lundi 25 mai - par Jean-Paul Foscarvel

De l’abondance à la coercition

La société capitaliste du vingtième siècle, après ce qui était la seconde guerre mondiale (désormais la deuxième, une troisième se mettant en place), était basée sur la consommation.

Guy Debord, Herbert Marcuse, en avaient vu les travers, l’aliénation de l’être sous l’avoir, de l’humain par l’objet.

L’abondance matérielle permettait la paix sociale, malgré de nombreuses luttes qui finissaient par un compromis avec lequel le capitalisme continuait à tirer ses avantages. Les ouvriers fabriquaient des voitures, des télévisions et des machines à laver ; et à la maison, ils avaient voiture, télévision et machine à laver.

Un système de compensation sociale permettait que le bien être minimum laisse le temps et l’argent nécessaire pour reproduire la main d’œuvre nécessaire à l’entretien et la perpétuation du système. Après 68, la jouissance entrait dans le calcul du capitalisme consumériste qui basait la consommation sur le désir déçu. On désire un produit, on l’achète, on est déçu, on le jette et on en achète un autre supposé mieux qui décevra à son tour. L’achetez-jetez fonctionnait à plein régime avec la publicité massive en fond de tableau. La capitalisme était de type keynésien, l’État assurant les service publics pour la tranquillité du système.

À partir des années quatre-vingt, le capitalisme a changé de paradigme, se convertissant en ce que je nomme turbo-capitalisme immatériel. Progressivement, ce n’était plus la fabrication matérielle d’objets qui dominait, mais celle de produits immatériels, tels des logiciels, reproductibles à l’infini, permettant l’explosion de la plus-value et la fortune des néo-capitalistes tels Bill Gates, Jeff Bezos ou Zuckerberg, ou bien des entreprises comme Alphabet (Google) associés à la haute finance qui en bénéficiait.

La concurrence capitalistique a pour résultat que les entreprises traditionnelles, aux profits beaucoup plus faibles, par exemple PSA, se retrouvent en position de faiblesse, et les grands financiers ont intérêt à leur disparition afin d’augmenter le taux de profit global. Par ailleurs, ces nouvelles entreprises demandent moins de personnel pour la fabrication, surtout si celle-ci disparaît complètement.

L’entretien de la force de travail, la reproduction de la main d’œuvre, ne sont plus une priorité et les politiques de réduction drastique de l’État social entrent en jeu avec l’utra-libéralisme.

La consommation d’objets matériels n’est plus non plus autant nécessaire qu’auparavant, devant être remplacée par la consommation immatérielle. Les réseaux sociaux apparaissent, créant de nouvelles bulles spéculatives basées non pas sur la qualité ou le niveau d’information, mais sur le nombre de visites qui par lui-même crée les visites. Nous passons de la médiocrité des médias traditionnels de la société du spectacle à base consumériste au vide absolu où le plus stupide gagne parce qu’il est le plus vu.

Pendant ce temps, la consommation matérielle d’objets rendus nécessaires à la vie par le capitalisme même doit décroître, ou l’objet se transformer en produit contenant de l’immatériel, tels les objets connectés. Les produits traditionnels doivent disparaître, ce qui exige un contrôle de la consommation, interdiction de ces objets, et coercition de la population afin de l’orienter vers les choix préétablis par le système.

Par ailleurs, le contrôle lui-même et la surveillance généralisée deviennent des créateurs de profits, pour des sociétés comme Google, Microsoft, etc. Ils vendent leurs bases de données, et les utilisent eux-mêmes afin de créer des mega bases pour désormais l’Intelligence Artificielle, qui n’est qu’une hyper-compilation de données permettant la génération de documents automatique reproduisant la nouveauté supposée à partir de l’ensemble du connu par ces machines.

Le pas suivant, celui que nous connaissons actuellement, est celui de la chute des profits générés via la consommation privée de l’IA, du fait du besoin énergétique que celle-ci demande, payée par le fournisseur.

Le maintien de profits à haut niveau demande alors non pas une demande de consommateurs privés, mais une demande étatique, celle-ci étant générée par les besoins de défense. Le Complexe militaro indutriel devient central en devenant le complexe militaro post-industriel, à base de hautes technologies immatérielles. Le système a alors besoin de justifier ses dépenses par la guerre, qui devient non pas une aventure se concluant par la paix, mais le besoin d’une guerre perpétuelle, où nul ne gagne ni ne perd jamais, car une victoire ou une défaite signifierait le retour à la paix et donc la réduction des budgets de défense désormais en grande partie immatériels.

