« Information donnée » et « information extorquée » : une distinction vitale méconnue
L’article qu’on a publié sur le livre de Florence Aubenas, « Le quai de Ouistreham » (1) n’a pas du tout plu à un lecteur au point qu’il en a fait une critique sur un blog. Bonne idée ! Rien ne vaut des objections écrites pour cerner des erreurs ! (6) Ce lecteur qualifie ainsi d’« imposture » la notion d’ « information extorquée » qu’on a utilisée pour qualifier la variété d’information livrée par Florence Aubenas. Mais sait-il bien ce dont il parle ? Manifestement pas !
Porter un masque pour démasquer
À l’exemple de Günter Wallraff avant elle ou d’Anne Tristan (2), Florence Aubenas a usé d’un leurre, le quiproquo, pour explorer l’univers d’une chômeuse réduite à courir des emplois de femme de ménage. Ainsi face aux employeurs, administrateurs et employés rencontrés dans ses démarches comme dans ses vacations, elle a offert un masque qui a eu pour effet de démasquer ses interlocuteurs : devant une inoffensive chômeuse/femme de ménage, ils n’ont pas cru devoir prendre de gants avec elle, ils ont montré leur visage sans fard. Ils se seraient maquillés à leur avantage, on l’imagine, si F. Aubenas s’était présentée en journaliste venue enquêter sur les chômeurs en quête de travail. Du coup, la chasse n’aurait pas été aussi giboyeuse. C’est ce que le lecteur conteste vigoureusement. « Rien ne prouve, proteste-t-il, que des informations "extorquées" d’une manière ou d’une autre aux employeurs seraient de meilleure qualité que celles qui seraient données, de leur plein gré, par les salariées elles-mêmes à une journaliste qui viendrait, en tant que telle, enquêter. »
Il a l’air d’ignorer la puissance du réflexe de la peur qui tient les langues pour éviter des représailles.
Cette technique du quiproquo, on est confus de devoir le rappeler, est pratiquée par tous les services de renseignements du monde, policiers, militaires ou résistants : c’est celle de l’infiltration qui permet à un agent, à l’insu et contre le gré de ceux qu’ils fréquentent quotidiennement et qui pour cette raison ne se méfient pas de lui, d’obtenir d’eux et sur eux les informations les plus confidentielles et de les transmettre à ses responsables. Le métier est risqué : Denis Donaldson, un ami du héros républicain irlandais Bobby Sands mort en 1981 dans une grève de la faim, a été ainsi retrouvé, en avril 2006, assassiné criblé de balles : il avait avoué, en décembre 2005, avoir infiltré le mouvement républicain irlandais et travaillé pendant 20 ans pour les services secrets britanniques.
« L’information extorquée » dans les expériences de psychologie sociale
Les expériences de psychologie sociale offrent, d’autre part, un bel exemple pour réfuter l’objection naïve de ce lecteur : afin d’accéder à une information fiable, elles se doivent, en effet, de neutraliser l’autocensure des sujets qu’elles étudient. Un documentaire (3) a récemment rappelé utilement, par exemple, les expériences menées entre 1960 et 1963 par Stanley Milgram à l’Université de Yale à New Haven aux USA. Or, comme Solomon Asch avant lui pour observer la pression du groupe sur l’individu, quelle stratégie Milgram a-t-il dû mettre au point pour obtenir des sujets étudiés une information fiable sur leur soumission à l’autorité ? Pouvait-il se contenter de l’information donnée par simple interrogatoire comme on le pratique dans les sondages ? En aucun cas, parce que les intéressés 1- ou ne savaient pas quel était leur degré de soumission à l’autorité, 2- ou, s’ils le connaissaient, auraient pu le minimiser ou refuser de le révéler, car avouer une soumission aveugle de valet n’est pas valorisant.
- Un leurre de diversion
Milgram a donc conçu une stratégie visant à obtenir à l’insu et/ou contre le gré des sujets étudiés l’information la plus fiable possible : c’est ce qu’on nomme une information extorquée par opposition à l’information donnée qui, elle, est livrée volontairement par l’émetteur et qui, pour être filtrée par son autocensure, n’est pas fiable du tout. Il fallait donc que les sujets ignorent qu’ils étaient l’objet des expériences. Milgram leur a donc fait croire, par un leurre de diversion, qu’ils participaient à une étude des effets de la punition sur le processus d’apprentissage et la mémoire, et que leur partenaire était l’objet de toutes les attentions
- Le leurre de l’information donnée déguisé en information extorquée
Il ne fallait pas non plus que les sujets soupçonnent un instant que ce partenaire, jouant le rôle de l’élève à qui ils infligeaient des décharges électriques croissantes à chaque erreur, était un comédien de l’équipe de Milgram qui ne recevait en fait aucune décharge : dans le film « I comme Icare » d’Henri Verneuil qui retrace quatre des 18 variantes des expériences, on voit donc le professeur Nagarra - qui joue le rôle de Milgram - se tromper volontairement sur l’identité d’un des deux participants quand il le salue pour la première fois ; ou encore, un tirage au sort truqué permet de répartir les rôles de l’élève et du moniteur de sorte que le sujet soit à son insu obligatoirement le moniteur.
On est ici à chaque fois en présence d’un leurre particulier que la distinction entre information donnée et information extorquée permet de comprendre : c’est le leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée qui pousse la victime à se tromper elle-même en lui fournissant une hypothèse autovalidante pour vicier son raisonnement. Le schéma est le suivant :
1- l’information donnée par le professeur : je ne connais aucun des deux participants ;
2- l’hypothèse autovalidante tirée des idées reçues : en général, quand une personne se trompe sur l’identité d’un individu d’un groupe de deux, c’est que les deux individus lui sont inconnus ;
3- l’information extorquée obtenue par le sujet en conclusion de son propre raisonnement : le professeur m’a attribué l’identité de mon partenaire ; donc il ne nous connaît ni l’un ni l’autre.
