mardi 3 décembre 2019 - par rosemar

L’école républicaine : une complète inversion des valeurs...

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Je viens de terminer la lecture de l'ouvrage de Michel Onfray, Le chemin de la Garenne : Onfray évoque ses souvenirs d'enfance et notamment l'école républicaine de son époque...

Et, ce faisant, il met en évidence une inversion totale des valeurs de cette école...

 

Onfray fait appel à ses souvenirs d'enfant :

Il a connu "les plumes Sergent-Major, les pâtés sur le papier gratté, les encriers remplis par les bouteilles d'encre violette, les coups de règle sur les doigts en cas d'indiscipline, par exemple, pour un mot échangé à voix basse, les cartes de géographie pendues au mur, la bibliothèque avec de véritables livres et non des productions dites pour enfants..."

 

Il a connu, "avant d'entrer dans la classe, l'inspection de propreté des mains, des ongles, des oreilles... en cas de crasse ou d'ongles noirs, la gifle partait sans prévenir... et le contrevenant allait laver tout ça dans les lavabos qui précédaient l'entrée de la classe."

"Quiconque se serait plaint à ses parents s'en serait pris une seconde à la maison..."

 

Mais qu'est devenue cette école ?

Finie l'autorité du maître, disparue l'estrade sur laquelle l'enseignant délivrait son savoir.

Eh oui, le maître ne doit plus montrer qu'il domine les élèves... tout est égalisé...

 

Finis les rapports de confiance entre le maître et les parents. De nos jours, les parents porteraient plainte pour une gifle et l'enseignant serait convoqué au poste de police.

Fini le tableau noir...

Finie l'analyse logique qui permettait aux élèves de comprendre le fonctionnement de la langue.

 

Tout a été bouleversé.

Comment, dès lors, s'étonner des difficultés que rencontrent les enseignants ?

Leur autorité est sans cesse battue en brèche par les parents, les élèves, la hiérarchie, les inspecteurs.

 

On peut reprocher à l'école d'autrefois d'avoir été trop stricte, trop rigide, mais à l'inverse, elle est devenue trop laxiste.

 

On a admis les bavardages, on les a même parfois encouragés, on a mis l'élève sur un piédestal : il a tous les droits, il faut le ménager. Les punitions sont mal vues.

On a voulu, dans nos sociétés, préserver à tout prix l'enfant, le protéger, considérant, parfois, la punition comme une humiliation, pourtant, l'enfant se doit, comme l'adulte, de respecter des règles de vie, il se doit d'écouter en classe, d'apporter ses livres, de suivre les cours.

Le règne de l'enfant roi a fait des ravages...

L'éducation à la discipline commence aussi à l'école : il convient de la restaurer.

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Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2019/11/l-ecole-republicaine-une-complete-inversion-des-valeurs.html

 



47 réactions


  • Clark Kent Séraphin Lampion 3 décembre 2019 08:28

    Michel Onfray est né le 

    janvier 1959

    à mon avis ce qu’il raconte, ce sont les souvenirs de ses parents

    mais peu importe

    tout ça, c’est à cause de Vatican 2 : les estrades ont été supprimées en même temps que les autels ont changé d’orientation, et la grammaire est devenue relative quand la messe n’a plus été dite en latin

    vous devriez vous rapprocher de Mgr Lefèvre, Rosemar, vous rapprocher des gardiens des vraies valeurs, celles des hussards noirs de la 3ème république formés par les jésuites.


  • Clark Kent Séraphin Lampion 3 décembre 2019 08:31

    j’oubliais : la blouse grise a disparu en même temps que la soutane et que les cornettes des bonnes sœurs

    tout fout le camp, ma pauv’dame


    • rosemar rosemar 3 décembre 2019 12:25

      @Séraphin Lampion

      Ce n’est pas la blouse grise qui importe, mais le respect de l’enseignant et de son autorité.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 3 décembre 2019 12:45

      @rosemar

      ... pareil pour la soutane ?


    • rosemar rosemar 3 décembre 2019 12:38

      @Tall

      Les violences contre les enseignants sont en augmentation. Si la plupart relève d’insultes, menaces et diffamations, les agressions physiques sont encore fréquentes.


