samedi 1er février 2014 - par alinea

Dégénérer

Le mot d'ordre est lancé !

On a tous en tête que quelque chose qui dégénère c'est quelque chose qui part en couille ! Jusqu'ici, personne n'avait planifié la dégénérescence.

Un rappel : « Perdre les qualités de sa race, s'abâtardir, s'abaisser à, altérer, ruiner.

° Le mot est passé en français avec le sens étymologique, recevant ensuite la valeur figurée d' « avoir moins de valeur, de mérite que ceux dont on est issu ».

N'oublions pas qu'un dégénéré est quelqu'un de débile ni que la dégénérescence présage l'extinction d'une espèce. À première vue il semble impossible qu'une espèce se mette en quatre pour accélérer sa disparition ; le contraire est prouvé, en tout cas plus plausible.

C'est méconnaître l'homme.

Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.

Non, on ne pardonne pas.

Il advint le jour où la science, la connaissance, le savoir furent mis entre les mains de tous. Sans aucune précaution.

Cela a commencé doucement, à l'insu de tous ; en faisant des recherches nous retrouverions la date, mais, peu importe. On dit aussi que la nature a horreur du vide, c'est alors bien la seule chose que l'homme a gardé d'elle ! En réalité cela n'a rien à voir.

J'ai observé cela depuis le début des années quatre-vingt. Cela a commencé par l'école ; des petits esprits fort malins mais peu profonds, après quelques études et lectures superficielles se mirent en joie d'apporter leur manne au bon peuple dont ils étaient issus mais qu'ils méprisaient du plus profond de leur intelligence supérieure. La vie, la société devenait un immense chantier, un champ d'expérimentation et l'ardeur était grande, la passion dévorante qui fermèrent les yeux et la conscience de chimistes en herbe.

Au début, et puisqu'il fallait aller jusqu'au bout du contraire pour prouver que l'on s'émancipait, on décréta que l'enfant avait tout, au fond de lui, et qu'il suffisait de le laisser faire pour qu'il devienne un être abouti si ce n'est exceptionnel. Tout s'ensuivit, l'éducation parentale qui en fit « l'enfant roi » et l'éducation nationale qui en fit des cancres. C'était au plus malin qui convainquait les autres d'expérimenter telle ou telle pédagogie et puisque il fallait du passé faire table rase et montrer qu'on était les plus forts, effacer d'un revers de manche des siècles d'évolution lente où tout, certes, pouvait être à redire, mais re-dire, pas défaire ! Ces enfants, devenus adultes, imbus d'eux-mêmes, poussés par le vent de la contestation, enivrés de leurs audaces, mirent à bas tout un système d'instruction qui avait fait ses preuves – en tous cas sur les résultats- proposèrent, imposèrent, expérimentèrent tous azimuts, les méthodes les plus bizarres, les plus personnelles, les plus incongrues et tous, excités devant ce champ ouvert de concrétisation de leurs élucubrations, rendirent en deux temps trois mouvements les trois quart des gamins, incultes, illettrés, mais contents d'eux.

Jusque là, l'idée sous-jacente était de laisser libre cours à la créativité, sinon au génie, innée de chaque gamin.

Mais bon, on a vite fait le tour des trucs et accessoires pour aider à l'avènement de l'émancipation.

Après quelques années d'excitation suivies de quelques années de train-train, vinrent les années de désillusions et de constat, inévitable, de l'échec. À ce stade, et là où nous en sommes aujourd'hui, la formidable ingéniosité des pédagogues et autres décideurs, tourne à vide, a détruit des siècles de progrès lents, mais se trouvent à sec pour réparer leurs conneries.

Donc, on parle d'autre chose ; de rythmes scolaires, d'abord aménagés pour le tourisme, puis plus vite détectés comme nuisibles avant d'être réintroduits, sans oublier tout de même la patte du modernisme germain ou anglo-saxon, très bien au demeurant, mais dont on n'a pas la moindre idée de savoir par quel bout l'empoigner.

La grande liberté proposée par les grands cœurs, généreux et inventifs, s'étant ratatinée, on passe, et ce, de manière très rapide, au formatage, vieille méthode qu'on peut assaisonner à son goût, qui a fait ses preuves dans les couvents, à l'armée, et, mine de rien, on efface les belles envolées qui n'avaient comme défaut que d'être portées par des arrivistes sans talent et on réintroduit l'endoctrinement, l'embrigadement, à la place de tout ce qu'on s'était fait fort de foutre en l'air d'un coup d'un seul sans réfléchir.

On ne peut pas dire qu'une société n'éduquent pas ses jeunes pour les rendre conformes à ses valeurs ; on ne peut pas dire qu'elle leur enseigne la vérité toute la vérité rien que la vérité ; certes. Mais au moins, les petits bouts de savoir qu'on dispensait, faisaient socle commun, et libre après à chacun de bâtir sa destinée. Seulement, après deux ou trois décennies à ne rien enseigner du tout, sûr que les jeunes adultes ont eu du mal, et ont encore du mal, à construire quoique ce soit.

Alors, puisque le problème est insoluble, on met le dossier sous la pile, et on regarde s'il n'y a plus plaisant à proposer.

Un dossier rose et bleu apparut. Dans les hautes sphères des pédagogues patentés, chez les politiques alléchés par, enfin, faire quelque chose, c'est celui-ci qui fut ouvert.

Quand on s'aperçut, qu'en plus de traiter de pédagogie, celui-ci traitait de « problèmes sociétaux », l'allégresse fut immense et l'impatience pas moins. Poussé par quelque néo-féministes ignorantes du féminisme, de ses luttes et de ses buts, par quelques bi-sexuées émancipées, par quelques hommes up to date, le projet fut propulsé avec enthousiasme, d'autant plus qu'il effaçait d'un coup d'un seul, tous les autres.

