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Des dettes et des ânes - AgoraVox le média citoyen
lundi 25 juin 2012 - par Robert GIL

Des dettes et des ânes

Un inconnu se présenta un beau jour dans un village et il offrit, à tous ses habitants, 100 € pour chaque âne que ceux-ci voudraient bien lui vendre. Une bonne partie des habitants lui vendirent aussitôt leurs ânes.

Il revint le lendemain dans ce même village et offrit un prix encore plus élevé, soit 150 €, pour chaque âne, et une fois encore une grande partie des habitants lui vendirent leur âne. Les jours suivants, il offrit 300 € et les habitants qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants.

Constatant qu’il ne restait plus un seul âne dans le village, il offrit 500 € par tête en faisant savoir qu’il passerait les acheter dans huit jours et il quitta le village. Mais le lendemain, il envoya sur place son associé avec les ânes qu’il avait achetés dans ce même village et avec ordre de les proposer à 400 € l’unité.

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois achetèrent ses ânes à 400 € par tête et celui qui n’avait pas assez d’argent en emprunta. Au bout du compte, les habitants du village achetèrent tous les ânes du canton.

Comme il fallait s’y attendre, cet associé disparut tout comme avait disparu son collègue et plus jamais on ne les revit. Résultat : le village se retrouva plein d’ânes et endetté jusqu’au cou.

Observons la suite des évènements :

Ceux qui avaient emprunté de l’argent ne pouvant plus revendre leurs ânes furent dans l’incapacité de rembourser leur emprunt. Et ceux qui avaient prêté l’argent vinrent se plaindre auprès de la Municipalité en expliquant que s’ils ne rentraient pas dans leurs fonds, ils seraient ruinés et que, comme ils ne pourraient plus continuer à prêter de l’argent, c’est tout le village qui connaîtrait la ruine.

Pour que les prêteurs ne se retrouvent pas en banqueroute, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour payer leurs dettes, le donna aux prêteurs. Mais ces derniers, même après avoir retrouvé une grande partie de leurs fonds, ne firent pas un trait sur les dettes des habitants du village lequel continua à être tout aussi endetté qu’avant. Le Maire dilapida le budget de la commune laquelle se retrouva également endettée. Alors il se tourna vers les autres communes et leur demanda de l’argent, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient pas l’aider parce que puisqu’elle était ruinée, elles n’étaient pas sûres de pouvoir récupérer les sommes qu’elles lui prêteraient.

Résultat : Les petits malins du début de l’histoire sont pleins aux as. Les prêteurs ont vu leurs gains assurés et, désormais, un tas de gens leur verseront les remboursements d’emprunts avec les intérêts et ces prêteurs auront, en outre, un titre de propriété sur des ânes désormais dévalués avec lesquels jamais les habitants du village ne parviendront à éponger la totalité de leurs dettes. Beaucoup de gens sont ruinés et ont définitivement perdu leur âne. La Mairie est également ruinée.

Résultat : Pour essayer de résoudre la crise, et sauver le peu qu’il reste, la Mairie baissa le salaire de ses fonctionnaires, supprima les services sociaux, privatisa l’école et augmenta les impôts !

http://2ccr.unblog.fr/2012/06/14/des-dettes-et-des-anes/

Pour comparer avec la dette de la France :

http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/



63 réactions


  • titi titi 25 juin 2012 10:22

    Très mauvaise métaphore.

    Dans votre histoire d’Anes vous condamnez ceux qui ont fait des « profits » alors qu’en fait tous ont voulu en faire.
    Ce sont donc de mauvais perdant... et ils sont tout autant à blamer que les autres.


    • jef88 jef88 25 juin 2012 10:59

      Il y a quand même une nuance entre celui qui lance une escroquerie et celui qui désire profiter d’un effet d’aubaine .....


    • Francis JL 25 juin 2012 11:08

      Dans cette histoire titi, que vous n’avez pas comprise, certains se sont enrichis au delà du raisonnable, et d’autres se sont appauvris et endettés. Résultat, tout le monde est dans la merde, puisque l’argent ça ne se mange pas, et la victoire des riches est une victoire à la Pyrrhus : il n’y aura bientôt plus rien à bouffer dans le pays, vu que les pauvres s’ils n’ont pas un minimum à eux ne peuvent plus rien produire.

