mercredi 4 novembre 2020 - par Pierre Mellifont

De la justice

De la justice

Le concept de justice, consusbstantiel à l’humanité, émane naturellement de celui de loi, consubstantiel à l’univers, qui induit naturellement ceux d’accident, d’erreur ou de faute, consubstantiels à celui de loi. La doctrine du Christ, qui éclaire celle de l’Ancien Testament, fondée sur la loi naturelle reçue par Moïse sur le mont Sion, affirme la notion de péché originel, qui se déduit logiquement de l’existence de cette loi naturelle et qui explique qu’il n’y a pas de société humaine sans justice, puisque la faute est inhérente à l’homme et que la justice est la correction de la faute, exigée pour la conservation de la loi, car la loi naturelle est la source de l’harmonie des sociétés humaines.

La faute vient de la liberté qui est donnée à l’homme par la loi. La connaissance de la loi n’empêche pas la faute, bien au contraire elle la suppose, car la différence entre la faute et l’erreur, c’est la conscience : L’homme libre est responsable de ses actes parce qu’il en est conscient, c’est pourquoi lorsqu’il viole la loi, il commet une faute. Et la loi des hommes relevant nécessairement d’une loi inhérente à leur nature, ses principes les plus fondamentaux sont instinctivement connus de tout homme dès qu’il accède à la conscience : Il n’est pas nécessaire d’avoir étudié pour connaitre que le meurtre est un crime, c'est-à-dire une faute grave.

On peut donc en conclure que la loi est inhérente à l’homme, c’est pourquoi il n’y a pas de société humaine sans institution judiciaire. En effet, celle-ci est nécessaire pour maintenir les hommes dans le cadre de la loi. Les pulsions individuelles pouvant être, en chaque homme, plus ou moins désordonnées, il est nécessaire de réprimer celles qui sont nuisibles à la communauté, afin de maintenir la société humaine dans l’harmonie de la loi.

 L’idée qui prétend que la punition n’est pas dissuasive, couramment répandue aujourd’hui, n’est qu’un misérable mensonge visant à désintégrer la justice, ce qui engendre le chaos. La justice commande au contraire que la faute soit réprimée, afin d’engendrer la crainte de la loi, qui est la source de son respect. D’où il vient que le symbole de la justice est la balance à deux plateaux, au milieu desquels se situe l’aiguille qui sert à mesurer. Et que mesure cette aiguille ?

 

Le premier plateau de la balance symbolise la faute commise, et le second la peine qui lui est appliquée. Le fléau de la justice permet d’ajuster la peine à la faute. La peine est infligée au fautif en dépit de sa volonté personnelle qui aura toujours tendance à chercher à la faute une excuse afin d’éviter la peine, mais la force de la loi est de contraindre le coupable.

Tout le savoir de l’institution judiciaire est donc dans la mesure de la faute, afin de lui appliquer une peine appropriée. Sur une balance juste, il n’est pas possible de tricher : L’aiguille doit se situer exactement au milieu entre la faute et la peine, et c’est le rôle du juge de prendre cette mesure avec précision.

Car, en effet, la justice elle-même doit être parfaite afin que l’institution judiciaire soit acceptée par le peuple, et c’est là toute sa difficulté : La notion de tare, que doit prendre en compte le négociant lorsqu’il mesure sa marchandise afin de ne pas léser son client, intervient de même en justice sous la forme de circonstances, atténuantes ou aggravantes : Le rôle du juge est d’en prendre la mesure précise, c'est-à-dire de les ajuster à la conscience du prévenu et à la cause de la victime, sans perdre de vue la gravité de la faute elle-même. A titre d’exemple, la qualification de viol n’aura pas la même gravité si la victime est un enfant de huit ans ou si elle est une adulte prostituée notoire : Le juge tiendra compte de cette différence de circonstance, car appliquer la même peine à ces deux cas serait une injustice flagrante.

C’est ici que l’on perçoit la fragilité de la justice : Sa balance peut être faussée dès qu’elle est confiée à un juge incompétent, lâche ou pervers, qui infligera alors à la faute une peine inappropriée, c'est-à-dire ne prenant pas la mesure précise de la faute et de ses circonstances.

