/30/600229-reine-angleterre-recu-500-000-euros-subventions-agricoles-2008.html

    .


  • Traroth Traroth 26 septembre 08:02

    Le Brexit est une affaire mal engagée depuis le début. Déjà parce que la gauche britannique a laissé le « leave » à l’extrême-droite, alors qu’il y a clairement des arguments de gauche pour le « leave ». Ensuite parce qu’il n’y a pas eu de législatives après le vote, et que le Brexit (à l’intérieur, mais surtout les discussions avec l’UE) a donc été piloté par des partisans du « remain », May en tête. Et pour terminer parce qu’on a laissé un clown comme Johnson prendre les manettes, ce qui démontre que le Royaume-Uni doit désormais servir d’exemple aux autres peuples qui seraient tentés de se soustraire à la tyrannie européenne.

    Le but depuis le début a été de punir les Britanniques pour leur vote. Les négociations n’ont jamais été de bonne foi. Et le résultat est sous nos yeux. Je pense toutefois que cette une stratégie de la peur est à courte vue, parce que ça ne peut qu’augmenter la méfiance des citoyens envers l’UE.


    • leypanou 26 septembre 08:49

      @Traroth
      parfaitement d’accord avec tout ce que vous avez écrit mais rappelez-vous que la Madone du Poitou par exemple avait déclaré qu’il n’y aura jamais un référendum sur l’appartenance à l’UE en France, alors qu’elle trouverait normal qu’on fasse un 2ème référendum au RU.
      Et ces gens se prétendent démocrates !


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 09:03

      @Traroth
      Johnson est moins pire que Corbyn qui ne sait plus où il habite...

      Le Parti Travailliste joue depuis le début contre ses propres électeurs, les classes populaires et une partie de la classe moyenne.

      Mais c’était pareil en France où le PS a appelé à voter pour Maastricht, aussi bien que pour Lisbonne, et a aidé Sarkozy à niquer les électeurs qui avaient voté pour le non. La Gauche européenne a un souci avec la démocratie et avec la souveraineté.


    • Traroth Traroth 26 septembre 10:48

      @Fifi Brind_acier
      Je suis convaincu que Corbyn est quelqu’un de bien. Mais la question du Brexit divise profondément le parti travailliste. Ils auraient dû trancher bien avant le référendum de 2016.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 26 septembre 11:37

      @Traroth
      Quelqu’un de bien soutient le vote des Britanniques de 2016. Il n’a pas tranché avant 2016, il a retourné sa veste 36 fois depuis, ou bien il refuse de se prononcer.

      Je comprends bien que le Brexit divise tous les Partis, mais l’électorat du Parti Travailliste, c’est justement celui qui ont voté pour le Brexit.
      Ils sont suicidaires, ou une partie des Travaillistes est corrompue ?


    • machin 26 septembre 11:44

      @leypanou

      la Madone du Poitou par exemple avait déclaré qu’il n’y aura jamais un référendum sur l’appartenance à l’UE en France,

      C’est bien pire que cela...

      Simplette l’ambassadrice des poles, grande absente de toutes les réunions du conseil de l’Arctique (officiellement et sans rire, à cause de l’empreinte carbone dans ses déplacements) a dit textuellement à propos du référendum :

      “Nous ne ferons pas l’erreur de Cameron, nous ne ferons pas de référendum sur la sortie de l’Europe”

      https://youtu.be/TrpbBRBHqGk

      ps :
      Pas de souci pour elle, elle n’est plus socialiste, mais elle va tout de même se présenter aux élections... mais elle ne sait pas encore dans quel camp...

      Braves électeurs...



    • Traroth Traroth 26 septembre 15:18

      @Fifi Brind_acier
      Une grande partie du parti est corrompue. C’est le parti de Blair et de Brown, qui étaient du même acabit que Schröder, Zapatero ou Hollande. Corbyn a été élu par les militants contre la volonté de l’appareil du parti, qui a déjà cherché à le déboulonner à plusieurs reprises, y compris en cherchant à le faire passer pour un antisémite, ritournelle qu’on entend encore facilement aujourd’hui en Grande-Bretagne. Blair a même cherché à faire un come-back pour le virer, mais s’est couvert de ridicule tellement sa proposition a été accueillie avec froideur par les militants...


    • Kapimo Kapimo 26 septembre 18:20

      @Fifi Brind_acier
      "Je comprends bien que le Brexit divise tous les Partis, mais l’électorat du Parti Travailliste, c’est justement celui qui ont voté pour le Brexit. « 
      Non, une partie importante de l’électorat travailliste a voté contre le Brexit, la frange bourgeoise et »moderne" du parti travailliste qui s’identifiait avec le Blairisme (genre PS français).


    • Traroth Traroth 27 septembre 00:58

      Une vidéo de Ken Loach, à propos de la gauche britannique et du Brexit :

      https://www.youtube.com/watch?time_continue=91&v=zrK-yIcCfY8


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 septembre 08:24

      @Traroth
      Merci pour la vidéo sur le Parti Travailliste, c’est la même chose que la France Insoumise, le camp du remain veut faire le socialisme dans le cadre européen.

      Et pour ceux qui veulent sortir, c’est la souveraineté pour être libre de mener une politique sociale, sans les contraintes libérales de l’ UE.


    • Traroth Traroth 27 septembre 10:16

      @Fifi Brind_acier
      Non, ce n’est certainement pas la même chose que la France Insoumise.

      http://laec.fr/chapitre/4/sortir-des-traites-europeens

      Et non, pour le parti travailliste britannique, les choses ne sont pas si tranchées.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 septembre 19:26

      @Traroth
      Mélenchon parle de « sortir des Traités », ce qui ne veut pas dire sortir de l’ UE.
      La nuance est de taille. Sortir des Traités signifie pour lui : « ne plus appliquer les Traités, tout en restant dans l’ UE ».

      C’est confirmé par Adrien Quatennens ; « le Plan B n’est pas le Frexit. »
      Et l’ambition c’est de réformer entièrement l’ Union européenne.
      Bon courage !


  • Zolko Zolko 26 septembre 10:23

    Le jugement de la cour donne quelques jours de plus au Parlement pour faire obstacle à la sortie de Johnson de l’UE

     

    je me suis aussi posé ces questions, et je pense qu’il n’y a qu’une seule solution pour eux : approuver le deal de Theresa May. Ils ne l’ont pas fait avant, mais là, avec le couteau sous la gorge, c’est ça ou la sortie de l’UE sans deal. C’est le seul Deus ex machina possible.


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