L’information donnée peu fiable est ainsi déguisée en information extorquée plus fiable puisque c’est le sujet qui l’obtient par lui-même.
Il en est de même du rôle de moniteur tenu par le sujet.
1- L’information donnée par le professeur : chacun des deux participants peut être ou élève ou moniteur ;
2- l’hypothèse autovalidante tirée des idées reçues : un tirage au sort entre deux options confère à chacune d’elles 50 % de chances d’être choisie.
3- L’information extorquée obtenue par le sujet en conclusion de son propre raisonnement : puisque le rôle de moniteur m’a été attribué par tirage au sort, j’aurais très bien pu être l’élève.
Seulement le tirage au sort est truqué : les deux papiers portent la même mention « moniteur » et c’est le sujet qui a été invité à en choisir un.
Le leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée pendant la Seconde Guerre Mondiale
Or, c’est exactement ce leurre que le lecteur indisposé relève à son insu en croyant avancer un autre argument décisif pour réfuter la notion d’information extorquée qu’il qualifie étourdiment d’ « absurdité » : « Rappelons d’abord, écrit-il, que le summum de l’intoxication est obtenu par la révélation, sous la torture, d’informations fausses par un émetteur de bonne foi : (cela a été l’un des épisodes de « l’Opération Fortitude » pendant la 2e guerre mondiale). » Il faut vraiment tout ignorer du mécanisme d’information mis en oeuvre dans ce cas d’espèce pour soutenir pareille ineptie.
Une des « Opérations Fortitude » a été, en effet, montée dès 1943 par les Alliés pour faire croire aux Nazis à un débarquement dans le Pas de Calais et les écarter des plages de Normandie retenues. Des agents à qui on avait fait croire à ce débarquement dans le nord de la France, ont été sciemment livrés aux mains des Nazis pour que sous la torture ils révèlent ces faux lieux du débarquement. L’information donnée sur les plages du Pas-de-Calais a été ainsi déguisée sous la torture en information extorquée, puisqu’elle a été obtenue à l’insu et contre le gré des malheureux que l’État-Major allié n’a pas hésité à sacrifier pour tenter d’alléger le dispositif de défense nazi en Normandie.
Un remarquable film de Gérard Vergez, « Bras de fer » (4) s’inspire d’une de ces opérations et en relate une sous le nom de code « Judas » : un agent français, envoyé de Londres, est ainsi livré à Paris à la Gestapo par son propre ami très lié avec l’Occupant, dont il ignore qu’il est aussi résistant et même son chef de réseau. On imagine sa stupeur quand il entend cet ami qui assiste à la torture qu’on lui inflige, le sommer de révéler les caches d’armes constituées dans le Pas-de-Calais car il lui a été intimé par son chef de Londres l’ordre d’obéir strictement à celui qui lui ferait entendre le mot de passe qu’ils sont tous deux seuls à connaître : « Sans Judas pas de Christ » !
On a eu l’occasion d’évoquer aussi « l’Opération Mincemeat » à plusieurs reprises sur AgoraVox. Elle a eu pour objectif de détourner les Nazis des plages de Sicile qui, vu d’Afrique du Nord, apparaissaient trop comme des plages de débarquement idéales (5).
On y retrouve là encore, manié avec virtuosité par les services britanniques, le leurre de l’information donnée déguisée en information extorquée.
« Pluralisme de sources » et « enquête critique méthodique » pour accéder à une « information extorquée »
Il est entendu cependant que l’information extorquée n’est pas seulement obtenue par les seuls usages de la violence ou de la ruse. Ce lecteur indisposé et naïf paraît l’ignorer en opposant la fiabilité de témoignages donnés volontairement devant un tribunal et celle des aveux : « L’exemple le plus frappant, écrit-il, se situe dans le domaine pénal, où des témoignages concordants, donnés de leur plein gré par les témoins ou des experts, ont une valeur probante infiniment supérieure à des aveux, lesquels ne l’ont précisément, qu’à la mesure de la bonne volonté avec laquelle ils ont été faits ! Très exactement le contraire de ce que prétend Villach… »
On est bien évidemment ici en présence de l’enquête critique méthodique, policière, judiciaire ou journalistique qui réunit un pluralisme de sources pour, dans la confrontation de celles-ci, établir la représentation de la réalité la plus fidèle possible. Mais ce n’est pas le témoignage donné volontairement qui rend fiable l’information. C’est de la confrontation entre les témoignages recueillis que peut être extorquée, contre le gré même de leurs auteurs, une représentation plus fidèle de la réalité : certains témoignages peuvent être invalidés ou, au contraire, confirmés par d’autres.
Ainsi trois méthodes permettent-elles d’accéder à l’information extorquée : 1- l’enquête critique méthodique avec un pluralisme de sources recueilli ; 2- la ruse avec divers leurres comme l’infiltration ou les écoutes de toutes sortes ; 3- et la violence avec l’intimidation, le chantage et la torture morale et/ou physique. Mais on convient volontiers que la torture n’est pas le moyen le plus assuré d’accéder à une information extorquée fiable, parce que n’importe quel aveu peut être arraché sous la souffrance infligée
Il ressort de ces exemples que l’information présente bien deux variantes de fiabilité inégale : 1- l’une est l’information donnée qui est livrée volontairement par l’émetteur ; soumise à son autocensure, elle n’est pas fiable sans être systématiquement erronée ; 2- l’autre est l’information extorquée qui est obtenue à l’insu et/ou contre le gré de l’émetteur : échappant à son autocensure, elle acquiert pour cette raison une plus grande fiabilité ; aussi est-elle la seule à être traquée par tous les services de renseignement de la planète.
