lundi 18 mars 2019 - par Jacques-Robert SIMON

Inégalités : la malédiction des pyramides

 

 Les ressorts essentiels de toutes les espèces animales sont : ‘manger, copuler, dominer’. Triptyque moins plaisant que ‘Liberté, Égalité, Fraternité’ mais beaucoup plus proche de l’accessible réalité. Comment peut-on lutter malgré tout contre les inégalités ?

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 L’Égalité se définit comme l’absence de toute discrimination entre les êtres humains, sur le plan de leurs droits politique, civil ou social. Dès 1789, l’Article 1er de la déclaration des Droits de l’Homme mentionnaient ‘Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.’ Souvent la seconde partie de la phrase est omise : ‘Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.’

 Bien entendu, chacun avait dès l’origine compris qu’il est impossible de comparer une poire et une pomme. C’est déjà délicat de comparer deux pommes entre elles : comme critère de distinction utilise-t-on le diamètre ? le poids ? la couleur ? Le goût, la saveur ne sont pas des critères quantitatifs, ils ne sont donc pas fiables de plus ils dépendent de l’observateur, de ses propres goûts, de son passé, de son origine, de sa culture… Pour éviter cette difficulté, on associe un prix à la pomme comme à la poire, on les classe ensuite du plus cher au moins cher. Le prix n’est pas arbitraire, même si il n’est plus associé à la saveur ou à la difficulté d’obtention du fruit, il est donné par la quantité de fruits offerts et par la masse des demandes pour ces mêmes fruits. Ainsi, l’égalité entre une pomme et une poire peut être vue comme l’état dans lequel elles ont le même prix, ce prix dépend des possibilités de production des uns et de l’envie plus ou moins frénétique de les manger des autres. Le prix est avant tout un phénomène de foule dans lequel le rationnel (le caractère nourrissant, la saveur, les teneurs en vitamines…) est submergé par l’affectif, l’irrationnel, l’émoi, la mode moutonnière, l’envie, la jalousie, le besoin de paraître, de faire comme les autres… traits caractéristiques bien connus des foules.

 Par exemple, le 4x4 urbain Volkswagen Touareg (5 portes, Diesel) consomme en ville 8,1 litres de carburant, sur route 6,2 litres, il a une boîte automatique 8 rapports et peut rouler, selon le constructeur, à 235km/h. Il parvient à rassembler tout ce que l’on doit éviter en ville comme ailleurs, pourtant, dans l’hexagone, les 4x4 urbain représentent pratiquement une vente de véhicule sur trois.

 L’Égalité consiste-t-elle à permettre à tous d’acquérir un 4x4 urbain, une résidence secondaire avec piscine à portée de vue de la mer, un traitement esthétique permettant de transformer une femme âgée en une femme laide ? Peut-être pas, mais une production massive permet d’abaisser les coûts donc d’égaliser les chances d’obtention du nécessaire, de l’inutile, du superflu, du nuisible sans que personne ne sache distinguer les pulsions principales car c’est le prix qui détermine l’utilité et non l’inverse (comme on pourrait le penser).

 Dans la suite des étapes qui vont de la matière première et de l’énergie au produit fini en passant par le transport et les lieux de transformation, les professionnels font toujours montre d’une bien plus grande rationalité que les consommateurs finaux, ces derniers n’ayant pas comme objectif de gagner de l’argent, ils en dépensent. Chacun s’active pour modeler à son goût les consommateurs : les producteurs et les marchands pour qu’ils consomment plus, les instances dirigeantes pour qu’ils consomment moins ou selon une logique écologique.

 Puisque c’est le seul moyen ‘scientifique’ de comparer des choses incomparables, un homme, une femme, un pompier, un notaire, un soldat, un chanteur, les inégalités vont être évaluées à leur égard par la somme revenu + patrimoine que détient chacun des individus, indépendamment de l’utilité commune chère aux révolutionnaires. Un CEO qui chapeaute une multinationale du luxe gagnera plus de 300 fois plus qu’un général d’armée avec les mêmes effectifs à commander : ni le niveau d’étude ou culturel, ni la capacité à maîtriser ses émois et donc les événements, ni la capacité à prendre des décisions dans des conditions extrêmes ne peuvent justifier une telle différence d’utilité sociale ressentie. Il faut se débarrasser de la notion d’utilité commune pour la remplacer par l’aptitude à mettre sous sa coupe un certain nombre d’Hommes afin d’en tirer un profit : quel que soit le secteur, il s ‘agit d’établir une pyramide hiérarchique dont la hauteur et l’ampleur déterminera la grandeur de l’Homme qui la dirige, son rang social. Lorsque vous grimpez l’échelle sociale, vous possédez un pouvoir (fragmentaire) sur davantage de vos semblables et le sentiment de puissance qui vous emplit est du même type que celui qui saute d’avion en avion pour diriger une multinationale.

 Le ‘marché’ et la division du travail fournissent de merveilleux moyens de coercition pour bâtir une pyramide. Le collectivisme induit par l’utilisation judicieuse du capitalisme excède de beaucoup tout ce que tous les totalitarismes anciens ont pu produire concurremment. La production d’un bien un tant soit peu compliqué nécessite en effet une immense quantité de savoir-faire différents qu’il faut coordonner : la pyramide est la structure de très loin la plus efficace, si ce n’est la seule, pour ce faire. L’Homme au sommet décide de tout ce qui est vital pour la bonne marche du groupe, il est évidemment conduit à prendre des mesures douloureuses pour ses subordonnés donc dangereuses pour lui. Mais comme le Roi se cachait derrière Dieu, le patron se cache derrière une main invisible qui est l’équivalent païen du divin. C’est la main invisible qui demande des efforts, qui ruine les uns, qui enrichit les autres, on ne peut que s’incliner. Il n’y a aucune raison de penser qu’une entreprise privée est plus efficace qu’une entreprise publique sauf si cette dernière ne peut pas prendre les mesures fortement impopulaires qui s’imposent économiquement.