      Bon, OK, les riches iront se faire voir ailleurs !? On pourrait espérer que sans ces prédateurs les pauvres pourraient reconstruire. Mais on ne se débarrasse pas comme ça de la vermine : dès que le pays sera de nouveau vivable, elle reviendra.

      C’est pourquoi, il faut faire une chasse draconienne à tout ce qui exacerbe les inégalités au delà du raisonnable : ça s’appelle l’impôt.


    • Francis JL 25 juin 2012 11:11

      Naturellement, avec le produit de l’impôt il ne faut pas faire ce que fait la droite.

      Le détournement de l’argent public des plans de relance que décrit cet autre article, c’est ce Michel Rocard dénonçait comme "la redistribution à l’envers" ; à l’envers de l’équité s’entend.

      Ce keynésianisme pervers c’est ce que j’appelle « les pompes à fric », ou encore le keynésianisme vu par la droite, la droite la plus ignare en matière économique, celle que l’on a appelé la plus bête du monde.

      C’est aussi essentiellement ce qui donne du grain à moudre au néolibéralisme qui prend prétexte de ce pervertissement de l’État par pour tuer le keynésianisme et par là, toute velléité de redistribution sociale par d’éventuels gouvernements de gauche ; et aboutir à terme, à la mort de l’État providence.

      C’est naturellement ce qui fait les choux gras du FN et de tous les partis d’extrême droite qui haïssent par dessus tout la fonction publique et les fonctionnaires qu’ils perçoivent comme la double peine puisque leurs impôts qui servent à payer entre autres, les gendarmes dont ils se passeraient volontiers, sont de leur point de vue, utilisés contre eux - cf. le poujadisme.

      Il est clair que cette ineptie économique a pour conséquence inéluctable la mort à petit feu de la démocratie : cf. l’image de la grenouille dans la marmite.

      Tous les éditocrates qui grouillent grenouillent et scribouillent dans les médias de droite ne font pas autre chose que justifier l’injustifiable, ce détournement de l’argent public des plans de relance qu’ils ont pour mission de faire passer pour des promesses d’avenir à ceux qui croient encore en la démocratie.


    • cedricx cedricx 25 juin 2012 11:42

      lorsque je dépose mon argent à la banque, j’en espère quelques bénéfices et quelques profits sinon je le laisserais dans mon bas de laine, la banque travaille avec mon argent certes mais dans un un contrat clair entre elle et moi, or elle ne respecte pas ce contrat. La métaphore est amplement justifiée.


    • jef88 jef88 25 juin 2012 11:53

      Je suis un pov’con !
      Et je l’assume !!!
      depuis les années 70 je n’ai JAMAIS déposé un rond à la banque !

      Ce sont mes employeurs qui m’ont obligé à avoir un compte  !!!
      Pareil pour ma femme fonctionnaire ....

      Vente forcée ? C’est pas légal ?

      ahhhhh !!!!! bon !


    • al.terre.natif 25 juin 2012 15:24

      je n’ai pas vu de condamnation ... juste la description d’une situation sans issue, à mettre en parallèle avec la notre.

      Ce n’est pas une question de culpabilité, mais une question de comment faire une fois arrivé au bout de l’histoire !


    • CHIMERE 25 juin 2012 15:26

      @ titi,


      Effectivement,vous n’avez pas tout compris...

      Il existe une petite histoire qui pourrait vous aider à comprendre le monde étrange et fabuleux des théoriciens du « libéralisme » économique :


      Celle là,je l’aime beaucoup...

    • titi titi 25 juin 2012 18:14

      @JL

      Ou comment avec 2 lignes et demi j’arrive à vous faire disgresser sur tout et n’importe quoi...

      Désolé mais dans l’histoire des anes, c’est bien la cupidité qui poussent les villageois a racheter des anes pensant les revendre toujours plus cher.

      D’autant plus qu’en quelques jours le prix de l’Ane a été multiplier par 5...
      Ca aurait du leur mettre la puce à l’oreille.

      Ce sont donc des cupides, doublés de crétins.

       


    • titi titi 25 juin 2012 18:16

      @Jef88

       

      « Ce sont mes employeurs qui m’ont obligé à avoir un compte  !!! »

      Mais c’est l’Urssaf qui ont obligé les employeurs à ne plus payer en liquide.

      L’Urssaf pensait à votre bien !! Pour sûr !!!


    • jef88 jef88 25 juin 2012 20:54

      non !
      pas l’URSSAF mais les IMPOTS !

