samedi 11 juillet 2015 - par Dan

Fracture européenne

L'Union européenne, par ses dirigeants, par son tropisme libéral du "marché tout puissant" ne pourra plus jamais se présenter avec le label dont elle se targue -au nom de la civilisation-, je veux dire le mot "DEMOCRATIE". Sachant que (et l'Histoire le retiendra) à chaque fois que des peuples consultés l'ont désavouée, elle a passé outre, avec l'efficacité sophistiquée d'une dictature froide au service de son oligarchie, c'est à dire des intérêts de classse. 
 
Définitivement, après l'exemple français du NON en 2005 sur le traité constitutionnel, et le NON de 2015 du peuple grec sur le plan de politique économique de l'U.E. donc sur le "système" des dettes souveraines, les instances européennes ont perdues toute crédibilité. 
 
Alors :
- Fallait-il accepter les conditions posées par la troïka (nouvelles coupes budgétaires) pour maintenir le système d'aide des créanciers ?
- Etait-il réaliste de refuser le énième plan d'austérité des créanciers -appuyé par l'ENSEMBLE DES PAYS QUI COMPOSENT LA ZONE EURO- en opposant le NON du peuple à 61 %, sensé lui fournir un soutien dans les négociations ?
- Peut-on à la fois demander des aides et nier les créanciers ?
 
En voulant à la fois prendre (reprendre) sa souveraineté sur sa politique économique et rester à l'intérieur des instances gouvernantes européennes, Alexis Tsipras allait dans une impasse.
Son ministre Grec de l'économie Varoufakis l'avait compris, lui qui était chaque semaine au contact de l'humiliation du "machin européen". Il a préféré ne pas continuer dans ces conditions. Il en connaissait l'issu. 
Des économistes iconoclastes (tels Jacques Sapir et Frédéric Lordon) l'avaient eux aussi prévu. L'euro ne permet pas une politique sociale efficiente, ce n'est pas dans ses gènes. C'est même le contraire. Le curseur c'est la baisse globale des prestations sociales et du niveau de vie par le jeu de la concurrence mondiale. Le moins disant social c'est le dogme.
 
Pour Syriza c'était soit "Le torticolis de l'autruche", "le grand écart", "la quadrature du cercle", au choix. Tu joues, de toute façon tu perds.
Il était surréaliste lundi de voir Tsipras à Strasbourg passer l'oral devant ses maîtres au Parlement européen. Il a fait une bonne intervention, équilibrée, mais on voyait bien cela ne suffirait en rien.
C'est un rapport de force : David contre Goliath, c'est de la mythologie grecque. C'est pour les enfants sauf que.. 
 
 
 
On sait que le gouvernement ne peut pas (plus) payer ses fonctionnaires ni les aides de protections sociales si le plan d'austérité (condition sine qua none) n'est pas accepté. Depuis quelques jours les banques aux guichets des distributeurs ne sont plus approvisionnées, décision de guerre de l'Euro groupe du Président des paradis fiscaux, le chef de la mafia M Juncker (avec en vedettes américaines MM Sapin et Moscovici). Mme Merkel a produit le film "le grexit ".
 
 
 
LE POIDS DU VOTE NON...
Il y avait la croyance qu'une position d'un gouvernement grec consolidé par référendum allait peser, ce qui confirmerait ainsi le programme de Syriza de janvier. Ceci pour "tenter" de négocier l'effacement partielle de la dette de 30% (resterait 70% ré-échelonnée sur 30 ans ). 
Histoire de voir si la troïka accepterait, sachant que les Allemands étaient en pointe pour couper le mal à la racine...
Il est clair que Syriza craignait l'aventure pour quitter l'Euro € ; dommage c'était l'occasion pourtant.
 
