Le Jean-Claude Romand qui nous gouverne, celui qui dilapide aujourd’hui la République et fait la cavalerie avec l’argent de la dame la plus riche de France, est à nouveau retombé dans son travers de 2007 ; à savoir un pétainisme mal digéré resté chez lui à fleur de peau. En amalgamant à la louche communauté tsigane et fauteurs de trouble, l’homme a une nouvelle fois succombé à la tentation d’un pouvoir autoritaire fait d’exclusions pour assouvir sa volonté de puissance démesurée (*). Dans une France léthargique comme peut l’être une France en vacances, voilà qu’il nous propose de ressortir un triangle marron à apposer sur les vêtements des gens du voyage ; comme si le carnet infamant qui suivait chacun de leurs gestes ne lui suffisait pas encore. En déclarant vouloir expulser des français de leur propre territoire, ou de déchoir de leur nationalité des fraîchement francisés ; Nicolas Sarkozy est bien et bien passé du côté de Jean-Claude Romand, qui s’inventait une vie en dehors des réalités et des lois. Inventer des lois au dessus des lois républicaines existantes, Nicolas Sarkozy est seul capable de le faire, poussé par une volonté de survivre à un échec en 2012 en soufflant sur les braises de l’extrême droite qui a contribué à son élection. Et c’est bien là où il se trompe : les identitaires vont lui prendre le marché, dans une surenchère dont il ont le secret, Marine Le Pen (fort silencieuse sur la question) étant obligée de se créer une autre image (plus présentable) que celle de son père. Mais avant cela, il a mis en place toute une batterie de relais à ses idées nauséabondes : des policiers musclés et des préfets tout aussi capable de dérives verbales que lui. Nicolas Sarkozy a tissé sa toile sur le pays, rabaissant chaque jour davantage ce qui qui faisait autrefois son honneur : l’accueil de l’autre, appelé aussi fraternité.
Que veut-il donc ce président de la honte ? Recréer les
camps de concentration de Vénissieux, de Compiègne, de Poitiers, d’Arc-et-Senans (dans le Jura)
de Montreuil-Bellay (dans le Maine-et-Loire), d’Argelès et du du Barcarès (dans les Pyrénées-Orientales) ou de Gurs (
déjà évoqué ici), ou celui de Saliers, dans les Bouches-du-Rhône ? C’est là en effet que furent parqués avec des juifs les tsiganes français avant d’être expédiés dans des camps d’extermination tels que Dachau ou fut expérimenté pour la première fois le Zyklon B sur des... enfants tsiganes. Un bloggeur curieux a retrouvé la plaquette de présentation du musée de la résistance allemande un texte qui sonne étrangement, aujourd’hui, car cela commence toujours de la même façon : en Allemagne, en 1933, avant l’arrivée de qui vous savez, les tsiganes étaient libres et insouciants. Ils étaient allemands, possédaient la nationalité allemande, comme 95% des Roms en France sont... français nous a rappelé Libération dans son numéro du 29 juillet dernier. "
Quelques 300 000 Tsiganes (Sintis et Roms) vivent en Allemagne en 1933. Ils possèdent la nationalité allemande. Nombre d’entre-eux ont combattu comme soldats pendant la première guerre mondiale et s’engagent en faveur de la démocratie sous la république de Weimar. La « prise de pouvoir » par les nationaux-socialistes signifie pour eux le début d’un temps où ils sont privés de leurs droits et persécutés pour des raisons racistes, et qui se termine par un génocide." Vous aurez noté le "privé de leurs droits" je suppose. Ça commence toujours de la même façon en effet, hélas, comme le note un autre site qui parle juste lui aussi :
"Il faut garder en mémoire les paroles d’une rescapée des camps de la mort, citée par Claire Auzias, à propos de l’extermination des Roms en Allemagne : “Tout d’abord ils sont déclarés asociaux, ensuite on les met dans un camp de concentration, enfin on les extermine.” Notre président de la honte en a-t-il conscience, du début de cet enchaînement dont on connaît la fin irrémédiable si des voix ne s’élèvent pas tout de suite pour dénoncer ce qui est bien une dérive gravissime de la République ?