La coercition extérieure contre des ennemis qualifiés comme tels par le système et intérieure contre ceux qui s’opposent à cet état de fait, devient alors la priorité.

La démocratie, nécessaire en apparence du temps du capitalisme consumériste, n’est plus de mise, mais remplacée par un système de surveillance, de censure, voire de destruction des populations vues comme surnuméraires, tels les Palestiniens, les Iraniens ou les Russes, considérés comme des contre-hommes et dont l’existence permet néanmoins la justification de dépenses militaires sans borne, associées à la destruction de l’industrie civile, par exemple des automobiles.

L’effet dialectique de l’apparition de ces guerres, voire de cette unique guerre systémique de l’Occident contre la contre-nation globale non occidentale, est que la nécessité sous-jacente est la création de profits, à base immatérielle, donc l’implémentation de logiciels et d’IA complexes, permettant effectivement de hauts taux de profits, mais avec des matériels tellement sophistiqués qu’ils demandent de longs temps de création et dysfonctionnels par la non maîtrise de cette même complexité, face à des systèmes efficaces et peu chers. L’Occident gagne ainsi des masses financières considérables tout en créant une sorte de chaîne de Ponzi géopolitique qui peut le mener à son effondrement.

 



43 réactions


  • Fanny 25 mai 13:09

    Article d’intérêt majeur. Je n’ai pas encore tout compris ou assimilé (chaîne de Ponzi géopolitique, à expliciter) mais je sens que des notions et réalités essentielles pour le futur y sont évoquées

    Pas mal d’idées sombres, mais le réel n’est pas toujours clair. Parmi celles-ci, les droits de l’homme à géométrie variable, dont nos ennemis systémiques seraient exclus. Malheureusement, c’est la réalité (Gaza …).

    Une autre, tout aussi tragique, les succès extraordinaires des technologies numériques militaires, à très haut taux de profit, suscitant le besoin de guerre perpétuelle.

    La surveillance généralisée permise par les technologies numériques et le recul de la liberté d’expression (sauf aux Etats-Unis on dirait, cf. les conférences de Tucker Carlson sur les relations USA-Israël qui seraient interdites en Europe), les interdits bancaires arbitraires dans l’UE (hors de toute condamnation judiciaire) pour qui développe un discours décalé par rapport à la ligne du parti.

    Une conséquence, le dépérissement d’industries traditionnelles à plus faible rendement et profitabilité (mais pas pour tout le monde, cf. Chine).

    Mais une question de pose à propos de l’Etat social. Il me semble qu’il va devoir se renforcer, car tout le monde ne peut être partie prenante dans ces activités immatérielles à haut niveau de profitabilité.

    Parfois, je me dis que la société va s’adapter et trouver du boulot pour tout le monde, pour toutes les petites mains et métiers de l’artisanat. Mais la question du salaire universel (les esclaves) est posée.


    • Armelle Armelle 26 mai 11:30

      @Fanny « Parfois, je me dis que la société va s’adapter et trouver du boulot pour tout le monde, pour toutes les petites mains et métiers de l’artisanat. Mais la question du salaire universel (les esclaves) est posée »

      Ces questions semblent déjà être du passé ! En effet si l’on prend la mesure de ce qu’annoncent des Laurent Alexandre, des Musk et autres sachants, il ne sera plus question de boulot ! Et franchement, on ne peut pas dire qu’ici quiconque ait les outils ainsi que la connaissance pour soutenir une quelconque contradiction face à ces gens lesquels prévoient la fin du travail avant 2030.


    • Fanny 26 mai 15:50

      @Armelle

      face à ces gens lesquels prévoient la fin du travail avant 2030.

      Pas sérieux. Mais je suis personne face à Musk et Alexandre.

      Paradoxal au moins quand des pays montent la retraite à 70 ans.

      Changeons le mot « travail » en « activité » obligatoire pour survivre, et je parie qu’il y aura de l’activité pour tout le monde après 2030.


    • Francis Francis 26 mai 15:56

      @Fanny

      Changeons le mot « travail » en « activité » obligatoire pour survivre, et je parie qu’il y aura de l’activité pour tout le monde après 2030.

      Moi aussi, comme vous j’ai la faiblesse de penser que le vol est une activité.