    • pemile pemile 3 décembre 2019 14:12

      @Aita Pea Pea « Bref t’es mal barré. »

      Je suis aller voir sur son site pour comparer avec le beauceron, résistant, puissant, qui aime le travail, intelligent et fort caractère, comme leur maitre smiley

      Tu crois que Cadoudou à des oreilles fragiles d’épagneul ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 décembre 2019 14:25

      @pemile

      Fort caractère...comme Cadoudal. Lol vrai qu’il faut savoir les maitriser. Un bas rouge heureux est a la cambrousse qui fait son job de bouvier. J’en ai eu un et connu d’autres...un chien chat .


    • mmbbb 3 décembre 2019 20:57

      @rosemar certes les extremes ne sont jamais bonnes , mais auparavant ces petits maitres ces petits pions ces petis cadres tous ces petits cretins exerçaient un petit pouvoir : l autoritarisme .Vous avez aussi oublie le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le cure et qui n osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents A cette epoque que vous chérissez tant , rien ne se disait , tout etait cache Si ce sont ces valeurs que vous regrettez , je vous laisse a cette nostalgie pestilentiel. Je n ai jamais bien compris et accepte cette generation d apres guerre qui nous cassait les couilles avec les brimades subies sous l occupation et qui n avait guere de sollicitude et appliquait a un moindre degre les memes comportements . J avais connu jadis une collegue partie a la retraite desormais , une fille d une tres grande gentillesse et ayant ete a l internat des bonnes soeurs apres la guerre , Allez basta , je ne commenterais pas c est inutile , mais les institutions ne sont pas forcément respectables . Vous devriez ecrire dans le FIG , vous seriez adulé ,


    • Et hop ! Et hop ! 3 décembre 2019 21:39

      @mmbbb : «  Vous avez aussi oublié le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le cure et qui n osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents »

      Vous avez aussi oublié le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par l’instituteur et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Et le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le maire et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Et le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le gendarme et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Et le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par l’officier d’état civil et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Et le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le garde-champêtre et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Et le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par le boulager et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.

      Vous racontez n’importe quoi.


    • mmbbb 3 décembre 2019 21:55

      @Et hop ! reprenez les affaires recentes de pedophilie dans l eglise , desormais rien ne peut se cacher !  Je vous laisse a votre cécité intellectuelle de bon catho obtus ! Les cathos honnêtes reprocherent a Jean Paul II de ne pas avoir fait le menage , le Pape Francois l a fait contraint et force !  Donc auparavant notamment dans les villages , rien ne se disait ou si peu !  Je ne suis pas ne de dernier pluie gros benet ! 


    • mmbbb 3 décembre 2019 23:15

      @CLOJAC c est du beau ! 


    • mmbbb 3 décembre 2019 23:42

      @ Et Hop «  Vous avez aussi oublié le mioche du village qui pouvait se faire enfiler par l’instituteur et qui n’osait rien dire de peur de se prendre une torgnolle par ses parents.  » 
      Affaire de pedophilie dans l educ 
      https://www.leprogres.fr/rhone-69-edition-est-lyonnais/2019/06/26/enseignant-pedophile-des-familles-deposent-plainte-contre-l-education-nationale

      Auparavant cette affaire aurait pu etre etouffée 

      Affaire parmi d autres affaires 

      Donc avant de sortir des affirmations peremptoires , on enquête , bouffi 


    • Et hop ! Et hop ! 4 décembre 2019 19:20

      @mmbbb

      Ben vous voyez, il n’y a pas que des prêtres qui sont pédophiles, et dont la hiérarchie est accusée de couvrir les crimes. 

      Il y a malheureusement des pédophiles dans tous les métiers qui s’occupent d’enfants, en particulier les foyers d’enfants déficients (affaire des disparues de l’Yonne), les éducateurs de colonies de vacances, les activités périscolaires, et bien sûr dans l’enseignement. Il y a aussi des réseaux de prostitutions d’enfants (affaire des disparues de l’Yonne),, c’est le degré supérieur dans le crime.

      Pour dire vrai, les crimes pédophiles de prêtres, c’est probablement à peine 1 pour cent des cas, peut-être 1 pour mille. D’une part parce qu’ils ont moins d’amoralité que ceux qui revendiquent la libéralisation des moeurs, d’autre part parce qu’ils sont très peu nombreux et souvent âgés. 

      Il y a des collégiennes qui subissent pendant des mois des sévives sexuels ou des tournantes par d’autres collégiens, et la hiérarchie du collège l’ignore.


