vendredi 17 août 2012 - par André Bouny

Journalistes des grands médias

Réajustements et façon dont a été traitée l’inauguration du chantier visant à décontaminer une ancienne aire de stockage d’Agent Orange sur l’aéroport de Danang au Viêt Nam.

 

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Symbole de soutien aux victimes de l’Agent Orange

 À l’été 2011, se déroula une cérémonie dédiée aux accords vietnamo-étasuniens visant à engager un chantier de décontamination de l’Agent Orange (Dioxine TCDD) sur une partie de l’ancienne base américaine de Danang. Un lieu faisant partie des trois principaux sites les plus contaminés par la dioxine parmi les 28 « points chauds » identifiés, ceux-ci ne tenant pas compte des millions d’hectares qui ont reçu de un à dix épandages, parfois davantage.

 Un an plus tard, le 9 juillet 2012, se déroula l’inauguration du début des travaux estimés à 43 millions de dollars (financé à hauteur de 20 millions par les États-Unis, soit moins de la moitié) en présence de hauts responsables vietnamiens et de l’Ambassadeur des USA au Viêt Nam. Ce dernier, David Shear, déclara que les USA avaient déjà aidé les Vietnamiens handicapés « quelle que soit la cause » à hauteur de 54 millions de dollars. Il convient de préciser ici qu’il s’agit d’aide d’ONG et de fondations, comme par exemple la Fondation du constructeur automobile Ford. Et quand David Shear dit que le lien entre l’exposition à l’Agent Orange et les maladies qui en découlent est « incertain », phrase reprise à l’unisson par les médias, l’ambassadeur applique à la lettre la conduite dictée par Washington qui consiste à ne pas reconnaître sa responsabilité dans cet effroyable crime, tandis que son Académie nationale des Sciences a établi les liens de cause à effet entre l’Agent Orange et des dizaines de pathologies (très graves et/ou mortelles) et de malformations congénitales, parfois monstrueuses. Cette liste est remise à jour tous les 2 ans, et s’allonge au fil du temps. Causalités qui ne valent visiblement que pour les vétérans étasuniens, mais pas pour les victimes vietnamiennes, laotiennes, et cambodgiennes qui n’en sont pourtant pas moins humaines. Quant à la corrélation, les anciens combattants de pays alliés de l’armée US qui furent en contact avec l’Agent Orange, (ceux de Corée du Sud, de Nouvelle-Zélande, d’Australie), sont atteints, eux et leurs enfants, des mêmes pathologies, alors qu’ils ne résident pas dans les mêmes régions géographiques et connaissent des conditions et des modes de vie fort différents. D’ailleurs, la Corée du Sud a intenté un procès aux compagnies chimiques étasuniennes et la Haute Cour de Séoul a condamné Dow Chemical et Monsanto. Qui ne serait pas surpris que ces grands groupes industriels à but lucratif aient accepté de payer, en 1984, 180 millions de dollars à un fond destiné à dédommager les vétérans US victimes de l’Agent Orange afin d’éviter un procès qui aurait crée un précédent, tout en clamant dans le même temps leur non-responsabilité ?

 Le budget du Departement of Veterans Affairs (ministère des Anciens combattants US) de 2010 pour les seuls vétérans victimes de l’Agent Orange dépassait les 13 milliards de dollars (soins, pensions, y compris la compensation pour la reconnaissance de 2 nouvelles maladies), et ils ne sont « que » 200 000. Immédiatement, notre esprit tourne comme un moteur et cherche à définir la somme annuelle qui serait proportionnelle aux millions de victimes vietnamiennes… sans même oser y ajouter le coût de la décontamination à l’échelle du pays. 

 Lors de cette inauguration, les responsables du chantier ont proclamé que 73 000 m³ de terre seraient chauffés (la dioxine apparaît en présence de chlore aux environs de 400°C et se dénature entre 800 et 1000°C), ceci en 4 années, donc jusqu’en 2016. Cependant, à seule fin de rétablir les choses à leurs justes proportions, il suffit de prendre une calculette pour constater que ce chiffre ronflant, repris lui aussi à l’unisson par les médias, représente seulement 3 hectares sur 2,5 mètres de profondeur (alors qu’il conviendrait de parler des fonds des rivières et des lacs, des nappes phréatiques et aquifères bien plus profondes où l’on retrouve effectivement la dioxine). Autrement dit, la petite partie de l’aéroport de Danang qui fait la Une de l’actualité internationale est un « confetti » au regard des millions d’hectares ayant subi les épandages d’Agent Orange. De plus, la dépollution de ce « confetti » ciblé (qui est une forme de reconnaissance implicite de responsabilité, tout comme la vague de publicité qui lui est faite) n’est-elle pas motivée par les intérêts géostratégiques de la région ?