    • Armelle Armelle 26 mai 17:25

      @Fanny « Pas sérieux. Mais je suis personne face à Musk et Alexandre »

      Je comprends votre réaction, elle a été la mienne jusqu’à ce que je constate ce qu’a mis en place un chef d’entreprise au niveau de son bureau d’études. Un support conçu avec l’I.A « v0 », d’une fiabilité à tte épreuve et qui réalise ttes les tâches du process en des temps record. De quoi booster démesurément la rentabilité de son entreprise, rentabilité qui, selon nos cadors médiatisés financera le salaire universel. Le chef d’entreprise ne gèrera qu’un contrat de maintenance avec une boîte spécialisée et s’allègera du volet « social », lequel reste le plus chiant et compliqué dans le pilotage d’une entreprise ! et pourra à sa grande joie mettre le code du travail à la poubelle. Alors le « pas sérieux » n’engage en effet que vous !!! Je vous invite à regarder sur internet, un débat en 3 volets nommé « le festin » 1,2 et 3, tout y est, et vous comprendrez que le politique n’aura plus la main...ça semble être la révolution ou la prise de pouvoir par les autistes sauce Musk...Et quant à ce dernier, son parcours nous invite à prendre ce qu’il dit au sérieux justement, mais bon, à chacun d’en apprécier l’importance et la potentielle réalité...


    • pemile pemile 26 mai 17:36

      @Armelle « jusqu’à ce que je constate ce qu’a mis en place un chef d’entreprise au niveau de son bureau d’études. Un support conçu avec l’I.A « v0 », d’une fiabilité à tte épreuve et qui réalise ttes les tâches du process en des temps record. »

      Ça existe enfin une AI d’une fiabilité à toute épreuve ?

      C’est quoi son petit nom ?


    • @pemile

      "Ça existe enfin une AI d’une fiabilité à toute épreuve ?

      C’est quoi son petit nom ?"
      — -

      Je sais au moins celle dont ce n’est pas le petit nom smiley


    • pemile pemile 26 mai 18:16

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      Mais toi tu sembles assez con pour être une IA !


    • Armelle Armelle 26 mai 18:35

      @pemile

      « V0 », je suppose que tu connais ça !


    • @pemile

      « Mais toi tu sembles assez con pour être une IA ! »

      Ah en plus tu ne comprends pas les termes que tu utilises une fois de plus ^^

      Au passage rappelle nous qui est régulièrement qualifié de « chatbot(c) » ou ce genres de qualificatifs ?

      Au passage ici c’est toi qui pose cette expertise ?

      c’est un tantinet osé nann smiley ...

      c’est un peu commme un poulet qui attriburai des notes à son KFC local


    • pemile pemile 26 mai 19:51

      @Armelle « « V0 », je suppose que tu connais ça ! »

      Non, mais c’est d’une IA de génération d’interface WEB que tu fais la promo ??!! smiley


    • pemile pemile 27 mai 09:02

      @Armelle « l’I.A « v0 », d’une fiabilité à tte épreuve »

      Ça ose tout !

      Tu m’expliqueras avec quelle genre de produits vendus ton chef d’entreprise booste démesurément la rentabilité de son entreprise ?


    • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 31 mai 18:19

      @Armelle

      « La fin du travail », quelle ânerie ! Moi qui peine à trouver un artisan à 10 km à la ronde pour refaire ma terrasse et un autre pour refaire le carrelage et la tuyauterie d’une douche même en étant près à payer plusieurs milliers d’euros, je vois que ce n’est pas demain que tout sera fait par l’IA et que l’on continuera à avoir besoin de garagistes, plombiers, boulangers, et d’artisans, techniciens ou ouvriers dans des milliers d’autres métiers. Laurent Alexandre s’était montré particulièrement stupide et pro-vaccination lors du Covid 19, il continue aujourd’hui en expliquant entre autres que l’on va « vivre 1000 ans » grâce à l’IA et il y a toujours des gens pour le prendre au sérieux.


    • Eric F Eric F 1er juin 09:09

      @Bernard Mitjavile

      A propos de vivre 1000 ans grâce aux progrès de la médecine, de la génétique, etc, cela me fait penser à ce qui se disait lors de la mort de Franco, c’est qu’à force d’interventions et de greffes, à la fin il ne restait d’authentique que sa montre.


  • Fergus Fergus 25 mai 13:20

    « destruction des populations vues comme surnuméraires, tels les Palestiniens, les Iraniens ou les Russes »

    A mon avis, du pur délire !

    Sauf sans doute pour les Palestiniens aux yeux des extrémistes sionistes au pouvoir en Israël.


    • Fanny 25 mai 14:59

      @Fergus

      aux yeux des extrémistes sionistes au pouvoir en Israël.