      C’est plus sain ?


  • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 10:35

    Réfutation : le marché n’est pas une personne, il ne peut pas promettre.

    Maintenant la version libérale de la fable des ânes, pour comparer. smiley

    Le Maire d’un village et une partie de son conseil municipal s’étaient mis en tête de réguler la possession des ânes sur leur commune. La mairie s’était donc octroyée le monopole de l’élevage d’ânes et vendait les bêtes aux paysans à un prix fixé par ses soins.

    Certains paysans étant trop pauvres pour acquérir leur âne, le Maire, qui pensait à sa réélection, décida qu’il fallait les aider. Il pria donc avec insistance son ami banquier d’accorder des prêts avantageux aux paysans les plus pauvres. Sachant que l’argent de la commune et des impôts transitait par sa banque, le directeur ne pouvait pas refuser. Il accorda donc, des prêts de 100 € aux paysans les moins capables de les rembourser.

    Le banquier était un peu inquiet des risques que le Maire lui faisait prendre car il n’avait que les ânes pour garantie. Mais constatant le succès de cette première opération, le Maire se dit que les réticences du banquier disparaîtraient si le prix des ânes augmentait. Comme il détenait le monopole de l’élevage il maintint le nombre de nouveaux ânes proposés à la vente en dessous de la demande. Le prix des ânes se mit à grimper, d’abord à 150 €, puis à 200 €. Même s’ils n’arrivaient plus à payer leurs échéances, les paysans pauvres pouvaient toujours revendre leur âne pour rembourser leur prêt en faisant une plus-value confortable.

    Tout le monde au conseil municipal était convaincu de la sage politique du Maire Un nombre croissant de paysans pauvres accédaient à la propriété des ânes. La banque reçut des félicitations officielles pour sa politique non discriminante.

    Lorsque le cours de l’âne atteignit 500 €, le nombre de défaut de paiement devint trop important et de nombreux ânes, saisis par le banquier, se retrouvèrent sur le marché, provoquant la chute des prix de l’animal. Après quelques mois l’âne valut 80 € . Les paysans préférèrent voir leur âne saisi plutôt que de continuer à payer trois ou quatre fois son prix, ce qui mit la banque au bord de la faillite.

    Le Maire et le conseil municipal décrétèrent que la banque avait été imprudente et cupide. Ils publièrent un communiqué dans lequel ils affirmaient que la bulle ânière était due à la spéculation, conséquence d’une dérèglementation bancaire. Une faillite de la banque aurait eu des conséquences dramatiques pour toute l’économie locale, le Maire fut donc obligé de la renflouer précipitamment. Soucieux de paraître contrôler la situation, il décida aussi de relancer l’économie du village en prêtant de l’argent à certains riches artisans de la commune, lesquels devinrent ses fervents supporters.

    Malheureusement la commune était déjà extrêmement endettée. Les Maires successifs avaient dépensé sans compter pour acquérir le vote des villageois. Cette dernière et énorme dépense fit déborder le vase. Les villageois travailleurs et économes qui avaient prêté à la commune commencèrent à douter de sa capacité à les rembourser. Pour rassurer de nouveaux prêteurs et éviter de payer des intérêts plus élevés, le Maire dut s’engager, la mort dans l’âme, à réduire les dépenses.

    Pour protester contre cette situation des villageois se déclarèrent « indignés » et organisèrent des manifestations au nom des paysans pauvres qui avaient perdu leur argent, leur âne et leur travail.

    Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que ces indignés sont en fait des employés municipaux qui tirent l’intégralité de leurs revenus du déficit communal.

    Très généreusement l’opposition municipale a promis d’augmenter leurs effectifs et leurs salaires en taxant les artisans et fermiers les plus prospères ainsi que la banque.

    Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois pauvres et les villageois industrieux. Et vous, que feriez vous à leur place ? Que ferez-vous le samedi 15 octobre 2011 ? (journée internationale des indignés) Faites déjà passer cette histoire à votre voisin...

    Gauche libérale


    • Francis JL 25 juin 2012 11:00

      Ridicule comme d’habitude, péripate : Votre version libérale suppose que les pauvres n’ont qu’à vendre leur âne pur rembourser la dette ! Les pauvres n’achètent pas des ânes pour faire une plus-value, mais parce qu’ils en ont besoin pour travailler !