 Cela posé, mieux vaut un peu de décontamination que pas du tout.

 Le traitement de cette information par les médias (pas par tous) est révélateur de l’inclination de l’Europe occidentale à faire allégeance les yeux fermés aux États-Unis d’Amérique. S’agissant d’une action qui colporte une image positive des USA, journaux, télévisions, et radios de tout bord reprirent comme un seul homme le « confetti » à la Une, avec parfois des titres laissant entendre que les États-Unis avait entrepris la décontamination du Viêt Nam dans son entièreté : information insidieuse invitant l’opinion publique à penser que la confuse et lointaine question de l’Agent Orange était désormais réglée. Or, la plupart de ces médias ont une méconnaissance totale de la plus grande guerre chimique de l’Histoire des hommes qui tue encore aujourd’hui, et cela pour avoir parfaitement ignoré jusqu’ici les millions de victimes de ce crime abject (puisque fabricants et chercheurs militaires connaissaient les effets et conséquences sanitaires de la dioxine TCDD contenu dans l’Agent Orange au moment de son utilisation) : jusqu'à 4,8 millions de personnes ont été directement exposées aux épandages de l’Agent Orange (rapport Stellman, 2003, USA) ; en 2010, la Vice-présidente de l’Assemblée nationale du Viêt Nam déclara que 4 millions de Vietnamiens étaient contaminés à des degrés divers ; une récente étude vietnamienne estime que 16 millions de personnes ont été au contact de l’Agent Orange depuis le début des épandages. Des chiffres qui ne tiennent pas compte des innombrables victimes ayant développé des pathologies incurables ni des effets tératogènes sur les nouveau-nés depuis trois générations, tandis que la quatrième arrive. Des millions de victimes passées, présentes, et à venir par le biais de la chaîne alimentaire sans que l’on sache quand ni si cela s’arrêtera un jour.

 Je ne jette pas la pierre aux journalistes que la vitesse du temps accapare. Et mieux vaut tard que jamais. Les journalistes sont les alliés naturels des victimes (de toutes) pour porter à la connaissance de l’opinion publique l’abomination d’un des plus grands crimes de l’Histoire de l’humanité, jusque-là tenu sous silence.

 

André Bouny, pt du Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange, auteur de « Agent Orange, Apocalypse Viêt Nam  », Éditions Demi-Lune, 2010, Paris : http://www.editionsdemilune.com/agent-orange-apocalypse-viet-nam-p-33.html#Description-du-livre



11 réactions


  • Robert GIL ROBERT GIL 17 août 2012 09:23

    Nul besoin ici de mentionner tous les crimes médiatiques commis par les médias tant la liste est longue et presque sans fin....mais celui qui controle les medisa controle les esprits :

    http://2ccr.unblog.fr/2012/06/19/crime-mediatique-et-desinformation/


    • Croa Croa 17 août 2012 23:40

      Et dispose des pouvoirs smiley


    • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 20 août 2012 16:50

      Ceci est surtout à ranger dans la longue liste de crimes contre l’humanité commis par nos soi-disant démocraties, une longue liste de génocides commis dans le silence des médias. Oui il y a complicité de crime, mais il y a eut aussi et avant cela crime industriel puisque Monsanto n’avait même pas prévenu l’armée US de la toxicité de l’agent Orange ce qui fait qu’il y a eut aussi beaucoup de victimes dans l’armée US.
       Monsanto a continué même de nos jours à minimiser la toxicité des produits à base de dioxyne comme le Round-up. Lire pour cela l’effrayant bouquin de MM Robin « le monde selon Monsanto » tout y est bien expliqué. Bravo à l’auteur de l’article et lisez son très bon bouquin :

      « Agent Orange, Apocalypse Viet Nam », d’André Bouny, Editions Demi-Lune, 2010.