      Et vous auriez-pu ajouter « en Israël dont nous sommes alliés ».

      Les projets de Macron d’une alliance occidentale (y compris les extrémistes sionistes) après le 7 octobre en fait foi.

      La remarque de l’article concernant la « destruction » de nos ennemis (« surnuméraires ») n’est malheureusement pas limitée aux habitants de Gaza. Interdire les artiste d’un certain pays est déjà une démarche pré-génocidaire.


    • Eric F Eric F 25 mai 15:46

      @Fanny

      Il n’y a plus d’inconditionnalité européenne vis à vis d’Israël équivalente à l’inconditionnalité étasunienne. Ainsi la reconnaissance de l’état palestinien par plusieurs pays européens, les condamnations du pilonnage de Gaza, les débats sur les liens de coopération et l’intégration aux ligues sportives, etc.


    • Com une outre 26 mai 19:25

      @Eric F

      On condamne mais on ne fait rien, surtout pas arrêter de vendre des armes. Seule l’Espagne a une position plutôt claire. Des pays comme la France ne font absolument rien ou le strict minima si ils y sont forcés, ne soyons pas de mauvaise foi.


    • Eric F Eric F 31 mai 16:22

      @Com une outre

      La France ne vend pas d’armes à Israël depuis la fin des années 60, certains composants mais pas déterminants...
      Il y a souvent la tendance à assimiler l’ensemble des pays occidentaux aux comportements des USA, or c’est de moins en moins vrai.


  • Fergus Fergus 25 mai 13:25

    « cette unique guerre systémique de l’Occident contre la contre-nation globale non occidentale »

    Une vision caricaturale et dépassée.

    Certes, les Occidentaux tentent, maladroitement, de sauvegarder leurs intérêts, mais ils ne pourront pas - et ils le savent - s’opposer au futur leadership planétaire de la Chine.


    • Fanny 25 mai 14:23

      @Fergus

      s’opposer au futur leadership planétaire de la Chine.

      Réflexion binaire, typique de l’occidentaliste de base sous influence Yankee, souvent membre du PS ou de la gauche molle : il n’y a qu’un seul gagnant qui écrase tous les autres, the winner takes all.

      On a le droit d’espérer que la civilisation chinoise a une vision du monde et du temps différente des Yankees.

      C’est l’idée contenue dans la formule « monde multipolaire », qu’on ne comprend pas sous nos latitudes, et donc n’admet pas.


  • Eric F Eric F 25 mai 14:14

    L’agrégat anti-occidental est tout aussi capitaliste, il y a des oligarques et potentats pompant une part prépondérante de la richesse nationale, et leur utilisation des technologies pour surveiller les citoyens est parfois plus développée qu’ici -par exemple en Chine-. La dérive chez nous est d’une certaine manière de tendre parfois vers les pratiques de ces « régimes étatiques » ...sauf pour la défense de l’intérêt national.


    • Fanny 25 mai 14:35

      @Eric F

      L’agrégat anti-occidental est tout aussi capitaliste,

      Parfaitement. L’article n’est pas spécifiquement ou strictement anti occidental. Il évoque des tendances lourdes du capitalisme, qui existe et fonctionne ailleurs qu’en Occident.

      Mais comme l’Occident a fixé les règles qui régissent ce capitalisme, et prétend encore affirmer son leadership (lois extraterritoriales), il se dégage de l’article un petit fumet anti occidental.

      La science étant la même pour tout le monde, les technologies qui en sont issues peuvent varier selon les civilisations, mais pas tant que ça finalement : on retrouve les mêmes travers, les mêmes effets pervers un peu partout.


    • Eric F Eric F 25 mai 15:42

      @Fanny

      Certes il existe bien un clash entre Occident et reste du monde (curieusement appelé « sud global » alors que la Russie ou la Chine ne sont pas du sud), basé sur le passé colonial ancien et l’impérialisme récent. Il est clair qu’on est mal vu ailleurs car on se targue de valeurs droitsdelhommistes pour justifier des opération militaires ou des ingérences ailleurs.

      • Les USA se veulent toujours la puissance numéro un, il s’accrochent aux nouvelles technologies (sur laquelle on est largué) et la puissance financière, mais commencent à être challengés -> Sursauts agressifs.
      • L’Europe peine à exister désormais sur la place mondiale, la perception du déclin se répand, il n’y a plus de fierté culturelle, à quoi s’ajoute une dilution ethno-culturel et ses tensions -> entre résignation morose et moulinets stériles...