Le coupable doit répondre de ses actes en fonction de ce qu’il possède, et jusqu’à sa vie si nécessaire : Ici encore, on remarquera que condamner à mort un escroc n’ayant commis aucune violence serait injuste car il n’a pas engagé la vie dans sa faute, tandis que le meurtrier, selon la loi naturelle, a engagé sa vie dans son meurtre, et elle peut donc lui être ôtée si les circonstances n’atténuent pas l’abomination de ses actes.

Si l’aiguille de la balance penche outrancièrement du côté de la peine, la justice est tyrannique : Dans ce cas, elle peut condamner à mort un voleur de pomme. Si l’aiguille penche outrancièrement du côté de la faute, la justice est laxiste : Dans ce cas, elle peut relaxer un violeur ou un meurtrier. Dans les deux cas, « justice » n’est plus qu’un nom, la loi finit par s’effondrer et la société sombre dans le chaos, car l’injustice engendre la colère.

Face à une justice ayant sombré dans la tyrannie, cette colère se traduira par des soulèvements de foules contre les institutions, les individus étant amenés à mépriser puis haïr un système judiciaire qui les opprime outrancièrement, tandis que face à une justice ayant sombré dans le laxisme, c’est la société elle-même qui fera office de tyran, l’absence de punition étant un clair encouragement à débrider les pulsions désordonnées de la nature humaine : Les bourreaux ne sont alors plus les éxécutants désignés par le pouvoir judiciaire, qui finit par s’incliner devant le délinquant, mais ce sont les criminels qui, n’ayant plus aucune crainte de la justice, finissent par pulluler au point de dresser une armée de malfaisants tyranniques qui frappent injustement, aveuglément et en tout lieu les citoyens, à la manière imprévisible des catastrophes naturelles. Si, de plus, ces voyous disposent d’une doctrine cohérente qui les organise et les encourage à multiplier aveuglément leurs crimes, alors le chaos viendra sans tarder, et la société humaine ne sera plus qu’une vallée de larmes.

Pire encore, si la justice est confiée à des hommes lâches et/ou pervers, ils feront preuve à la fois d’une implacable tyrannie envers les faibles commettant des délits sans atteinte aux personnes, les dépouillant impitoyablement au moindre écart, mais jugeront avec un ahurissant laxisme les véritables voyous répandant tous les vices, y compris la violence gratuite ou débridée : Un tel système judiciaire serait le pire que l’on puisse trouver, et la société dans laquelle il s’exercerait ne pourrait durer un demi-siècle, car l’oppression des faibles y serait double : et par le système judiciaire, et par l’impunité des voyous pouvant s’ébattre sans crainte parmi les gens honnêtes comme les loups parmi un troupeau sans chien ni berger : la fin d’un tel système, que l’on peut nommer « trahison institutionnelle  », est nécessairement la guerre civile.

A ce point précis de notre analyse, il importe que le lecteur s’interroge sur la société dans laquelle nous sommes, afin de déterminer en lui-même sous lequel de ces quatre systèmes il pense que nous vivons aujourd’hui : justice, tyrannie, laxisme ou trahison institutionnelle ? Cette analyse peut se poursuivre dans de nombreux développements, mais il nous semble finalement préférable de laisser à chacun le soin de la méditer à ce point précis.

 

 Pierre Mellifont.



34 réactions


  • Gabriel Beauvais 4 novembre 2020 18:32

    Une intéressante définition de la justice, dont la fin fait un peu froid dans le dos...


  • gouzier gouzier 4 novembre 2020 18:34

    @l’auteur

    Vous avez évoqué le juge incompétent, le juge tyrannique, le juge laxiste.

    Mais curieusement, vous n’avez pas parlé du juge aux ordres du pouvoir.

     

    Pourtant... en France

     les magistrats du parquet reçoivent statutairement des directives de la Chancellerie, c’est-à-dire du pouvoir exécutif ;

    — les magistrats du siège ont leur carrière gérée par cette même Chancellerie... 

    ils sont en principe « indépendants » mais pour ne pas se retrouver à juger les affaires de chichon à Charleville-Mézières, ou pour ne pas voir leurs salaire stagner, eh bien ils obéissent aux ordres (qui ne se présentent pas comme tels mais qui en sont...) ! Pas dans les affaires de divorce, évidemment, mais dans toutes les affaires « sensibles », à connotation politique, financière...

