mardi 28 juillet - par

Le banco-centralisme selon Charles Sannat : « De toute manière Sainte Fed et Sainte BCE et sainte Bank of England interviendront »

 

 

Cliquer sur l'image ou sur le lien pour la vidéo YouTube https://youtu.be/8Mpvwnenytk?t=1453

 

Une interview particulièrement révélatrice de Charles Sannat sur TVL, soulignant essentiellement la soumission des Etats et des économies « modernes » aux décisions de politique monétaire des Banques Centrales. D'où la transcription, ci-dessous, d'un passage centré sur le thème, dans le contexte actuel de « faillite » potentielle de notre pays, c'est à dire à terme, le contexte qui mène à sa soumission encore plus absolue et totalitaire au banco-centralisme.

Une « nuance » entre l'approche de Charles Sannat et la nôtre se trouve néanmoins dans le fait que le contexte « guerrier », pour le moins, de l'économie mondiale actuelle est encore vu par Charles Sannat dans le schéma historique classique d'un « rééquilibrage » entre grandes puissances, et menant donc, selon son expression, à un « Yalta 2:0 », alors que le fond banco-centraliste du système actuel indique plutôt un état de « guerre permanente », plus ou moins larvée et plus ou moins localisée, selon les périodes, de façon à avoir continuellement, pour le système un « prétexte » à faire fonctionner la « planche à billets électronique » banco-centralisée, d'une part, et un levier de menace permanente permettant de tenir les populations dans la « sidération », dans la terreur d'une extension généralisée des conflits, afin de pouvoir mater plus facilement toute velléité de révolte.

Mais quand un phénomène nouveau apparaît dans le cours de l’évolution économique mondiale, il finit nécessairement par être explicité par les analystes systémiques eux-mêmes, pour que les propos publiques des classes dominantes conservent au moins une apparence de cohérence. Ce fut le cas des premiers analystes critiques bourgeois de l’impérialisme au début du XXe siècle, à propos du "nouvel" impérialisme fondé sur l’exportation des capitaux, comme nous l’explique si bien Lénine.

Au XXIe siècle, c’est l’intervention massive et désormais clairement dominante des Banques Centrales dans la vie économique qui ne peut plus vraiment passer inaperçue…

Que cette intervention massive influe directement sur la vie politique des pays qui sont soumis à cette domination est donc tout simplement dans la logique d’ensemble de l’évolution du système.

C’est donc tout l’intérêt de l’approche "critique" de Charles Sannat, même s’il n’y a évidemment aucune velléité "insurrectionnelle" dans sa démarche.

Néanmoins il développe donc généralement plutôt un point de vue à tendance patriotique, sinon nationaliste, ce qui l’amène donc à une évaluation malgré tout critique de l’évolution systémique mondialiste, et donc utile pour notre information, si nous savons l’utiliser avec notre propre évaluation critique fondée sur le matérialisme dialectique.

La question n’est donc pas de savoir si le doigt avec lequel il nous montre la réalité lunaire du banco-centralisme est plus ou moins fin, mais de savoir si nous sommes capables de la regarder en face et d’en faire notre propre analyse critique, avec toutes les conséquences qui en découlent.

Pour l’instant ce n’est pas encore massivement le cas, même et surtout chez les prétendus "anti systèmes" se voulant "de gauche", c’est le moins que l’on puisse en dire…

Ce qui est important dans l'interview de Charles Sannat, c'est donc bien qu'il mets les pieds dans le plat de lentilles banco-centraliste, et c'est bien pourquoi on a choisi l'extrait à transcrire utilement pour ceux qui refusent encore de regarder en face la réalité du banco-centralisme, et qui sont encore la majorité "écrasante", à plus d'un titre, tant de la population que des prétendus "analystes", et de "gauche" comme de droite, donc.

C'est pourquoi la vidéo est donc aussi calée sur le passage transcrit, de façon à aller tout de suite à l'essentiel. Il dit tout de même assez explicitement, avec sa formulation humoristique "sainte", que ce sont les Banques Centrales qui dictent leur politique aux marchés et aux Etats, concernant l'essentiel, à savoir la "gestion" de leurs politiques financières, désormais clairement pilotées depuis les Conseils des Gouverneurs des Banques Centrales.

Difficile d'être plus clair, selon sa position de journaliste économique encore malgré tout essentiellement "main stream", même si avec une personnalisation "critique" qui lui est propre et qui est de facto aussi son "fond de commerce", avec toutes les limites que cela implique nécessairement.

