Comme en 14 ….
Les personnes que l’on rencontre sont bouleversées et inquiètes…On le serait à moins.
C’est la barbarie qui a frappé à nos portes.
Si effectivement il faut prendre des mesures, si le recours à la police et à l’armée est nécessaire, il est indispensable que la République reste debout et rester debout c’est aussi et surtout respecter et faire respecter les principes : liberté, égalité, fraternité
LA LIBERTE, c’est maintenir le droit de réunion et d’expression
Samedi 14 novembre, les Préfets ont pris des arrêtés, des maires ont pris la décision de faire annuler toutes les initiatives prévues par les services publics mais aussi par les associations….
Des initiatives prévues longtemps à l’avance n’ont pu avoir lieu, même en lieu couvert.
Des congrès programmés n’ont pu se tenir……
Attention aux dérives, il y a là un risque, surtout si l’Etat d’urgence est maintenu
LA LIBERTTE, c’est la liberté d’expression et non le musèlement au nom d’un intérêt supérieur de la patrie.
On nous refait le coup de 1914 et Manuel Valls se prend pour Clémenceau
L’EGALITE, C’est la possibilité de s’exprimer librement sans entrave…Or il y a un risque majeur de voir ce gouvernement museler la presse et l’expression de tous ceux qui refusent les aventures militaires.
Oui, il faut le dire : c’est parce que les impérialistes ont liquidé militairement les gouvernements en Irak et en Libye que les islamistes ont pu développer leurs forces dans des pays dans états.
Oui, il faut le dire aussi : l’éclatement de la Syrie et l’apparition de Daech sont la résultante des politiques des Sarkozy !
La FRATERNITE, c’est le refus de l’amalgame et considérer que la République est une et indivisible
Les familles de confession musulmane sont elles aussi atterrées.
Aujourd’hui il y a un risque réel de voir se développer une xénophobie.
Il faut dire et rappeler avec force que parmi les islamistes radicaux il y a 40% de convertis et que les musulmans sont les premières victimes : ils subissent les pressions communautaires et doivent à la fois se défendre des barbus et à la fois subir des regards peu complaisants de la part de passants.
L’unité nationale, aujourd’hui ou demain, c’est non….
La guerre que mènent les pays occidentaux est une guerre impérialiste qui n’est pas la nôtre.
Nous soutenons la lutte des peuples comme la lutte courageuse des Kurdes et non la politique de ceux qui hier finançaient les islamistes et qui continuent aujourd’hui à en soutenir certains….
S’il faut descendre dans la rue, faire corps contre le terrorisme, ce n’est pas par l’union nationale avec le gouvernement, la droite et le MEDEF mais c’est par une manifestation du peuple qui refuse la manipulation et la récupération.
La manifestation du 11 janvier était une grande manifestation qui a été dévoyée, récupérée par tous ces dirigeants internationaux qui défilaient pour la liberté alors que la plupart d’entre eux musèlent leur peuple.
Jean-François Chalot