     

    En France, « l’autorité judiciaire » n’est plus qu’une vue de l’esprit. L’exécutif concentre absolument tous les pouvoirs. Hélas.


    • YvesKergarzic 4 novembre 2020 18:40

      @gouzier
      Il est triste de penser que vous avez sans doute raison...


    • LucDolmont 4 novembre 2020 19:04

      @gouzier
      Le plus grave n’est peut être pas que la justice ne soit pas indépendante, mais c’est que, dépendante ou non, elle soit injuste, ce qui semble de plus en plus être le cas dans notre pays.


    • Fergus Fergus 5 novembre 2020 12:02

      Bonjour, gouzier

      Non, dans l’écrasante majorité des cas, la justice est rendue de manière équitable, aussi bien aux assises qu’en correctionnelle. C’est d’ailleurs ce qui ressortait naguère d’une étude  je ne parviens malheureusement pas à en retrouver la trace  conduite auprès de tous les acteurs : magistrats, avocats et justiciables. J’ai d’ailleurs moi-même été juré et ai assisté à différents procès (assises et correctionnelle) qui, tous, se sont déroulés sans problème et dans le respect des droits de chacun.

      Cde qui pose problème et dessert l’image de la Justice, ce sont les bavures  il y en a incontestablement  et le laxisme que l’on peut constater dans des affaires sensibles  en général politico-financières soumises de facto à l’autorité de la Chancellerie, évidemment de manière occulte.

      A noter, pour ce qui est de l’« incompétence » des magistrats qu’elle peut heureusement être corrigée dans la majorité des cas : celle d’une instruction mal conduite par un procès qui acquitte le prévenu ; celle d’un procès d’assises injuste par une décision contraire en appel. 


    • foufouille foufouille 5 novembre 2020 12:13

      @Fergus

      ton étude est faite pour des magistrats.

      un magistrat agressé = 30 flics sur son affaire ...........

      au civil c’est à la tête du client, FM, etc.


    • Fergus Fergus 5 novembre 2020 12:56

      Bonjour, foufouille

      « ton étude est faite pour des magistrats »

      Pas du tout : l’enquête avait été conduite non seulement auprès des magistrats, mais également des avocats  qui n’ont pas forcément le même regard  et des justiciables eux-mêmes, autrement dit de ceux qui ont été jugés.

      « au civil c’est à la tête du client »

      Très franchement, je ne me souviens pas si la justice civile était concernée ou si c’était seulement le cas de la justice pénale.


    • foufouille foufouille 5 novembre 2020 18:08

      @Fergus

      non si les sang bleu sont satisfait c’est bien que c’est bidon.

      c’était bien pour toute la justice bidon.


  • binary 4 novembre 2020 19:11

    la loi naturelle est la source de l’harmonie des sociétés humaines.

    Qu est ce qu une « loi naturelle » ?

    La loi du plus fort ? La loi du plus hypocrite ? La loi du marché ? La gravité ?


    • Attila Attila 4 novembre 2020 21:26

      @binary
      «  La doctrine du Christ, qui éclaire celle de l’Ancien Testament, fondée sur la loi naturelle reçue par Moïse  »
      D’après André Chouraqui, les textes de l’Ancien Testament remontent jusqu’à 3000 ans avant JC. L’idée de la Nature n’a été inventée qu’au sixième siècle avant JC . . . et par des grecs par dessus le marché.
      L’idée de la Nature et des des lois « naturelles » est totalement étrangère à la culture judéo-chrétienne : quel méli-mélo dans la tête de l’auteur.

      .


    • VanessaKlondike 4 novembre 2020 22:03

      @Attila
      Je trouve l’analyse présentée ici simple et crédible, et j’ai plutôt l’impression que c’est votre esprit qui s’embrouille en raison de considérations historiques qui l’empêchent d’aller voir simplement au fond des choses.

      L’idée de nature est induite par la loi de Moïse : les premiers préceptes qu’elle énonce sont naturels, c’est à dire qu’ils correspondent indéniablement à la nature humaine, c’est pourquoi on les retrouve dans toutes les cultures, même quand ils ne sont pas formalisés : « Tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, tu ne commettras pas d’adultère », tout cela est inscrit dans la nature humaine avant même d’apparaître sur les Tables de la Loi de Moïse. 

