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La bataille d’Alésia, interprétation du militaire d’après le texte de Jules César - AgoraVox le média citoyen
vendredi 14 novembre 2025 - par Emile Mourey

La bataille d’Alésia, interprétation du militaire d’après le texte de Jules César

Après la bataille de cavalerie que Vercingétorix a perdue contre les Romains (à Noyers) - voyez mon article Agoravox du 11 janvier 2023 - les traductions classiques nous disent que César campa le lendemain à Alésia (DBG 7, 68), je corrige : César n'arriva, en fait, que le surlendemain...

"Ayant reconnu la situation de la ville, et voyant les ennemis consternés de la défaite de leur cavalerie, qu'ils regardaient comme la principale force de leur armée, César exhorta les siens au travail et fit commencer les lignes de circonvalation"... je corrige : il ne s'agit alors que d'un fossé que César a fait creuser pour protéger son grand camp logistique K.

César est arrivé par une grande voie gauloise qui correspond à la route actuelle. Pour choisir l’emplacement de son grand camp dans lequel il abritera son convoi de charriots, l’emplacement K s’impose. C’est le meilleur endroit pour observer le mont Auxois depuis la plaine. Il jouxte la voie par laquelle viendra le ravitaillement. La rivière protège la position contre une attaque de cavalerie qui se déploierait dans la plaine et lui apporte l’eau indispensable pour la boisson et l’hygiène. Enfin, ce camp est judicieusement placé en début de pente - car la pente, c’est très important pour dominer un assaillant éventuel ; et encore plus important, il y a le camp A qui, sur le sommet du mont de Flavigny, assure sa sécurité et son soutien. César a installé son PC lourd « logistique » au camp K et son PC « tactique » au camp A. Pour aller du camp K au camp A, il lui suffisait de suivre la ligne de crête montante. La distance entre les deux camps est relativement courte.

 

Aussitôt arrivées, les légions s'étaient mises au travail pour construire le camp K qui abritera le train des équipages de toute l'armée. Quand César dit qu’il range des légions « pro castris » cela ne peut être que pour protéger ce camp K que les cavaliers de Vercingétorix harcèlent. César craint même une attaque de l’infanterie gauloise. Il écrit textuellement qu’il envoie ses légions à ceux qui travaillent (laborantibus). Quand les autres légions arrivent, elles laissent leur train des équipages dans ce camp K avant d'aller prendre position dans l'encerclement que César a prévu.

C'est derrière ce fossé (5), en avant du camp K, que se fabriquent les obstacles qui renforceront les lignes d'encerclement. Je fais l'hypothèse qu'il s'agit du tracé incurvé en rouge (5) qui va de la plaine des Laumes à la montagne de Flavigny, lequel sera ensuite inclus dans la circonvallation qui entourera tout le site.

César fit ouvrir un fossé à parois verticales de 6 mètres de large, sans talus, en avant des autres fortifications. Il fit ensuite creuser deux autres fossés de 4 m 50 de large et de profondeur identique. En arrière, on éleva un terrassement surmonté d'une palissade à laquelle on ajouta un parapet et des créneaux.

L'ensemble de l'ouvrage avait une profondeur de 120 mètres.

On accrocha dans l'angle que faisait la terrasse et le parapet, des chevaux de frise tout en dards et en piquants, pour retarder l'ennemi qui aurait voulu escalader la palissade (il s'agit d'épines noires).

Tous les 24 mètres, on dressa des tours en bois.

On prit des troncs d'arbres ; on coupa les branches de façon à n'en conserver que les parties rigides qu'on écorça et qu'on tailla en pointe. On les tira dans les fossés que l'on combla ainsi jusqu'à 1 mètre 50. Après les avoir descendus dans le fond, on les liait ensemble par le bas pour qu'ils ne puissent être arrachés. Seules, les branches acérées dépassaient. Cela faisait cinq couches intimement entremêlées. Ceux qui essayaient de franchir cet obstacle s'empêtraient dans cet enchevêtrement de branches toutes en pointes. On les appela les colonnes de la mort.

Devant, on creusa des trous en pente, profonds de 90 centimètres, en quinconce, suivant des rangs obliques. On descendit dans ces trous des troncs ronds de la grosseur de la cuisse dont le bout avait été taillé en pointe et durci au feu. Ils ne dépassaient du sol que de quatre doigts. Pour les faire tenir, on tassait dans le fond du trou 30 centimètres de terre et on recouvrait le tout de branchages et de broussailles pour cacher le piège. On en réalisa huit rangs à 90 centimètres les uns des autres. On leur donna le nom de fleurs de lis.

On dissémina en avant, un peu partout, de très nombreux piquets de 30 centimètres de long qu'on enterrait entièrement dans le sol et au bout desquels étaient fixées de grandes pointes en fer que les soldats appelèrent aiguillons.

