samedi 24 avril 2010 - par Lucilio

Journée de la Terre

Le génie humain et la technologie ont non seulement élevé les standards de vie, mais aussi nous ont permis de récupérer notre environnement. Pourquoi ne pas célébrer plutôt cela ?

Aujourd’hui, cela fait 40 ans qu’est né un des rituels de l’écologisme. Le jour de la Terre fut, en effet, célébré pour la première fois le 22 avril 1970, lorsque le sénateur américain Gaylord Nelson encouragea les étudiants à mettre sur pied des projets de sensibilisation à l’environnement dans leurs communautés. Au vu de la couverture médiatique attachée à cet événement depuis des décennies, on pourrait penser que la Terre se trouve en danger imminent et que l’Humanité elle-même se trouve au bord de l’extinction. Et tout cela à cause de la technologie. Rien de plus éloigné de la vérité.
 
Pour commencer, ce genre de commémoration fait l’impasse sur un fait important, à savoir que l’hospitalité de la Terre, que les écologistes donnent pour acquise, n’existe que grâce à la technologie. Les alarmistes de l’environnement comprennent tout à l’envers. Si quelque chose risque bien de mettre la Terre et l’Humanité en danger, c’est bien l’obstruction face à la science et au progrès des plus radicaux d’entre eux. Alors que c’est la technologie même qui fournit les outils nécessaires à la protection de la nature. Par exemple, c’est la mécanisation industrielle qui a permis de cultiver et nourrir chaque fois plus de monde en exploitant chaque fois moins de terre et favoriser ainsi le reboisement dans les pays développés. Ou encore, c’est l’amélioration des techniques de chauffage qui a permis d’éliminer la pollution par les suies qui plombaient le ciel des villes au 19e siècle. Le génie humain et la technologie ont non seulement élevé les standards de vie, mais aussi nous ont permis de récupérer notre environnement. Pourquoi ne pas célébrer plutôt cela ?
 
Ainsi les mouvements écologistes se méfient généralement de la technique et sont attirés par trois idées discutables : le « développement durable », le « principe de précaution » et l’intervention de « tierces personnes intéressées ».
 
L’idée qui se trouve derrière le « développement durable » serait de minimiser l’usage des ressources naturelles non renouvelables de manière à ce qu’il en reste suffisamment pour les générations suivantes. Cela paraît sensé : qui serait en faveur d’un « développement non durable » ? Mais comme le rappelait souvent le grand économiste Julian Simon, les ressources sont des œuvres de l’Homme, pas de la Nature. Celui qui aujourd’hui trouve du pétrole dans son champ saute de joie alors que son aïeul se serait lamenté et aurait juré dans toutes les langues contre cette huile poisseuse qui ruinait ses cultures. D’aucuns peuvent critiquer à volonté notre dépendance au pétrole. Mais dans les conditions actuelles, consommer du pétrole est la chose la plus raisonnable du monde. Un jour, si on laisse les agents opérer librement sur le marché, apparaîtra celui qui découvrira ou développera une source d’énergie plus efficace que le pétrole. Après cela, les générations futures, plus riches que nous, n’auront plus besoin du pétrole. De sorte que l’on se demande bien pourquoi il faudrait dès lors se priver aujourd’hui et nous appauvrir à coups de régulations inutiles.
 
Le « principe de précaution », quant à lui, semble, à première vue, également être une bonne idée : on ne doit pas autoriser quelque chose de neuf jusqu’à ce soit démontré son innocuité. Sauf que cela veut simplement dire : « Ne faites jamais rien pour la première fois. » Ni le feu. Ni la roue. Ni la fonte des métaux. Ni la pharmacopée. Ni les engrais. Ni le moteur à explosion. Ni rien.
 
Enfin, la participation de « tierces personnes intéressées » peut se résumer à permettre aux mêle-tout de s’immiscer dans des transactions privées. Comme quand certains, en faisant pression sur leurs gouvernements, se mêlèrent de faire interdire l’utilisation du DDT – qui durant des années avait sauvé la vie de millions de personnes de la malaria – parce qu’elles se considéraient plus « concernées » par la protection de l’environnement que celle de vies humaines.
 