Néanmoins, c'est donc une occasion intéressante et encore assez rare, pour le moins, de tenter de faire avancer la conscience critique d'éléments curieux de l'actualité économique qui ne sont pas pour autant encore au fait d'une analyse matérialiste dialectique de l'évolution systémique, ce qui est encore le cas de la majorité des lecteurs de nos articles, me semble-t-il, vu au fil des débats en cours depuis pas mal d'années, sinon de décennies, et en tout cas, malheureusement, avec déjà plusieurs décennies de retard sur l'évolution du réel.

Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/le-banco-centralisme-selon-charles-sannat-de-toute-maniere-sainte-fed-et-sainte-bce-et-sainte-bank-of-england-interviendront.la-nouvelle-trinite-des-marches-financiers.html

PS : la vidéo est calée sur l'extrait ci-dessous, mais bien évidemment, c'est l'ensemble qui est du plus haut intérêt pour une compréhension de la situation actuelle, même si parfois avec des "nuances" sur tel ou tel point. La "nuance" la plus importante restant l'approche historique non dialectique consistant à projeter une situation type "accords de Yalta" sur la situation mondiale actuelle, alors que précisément la domination banco-centraliste sur le monde implique aussi un fonctionnement géopolitique différent des rapports de forces internationaux. Les rapports de forces entre "métropoles impérialistes" sont de facto remplacés par les rapports de forces entre zones d'influence monétaire banco-centralisées, mais comme ils sont économiquement interdépendants cela limite donc, pour la période actuelle, les risques d'une conflagration mondiale, réellement généralisée à l'ensemble du globe.

A propos de l'extension et de la conflictualité des zones d'influences banco-centralisées, relire cet article sur la situation entre 2023 et 2024, mais qui n'a malheureusement rien perdu de son "actualité", quant au fond :

Fini 2023, baptême de 2024 : deux gouttes d'eau ou deux gouttes de sang ?

https://cieldefrance.eklablog.com/fini-2023-bapteme-de-2024-deux-gouttes-d-eau-ou-deux-gouttes-de-sang-a215224737 

...Et avec, en lien, une réédition PDF du petit bouquin historique de Lénine, "L'impérialisme, stade suprême du capitalisme", paru en 1916, mais qui décrit l'essentiel de l'évolution systémique telle qu'elle s'est poursuivie jusqu'à la fin du XXème siècle, et qui constitue donc encore la "matrice" de l'évolution actuelle, par bien des aspects.

Voir aussi :

Olivier Delamarche : « Pas dans une guerre commerciale... Aujourd'hui, entre les États-Unis et les BRICS on est dans une guerre monétaire ! »

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/02/olivier-delamarche-pas-dans-une-guerre-commerciale.aujourd-hui-entre-les-etats-unis-et-les-brics-on-est-dans-une-guerre-monetaire.html

 

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Le rôle déterminant des Banques Centrales vu par Charles Sannat :

 

24:13 Charles Sannat : « Les conflits que nous avons au Moyen-Orient comme en Ukraine sont clairement des guerres chaudes liées à cette négociation et à cette nouvelle partition du monde qui arrivera avec ce Yalta 2.0, quand les grands de ce monde réussiront à se mettre d'accord. et ils finiront par réussir à se mettre d'accord. La seule question à se poser, c'est après combien de morts ?

Voilà, c'est combien de millions de morts il faudra ? Alors la la dernière fois, c'était en 1945 et vous voyez le nombre de morts qu'il y avait eu dans ce deuxième conflit mondial.

On peut espérer que ce sera pas autant.

On en prend pas forcément le chemin. Et enfin, il y a un risque économique qui n'est pas vu par les marchés. Et ce risque économique majeur, c'est celui avant tout de la dette des États et donc le risque obligataire.

 

TVL _ Et justement ce risque obligataire, vous le dénoncez dans toutes vos publications, vos vidéos Charles Sannat. Pourquoi est-ce là que pourrait naître la prochaine crise ?

 

_ Parce que c'est le maillon faible, c'est le point faible, hein. Alors, c'est le point faible dans le sens où on voit bien que aujourd'hui tous les grands pays endettés ont un problème de croissance économique. Et donc globalement, si vous regardez bien les chiffres, euh..., vous dépensez plus de dettes sur PIB que vous ne réalisez d'€uros de croissance.