Je suis bien convaincue qu'il n'y a, de la part de ces imbéciles, aucune conscience ni volonté délibérée de dégénérer, parce qu'il n'y a eu aucune réflexion, aucun recul, juste la frénésie de se mettre en avant, de se mousser, de s'activer.

L'ignorance crasse des fondements constitutifs d'une société, alliée à la précipitation, produit une réaction chimique qu'ils ne perçoivent même pas.

Il faut dire que ces gens-là sont, pour la plupart, issus de cette éducation évoquée ci-dessus ; les bons éléments, les bons élèves de cette expérimentation, qui n'en ont retenu que le sentiment de leur supériorité. Sûrs de leur coup, conscients de leur importance, certains d'être les contributeurs irremplaçables du bonheur de demain, ils avancent, fiers et hautains, dans la grande fabrication de l'Histoire !

De quoi s'agit-il ?

D'une idée, qui vaut ce qu'elle vaut et qui contient sa part de vérité- vérité en tous points contraires à ce qui était en vogue trois décennies plus tôt, et qui, celle-là, bien que les ayant construits, n'en est pas moins jetée aux orties, ou plutôt dédaignée, négligée, oubliée- d'une idée donc qui tend à considérer que nous ne sommes faits que d'acquis et que si ces acquis vont dans le bon sens, la société de demain sera égalitaire, à défaut d'être libre.

Il est vrai que trois mots comme devise, c'est beaucoup ; on ne peut pas tout faire à la fois, pour que ce soit visible, on ne peut que s'attaquer qu'à un seul ! Ils ont choisi l'égalité.

Il y a pourtant, si l'on en croit les informations, beaucoup de groupes de réflexion, de think tank, de colloques, d'études, de rapports, de gens qui pensent tous azimuts, mais dans le cas qui nous occupe, la vérité est si criante, si évidente, si urgente, qu'il n'est plus besoin d'y réfléchir.

Donc, puisque nous ne sommes fait que d'acquis, il faut que ces acquis soient pile poil comme il convient qu'ils soient. Et il convient que les sexes soient égaux, tellement égaux que s'ils s'effaçaient, ça ne serait pas plus mal.

Nous allons donc tout mettre en œuvre pour cet avenir radieux et peu importe si la bouillie ingurgitée par des quasi bébés est indigeste, incompréhensible, défiant le sens commun, n'est pas assimilée ; c'est si pressant que nous n'avons pas le temps de réfléchir, imaginer les effets pervers, pourtant grossiers.

Le plus choquant, le plus insidieux, le plus néfaste est bien c'est main-mise sur le fondement d'une culture qui n'a vocation qu'à évoluer à son rythme et ne pas subir des pressions, des obligations, des contraintes en contradiction totale avec lui.

C'est aussi un manque absolu d'observation, une ignorance de la société où les femmes peu à peu s'immiscent dans les zones jusqu'ici les plus masculines ; le rejet désinvolte de cette vérité fondamentale qui fait que les changements ne s'ancrent profondément que s'ils sont issus de la société, issus du peuple et qu'ils se font, de ce fait, lentement.

Les lois, les règles, les réglementations, leur multiplication, leur diversité sont un filet jeté sur nos vies, il est vital pour nous de les cisailler, de leur désobéir.

Changer par décret les règles du jeu « au gendarme et aux voleurs », il faut être fou pour l'avoir imaginé ! Et fou pour obéir !

S'il advient que tous ces relais que sont les profs, les instits, les aides-maternelles, obéissent à ces injonctions, oublieux de leur ressenti, de leur instinct, de leur culture, si ce projet, non content de s'imposer par la force arbitraire, se répand et s'implante dans la moindre école de village, par la soumission des administrés, alors, ce n'est pas une ou deux générations qui seront sacrifiées, c'est notre culture tout entière qui disparaîtra ; car si l'artifice gagne, si la nature s'efface, si le peuple est muet, transformé en une pâte à modeler avec laquelle jouent les bons élèves et dont se jouent les puissants, il ne restera plus rien de nous.

Ce n'est pas du catastrophisme : il suffit d'observer déjà les effets perpétrés par les mêmes méthodes ; la dégénérescence est déjà là. Parce qu'il n'y a personne pour payer les pots cassés.

Et on ne parlera pas du corps, de la santé, hein, ça va pour aujourd'hui !



44 réactions


  • Fergus Fergus 1er février 2014 08:56

    Bonjour, Alinea.

    Il est vrai que les initiatives prises récemment, et relayées avec une délectation manipulatrice par les intégristes de droite, ont sans doute poussé le bouchon trop loin. Et c’était sans doute la dernière chose à faire dans le climat social actuel.

    Il est vrai également qu’il était temps d’attirer l’attention des gamins sur les dérives sexistes dont ils se rendaient inconsciemment coupables (garçons et filles confondus).

    Mais le bon sens aurait dû amener tous ces bons apôtres de l’égalité à tourner sept fois leur souris sur le tapis, le temps de prendre en compte l’absurdité consistant à codifier les rapports dans les enceintes scolaires comme le souhaitait Luc Châtel, promoteur de cette brillante idée. Une simple circulaire aux enseignants leur demandant de veiller à corriger d’éventuels excès comportementaux, d’éventuelles manifestations sexistes de la part d’enfants conditionnés, aurait très largement suffi.

    Nos ministres, de plus en plus enfermés dans leur bulle intellectuelle, ont donné de nouvelles armes à ceux qui les taxent de nullité. A moins qu’il n’y ait derrière tout cela une volonté souterraine... Je n’ose le croire.