Le lecteur indisposé croit voir dans cette notion d’information extorquée l’indice d’une mentalité de « complotiste ». Il faut être le jouet de « l’illusion de la transparence » dans la relation d’information pour oser porter pareille accusation. Les performances des médias ont beau être aujourd’hui prodigieuses ; tant que loups et agneaux ne paîtront pas amicalement dans de verts pâturages, elles ne changeront rien au principe fondamental qui régit la relation d’information : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Même ce lecteur se soumet à ce principe à son insu et s’il fait preuve d’une ignorance susceptible de lui nuire, c’est bien involontaire de sa part. On prête à Churchill une traduction de ce principe qu’on a trouvée justement en exergue du film « Bras de fer » de Gérard Vergez : « En temps de guerre, aurait-il dit, la vérité est si précieuse qu’elle devrait être toujours protégée par un rempart de mensonges ». N’y a-t-il qu’en temps de guerre que l’on doive éviter de s’exposer aux coups d’autrui ? Le secret et l’information donnée avec ses leurres offrent les moyens de se protéger. C’est justement la raison pour laquelle l’information extorquée est si convoitée. Elle est souvent vitale : dans la fable de La Fontaine, « Le Lion malade et le Renard » (VI, 14) les renards lui doivent la vie sauve. On conseille à ce lecteur peu averti la lecture des fables de La Fontaine : c’est une bonne école pour apprendre la complexité de l’information. Paul Villach
(1) Paul Villach,« Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas : le courage de "l’information extorquée" », AgoraVox, 24 février 2010
(2) Günter Walraff, « Tête de Turc », Éditions La Découverte, 1986.
Anne Tristan, « Au Front », Gallimard, 1987,
(3) Christophe Nick « Le jeu de la mort », France 2, 17 mars 2010
(4) Gérard Vergez, « Bras de fer », film, 1985
(5) Paul Villach, « La désinformation, un leurre des médias traditionnels », AgoraVox, 27 mars 2007.
(6) Critique d’un lecteur écrivant sous le pseudonyme de Léon.
« Le quai de Ouistreham » de Florence Aubenas et l’imposture de l’« information extorquée ».
Ceux qui lisent les articles de Paul Villach sur Agoravox connaissent ses classifications de l’information. Celle qu’il appelle « l’information extorquée », c’est à dire qui n’est pas révélée de son plein gré par son émetteur étant, selon lui, celle qui a le plus de valeur, qui est la plus « intéressante », la plus fiable.
On lui avait été fait à maintes reprises des objections multiples à une telle absurdité.
Rappelons d’abord que le summum de l’intoxication est obtenu par la révélation, sous la torture, d’informations fausses par un émetteur de bonne foi : (cela a été l’un des épisodes de l’opération fortitude pendant la 2e guerre mondiale).
Ensuite, ce que les gens révèlent dans le cadre d’une information « extorquée » ne donne à cette dernière aucune valeur a priori. En effet, si elle doit être "extorquée", c’est qu’elle a de la valeur pour son émetteur, mais cela ne préjuge en rien de la valeur qu’elle pourrait avoir pour son récepteur.
Enfin, il est facile de démontrer qu’une même information peut, en de multiples circonstances, être obtenue de manières multiples : en l’extorquant d’une personne qui ne voudrait pas la révéler de son plein gré ou facilement d’une autre qui n’aurait aucun intérêt particulier à la cacher.
Pour dire les choses d’une manière plus simple, il n’existe aucun rapport, pour le récepteur, entre l’intérêt, la pertinence, la réalité, la fiabilité, la valeur de l’information et la manière dont celle-ci a été obtenue : avec l’agrément de son émetteur ou contre son gré.
L’exemple le plus frappant se situe dans le domaine pénal, où des témoignages concordants, donnés de leur plein gré par les témoins ou des experts, ont une valeur probante infiniment supérieure à des aveux, lesquels ne l’ont précisément, qu’à la mesure de la bonne volonté avec laquelle ils ont été faits ! Très exactement le contraire de ce que prétend Villach…
Cette imposture intellectuelle est particulièrement frappante lorsque ce dernier prétend en tirer un argument pour donner de la valeur au livre-témoignage de Florence Aubenas, « Le quai de Ouistreham » où celle-ci, se faisant passer pour une femme de ménage, partage leur dure vie entre employeurs-exploiteurs et pantalonnades au Pôle-Emploi.
Après avoir lu ce livre, je suis revenu sur l’article que Paul Villach lui a consacré. D’abord, j’ai des doutes sur le fait qu’il l’ait lu ; ensuite l’usage qu’il en fait comme illustration de ses théories est éminemment contestable.
On se demande bien, en effet, où est "l’information extorquée" et surtout à qui elle a été extorquée…
En effet, s’il s’agit de décrire par le menu l’activité de ces femmes de ménages, rien n’indique qu’un système d’interview plus classique ou d’approche plus traditionnelle n’aurait pas donné des résultats équivalents voire meilleurs en terme d’information. L’enquète aurait été probablement plus longue.