Pour résumer plus clairement, en France aujourd'hui, notre déficit est entre 5 et 6 % du PIB, ça veut dire qu'à chaque fois qu'on crée 100 € de richesse, on en a dépensé 5 à 6 en nouvelle dette pour créer quoi ? Au mieux 1 € de croissance. Donc aujourd'hui, la croissance française est maintenant attendue à 0,5 %. Ça veut dire que 50 centimes d'euros de richesse sont créés contre 6 € de nouvelles dettes. Autant vous dire que dépenser 6 pour gagner 50 centimes, même un enfant de 5 ans a bien compris que c'était pas une très bonne idée, ni économique, ni mathématique. Donc on est dans cette situation là. Alors on est dans cette situation là aux États-Unis, on est dans cette situation là en Angleterre, on est dans cette situation là en Allemagne. Bon l'Allemagne, elle part de bien plus bas en terme d'endettement, donc qu'elle a encore de de la marge de progression, mais pour les États-Unis, pour la France, c'est nettement plus compliqué.

 

_ On a la BCE qui va se réunir cette semaine, les 22 et 23 juillet après avoir déjà relevé ces taux. C'était le cas le mois dernier en juin. Alors, entre le risque inflationniste, une croissance atone et l'endettement des États, est-ce qu'on doit s'attendre encore à une nouvelle hausse de taux de la part de la BCE ?

 

_ Sans doute, ce qui est pas forcément une excellente idée, mais sans doute, la BCE a déclaré que elle ne ferait pas la même erreur qu'en 2022, hein, qu'elle ne serait pas en retard sur l'inflation. Donc la BCE va sans doute augmenter encore un petit peu ses taux. (*NDLR : la BCE a finalement repoussé une hausse éventuelle à septembre). Bon, sans normalement les remonter aussi haut que ce qu'elle avait pu faire dans le cycle de resserrement monétaire précédent. Néanmoins, je reste persuadé qu'elle ne peut pas le faire encore extrêmement longtemps et qu'elle devra à un moment donné intervenir parce que se pose évidemment de manière extrêmement prégnante ce problème d'endettement des États et que la BCE ne pourra sans doute pas laisser faire, euh..., des taux de marché à 4 ou 5 % durablement parce que ce n'est tout simplement pas supportable pour les États les plus endettés de la zone euro a commencé par la France et l'Italie.

 

_ Et en cas de choc sur les dettes souveraines ou sur les taux d'intérêt, est-ce que les banques privées européennes sont en capacité de résister à quelque chose qui viendrait les heurter dans les mois qui viennent ?

 

_ Non, pas du tout. Tout ça est de toute manière à chaque fois complètement illusoire, de même que la garantie des dépôts est complètement illusoire. Bon, dans le le FGDR qui est le fond de garantie des dépôts et de résolution des des faillites bancaires, vous avez, ... [rires], vous avez quelques milliards d'euros qui sont eux-mêmes investis en obligation d'État. Bon, donc, s'il y avait un gros problème sur les obligations d'État, euh..., le FGDR, la plupart de sa trésorerie serait même pas mobilisable euh parce que d'abord elle est structurellement complètement insuffisante. On est de l'ordre de 1 pour 1000, hein. Donc euh..., bon, c'est..., c'est illusoire. Et donc tout ça, ce sont des outils qui sont là pour assurer simplement de la confiance. Bon, euh..., si jamais tout devait aller mal, aucune banque privée ne pourra résister ni tenir. La seule manière que les choses tiennent, c'est évidemment une intervention massive de la banque centrale qui par définition n'a aucune limite.

C'est que la banque centrale de n'importe quel pays peut vous créer autant de monnaie qu'elle le souhaite. Donc, par définition, et c'est pour ça qu'on dit sur les marchés : on ne joue jamais contre une banque centrale. C'est que une banque centrale, c'est des pantalons sans fond dans les poches. Donc c'est sans limite. Si demain les banques centrales veulent sauver la totalité des banques, et bien elles sauveront la totalité des banques. Ce sera un choix politique et ce sera un choix de politique monétaire. Ce choix là, il a déjà été fait, hein... Il a été fait, souvenez-vous, Mario Draghi, à l'été 2011, au pire des craintes sur l'avenir de la zone euro, quand il arrive et qu'il siffle la fin de partie, mais littéralement, hein... C'est à dire qu'on était en crise, il parle, 2 secondes après, la crise est terminée, hein... Et il dit l'euro est irréversible et « whatever it takes » et quoi qu'il en coûte, ce sera irréversible et « je ferai ce qu'il faut. » Voilà.