Vous savez aussi comment cela se terminera, donc, et avec quelle méthode, depuis que je vous ai conté
l’été dernier l’histoire des pré-ordinateurs IBM qui ont servi à ficher les juifs en Allemagne (et que certains français n’avaient voulu mettre en place,
malgré les ordres reçus de Vichy). Pour les roms allemands, ce sera plus difficile : ils ne seront pas aussi dociles que les juifs, dont la majeure partie est allée elle-même s’inscrire sur les registres des grandes villes et d’écoper à leur insu de la case N°8 de la carte perforée signifiant "juif", et plus tard "à éliminer", comme je vous l’ai déjà expliquén, selon les
critères eugénistes en vogue. "
Des Tsiganes résistent dès l’abord à leur recensement racial. Le « Centre de recherche eugénique » a pour tâche, à partir de 1936, de recenser intégralement les Sintis et Roms allemands. C’est là le préalable à leur déplacement en camps de rassemblement et à leur déportation en camps de concentration et d’extermination, tout particulièrement au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Le génocide a fait, selon des estimations, jusqu’à 500 000 victimes parmi les Tsiganes d’Europe". Un demi-million de disparus qui n’ont laissé que fort peu de traces, les roms n’effectuant pas l’intense travail de recherches que s’évertuent à faire depuis les juifs. Un "holocauste oublié",
diront certains, le Samudaripen, le génocide des Tsiganes. Des roms marqués à l’entrée des camps d’un triangle marron, afin de les distinguer des autres. Notre honteux président souhaite-t-il en revenir à ce signe distinctif ?
Internés tout d’abord sous un prétexte qui résonne aussi étrangement en ce moment : telle l’excuse présenté par les gendarmes français au jeune
Eugène Fauveau, alors âgé de huit ans à peine.
« Interné politique ». La mention figure sur la carte délivrée par le ministère des Anciens combattants. Eugène Fauveau a passé trois ans derrière les barbelés pendant la Seconde Guerre mondiale. "Interné politique, ça m’a toujours choqué. Je n’ai jamais fait de politique et, à l’époque, je n’étais qu’un gamin. Mais il fallait bien trouver quelque chose..." indique-t-il cinquante ans plus tard. Pourquoi donc un tel traitement décidé par Vichy ? Car le régime de Vichy était fondamentalement raciste, on ne le dira jamais assez (comme on répétera une nouvelle fois que le gouvernement actuel puise dans le souvenir de Vichy et de
ses slogans).
"Au début de la guerre, les parents d’Eugène sont marchands ambulants, des voyageurs, « des gitans français ». Les pouvoirs publics français décrètent le regroupement puis l’internement des nomades. « On est venu nous chercher dans une petite maison des Deux-Sèvres... balancés par un bon Français. » La famille Fauveau passe en Loire-Atlantique par le camp de Choisel, à Châteaubriant (celui de Guy Môquet), puis atterrit à Moisdon-la-Rivière, dans un camp humide et sinistre installé sur le site d’anciennes forges.Transféré au camp de Montreuil-Bellay".
L’internement a bien été fait par des gendarmes français, comme on a pu le noter à Arc et Senans :
"C’est le 21 mai 1941 que le Feldkommandant Reichardt ordonne aux préfets du Doubs et du territoire de Belfort de rassembler tous les nomades de leur secteur « dans un endroit qui est facile à surveiller par la gendarmerie française [...] de manière à ce que les roulottes soient rangées à un endroit déterminé ». Le 18 juin 1941, le préfet du Doubs, « comme suite à l’ordre qui lui a été notifié par la Feldkommandantur 560 » décide de « rassembler ces nomades dans la clairière se trouvant près des maisons forestières du Châtelain et de la Châtelaine, dans la forêt de Schaux [sic], sur la route du Grand Contour, au carrefour de la route d’Etrepigney ». Le préfet charge le capitaine Picot, commandant de la section de gendarmerie de Dole, d’organiser la surveillance du camp ainsi que le déplacement des nomades. Ils « devront se rendre sur place par leur propres moyens, c’est à dire en utilisant les roulottes dont ils disposent ». Pour les autres, le transport « devra s’effectuer par chemin de fer (gare la plus proche : Arc-et-Senans dans le Doubs) ». Exactement comme pour la rafle du Vel d’Hiv.