J’ai en mémoire le livre de Sylvie Péjut « Scènes de la grande pauvreté », témoignage sur la vie quotidienne à la cité de 4000 de la Courneuve qui remonte aux années 80. Elle ne s’était pas crue obligée de se faire cogner par un mari ou devenir alcoolique pour la décrire, ni même d’y habiter en continu ou de dissimuler son travail et son identité. Mais son « immersion » y a duré deux ans…
Il s’agit ici de connaître les conditions de travail de ce femmes, travailleuses précaires et sans qualification. Qui a « intérêt » à les dissimuler ? plutôt leurs employeurs évidemment. Mais, pour les connaître, il suffit d’interroger les salariées… Rien ne prouve que des informations "extorquées" d’une manière ou d’une autre aux employeurs seraient de meilleure qualité que celles qui seraient données, de leur plein gré, par les salariées elles-mêmes à une journaliste qui viendrait, en tant que telle, enquêter. On peut faire exactement la même remarque sur les pratiques des Pôles-emploi, autre sujet du livre.
Certes, on se rend mieux compte de la fatigue à exercer soi-même un travail qu’à se le faire raconter par ces femmes. Mais pour certaines informations qu’elle a obtenues en se faisant passer pour l’une d’elles, combien Florence Aubenas n’en a-t-elle pas manquées à cacher son identité ?
D’une certaine manière, la seule information extorquée qu’on trouve dans ce livre concerne cette pratique des Pôles-emplois qui consiste à convoquer les chômeurs à des formations-bidon qui n’ont d’autre objectif que de radier ceux qui n’y viennent pas. Parce qu’il s’agit là, effectivement, d’une pratique secrète ; mais ce n’est pas son « déguisement » qui a permis à Florence Aubenas de le savoir…
Bref, loin de moi l’idée de dire que le livre de Florence Aubenas n’a aucune valeur ou aucun intérêt, mais il n’en a certainement pas plus qu’un autre qui aurait utilisé une manière journalistique plus classique d’obtenir l’information. Cela n’aurait pas été le même livre, certes. Mais aurait-il été moins bon en termes de qualité de l’information ? cela reste largement à prouver.
Bref, lorsque Villach prétend s’appuyer sur cette pratique de l’immersion incognito dans un milieu pour le connaître, comme exemple-type de « l’information extorquée », et pour nous démontrer qu’elle est la meilleure ou la plus fiable, il nous prouve, au contraire, que sa classification n’a aucun sens ni aucun intérêt…
Etrange conception du monde et du réel que de le voir constitué de secrets et de mensonges qu’il s’agit de percer. Au fond et à sa manière, différente des cinglés qui sévissent sur le net, Villach est également un complotiste. Léon
Salut Captain, Le mien n’était pas du réchauffé. Connaissez vous celui dont nous avons été gratifié chez nous ? « Des trous noirs au CERN ». Des choses qui disparaissent.... Dommage que personne n’en a parlé.
Renève, Mettez-vous d’accord avec Trolléon . Trolléon dénonce la théorie du complot quand ça l’arrange, et vous vous en usez quand ça vous arrange N’y aurait t-il pas une légère contradiction
L’agoranaute recent ou le lecteur de passage (un peu neuneu quand meme) pourrait la prendre au premier degre . En effet , cette parodie de mise en demeure fait reference aux nombreuses mises en demeure, aussi ridicules qu’ehontees, que Paul copiait en gras a la suite du pastiche sur Bea.
D’où sort-il cet ecowar tout spécialement forgé pour l’occasion ? La couveuse chauffe joliment, dirait-on.
il s’agit de distancecritique blue light etc et la liste des pseudos est longue évidemment. Le chauffeur de salle. 1 commentaire dessous chaque commentaire posté pour assurer le bon classement des articles de son maître.
Ayez pitié de lui ! Ce pauvre Trolléon est dynamité, dispersé façon puzzle ! Son ignorance crasse en matière d’information est étalée au grand jour.
Il ignore même que lorsqu’on se permet, comme lui, de faire la critique d’un article, l’ auteur de l’article a le droit de procéder à la citation entière qui l’incrimine pour à son tour la réfuter ! Car les lecteurs pourraient douter des âneries de ce Trolléon qui en plus a enseigné toute sa vie ! Il faudrait envoyer un rappel à tous ses anciens élèves comme Toyota l’a fait avec ses véhicules défectueux ! Les lecteurs peuvent donc se reporter en note aux preuves HÉNAURMES que j’avance ! Je n’invente rien ! Paul Villach
Le sophiste Trolléon a choisi un angle d’attaque habile : confusion entre extorsion formelle et extorsion véritable, et amalgame caricatural, comme si vous assimiliez fiabilité et importance de l’information .
Il y a un exemple intéressant, le cas du WaterGate : une information faussement présentée comme extorquée a eu plus d’importance à cause de l’imposture de la mythologie journalistique que vous dénoncez ! Alors que JFK, qui a acheté son élection à la mafia, a fait pire que Nixon !
Trolléon serait bien incapable de critiquer la distinction entre information contraire aux intérêts de l’émetteur et information indifférente .
La loi interdit que quiconque publie un article sans l’autorisation préalable de son auteur. C’est un délit de contrefaçon et qui génère des réparations.
On peut s’étonner qu’un auteur qui cherche tant à décrypter les dérives dans les médias, agisse de cette façon, c’est-à-dire en dérobant des publications sans aucune autorisation.
Toutes ses argumentations en deviennent caduques et non crédibles.
J’ajoute que je ne suis pas étonné du tout, puisque la ligne éditoriale d’Agoravox est « Tout nous est permis et pas aux autres ! »MDR !
Navré Paul, mais sur le strict plan du droit français en matière de propriété individuelle, vous êtes en totale infraction.
Après, que le délit ne soit pas considéré comme devant faire l’objet d’une procédure et soit donc classé sans suite, reviendrait à l’appréciation d’un juge.
@ Ecowar Vous avez remarqué le leurre de diversion de tous ces trolls ignorants ! Ils ont le nez dans le caca ! Leur seul argument est d’agiter un pseudo droit de propriété intellectuelle. Mais qui est venu me chercher en m’envoyant des appels répété sur le fil de discussion de mes articles ?