 

_ Mais une BCE a encore la liberté de sauver des banques comme ça en rachetant des dettes ?

 

_ Bien sûr, bien sûr !

 

_ C'est, c'est pas ce qui s'était passé en 2007 quand on a dû renflouer les banques privées avec de l'argent de l'État ?

 

_ Bien sûr.

 

_ On peut recommencer à l'infini ?

 

_ On peut recommencer à l'infini, pas l'État puisque vous avez bien vu que l'État, là, ça allait être compliqué pour l'État français de donner..., de donner des sous à ces banques si elles si elles allaient mal. Donc ce sera pas l'État français qui viendra, ça sera la banque centrale qui, en dernier recours, qui, en dernier ressort, qui, euh... quand plus rien ne fonctionne, ben on appelle le capitaine Flamme.

 

_ Donc on va vous dire « Mais tout va bien madame la marquise, si la BCE peut arriver en dernier recours et sauver la situation, on peut se dire la sainte BCE », quoi.

 

_ Mais pourquoi croyez-vous que les marchés ne réagissent pas ? parce que justement ils se disent de toute manière Sainte Fed et Sainte BCE et sainte Bank of England BOE interviendront la nouvelle trinité des marchés financiers qui sauvera la banque. Bien sûr, c'est là-dessus que les marchés...

 

_ Mais plus on injectera de liquidité dans l'économie, plus que plus l'argent qu'on a dans les poches ne vaut n'aura de valeur.

 

_ Eh ben évidemment puisque si les injections ou la création monétaire sont par définition illimitées pour les banques centrale, elles sont sans limite, elles ne sont pas sans conséquence. Donc il ne faut pas confondre et votre remarque est excellente, il ne faut évidemment pas confondre le sans limite avec le sans conséquence. Le fait de créer de la monnaie va bien entendu venir dévaloriser la valeur de chaque unité monétaire, c'est l'inflation. Alors, vous savez, il y a deux manières de définir l'inflation. Pour les gens, l'inflation, c'est généralement la hausse généralisée du niveau des prix. Ça, c'est la la première manière de voir l'inflation.

Et puis si on change d'angle de vue, la deuxième manière de voir l'inflation, c'est de dire simplement : bah, il faut plus de monnaie pour acheter la même chose. Donc en fait, c'est pas les prix qui augmentent, c'est la valeur de la monnaie qui diminue. Quand vous avez un choc pétrolier auquel nous sommes confrontés actuellement, vous êtes sur de l'inflation de hausse des prix. Mais quand vous voyez l'or qui augmente et qui passe de 300 dollars l'once il y a 30 ans, moins de 300 dollars l'once au début des..., au milieu des années 90, 250 dollars dollars l'once, à 5000 dollars l'once, c'est pas l'or qui a augmenté c'est la monnaie qui a baissé ; c'est la monnaie qui a baissé de manière structurelle pendant 35 ans. Et donc ça c'est juste un étalon et un baromètrequi vous permet de quantifier la perte de valeur de votre monnaie qui est absolument considérable.

Et quand les Français disent "Oh là là avec l'euro qu'est-ce que tout est devenu cher." Contrairement à ce qu'il pensent et contrairement à ce que pense la rue, oui, ils ont raison de dénoncer ce qu'ils vivent, c'est-à-dire un véritable appauvrissement. Mais les raisons ne sont pas l'euro. La raison ne n'est pas l'euro. La raison c'est l'inflation et le fait que les salaires, eux, n'ont pas du tout suivi la même progression que les prix.

 

_ Ce qui n'est pas le cas dans certains pays comme la Turquie par exemple.

 

_ Ce qui est pas le cas en Turquie, mais ce qui est pas le cas non plus en Suisse.

 

_ Ouais. Ah je..., en Suisse les salaires suivent l'inflation.

 

_ Ah ben les salaires non seulement suivent l'inflation mais vous avez un véritable enrichissement de la population..., de la population suisse... C'est pas le cas de la population européenne dans son ensemble, et des pays du nord aux pays du sud.

 

_ On a donc aujourd'hui une dette publique qui a dépassé les 3600 milliards d'euros. On nous a expliqué pendant des décennies, certains continuent à le faire que cette dette publique n'avait aucune conséquence pour nous autres. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ?

 

_ Mais ce qui a changé aujourd'hui, ce sont les taux. C'est-à-dire que quand évidemment vous empruntez à zéro voire même à des taux négatifs et que de gentils prêteurs sont prêts à vous donner de l'argent pour vous prêter de l'argent...,

 

_ ...des prêteurs dont on ignore tout d'ailleurs.