Quadrature du cercle pour Tsipras car il a toujours souhaité, malgré tout, rester dans les structures européenne. On est loin d'une gauche si radicale comme on voulait le faire croire pour agiter l'épouvantail de l'inconnu. Il croyait au rapport de force supposé que donnerait un NON majoritaire à ses options sociales. Il pensait que l'U.E. aurait peur "d'un vent de panique" sur les marchés monétaires et l'effritement de l'Euro qui perdrait en confiance. Il escomptait que le rapport de force serait galvanisé par le risque supposé de faire tâche d'huile auprès des pays endettés comme l'Espagne et le Portugal qui pourraient eux aussi vouloir, sous la pression populaire, renégocier leurs dettes et même laisser tomber l'Euro monétaire qui handicape les exportations et du coup conduit au surendettement par des programmes d'austérité (nouvelles restrictions sociales, nouveau tour de vis sur les avantages acquis). 
Ceci alors que depuis 4 ans les pensions et salaires ont pourtant diminués de 25 %, le smic descendu à 450 €, l'âge de la retraite déjà relevé, on arriverait à 67 ans, des privatisations, des ventes d'îles, du patrimoine. Les armateurs prédateurs grands bénéficiaires de l'Euro sont intouchables car domiciliés dans les eaux internationales ils ne payent pas d'impôts sur l'activité du port du Pirée. Sinon ils se tirent !
 
Il y avait un chantage que les eurocrates ont fait aux grecs afin de faire tomber le gouvernement actuel jugé pas assez docile et qui résiste trop à leurs yeux.
 
LA DETTE QUI L A DOIT ?
Cette fameuse dette, sur laquelle on nous culpabilise (vos enfants doivent 1750€ à la naissance !) que les citoyens sont tenus de rembourser, lorsque l'on sait que celle-ci n'a servie qu'à éponger les défaillances ...des banques par recapitalisation, sinon le système bancaire s'effondrait en 2009. Les banques financent les dettes souveraines par la privatisation de l'émission de monnaie, l'abandon du rôle des banques centrales nationales, réduites à des chambres d'enregistrement de la BCE qui domine le jeu.
La grande leçon c'est que lorsque l'on remet sa souveraineté à des instances supra-nationales, celles-ci deviennent maître du jeu (de monopoly). C'est du B.A. BA 
Pareil pour tous les pays de la zone euro. 
L'ex gouvernement Sarkozy , parlons en, a porté la dette française de 1200 milliards à 1800 milliards en 5 ans, soit 50% d'augmentation record absolu dans toute l'histoire gouvernementale, chiffres de la comptabilité nationale. Ceci pour pouvoir dire : " j'ai sauvé les banques en 2009". 
Les banques qui deviennent plus fortes que les Etats. La BNP par exemple qui a une activité de créances de plus de 2000 milliards/an dans ses tuyaux, c'est à dire l'égal du PNB français. Laissez la s'écrouler en faillite : ce serait un nouveau Lhemann Brother. On le sait:TOO BIG TO FAIL. Les banques ont pris le cap de la navigation économique et sociale par le biais de leur puissances financières. Ils ont enfermés les Etats dans des mâchoires dans lesquelles la voie au Keynésianisme devient de la préhistoire. 
La crise financière de 2008 avait pourtant révélée tous les outils sophistiqués du trading THF, qui sont supra-nationaux, à savoir :
- le shadows banking (les comptes bidonnés par des montages experts)
- les produits dérivés (on gagne à la hausse, on gagne à la baisse)
- les CDS (assurances qui garantissent sur les pertes)
- la titrisation qui renferme des créances pourries que l'on se repasse comme une patate chaude jusqu'à l'explosion de la bulle financière 
Qu'a fait Hollande sur le traité budgétaire européen signé par Sarkozy et Merkel ? rien il n'a rien fait ; il a dit qu'il le ferait ? résultat il s'est couché, en mettant (bigre quelle audace !) une appendice sur la "croissance"...mot magique . 
Les Républicains (ex UMP) disent qu'il faut faire des "réformes courageuses" comprendre : licencier des fonctionnaires..comme s'il s'agissait de kleenexs. Ou ? dans les Hopitaux ? dans l'Armée ? dans la Police ? dans l'Enseignement ? silence de carpe... 
 
CONCLUSION
Privatisation des profits sinon socialisation des pertes. C'est ça la dette dont on nous rabâche.
En Grèce, PAS UN CENTIME de cette dette n'a été dans le porte monnaie des citoyens. Pas prévu, pas nécessaire, tu craches. Et tu baisses la tête, profiteur, non mais !.. 
On contraire, on demande à l'Etat de rembourser les recapitalisations bancaires ; eh oui la dette n'est pas une abstraction. 
  
Tsipras au fond est trop gentil, du coup trop frileux et trop bon avec ces prédateurs ; Il fait ce qu'il peut, c'est certain. Lui au moins il veut mettre en place le programme qu'il a défendu pour être élu. Mais il n'a pas la main dans une Europe de la zone euro acquise depuis des lustres aux thèses de Milton Friedmann. 
L'Europe de Strasbourg, la Commission, la BCE, sont largement à droite toutes. Hollande n'a jamais eu l'intention d'être socialiste, c'est le fils spirituel de Delors, fondateur de l'U.E.
 