    • alinea Alinea 1er février 2014 12:36

      Il y a toute une foule qui se fait partie prenante pour instaurer ce zinzin ! j’aimerais avoir les moyens de me rendre compte de ce qu’en pensent les concernés ; les filles dans les crèches - il faudrait la parité, là ; c’est vrai que la présence d’un homme pour les tout-petits, c’est un plus ; mais l’imposer, non, la susciter, oui- ( je connais un instit de maternelle, il est super ce mec et je suis sûre que les gamins en sont comblés ; mais de là à « obliger » des hommes à être instit de maternelle, on fait ce pas de trop dans l’artifice, et tous les « bienfaits » disparaissent !!), les aides dans les écoles, et bien sûr les enseignants : sont-ils capables d’aller contre eux pour obéir aux « circulaires » ? Rien de solide ne peut se construire chez un gosse si en face, il y a mensonge et hypocrisie...


  • ahtupic ahtupic 1er février 2014 09:09

    Les premiers dégénérés sont nos politicards, avides de fric, de sexe, de biens matériels. Leur but, aujourd’hui, est de continuer à vivre dans le lucre, le stupre. Ils sont payés indécemment car ils se sont voté leurs rémunérations. Si on leur payai uniquement leurs frais, on ne verrait pas toutes ces feignasses entrer en politique. Ils favorisent les dirigeants des grands groupes afin que ceux-ci les soutiennent financièrement. C’est leur seul but, vivre sans rien foutre, sans se salir les mains et pour cela, il leur faut transformer le peuple en esclaves.


    • Fergus Fergus 1er février 2014 09:38

      Bonjour, Ahtupic.

      Le portrait que vous dressez du personnel politique ne correspond pas à la réalité pour la majorité des élus qui ne sont motivés ni par le fric, ni par le sexe, ni par les biens matériels, mais plutôt par un statut social, la recherche d’une notabilité dans la collectivité où ils se présentent au suffrage des électeurs ; rarement, je vous l’accorde, par le bien public.

      Le problème de ce personnel vient d’une minorité d’entre eux qui montrent des ambitions dévorantes, qui s’enrichissent de manière douteuse ou qui gèrent les affaires, de manière le plus souvent opaque, au seul profit de leurs amis. Une minorité, mais une minorité visible, contrairement à la masse de tous ceux qui s’efforcent d’exercer leur mission le mieux possible. A cet égard, écrire « vivre sans rien foutre » ne tient pas la route, les maires peuvent en témoigner, à tel point qu’il existe des communes où il est très difficile de trouver le « couillon » qui acceptera de supporter la charge (j’ai moi-même connu deux maires, dont un cousin, qui ont renoncé en cours de mandat !).

      Quant aux indemnités, elles n’ont rien d’exorbitant, eu égard aux responsabilités et à la charge de travail : 7100 euros pour un député*. Mais il y a sans doute des abus, et c’est pourquoi il faudrait instituer un contrôle strict des justificatifs, d’une part de l’indemnité représentative de mandat (frais professionnels), d’autre part de la réserve parlementaire. 

      * Equivalent au salaire d’un cadre supérieur de service public ou d’un haut-fonctionnaire.


    • ahtupic ahtupic 1er février 2014 17:19

      Je persiste et signe, Monsieur Fergus.

      Vous parlez des maires qui sont un cas particulier mais qui, une fois élus seront des gens serviles. Seul le maire et les adjoints percoivent une rémunération. Mais le maire est obligé de répercuter les ordres de l’oligarchie qu’il soit ou non d’accord. Les 11 novembre ou le 14 juillet, il est obligé de faire la propagande gouvernementale par l’intermédiaire du discours écrit par le ministre, ce discours étant aujourd’hui pro-européen, pro-sioniste et pro-atlantiste. Lors de l’infame escroquerie sur la grippe H1N1 faite par l’OMS pour le plus grand bien des labos pharmaceutiques, le maire était obligé de faire respecter les consignes du gvt par l’intermédiaire des préfets. Mme Bachelot en toute impunité a donné aux labos la bagatelle de un ou 2 milliards d’euros. Avez-vous quelque chose à redire à cela ? Non, surement. Aujourd’hui, être maire est synonyme de servilité.

      Vous dîtes : la majorité des élus ne sont pas motivés ni par le fric, ni par le sexe : Alors là, l’exemple vient de tout en haut. Flamby, non marié(because l’ISF) ne s’est pas trop ennuyé avec Julie après avoir désigné une autre première dame. Mais ceci ne nous regarde pâs, pourriez-vous dire ? Au fait, pensez-vous qu’il ait demandé à cette Julie de quel genre elle était ? Masculin ou féminin, parce qu’à son époque, on n’enseignait pas encore la théorie du genre à l’école.

      A côté de cet aspect sexe et de l’appât du gain, règne également le népotisme. On le voit parfaitement avec la fille à Peillon, juif avant d’être français, comme beaucoup d’autres, celui qui est chargé de mettre la fameuse théorie à l’école malgré tous ses mensonges aidé par une fille d’immigré qui tient également à son salaire et son bien-être comme Rachida, vous connaissez ? Vous parlez de minorité de corrompus, mais non, c’est une majorité vu que la presse en grande partie bien-pensante, un peu comme vous, parle de Dieudonné et pas du reste.
      Pour vous, 7100€, c’est pas terrible. Mais alors pourquoi, comme vous le dîtes, n’ont-ils pas choisi d’être cadres ? Je pense que là, il s’agit peut-être de faire ses preuves, non et je pense que ca ne leur suffirait pas ?

      Je vais vous faire un aveu. J’étais de gauche. Mais aujourd’hui la gauche n’existe plus. Elle a été tuée par tous ces nouveaux politicards. Et demain, ca ne me genera pas du tout de voter FN pour éliminer cette chienlit.


    • Fergus Fergus 1er février 2014 17:50

      @ Ahtupic.