 Les Hommes sont classés selon leur fortune et les gens veulent évidemment tous occuper un rang élevé à l’intérieur de la pyramide des gains. La plupart pour faire mieux que leurs proches, tous par esprit de domination, très peu en fin de compte pour profiter des meilleurs repas, des plus grosses voitures, des femmes les jeunes, les plus longilignes ou les plus plantureuses. La volonté de puissance est tellement ancrée à l’intérieur de chacun, qu’il n’y a guère moyen d’y échapper : l’inégalité est le ressort qui anime toute société organisée.

 L’État tente évidemment de parer la réalité avec des atours démocratiques plus affriolants. Il édicte des lois, des traités, il alloue des subventions, des aides, il fixe des salaires minimum (jamais maximum), il gronde, il vitupère et il reconnaît (quelquefois) qu’il est impuissant devant les forces de la Nature (la divine main invisible). De plus, surtout le domaine d’extension d’une Démocratie n’est pas celle des marchés devenus mondialisés, ce qui exaspère considérablement son impuissance. Les efforts de l’État tendent à égaliser les revenus, les lois de la Nature reflétées par celles des marchés tendent au contraire à former des pyramides (voir photo.) structure idéale de commandement. Au fil du temps, les éléments de souche d’un pays ou d’une région arrivent à s’élever’ socialement laissant vacantes des places au bas de la pyramide qui sont comblées par des apports exogènes, et ces populations nouvelles forment elles-mêmes des pyramides hiérarchiques. Il va de soi que les nouveaux arrivants sont principalement dédiés aux taches les plus rudes et les moins valorisées puisque les souchiens en cours d’ascension doivent ressentir cet indispensable sentiment de supériorité.

 Ce n’est pas une raison pour s’abandonner au désespoir. Depuis les premiers pas des hominidés, ce sont les poètes, les peintres, les littérateurs, les philosophes, les scientifiques qui ont non seulement donné un sens à la vie mais qui ont permis aussi de moins souffrir durant son parcours… pas les marchands qui, jusqu’à récemment, n’étaient qu’au service des puissants : Rois, Républicains, Démocrates. Et ni les poètes, les peintres, les littérateurs, les philosophes, les scientifiques n’ont jamais intégré une quelconque pyramide d’assujettissement.

 L’envie d’asservir est tellement puissante chez ceux qui ne savent que commander qu’il est vain de vouloir lutter contre elle par des mesures qui tendraient mécaniquement à l’égalité. Par contre, il est possible de lutter efficacement sur la hauteur de la pyramide et donc aussi sur le nombre de despotes, quelques uns seront peut-être alors capables de penser plutôt que de compter. Il est aussi possible de bâtir des petites pyramides très différentes les unes des autres, leur multiplicité est le gage que chacune des qualités de l’Homme puisse être présente : le travail manuel, intellectuel, l’esprit de finesse, l’esprit de géométrie, les laborieux et les ‘procrastinateurs’. L’égalité n’aurait alors plus de sens : on ne mesure pas des choses uniques. La volonté de puissance de quelques uns s’atténuerait pour laisser place au génie de tous. L’artisanat (et de façon plus actuelle les start-up) où le savoir-faire est roi, et non pas le faire-faire, reprendrait la place qui a permis de construire en quelques siècles près de 100 cathédrales. 

 



68 réactions


  • Arogavox Arogavox 18 mars 2019 14:56

    Le contresens saute aux yeux dès le premier emploi du terme « inégalité ».

     Ce terme est censé s’opposer à celui de « égalité ». Mais il se trouve que le mot « égalité » nous confronte aujourd’hui à une polysémie fort perverse. Or, parmi les sens fort différents du mot « égalité » le seul qui ne permette pas de concevoir un opposé que l’on puisse baptiser ’inégalité’ est paradoxalement celui auquel fait référence l’égalité de notre devise nationale. Dans « Liberté, Egalité, Fraternité », l’Egalité est bien plus fondamentale que la seule « égalité en droit » : c’est une égalité en dignité. (Qui depuis la Révolution française s’oppose aux ex-castes : Noblesse / Clergé / Tiers-Etat )

      L’égalité en dignité ne se mesure pas ! ne se fractionne pas !

      Rien à voir avec la projection sur dans une seule dimension d’une ’valeur’ (pécuniaire ou non) dont les fractionnements pourraient justifier des constructions de pyramides !

      Pas d’absolu, pas d’utilité mesurable ! selon quels critères ?

     La force de l’idéal démocratique tient dans une ontologique humilité

    ... et dans la remarque mathématique de Condorcet énoncée par son théorème du jury ...

     


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 2019 18:43

      @Arogavox
      C’est exact que le contraire d’inégalité n’est pas l’égalité, mais le texte veut souligner les caractères quantitatifs seuls mesurables, et qualitatifs qui ne le sont pas par définition.


  • Reiki 18 mars 2019 15:42

    Excellent article,

    Toutes fois quel méthode pour inverser la tendance ?

    Comme l exemple de la voiture, qui es le signe d une évolution non maîtrisé.

    Tous dois aller plus vite , cette vitesse évolutive à crée un mur dans un avenir perceptible.


  • Spartacus Lequidam Spartacus 18 mars 2019 16:36

     C’est la main invisible qui demande des efforts, qui ruine les uns, qui enrichit les autres, on ne peut que s’incliner. Il n’y a aucune raison de penser qu’une entreprise privée est plus efficace qu’une entreprise publique sauf si cette dernière ne peut pas prendre les mesures fortement impopulaires qui s’imposent économiquement.


    Raisonnement induit par les 2 erreurs de la pensée de gauche.

    1-la richesse serait un jeu a somme nulle qui enrichirait l’un au dépens des autres. Ce qui est faux.

    Non la richesse ne passe pas de l’un à l’autre dans l’échange, mais est une création. Celui qui vend crée une richesse.Celui qui achète ne perd rien, il a la valeur de ce qu’il a acheté et n’est pas moins riche qu’avant l’échange.

    2-Un entreprise privée est plus efficiente qu’une entreprise publique parce que l’échange est la motivation, le statut n’est pas une motivation comparable.

    Le salarié du secteur privé donne le meilleur partage de lui envers des clients, qui s’ils ne sont pas content peuvent ne pas aller jusque l’échange qui l’enrichit. Le salarié est gagnant quand le client est satisfait.