      La « multipolarité » peut être une libre coopération concertée entre états et groupes d’états.
      Mais cela peut devenir aussi le retour de « blocs » avec un pays leader, les USA sur toute l’Amérique étendue (doctrine Monroe, « notre hémisphère » de Trump), la Chine sur l’Asie-Pacifique, la Russie dans son aire historique. Et le reste sous influences diverses éventuellement conflictuelles.


    • Fanny 25 mai 16:45

      @Eric F

      Mais cela peut devenir aussi le retour de « blocs » avec un pays leader,

      Oui, inévitablement.

      Rien d’anormal compte tenu de la géographie. La notion de sphère d’influence ne me dérange pas.

      Il y a aussi des proximités civilisationnelles, culturelles et religieuses.

      L’exemple USA-UE est typique de cette notion de sphère d’influence. L’Amérique Latine (le Brésil, pas le Venezuela) parvient à mieux gérer que l’UE cette relation-dépendance aux USA.

      Cela devient conflictuel quand un « chef de bloc » veut s’emparer d’une zone d’influence contre toute légitimité (l’Ukraine de l’Est).

      L’option « gendarme du monde unique » ne peut plus fonctionner compte tenu de l’Asie. Un nouvel ordre mondial doit être trouvé. Les balades de porte-avions US (et Français) pour faire la police des détroits de la planète doivent être remplacées par des gendarmeries régionales.

      Cela ne garantit pas la paix, loin de là, mais c’est inévitable compte tenu de la montée du (faux) Sud.


    • Fergus Fergus 25 mai 17:31

      Bonjour, Fanny

      « Oui, inévitablement »

      C’est aussi mon avis. Raison pour laquelle il est impératif que l’Union européenne renforce son unité pour faire face à ces blocs existants ou émergents.


    • Eric F Eric F 25 mai 19:24

      @Fanny

      L’exemple USA-UE est typique de cette notion de sphère d’influence.

      Justement ce lien est en train de se distendre, même si le parrain étasunien maintient des implantations militaires dans les pays européens de l’OTAN ...du reste davantage comme base d’intervention lointaine que pour notre défense.
      Trump procède par caprice caractériel ainsi par rétorsion contre une déclaration de Merz il retire 5000 soldats US d’Allemagne, mais quelques jours plus tard il prévoit d’en envoyer 5000 en Pologne par sympathie pour le président nationaliste Nawrocki.


    • Fanny 25 mai 20:31

      @Fergus

      Raison pour laquelle il est impératif que l’Union européenne renforce son unité pour faire face à ces blocs existants ou émergents.

      L’Europe va-t-elle devenir un « bloc » face aux USA et à la Chine, face à l’Asie ?

      Contrairement à Macron et bien d’autres, je ne le crois pas. Un bloc commercial, sans doute, elle l’est déjà en grande partie avec ses milliers de normes. Mais pas un bloc géopolitique militarisé à la façon US.

      Allemagne-France d’un côté, avec des velléités d’émancipation/USA, Europe de l’Est et du Nord de l’autre, les USA au centre, lequel de ces partis va définir l’architecture de l’Europe ?

      Je crois que c’est le parti USA (aprèsTrump), Europe du Nord et de l’Est (Pologne, Ukraine, Roumanie, Pays Baltes, Finlande, Norvège, Suède, Danemark) qui va l’emporter.

      L’alternative accorderait trop d’importance à l’Allemagne aux yeux des USA, avec le risque pendant d’un rapprochement avec la Russie à terme.

      Les USA voudront conserver une Europe soumise, formant le bloc occidental US-UE, une Europe dotée d’armes US qu’elle aura payées de sa poche (F35) et en état de colonie numérique US (Cloud, IA …).

      Mais le débat este ouvert, bien entendu, tant de choses inattendues peuvent survenir …


    • Armelle Armelle 26 mai 11:47

      @Fergus bonjour Fergus,

      Je ne suis pas certaine que cela suffise, nous avons raté le virage I.A dont la course ne concernera que les USA et la Chine, et clairement c’est le seul futur. Nous aurions pu tirer parti de cet avènement incontournable à travers notre savoir-faire nucléaire, les datacenters exigeant des quantités énormes d’énergies, malheureusement nos écolos de choc ont eu l’idée lumineuse de tout massacrer pour un plat de lentilles avec en plus des résultats d’une médiocrité crasse et des coûts exorbitants...