      Je ne dis pas qu’il n’y a pas de dérives et de scandales, mais la plupart des affaires choquantes sont le fait d’une minorité, non de la majorité des élus.

      Cela dit, il s’agit d’une minorité visible car la plupart des individus que vous ciblez occupent des postes importants dans la hiérarchie. Et pour cause, ils ont, par des moyens souvent douteux ou contestables, écrasé la concurrence dans leur parti pour toucher au pouvoir.

      Pour ce qui est du népotisme, d’accord avec vous, c’est l’une des tares du système français.


    • ahtupic ahtupic 1er février 2014 19:51

      Naturellement, je ne vais pas faire état du maire de trifouilly-les-oies qui fait ses petites magouilles à son échelle. Les merdias ont déjà bien du mal à parler des grands scandales alors, ce qui se passe au niveau départemental ou régional, ca interesse qui ? Dans ma région, l’hotel de departement a couté 3 fois plus cher que l’enveloppe initiale. Mais l’argent n’a pas été perdu pour tout le monde sauf pour le contribuable. La cour des comptes a signalé le fait. Mais pour les responsables, 3 pater et 2 ave suffisent. C’est très encourageant pour qu’ils continuent. Quand des condamnations arrivent, elles sont ridicules ou alors c’est le non-lieu.

      Coluche a dit : les journaleux ne croient pas aux mensonges des politicards, mais ils les répètent, c’est PIRE.
      Eh bien, je dis que la servilité de tous les élus favorisent cette corruption
      Pour ce qui est du népotisme, je me suis borné à parler d’un cas parmi tant d’autres : fils à Bachelot, fils à Sarkozy, Gayet à la villa Médicis, ces deux derniers ayant été annulés, preuve qu’ils n’étaient pas justifiés.


  • claude-michel claude-michel 1er février 2014 10:04

    bof...vous venez de démontrer que l’humanité toute entière est dégénérée...pas une grande découverte en fait..il suffit de lire ou relire l’histoire de l’humanité pour s’en rendre compte...Depuis que le grand singe est descendu de son arbre..il n’a fait que démontrer sa dégénérescence tout au long de ces millénaires.. !
    En psychiatrie la dégénérescence est conçue comme une dégradation de l’être humain qui donne à l’hérédité un rôle prépondérant...

    Tout est bien sortant des mains de l’Auteur des choses, tout dégénère entre les mains de l’homme.  Jean Jacques Rousseau

    • alinea Alinea 1er février 2014 12:29

      C’est le pouvoir que je dénonce ; bon sang, on a vu où cela mène de vouloir mouler une société à partir des idées lumineuses de quelques-uns ! À vouloir tout réglementer, régimenter, on tue la vie !! et sa créativité, il ne reste qu’un être qui « fonctionne » au plus efficace pour servir le dessein de cinglés !


    • claude-michel claude-michel 1er février 2014 12:52

      Par Alinea....Entièrement d’accord avec vous++

      Ne prenez pas mon humour à deux balles pour argent comptant...


    • Fergus Fergus 1er février 2014 11:02

      Bonjour, Démosthène.

      Qu’on le veuille ou non, il y a dans tout enseignement une part d’éducation, et dans tout enseignant une part d’éducateur. Les années que j’ai passées dans l’encadrement de jeunes sportifs m’ont convaincu de cela, a fortiori lors des stages en province ou à l’étranger au cours desquels on sort du strict cadre sportif (ou scolaire lors des classes décentralisées). En réalité, tout est question de dosage, le rôle des enseignants n’étant surtout pas de se substituer aux parents, mais de corriger ici et là, par la pédagogie, des attitudes déplacées ou excessives. Et cela sans dogmatisme, bien entendu ! 


  • Kookaburra Kookaburra 1er février 2014 10:39

    Bonjour Alinea. Tout à fait d’accord avec vous et avec votre terrible constat de la décadence de notre civilisation, dont une des cause, que vous soulignée, est l’école. Dans les années soixante-dix, avec le triomphe de l’idéologie de l’interdiction d’interdire, on a vu naître l’éducation antiautoritaire qui allait permettre aux enfants, enfin, de s’épanouir. Le mal, c’était la répression et l’ancienne pédagogie tyrannique. Ainsi, à l’instar des apôtres de l’école heureuse, on nous a appris que l’enfance est une minorité jusqu’alors opprimée, qui avait besoin de se libérer, et nous avons donc compris qu’il faut mettre l’enseignement au service de la liberté créatrice des élèves. L’ancien professeur, qui croyait ouvrir un monde aux élèves, fut congédié pour déficit démocratique et supplanté par le moniteur, qui noue des liens d’affection avec les gamins. Dans la relation amicale avec les élèves, les frontières s’effacent, les âges se confondent. Autrefois considéré comme un être en devenir, un être immature, on s’est aperçu que l’enfant a tout de l’adulte, et au même titre que l’adulte, on l’a affublé des droits de l’homme, et notamment, l‘égalité.


  • Pie 3,14 1er février 2014 10:50

    Encore un discours de la déploration. Le déclinisme a de beaux jours devant lui.


  • cevennevive cevennevive 1er février 2014 11:02

    Bonjour Alinea,


    Curieusement, votre article d’aujourd’hui recoupe, rejoint et confirme l’article de Michel Brasparts « lettre ouverte à la suffisance du genre ». Enfin, ce n’est que mon avis et mon ressenti. Car, a priori, ce dernier est vilipendé pour le moment.

    Bon, je suis de votre avis, mais le terme « dégénérescence » me paraît trop fort et même légèrement incorrect, car il laisserait entendre que cette situation n’est pas de la faute des humains d’aujourd’hui, que cela est inexorable... J’aurais qualifié l’ambiance présente de médiocrité, de bêtise, de vacuité intellectuelle, etc.

    Car cela peut changer. Je l’espère de tout coeur.