    Le salarié du secteur public, protégé n’a pas la motivation de l’échange et n’est pas sanctionné par la qualité de sont travail. Le statut ne le force pas a donner le meilleur de lui même, mais a rechercher des avantages liés à sa position sociale et la satisfaction du client final est secondaire.

    C’est ce qui fait la force du capitalisme, par rapport à toutes les idéologies.

    Il force dans la paix a donner le meilleur de chacun et son seul pouvoir coercitif est la liberté d’autrui. Le droit d’acheter ou ne pas acheter.

    Les idéologies elles sont toutes coercitives, diabolisantes de catégories sociales, ou faisant appel aux inégalités de droits. 


    • Reiki 18 mars 2019 18:54

      @Spartacus

      L argent es déjà une forme suffisante au capitalisme.
      Utile pour les échanges, contrairement à l usure et aux lobbies qui souhaitent acheter le pouvoir.
       Se qui prouve sa nuisance à long terme.


    • Steph87 18 mars 2019 19:20

      @Spartacus

      « La richesse est une création. Celui qui vend crée une richesse. »

      Ah non, c’est celui qui produit qui créé une richesse. Celui qui vend arnaque celui qui achète désolé, il se prend une putain de marge capitaliste à la con et vole celui qui achète qu’on le veuille ou non, le changement de main d’un bien ne fait pas de lui un bien +++.

      "Celui qui achète ne perd rien« , puisqu’il il a la valeur de ce qu’il a acheté » oui mais il a perdu la marge de l’enfoiré de capitaliste et ça tu l’as volontairement oublié pour faire tes petites affaires.

      "et n’est pas moins riche qu’avant l’échange.« 

      ben du coup si forcément il est moins riche puisqu’il s’est fait voler (la marge du capitaliste).

       »Un entreprise privée est plus efficiente qu’une entreprise publique« autrement dit une entreprise privée aboutit à de bons résultats avec le minimum de dépenses.

      Mais encore une fois tu oublies volontairement de dire qu’elles n’ont pas les mêmes missions. Va donc voir les chemins de fer anglais privatisés, le système de santé us etc... alors comparer ce qui ne peut l’être est d’une malhonnêteté certaine.

       »Le salarié du secteur privé donne le meilleur partage de lui envers des clients

      « 

       »Le salarié du secteur public, protégé n’a pas la motivation de l’échange

      "

      Tu compares encore deux choses qui ne peuvent pas l’être.

      Le salarié du privé doit juste amené du profit à son patron, le salarié du public a une mission d’intérêt général.

      Mais si tu veux on peux tout privatiser, il y a un pays qui l’a presque totalement fait, il est fait pour toi : les us. Quel bel endroit ! :

      -Une dette abyssale pourtant un pays géré par des capitalistes !

      -Des millions de sans emplois, des millions de pauvres pourtant gérer par ton idéologie adorée

      Mais ouf ! Il y a Hollywood & Co qui manœuvre a nous faire croire depuis des décennies que le système est le meilleur, que tous les américains sont beaux, intelligents, minces, riches, ont une compassion immense, le pays n’a que le plein emploi (on en est qu’en même à décompter un travailleur qui effectue 1 heure et qui n’est pas un chômeur ! C’est presque du Staline ça ! Non ? Et non c’est les us.)

      C’est la toute la faiblesse du système capitalisme. par rapport à toutes les idéologies, cacher et cacher encore ses échecs pour te vendre sa réussite qui n’est plus que virtuelle, ça fait pshitt !

      Le capitalisme force à faire des guerres pour gagner des ressources, il n’a que la cupidité en idéologie.

      Le capitalisme c’est l’esclavagisme des plus faibles par les plus forts. C’est une idéologie tellement néfaste qu’elle anéantie la planète à elle seule.

      Tu nages dans le sophisme, tu t’y noies.


    • Claudec Claudec 18 mars 2019 19:50

      @Steph87

      L’échange, qui est aussi vieux que l’homme, profte à ses deux protagonistes. L’un veut obtenir le maximum de ce qu’il a à offrir, alors que l’autre fait tout ce qu’il peut pour l’obtenir à moindre coût.
      Le profit du premier est sa “marge”, celui du second est la satisfaction de son besoin (vital ou non).
      Et ceci vaut sous tous les régimes, sous toutes les latitudes et à toutes les époques,


    • Steph87 18 mars 2019 20:07

      @Claudec
      "Le profit du premier est sa “marge”, celui du second est la satisfaction de son besoin

      "
      Oui c’est exactement le problème du capitalisme qui ne fait aucune différence entre les besoins vitaux et les autres besoins, le profit du premier se fait systématiquement sur les deux sortes de besoins. C’est ça qui est dégueulasse, ce système fait appel exclusivement à la cupidité de l’homme et met de côté la compassion, c’est un système psychopathe.


    • Claudec Claudec 18 mars 2019 20:32

      @Steph87

      La liberté de chacun, c’est aussi de choisir de satisfaire ses besoins vitaux avant ou après ses envies de superflu.
      Ce n’est pas au capitalisme ou à quiconque d’autre qu’il appartient de faire choix, c’est à l’individu concerné.
      Et tant qu’il en sera ainsi l’homme sera libre


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 18 mars 2019 20:48

      @Spartacus
      Je crains que le néo-libéralisme soit aussi une idéologie. Quant à vos autres arguments, ils sont discutables. L’échange comme motivation ? Peut-être mais échangé quoi ? Jeu à somme non nulle : du point de vue énergie c’est faux : on ne créé pas d’énergie pourtant source de tout le reste. Acheter est un droit ou une nécessité ?


    • ninportequoi 18 mars 2019 23:11

      @Spartacus
      Une fois de plus vous faites erreur en affirmant que la richesse est une création de l’échange. Cette vision oublie totalement le processus de production dans la création de richesses.
      Une fois dépassée, depuis des temps très ancien, le stade de l’échange de biens trouvés dans la nature (ces échanges sont forcément très limités) l’humanité a trouvé sans fin des nouveaux moyens de produire : élevage, agriculture, artisanat, puis industrie, etc. C’est cette élévation permanente du niveau de la production, qui permet l’accroissement permanent des échanges et de la richesse.
      Aujourd’hui les grands échanges sont des échanges de ce qui est produit et non pas des échanges de ce qui est trouvé. En conséquence sans production pas de création de richesses. 
      Vous dites que « Celui qui vend créé une richesse ». Encore faut-il qu’il y ai quelque chose à vendre.