    • Et hop ! Et hop ! 4 décembre 2019 19:25

      @mmbbb
      Il y a aussi des instituteurs ou autres qui sont accusés à tort d’abus sexuels par des enfants mythomanes ou pervers ou manipulés, et dont la vie est ruinée.
      Il y a aussi dans les divorces des accusations calomnieuses d’inceste pour obtenir la garde exclusive ou une pension.


  • Ruut Ruut 3 décembre 2019 08:43

    Nous avons simplement remplacé les Maîtres par les Maîtresses......

    Nous en savourons chaque jours la valeur ajouté......

    A moins que ce ne soit le programme qui ai aussi changé......

    Visiblement aucune maîtresse ne s’en plein donc cherchons ailleurs.....


  • lala rhetorique lala rhetorique 3 décembre 2019 09:21

    Tout a changé sous Mittérand ; les enseignants se sont vus imposer de faire l’éducation des élèves, et non plus l’instruction... donc en quelque sorte de se substituer aux parents et quand on entend nos gouvernants ou chroniqueurs dire « il faut de la pédagogie, et que les enseignants..... » pour bcp de problématiques du registre de l’éducation à la maison, on se dit que les enseignants n’ont de toutes façons pas le temps nécessaire pour instruire ; surtout avec les vacances après deux mois de travail, hop 15 jours de congés. Il ne faut donc pas s’étonner que le QI des gamins, avec en plus le gavage par l’iphone et ses applications, diminue de façon inquiétante. MAIS ne dit-on pas qu’il vaut mieux gouverner un peuple inculte, et que c’est plus facile que gouverner un peuple instruit ?


  • troletbuse troletbuse 3 décembre 2019 09:47

    Ensuite, on nous donne de plus en plus de réussites au bacc chaque année afin de faire croire que tout roule Et comme le dit Bernard Mabille :

    « Pour ne pas avoir le bacc, faut demander une dispense » 


  • ZenZoe ZenZoe 3 décembre 2019 10:38

    Les enseignants ne voient absolument pas en quoi ils sont responsables de toute la dégringolade. Pourtant ce sont bien eux qui, depuis 68, se sont acharnés à détruire un système qui fonctionnait plutôt bien et permettait encore à des enfants d’origine modeste de gravir les échelons.

    L’attitude d’abord. Je suis de la même génération qu’Onfray et j’ai vu la différence avant et après. Avant, des enseignants certes un peu stricts et à la main leste en primaire, mais toujours bien mis et à cheval sur le respect et les règles, un peu ’’balai dans le derrière’’ même. Après une période de transition, beaucoup (pas tous), surtout les hommes, ont fini par arriver en jeans et chemise ouverte, barbe de plusieurs jours, l’air coooool et parlant un peu comme Renaud avant l’heure. Certains avaient des macarons du PS ou du PC sur leur cartable et leur voiture. Les élèves les trouvaient rigolos. Le déclin s’est amorcé à ce moment-là.

    Il y a aussi eu les nombreuses réformes, dont la réforme syllabique, toutes concoctées, n’en déplaise à l’auteur, d’après les recommandations d’enseignants ou ex-enseignants, syndiqués ou pas, mais toutes farfelues, inutiles et inefficaces.

    Enfin, il y a eu la dérive absolue des syndicats, les grèves, les jérémiades, l’infiltration d’anarchistes ou affilés extrême-gauche, aujourd’hui les identitaires, détruisant le peu de confiance et de respect de la société envers ces faux babas-cool mais vrais dangereux emmerdeurs.

    Les profs peuvent toujours essayer de se défausser sur d’autres (les vilains parents, la vilaine administration, les vilains élèves, toute une vilaine France qui veut leur peau...). Il n’en reste pas moins que tout est venu d’eux, et que ça continue...

    Dommage pour l’ensemble des enseignants qui, j’en suis sûre, essaient de faire correctement leur boulot avec entrain et application. Ils n’ont pas vu que des vers étaient dans le fruit, ils regardaient ailleurs, et maintenant, le fruit est assez pourri.