    Je crois fermement que l’inégalité sociale, dans tous les pays quels qu’ils soient, n’est pas simplement le fait de la différence des sexes, mais qu’elle provient principalement de la différence des échelles de valeur, de l’éducation et surtout, surtout, de la dichotomie entre riches et pauvres.

    Alors, nous sommes à côté de la plaque.

    Finalement Alinea, c’est notre façon de penser qui peut être assimilée à de la « dégénérescence », en effet.

    Bonne journée à tous.



    • alinea Alinea 1er février 2014 12:20

       bonjour cévennevive ;
      J’employais le verbe « dégénérer » au sens transitif : faire des actions qui altèrent, qui ruinent ; j’ai tellement l’habitude de transformer le sens des mots ( en général leur redonner leur sens premier) ou de les tordre, que je ne me suis même pas rendue compte que « ça ne tombait pas sous le sens » !
      Il s’agit ici, et, me semble-t-il, pour la première fois dans notre société ( sauf comme je le dis, à l’armée ou à l’église) que cela est revendiqué comme tel.
      Comment s’appelle donc cette politique de « modelage » ? C’est un glissement incontestable dont chacun devrait prendre conscience. Il ne nous reste que la désobéissance, c’est-à-dire donner priorités à ses propres ressentis, à son propre savoir, qui bien qu’imparfait en chacun de nous, a le mérite d’être vivant et varié.
      Et en réponse à Fergus dans son deuxième commentaire, nous ne devrions pas oublier qu’éduquer, ce n’est pas une série de recettes que l’on applique sans les comprendre ( au sens « habiter ») mais une attitude qui, si elle est empreinte de sa propre expérience, n’en est pas moins spontanée, généreuse, humaine...
      C’est vrai que je panique un peu, depuis trente ans, de constater une dégringolade sans fin, sans jamais un retour sur soi et à son bon sens !
      Je ne crois pas à la différence des sexes, à l’école, puisque nous pouvons très bien avoir une élève qui s’affirme avec toute l’énergie de la jeunesse, et un élève timide, peu sûr de lui et poltron ! L’enseignant, dans sa matière, ne devrait être là que pour tirer le meilleur de chacun, dans ses différences. De toutes façons, ce monde voulu uniforme à tous les coins de société, me donne la nausée !!
      Nous avions tout pour aller dans le bon sens, mais c’était sans compter les petits égos agités qui trouvèrent place sur le devant de la scène !

      Mais donnons nous de belles et bonnes journées, c’est la meilleure chose que nous puissions faire ! même sous la pluie !!! smiley


  • Buddha Marcel. 1er février 2014 15:31

    l’humain est l’erreur de l’univers, enfin j’espère que ailleurs il n’y a pas les mêmes que nous ..mais ceci est de notre faute, entièrement de notre faute....

    Quel est la racine du problème ? réponse dans 100 000 ans...

    déjà reconnaitre notre démence globale, nous sommes tarés, tous à des degrés divers.

    je m’amuse a demander à tout le monde que je rencontre si le moment est propice, tu penses quoi d’un salaire égal pour tous ? Quand par hasard la question arrive à toucher un neurone....
    j’ai le droit soit à :

    -t’es à moitié taré toi !!!

    soit a ce classique dans 95 % des cas, la preuve que le conditionnement a bien marché est le fameux :

    -et le médecin (sous entendu j’ai une peur attroce de mourir ouin ouin maman j’ai peur,)il mérite pas plus ?..là je dis non, sans le groupe derriere le médecin ne peut exister en tant que tel.....sans les autres professions il n’existe pas, alors pourquoi plus  ?
    réponse : parce que c’est comme çà.....

    si un jours nous nous en sortons globalement...ce sera parce que ici et là assez de gens ont arrêté pour eux même d’être compétitif, donc voleur, donc guerrier, donc tricheurs, donc violent , donc menteur, donc business man,donc soldat etc etc.......

    comme disait dieudo : aimez nous les uns les autres, et si c’est pas possible et bien tant pis...


    • alinea Alinea 1er février 2014 16:02

      Dommage que nous ne soyons pas tous une erreur complaisante ! j’en ai toujours envié le confort !
      La nécessité d’une hiérarchie est sûrement « naturelle » qui existe dans toutes les sociétés animales développées ; le problème de l’Homme, c’est son incapacité à la santé et son goût irrépressible pour la perversion. Ce n’est pas de sa faute, diront certains, il est si immature quand il naît, il est si fragile, si sujet à tous les traumatismes et à céder à sa peur !
      Ouais !!!! il semble s’y complaire l’animal !
      Beaucoup trop de gens supportent ou tolèrent le pouvoir... et pour défaire ça, hum 100 000 ans ? Sera-ce suffisant ?


    • Fergus Fergus 1er février 2014 16:23

      @ Alinea.

      « Beaucoup trop de gens supportent ou tolèrent le pouvoir. »

      Et ce n’est pas près de changer. Si j’en juge par mes propres observations dans le milieu professionnel, c’est même une très large majorité des salariés. Livrés à eux-mêmes, nombre de ces personnes sont d’ailleurs incapable de s’organiser.

      Le plus amusant est que cela se retrouve dans les clubs de vacances où les gens sont demandeurs d’une autorité pour organiser leur séjour ! Ahurissant, non ?


    • alinea Alinea 1er février 2014 16:39

      Que faisons-nous de nos petits, qui, à peine grands, transfèrent sur d’autres le pouvoir - y compris la protection- de papa et maman ? Et reproduisent...
      J’en reviens toujours à la différence d’éducation entre celle des prédateurs, et celle des proies ; il semble bien que la plupart des humains soient des proies, les proies de leurs frères prédateurs ? Hum...