      Ecoutez aussi l’émission de P Pesnot Mrs X sur l’agent Orange :

      http://www.franceinter.fr/emission-rendez-vous-avec-x-saison-2011-2012-l-agent-orange-au-vietnam


  • alinea Alinea 17 août 2012 13:51

    J’ose penser qu’il y a plus en plus de gens, informés ailleurs, qui ne se laisseront plus « avoir » par le discours dominant ; mais ce n’est pas encore chose faite, parce que, sur un point donné, les consciences ont pu s’éveiller, mais pourront encore demain plonger dans le mensonge d’une autre.
    Néanmoins, il y a du progrès, c’est sûr.
    Merci pour cet article qui rappelle l’immorale arrogance des US, et consort.


  • ALasverne ALasverne 18 août 2012 09:51

    L’article met met le doigt sur le problème majeur des médias avec un exemple frappant et bien explicité.
    Cependant, il tombe un peu dans le travers de ces mêmes journalistes de « grands » medias.
    Il ne remonte pas aux causes. La capacité, l’autorisation de fabriquer des armes terrifiantes et le refus systématiques des USA de signer toute interdiction d’armes - mines anti-personnel, etc - ou de limitation - ils ont sciemment stoppé les pourparlers pour la limitation des armements nucléaires et ont développé le bouclier anti-missile. Ils continuent en développant une logique géo-stratégique de domination et d’affrontement que les medias dominantes n’appellent pas impérialisme.


  • le poulpe entartré 18 août 2012 09:53

     L’auteur dont l’engagement individuel est manifeste et bien réel, se fait il un peu emporté par sa fougue ?

    "Lors de cette inauguration, les responsables du chantier ont proclamé que 73 000 m³ de terre seraient chauffés«  : ce qui pourrait à priori être une bonne nouvelle est en fait une catastrophe à double détente. En effet, l’implantation de ces fours de haute capacité devrait bien se faire quelque part.

    En admettant, le problème de l’emplacement résolu : combien d’habitation se situent dans un rayon de trente kilomètres ? Combien d’hectare de terre cultivables à destination de l’alimentation humaine ou animale, existent ils ? Questions en vue de la préparation à une évacuation sanitaire car la destruction de la molécule de la dioxine est un processus très délicat.

    Chauffer les mètres cubes de terre dans un four de type à béton (par exemple) serait en effet une connerie sans nom. Pour quelles raisons se demande l’internaute ? La destruction de la molécule ne peut se faire qu’à plus de 900°. Très bien alors dirait le Landru du coin : alors enfournons ! Erreur fatale ! ! Si l’on obtient pas les 900 degrés immédiatement, on obtient pour résultat la vaporisation de l’eau contenue par les mètres cubes de terre chauffés ( le »cake") et donc la dispersion de la dioxine par ce vecteur. Autrement dit, on contamine une région qui était peut être saine au départ, avec un panache de fumées et de vapeurs hautement toxique. Vous imaginez sans peine le désastre pour l’homme comme pour la nature (chaine alimentaire). A titre indicatif : les fours à béton n’atteignent pas INSTANTANEMENT les 900° requis. 

    Quel outils alors se dit Melchior, pour éliminer cette molécule indestructible dans le milieu naturel ? On va changer de méthode en ayant recours à des réacteurs d’avion. Pas con, se disent les as du bar des aviateurs. Pas de chance ! C’est loin d’être gagné et pour cause.
    Un réacteur d’avion utilise du kérozène qui pourrait très bien faire office de solvant pour extraire la dioxine des milliers de tonnes de terre. On l’introduit dans les réservoirs et le tour est joué ? Pas tout à fait, hélas. Dans un réacteur d’avion la plages des températures s’étale de +1200° à 1800° dans la chambre de combustion mais il s’agit là de pointes et non d’une température constante. Un réacteur engouffre une quantité énorme d’air pour fonctionner (c’est un de ses principes) et donc les 900° constants et omniprésents ne sont pas garantis.

    Bref, on en est au point de départ. Cette molécule est vraiment une vérole innommable. On remerciera l’industrie chimique américaine au passage.