    • Clark Kent Séraphin Lampion 3 décembre 2019 11:57

      @ZenZoe

      « ce sont bien eux qui, depuis 68, se sont acharnés à détruire un système qui fonctionnait plutôt bien  »

      ce serait pas plutôt les ministres ?
      c’est comme si vous disiez : les Français se sont acharnés à détruire leur industrie et à délocaliser les entreprises !
      Je sais, vous allez me dire que les pauvres patrons ont été obligés de le faire à cause des salauds de salariés qui demandent des trop gros salaires
      vous allez me dire aussi que les ministres sont désignés par des présidents qui ont été élus
      oh, et puis, j’arrête, tiens !


    • Aimable 3 décembre 2019 12:32

      @ZenZoe
      Quand vous êtes nées , j’ étais sorti du primaire mais comme vous l’après 68 m’a donné la nostalgie de l’avant .
      Depuis très longtemps je me suis rendu compte de la qualité de l’enseignement de base de mon hussard qui malgré les 3 classes dans une ,« réussissait » a dispenser son savoir , le très gros problème de cette époque c’est que malgré ses efforts, tous ne prenaient pas le train ou tout au moins s’ils le prenaient ce n’était pas en 1ére classe .
      Quant au punitions , il ne distribuait que des punitions utiles a l’apprentissage , je le sais , puisque j’ai probablement été le plus puni lors de mon passage dans sa classe , même maintenant je me demande encore pourquoi  smiley


    • rosemar rosemar 3 décembre 2019 13:00

      @ZenZoe

      N’importe quoi ! ce sont les ministères qui concoctent les réformes, et les enseignants s’y opposent par le seul moyen dont ils disposent : la grève.


    • Armelle Armelle 3 décembre 2019 13:40

      @rosemar
      « et les enseignants s’y opposent par le seul moyen dont ils disposent : la grève »

      Bah oui, c’est d’ailleurs un aveu de médiocrité pour une corporation d’intellectuels, enseignants de surcroît, car ne pas être foutu de tabler sur le discours qui va bien, argumenté et étayé, c’est plutôt un comble.
      Et d’ailleurs, si votre corporation n’en est pas capable, on ne peut y voir alors que deux raisons ;
      La première serait que votre argumentation ne tient pas et vous n’avez strictement rien dans votre dossier, sinon une nouvelle quête de largesses inavouée et la deuxième est que ce corps en est incapable intellectuellement, ce qui pose question quant au rôle que vous occupez dans notre société

      Rosemar, quand un jour vous vous déciderez, collégialement, vous les enseignants, à demander et ce, pour le bien des élèves, la suppression de cette disposition et consistant à octroyer aux plus avertis, le choix de leur affectation, les jeunes recrues étant elles affectées en zones difficiles, vous pourrez espérer que vos plaintes soient reçues de façon crédible, mais en l’état actuelle des choses, ça s’appelle tout simplement du foutage de gueule 
       


    • rosemar rosemar 3 décembre 2019 13:56

      @Armelle

      Hélas ! Aucun établissement scolaire n’est à l’abri de la violence...
      Prenons l’exemple de Grasse, c’était un établissement plutôt serein où un élève a pris un fusil et blessé quatre personnes. On voit ici qu’aucun établissement n’est à l’abri.

      https://www.ladepeche.fr/article/2017/03/16/2537273-fusillade-dans-un-lycee-a-grasse-plusieurs-blesses.html


    • ZenZoe ZenZoe 3 décembre 2019 14:25

      @Séraphin Lampion
      Je voulais vous retaper la liste des ministres de l’éducation de wikipedia, et puis je me suis dit que vous pouviez allez voir smiley
      Pour une bonne partie, ces gens-là, en plus de ceux qui ont donné leur avis à un moment ou un autre (universitaires, recteurs, syndicalistes, experts...) ont fait partie à un moment ou un autre du corps enseignant à divers échelons, comme beaucoup de nos députés d’ailleurs. Donc oui, je considère les enseignants comme partie prenante et responsables, car ils sont représentés (mal c’est vrai) par ces gogos qui ont sapé un beau système.


    • Armelle Armelle 3 décembre 2019 15:23

      @rosemar
      Oui c’est navrant et je l’exprime dans un commentaire, plus bas. Ce que je veux vous dire, c’est qu’il serait aussi navrant que le discours soit sans cesse focalisé sur ce type d’événement pour espérer expliquer aux parents que les désastreux résultats de l’EN viennent de là.
      D’ailleurs si vous lisez Pisa en long et en large vous constaterez que ces résultats désastreux sont EGALEMENT constaté dans les structures où il ne se passe rien de spécial, et où le profil des élèves est convenable !!!