Alexis Tsipras et Syriza devraient quitter l'U.E., la monnaie, revenir au drachme et bénéficier de la dévaluation pour relancer leur économie. Ainsi à terme il pourrait maintenir les avantages acquis avec une politique fiscale revisitée et exigeante pour le bien du plus grand nombre, en incluant des dispositions fiscales pour contraindre les véritables bénéficiaires à l'Europe marchande. En assainissant la fraude fiscale véritable fléau qui touche tous les Etats..
Qu'a fait l'Europe la dessus ? rien. Et malgré les discours elle ne fera rien.
 
De toute façon, à terme, la Grèce sortira de l'Euro. Juste une question de temps.
Et ça sera le cas pour d'autres pays de la zone Euro. Avec à la clé l'effondrement d'un jeu de dominos.
Les peuples ont la mémoire longue.


18 réactions


  • César Castique César Castique 11 juillet 2015 09:14

    « Les peuples ont la mémoire longue. »


    Ah bon ? Ça vient tout juste de sortir, alors... 


  • Fergus Fergus 11 juillet 2015 09:22

    Bonjour, Dany

    « Son ministre Grec de l’économie Varoufakis l’avait compris, lui qui était chaque semaine au contact de l’humiliation du »machin européen« . Il a préféré ne pas continuer dans ces conditions. »

    Faux. Varoufakis n’était pas partant, il a « gentiment » été écarté par Tsipras en raison de son arrogance naturelle, certes sympathique à nos yeux, mais insupportable à ceux des membres de l’Eurogroupe. Cette éviction diplomatique a été confirmée par des membres de Syriza.

    Dans votre article, intéressant à plus d’un titre, vous oubliez une composante essentielle du contexte européen actuel : cette Europe-là est foncièrement libérale parce que les peuples l’ont voulue ainsi en confiant, depuis de longues années, leur exécutif national et, par voie de conséquence, l’exécutif européen à des chefs d’état ou de gouvernement de droite décomplexée ou de pseudo gauche.


    • bakerstreet bakerstreet 12 juillet 2015 09:38

      @Fergus

      Désolé, mais moi, non seulement je ne trouve pas un doigt d’honneur sympathique, mais non seulement c’est con, indigne, surtout quand on réclame à tort et à travers « le respect » mais c’est très improductif, et ça donne une occasion en or pour les autres de l’exclure. 
      Mais d’une certaine façon, il révèle ce que son discours cache, et en ce sens c’est précieux. Le langage, ce n’est pas que le monopole de la parole. 
      Des non dits, l’agressivité, la roublardise, s’expriment par le jeu du corps. 
      Et même le sourire exagéré de Tsipras finit par révéler une imposture, à force de vouloir trop séduire. 
      La « mort rouge » d’edgar Poe traine dans le parlement....

  • Le p’tit Charles 11 juillet 2015 09:59

    Le spectacle de la tragédie Grec est terminé (pour l’instant)..L’arnaqueur au pouvoir vient de dire oui à l’UE de Merkel comme un brave petit toutou... !


  • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 11 juillet 2015 10:09

    Hé oui

    Mais n’oublions pas aussi la conclusion bêtement financière de cet acte :

    L’UE va prêter 50 à 80 milliards de plus à un pays surendetté de 320 milliards d’euros.

    Nos chers leaders n’ont même pas besoin d’ennemis avec des solutions comme celle-là

    L’acte II va se jouer en Espagne bientôt, et pour bien comprendre, pour pas se faire avoir par la propagande : un dictionnaire et une calculette devraient suffire.


  • jaja jaja 11 juillet 2015 10:22

    « - Etait-il réaliste de refuser le énième plan d’austérité des créanciers -appuyé par l’ENSEMBLE DES PAYS QUI COMPOSENT LA ZONE EURO- en opposant le NON du peuple à 61 %, sensé lui fournir un soutien dans les négociations ?.....
    ....Alexis Tsipras et Syriza devraient quitter l’U.E., la monnaie, revenir au drachme et bénéficier de la dévaluation pour relancer leur économie....
    .. »

    Bien sûr que ce n’était pas « réaliste » de ne pas se coucher devant la Troïka.... il était plus « raisonnable » de s’asseoir sur le Non massif du peuple grec avec le soutien au Parlement de tous les partis bourgeois (de droite comme de gauche) ayant appelé à voter Oui aux mesures d’austérité voulues par l’UE lors du dernier Référendum...