      Par ailleurs, on aura noté que votre banquier prêtent aux pauvres par charité ! Pfff ! Quelle bêtise !


    • COVADONGA722 COVADONGA722 25 juin 2012 11:15

      Réfutation : le marché n’est pas une personne, il ne peut pas promettre

      bonjour , Le péripate , mon cher il serait bon que les théologiens du libéralisme s’accordent
       sur une version ;votre marché n’est pas une personne ? pourtant nombre de vos pareils nous vantent les bienfaits « de la main invisible du marché » vous savez celle qui nous fait reguliérement les poches en privatisant les bénéfices et en mutualisant les pertes ; alors quid
      de votre marché « nobody » ?

       m"efie toi du boeuf par devant de l’ane par derriere et du Liberal de tous les cotés  smiley


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:20

      La main invisible n’est pas une personne non plus, c’est une métaphore.


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:22

      Pour le reste de vos affirmations, ce n’est pas parce que je n’y réponds pas que je les approuve.


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:25

      Tiens JL a perdu son 1 qui le distinguait du petit père des peuples.

      Mais il continue de dire « bêtise » à tous vents.

      Une démonstration qu’il est impossible d’être tout à la fois intelligent, de gauche et de bonne foi. Il y a toujours un truc en trop.


    • Pyrathome Pyrathome 25 juin 2012 11:31

      Péripate est un âne, je l’achète 50 euros pour en faire du saucisson........


    • foufouille foufouille 25 juin 2012 11:36

      « Les pauvres n’achètent pas des ânes pour faire une plus-value, mais parce qu’ils en ont besoin pour travailler ! »

      il peut pas savoir, il a toujours sa cuiller en or dans la bouche


    • foufouille foufouille 25 juin 2012 11:38

      « Péripate est un âne, je l’achète 50 euros pour en faire du saucisson........ »

      ca fait cher pour de la viande nourrie au cubi


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:38

      Et à part la diffamation et l’insulte, vous avez quelque chose dans le ciboulot ? Ou vous n’êtes que les merdes que vous affichez ?

       smiley


    • Francis JL 25 juin 2012 11:40

      péripate,

      on pourrait vous retourner la formule : " Il est impossible d’être tout à la fois intelligent, de droite et de bonne foi. Il y a toujours un truc en trop « .

      Mais si je vous comprends bien, selon vous je devrais dire de votre propos : »quelle bêtise ou quelle mauvaise foi«  !

      Je vous ai maintes fois démontré qu’on ne peut pas être à la fois néolibéral et de bonne foi, puisque le néolibéralisme ne peut s’imposer que par le mensonge. De sorte que, quand je dis concernant l’un de vos propos  : »quelle bêtise« , c’est en plus de votre mauvaise foi récurrente, évidemment. Et il n’y a pas en l’occurence d’alternative »bêtise ou mauvaise foi", puisqu’il y a à la fois bêtise et mauvaise foi.


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:41

      La seule chose que vous n’ayez jamais démontré JL est votre insondable connerie.


    • Francis JL 25 juin 2012 11:46

      Dois-je le prendre comme un hommage à ma bonne foi ?

      De fait, selon vos non-valeurs, celui qui n’est pas du coté des riches est un idiot. Le néolibéralisme devrait s’appeler l’amoralisme, puisqu’il est un projet d’instituer un pouvoir qui serait la négation de toutes les valeurs morales.

      Dans le temps, on appelait ça le diable.


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:54

      Oui, le diable. L’univers religieux est le seul dans lequel vos fumisteries ont un semblant de consistance.


    • Francis JL 25 juin 2012 12:01

      Ha ha ha ! Je suis athée !*

       smiley


    • Punkonfou Punkonfou 25 juin 2012 13:31

      il y a surtout ceux qui défendent ce système dit ultra-libéral car ils en profitent et toujours au détriment d’un autre alors c’est tout à fait normal qu’il le défende !!! Et pour ceux qui se font exploiter et qui défende également ce système à la con alors eux ils subissent le syndrome du larbin... http://2ccr.unblog.fr/2010/12/22/le-syndrome-du-larbin/
      "Le larbin réagit vivement à toute discussion qui ose remettre en cause les privilèges des plus fortunés, incapable de se livrer à une argumentation convaincante, ses messages distillent la peur et les intimidations dont il est l’objet."


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 14:09

      Ah , le larbin. C’est donc avec un autre mot, le beauf.