      Même le premier précepte de la Loi, « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » est inscrit dans la nature humaine : il n’existe aucune civilisation, même primitive, qui ne cherche à connaitre l’Auteur de ce monde : l’amour de Dieu, c’est à dire sa recherche, est donc le moteur principal de l’intelligence humaine, il est ce qui la pousse à la recherche de la connaissance.

      Je suis donc d’accord avec l’auteur pour dire que la Loi de Moïse est naturelle, même si Moïse ne l’a pas lui-même qualifiée ainsi.


    • Attila Attila 4 novembre 2020 22:15

      @VanessaKlondike
      La Nature n’existe pas, ce n’est qu’une croyance.
      Une croyance étrangère à la culture judéo-chrétienne ainsi qu’à toutes les cultures du Monde. Seuls les occidentaux croient à l’existence de la Nature.
      Philippe Descola, Par delà nature et culture

      .


    • Daniel Paruzzi 5 novembre 2020 08:26

      @Attila
      « La nature n’existe pas ». Bien sûr, et moi je suis la reine d’Angleterre. Enfin, il vaut mieux entendre ça que d’être sourd. Abstenez-vous plutôt de lire les auteurs imbéciles qui cachent la vacuité de leur pensée derrière un vocabulaire d’apparence savante, vous serez mieux dirigé par vous-mêmes que par ces gens-là...


    • Attila Attila 5 novembre 2020 09:22

      @Daniel Paruzzi
      " en essayant de nous mettre vraiment à leur place au lieu de projeter sur eux nos propres structures intellectuelles, que les hommes ne pensent pas partout et toujours de la même manière et notamment que la distinction tranchée que nous faisons entre nature et culture (les cailloux, les plantes, les animaux font partie de la nature, les hommes sont du côté de la culture) nous est propre et ne permet ni de comprendre les « peuples premiers » (de construire une anthropologie décentrée, débarrassée des préjugés colonialistes et européocentristes), ni les hommes qui ont peint les grottes de Lascaux. « 
      Il est clair que vous êtes largué.
      C’est vrai que l’anthropologie est une science difficile, mais traiter l’anthropologue Philippe Descola d’imbécile » qui cachent la vacuité de leur pensée derrière un vocabulaire d’apparence savant ", faut vraiment être un analphabète frustré doublé d’un sombre crétin bouffi d’orgueil.

      Philippe Descola, Par delà nature et culture

      .


    • Daniel Paruzzi 5 novembre 2020 09:58

      @Attila
      Votre citation montre l’égarement de l’auteur que vous citez : « Les cailloux (...) font partie de la nature, les hommes de la culture » : Cette proposition est stupide et ne résume absolument pas la position des défenseurs du droit naturel. L’auteur que vous citez est soit un imbécile, soit un imposteur, doublé d’un cuistre qui prend soin d’employer « premier » à la place de « primitif », pour bien montrer sa soumission au « politiquement correct ».

      Puisque vous aimez pourfendre les préjugés, en voici un très à la mode, un vrai cliché en vogue depuis Lévi-Strauss : « construire une anthropologie décentrée, débarrassée des préjugés colonialistes et européocentristes » : De la langue de bois bien hypocrite, en acajou massif. Non, vraiment, changez de lectures...


    • Attila Attila 5 novembre 2020 10:55

      @Daniel Paruzzi
      «  L’auteur que vous citez est soit un imbécile, soit un imposteur, doublé d’un cuistre qui prend soin d’employer « premier » à la place de « primitif », pour bien montrer sa soumission au « politiquement correct ». »
      Pauvre type.

      .


  • L'apostilleur L’apostilleur 4 novembre 2020 19:47

    La Justice peut paraître laxiste quand souvent elle manque de moyens (prisons, personnels...) ou quand la Constitution contraint les magistrats à appliquer des textes à dépoussiérer.

    La Justice est un kaléidoscope pour qui la regarde avec des cultures différentes.

    L’Apôtre Jean dans son épître aux Hébreux déclare le pêché inéluctable ; « L’homme tant qu’il est dans la chair ne peut éviter les pêchés tout du moins les pêchés légers. ». Il y a donc nécessité à trouver un juste pardon.


    L’ancienne loi Sumérienne reprise dans le code babylonien d’Hammurabi (oeil pour oeil ...) a vécu depuis longtemps en Occident.