    • Steph87 19 mars 2019 06:47

      @Claudec
      Oui mais hélas, force est de constater que le capitalisme choisit à la place des individus.


    • Ruut Ruut 19 mars 2019 07:38

      @Spartacus
      Votre vision de l’entreprise est juste pour les entreprises familiale, mais est complètement fausse pour les multinationales qui sont la cause de par leurs comportements malsains, des maux de nos sociétés modernes.

      Oui une entreprise familiale privé est plus efficace qu’un service publique gangrené par une direction de parachuté.

      Mais une Multinationale est pire que le Publique dans le sens ou la déconnexion de la tète est totalement amorale et déconnecté du corps et remplis d’imposteurs et de parachutés.

      Publique et Multinationale même problème en pire pour les Multinationales qui n’ont pas l’obligation d’un minimum de social et de bienveillance envers ses propres travailleurs.


    • Claudec Claudec 19 mars 2019 08:56

      @Ruut

      Au cours d’une longue vie de salarié, j’ai personnellement fait l’expérience approfondie d’entreprises de toutes tailles, tant personnelles que multinationales, et je puis témoigner que contrairement à ce que vous en dites – sans savoir de quoi vous parlez au-delà de ce que vous dicte votre doctrine –, les travailleurs sont depuis longtemps infiniment mieux traités et protégés dans celles-ci que dans celles-là.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2019 08:57

      @Ruut
      Le problème n’a jamais été la multinationale, c’est le monopole qui l’est et seul l’état peut le fournir. 
      Par les normes ou contraintes aux concurrents.

      Quand au « social » en France seul 4% des salariés des entreprises de plus de 500 personnes sont au SMIC (salaire minimum) et en général elles proposent la participation ou l’intéressement que proposent beaucoup moins les -de 500.

      Le rôle d’un employeur est d’employer contre un salaire convenu d’avance, pas d’être une assistante sociale. C’est un contrat de travail qui lie les 2, pas un contrat de mariage et de nounou.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2019 09:13

      @Jacques-Robert SIMON
      Oui, c’est un fait avéré.
      Les salariés du privé sont plus efficients que les salariés du secteur public.
      Il n’y a que la motivation qui l’explique.
      Dans un monde capitaliste, le plus important c’est le client. Et c’est lui qui fournit la motivation. Pas la peur et la contrainte des idéologies.

      Le néo-libéralisme n’existe pas. Aucun parti ou groupe ne se dit « neo-libéral ». C’est une qualification gauchiste pour le discréditer le libéralisme. Il n’existe que le libéralisme ou libertarianisme.

      Le libéralisme est une doctrine, qui repose sur la responsabilité individuelle pacifique de vivre ensemble en liberté et qui n’exclus personne.

      L’inverse des idéologies qui reposent la fabrication d’un « homme nouveau » et de l’exclusion de catégories sociales.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2019 09:24

      @ninportequoi
      sans production pas de création de richesses
      Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

      L’échange seul produit la richesse. 
      Les disques durs de You-tube qui ne produisent rien dans le cloud vous expliqueront que la production n’est qu’un agrégat de l’échange....
      Les décharges d’invendus de productions inéchangeables vous expliqueront que la production n’est pas la production de richesse mais c’est bien l’échange.

      Et le problème n’est pas la production qu’il y aie quelque chose a vendre, il y en aura toujours, mais le consommateur et quelqu’un pour acheter pour produire de la richesse.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 mars 2019 09:37

      @Spartacus
      Il n’existe pas de théorie scientifiquement fondée du néo-libéralisme, on s’y réfère cependant c’est donc une idéologie.


    • JL JL 19 mars 2019 09:43

      @Spartacus
       
       on va dire que dans le dictionnaire spartacus, la richesse est définie comme étant produite par l’échange.
       
      Ce dictionnaire a-t-il été vendu, pardon, fait l’objet d’échanges ? combien de fois ?
       
       smiley


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2019 10:35

      @JL
      C’est dans tous les livres d"économie...

      Ici c’est un mook (formationn online) d’un centre de formation économique en Anglais sur le processus de création de richesse :
      https://courses.fee.org/courses/module-4
      Il suffit de parler anglais, s’inscrire, et suivre le cours, la formation est 100% gratuite...

      Instruit toi au lieu de fanfaronner ta méconnaissance. 


    • JL JL 19 mars 2019 10:51

      @Spartacus
       
      ’’instruit toi’’ dit le mec qui ne sait pas conjuguer un verbe à la deuxième personne du singulier. Plus con tu meurs !
       
       smiley
       
      Un mec qui prétend donner des leçons d’économie et qui est ignare en comptabilité comme cela a été établi à maintes reprises ici.


    • foufouille foufouille 19 mars 2019 10:58

      @Spartacus
      dixit par un mec qui lis très mal l’anglais de base.


    • merthin 19 mars 2019 11:47

      @Spartacus

      "Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

      "

      Ils vivent objectivement au crochet du secteur primaire et secondaire dont les gains de productivité (machine + énergie non humaine) ont libéré du temps libre pour faire autre chose. Du service ! Des actifs improductifs si on voulait être un peu taquin.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 19 mars 2019 11:51

      @JL
      Réellement confus d’avoir essayé de donner des sources d’instruction a des gens limités a l’agression ad personnam et faire des insultes sur leurs interprétations des autres.

      Excusez moi humblement, toi et ton acolyte « foufouile » êtes tellement intelligents et vos commentaires tellement supérieurs.
      Et j’avoue je ne connais pas la comptabilité, ni l’anglais et ne sais même pas écrire ni compter, et je suis si content de vous faire plaisir a vous conforter a dire ce qui vous contredisent ne sont tous que des que des cons et vous hautement plus extraordinaires...   smiley


    • JL JL 19 mars 2019 12:04

      @Spartacus
       
       ’’vous conforter a dire ce qui vous contredisent ne sont tous que des que des cons et vous hautement plus extraordinaires... 