    Bien entendu qu’une sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN comme le veulent les partis de gauche grecs (KKE, Antarsya) et les anarchistes d’Exarcheia aurait été une aventure dont l’issue nous est inconnue dans la mesure où personne ne peut en prévoir les conséquences. Les économistes peuvent toujours tirer des plans sur la comète ils ne peuvent déterminer le niveau de rétorsion que les puissances impérialistes auraient alors mises en oeuvre contre la Grèce. Rétorsion qui peut aller du boycott au coup d’État militaire comme en 1967.

    Mais bon les deux options dont disposait le gouvernement Grec après le Référendum sont connues : l’aplaventrisme indigne et l’alliance honteuse avec les forces réactionnaires pour bafouer la volonté du peuple.Ou la lutte contre la Troïka et la bourgeoisie grecque.. en nationalisant les banques et les grandes entreprises, en annulant la dette et en quittant l’Eurozone et l’Otan.

    C’est malheureusement la première option qui a été choisie.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 2015 08:17

      @jaja
      Si, si on peut prévoir les conséquences d’une sortie de l’euro :
      « Il y a une vie après l’euro » par Philippe Murer, qui a planché avec Sapir sur la question. Sauf que ce n’est pas l’option des Partis de la Gauche européenne, pas plus que du NPA.


      Sortir des Traités permet de ne plus être soumis aux articles toxiques.
      Mais ce n’est pas le choix de Syriza non plus.

      Quant au NPA, on comprend pourquoi il n’a aucune idée des avantages d’une sortie de l’ UE & de l’ euro, il est lui aussi «  Pour une Autre Europe des travailleurs à la St Glinglin ».
      Dans ce texte, on voit aussi que le NPA assimile la souveraineté à l’extrême-droite, comme tous les europathes. Vous allez bientôt nous expliquer que Chavez était un facho ? 

  • Robert GIL Robert GIL 11 juillet 2015 12:15

    comment peut-on croire un instant que des banques et des institutions financières livrées à elles-mêmes sans aucun contrôle vont agir pour le bien être des peuples ? Il faut faire preuve d’une singulière naïveté pour le croire, à moins qu’il ne s’agisse plutôt d’une formidable hypocrisie qui consiste à répandre ce genre d’info dont il est plus qu’évident qu’elle est d’un non sens total. Ces banques et institutions financières privées et libérées de tout contrôle étatique vont s’empresser d’agir pour s’enrichir au maximum et sans aucune considération pour les dégâts provoqués par leurs activités...
    .
    voir :
    L’ECONOMIE DE MARCHE EST UNE ABERRATION TOTALE


  • Laurent 47 11 juillet 2015 12:31

    La question n’est pas de savoir quand la Grèce abandonnera l’Europe, mais plutôt de savoir pourquoi elle en fait encore partie, après l’occupation de Chypre par la Turquie, et en voyant tous les pays de cette grande « communauté solidaire » détourner pudiquement les yeux pour regarder ailleurs !