Enfin, dans la plaine et dans les parties basses du terrain, on dériva l'eau de la rivière dans le fossé intérieur.

La bataille s'engage...sur trois fronts : plaine des Laumes, puis front de Bussy. (je résume mes précédents articles, dont ceux du 10 mars 2025, 28/1/2023, 23/1/2023, 14/2/2020, 8/2/2020, 3/2/2020. 31/1/2020, 27/12/2017, 8/5/2017, 14/11/2016, 24/11/2014, 20/11/2014, 6/6/2014, 15/2/2011 etc...)

Les Gaulois avaient préparé un grand nombre de fascines, d’échelles et de harpons...

La bataille fait rage...

Au milieu de la nuit, renforcés par l'armée de secours, les Gaulois sortent en silence de leurs camps et se dirigent vers les retranchements romains de la plaine. Ils poussent une grande clameur pour signaler leur approche aux assiégés. Ils amènent au plus près les fascines pour combler les fossés. Ils sortent leurs frondes et leurs arcs. Ils accablent les défenseurs du retranchement sous une grêle de pierres et de traits. Ils se préparent à donner un assaut en règle.
 Les Romains se portent aussitôt aux emplacements de combat. Avec des piques, avec des pieux, avec des frondes, ils repoussent les Gaulois ou les tiennent à distance.

La bataile fait rage... terrible.

 On se bat dans le noir. Des deux côtés du front des Laumes, les blessés ne se comptent plus. Les javelots s’envolent des machines à jet multiple. Les officiers supérieurs romains prélèvent des renforts sur les garnisons des redoutes (qui sont entre les deux lignes de retranchement) et les envoient sur les points menacés...
 Lorsque les Gaulois se trouvaient assez loin du retranchement, la multitude de leurs traits leur donnait l’avantage. Mais quand ils se rapprochaient, ils mettaient les pieds sur les aiguillons, ils glissaient dans les trous et s’empalaient sur les pieux. Ou bien, ils étaient frappés à mort par les pilum lancés du haut des tours et des remparts.

Lors de la bataille de Gergovie, c'est de la butte d'Orcet dont César s'est emparée en arrivant ; c'est à son pied qu'il avait établi son grand camp, c'est de là qu'il avait pensé sa manoeuvre. A Alésia, c'est sur la montagne de Flavigny qu'il établit son poste de commandement. C'est de là qu'il pense sa manoeuvre. C'est là qu'il donne leurs missions aux unités qui vont se mettre en place. C’est "à sa botte", en réserve, que se trouvent les 6 cohortes de Labienus qu'il enverra en renfort sur le front de Bussy qui menaçait de céder (19), mais aussi celles de Brutus et de Fabius sur le front de la plaine des Laumes (16).

 

Tout cela pour dire qu'il ne s'en est fallu de peu pour que les Gaulois l'emportent. Débordés sur deux fronts, les Romains n'en pouvaient plus. C'est dans ce moment critique, comme dans d'autres, que César a retourné la situation en sa faveur. Abandonnant son PC à une garde provisoire d'une ou deux cohortes, il s'est porté sur le front de Bussy qui menaçait de céder, prenant au passage les cavaliers germains qu'il avait judicieusement placés au camp H, à l'extéreur des remparts. Il précipite sa marche. Il veut participer à la bataille. On le reconnait à la couleur de son manteau de général qu’il a l’habitude de porter au combat. On aperçoit les escadrons de cavalerie et les cohortes dont il s’est fait suivre. Il descend la pente (18). Sur les hauteurs, les Gaulois l’ont vu. Ils se rassemblent et ils donnent l’assaut en poussant un cri terrible (12). Du rempart et des fortifications, une autre clameur leur répond aussitôt. Les Romains abandonnent le pilum et mettent l’épée au poing. La cavalerie gauloise est prise à revers ; Vercassivellaunos est fait prisonnier. On apporte à César 74 enseignes...

Mais ou sont passés les Gaulois de l'armée de secours ? 

Nous avons vu qu'ils avaient combattu. Auraient-ils renoncé ? Se seraient-ils enfuis emportant leurs blessés et leurs morts ?

Réponse : César est parti à la rencontre de la victoire, emmenant avec lui ses dernières réserves, ne laissant pour garder son camp K que le minimum de défenseurs. Cela n'a pas échappé à l'attention des Gaulois. Ils montent à l'assaut de ce camp K ; ils s'en emparent ; ils le pillent ; ils le brûlent. Les chariots romains tombent en cendres. César a perdu son train des équipages. Le butin que les Romains ont volé à la Gaule, ils le reprennent pour en faire don à nos musées. Honneur aux Gaulois d'Alésia !