      J’aime beaucoup le niveau de votre dialectique.


    • Pyrathome Pyrathome 25 juin 2012 14:43

      Finalement 50 euros pour un âne, c’est cher payé ! je l’échange contre une botte de foin..... smiley..


    • foufouille foufouille 25 juin 2012 14:55

      le foin libertaryen est souvent en fermentation
      risque d’incendie
       smiley


    • al.terre.natif 25 juin 2012 15:30

      @ le péripate

      « il est impossible d’être tout à la fois intelligent, de gauche et de bonne foi »

      c’est une bonne formule, qui me parait pas tout à fait juste, car comme on vous l’a fait remarqué, elle fonctionne aussi avec la droite...

      Peut être que celle ci est plus ... universelle ?

      => « il est impossible d’être tout à la fois intelligent, de bonne foi et ancré politiquement »

       smiley


    • alinea Alinea 25 juin 2012 17:51

      Je ne suis pas d’accord avec vous ! Je la trouve épatante la fable du péripate !
      Elle est cohérente, elle se tient... bon, on est pas obligé de faire d’une fable un credo !


    • titi titi 25 juin 2012 18:24

      @JL

      « Par ailleurs, on aura noté que votre banquier prêtent aux pauvres par charité ! Pfff ! Quelle bêtise ! »

      Comme d’habitude JL, vous lisez de travers et accusez les autres...

      Où avez vous vu que le banquier prête par charité ? Le banquier prête d’abord parce que le maire l’incite à le faire...

      La fable du Peripate est tellement juste, que c’est exactement l’histoire du Community Reinvestment Act...

       


    • Francis JL 25 juin 2012 18:33

      « Où avez vous vu que le banquier prête par charité ? Le banquier prête d’abord parce que le maire l’incite à le faire... » (titi)

      Expliquez moi donc, si ce n’est pas par charité, pour quelles motivations le banquier accepte ? Par bêtise ? Ou bien parce qu’il sait qu’il fera coup double ! Si ce n’est pas le banquier qui est bête, c’est le conteur, ce qui revient au même.

      Bon, cette histoire péri-pathétique est absurde, et l’absurde comme l’humour ne se laissent pas expliquer.


    • foufouille foufouille 25 juin 2012 21:12

      « Où avez vous vu que le banquier prête par charité ? Le banquier prête d’abord parce que le maire l’incite à le faire... »

      il prete aux pauvres, mais a 20%
      et peu


  • Yvance77 25 juin 2012 11:29

    Salut,

    Ce type de billet avec cette histoire est déjà paru l’an dernier ou l’année d’avant. À quand le renouvellement ?


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 11:33

      En effet j’ai trouvé de très nombreuses occurrences sur le net de cette « telling story ».


    • COVADONGA722 COVADONGA722 25 juin 2012 18:09

      @le Péripate , je me demande meme si vous ne l’avez pas déja évoquée il y a un ou deux ans ici
      Asinus


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 18:18

      Ah.... Vous avez bonne mémoire.

      J’ai fait une recherche avec les trois mots clés, dette, âne, peripate. Rien trouvé. mais c’est possible, je ne le nie pas.


  • Marc Chinal Marc Chinal 25 juin 2012 11:38

    La métaphore des ânes est très bonne, mais elle fait croire que « en restant intelligent », cette situation n’existera jamais.
    Or, la seule différence qu’il y a entre « l’escroquerie rapide de l’exemple des ânes » et le monde réel, c’est la vitesse d’exécution !
    Autrement dit : à quelle vitesse voulez-vous être mangé par le système monétiste ? smiley

    Il est temps de construire la prochaine civilisation, sans ce principe primitif qu’est la monnaie.


  • jef88 jef88 25 juin 2012 12:08

    @ marc chinal

    COMMENT EST NEE LA MONNAIE ??
    Un peuple ancien, qui sert encore de modéle s’appelait le peuple grec !
    Dans des villes il y avait des marchés ! Si, si cela existait déjà .......
    Le troc était la seule méthode d’échange connue .....

    l’autorité municipale faisait payer la présence sur le marché...
    par exemple le dixième du troupeau mis en vente ....
    Mais ce système tarissait la fréquentation !
    Comment payer 1/10ème de vache si l’on en propose qu’une ?

    Alors un génie des mathématiques a eu une idée !!!
    Fini le troc !