Si je cite le torchon de Trolléon, c’est qu’il est du début jusqu’à la fin diffamatoire à mon égard. Il importait donc pour le crédit de ma riposte que le lecteur puisse se référer à ses âneries dans leur contexte pour vérifier que je n’inventais rien.
On a peine à imaginer qu’un être sensé puisse écrire pareilles niaiseries ! Et en plus ça a enseigné ! Étonnons-nous des succès d’audience de TF1 après ça ! Et c’est le genre d’individu qui vient polluer les discussions sur AgoraVox. Paul Villach
De la même façon que vous n’avez aucun droit de diffuser un article sans l’accord de l’auteur et plus encore si l’auteur vous l’interdit, vous n’avez aucun droit de traiter quelqu’un d’« idiot » et publiquement car c’est de la diffamation. Relisez le code de la propriété intellectuelle littéraire et artistique et le code pénal.
J’ai noté aussi que d’habitude vous me tutoyiez et c’est nouveau. Et ceci signifie bien que vous êtes coincé dans vos réflexes primaires de la personne qui a tort.
Salut distance blue light...etc... on s’ennuyait sans un peu de polémique hein ? Toujours là pour assurer les applaudissements du public en chauffeur de salle ? J’espère que vous êtes payés au moins.
D’autres sous-trolls venus à la rescousse essaient de rattraper le coup en affirmant que les menaces de Troéllon sont ironiques, mais les caractères gras d’un Renève le démentent !
à l’officine de veille je demande le boss
Mettez Trolléon et Renève d’accord sur la théorie du complot, sur l’ironie ou une mise en demeure
Je découvre un ajout subreptice au cadre théorique de l’auteur, un ajout qui change tout et qui me paraît faire exploser l’édifice ! il dit désormais :
troisméthodes permettent d’accéder à l’information extorquée : 1- l’enquête critique méthodique avec un pluralisme de sources recueilli ; 2- la ruse… ; 3- et la violence…
Avec l’ajout du point 1- (l’enquête critique), on n’est plus du tout dans l’info extorquée, mais dans l’info tout court ! Cette curieuse nouveauté n’est d’ailleurs pas encore intégrée au reste ancien de l’argumentaire puisque, plus loin, il reparle de l’info extorquée « qui est obtenue à l’insu et/ou contre le gré de l’émetteur ».
Alors ? c’est quoi ce binz ?!… elle est extorquée ou elle est pas extorquée, cette information ?…
Notre Poil Vache qui êtes aux mieux, que votre Article soit sanctifié, que son
règne vienne, que sa volonté soit faite sur la Terre comme dans le miel. Donne-nous
aujourd’hui notre billet de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme
nous pardonnons aussi à toi qui nous a offensé. Et ne nous
soumets pas à la tentation, mais délivre nous des mâles. Dont l’intericonicté ne se mêle pas Les pinceaux dans les abîmes De la métonymie dont on se tamponne
Cette idée que Milgram aurait extorqué une information par le fait de ses expériences est absurde et révèle l’aspect monomaniaque de Paul Villach.
En effet, Milgram a fait une expérience, mais si cette expérience lui a fourni une information, encore fallut-il décoder cette information à travers la grille de lecture idoine, en l’occurence le contexte de l’expérience ! Et là on n’est plus dans le domaine de l’information, mais celui de la spéculation. Et ce qu’a trouvé Milgram n’est rien d’autre que ce qu’il voulait trouver !
Ce que Milgram a mis en évidence c’est quelque chose qui relève, soit de la soumission, soit de l’interessement : la soumission gratuite à l’autorité n’est jamais volontaire. En revanche la soumission intéressée l’est, et seuls ceux qui sont intéressés vont spontanément vers l’autorité. En conséquence, en occultant cet aspect de la question et en ne mettant en avant que la soumission servile au point de dire, je cite : « c’est le peuple qui se ridiculise lui-même », les conclusions que Paul Villach se complait à tirer de ces expériences sont condamnables, et je dirai même haïssables.
En tant que scientifique, j’ai toujours de la méfiance envers les expériences des sciences humaines, dont le contexte dépend souvent du but recherché .
Mais ça ne retire rien à l’exactitude de ce que les media officiels diffusent un maximum d’information indifférente non contraire aux intérêts de la classe dirigeante, c’est un principe essentiel du conditionnement de masses !
Il y a eu des commentaires s’étonnant de la facilité de publication des articles de Villach, mais aucun s’étonnant de la même chose concernant imhotep .
Pourtant imhotep relaie un discours sectaire, le discours paranoïaque de la secte MoDem de l’infernal couple fusionnel gourou-Bayrou sornettes-Sarnez que j’ai dénoncé dans des articles .
A ce moment là, il y avait aussi Voltaire, et taverne des poètes, mais Voltaire et taverne des poètes ont quitté la secte, il ne reste plus qu’imhotep !
Aux trolls qui suivent les articles de Villach, et ’ils suivaient les articles de CO
Si Imhotep venait à le voir votre compte serait bon !
Les facilités de publications concernent les auteurs publiant trop et sur n’importe quel sujet :
Villach, Morice, Jules... et sans doute Imhoptep et peut-être d’autres.
Imhotep est un monomaniaque compulsif, et depuis hier en état paranoïaque relevant à mon sens de l’urgence pshychiatrique. (Mais je ne suis pas psychiatre)
Il faudrait écrire une compilation des délires les plus hallucinés d’imhotep sous forme d’un nouvel article ! Je vais le conseiller au chevalier orange !
Il n’est pas impossible que Philippe connaisse le chevalier orange, même profil sociologique apparemment ...