    • Et hop ! Et hop ! 3 décembre 2019 21:53

      @Séraphin Lampion : «  ce serait pas plutôt les ministres ? »

      Les ministres passent peu de temps, ils promulguent une réforme déjà toute préparée quand ils arrivent.
      Ce ne sont pas eux qui décident de remplacer la grammaire française par une pseudo-science linguistique, et l’arithmétique par les « mathématiques modernes », mais des enseignants, des inspecteurs.

      La connerie des cadres de l’Éducation nationale est gigantesque, par exemple de proposer mettre des roulettes aux cartables des élèves de CM et de 6e pour les soulager du poids énorme des livres de classes, au lieu de revenir à l’ancien format in-8° ou d’imposer aux éditeurs un poids maximum de 100 grammes pour chaque manuel.


    • mmbbb 3 décembre 2019 22:20

      @Séraphin Lampion les enfants de l elite s en tirent plutot mieux , non ? je n ai jamais entendu dire que les mioches de Fabius Hollande Chevènement ect allèrent fréquentér les bancs des ecoles du 9  3 .
      Quant aux reformes , vous avez raison, Michele Cotta avait liste l ensemble des reformes entreprises depuis l apres guerre , La droite a aussi marque sa volonte de changement C est u mal francais , le dé tricotage , faire l inverse de ses prédécesseurs en ayant la certitude de vouloir marquer de son nom l histoire .
      Quand a l éternelle rengaine de 68 , c est un peu use , le monde a tellement evolué les metiers changent . Il n y a plus de fraiseurs notamment ! c est de la machine outil commandée numériquement , Les scieries l utiisent desormais ! 
      L usine nouvelle n a plus guère de similitude avec celle d apres guerre , c est l evidence  ! 


  • Buzzcocks 3 décembre 2019 11:43

    Samedi je passais devant une école, et sur le panneau d’affichage « Isabelle est absente, ses élèves seront partagés dans les classes de Julie et Nathalie ».

    Bon, il faut déjà peut être que les instits, eux même, arrêtent de vouloir faire copain/copain avec les élèves. Je suis surement un vieux con, mais je n’ai jamais connu les prénoms de mes instits. Personne non plus ne les tutoyait.... on n’était pas leur pote.

    Idem pour mes parents, il ne confiait pas leur enfant à Nathalie, mais à madame Michu. Là encore, ce n’est pas la bonne pote. 


    • rosemar rosemar 3 décembre 2019 13:02

      @Buzzcocks

      Eh oui, la familiarité n’est pas bonne...


    • Fergus Fergus 3 décembre 2019 17:11

      Bonjour, rosemar

      Pas bonne, mais pas forcément nocive.

      En réalité, il en va pour les enseignants comme pour les éducateurs sportifs : l’important n’est pas dans la manière dont ils sont nommés par les enfants, mais dans leur capacité à se faire respecter et à imposer leur choix pédagogiques !


    • Nowhere Man 3 décembre 2019 17:21

      J’ai fréquenté une bonne centaine d’écoles de mon département pendant 40 ans, je suis retraité depuis 6 ans. J’ai pratiqué tous les niveaux de la PS au CM2 en passant par des CLIS, IME, IMPRO...
      Jamais un élève ne m’a appelé par mon prénom. Maître ou Monsieur étaient de rigueur. Le tutoiement était pratiqué uniquement en Maternelle.
      Pour être franc il était parfois toléré au CP et au CE1.

      J’ai été élève avant Onfray, j’ai plutôt le souvenir de l’instit de CM2 qui certains matins nous faisait recopier un long énoncé de problème écrit au tableau qu’il fallait ensuite faire. Pendant ce temps il lisait le quotidien local...
      Plus grave, en CM1 j’ai eu une crevure qui lorsqu’il rendait les copies des dictées prenait souvent le temps de lire à haute voix la copie de mon pote Nano qui souffrait de dysorthographie sévère pour amuser la galerie (qui ne s’en privait pas évidemment). Le pauvre Nano devenait écarlate.
      On était très loin du soutien scolaire pratiqué de nos jours (avec plus ou moins de bonheur il est vrai).