    • Buddha Marcel. 1er février 2014 16:47


      La nécessité d’une hiérarchie est sûrement « naturelle » qui existe dans toutes les sociétés animales développées ;

      Est ce le cas ? Il faut le savoir...pas supposer...si je puis me permettre ..Depuis tout petit on est forcé de croire que ceci est vrai sans questionner sa validité ...
      j’ai dirigé des restaurants comme chef de cuisine ou j’étais celui qui donnait aussi des directives, ou pas d’ailleurs pour ceux qui savait comment procéder d’eux même. Cela dit en 5 ans ou j’ai fait cela pas une fois je n’ai fait preuve d’autoritarisme envers qui que ce soit qui travaillait avec moi ,parce que je sais des choses et notamment que sans les autres de chef de restaurant il n’y a plus,alors en fin de service comme je donnais un coup de main aux serveuses et autres plongeur, quand j’étais dépassé ce qui arrive, et bien ils venaient m’aider sans que personne ne demande rien , ceci ne se passe jamais dans un restaurant hiérarchisé ,jamais..c’est chacun pour sa gueule et moi je dis que c’est ce monde que l’on veut en se mettant simplement au dessus des autres......je sais que notre nature n’est pas d’avoir une hiérarchie et que ceci n’a rien de naturel, mais dire cela ne sert a rien, il faut le saisir soi même et réfléchir ne mènera jamais a voir cela..jamais !!! Or l’humain ne fait que réfléchir....

      le problème de l’Homme, c’est son incapacité à la santé et son goût irrépressible pour la perversion. Ce n’est pas de sa faute, diront certains, il est si immature quand il naît, il est si fragile, si sujet à tous les traumatismes et à céder à sa peur !
      Ouais !!!! il semble s’y complaire l’animal !
      Beaucoup trop de gens supportent ou tolèrent le pouvoir... et pour défaire ça, hum 100 000 ans ? Sera-ce suffisant ?

      En fait de ce que je sais de ma propre psyché, vouloir défaire cela c’est être sur que ça n’arrivera jamais..ceci est le mauvais chemin que nous utilisation tout le temps...nous avons l’habitude intellectuelle de toujours éviter une étape vitale qui est la compréhension de ce qui se passe( ce qui exclu l’intellect pour cela) pour de suite passer à une solution intellectuelle qui est en général simplement l’opposé de ce qui ne me plait pas..genre j’ai peur alors je cherche un état de non peur, = je fuis ce dont je ne connais rien = impossible......ou encore : je souffre psychologiquement tout le temps alors je cherche intellectuellement en réfléchissant un état opposé qui est un état ou je ne souffrirais pas,mais sans jamais comprendre ce qui me fait souffrir........

      On est coincé dans cette binarité intellectuelle 0/1, oui/non , on a perdu une partie de nos autres capacités depuis des millénaires,(je le sais par expérience ça n’est pas une théorie) cet humain que nous sommes aujourd’hui n’a pas la capacité à radicalement changer l’extérieur, le problème de fond vient d’abord de nous ,de chacun d’entre nous ..en soi ceci n’est bien sur pas une découverte..mais le vivre est une chose que nous ne savons plus faire....

      En clair nous pensons la vie avec notre ordinateur binaire oui/non......celui ci n’a pas de capacité a voir l’ensemble de la vie, n’a pas accès à tout le cerveau et à ce qui est donc pour lui non conscient et qui en fait je le vois souvent de + en + est ce qui dirige nos vies, et nous n’en avons pas la moindre idée....on est dans une dimension ou il n’y a pas de vie, vie qui est seulement dans le moment présent sans cesse renouvelé..notre pensée « analytique » est dans une autre dimension, et c’est vraiment une autre dimension non liée au présent donc au fait de vivre nécessaire pour survivre, totalement insuffisante pour vivre..de ce fait on n’est pas pénétré du sens......et ne pas allez bien est justement l’intelligence qui essaye de communiquer , de s’éveiller..mais par là non plus on ne va pas,la pensée binaire intervient de suite et dit je souffre, donc je ne veux plus souffrir......encore manqué....le problème ne sera jamais vu, et c’est très dommage car c’est le problème lui même qui trouve la solution, ce qui a au préalable ouvert l’ intégralité du cerveau....la partie manquante est disons en contact avec le sens..c’est pas tout a fait cela mais les mots sont souvent difficiles sur ces sujets

      salutations


    • Fergus Fergus 1er février 2014 17:53

      @ Alinea.

      « il semble bien que la plupart des humains soient des proies ».

      La plupart sont des proies parce qu’ils se conduisent en proies, c’est le plus souvent aussi bête que cela. Si tel n’était pas le cas, cela fait belle lurette que les ouvriers auraient pris le pouvoir.


    • alinea Alinea 1er février 2014 18:44

      La hiérarchie dont je parle est exactement celle que vous décrivez dans ce restaurant ; il n’y a pas à tortiller, il y a celui qui a l’expérience, le charisme, et la capacité d’organiser, sans léser personne.
      Il y a trop de gens qui ne sont pas à leur place dans nos sociétés, trop d’incompétence, mais aussi trop peu de gens qui ont cette « puissance » ( que j’oppose au pouvoir) naturelle ; si vous ne possédez pas cette puissance, aucun cheval ne vous reconnaîtra comme chef de groupe, aucun cheval ne vous fera confiance, alors, il vous faudra des « aides », des badines, des éperons, et votre autorité sera violence, à laquelle il se soumettra contraint et forcé ; parce qu’il n’y a pas de possibilité de révoltes chez les animaux ; il ne pourraient se révolter que contre l’homme, et leur histoire avec nous n’est peut-être pas assez vieille ; je ne sais !
      J’ai beaucoup appris des bêtes, mais il faut dire que ce sont celles qui vivent avec nous ; j’ai lu sur le loup, et je conçois que mes réflexions et mes conclusions ne soient pas une « vérité » ; c’est une intuition, que je transforme en hypothèse.
      Cette puissance intérieure, on ne peut pas la jouer ; si on ne la possède pas ( est-ce un don ?), on se soumet ou on prend un pouvoir qui sera usurpé !
      Tout vient, chez les mammifères, de la mère ! mais, il ne faut pas le dire aux féministes qui ont tant à faire ailleurs !!