    La repentance, ce sentiment introduit par la religion chrétienne, conduit jusqu’à l’allégement de peines par nos tribunaux. D’autres cultures restent insensibles à ce sentiment. Un procureur général expliquait, par exemple, que les musulmans plus que d’autres, continuaient à nier leur responsabilité malgré des preuves accablantes. Il ne recherchent pas la repentance.


    Les « ...circonstances, atténuantes ou aggravantes ... » relèvent d’une Justice mature qui a plongé dans les consciences. Spinoza par exemple, exclut la responsabilité de l’homme face à ses actes et donc à ses pêchés, au motif que l’homme n’a pas conscience de ce qui est à l’origine de ses pensées parce qu’il ignore l’origine de ce qui le conduit à faire ses choix. Ainsi notre liberté de choisir serait une illusion en ce qu’elle est la conséquence d’événements enfouis dans notre inconscient qui commandent à notre conscience. 

    Les psychanalystes ont envahi nos prétoires. 

    La Constitution est l’autre grande cause de ce sentiment d’une Justice laxiste, quand les décisions du Conseil Constitutionnel sont en opposition avec la volonté citoyenne.

    En Grande-Bretagne des juges ont été formés pour leurs tribunaux islamiques ;

    Nos français imprégnés d’une autre culture pourraient répondre à votre question.


    • Daniel Paruzzi 5 novembre 2020 08:32

      @L’apostilleur
      Votre propos est très intéressant, et pourriez-vous développer votre proposition suivante : « En Grande-Bretagne, des juges ont été formés pour leurs tribunaux islamiques » : Voulez-vous dire que les tribunaux anglais sont devenus islamiques, ou que l’Angleterre a institué des tribunaux islamiques officiels en parallèle des tribunaux réguliers, ou autre chose ?


    • L'apostilleur L’apostilleur 5 novembre 2020 09:14

      @Daniel Paruzzi

      « ...l’Angleterre a institué des tribunaux islamiques officiels en parallèle des tribunaux réguliers, ou autre chose ? »

      Oui depuis longtemps, les musulmans ont la possibilité de faire appel à une « chariat court : ». Ces tribunaux sont tolérés au point que des juges sont formés par le gouvernement britannique.

      Cette tolérance est-elle la marque de l’affaiblissement d’un empire redenu royaume ou l’arrogance d’une île qui regarde dans le rétroviseur de son histoire ?


    • L'apostilleur L’apostilleur 5 novembre 2020 09:32

      @L’apostilleur

      @Daniel Paruzzi

      Les tribunaux sont l’empreinte des communautés importantes qui revendiquent une autonomie. Des juifs ont voulu créer un « beth din » (tribunal juif) national en France en 2005.


    • Daniel Paruzzi 5 novembre 2020 10:02

      @L’apostilleur
      Merci pour votre réponse. Je l’ignorais, et j’en suis effaré, bien que cela ne m’étonne pas outre mesure, après avoir lu un autre article du même auteur sur le « Syndrome de Telford ».


  • JPCiron JPCiron 4 novembre 2020 19:47

    < Le concept de justice, consusbstantiel à l’humanité> et < l’injustice engendre la colère.>


    De nombreuses espèces de primates (dont l’homme) réagissent par la colère face à l’injustice.

    Le concept de justice est aussi probablement partagé au-delà des primates.


    https://www.facebook.com/watch/?v=1982654601767388


  • rogal 5 novembre 2020 03:06

    « Le concept de justice, consusbstantiel à l’humanité, émane naturellement de celui de loi, consubstantiel à l’univers »

    C’est le contraire : le concept de loi de l’univers est issu de celui de loi souveraine. On peut faire remonter cela à Descartes, qui énonça des lois de la substance étendue, donc de la nature matérielle, conçues comme des émanations de la volonté divine. Newton reprit cette position avec d’autres lois physiques et en se faisant plus discret sur le rôle du Créateur.

    La justice est le respect du droit (jus), c’est-à-dire de la loi humaine, présentée par les croyants comme loi divine.


    • Daniel Paruzzi 5 novembre 2020 08:28

      @rogal
      Vous vous égarez : c’est bien parce qu’il est régi par des lois que l’univers existe et a pu se développer, et cela bien avant toute existence humaine. L’humanité aussi à ses lois, à l’image de l’univers dont elle procède.