      Il est très fréquent lorsqu’on évoque ce prétendu âge d’or de répéter qu’au moins « on apprenait à lire et à écrire », la preuve tout le monde obtenait au moins son certif.

      C’est une fake news increvable car en réalité sur une classe d’âge seulement 50% passaient l’examen.



  • Armelle Armelle 3 décembre 2019 12:43

    Un constat difficilement contestable en effet mais tellement récurrent qu’il finit par ne présenter qu’un seul objectif ;

    Celui d’occulter toute responsabilité du corps enseignant !!! ...La prose habituelle de Rosemar, laquelle fait peut être partie d’un corps de l’EN, chargé d’en faire une propagande soutenue afin de détourner les esprits du classement PISA, plutôt pitoyable, sachant en plus, qu’en France, le coût de l’enseignement par élève fait partie des plus chers du monde !!! 

    Un autre constat qui nous autoriserait à demander des comptes !!! Mais bon...La tour d’ivoire est encore solide !!!


  • popov 3 décembre 2019 15:17

    Aujourd’hui, le rôle de l’école républicaine, c’est la rééducation des profs par les enfants.

    Ce sont les enfant qui savent. Ce sont eux qui sont imbibés de la pensée unique. Ce sont eux qui produisent des génies comme Greta la Blonde.


  • Nowhere Man 3 décembre 2019 16:01

    Raymond75 a écrit : « les très jeunes femmes jetées en pâture dans les zones dites ’en tension’ par les syndicats qui réservent les bons postes tranquilles aux enseignants confirmés. »


    Propos totalement débiles mais évidemment soutenus par 90% des intervenants.

    Les syndicats du primaire n’ont absolument aucun pouvoir dans l’attribution des postes. 

    Ils n’ont d’ailleurs plus aucun pouvoir sur rien. Ils ne parviennent même pas à faire appliquer les règles en vigueur quand elles vont dans le bon sens.

    Un exemple :

        Obtenir un poste signifie être nommé dans une école. L’attribution de la classe se fait en général entre collègues. Le principe officiel est qu’un nouvel arrivant ne doit pas se voir attribué la classe de CP si c’est son premier poste.

    Dans la réalité c’est souvent GS/CP ou CP/CE1 ou les 3 en même temps. 

    Ce n’est pas tout : il est de moins en moins rare que le primo-arrivant se voit en même confié la direction de l’école restée vacante. 

    Si vous désirez dénoncer l’emprise de certains syndicats cogestionnaires dans la fonction publique il faut chercher ailleurs. Pour vous aider je vous soumets la copie d’un de mes posts récents qui est resté sans réponse. 


    « Nos amis au service de l’ordre bénéficient d’autres avantages qui rendraient jaloux le cheminot lambda.

    — La cogestion des syndicats de police directement avec leur ministre (cas unique). En cas de divergences, un simple froncement de sourcil et le pouvoir s’écrase. Dernier exemple 100€/mois d’augmentation pour chaque porteur de képi (il ne faut pas chercher ailleurs les vrais gagnants de l’épisode « gilets jaunes »).

     

    — Le salaire net par mois d’un flic débutant s’élève à 1900 euros. Source très fiable, c’est la parole d’un représentant syndical des gardiens de prison sur FI il y a quelques mois. Le gars était très remonté : les matons débutent à 1500€ (comme de vulgaires enseignants).

    Attention ! ne pas se fier aux chiffres donnés régulièrement par les officines du pouvoir. Ils sont totalement bidonnés car ne tiennent pas compte des primes à faire tousser un conducteur RATP.

    Ces primes sont prises en compte dans le calcul de leur retraite (cas unique à ma connaissance). Ils ont déjà négocié (avant le 5 décembre !) le maintien du départ en retraite à 57 ans ou moins.

     

    PS : les gendarmes bénéficient des même avantages acquis, avec les flics ils se marquent à la culotte.

     

    — Enfin, vous n’avez sans doute pas oublier (si vous avez l’âge), le journaliste Philippe Alexandre celui des « cahuètes ». Je vous cite de mémoire ses propos prononcés à la télé à propos des 35 heures à venir : « il faudrait que l’on parle un jour du cas des policiers qui sont déjà aux 35 heures. »

    Sa parole ne fut relayée par personne. Déjà l’omerta.

    Le fils d’un ami travaille à la BAC en région parisienne. Il y a deux ans, moi compatissant, je lui demandai s’il comptait revenir bientôt dans sa région d’origine (La Loire). Il n’en était pas question, il se sentait bien où il était.