    • Buddha Marcel. 1er février 2014 18:59

      je tiens à preciser que je ne considere aucune hierarchie., ni la mienne à l’époque...et que travailler ensemble ne nécessite ni force, ni obligation, ni domination, ni autorité mais simplement la volonté simple de faire ensemble , amicalement ..c’est une autre planète que la notre...

      dans la position que j’occupais je ne m’en suis pas servi pour être au dessus , moralement ou autre......j’en suis incapable..l’autorité me révulse,....par contre avec les enfants j’assume pleinement une certaine autorité compassionnelle mais sévère si il le faut....long sujet encore.

      j’ai décidé de ne plus travailler....donc ne suis plus concerné....je pense que l’on s’enfonce, le fond est tout prêt et c’est une bonne nouvelle...

      salutations..


    • alinea Alinea 1er février 2014 19:07

      Je vous ai bien compris buddha ; il ne s’agit que d’une question de vocabulaire ! avec leur connerie d’égalité, là, ils me font pinailler !!

      pas de hiérarchie, mais une confiance réciproque.

      je ne supporte pas non plus le pouvoir, ni d’un côté ni de l’autre ; mon avatar le montre !!


  • Xenozoid 1er février 2014 16:11

    la nécésité d’une hierarchie, est une question a développé et a besoin de compétition,pour proliférér,le pouvoir ne demande pas mieux vu qu’il fixe les régles et les change dans le temps, comme une evolution des modes,on plait ou déplait,la pyramide celle de la conscience, fiere d’etre esclave,et d’avoir le choix dans ce qui nous est offer, comme la bête en somme,un peu beaucoup


    • alinea Alinea 1er février 2014 16:21

      non, pas comme la bête ; je ne crois pas ; les bêtes ont cette supériorité sur nous qu’elles savent qui elles sont et où elles se placent dans le groupe ; il est impossible qu’une strucure sociale, aussi simple soit-elle, s’établisse sans hiérarchie ; mais celle-ci n’induit absolument pas l’exploitation de l’un par l’autre ; la puissance du dominant est un atout pour le groupe, une sécurité ; l’absence d’exploitation et d’abus de pouvoir entraîne de facto l’absence de rivalité. Celle-ci n’existe qu’entre le dominant en place et son successeur. C’est très ponctuel.
      Cela n’empêche pas les jeux, les bagarres, mais rien à voir avec nous !!


    • Xenozoid 1er février 2014 16:27

      La bete n’ayan pas le choix


    • alinea Alinea 1er février 2014 16:34

      Est-ce alors dommage qu’elle ne l’ait pas ? Ou que nous, nous l’ayons ?
      Je ne sais pas si j’ai ou ai eu le choix, mais je ne suis pas nocive ! Alors, comme je ne suis pas seule dans ce cas, pourquoi les autres ?

      c’est un autre sujet, mais je ne crois pas trop au choix, tellement de choses nous dépassent ! enfin, j’y crois un peu quand même, quand on est en connaissance de cause !!!


  • Loatse Loatse 1er février 2014 16:18

    Bonjour Alinéa

    Oui, on part en nouilles :) quelle colère dis donc !

    Moi aussi je suis en pétard... Hormis le fait que dans cette nouvelle civilisation (une idée née dans les loges tu ne m’en feras pas démordre), les enfants appartiennent à l’état (exit les parents relégués à la procréation de nouveaux cob.. euh sujets du Nouvel Ordre)

    Hormis le fait que déjà nos jeunes sont en perte de repères et je ne parle même pas de sens moral, l’individualiste et l’hédonisme ambiant érigés en valeurs y contribuant..

    Hormis tout cela donc, c’est en regardant sur lcp un docu avant hier soir, sur les continents de déchets et leur impact sur les animaux marins (des tortures, des blessures et des dégénérescences dûes aux phtalates des plastiques) que quelque part j’ai pété les plombs...

    et donc lorsque les analyses d’un jeune couple lambda confirmèrent que notre sang à tous contenait ces fameux perturbateurs endocriniens, que je résumai ainsi ma façon de penser à mon ainée de 20 ans qui m’avait signalée l’émission :

    Tant mieux, qu’on disparaisse ; nous cette sale espèce, pour ces pauvres bêtes innocentes et martyrisées à qui la terre enfin appartiendra et à elles seules..

    tu sais quoi ? elle est totalement en accord avec moi...


    • alinea Alinea 1er février 2014 16:29

      Bonjour Loatse,
      Cet état de colère, en moi depuis si longtemps, dérisoire, impuissant, eh bien, il n’a pas empêché mon instinct de survie, plus, ma libido, au sens jungien, ( au sens freudien,ça ne regarde personne ! smiley ) c’est-à-dire l’envie de vivre !
      Chienne de vie, comme disait ma voisine finalement morte de son cancer, mais on s’y accroche.
      N’en déplaise aux beaux messieurs et aux belles dames : nous sommes des bêtes !
      Nous avions deux mille ans pour faire de ce maudit démon un noble animal ! Raté ! Comme dit Marcel, dans 100 000 mille ans peut-être ?
      merde... nous n’y seront plus ; ça m’intéresserait pourtant, de savoir ! smiley


  • Loatse Loatse 1er février 2014 16:49

    paradoxal, cet instinct de survie que nous avons individuellement (même en ralant un max :) et celui de notre espèce qui s’est évaporé dans la nuit des temps ?