      Nous ne sommes plus du tout dans la course Fergus mais plutôt à la traîne et très, très loin derrière. Présentement et pour cette raison nous sommes dépendants des autres sur l’énergie, demain ce sera sur tout ce qu’une société a besoin pour survivre et se développer...Et nous devrons payer très cher en tant que consommateur d’une technologie incontournable qu’elle sera demain. Ecoutez Laurent Alexandre dont on ne peut pas prétendre qu’il soit « perché »...


    • @Armelle

      Salut à toi Le mieux est qu’il consulte cet idice mondial et celui des pays en général dont l’allemagne qui est son moteur industriel

      https://fr.globalpetrolprices.com/electricity_prices/

      A la 3eme pire place du monde (du aux très mauvais choix stratégique des ENRs)

      Il va falloir être les champions du monde toute catégorie du grand écart


    • Armelle Armelle 26 mai 13:34

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      Salut Ouam, y avait longtemps dis donc ! Tu vas bien ? dans ce monde de cinglés ? Tu dis...« Il va falloir être les champions du monde toute catégorie du grand écart » Bah c’est pas avec notre gauche laxiste et fainiasse (tous attendent la béquée, tu sais leur mot à la con « ruissellement ») qu’on fera le grand écart !!! D’autant qu’il faudra repartir de 0, à commencer par la langue, là où pour se faire comprendre, il faudra savoir parler l’arabe !!! smiley Je rigole mais c’est pas drôle du tout. Je voyais ce matin ce qui s’est passé à La Baule, petite ville tranquille d’habitude... Le chaos dans les rues...et puis...record de dépôt de bilan, délinquence encore en hausse...enfin à part ça tout va bien. A faire l’autruche la tête dans le sable et le cul tendu, voilà ce qui arrive, et cette fois c’est bien profond. Le réveil n’est même plus nécessaire, il est trop tard


    • @Armelle

      Toutes mes civiltés du jour evidemment retournées smiley

      Je ne peut que valider tes propos y compris sa fin .

      En plus étant un agnostique con-vaincu

      j’suis pas tres bien barré pour attendre « le miracle »

      Psst t’as entendu l’enquete des francais qui veulent taxer Total

      c’est 70% les chiffres , à en chialer cette meonnaissance crasse de l’économie alors qu’avec un minimum deffort syndical ce n’est pas si ardu d’en comprendre les mécaniusmes du moins les « basiques »

      Croire que les P1000 ont copulé entre eux sans fin et que le résultat est la smiley


  • Ils sont dans l’ombre, depuis 2002 ils apparaissent au grand jour ; des menteurs, des intrigants sans foi, ni loi. Ils détournent les moyens de l’état, dont ils ont la charge.....etc.

    Les hauts-fonctionnaires, ils sont issus de nul-part et viennent de toutes les directions. Ils s’habillent avec la légalité républicaine pour mieux dissimuler leurs agissements. Ils se sentent au-dessus des lois tout comme Epstein, ils sont le 1%, les élites. Parfois ils contribuent à l’élaboration d’une loi afin de combler un vide qui menace leur intouchabilité.

    Macron,Hollande,Philippe,Attali, ..........etc.


  • Mustik 25 mai 17:27

    Si les gens qui se plaignent de ceci... de cela commençaient à ne pas jouer le jeu de « donner le bâton pour se faire battre »...

    COMMENCER PAR CESSER DE CONSOMMER N’IMPORTE QUOI COMME DES ABRUTIS EN VOUS TROUVANT DES EXCUSES ENCORE ET TOUJOURS !!!

    Ces gens sont impossibles


  • Fanny 25 mai 18:39

    avec des matériels tellement sophistiqués qu’ils demandent de longs temps de création et dysfonctionnels par la non maîtrise de cette même complexité, face à des systèmes efficaces et peu chers.

    Cette remarque me fait penser à une conférence d’un cosmonaute français (j’ai plus son nom en tête) qui avait été s’entraîner aux USA et en URSS. Il avait noté la différence de technologies spatiales des deux pays. Une grande sophistication d’un côté (USA) faite d’assemblage de sous systèmes complexes face à une rusticité synthétique de l’autre (URSS). Il disait que les deux approches fonctionnaient, mais que celle de l’URSS était moins chère.

    Maintenant que la Russie a laissé tomber la compétition spatiale faute de moyens, c’est la Chine qui a pris le relais. On verra si elle développe une technologie plus simple et bon marché comparée à celle des USA, comme déjà constaté pour l’IA.

    L’approche US fonctionne assez remarquablement, quand on voit leurs fusées réutilisables. Leur système financier, boursier, et leur budget de la Défense, qui autorisent des entreprises privées de haute technologie à être déficitaires durant de longues années, expliquent ces performances (l’Europe semble un peu dépassée).