      ’’
       
       ptdr !
       
      En plus de ne pas savoir lire, le gugusse a déjà oublié qu’ici c’est lui qui m’a agressé ad’personam le premier !
       
       Re-ptdr !


    • Ruut Ruut 19 mars 2019 12:34

      @Spartacus
      Le rôle d’un employeur est plus fort a mon avis.
      Il est de s’assurer que ses employés fassent au mieux et dans les meilleurs conditions leur travail et que le travail fournis soit le plus adapté a la demande de ses clients.

      Et c’est a ce niveau que la taille et les directions internes font toutes la différence.
      Une mauvaise direction peut détruire une entreprise en démotivant les employés compétant ou en les assignant a des fonctions inadaptés aux réels besoins de l’entreprise voir pire produire des produits inadaptés a la demande.

      Ce n’est pas pour rien de de plus en plus de citoyens se plaignent de ne pas avoir accès aux produits qu’ils demandent faute d’offre visible ou accessibles.

      Il y a énormément de tromperie sur les produits actuellement disponibles, c’est ce qui crée et augmente la suspicion.

      Mais vous avez raison sur les monopoles des normes des états qui faussent les marchés, surtout en Europe.


    • Ruut Ruut 19 mars 2019 12:37

      @Spartacus Les millions de personnes qui travaillent dans le tertiaire doivent être bien pauvres...

      Je ne pense pas que les travailleurs en titres services et livreurs soient si riches.
      Les services redistribuent la richesse seule l’industrie la crée.


    • ninportequoi 19 mars 2019 14:53

      @Spartacus
      La production n’est pas spécifique au secteur industriel.
      Le tertiaire produit des richesses comme n’importe quel secteur économique. La santé ou l’éducation sont des richesses immatérielles apportées par le secteur tertiaire.
      Un prof de piano qui donne un cours à un élève produit un bien immatériel qui est le fait pour l’éléve de savoir jouer d’un instrument. Le prof en reçoit une rémunération qui « l’enrichit » (ou du moins qui lui permet de vivre).

      Sur Youtube on trouve des vidéos ou des musiques qui ont été produites. 

      Les décharges d’ invendus produisent peu de richesses sauf recyclage qui est un secteur économique comme un autre. Mais la partie invendable n’est qu’une partie des biens produits. C’est la partie vendue qui créé le plus de richesses évidemment mais cette partie vendue (comme la partie invendue d’ailleurs) a bien été produite.
      Pour que l’échange d’un bien (matériel ou immatériel) soit possible c’est qu’il y a production de ce bien (sauf quelques cas marginaux ).
      Si l’échange suffisait pour l’enrichissement, vous allez certainement m’expliquez pourquoi le capitalisme investit dans des moyens de production , pourquoi il achète des matières premières et des énergies, pourquoi il embauche des personnels.
      Il serait tellement plus rentable de se passer de tout cela, qui est coûteux, et de s’enrichir du seul échange, comme vous dites. Mais de l’échange de quoi ?
       
      Avant de prétendre donner des cours d’économie à toute la planète faites un effort minimal de réflexion. L’accumulation et la répétition à l’infini d’une propagande ne remplaceront jamais la simple observation des faits. 


    • Spartacus Lequidam Spartacus 20 mars 2019 10:37

      @Ruut

      Chaque fois qu’il y a une facture il y a création de richesse. Services ou production.


    • Spartacus Lequidam Spartacus 20 mars 2019 11:13

      @ninportequoi
      Tes commentaires sont toujours avec le même objectif. Sortir a la fin une attaque personnelle de mépris et un rappel a montrer une incapacité a se concentrer sur un sujet.

      Tu confonds la société et l’état, la production avec valeur, et production avec richesse, les intérêts du consommateur avec ceux du producteur et inverse le sens des choses etc etc...

      La richesse se mesure par le PIB et du point de vue de la société et pas de la production ou de la confusion entre état et société.

      Le prof de piano privé qui fait un cours, envoie une facture (échange) et est à l’actif du bilan de la société. La société est plus riche.

      Le prof de piano du public qui produit un cours, ne produit pas de facture est à la charge de la société par les impôts. C’est donc une production qui n’engendre pas une « richesse » mais une dépense de richesse. Une richesse en économie se voit du point de vue de la société.
      Il est au passif de la société. La société a dépensé. 
      Sa richesse produite est considéré forfaitairement dans le PIB que pour la valeur de son salaire, pas pour la valeur réelle de sa production.

      C’est l’échange qui crée la richesse. 
      Tu créer n’importe quoi, s’il n’y a pas échange, ce n’est pas une création de richesse. Tu as juste créé un bien a échanger pour qu’il devienne une richesse. Il ne le deviendra que si il est échangé

      Ils investissent dans la production pour avoir un moyen ou une valeur à échanger.
      La production est juste un moyen pour échanger, mais ne produit pas la richesse.
      C’est toujours l’échange. POINT.
      Y’a pas a tergiverser ou faire une fable que se serait pas ça.
      C’est le B,A ..BA de l’économie.
      Et ta phrase pourrie méprisante continuelle de suffisance ignorante ad personnam tu te la fourre dans le cul.


  • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 18 mars 2019 17:24

    Ni vous ni aucun Occidental ne peut répondre aux questions que vous soulevez : C’est parce que la culture occidentale, la science occidentale, l’idéologie occidentale IGNORENT LES FONDEMENTS DE LA SCIENCE JURIDIQUE !

    Quand j’avais lu la « référence occidentale », « l’oeuvre de Hans KELSEN », j’avais compris que l’échec du Monde (Un monde justement dominé par l’Occident) est inéluctable !!!


  • Claudec Claudec 18 mars 2019 18:25

    Les inégalités sociales sont d’ordre structurel et liées au caractère incontournablement pyramidal de toute société hiérarchisée comme l’est celle des hommes.

    Le positionnement de chacun dans la pyramide sociale lui est assigné par les hasards de sa naissance, quels que soient les aléas de son parcours ensuite, au cours de son existence.