    si tu as une explication, je veux bien... ;)


    • alinea Alinea 1er février 2014 18:54

      je pense que cet instinct s’arrête à nos proches, c’est lui qui nous fait procréer ( ou se reproduire, ça dépend des gens), c’est le sacrifice d ’une mère pour son enfant ; et puis il y en a bien qui prennent soin de la terre, de leur environnement ; le hic, c’est que pas loin de 80% de la population sont totalement coupés de leurs racines, à vivre sur le goudron et dans le béton ; le hic, c’est qu’à être les uns sur les autres comme ça, cet instinct les pousse peut-être à tuer ( voir le comportement des rats), et que si nous ne tuons pas plus, c’est peut-être qu’il nous reste un peu de morale ou de bons sentiments ; nous verrons bien, dans peu de temps : la barbarie, n’est-ce pas ce qui sévit en Syrie, en Centre Afrique ? Des conditions de vie atroces rendent les bêtes atroces !! et nous !!


  • Le421... Refuznik !! Le421 1er février 2014 17:20

    J’ai une théorie beaucoup plus simple sur ce que vous appelez la « dégénerescence », surtout au niveau de l’Education Nationale.
    Je ne crois pas du tout que cette dégringolade soit le fruit de quelques allumés qui ont laissé partir à veau l’eau un système qui se voulait rigoriste.
    Je pense que c’est au contraire parfaitement calculé. Les grands de ce monde, oubliant que dans leur rangs naviguent de parfaits « tarés », veulent réduire toute forme d’éducation pour le petit peuple à la portion congrue. Le savoir est un vecteur d’égalité. Or, ce mot est honni des classes supérieures qui ne veulent absolument pas partager le gâteau. Ainsi, pour eux, l’éducation de qualité doit être réservée au haut du panier. Les manants se contenteront d’une espèce d’agora ou tout et son contraire se dit. Quand le navire tangue dans la tempête, quelques trous bien placés achèvent le naufrage
    Quand on voit les attaques subies par l’école publique ces derniers temps, il y a quand même de quoi se poser quelques questions...
    Mais je peux me tromper bien sûr !!


    • alinea Alinea 1er février 2014 18:32

      « Ils n’avoueront pas » !!
      mais je les imaginent mal se consulter ! En tout cas ils s’en foutent, et, à mes yeux, c’est encore pire ! Contre le dédain et l’indifférence, il y a peu d’armes ; à moins de tous s’unir... mais on se mord la queue et on en revient à l’éternelle question restée éternellement sans réponses : pourquoi pas ?
      J’ai cru lire qu’une majorité souhaitait un chef à poigne, mais bon ( le chef) !!! smiley


    • trevize trevize 1er février 2014 19:00

      Ils auraient tort de vouloir réserver l’éducation au haut du panier. Un âne, même bien éduqué, reste un âne. Et la crème, les idées nouvelles et les esprits de génie peuvent aussi naître dans le bas du panier. La dégénérescence du système vient peut-être tout simplement de là : les porteurs d’idées nouvelles meurent dans la masse sans avoir eu le temps de délivrer leur message. Des tonnes d’idées se perdent de cette façon, et on avance pas (ou mal).

      Mais ils finiront par payer ce déni de la réalité. Les 99% vont les rattraper, tout comme nous classes moyennes occidentales sommes rattrapés par les populations des pays moins développés.


    • alinea Alinea 1er février 2014 19:12

      oui, il y a des milliers d’énergies perdues, de créativités étouffées ; mais rien n’est éternel, jamais !


  • trevize trevize 1er février 2014 18:47

    Les cyanobactéries, parmi les plus anciennes formes de vie dont on trouve des traces sur terre (les stromatolites) se sont pour la plupart auto-détruites, en transformant le CO2 de l’atmosphère primitive en O2, qui était toxique pour elles.

    Dans un gros tas de compost un peu trop bien constitué, la chaleur dégagée par les bactéries décomposant la matière peut atteindre des températures au-dessus de 80°, températures mortelles pour ces même bactéries ; elles provoquent donc leur extinction de par leur activité effrénée.

    On peut sûrement trouver d’autres exemples.

    Voilà, l’humain n’est pas le seul être vivant capable de provoquer son extinction, ça a l’air plutôt répandu comme comportement. Par contre c’est peut-être bien le seul à s’apercevoir qu’il la provoque, et à ne pas faire gran’chose pour rectifier le tir. ça c’est plutôt cocasse


    • alinea Alinea 1er février 2014 18:56

      pourtant, le compost se décompose bien encore, aujourd’hui ?


    • trevize trevize 1er février 2014 19:04

      Bien sûr, il se décompose, c’est simplement dans certain cas que les bactéries s’échauffent trop dans un tas de compost, et que cette chaleur finit par les tuer. Si on considère chaque tas de compost comme un univers, un microcosme, dans lequel évolue population de bactéries, il arrive que ces dernières s’auto-détruisent par leur activité. Mais ça ne tue pas les autres bactéries en dehors du tas, et il en reste bien assez pour recommencer le processus.


    • alinea Alinea 1er février 2014 19:10

      elles ont juste fini leur vie !


    • trevize trevize 1er février 2014 19:38

      En fin de vie, oui, mais pas par manque de ressources ! par excès de zèle !


    • alinea Alinea 1er février 2014 19:43

      non ! elles ont accompli leur destin ! smiley


  • Karol Karol 2 février 2014 08:31

    Bonjour Alinéa,

    Merci d’écrire mieux que j’ai pu le faire sur cette affaire de genre. Mais je n’arrive pas à suivre le rythme des productions de AV. Le samedi c’est le marché, la piscine, etc.. Le Dimanche itou. Halte aux cadences infernales. Je plaide pour un Agora Vox hebdomadaire. A lundi....


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