    Le système ponzi auquel l’article fait référence, je le comprends comme un besoin croissant de financement du développement de systèmes d’armes et autres de plus en plus complexes, sophistiqués et chers, pour payer les dividendes apportés par une armée impressionnante, indispensable pour la défense « militaire » du dollar comme unique monnaie internationale.

    On en est à un budget militaire US de 1500 milliards de dollars (et une dette de plus de 30 000 milliards de dollars, dette rendue possible car tout le monde achète du dollar du fait de la sécurité apportée par l’armée US – cf. ponzi). Ce système très inflationniste a forcément une limite. Je ne sais dire si j’ai bien compris l’idée de l’article (ponzi en voie terminale).


  • Eric F Eric F 25 mai 19:32

    1 500 milliards de budget de défense aux USA, mais cela inclut le financement de recherches déficitaires que vous évoquez, des mesures d’aide aux entreprises de défense et de haute technologie, il y a de l’interventionnisme économique d’état, dont s’interdit l’UE -et qu’elle interdit à ses membres-. Ainsi que du protectionnisme avec des contraintes réglementaires dits de « sécurité nationale ». Et ça ne date pas de Trump.


  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 25 mai 22:55

    Sur la chaîne de Ponzi géopolitique, il y a deux aspects. L’aspect matériel, comme le F35, sur lequel les USA ont investi des sommes considérables et qui ne fonctionne pas, ou dysfonctionne nominalement. Pour corriger ses dysfonctionnements, on investit encore plus afin de remédier aux dysfonctionnement, mais les corrections ajoutent d’autres dysfonctionnements qui génèrent des corrections, à l’infini. L’aspect politique est de demander à des pays tiers d’attaquer les contre-nations, pays qui eux-mêmes demandent l’appui d’autres pays, jusqu’à l’épuisement de leurs forces et de tout le système. Dans les deux cas, moins ça marche, plus on agit dans le sens d’augmenter le fait que ça ne marche pas. Par contre, la chaîne de Ponzi permet aux sociétés qui créent des matériels dysfonctionnels de s’enrichir sur le dos de l’État en promettant que le prochain investissement sera le bon, et que vu les sommes dépensées, il serait scandaleux de s’arrêter. Globalement, plus on perd, plus on investit afin de perdre davantage dans l’espoir de gagner un jour.


  • Julian Dalrimple-sikes Julian Dalrimple-sikes 26 mai 05:33

    Voyage au cœur de l’origine du drame humain, la démocratie est en théorie la satisfaction totale des désirs de chaque humain sur le dos du collectif alors nié !!

    chaque « JE » qui passe alors avant l’Univers, créateur nié inclus, avec chaque ego boursoufflé telle la grenouille et le bœuf, un « je » centre du monde selon « je » qui a raison sur tout qui a surtout raison...et ce uniquement au niveau de la matière comme moyen d’atteindre cet « enfer » matériel..car oui l’enfer nous le créons en fait, le voulons etc.

    Une quête constante d’autre chose , de plus, de encore, etc qui n’amène rien de ce que chaque « je » espère bien au contraire, cela amène souffrances sans fins non résolues qui augmente en nombre, force et puissance avec le temps .. Cette souffrance que comme la mort « je » essaye de fuir, rend fou si je ne la règle pas comme il le faut et c’est difficile car la souffrance doit être laissée libre pour agir car c’est un processus d’éveil, le seul encore à notre disposition et largement.. Le chemin que nous ne décidons pas n’a jamais été et ne sera jamais moi moi moi moi au dessus de tous et de tout, mais nous ensemble or ceci ne peut être décrété..forcé, imposé ...

    Nous nous auto abusons nous mêmes en nous gargarisant de mots sensés tout dire alors que ils sont juste muets et hypnotiques démocratie est un de ces mots qui suggère à chacun, toi t’es le meilleur tu mérité plus que tous ces cons, vas y, nique les tous

    Le chemin de tout pour ma gueule, de chacun sa merde est celui de l’illusion, du non existant, du faux, de l’erreur de chemin etc il est la guerre cachée elle aussi par un autre mot hypnotique celui de de compétition, mot qui cache un processus d’élimination donc de violences et guerres continues et c’est ce qui se passe sauf moments de répits pour laisser construire afin de mieux venir voler ensuite compétition mot qui parle à chaque un séparé des autres comme méritant plus de tout et de n’importe quoi, faisant passer ce pour quoi « je » n’y suis pour rien donc faisant passer l’inné donné par le créateur x inconnu dans le domaine de l’acquis , ou « je » trône.. etc bien sur..