Au final, les premières victimes des ces idées erronées sont toujours les plus pauvres. Nous, riches occidentaux, pouvons nous permettre beaucoup de stupidités. Mais ceux qui vivent dans le Tiers-monde se trouvent souvent à la limite de la survie. De sorte que tout ce qui retarde le progrès technique et, partant, économique – y compris des mesures supposées « contenir » un hypothétique réchauffement climatique – conduira les personnes les plus vulnérables de la Terre à souffrir de très dures privations. Ceux qui ont vraiment le soucis de l’Humanité devraient donc plutôt célébrer la Journée du Progrès économique. Et pour conclure, juste une question : est-ce vraiment par hasard que Gaylord Nelson choisit, exactement un siècle plus tard, le même jour que la date de naissance de Lénine pour rendre culte à la Terre Mère ? 


19 réactions


  • Francis, agnotologue JL 24 avril 2010 10:32

    C’est l’homme qui « terraforme » la terre pour la rendre vivable, mais c’est l’homme qui s’y oppose.

    Rien de nouveau dans la pensée binaire de lucilio : il y a les gentils et les méchants. Lui il est gentil !


  • foufouille foufouille 24 avril 2010 10:59

    encore du grand n’importe quoi
    balancer ses dechets radioactifs ou vider sa cuve de mazout en haute mer est bien
    seul le pognon interesse les plus riches
    du momment que la pollution est pas a cote de chez eux


  • sonearlia sonearlia 24 avril 2010 11:20

    • sonearlia sonearlia 25 avril 2010 00:36

      Rappelons que si les taux des produits toxiques sont minimes, certaines substances s’accumulent dans les tissus. C’est le cas du DDT et de nombreux biocides liposolubles : des vaches ingérant des fourrages contaminés par une dose minimale de DDT et ne présentant aucun signe d’intoxication produisent un lait suffisamment contaminé pour provoquer des troubles nerveux chez des veaux encore à la mamelle. Le Quid (1995) rapporte qu’en Grande-Bretagne, en 1984, on a décelé des traces de DDT dans des choux de Bruxelles cultivés sur des terres traitées au DDT vingt ans auparavant ! Ce n’est donc pas toujours la dose qui fait le poison et en matière de DDT c’est le DDT qui fait le poison. Le DDT épandu par avion durant plusieurs années consécutives pour la démoustication de certains marais de Long Island ne présentait que de faibles concentrations afin d’éviter tout effet toxique pour les poissons et la faune en général. On note pourtant aujourd’hui des indices de composés organochlorés non biodégradables (DDT) dans l’organisme des mammifères du Grand Nord canadien, ainsi que dans celui des manchots de l’Antarctique ! On sait que les neiges qui tombent dans les zones centrales de l’inlandsis antarctique sont contaminés par le DDT, alors que cet insecticide ne fut utilisé qu’à une distance de plus de 4000 km de là ! En milieu terrestre, les lombrics accumulent le DDT à un taux 150 fois supérieur à sa concentration édaphique. Certaines huîtres ont, de cette façon, accumulé le DDT dans leur tissu à une concentration 70 000 fois supérieure à celle de l’eau de mer dans laquelle elles étaient cultivées. Des moules ont concentré de la même façon et 300 000 fois les BPC (biphényles polychlorés) (Source : Encyclopaedia Universalis, 1988). Avec une demi-vie de 15 ans, la persistance du DDT est assez effrayante. Ainsi, si l’on en pulvérise 10 kilogrammes dans un champ, 15 ans après, il en restera 5 kilogrammes, après 30 ans 2,5 kilogrammes et ainsi de suite. Et son utilisation intensive favorise la sélection de moustiques résistants. Les risques cancérigènes du produit, quant à eux, n’auraient pas été prouvés.

      C’est issus du lien ci-dessus, mais c’est vrais que c’est un peu long a lire...


  • jef88 jef88 24 avril 2010 12:33

    A quand la journée sans terre ?