    De là des inégalités qui vont inéluctablement se creuser avec le développement de la société, son enrichissement collectif (économie) et l’importance de la population humaine en nombre (démographie).

    Voir https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/ & 

    https://pyramidologiesociale.blogspot.com/


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 mars 2019 08:45

      @Claudec
      Les inégalités ont toujours existé, c’est une excellente raison de les combattre.


    • Claudec Claudec 19 mars 2019 18:15

      @Jacques-Robert SIMON

      À condition de comprendre d’abord à quoi sont fondamentalement dues ces inégalités, et non en s’obstinant dans une lutte des classes qui a fait partout et depuis toujours la preuve de sa stupidité, ne serait-ce que par la multitude de ses victimes innocentes et le fait que les revendications des êtres humains perdurent à travers les siècles. Sachant que l’amélioration de la condition humaine est le fruit du progrès scientifique et technique et non d’une lutte sociale qui y a plutôt vu un ennemi venant prendre leurs emplois aux plus démunis.

      Les inégalités sociales sont de nature structurelle, et dépendent avant tout du couple démographie-économie qu’il s’agit de maîtriser, plutôt que de s’obstiner à vouloir – comme les primitifs tiraient des flêches vers les nuages pour faire cesser les grondements du tonnerre – renverser la pyramide sociale qui caractérise irrémédiablement notre société. Richesse et pauvreté s’y définissent l’une par l’autre et chacun est condamné, par les hasards de sa naissance, à être le riche ou le pauvre (en tout) de plus riche ou de plus pauvre que lui, quels que soient les aléas de son parcours tout au long de son existence.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 08:03

      @Claudec
      La lutte des classes est un fait, pas une hypothèse : il s’agit du rapport de puissance entre quelques dirigeants et beaucoup de dirigés.
      Non, on n’est pas condamné par la naissance à devenir inéluctablement ce que les parents étaient. Je précise que lorsque l’égoutier aura le même prestige que le trader, le problème des inégalités ne se posera plus.


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 10:49

      @Jacques-Robert SIMON

      Qu’est-ce que ça change au caractère incontournablement pyramidal de notre pyramide sociale et à la condition humaine ? (pour qui s’en soucie bien entendu).

      Continuez à lutter comme la mouche, qui se heurte obstinément à l’obstacle qu’elle ne voit pas.


  • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 19 mars 2019 00:35

    Avant on créait des routes qui suivaient la topographie, aujourd’hui on aplanit les 

    collines pour des autoroutes ou des TGV le nivellement par le bas, le plus petit

    dénominateur commun ! C’est très gauche n’est-ce pas ?


  • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 19 mars 2019 00:40

    Liberté illusoire de choisir coca ou pespsi, mcdo ou quick, fascistes ou antifascistes, vacances à la mer ou à la montagne (voir les travaux trop méconnus de Jacques Ellul sur la technique et par extension la liberté)

     Egalité qui n’existe nulle part dans la nature et surtout pas à l’école ni avec la justice pour ne citer que les plus évidents.

     Fraternité qui non plus n’existe pas dans un monde ou chacun est en compétition avec son voisin ou son frère.

    Ca fait 200 ans que l’on bassine le peuple avec ces conneries, il semblerait que ce ne soit pas prêt de s’arrêter.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 19 mars 2019 08:47

      @dr.jambon-beurre
      Je dirai plutôt 3000 ans, mais il faut que l’Homme se distingue un peu des hominidés.


    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2019 09:31

      @dr.jambon-beurre

      L’égalité relationnelle, aussi appelé équité, basé sur le principe du mérite, est une valeur dominante du monde animal, car c’est la condition pour que les animaux coopèrent et vivent en société. Seul l’humain ne la respecte pas et ceux qui n’en veulent pas parles alors d’égalité absolue, parce que cette dernière est avant tout une inégalité relationnelle. Mais il s’agit de tromper les gens !


  • Claudec Claudec 19 mars 2019 18:17

    @ l’auteur

    Quelques explications concernant les schémas illustrant votre articles seraient les bienvenues.

    Merci


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 08:06

      @Claudec
      J’illustre le caractère inéluctable (sauf solutions alternatives) du phénomène des pyramides hiérarchiques qui sont maintenues intactes par des apports exogènes qui elles mêmes forment des pyramides.


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 10:42

      @Jacques-Robert SIMON

      Méthodologie SVP, faute de quoi nous devrions nous contenter de vos fantasmes.

      Par ailleurs : « ... caractère inéluctable (sauf solutions alternatives) ... »  Il faut oser !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 10:57

      @Claudec
      inéluctable sauf... sauf remettre en cause les fondements mêmes du fonctionnement des sociétés.
      Je ne parle jamais de mes fantasmes.
      Je ne vois pas à quelle méthodologie vous souhaiteriez que je me soumette.


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 14:37

      @Jacques-Robert SIMON

      Parce que « remettre en cause les fondements mêmes du fonctionnement des sociétés » ça ne relève pas du fantasme ?

      Pour la méthodologie, il s’agit de celle sur laquelle repose votre raisonement, et qui explique précisément les schémas par lesquels vous l’illustrez.
      Élémentaire, pour le scientifique que vous êtes.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 17:11

      @Claudec
      Non, d’une révolution : politique (1789), industrielle (1750 environ), économique (les 30 glorieuses) etc...
      Les pyramides que j’utilise sont bien entendu une illustration.


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 21:48

      @Jacques-Robert SIMON

      Les révolutions que vous citez en exemple n’ont rien changé aux « fondements du fonctionnement de la société », en ce sens que ce fonctionnement a toujours pour fondement la structure incontournablement pyramidale de la société.


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 21 mars 2019 19:57

      @Claudec
      Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.


  • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2019 09:21

    Si le principe de la pyramide implique la hiérarchie des valeurs, cela n’implique pas forcément la hiérarchie de pouvoir humain.

    La condition pour cela étant que la loi soit au dessus de tous, sans aucune exception possible. Mais pour que cela soit possible, il faut deux autres conditions, qu’il n’y ait pas d’état d’urgence (nous vivons dans une société fondé sur l’état d’urgence permanent) et qu’il n’existe pas de propriété de l’outil de production dès l’instant où produire nécessite une collectivité d’individus.