    La Grèce a tout intérêt à se rapprocher des BRICS, et notamment de la Russie qui, par la voix de Vladimir Poutine, s’est dite prête à l’aider pour surmonter cette crise.
    Le contrat entre Gazprom et le gouvernement grec pour la réalisation du gazoduc Türkish-Stream, qui traversera la Grèce et la Méditerranée, pour approvisionner la Turquie, vient d’être signé. Il rapportera beaucoup de royalties en droit de passage.
    Les producteurs de fruits et légumes grecs seront enchantés de livrer leur production en Russie, plutôt que de la mettre à la poubelle pour obéir à Washington.
    L’abandon de l’euro et le retour à la drachme ou à une monnaie commune aux BRICS, conduiront à une dévaluation qui permettra la relance de l’activité dans de multiples secteurs, et notamment celui du tourisme russe, chinois, et même européen ( ce dernier se rabattant sur les pays européens, vu l’insécurité au Maghreb ).
    La Grèce pourra aussi économiser énormément dans le secteur militaire et se retirer de l’OTAN, car ses nouveaux partenaires seront de vrais amis, prêts à la défendre en cas d’agression.
    Enfin, le président Erdogan s’est dit favorable à la réalisation du canal Istanbul, qui devrait relier la Mer Noire à la Mer de Marmara, et permettre de désengorger le détroit du Bosphore, dont la navigation est totalement saturée.
    La Russie ne verra aucun inconvénient à ce qu’un canal puisse permettre à sa flotte de la Mer Noire d’accéder à la Méditerranée, sans être limitée en tonnage comme c’est le cas actuellement pour le détroit du Bosphore !
    Je n’ai cité que des avantages, mais il n’est pas interdit de me donner les inconvénients !
    En face de ça, que propose l’Europe ( c’est-à-dire les Etats-Unis ) ? C’est très simple ! Rien que du sang et des larmes !
    La dette grecque a été provoquée par les banques anglo-saxonnes, et par les gouvernements grecs qui se sont succédés, ce qui ne peut être reproché à Alexis Tsipras !
    Mais le peuple grec doit payer !
    La dette de guerre allemande a été provoquée par le régime hitlérien, ce qui ne peut être reproché à Mme Angela Merkel.
    Mais cette dette énorme a été totalement annulée !
    Vous ne voyez pas une petite différence de traitement quelque part ?

    • HELIOS HELIOS 12 juillet 2015 01:32

      @Laurent 47
      ...... le retour à la drachme ou à une monnaie commune aux BRICS,


      après l’expérience de l’Euro, choisir une monnaie commune ; quelle qu’elle soit est complétement idiot, irresponsable et criminel au vu des dégâts actuels.
      ce ,e serait pas une faute, ce serait un crime contre l’humanité à travers le peuple grec.

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 2015 08:21

      @Laurent 47
      Les BRICS se gardent bien d’avoir une monnaie commune !
      C’est un piège, une monnaie commune est impossible à dévaluer, et aboutit à des mesures d’austérité. « Les dégâts sociaux de l’ euro, une stratégie délibérée ».

      Les BRICS sont une association d’ Etats souverains pour un monde multipolaire.
      Le contraire de l’ Empire américain.


    • Fergus Fergus 12 juillet 2015 09:06

      Bonjour, Fifi Brind_acier

      Ne confondons pas tout : les BRICS sont une association d’intérêt de grandes nations en cours de développement.

      L’Union européenne est une nation en cours de construction autour de valeurs culturelles et économiques communes. Elle se fera, faute de quoi nos petits pays européens seront peu à peu totalement largués.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 12 juillet 2015 18:13

      @Fergus
      Cela n’a pas l’air de vous déranger de devenir une colonie américaine...
      Journal officiel de l’ Union européenne, article de Caroline Porteu :


      - remise en place de la peine de mort.
      - article 35 : « Congrès américain + Parlement européen = »Une Assemblée transatlantique de fait", ce qui signifie la fin des Parlements nationaux. Ce qui doit vous enchanter !

  • bakerstreet bakerstreet 11 juillet 2015 23:46

    « Cette fameuse dette, sur laquelle on nous culpabilise (vos enfants doivent 1750€ à la naissance !) que les citoyens sont tenus de rembourser, lorsque l’on sait que celle-ci n’a servie qu’à éponger les défaillances ...des banques par recapitalisation »


    Je cite ce passage car il révélateur du ton général, banalisé un peu partout, qui tend en tordant vérites et chiffres aux forceps, à accabler l’Europe, et à transformer la Grèce en oie blanche ! Celle ci se serait fait abusée à la sortie de la gare Montparnasse, par un margoulin bien mis....A force de rabâcher ses propres convictions religieuses, au delà des faits simples ; à savoir que les subventions, les prêts, les effacements ( 100 milliards il y a 2 ans quand même) n’ont servi qu’aux méchants banquiers, on se demande pourquoi la Grèce ne porte pas plainte contre l’Europe, comme Bernard Tapie le fait de l’état français....

    La comparaison n’est pas si absurde, car dans un cas comme dans l’autre, il y a eut des corruptions étonnantes, des magouilles, des tricheries manifestes, qui transforment le corrompu en juge, en faussaire de l’histoire !