  • Pyrathome pyralene 24 avril 2010 13:25

    Vivement la journée sans néo-libéralisme....
    Encore un cargo d’inepties et de foutage de gueule.....
    Yen a beaucoup des fous échappés de l’asile ,comme ça ??


  • olive17 olive17 24 avril 2010 14:15

    Il apparait que lucio n’est qu’un fuckin’ troll.


    Je suis moi même désespéré de lire ses articles....


  • Francis, agnotologue JL 24 avril 2010 14:22

    Les gens comme lucilio sont des terroristes de la pensée chargés d’occuper le terrain des débats en rendant par leurs excès et renversements de sens, toute discussion impossible. Ce faisant, ils neutralisent cet espace citoyen.

    La survie d’Agoravox en passe certainement par leur volonté. Il serait intéressant s’avoir un débat sur ce sujet - si c’est possible. Ce débat devrait être initié par l’équipe d’Agoravox afin d’assurer une neutralité, relative évidemment.


    Ceci dit, la politique éditoriale à ce sujet est singulièrement opaque.


    • Pyrathome pyralene 24 avril 2010 15:26

      Bof , à raconter autant de sottises et d’idioties , voire de provoc , il se ridiculise tout seul sans l’aide de personne , c’est un lanceur de pavés dans la mare ou un garnement qui sonne et qui s’enfuie après en courant , un individu pitoyable et juvénile.... il nous fait bien rire smiley c’est déjà ça...


    • Francis, agnotologue JL 24 avril 2010 20:35

      Lucilio fustige le principe de précaution. Je ne pendrai pas parti ici, pour ou contre mais je ferai savoir ce qu’en dit Naomi Klein dans son ouvrage : « La stratégie du choc ».

      Dans le processus visant à sous-traiter aux corporations toutes les attributions de l’armée qui sont privatisables, le principe de précaution aux US en matière de défense nationale est appelé par Naomi Klein « la doctrine du 1% de Cheney ». Je cite :

      « Il n’est pas nécessaire de prouver qu’une menace est réelle pour justifier une réaction d’une ampleur totale : s’il existe 1% de risque qu’une menace soit fondée, le Etats-Unis doivent réagir comme si elle l’était à 100%. Cette logique s’est révélée particulièrement payante pour les fabricants de dispositifs de détection de pointe. C’est ainsi que le secrétariat à la sécurité intérieure, simplement parce qu’il a imaginé la possibilité d’un attentat à la variole, a versé un demi milliard de US$ à des entreprises afin qu’elles mettent au point du matériel de détection pour une menace jamais avérée.

      En 200 il existait deux cabinets de lobbying axés sur la sécurité ; au milieu des années 2006, ils étaient 543.

      En 2003, l’administration Bush affecta 327 mds US$ à des marchés passés à des entreprises privées - soit près de 40 cents par dollar disponible »"

      Et ce que j’ai rapporté là n’est qu’un détail parmi toutes les révélations sur le sujet qu’on trouve dans cet ouvrage.


    • Francis, agnotologue JL 24 avril 2010 20:35

      @ mage, Lucilio parle du principe de précaution comme d’une calamité. Je vous invite en fin d’article à lire ce qu’on peut lire à ce sujet dans « La stratégie du choc » de Naomi Klein.


    • Apple 24 avril 2010 21:04

      Pyralène, le clown dans cette histoire c’est bien toi puisque tes commentaires, tous axés sur l’invective et la calomnie, sont vides de sens.