    Autre info fournie par son père (mais pas vérifiée). Son fiston joue au foot en corpo je pense. Les heures d’entraînement seraient prises en compte comme heures travaillées. Ça ne m’étonnerait qu’à moitié. »


    • Et hop ! Et hop ! 3 décembre 2019 22:08

      @Nowhere Man :

      Ce sont bien les syndicats qui depuis 50 ans sont responsable du système aberrrant de gestion nationale du personnel enseignant, système qui consiste à affecter les débutants dans les lycées et les collèges les plus éloignés de chez eux et les plus difficiles, et les enseignants chevronnés dans les établissements faciles avec salaire réduit et meilleur salaire. Jospin a d’ailleurs appliqué ce système à la Police Nationale, on voit le résultat avec les suicides. Avant, les policiers étaient recrutés localement, et ils travaillaient dans la ville qu’ils connaissaient.

      On fait le contraire dans les autres secteurs : on donne à l’ingénieur débutant une mission plus facile, et à l’ingénieur chevronné des choses difficiles.


  • Jason Jason 3 décembre 2019 18:35
    Les connaissances, pour quoi faire ? L’Ecole, pour mieux comprendre ce qui se passe autour de soi ? Et quand on a compris, qu’est-ce qu’on fait ? Et après le diplôme (si on en a un), où va-t-on ? On espère et on rame. Si on a de la chance on entrera dans un service public ou une grande boîte privée : employé municipal, policier, militaire, à la SNCF, la Poste, etc. Ou encore une PME locale, à condition d’avoir le bon CV, le bon sexe, le bon nom, le bon domicile, la bonne région, etc. Sinon, ça sera les petits boulots, de CDD en CDD, avec les diplômes qu’on accrochera au-dessus de la cheminée.

    Mais, avec 8 millions de chômeurs et plus encore de pauvres, pourquoi ces gens-là croiraient en les vertus de l’école républicaine ? Les enseignants et leur ministère peuvent faire la grand écart ou marcher au plafond, ça ne changera rien.

    En attendant, on gère le temps (d’une grève, d’une réforme, d’un mandat) avec les carottes qui vont avec.

    L’Ecole est en perdition parce que le tissu social et économique part en capilotade, sauf pour quelques-uns, bien sûr. Pas besoin de rapport PISA pour le dire...

    Rosemar, vous rêvez avec vos valeurs. Beaucoup trop de gens ont d’autres chats à fouetter. Je vous laisse deviner.

    • mmbbb 3 décembre 2019 23:34

      @Jason Rosemar n est pas dans l economie reel Elle peut se lamenter que la femme de ménage ne sache pas parler le latin contrairement a l esclave romain 


  • sylvain sylvain 4 décembre 2019 19:32

    Le fait est que de toutes facons notre société, au vu de son fonctionnement, n’a pas besoin de tant de gens instruits, et qu’elle aurait besoin de beaucoup moins de gens qui pensent et donnent leur opinion sur le fonctionnement de la société, la répartition des richesses...

    La Chine, et toute l’histoire des civilisations occidentales, nous montrent bien qu’il vaut mieux pour la puissance d’une civilisation une armée d’esclaves n’ayant ni le temps ni l’énergie de penser et qui sont bien endoctrinés ( par la religion le nationalisme ou ce que vous voulez) et une élite sélectionnée qui les dirige qu’une masse de gens qui vivent leurs vies, pensent, s’expriment et tentent comme ils peuvent d’avoir une vie heureuse : cela ne permet aucune accumulation de puissance car personne ne se sacrifie ( de son plein gré ou non ) pour la cause « supérieure » .


  • sylvain sylvain 4 décembre 2019 19:41

    L’éducation nationale me semble souffrir du même problème que la famille .

    On a enlevé à la famille traditionnelle sa constituante centrale : le père et son autorité, sans en changer la forme et ce qu’on attend d’elle, sans avoir d’alternative existante

    On a fait pareil pour l’école : son centre était le maître et son autorité, sa principale source de motivation la contrainte . On l’a enlevé sans en changer la forme et ca ne marche pas .

    il faudrait se décider : veut on continuer a imposer l’éducation par la contrainte ou laisser la curiosité et l’envie comme source principale de motivation ??


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