A Arc et Senans, on avait alors assisté à cette scène incroyable : les tsiganes allant se plaindre de leur sort... à la Kommandantur, qui s’était alors indignée de leur sort ! "Le sous-préfet de Dole estime lui aussi que la situation va devenir intenable pour les nomades et qu’il y a lieu de déplacer le camp. Dans un courrier du 22 juillet, il fait part de son sentiment au préfet du Doubs. Il lui signale que huit nomades se sont évadés pour rejoindre la région de Belfort et qu’il « croit savoir que plusieurs de ces nomades, d’origine alsacienne et parlant allemand sont allés se plaindre à la Kommandantur qui a dépêché des officiers sur place. Ceux-ci n’auraient pas dissimulé leur indignation, à la vue de l’état de repoussante saleté de cette installation incomplète, inconfortable, sans égard pour les plus élémentaires précautions d’hygiène et de décence. Ces officiers auraient indiqué qu’ils adresseraient un compte rendu à la Feldkommandantur ». Et le sous-préfet d’ajouter : « il est évidemment regrettable que nous risquions, aujourd’hui, une leçon d’humanité de la part des autorités d’occupation." Des 168 nomades recensés sur les lieux, ensuite regroupés à Jargeau, aujourd’hui on ne sait strictement rien de ce qu’ils ont ou devenir. Un bon nombre a fini en Allemagne, dans les usines du Reich bombardées par les alliés.
L’internement des nomades tsiganes a bel et bien été une histoire française, non stipulée de la sorte par les allemands.
"Les Tsiganes étrangers, très peu nombreux, étaient eux contrôlés par le service des étrangers des préfectures. L’assignation à résidence décidée par décret-loi du 6 avril 1940 est devenue un internement systématique à partir de l’ordre allemand, assez évasif, du 4 octobre 1940, car la mise en œuvre de cette politique a été intégralement une affaire administrative franco-française. Situés essentiellement en zone occupée, la trentaine de « camps d’internement pour nomades » étaient gérés par les préfectures, et les arrestations opérées par les gendarmes. Tous les « nomades » enregistrés, soit quelque 6 500 personnes, ont été internés en famille, dans des camps où les conditions de vie étaient terribles." La France a mis après guerre un certain temps à revenir sur les décisions de Vichy rappelle justement Henriette Asséo :
"En outre, les familles internées n’ont pu quitter les camps qu’en mai 1946, après la cessation officielle des hostilités abrogeant le décret d’avril 1940. Les familles libérées sont néanmoins restées soumises au « régime des nomades » qui n’a été abrogé qu’en 1969, remplacé par le régime du « carnet de circulation », imposé aux Français désormais enregistrés comme « gens du voyage » et créant d’autres formes de discrimination légale, dont l’absence de carte d’identité et des restrictions au droit de vote".