    Volet qui n’a pas été abordé : le coût réel du projet. Combien de litre de solvant faudra t il employer pour recueillir la dioxine de dizaine de milliers de mètre cube de terre ? Combien de temps faudra t il, en faisant voler des avions pour bruler à la BONNE température ces solvants mortels ? Combien cela va t il coûter ? A titre indicatif, une piste : on comptera en milliard d’euros. En quatre années ? ? ? Ce sont évidement des conneries et l’auteur l’a bien compris : (ceci en 4 années, donc jusqu’en 2016. Cependant, à seule fin de rétablir les choses à leurs justes proportions, il suffit de prendre une calculette pour constater que ce chiffre ronflant, repris lui aussi à l’unisson par les médias, représente seulement 3 hectares sur 2,5 mètres de profondeur (alors qu’il conviendrait de parler des fonds des rivières et des lacs, des nappes phréatiques et aquifères bien plus profondes où l’on retrouve effectivement la dioxine). Autrement dit, la petite partie de l’aéroport de Danang qui fait la Une de l’actualité internationale est un « confetti » au regard des millions d’hectares ayant subi les épandages d’Agent Orange.)

    " De plus, la dépollution de ce « confetti » ciblé (qui est une forme de reconnaissance implicite de responsabilité, tout comme la vague de publicité qui lui est faite) n’est-elle pas motivée par les intérêts géostratégiques de la région ? " Bien sur que SI, il s’agit de faire pièce aux chinois qui s’implantent à vitesse grand V.

    Savez vous combien de directeur de société américaines se sont rendus avec G.W. Bush au Vietnam avec lui, lors de sa visite officielle (avant de partir) ? DEUX MILLE, vous avez bien lu deux mille ! Et François Fillion alors ? Juste les potes pour faire un voyage gratuit sans frais. Esprit d’entreprise ? Aux abonnés absents.

    Cette opération c’est du GREEN WASHING de la comme de monoprix et une tentative (grotesque d’ailleurs) de camouflage de tous les crimes de guerre et contre l’humanité commis.


  • Serpico Serpico 18 août 2012 15:41

    Décidément, l’Occident est une vraie pourriture.


  • pierre60 pierre60 18 août 2012 16:16

     Le nettoyage concerne l’ancienne base US de Cam Ranh.

    En fait, les “cousins”, desireux de recuperer au plus vite leur base de Cam Ranh, nettoient surtout pour que les GI n’attrapent pas de maladies.

    Les Etatsuniens ne sont pas plus fragiles que les Vietnamiens, mais quand ils portent plainte, ca coute plus cher au budget de l’Etat.

    Les Vietnamiens malades (ou mort), eux, ne coutent rien.



    http://www.nytimes.com/2012/08/10/world/asia/us-moves-to-address-agent-orange-contamination-in-vietnam.html?_r=1&ref=world

    Decades on, U.S. Starts Cleanup of Agent Orange in Vietnam

     

    http://www.csmonitor.com/Commentary/the-monitors-view/2012/0808/US-Vietnam-Agent-Orange-clean-up-sets-a-model

    The cleanup, which begins Thursday at the former US military base of Da Nang


  • easy easy 19 août 2012 11:05


    La responsabilité des EU sur la pollution par l’agent orange, du point de vue des très nombreux Vietnamiens non directement touchés (enfants malformés) a été, dès le lendemain du départ des Américains, mise en perspective avec le problème chinois.

    La Chine est une très grande menace.

    Elle a bouffé le Tibet en s’appuyant sur une ancienne allégeance de ce dernier. Le Japon n’a jamais fait allégeance à la Chine mais le Vietnam oui, pendant 900 ans. 

    Le Vietnam et Taïwan sont les secteurs les plus menacés par cette historicité que la Chine actuelle sait faire valoir en ne renonçant pas à son archéologie, à sa muséologie.

    (Hitler aussi s’était servi de l’histoire de l’empire romain germanique pour revendiquer une allégeance à lui de tous les Européens)


    Il n’y a plus d’option militaire pour le Vietnam face à la Chine d’aujourd’hui. 

    Il lui reste deux options. 
    Soit faire le deuil de sa souveraineté et se laisser siniser à la manière d’autrefois, la Chine lui laissant sans difficulté une belle autonomie domestique. Ce qui peut se passer sans le moindre coup de feu et qui ne changerait pas significativement la vie des Viets, en tous cas pas brutalement. 
    Soit refuser son intégration à la Chine en invitant les Américains à s’installer les premiers.
     
    Se siniser ou s’américaniser. 

    Epouser un de ses deux ennemis.