Une mise en demeure, c’est quand on est prié de rester à la maison, c’est cela ?
Ou du moins de ne pas quitter son petit Villach où fume la cheminée.
Quand c’est trop Léon, c’est Trolléon. Trolléon, votre courrier, envoyez-le avec accusé réception, comme ça vous aurez un autographe et vous n’aurez pas payé le timbre pour rien.
Bon, il y en a un qui avec son bec tout plat s’écrie : « au voleur ! Rendez vos leurres ! » Et l’auteur de jeter de l’huile sur le feu pour faire une friture avec tous ces gardons qui mordent au leurre.
Voris, A la question de savoir que devenait Carlo Revelli, on m’a répondu qu’il n’y avait rien de changé, qu’iil n’a jamais dit qu’il était journaliste. Pas de carte de Presse ? Aurait-il obtenu une carte d’avocat ? Recherche faite, il semble qu’il soit resté un homme d’affaires responsable d’AV mais qui écrit très sporadiquement..
Monsieur, 1- Vous ignorez que lorsque l’on se permet dans un article de diffamer une personne (accusations d’imposture, d’absurdité, de complotisme), celle-ci a le droit d’abord de réfuter les accusations en les portant à la connaissance de ses lecteurs.
2- Votre torchon étant un tissu d’âneries théoriques et d’insanités à mon égard, il m’était impossible d’en extraire un passage ou un autre sans encourir l’accusation de les tirer de leur contexte et de les dénaturer.
3- J’ai donc été dans l’obligation de citer intégralement votre torchon en note pour que le lecteur le plus mal intentionné puisse mesurer non seulement l’étendue de votre ignorance, mais la prétention de votre ignominie qui ne m’était pas inconnue.
4- Je comprends qu’après la réfutation implacable que j’ai faite de vos objections infantiles, vous ayez honte que votre texte imbécile figure aux yeux de tous en note de mon article. La prochaine fois, vous tournerez cent fois votre plume dans l’encrier avant d’écrire des conneries. Et dire que vous avez enseigné ! Pauvre de nous ! Faites comme Toyota qui a rappelé ses voitures défectueuses ! Rappelez vos malheureux élèves et tentez de les réparer en transmettant mon article !!!
Je vous autorise à faire état de ce courriel auprès M. Carlo Revelli. Paul Villach
Car les lecteurs pourraient douter des âneries de ce Trolléon qui en plus a enseigné toute sa vie ! Il faudrait envoyer un rappel à tous ses anciens élèves comme Toyota l’a fait avec ses véhicules défectueux !
Paul Villach
17h31
Faites comme Toyota qui a rappelé ses voitures défectueuses ! Rappelez vos malheureux élèves et tentez de les réparer en transmettant mon article !!!
Paul Villach
Ca c’est de l’argument original !
Déjà 1 fois c’est lourd et incongru, mais PV, tellement content de sa trouvaille, nous la ressort une 2ème fois.
On ne fait pas avancer un âne qui a décidé de reculer : si vous ne savez pas lire, tant pis pour vous. Votre ignorance me navre ! C’est mon dernier mot ! Paul Villach
Il part en laissant une nouvelle fois les élèves sur l’impression qu’il n’acceptera jamais de revoir une virgule du cours qu’il avait écrit lors de sa première année d’enseignement, et qu’il a servi toute sa carrière, sans jamais tenir compte de la moindre objection.
Direction salle des profs pour se plaindre de l’attitude irrespectueuse de quelques-uns.
Léon, Bravo. "tout le monde sait que dans l’accélérateur de particules, les protons
qui sont de sacrés cachotiers, ne veulent pas donner l’information
qu’ils dissimulent et que c’est « contre le gré » de ces petits protons
que des découvertes se feront ! "
Bon parallèle avec les particules. J’ai adoré. L’information est telle qu’elle est. Il suffit de la capter et d’y donner de l’intérêt par l’objectivité pour garder le lecteur.
Bon… j’ai pas eu droit à une réponse, moi… , pourtant, l’ « enquête critique méthodique avec un pluralisme de sources », cela me semble, non seulement le plus classique et le plus légitime des « moyens d’accès » à l’information, mais sans doute le seul !…
Car aucune méthode d’accès à l’info ne peut faire l’impasse sur la vérification de sources croisées. Même la torture, allez ! il faut quand même s’assurer qu’on ne vous a pas avoué ( ) n’importe quoi…
Evidemment, Léon, je suis complètement d’accord avec toi… et je ne comprends pas qu’il ne discute pas les idées… Tout n’est pas à jeter dans son truc, mais c’est le côté rigide, quoique peu rigoureux, qui cloche…
Trolléon jeu set et match. Villach n’a pas su répondre à vos arguments. Ce type est incapable d’argumenter et essaye de prendre à témoin ses fans dès qu’il est en difficulté. Bref, à part pondre un article avec ses sempiternelles lubbies prémâchées il est incapable de suivre une discussion et d’y apporter le moindre intérêt. On a d’autres exemples récents où il se ridiculise seul au milieu de commentaires instructifs et d’échanges courtois entre deux agoranautes qu’il ne comprend visiblement pas ; dépassé sans aucun doute.
Je plusse
l’infâme Trolléon et le remercie d’avoir offert une réponse autant cohérente
que pertinente à un auteur qui s’épargne l’éprouvante tâche de répondre
aux sots : qui dans son système de pensée très particulier regroupent
l’ensemble des contradicteurs potentiels. J’espère sincèrement que Trolléon
n’aura pas trop à souffrir de s’être infligé cette répugnante tâche.
Je salue donc autant que je rejoins
le propos de Trolléon et me permettrai d’ajouter mes évidemment sottes objections de prétentieux ignare.