    Une entreprise quelconque n’a pas besoin de propriétaire ou de chef pour bien fonctionner, elle a juste besoin de gens responsables à leur poste et de coordinateurs. Elle a besoin de gens responsable de soi vis à vis d’autrui et non vis à vis de soi, car cela n’a aucun sens étant donnée que vis à vis de soi on est souverain, c’est à dire, juge et partie.

    Quand à l’égalité, donner à tous la même chose indépendamment de son mérite, est une inégalité relative, relationnelle, qu’on appelle l’iniquité. Mais, fonder une société basé sur l’équité, donc égalité relationnelle, interdit, là aussi, la propriété économique, le profit particulier qui va avec, mais aussi l’épargne, le brevetage et l’état d’urgence permanent.

    Car le système actuel inégalitaire n’a pas toujours existé. Sur l’échelle de l’évolution humaine, c’est un fait récent, dû à la colonisation de la Terre ENTRE HUMAINS, mais qui doit obligatoirement s’achever avec la fin de l’ère colonisatrice, c’est à dire, maintenant.

    L’évolution de la vie obéit à des grands cycles, qui met en polarité deux éléments opposées. Ici, la relation coopération et compétition, dont le sens de relation de causalité s’inverse, c’est à dire, où dans un monde définit et limité spatialement, c’est l’esprit de coopération qui domine la compétition, alors que l’ère colonisatrice voyait l’esprit de compétition dominer la coopération, dans une époque où la Terre apparaissait comme infinie, sans limites.

    Mais, là aussi, l’esprit de coopération ne peut dominer la compétition que si la propriété économique est abolit, sans cela, l’esprit de compétition reste prédominant, et peu importe les gesticulations du cogito humain, d’intellectuels comme Lordon, car cela relève de la physique et non plus de l’imaginaire.

    Affirmer la coopération entre les êtres et les nations ou peuples, tout en affirmant la souveraineté de ces derniers dans leurs relations, est une impossibilité physique, qu’aucune technologie aussi évoluée soit elle peut violer. Sauf l’imaginaire humain, mais confiné dans ce dernier. Soit donc, l’humanité s’accorde autour de valeurs dites universelles, met en place la mondialisation de l’économie, soit elle ne s’accorde pas et finira pas s’entredétruire..

    On peut résumer cette impossibilité en prenant l’aphorisme de Bossuet disant « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences »


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 09:50

      @Hervé Hum
      Je n’ai rien contre ce que vous affirmez, je me méfie toutefois un peu lorsque vous mentionnez la Physique pour les comportements humains.


    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2019 13:37

      @Hervé Hum

      L’humain prétend pouvoir faire une chose et son contraire dans le même espace-temps, mais c’est physiquement impossible, quel que soit le niveau de technologie (il existe une exception, mais qui ne change pas la règle).

      Si vous faites deux actions contradictoires, soit les deux actions s’annulent, soit l’un s’impose et écrase l’autre, mais je vous défi de me trouver deux actions opposées pouvant se développer chacune sans considérer l’autre, c’est à dire, sans conséquence.

      Comprenez bien, peu importe votre comportement, la réalité obéit aux lois de la physique et non aux lois de l’imaginaire humain. Certes, imaginaire et réalité sont liées, mais cette relation ne permet pas pour autant de violer les lois de la physique, tant que l’on reste dans la réalité. Pour violer à son gré les lois de la physique, il faut obligatoirement aller dans l’imaginaire et y rester. C’est ce qu’on appelle la réalité virtuelle. Dans l’imaginaire, je peux être superman, Dieu ou n’importe quoi, mais pas dans la réalité, là, je devrai obligatoirement suivre un processus logique, c’est à dire, suivre une relation de causalité d’espace-temps.

      Du point de vue de la réalité, toute action, même celle jugée irrationnelle, obéit au principe de relations de causalité. Dans la réalité physique, il est impossible d’en sortir, pour cela, il n’y a que l’imaginaire et lui seul.

      Cas pratique avec la souveraineté. Si vous affirmez votre souveraineté face aux autres dans votre relation avec eux, alors, aucune coopération ne peut émerger, mais uniquement un rapport dominant/dominé, donc, de compétition. car la relation dominant/dominé, découle de la compétition et en aucun cas de la coopération, qui découle de l’accord sur des règles communes. Bref, vous pouvez affirmer votre souveraineté, qu’on parle d’un humain ou d’un peuple, qu’à l’intérieur de votre esprit ou communauté, mais pas vis à vis d’autrui, si votre volonté est de coopérer.

      Ce principe est absolu et aucune particule physique, ou organisme ne peut y échapper sans se détruire. Seul le cerveau humain malade de son égo le croit !


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 20 mars 2019 14:06

      @Hervé Hum
      Vos commentaires sont intéressants mais trop délicats pour être traités brièvement.


    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2019 14:24

      @Jacques-Robert SIMON

      Lisez mes 4 derniers articles, vous aurez un complément d’information. L’article « petite analyse du mécanisme confusionnel », traite aussi du comportement humain !


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 14:52

      @Hervé Hum

      Vous faites bien de conclure en citant Bossuet, votre propos étant fait de voeux pieux, sans rapport avec la réalité des faits, tels qu’ils sont observables par le premier venu.

      Depuis que l’homme existe et la première pyramide sociale qu’a été – et demeure –la famille, richesse et pauvreté se définissent l’une par l’autre. Et elles se distribuent pyramidalement, depuis une base inamovible (zéro richesse) jusqu’à un sommet sans autres limites que les ressources dont sont tirées toutes les richesses de ce monde.


    • Hervé Hum Hervé Hum 20 mars 2019 18:44

      @Claudec

      Ce qui s’affirme sans démonstration, se réfute de la même manière. Vous affirmez que mon commentaire est « fait de voeux pieux, sans rapport avec la réalité des faits » expliquez moi donc cela, d’autant que le premier venu, l’auteur de l’article, n’a pas contredit ce que j’écris, même s’l peut le penser.