    Avant 1975, les Viets se voyant encore une mince possibilité de vivre de manière libérale selon l’esprit de Tran Van Van et de son fils Tran Van Ba, ils n’auraient jamais voulu épouser la Chine à la Mao.

    Mais ça fait maintenant 37 ans que les libéraux qui y végètent subissent un régime communiste. Pour eux, des épousailles avec les EU sembleraient certainement plus heureuses pendant que des épousailles avec la Chine n’aggraveraient pas leur désespoir et leur offriraient de voir partir quelques dirigeants qui les révulsent. 

    Entre 1965 et 1975, les Américains avaient séduit énormément de Saigonnais en raison des flots de dollars que les GI’s en goguette injectaient dans l’économie. Richesse que ressentaient directement les vendeurs de cigarettes, les patrons de bars, les cyclo-pousse...Ces charmés de l’Amérique sont pour beaucoup partis du Vietnam autour de 1975 mais il en reste et il y a encore qui, sur place, reçoivent des aides de la diaspora installée en Amérique, en Occident.

    Pendant que la politique menée par les vainqueurs communistes, après 75, a tellement dégoûté les Viets libéraux et même des Viets communistes naïfs, qu’il s’en était suivi la plus grande émigration politique de l’histoire (commise à grand risques sur des barques jetées dans une mer sans la moindre berge avant 1000 km)

    Même le plus communiste des Viets se voit aujourd’hui emmerdé, emprisonné, rançonné, tué par les Chinois s’il est pêcheur en mer au-dessus du 16ème parallèle. Et s’il n’est pas directement concerné car non pêcheur, il ne peut être que très vexé par les démonstrations de force qu’inflige la Chine dans les Paracels, par sa mise en vente de blocs maritimes pétrolifères relevant pourtant de l’espace Vietnamien.


    Sachant que depuis 1975, celui qui humilie le Vietnamien est bien plus souvent le Chinois que l’Américain, tout green washing, qu’il soit commis par les Américains et pourquoi pas par les Chinois, n’est que cosmétique bien comprise par tous pour débattre de qui aura la mariée



    Au regard de quoi, la problématique de l’agent orange n’est plus, pour les trois protagonistes Vietnam, Chine, EU, qu’un des éléments d’une dot, l’espace maritime vietnamien, étendu au 200 milles marins (370 km) pour ses droits d’exploitation, en étant un autre

    On retrouve la théorie des dominos mais plus axée sur les ressources matérialistes que sur les idéologies politiques ou religieuses 
     


  • Marcel Chapoutier Marcel Chapoutier 20 août 2012 16:01

    C’est vrai que contrairement à ce que disent pas mal d’ahuris sur le net, à propos de la Syrie (ou de la Lybie) par exemple, les média pratiquent à 99% la désinformation par la méthode du silence, la non-information sur les sujets un peu trop brûlants, une spécialité appelée plus communément le

     MENSONGE PAR OMISSION

    On connait ça très bien dans notre pauvre pays depuis longtemps, en ce qui concerne les guerres coloniales (et post-coloniales) qui ont fait plusieurs millions de mort, dont on ne voyait rien ou presque rien dans les médias (ou ce que l’on voulait bien laisser passer) beaucoup de journalistes spécialisés et d’historiens n’ont jamais entendu parler de la guerre qui a eut lieu au Cameroun dans les années 60 (300000 morts), par exemple.

     Le grand climax de cette méthode imparable de désinformation, a été chez nous le grand silence qui a accompagné le génocide au Rwanda en 1994. Un million de gens massacrés dans un black out médiatique presque total (au 3ème mois du génocide on a commencé à en parler un peu avec la soi-disant intervention humanitaire de l’armée française baptisée Turquoise qui n’était en fait qu’une opération militaire destinée à limiter l’avance du FPR et de permettre aux génocidaires de fuir).

    Pourquoi ce silence sur le Rwanda ? Et bien tout simplement pour taire la complicité active du gouvernement français dans ce génocide, tout simplement...(Que vous voulez que ce soit d’autres ? En plus cela constitue une preuve de plus).

    En 1994 internet balbutiait, maintenant le même silence serait impossible, on ne peut plus massacrer 1 million de civils sans que ça éclate de partout, les médias classiques seraient obligés de suivre et perdraient le peu de crédibilité s’ils n’embrayaient pas rapidement derrière internet...

    VIVE LE OUEB LIBRE ET INDÉPENDANT !


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