M Villach écrit
donc : « principe fondamental qui régit la relation d’information :
nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui
nuire. »
Il faudrait pour
cela définir ce qu’est un être sain et considérer que les individus appartenant
aux catégories suivantes : le croyant, le dissident, le résistant,
l’opposant, l’objecteur de conscience, le militant, etc… ne sont pas sains.
Exemples :
un témoin de jehovah ou un juif qui signifie clairement son appartenance
religieuse à la gestapo délivre bien volontairement une information susceptible
de lui nuire par conviction religieuse ; de même qu’un opposant ou
dissident politique, un résistant qui sans torture affirme son opposition au
dictateur, à l’occupant, etc…délivre bien volontairement une information
susceptible de lui nuire par conviction politique ; ou bien encore le mari
infidèle qui confesse ses infidélités à son épouse par sincérité ou remords et
non après avoir été découvert délivre bien aussi une information susceptible de
lui nuire.
Ainsi donc, ce
principal fondamental villachien exclue d’emblée d’une humanité dite saine tout
individu qui agirait en adéquation (et cohérence et sincérité) avec ses
convictions religieuses, philosophiques, politiques ou valeurs morales :
ainsi toute forme de sincérité et de répugnance au mensonge ou à la dissimulation
dans la perspective de la survie ou induite par toute autre pulsion égo-centrée
serait synonyme d’anormalité ou de déficience/aliénation mentale : à
l’opposé donc le mensonge, la dissimulation seraient symboles d’une bonne santé
mentale.
Effectivement,
ainsi les théories de M. Villach prennent une autre dimension : toutes ont
pour caractéristique de fonctionner à partir de la logique ou de la morale
villachienne (à entendre ici comme système de pensée particulier/individuel) :
ce qui d’emblée les placent en dehors des théories de l’information qui ne
connaissent que la notion de probabilité et donc s’organisent autour de notions
telles qu’incertitude, risque, aspect aléatoire, éventualité, réalisation, etc…et
donc ni la logique, ou une grille de lecture particulière n’interviennent.
L’information étant définissable
ou concevable par la mesure de l’incertitude calculée à partir de la
probabilité de réalisation d’un événement. L’intérêt d’une information
s’accroitra donc en fonction de l’incertitude et non de la stratégie optée
pour l’acquérir.
Quant à la fiabilité d’une
information dans les exemples que M. Villach cite régulièrement (renseignement,
infiltration, journalisme, enquête, etc…), elle ne pourra se concevoir qu’a
posteriori.
C’est la possibilité pour le
récepteur d’accroître sa connaissance du nombre d’éventualités possibles
qui intéressera ici l’agent de renseignement, le journaliste, l’enquêteur : et
ainsi lui permettra de dénouer l’incertitude auquel il doit faire face :
que ce soit dans une optique de renseignement, de stratégie, ou de prise de
décision,etc…ainsi la seule hiérarchie possible à établir quant à la fiabilité se
confond avec la probabilité de réalisation d’un évènement qui au départ sont
pour le récepteur équiprobables : donc degré de fiabilité établi a
posteriori et non a priori : ce qui invalide la hiérarchie a priori entre
information donnée, extorquée.
A nouveau dans les cas cités :
renseignement, domaine militaire : les seules informations utiles sont
celles qui peuvent influer sur ou choix stratégiques ou prises de
décision : leur valeur ou fiabilité donc ne peut être conçue que a
posteriori et non a priori : d’où l’usage de plus en plus important par
les services de renseignement de l’intelligence en source ouverte où les
informations sont données volontairement
et non extorquées : ce qui invalide à nouveau le postulat d’une
fiabilité supérieure de l’information extorquée sur l’information donnée :
seul l’usage ou le traitement a posteriori définit la valeur relative ou fiabilité
d’une information et non la stratégie ou moyen employé pour y accéder par le
récepteur.
Exemple : les informations
obtenues à Guantanamo et autres prisons militaires avec option torture n’ont
jamais permis de déjouer des attentats, quand bien même le processus
d’extorsion est raffiné et développé.
Ainsi cette
conception a posteriori et non a priori ne peut donc supporter le type de schéma
général proposé par M. Villach : exemple :
sur Milgram, il
me semble qu’il y a confusion évidente entre stratégie dans la transmission ou l’accès à telle ou telle
information et contenu ou valeur de
l’information en question : le scientifique adopte telle stratégie uniquement
parce que celui qui possède l’information (sujet expérimental) use de telle
stratégie : l’information potentielle (contenu) qui intéresse Milgram ne
varie pas en fonction de la stratégie choisie : rien dans l’absolu ne peut
interdire de considérer que cette information aurait pu être obtenue par un
autre biais. Et donc donnée et non extorquée.
De plus, nous
sommes avec Milgram dans le cadre d’une expérience scientifique (dans un
domaine hautement spéculatif : celui de la psychologie) suivant donc un
protocole spécifique : l’information, autant sa valeur ou dite fiabilité, ne
dépend pas spécifiquement ou uniquement de l’émetteur ici le sujet mais 1) de
la stratégie employée a priori pour
l’obtenir, et surtout 2) de l’interprétation a posteriori de cette même information : on entre donc dans le
domaine de la spéculation : dépendante non de l’information obtenue,
volontairement ou non, mais de son traitement postérieur. D’emblée, l’aspect
spéculatif est exclusif et excluant : la fiabilité dépendra donc bien plus
de l’observateur que du sujet.