Un internement reposant sur des critères essentiellement racistes : "dans les rapports que nous avons cités, on relève fréquemment l’expression de stéréotypes négatifs à l’égard des nomades. Or, l’hostilité à l’égard de ces derniers monte d’un cran avec le rapport du préfet du Doubs du 6 avril 1943 au préfet régional.En voici deux extraits édifiants :
- « J’ai eu à cœur et je me suis proposé de faire de ces instables paresseux, des gens qui auront le goût d’une vie sédentaire, de travail et d’effort, le jour de leur libération »
- « Nous avons à faire là à une population bien spéciale. Le nomade est un être primitif qui se plaît dans la saleté, la paresse, le mensonge, le vagabondage, l’anarchie. Le nouveau genre de vie sédentaire qui lui est proposé vient rompre avec la tradition de sa race ». A comparer aux voitures de luxe vues par Brice Hortefeux, on peut effectivement se dire que le racisme sous-jacent ne demande qu’à ressortir... les
voleurs de poule roulent en Mercedes, en quelque sorte, chez lui !
A Saliers, Vichy était allé plus loin encore, en faisant du camp un vrai décor de théâtre destiné à y tourner des films de propagande sur les "bons soins" prodigués :
« Ce camp établi selon les ordres du ministère de l’Intérieur, destiné à l’internement des nomades, a été situé sur un terrain de 4 hectares 72 ares 38 centiares [...] près du hameau de Saliers, route d’Albaron. [...] Bâti dans le style camarguais, le camp aura en même temps un aspect gitan qui séduira les visiteurs et les passants, et il sera aisé par le film de réfuter les allégations formulées actuellement à l’étranger contre les camps français (extrait du rapport de l’architecte du camp, le 8 octobre 1942). ». Unez mise en scène purement française. Saliers, enfin reconnu le 21 mai 2008 et salué par le sous-préfet d’Arles, Jacques Simonnet, pouvait-on enfin espérer... hélas, Simmonet est un sous-préfet comme les affectionne tant Nicolas Sarkozy en ce moment :
un sous préfet venu déclarer la voix haute lors de l’inauguration de la stèle que c’était la
"lâcheté de politiques et de groupes qui ont laissé le désordre s’installer dans les années 30 pour le conduire à une défaite intolérable ». Autrement dit, le Front Populaire comme ayant facilité l’arrivée des allemands et Vichy "régime spécial" n’ayant rien de français ; les vieilles rengaines de l’extrême droite. Le préfet venait juste, quelques jours auparavant, de faire expulser 124 nomades d’un camp sauvage... et des associations trouvaient sa présence malvenue pour inaugurer une stèle sur les... internements de tsiganes.
Heureusement, l’écrivain Dominique Garrel vieilait : cela donne une diatribe qui est bien elle aussi dans ce qu’il convient de dire au vu des événements de ces derniers jours : "C’est devant ce monument, à l’entrée de ce camp, que M. Simonnet, Sous-Préfet d’Arles, est venu prononcer des mots qui nous rappelle que Berthold Bretch n’avait pas tort. Là, devant la souffrance d’un peuple, le représentant de l’’Etat Français est venu dénier publiquement les responsabilités de l’Etat Français" nous rappelle Garrel, qui ajoute : "je ne puis accepter, pour tous ces enfants qui étaient venus se recueillir, pour la mémoire du peuple Tsigane, pour tous ceux qui ont milité dans les années 30 pour la justice sociale et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, qu’un représentant de l’Etat Français, votre représentant, salisse tout cela. Devant le mémorial de Saliers, le drapeau français a été souillé des vomissures oratoires de votre représentant. Devant les enfants et petits enfants de Tsiganes, c’est à la manière d’un chef de parti aujourd’hui en déclin, que la mémoire de tous les internés et déportés a été salie. Devant les représentants d’associations des droits de l’Homme et les élus de la République, votre représentant a sali la démocratie".