    Une vache a pour valeur 50 gros lingots de fer
    un poulet vaut 10 petits lingots
    Obligation de se faire payer en lingots pour pouvoir cracher au bassinet ...

    LE FISC A INVENTE ET IL A GAGNE (Je le hurle)
    et ce n’est pas près de s’arrêter .....


  • alinea Alinea 25 juin 2012 13:29

    Vous connaissez « La face cachée de la monnaie » de la rédaction « JournArles ».
    Bravo pour cette démonstration « vitale » !


  • ourston 25 juin 2012 13:37

    C’est curieux ces villageois qui vendent leur âne. Par cupidité, ils se séparent de leur outil de travail (car on peut supposer que l’âne n’est pas seulement un animal de compagnie, ce qui réduirait sensiblement la portée de la fable). Ils ont spéculé , rêvant sans doute d’une vie oisive de manipulateur de capitaux sans scrupule. Ils sont punis là où ils ont pêché. Il y a une justice. L’équidé n’est plus, mais l’équité est sauve.


  • tf1Goupie 25 juin 2012 14:30

    Des fables qui simplifient à l’extrême et ramènent la réflexion au niveau zero, on en veut tous les jours sur Avox.


    • Pyrathome Pyrathome 25 juin 2012 14:44

      Ben quoi ? t’aime pas les ânes ? smiley....


    • CHIMERE 25 juin 2012 15:32

      « Des fables qui simplifient à l’extrême et ramènent la réflexion au niveau zéro »


       Ben c’est pas compliqué,y en a plein sur TF1....

      D’ou le niveau de ses groupies lobotomisées...

    • al.terre.natif 25 juin 2012 15:33

      comme les commentaires qui ne servent à rien .... (et j’inclue le mien dans le décompte ...)

      Comme quoi, on se demande bien ce que font les gens .... a part déblatérer des conneries sur le net

       smiley


    • tf1Goupie 25 juin 2012 21:49

      A ce compte-là on pourrait parler des articles qui ne servent à rien .... à part attirer des ânes.

      au début il y avait le troc, puis un jour tartempion inventa la monnaie, puis beaucoup plus tard Robert Gil eut une illumination.


  • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 15:08

    Finalement Gil, votre rôle d’auteur se limite à fouiller les poubelles du net.


    • al.terre.natif 25 juin 2012 15:34

      et le résultat des fouilles à l’air de vous intéresser au plus haut point ....

      Intéressante analyse

       smiley


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 18:11

      En effet. Les moyens de la propagande m’intéressent au plus haut point.

      D’ailleurs, à part la contre-fable que j’ai présenté, j’ai trouvé aussi cette réfutation plus complète, que je soumets à votre sagacité.

      Elle se présente comme étant une image explicative qui permettrait de simplifier une réalité complexe. Mais en réalité, cette image sème la confusion. Lorsque la petite fable présente les paysans achetant des ânes, mus par leur avidité, elle laisse entendre que la dette publique a été souscrite avec le consentement actif de la population qui cherchait à spéculer mais qui s’est fait piéger. Cela n’a rien à voir avec la réalité. 1 % seulement des titres de la dette publique sont détenus par des ménages. Ce sont les banques, les assurances, les fonds de pension ou d’investissement qui achètent les titres de la dette (les ânes de la fable). Ce sont les banques qui ont utilisés les liquidités qui leur ont été versées massivement en 2008-2009 par les banques centrales pour spéculer sur les obligations d’Etat des pays de la périphérie de la zone euro.

      Les paysans, c’est-à-dire, les habitants des pays européens n’ont rien à voir là-dedans.

      Ce que décrit la fable c’est une spéculation boursière sur le marché à terme : l’achat d’actions ou d’obligations à 400 euros, en début de mois, en espérant qu’à la liquidation (en fin de mois) leur prix aura atteint 500 euros, qu’il suffira alors de les revendre pour empocher la différence. Ce n’est pas une pratique courante dans la population contrairement à l’idée que, sans le vouloir certainement, les auteurs de cette fable véhiculent.

      Les paysans de la fable, c’est-à-dire la population « normale », n’ont rien à voir non plus dans l’éclatement de la bulle immobilière. Les travailleurs pauvres américains qui avaient fait des crédits (classés par les banques dans la catégorie des « subprime ») ne cherchaient pas à spéculer mais simplement à se loger.