    Depuis le début de cette histoire, il faut se tordre sur son siège pour avaler des couleuvres de plus en plus grosses. Tous les arguments fallacieux sont bons : -L’europe doit tout à Platon, donc on devrait une dette aux héritiers. 
    -Comme nous rappelait notre auteur, inutile de chercher à évoquer les subventions,( les plus énormes jamais accordées jamais à un pays de l’UE, les suppressions de dettes, ( 100 milliards et plus, record du monde là aussi), les dettes (odieuses par définition, et qu’il convient de supprimer)
    -A propos du pathos sur la dette, on peut se demander pourquoi ce dégoût viscéral de la chose, n’a pas interdit de la contracter ?
    Apparament, cela tourne à la névrose, car non seulement contente de cracher sur la dette d’hier, illégitime, nos braves grecs en redemandent une ligne de 30 milliards....Vous pouvez rajouter 50 milliards dans les 5 ans nous dit le FMI...Bon, on conçoit que ça jette un froid....

    Les réformes semblent impossibles à faire dans ce pays ; Citons le clergé qui détient après l’état, le plus gros foncier,et qui n’est pas imposé ; les armateurs qui ne sont pas touchés non plus alors que la marine marchande grecque est redevenu la première au monde, depuis 2014....Tsipras n’ a pas touché un cheveu à cette gabegie savamment orchestrée, et ne le fera pas, retardant les échéances les application...

    Faites confiance au passé pour vous éclairer, si vous voulez ne pas être tout à fait imbécile !
    Une semaine a été suffisant pour préparer ce référendum ! Bravo ! Ce n’aurait pas été si rapide en France pour ce coup ! C’est une prouesse montrant combien l’administration sait, quand elle le veut, être compétente. 

     Pour le bien même des grecs, je pense que la sortie de l’euro serait la meilleure chose, car ils devront alors sortir de l’ambivalence, reconstruire une cohérence, capable de les diriger dans une direction précise, au lieu de se complaire dans une contradiction quasiment coloniale, d’attraction-répulsion envers l’empire, dont Tsipras est la meilleure expression. 

  • izarn izarn 12 juillet 2015 01:09

    La Grèce peu importe...Ils vont continuer à souffrir, c’est inéluctable. Et Tsipras devra rejoindre tous les autre spourris, qui curieusement ne sont jamais inquiété !
    Une chose est sure, aprés ce spectacle pathétique et vomitif, il n’y a qu’une porte de sortie en 2017 :
    Marine Le Pen.
    Elle traite les institutions européennes de secte : Elle a raison.
    Une bande de cinglés criminels. Sans meme parler de l’aide aux nazis ukrainiens. Tout est lié, c’est la meme clique. La meme secte réunie au Bilderberg 2015 en Autriche en juin... Prés de Berchtesgaden au Berghof ?


    • HELIOS HELIOS 12 juillet 2015 02:06

      @izarn


      ... et qui vient d’être invité (adoubé ?) au Bilderberg, cette fois ??? Alain Juppé !
      Allez y, votez pour lui... si vous ne vous souvenez pas que Manuel Valls fut invité a la réunion qui avait eu lieu en Grece justement... et il est devenu 1er ministre. (Manuel, je constate que tu fais - ou tu convaincs - d’ effacer toutes les références a cette petite sauterie.. mais internet et les photocopieuses ont trés bonne mémoire)

      Emmanuel Macron vient d’y passer aussi en 2014 et hop, nommé ministre (important) de l’économie.
      Et je ne vous parle pas de Fleur Pellerin, passée de simple secrétaire d’état a ministre de la culture.
      Il y en a d’autres encore, on ne va pas en faire la liste : trop long.

      Quand a la Grèce, elle n’est pas prête de s’en sortir : imaginez qu’elle sorte de l’Euro,.. il va falloir faire les comptes, reprendre tous les documents depuis l’origine et en particulier ceux qui ont permis aux « spécialistes » de la faire rentrer dans la zone Euro, assistée par Goldman Sachs. .. Et qui était dans le Staff de ce contrat de service ? devinez... Mario Draghi... et qui est Mario Draghi ? le patron de la BCE, le patron de l’Euro.

      Vous croyez que monsieur Draghi va laisser ressortir les cadavres qui sont dans les placards ?



    • bakerstreet bakerstreet 12 juillet 2015 17:32

      @izarn


      Devinette à cent drachmes :

      Quelle est la différence entre la Grèce et la France ?
      Réponse : Aucune.

      La Grèce a une marine marchande, et nous on a la marine Le pen. 
      Les deux ne rapportent rien à leur peuple respectif....

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