Jacques Simmonet,
ancien gendarme (ceci explique cela ?) au
discours péremptoire si décrié, a été remplacé le 2 septembre 2009 par
Pierre Castoldi, victime sans doute de ses frasques verbales. Une reprise en main sévère : Castoldi était auparavant chef de cabinet de Brice Hortefeux... Jacques Simmonet a depuis rejoint St-Martin, où il semble avoir de
nouveaux problèmes d’autorité... dans une interview locale, voilà comment il commente l’attitude de la jeunesse actuelle à St Barthélémy et sur le continent
" les jeunes n’ont plus la notion du bien et du mal et que les vols à main armée se sont aujourd’hui banalisés ». Pas question cependant de dramatiser : " la situation est bien pire en Métropole" déclare-t-il le 28 juillet dernier. A Arles, la situation semblait bien pire encore alors, donc, mais pas en tout cas pour la
villa de Michel Drucker, dont le sous-préfet avait
défendu l’idée que
"l’architecte des Bâtiments de France avait été contacté", contrairement à ce qu’affirmait le Canard Enchaîné. En juillet 2008, le vaillant sous-préfet avait pris sa plume pour réprimander le maire de Saint-Martin du Crau au sujet du logement social. Il s’y ventait d’avoir obtenu un logement pour un employé communal du maire visé, qui vivait... dans
une caravane ! A St Barth’s, comme on dit, il ne doit pas y en avoir
beaucoup de caravanes, remarquez... la clientèle n’est pas très Gipsy Kings :
c’est plutôt Jojo, là-bas. Autant alors pour notre préfet porte-parole Sarkozien organiser (en décembre 2009) une soirée sur
"l’identité nationale", sous l’égide d’Eric Besson, repris dans le site de l’UMP avec juste en dessous un appel qui sonne étrangement en cet été marqué par les soubresauts de l’affaire Bettencourt...
"il a besoin de vous" (sous entendu financièrement, car à une lettre près on y presque ?).
Les
tsiganes internés par Vichy avaient déjà été insultés il y a deux ans à Arles par le représentant local de l’Etat : qu’ils le soient aujourd’hui par son représentant ultime n’est donc pas une surprise. Un tel régime ne peut produire que ses propres clones. L’histoire des grosses cylindrées des nomades, c’était sorti de la bouche même de
Nicolas Sarkozy voici plus de huit ans déjà... "
ce fils d’immigré qui n’aime pas les étrangers", celui qui disait
"ne jamais accepter un amalgame" que huit années après il ferait lui-même ! Ceux en définitive éternellement tentés par l’imposition du triangle marron, ou qui, comme le préfet Simmonet, se refusent à faire endosser à l’Etat français la responsabilité de l’envoi vers les camps de la mort des tsiganes comme des juifs, ce que Jacques Chirac a
pourtant fait le 16 juillet 1995 (**). Le président de la honte, lui, comme son préfet modèle, ne souhaite visiblement pas évoquer les dures heures du gouvernement de Vichy : tout simplement car il s’en
rapproche chaque jour davantage.
(*) des propos auxquels un de ses plus proches larbins de service à répondu dans la
surenchère, opinion à laquelle un autre cireur de chaussures à ajouté la demande d’emprisonner des parents de mineurs condamnés.
(**) "
Quand souffle l’esprit de haine, avivé ici par les intégrismes, alimentés là par la peur et l’exclusion. Quant à nos portes, ici même, certains groupuscules, certaines publications, certains enseignements, certains partis politiques se révèlent porteurs, de manière plus ou moins ouverte, d’une idéologie raciste et antisémite, alors cet esprit de vigilance qui vous anime, qui nous anime, doit se manifester avec plus de force que jamais. En la matière, rien n’est insignifiant, rien n’est banal, rien n’est dissociable. Les crimes racistes, la défense de thèses révisionnistes, les provocations en tous genres - les petites phrases, les bons mots - puisent aux mêmes sources". Aujourd’hui, comme voix s’élevant contre cette
dérive manifeste, on peut au moins compter sur celle de
Robert Badinter, qui sonne toujours juste.
On peut aussi aller voir le film de Tony Gatlif pour se rendre compte de ce vers quoi nous allons à nouveau si des voix ne s’élèvent pas. Son film s’intitule justement
"Liberté" : on souhaiterait que l’égalité et la fraternité, en France, ne disparaissent pas non plus du flambeau du pays.