Continuons :
M. Villach écrit : « c’est ce qu’on nomme une information
extorquée par opposition à l’information donnée qui, elle, est livrée
volontairement par l’émetteur et qui, pour être filtrée par son
autocensure, n’est pas fiable du tout. »
Dans le cadre de
l’expérience : l’existence de ce filtre auto-censeur relève du
postulat : les exemples où la soumission à l’autorité est considérée comme
valorisante ne manquent pas et donc information non soumise à dissimulation par
honte ou auto-censure : le contexte étant ici l’élément déterminant :
ici les débuts des années 60.
Ce qui infirme les
propositions suivantes de M. Villach, ou tout au moins relativise leur
pertinence : « 1- ou ne
savaient pas quel était leur degré de soumission à l’autorité, 2- ou,
s’ils le connaissaient, auraient pu le minimiser ou refuser de le révéler, car
avouer une soumission aveugle de valet n’est pas valorisant. »
Dans la situation
1, le scientifique ayant péché à l’aveugle au sein d’une population mâle adulte
donnée, le contexte historique aidant : les sujets auraient pu parfaitement
être conscient de leur degré de soumission à l’autorité si par exemple ils
avaient eu une expérience militaire : possibilité soutenue par la
proximité de : Seconde Guerre Mondiale, Guerre de Corée, etc…et donc à
même de savoir jusqu’où ils iraient face à un ordre issu d’une autorité conçue
par eux comme légitime :
Dans la situation
2, un individu considérant la soumission à l’autorité comme valorisante ou
positive et qui donc livrera volontairement cette information : qui dans
le contexte de la Guerre Froide et considérant le patriotisme exacerbé de la
société américaine n’avait rien de dévalorisant ou nuisible et donc non sujet à
cette nécessité vitale de dissimulation.
L’expérience de
Milgram peut bien se fonder sur l’information extorquée selon M. Villach, rien
n’interdit que cette information n’aurait pu être tout simplement donnée, au vu
du contexte historique.
Dans les deux
situations, la lecture se place donc au niveau de la morale de M. Villach et
est propre à son système de pensée individuel qui considère la soumission
aveugle comme non valorisante ce qui n’est pas forcément le cas de tout
individu ; et donc non nécessité vitale de dissimulation : M. Villach
balaie d’emblée les cas où soumission aveugle à une autorité conçue comme légitime
ou relevant de l’idéologie, croyance, etc.. ainsi que l’obéissance sont conçues
comme valorisantes et source de fierté individuelle : cas que l’Histoire
autant que l’actualité ne manquent de nous fournir.
A nouveau,
enfermement dans un système et manque évident de probité : 1) par le dédain
manifeste signifié par l’auteur à tout possible contradicteur 2) par des pseudo-analyses
s’autorisant sans cesse des sauts théoriques entre disciplines et concepts
différents sans aucune cohérence.
*correctif : "ainsi la seule hiérarchie possible à établir quant à la fiabilité se
confond avec la probabilité de réalisation d’un évènement dans un ensemble d’évènements possibles
qui au départ sont pour le récepteur
équiprobables "
Pour les lecteurs qui ne le sauraient pas, Villach et Trolléon ne sont qu’à quelques dizaines de kilomètres l’un de l’autre, ce qui faciliterait les démarches judiciaires !
Trolléon, le cirque, le préférez-vous aux arènes ou à la comédie
Le problème c’est que vous enrobez des objections valables dans des sophismes .
Vous critiquez Villach sur l’information indifférente mais votre exemple meteo est une caricature : consacrer la moitié d’un JT à un peu de neige en hiver, etc, est de l’information indifférente, malhonnêtement vous faites l’amalgame avec des circonstances exceptionnelles, l’ironie étant qu’en Vendée et ailleurs, les media liés aux pouvoirs ont désinformé avec de l’information indifférente au lieu d’informer sur l’irresponsabilité d’élus locaux bétonneurs et de l’état qui a laissé faire, les conséquences étant prévisibles .
Ensuite, vous dites : Shannon a défini d’une manière irréfutable la fonction qui donne la valeur d’une information sur un événement : elle est inversement proportionnelle à la probabilité d’apparition de cet événement.
ça ne veut rien dire ! par exemple une loterie où la probabilité de gagner est de 1 sur des millions il est très peu probable qu’un joueur donné gagne, l’information selon laquelle c’est tel joueur qui a gagné n’est importante que pour le joueur qui a gagné, ou ses proches, et sans importance pour les autres !
ça donne des leçons de déontologie, et quelques minutes après, faute d’arguments, ça insulte !
Trolléon,
ça sort des exemples caricaturaux, sur la meteo, et, quand confronté à un exemple sur un exposé vite fait de la dite théorie de Shannon, ça bat en retraite avec un argument d’autorité !
laissez Shannon là où il est, je n’entends pas critiquer ici les théories de Shannon, mais par contre dénoncer votre argument d’autorité
vous n’avez qu’à écrire un article sur le sujet, et ne vous dérobez pas dans le style ’sa suffisance Trolléon est à un niveau théorique trop complexe pour les lecteurs d’AgoraVox’
Le véritable poisson d’avril c’est que « La célèbre butte du Lion à Waterloo va être rasée »car elle gâche le
paysage" et sera reconstruite plus loin, au grand bonheur du
président français Nicolas Sarkozy, qui "en a marre qu’on rappelle
cette défaite"
A propos de la façon dont la presse donne et traite ses informations (données ou instrumentalisées ?), une interview de mélenchon à C à dire sur France5 aujourd’hui, à propos de « l’affaire de l’étudiant » :
Messieurs les retraités, savez-vous ce qui me sidère le plus ? C’est de voir tout votre temps gâché à produire des pages d’articles et de contre-articles sur l’art et la manière de sodomiser les diptères et de faire chier vos interlocuteurs. La sagesse de l’âge n’est plus ce qu’elle était.