  • Coercition, c’est plus vicieux .

    On ne choisit ce que l’on veut, ils nous obligent ce que l’on ne veut pas. Ça peut être plus complexe ? Les Français au lieu de faire des choix simples et clair, ils se sont pourris tout seul par l’abstention et le choix de voter contre indirectement. La mise à jour est automatique, au lieu d’avoir une mise à jour selon ses préférences et ses moments. GROS BANDE DE Feignasses.


    • @SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

      Donc :: :: :: :: :: :: :: :: :: :

      qactus.fr France : Macron, le Président le Plus Diabolique de l’Histoire : Comment il Abuse de Son Pouvoir -

      Publié le 29.5.2026 à 00h59 – Par Valentina Costa –

      La Vérité sur les Élections Présidentielles : Macron Retarde la Date Pour Faire Avancer Son Poulain

      Scandale ! Nous sommes actuellement sous la direction du président le plus diabolique de l’histoire, une véritable imposture ! Le fait que Macron retarde la date des prochaines élections présidentielles n’est absolument pas un hasard, c’est une manœuvre dérisoire et inacceptable. En tant que seul détenteur du pouvoir de fixer cette date, il abuse de son autorité pour servir ses intérêts personnels. Macron l’imposteur se joue de la France et des Français, il aura passé son temps a emmerder ce pays et ces citoyens

      Nous sommes déjà en fin mai, et il n’y a toujours aucune date fixée pour les prochaines élections présidentielles, alors que cela aurait dû être fait en avril. C’est une honte absolue ! Je vais vous expliquer pourquoi cela se passe de cette manière en trois raisons, et vous allez voir que c’est une véritable imposture.

      La première raison, c’est que Macron veut rester indispensable. Tant qu’il n’y a pas de date fixée pour les élections, il reste l’homme le plus important de France. Mais dès qu’il signera la date, il sera relégué au passé, et l’attention se portera sur les candidats. C’est pourquoi il retarde cette décision, pour rester au centre de l’attention et continuer à exercer son pouvoir.

      La deuxième raison, c’est qu’il veut avoir le temps de placer son futur successeur. Selon plusieurs sources proches de l’Élysée, Macron cherche à contrôler qui prendra sa place et à pousser son poulain à la présidentielle. Et qui est ce poulain ? Gabriel Attal, bien sûr ! Ce dernier est le clone de Macron, et il est en train de bénéficier de la machine politique de son prédécesseur.

      Mais comment Macron favorise-t-il Attal en retardant la date des élections ? C’est simple : le jour où Attal a annoncé sa candidature, son équipe a rebaptisé les anciens comptes de campagne de Macron en Attal président. Des centaines de milliers de comptes macronistes sont ainsi devenus pro-Attal, ce qui est un véritable scandale ! Attal est également le secrétaire général de Renaissance, ce qui lui permet d’hériter de toute la machine politique de Macron, y compris le financement, les militants et les fiches adhérents.

      La troisième raison, c’est que le retard dans la fixation de la date des élections permet à Macron de continuer à verrouiller et à détruire notre pays. Il a déjà nommé des macronistes jusqu’en 2034 au Conseil constitutionnel, à la Cour des comptes et à la Banque de France. Le Conseil constitutionnel a le pouvoir d’annuler ou de valider les lois, ce qui signifie que si le prochain président veut changer les lois, il sera confronté à l’opposition de Macron. La Cour des comptes contrôle les dépenses de l’État et peut enterrer ou mettre en lumière les scandales financiers, ce qui est un outil de contrôle considérable. Et la Banque de France fixe les conditions de crédit et contrôle la politique économique nationale.

      En retardant la date des élections, Macron gagne du temps pour continuer à installer Attal et à bétonner les institutions françaises. Il partira peut-être, mais son influence restera partout pour continuer à détruire notre pays. C’est une honte absolue, et nous devons nous mobiliser pour mettre fin à cette imposture.


  • lephénix lephénix 31 mai 18:45

    abyssal... le régime biopolitique de la grande digestion, de la surproduction de l’inutile du vain du futile ne pouvant plus être digéré assimilé et métabolisé - et pourtant « on » continue à surproduire du toxique du rien et du « surnuméraire » sur tous les plans pour « en arriver là » après tant de répétitions générales... au bout de tous les moyens donc au commencement d’autre chose, encore et toujours.. ;


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