      Pour l’instant, vous êtes le deuxième venu et donc, votre affirmation tombe déjà à l’eau !

      Je vous invite surtout à revoir vos connaissance sur l’histoire humaine, depuis que « l’homme existe » justement, car il fut un temps, qui dura très longtemps, pendant lequel l’homme ne pouvait pas imposer le système pyramidal actuel.

      Lisez cet article et portez votre réfutation sur ce qui y est écrit !


    • Claudec Claudec 20 mars 2019 21:38

      @Hervé Hum

      Pour ce qui est de l’histoire humaine, avec ou sans intervention divine, la première structure sociale pyramidale a été la famille. Elle est aussi vieille que l’homme (et les autres espèces organisées hiérarchiquement), et a engendré toutes les autres. C’est un fait.

      Pour ce qui est de la réfutation de cet article, voir mes posts tout au long du fil de discussion + 

      https://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com/

      https://pyramidologiesociale.blogspot.com/


    • Hervé Hum Hervé Hum 21 mars 2019 10:42

      @Claudec

      Désolé, mais je ne vois pas dans vos liens une réfutation quelconque, simplement une affirmation non étayée.

      Lisez donc la constitution de la confédération iroquoise ou loi de la grande paix, vous verrez comment on peut avoir une pyramide sociale qui ne repose pas sur le pouvoir, mais sur la parole, c’est à dire, une pyramide qui interdit la prise de pouvoir et un rapport dominant/.dominé à l’intérieur de la société. Où donc, personne et à commencer par les « chefs », ceux qui ont la parole, n’est au dessus de la loi, mais où c’est la loi seule qui est au sommet de la hiérarchie sociale qui détient donc, seule, le pouvoir, alors que dans nos sociétés actuelles, c’est l’homme qui est au sommet et se place donc au dessus des lois et détient le pouvoir. La police obéit aux ordre donnés par leur hiérarchie, même et surtout si l’ordre est contraire à la loi.

      Chez les animaux, sauf quelques exceptions, la pyramide sociale ne repose pas sur la prise de pouvoir, mais sur la compétence de chacun. Les combats des mâles dominant ne consiste pas à s’imposer au groupe, mais à définir les qualités de chacun au sein du groupe. Si la compétence n’’existe plus, la position hiérarchique non plus. Où donc, seule la compétence, le mérite compte, mais ne peut être capitalisé personnellement, seulement pour la communauté. Dans la pyramide sociale humaine, tout cela est accessoire, car c’est la propriété qui définit la hiérarchie, indépendamment des qualités du propriétaire. Par contre, le principe de la hiérarchie par la compétence reste toujours active au niveau inférieur, c’est à dire, pour accéder au niveau supérieur de la propriété.

      je ne ni pas le principe de la hiérarchie sociale, relisez mes commentaires. Je réfute l’idée qu’elle repose depuis toujours sur un rapport dominant/dominé, sur la prise de pouvoir. Sur le fait, qu’avant l’ère de la propriété de l’espace et surtout du temps de vie des êtres, la hiérarchie sociale reposait uniquement sur les compétences de chacun et limité à celle ci, sans donc pouvoir étendre son pouvoir, sa domination sur la communauté sans se voir, soit banni, soit exécuté.

      Il ne faut pas confondre hiérarchie des compétences, des valeurs et celle des personnes où les notions de mérites n’ont plus d’importances.


    • Claudec Claudec 21 mars 2019 16:19

      @Hervé Hum

      Non pas « affirmation », mais « démonstration », appuyée sur l’observation de faits et chiffres incontestables accessibles à quiconque, et sur des calculs à la portée du premier venu (dont l’application de la loi de Pareto au volume du polyèdre qu’est la pyramide, avec extrapolation à la pyramide sociale). Mais encore faut-il pour en convenir, être réellement disposé à considérer des idées autres que les siennes.

      Le pouvoir : Ce sur quoi il se fonde ne change rien au fait que celui qui le détient dicte la loi. Et quand vous dites que seule la loi compte, qui fait la loi, sinon celui qui détient le pouvoir, d’où qu’il puisse le tirer ?

      « je ne ni pas le principe de la hiérarchie sociale, ... Je réfute l’idée qu’elle repose depuis toujours sur un rapport dominant/dominé, ... » – Pure utopie niant la nature humaine ; dominant et dominé existant l’un par l’autre.


    • Hervé Hum Hervé Hum 22 mars 2019 10:15

      @Claudec

      Mais où voyez vous donc une démonstration de ce que vous dites ? Tenez, donnez moi un lien de vos « chiffres incontestables » !

      Quant à considérer des idées autres que les siennes, cela vaut aussi pour vous !

      Et c’est là que le bas blesse, puisque vous ne considérez que vos seules idées, recopiées sur celui ou celles qui vous parlent. Car l’observation des faits invalide ce que vous écrivez si on remonte au delà de la division du travail au sein des communautés et de la sédentarisation. Pour avoir raison, vous devez donc ne voir du monde, que sa réalité récente à l’échelle de l’évolution humaine. Libre à vous, mais c’est vouloir rester borgne.

      Enfin, si la loi est toujours celle du plus fort, donc de celui qui détient le pouvoir, ce dernier n’est pas obligatoirement détenu par une ou un petit groupe de personnes sur le reste de la communauté. Cela n’est vrai qu’en système capitaliste. Les communautés d’avant l’avènement du système capitaliste, qui naît avec le monarchisme, voir avant avec le cléricalisme, interdisaient la prise de pouvoir par une personne ou une élite. Seule la communauté décidait de la loi, donc, qu’il faillait l’accord de tous, c’est à dire, que celui ou ceux qui n’étaient pas d’accord, devaient quitter le groupe.

      Or, la prise de pouvoir par une élite, réside essentiellement sur la compétition entre communautés et est la condition pour perpétuer cette domination. Autrement dit, dans un monde en paix relationnelle, la nécessité de chefs s’effondre, car il n’y a plus d’état d’urgence lié au conflits entre communautés. Voilà pourquoi, le système actuel ne peut pas permettre la paix, parce que la guerre ou état de guerre permanent est sa condition d’existence.


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