 

Emile Mourey, 93 ans, lieutenant-colonei d'origine saint-cyrienne, légion d'honneur, ancien combattant, latiniste, 12 novembre 2025, reprise de mon article du 10 mars 2025.

 



10 réactions


  • Antenor Antenor 14 novembre 2025 21:25

    @ Emile

    La phrase clef est la dernière du paragraphe 83. Le camp devant lequel se déploie le gros de l’armée de secours gauloise, ne serait-ce pas celui du Mont du Réa ? La cavalerie gauloise gardant son flanc droit dans la plaine des Laumes. De son côté, Vercassivelaunos se serait dans un premier temps caché à Fresnes avant d’attaquer ce même Mont du Réa par le plateau. Vercingétorix lançant à son tour l’assaut vers cette même position depuis Alésia. Triple attaque gauloise sur la hauteur. Ce qui implique que ce n’est pas seulement sur les arrières de Vercassivelaunos que tombe la cavalerie romaine mais aussi et surtout sur celles du gros de l’armée de secours gauloise déployée au pieds du Mont du Réa.


  • Emile Mourey Emile Mourey 17 novembre 2025 18:02

    @ Antenor

    Je ne pense pas ; relisez la dernière phase de la bataille. Abandonnant son PC à une garde provisoire d’une ou deux cohortes, César s’est porté sur le front de Bussy qui menaçait de céder, prenant au passage les cavaliers germains qu’il avait judicieusement placés au camp H, à l’extérieur des remparts...

    Il faut comprendre que le cri qui s’élève de part et d’autre, répété sur le rempart et dans tous les retranchements, concerne aussi et surtout les fronts de la plaine, : ; Laissant de côté le javelot, les Romains tirent le glaive, ce qui signifie que partout on en est au corps à corps.Il faut comprendre que partout, les Romains prennent l’avantage et que voyant cela, Vercingétorix, du haut de l’oppidum d’Alésia, donne l’ordre d’un repli général. Il faut comprendre que les Gaulois attaquaient toujours sur le front de la plaine. La phrase latine :« Fit protinus hac re audita ex castris Gallorum » fuga... ne doit pas se traduire par « La fuite des Gaulois se fit hors de leurs camps », ce qui est absurde, mais « par la fuite des Gaulois se fit hors des camps romains », ce qui signifie qu’ils s’en était emparés et qu’ils les avaient dévastés.




        


  • Emile Mourey Emile Mourey 17 novembre 2025 22:09

    « Fit protinus hac re audita ex castris Gallorum fuga »... ne doit pas se traduire par « La fuite des Gaulois se fit hors de leurs camps », ce qui est absurde, mais « par la fuite des Gaulois se fit hors des camps romains », ce qui signifie qu’ils s’en était emparés et qu’ils les avaient dévastés ; il s’agit là d’une incroyable erreur de traduction de la part de professeurs, érudits et autres... qui perdure toujours, qui relative l’importance de la victoire de César, qui rétablit la vérité et redonne leur honneur aux Gaulois et à leur chefs.


  • Antenor Antenor 21 novembre 2025 21:46

    @ Emile

    L’expression « pro castris » est employée deux fois par César à Alésia. La première pour le combat de cavalerie (VII.70) et la seconde pour l’assaut décisif (VII.83). Cette expression n’est pas utilisée à Gergovie par contre elle apparaît également à deux reprise lors de la bataille contre Arioviste.

    Pour la première occurrence (I.48) comme à Alésia, on peut se demander s’il faut traduire par « devant le camp romain » ou par « devant le camp adverse ». Par contre, la seconde occurrence (I.51) ne laisse pas de place au doute. Les Romains se déploient devant leur petit (minoribus) camp.

    Ce qui signifie que c’est bien devant son propre camp (VII.83) que l’armée de secours gauloise se déploie avant le grand assaut. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas partis à l’attaque des fortifications romaines.

    Tout le paragraphe suivant (VII-84) témoigne d’un assaut généralisé des Gaulois que les attaques de Vercassivelaunos et de Vercingétorix ne peuvent expliquer à elles-seules. Le premier attaquant au Nord (hauteurs de Réa ou de Bussy ?) et le second à l’Ouest dans la plaine ; il fallait bien que l’armée gauloise attaqua aussi dans la plaine pour que les légionnaires entendent des cris dans leurs dos.

    Dans un second temps Vercingetorix redirige son effort vers les hauteurs (VII.86) qui ne peuvent être que celles du Réa. Sûrement parce que ces hauteurs étaient déjà attaquées par le gros de l’armée de secours depuis la plaine ou par Vercassivelaunos depuis le plateau, voir par les deux.

    Autre point de réflexion. César dirige son armée depuis la montagne de Flavigny. En VII.88 la retraite des Gaulois assiégés est ordonnée depuis l’oppidum d’Alésia. Il y a donc de fortes chances pour que le poste de commandement de l’armée gauloise de secours se soit trouvé dans son camp de base. Lorsque la nouvelle du repli des assiégés atteint ce camp et déclenche son évacuation, cela ne veut pas non plus dire que l’armée s’y trouvait.