      Celui qui fait honte à Agoravox ce n’est pas Lucilio. smiley


  • eric 24 avril 2010 15:29

    Dans cet article ci je vous trouve un peu tiède par rapport à d’habitude. Pourtant, dans le kaléidoscope de particules brisées et en miroir, se reflétant les unes les autres de la gauche contemporaine, les écolos alteros citoyens ont considérablement renouvelé le stock d’oxymore et de pléonasmes qui ont toujours caractérisé leur pensée. Entre « la décroissance durable et forte créatrice d’emploi, la non violence civile citoyenne, il y avait de quoi rigoler plus loin.
    Sans parler des controverses de fond entre vert anglais et français. D’accord sur la surabondance des renards en zone péri urbaine,ils sont les uns et les autres prêt à éliminer les goupils surnuméraires. Mais les premiers ont exigé un gazage humanitaire ( le stress et le petit cœur battant du pauvre animal poursuivi par un aristo) sans se demander si il était vraiment souhaitable d’injecter à tout va des gaz létaux en sous sol. Les seconds, le droit de chasse fait parti du modèle social français et constitue un acquis de la grande révolution, et sa contestation une assurance de perdre des voix, sont au contraire parvenus à demander l’interdiction des gazages, qui nous rappelle » les heures les plus sombres de notre histoire.
    Comme tous ces braves gens suivent avec retard les américains,, il n’est pas inintéressant non plus de mentionner le programme informatique qui prouve, datation des squelettes à l’appui, que c’est l’homme qui a fait disparaitre le mammouth d’Amérique du nord. Comme on sait que sur le plan technologique, la pointe de silex a le plus grand mal à percer le cuir du susdit, l’explication est que la gestation de la mammouth (e) est longue et que la pauvre à besoin de calme. C’est l’agitation humaine environnante, déterminant des fausses couches qui en fin de compte aurait entrainé la disparition. Donc, hors technologie, c’est l’existence même de l’homme qui pose problème à l’écolo conséquent. D’ici à proposer une solution finale à la sauvegarde de la nature on voit bien qu’il n’y a qu’un pas...


  • eric 24 avril 2010 17:15

    Leon, je rend hommage à la modération de votre commentaire.
    Je regrette que vous ne développiez pas votre idée de seuil, dont je supose qu’elle ourrait donner lieue à des controverses intéressantes.
    Je pense que vous ne comprenez pas entièrement comment fonctionnent les gens qui gagnent de l’argent. On peut le faire avec tout, y compris les économies d’énergie, la préservation de la nature et des ressources et le développement durable, si il y a une vraie demande populaire dans ces secteurs. La part de capital investit, de savoir, de travail de gestion de marketing de commercial et d’impots dans tous les produits est toujours plus importante que la part de ressources naturelles, et en général, moins, il y a de ces dernières et plus des précédentes, plus on gagne d’argent.


  • sisyphe sisyphe 24 avril 2010 17:48

    Si quelque chose risque bien de mettre la Terre et l’Humanité en danger, c’est bien l’obstruction face à la science et au progrès des plus radicaux d’entre eux. Alors que c’est la technologie même qui fournit les outils nécessaires à la protection de la nature.

    Comme viennent de le prouver les conséquences de l’éruption du volcan islandais... ou encore le tsunami..
    Ou également les déchets nucléaires, véritable bombe à retardement
    Ou bien les dégâts liés à la pollution des terres, des nappes phréatiques, de l’air, grâce aux produits chimiques...

     smiley smiley

    Un nouveau tour de piste du clown Lucilio : préparez vos seaux d’eau..
     smiley


  • ZEMBLA 26 avril 2010 12:15

    @Lucilio

    HI HAN , HI HAN, revoilà Simplet !
    Cher Lucilio, vous devriez savoir que les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Sachez que les Avociens n’ont que faire de votre prose frelatée, et ne se donnent même plus la peine de lire vos resucées nauséeuses, les « opinions » que vous défendez n’étant hélas que trop bien représentées dans l’espace public et médiatique, colonisé par la pensée unique de « l’ordre marchand » dont vous n’êtes qu’un loufiat servile et pathétique . Mais bon, en fin de compte vous faites bien rire tout le monde et c’est l’essentiel, non ? . 
    Pourquoi ne pas proposer vos services à Claude Allègre par exemple ? Votre avenir y est sûrement plus assuré que sur AGORAVOX . 
    Un dernier conseil  : Faut pas jouer les maîtres quand on est qu’un larbin !


  • Lorenzo extremeño 26 avril 2010 22:06

    Il est surement inutile de recommander á Lucilio la lecture du livre de Hervé Kempf
     dans la collection essais/ points Seuil (nº 611) mais sans doute d’autres ici, sous son
    article y trouveront matiére á réflexion.

    Son titre ?

    « Comment les riches détruisent la planéte »  smiley


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