      A quoi bon demander un audit de la dette publique si c’est sciemment que chaque habitant a participé à la spéculation en espérant vendre des ânes à des prix exorbitants. Les paysans de la fable savaient déjà que 100 euros était (ce que dit la fable) un prix élevé pour un âne mais ils espéraient pouvoir les revendre 500 euros. Ils savaient bien que quelqu’un se faisait escroquer dans l’histoire et cela ne les gênaient pas. Finalement, les paysans en question peuvent s’indigner, ils n’ont que ce qu’ils méritent.

      Parti de gauche midi pyrénées.


    • Pyrathome Pyrathome 25 juin 2012 18:38

      Les moyens de la propagande m’intéressent au plus haut point.....
      On s’en doute, vu le niveau de tes prestations ici.....


    • Le péripate Le péripate 25 juin 2012 19:00

      Mais qu’on lui rende sa soucoupe !


  • Marc Chinal Marc Chinal 25 juin 2012 17:38

    Un bon monde de tarés engendré par l’utilisation de la monnaie...
    Dernière preuve en date, la pub Google de cette fin de page :

    La boucle est bouclée... smiley


  • Cigogne67 25 juin 2012 17:56

    moralité : il ne faut pas vendre son âne au diable... smiley


  • ilias 25 juin 2012 18:50

    le cas exposé montre très bien que dans l’hypothèse de dérégulation et d’absence ou de non-application de règles juridiques pénales en matière économique, chacun des opérateurs du marché va agir en utilisant toute sa créativité non seulement à bien conclure sa transaction mais aussi à utiliser des subterfuges illicites pour parvenir à ses fins.
    Le cas présenté est un cas classique en matière de délits d’entraves au jeu transparent de la libre concurrence.
    Il s’agit de de 3 ordres de biais à la concurrence
    1. création d’un monopsone d’achat d’ânes === 1 acheteur face à une multitude de vendeurs pour le même produit
    2 .création d’une anticipation rationnelle chez les paysans vendeurs (translatés pour l’occasion en investisseurs, quitte pour certains d’entre eux de recourir à l’emprunt via des prêteurs voraces) en leur faire miroitant un prix extraordinaire d’achat de 500 E l’âne, à la prochaine incessante arrivée du monopsoneur.
    3. collusion avec un complice pour la création d’un monopole de vente d’ânes.
    Déjà 2 délits condamnables sont rattachés à cette douteuse opération : - délit de non-respect des obligation contractuelles, effet clair et net de dol contractuel aggravé de flagrante mauvaise foi délibéré de tromper les gens
    — délit de collusion explicite avec le complice monopoleur.
    Ce qui est sûr, le no man’s land des soi-disant « innovations financières » dont je connais un bout ressemble dans une certaine mesure mais d’une tout autre façon soft à un déploiement conforme à l’hypothèse exposé supra.
    Et à chacun d’en tirer les conséquences. 


  • Cigogne67 25 juin 2012 21:24

    l’argent n’est pas un mal en soi

    l’argent n’est pas une fin en soi

    l’argent est une marchandise comme une autre

    la loi de l’offre et de la demande

    au delà de l’argent... l’homme et sa politique !


    • Marc Chinal Marc Chinal 26 juin 2012 15:26

      L’argent n’est pas un mal ?

      Si si, l’argent (la monnaie) est un troc amélioré complètement merdique car basé sur la rareté. Tout le monde ne doit pas en avoir suffisamment.
      On tue pour en avoir, on pollue pour en avoir, on vole, la démocratie réelle est rendue impossible, etc...

      L’argent n’est pas une fin en soi ?

      Pour vivre, il faut de la monnaie, donc l’argent est une fin en soi.

      http://www.voter-a-m.fr/suppots.htm

      Avant toute chose, augmentons le savoir de chacun.


  • Cigogne67 25 juin 2012 21:24

    pas mal la PUB sur l’article, non ? smiley


  • platon613 25 juin 2012 22:07

    Vaut mieux de lire ça !

    La guerre économique est une guerre mondiale

    Nous avons un système monétaire en faillite parce qu’intrinsèquement pervers, basé sur le mensonge et la dette. Autant dire sur l’usure et la création de richesses virtuelles, c’est-à-dire inexistantes ailleurs que dans les jeux d’écritures informatiques, lesquelles génèrent à chaque seconde de prodigieux flux d’argent imaginaire…

    http://www.news26.tv/econmie/2073-la-guerre-economique-est-une-guerre-mondiale.html


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