    Si cette évacuation a été rapide, c’est précisément parce qu’il ne s’y trouvait plus grand monde. Le gros de l’armée gauloise était alors déjà en déroute dans la plaine.


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 novembre 2025 00:12

      @Antenor

      Vous dites : Si cette évacuation a été rapide, c’est précisément parce qu’il ne s’y trouvait plus grand monde. Le gros de l’armée gauloise était alors déjà en déroute dans la plaine.

      Voici mon interprétation : c’est en voyant du haut de l’oppidum d’Alésia que Vercingétorix voit la défaite de la cavalerie gauloise de Vercassivellaunos sur le front de Bussy et sa déroute. Il comprend qu’après cette défaite, César va revenir sur le front de la plaine et prendre à revers les troupes gauloises qui y combattent, (renforcées de l’armée de secours, bien évidemment). Il donne le signal de retraite. N’ayant pu franchir les lignes romaines, les Gaulois de la plaine portent leur effort sur les camps romains H et K qui se trouvent en avant des retranchements et les investissent - ce que César oublie de préciser !!!! -

      La grande erreur des traductions courantes est ce croire que ces deux camps H et K n’existaient plus alors que leur existence, puis leur destruction par les Galois (avant leur retraite sur ordre, fuite pour César) expliquent toute la bataille. Honneur aux Gaulois d’Alésia !

       


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 novembre 2025 00:33

      @Àntenor

      Quand César est revenu dans la plaine des Laumes, les Gaulois avaient fait retraite « sur ordre » ; il n’a pu que les poursuivre.


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 novembre 2025 01:00

      @ Antenor

      Qui a gagné la bataille d’Alésia ?

      Ma réponse : les cavaliers germains qui sont arrivés en nombre ....


    • Emile Mourey Emile Mourey 22 novembre 2025 13:03

      @Antenor

      rVous écrivez que les Gaulois de la plaine étaient en déroute. Absolument pas ! César dit que les cris de guerre s’élevaient des deux côtés avant que Vercingétorix donne l’ordre de repli. Vercingétorix ne donne l’ordre de repli général que parce qu’il craint, à juste titre, que César va revenir sur le front de la plaine pour prendre à revers les Gaulois. Les camps gaulois des hauteurs, s’il y en a eu, tout le monde s’en fout ! Restent les camps romains H et K de la plaine !


  • Antenor Antenor 22 novembre 2025 18:24

    @ Emile

    J’ai omis la dernière mention de « pro castris » à Alésia. Au moment de la reddition des assiégés, César est « pro castris » devant le camp romain. On peut cependant interpréter cette expression de deux manières. D’une manière objective, elle désignerait le camp de l’armée en action. Mais d’une manière subjective, elle désignerait systématiquement un camp romain. Or César nous a habitué à ses descriptions très subjectives. Le meilleur exemple est le fossé oriental (VII.69) creusé par les Gaulois à l’Ouest du Mont-Auxois. Il n’est du côté du soleil levant que du point de vue romain. Paradoxalement, César parle de lui à la troisième personne mais son récit donne un point de vue « en immersion ».

    Vu ainsi, l’armée de secours gauloise s’est déployée « pro castris », c’est à dire sous le nez des Romains. Par contre, il y a une réflexion à mener autour de ces camps romains. Ne faut-il pas les inclure entièrement dans les les lignes de retranchements ? Ces dernières ne servant qu’à relier les différents camps entre eux ? Quand on voit César sortir des cohortes à la chaîne pendant la bataille, cela donne l’impression que les troupes étaient regroupées en gros cantonnements inclus entre les deux lignes de défense romaine. 


  • Emile Mourey Emile Mourey 22 novembre 2025 19:33

     @ Antenor

    Vous dites : Quand on voit César sortir des cohortes à la chaîne pendant la bataille, cela donne l’impression que les troupes étaient regroupées en gros cantonnements inclus entre les deux lignes de défense romaine.

    Oui, peut être pas en gros cantonnements mais, comme il le dit, en redoutes échelonnées ayant pour missions 1/de fixer une percée éventuelle gauloise 2/d’intervenir sur la partie du retranchement menacé. Là est le génie de César : dans la mobilité. On devine un mouvement de redoutes en redoutes vers les points les plus menacés.

    Quant aux« castris », il n’y a pas de problème d’identification. On en a retrouvé la trace : il y a le camp H ou se trouvaient les cavaliers germains et que César prendra au passage en se portant à la rencontre de la cavalerie gauloise sur le front de Bussy et il y a le camp K ou se trouvaient les charriots du train des équipages deCésar.


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