    • rogal 5 novembre 2020 10:48

      @Daniel Paruzzi
      « c’est bien parce qu’il est régi par des lois que l’univers existe et a pu se développer ».
      C’est bien ce que que l’on dit à partir de Descartes, du moins pour le développement. Pour l’existence on parle plutôt d’acte créateur. Et cela se passait, de toute évidence, « avant toute existence humaine ».


  • Parrhesia Parrhesia 5 novembre 2020 09:44

     

    >>> Le premier plateau de la balance symbolise la faute commise, et le second la peine qui lui est appliquée. <<<

     

    C’est le symbolisme même de la dualité de simple logique sans laquelle il n’y a pas de justice, et donc, sans laquelle il n’y a pas de société évoluée !!!

     

    Depuis1981, la cinquième colonne mondialiste n’a jamais cessé de fausser au grand jour l’équilibre des plateaux :

     

    — En supprimant la peine de mort, ce qui aurait été une bonne chose si cette suppression avait été équitablement compensée par de justes peines de substitution...

     

    — En réduisant par principe le poids de toute peine et en instituant le laxisme généralisé dans son application. Laxisme qui montre lui-même les lacunes imputables à l’évolution dans la constitution de nos « élites »...

     

    — En plaçant les procureurs de la République officiellement sous l’autorité du Garde des Sceaux pour plagier le système américain…

     

    — Enfin, en soumettant de plus en plus la Justice Française et, donc, la survie même du peuple français en tant que tel à des jurisprudences sous influences étrangères, souvent concurrentes et plus souvent encore, mondialistes et capitalistes financiarisées !!!

    Etc. Etc.

     

    Nous voyons bien, ici et là, que tout ceci commence à craquer de mille et une manières…


  • Yann Esteveny 5 novembre 2020 10:37

    Message à Monsieur Pierre Mellifont,

    Merci pour le partage de votre bon article sur le sens de la Justice.

    Une bonne question est de savoir au nom de quoi la Justice est rendue. Si la Justice est rendue au nom de Dieu ou au nom du peuple, elle ne rendra pas la même décision. La Justice ne se concilie avec des intérêts terrestres.

    Le tympan de l’abbatiale de Conques montre une scène tristement amusante. Au centre sur la partie basse, un ange avec une balance pèse les actions bonnes et mauvaises d’une âme qui vient de trépasser (à moins qu’il s’agisse d’un être maléfique). L’intéressé appuie avec son pouce le plateau de ses bonnes actions. Croit-il qu’il est encore possible de tromper la Justice Divine ?

    https://decouvrir.blog.tourisme-aveyron.com/wp-content/uploads/2019/04/Tympan-abbatiale-Conques-Aveyron%C2%A9P-Thebault-CRT-Occitanie.jpg

    Respectueusement


  • Francis, agnotologue Francis 5 novembre 2020 15:56

    C’est un peu « La justice pour les nuls » non ?


    • MatthieuBelair 5 novembre 2020 16:20

      @Francis
      Il y a un peu de ça, par le côté fondamental de l’exposé. Mais on n’est pas sûr que les nuls en profitent, car réfléchir aux choses fondamentales les ennuie beaucoup, en général...


  • eddofr eddofr 5 novembre 2020 16:43

    Pour être efficace, la loi ne doit pas seulement être juste. Elle doit également être infaillible.

    Car quel caractère dissuasif pourrait avoir une peine juste mais jamais appliquée, faute de pouvoir appréhender et condamner les coupables ou, pire, appliquée à des innocents ?

    Pour une bonne justice, il faut une bonne police.


    • titi titi 5 novembre 2020 19:49

      @L’auteur

      Avez vous déjà été cambriolé ?

      Quand les policiers viennent la première question c’est
      «  Etiez vous assurés ?
      Oui forcément : c’est obligatoire
       Ah bah c’est pas grave alors »

      La justice se défausse de ses responsabilités.
      Pour se prémunir le cambriolage et ses conséquences, il faut s’assurer, payer une alarme, une porte blindée.. etc...

      Alors que nos impôts financent déjà la Justice... mais à quoi sert elle ?


    • eddofr eddofr 6 novembre 2020 21:39

      @titi

      Tout est question de coût « globalisé ». Cela coûterait trop cher de résoudre tous les cambriolages (la police scientifique ça douille). Ca coûte moins cher, globalement, que chacun paie une assurance.


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