 

_ Bon, ce qui est une aberration mais les prêteurs, on les connaît. C'était la Banque centrale européenne. Bon, mais quand on est évidemment dans cette dans cette situation là, et bien nos hommes politiques qui sont vraiment des gens avec une immense vista si vous voulez hein, et donc il commandent pas les Canadairs. Et quand ils commandent les Canadairs, après ils annulent les commandes de Canadairs pour économiser 90 millions d'euros, ...euh, et puis euh..., et tout en vous disant que le réchauffement climatique est là, hein, et donc il va y avoir des problèmes, hein, mais ils annulent les solutions aux problèmes qu'il nous expliquent qu'ils vont qui vont quand même se passer. On est à un niveau de pathologie intellectuelle qui est quand même assez assez significatif.

Eux..., bah, ils s'empruntent quand ils ont des taux à zéro, ils disent "Mais c'est génial, il faut s'endetter encore plus, c'est le moment." Alors bon, s'ils avaient eu l'intelligence de prendre des dettes à ce moment-là pour financer des centrales nucléaires, pour faire baisser le prix de l'énergie pour les entreprises, pour relocaliser massivement des sociétés de production, s'ils avaient eu l'intelligence de construire beaucoup de barrages pour gérer l'eau avec même des pipelines, d'accord, mais pas des pipelines pour le pétrole, des papelines pour l'eau et pour irriguer aussi bien le Portugal, l'Italie que même, allez..., soyons fous, puisqu'on a du gaz qui arrive par tuyau d'Algérie, on pourrait imaginer même de l'eau qui arrive de chez nous jusqu'au jusqu'au jusqu'au Maghreb.

Et donc on pourrait commercer avec notre eau, qu'on pourrait dessaler, qu'on pourrait gérer les hivers. Alors vous avez remarqué quand même qu'on est passé euh au printemps d'une situation où nous étions en vigilance rouge pour les crues à une situation où nous sommes en vigilance rouge pour les incendies de forêt, la sécheresse.

 

_ De crise en crise...

 

_ ... et entre-temps, personne se dit que l'eau qui coule trop l'hiver et le printemps, ça serait bien de la garder pour quand il fait sec l'été. Et là vous dites bassines, barrages, oh là là, les petites grenouilles, les oiseaux, les machins. Bon bref, tout ça est un délire absolu. Mais ces gens-là nous ont endetté quand c'était pas cher. Et aujourd'hui que les taux retrouvent, ...euh tout simplement l'argent retrouve un prix, ...l'argent est en train de retrouver un prix, je rappelle que le taux d'intérêt c'est simplement le prix de l'argent, ouais, hein... Le prix du crédit.

Donc le prix de l'argent. Combien coûte l'argent ? Si je veux acheter de l'argent, c'est emprunter de l'argent, combien ça coûte ? Et ben aujourd'hui, on s'approche de 4 % à 3,90. Mais arrondissons pour être plus simple en terme de de calcul mental. 3500 milliards d'euros de dette à 4 %, c'est pas du tout le même service de la dette et les mêmes intérêts à payer que quand on est à zéro. Donc à 4 %, c'est assez simple, hein, c'est 140 milliards d'euros. 140 milliards d'euros. J'invite tous ceux qui nous écoutent à aller regarder sur le site de Bercy, euh... quel est le budget de l'État et quelles sont les recettes fiscales. Les recettes fiscales, c'est entre 350 et 380 milliards d'euros. Donc ça représente la moitié quasiment des recettes de l'État. Ça représente presque deux fois le budget de l'éducation nationale avec tous les collèges, tous les lycées, toutes les écoles confondues et 1 million de d'enseignants.

Donc je vous laisse imaginer euh ce que c'est, 140 milliards d'euros d'intérêt à payer. Tout en sachant que chaque année, on continue avec un déficit qui dépasse les 5 %. Donc 5 % d'un PIB de 3000, c'est encore 200 milliards, 150 et 200 milliards d'euros de dette supplémentaire qui va falloir financer là encore à 4 %. Bref, c'est ça qui a changé, c'est le prix de l'argent. »

 

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EDITION AGORAVOX :

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Sur l'origine et l'histoire du Quantitative Easing comme base fondatrice du banco-centralisme :

 

Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d'économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

 

 

Richard Werner, "père spirituel"

du Quantitative Easing

et "apprenti sorcier" du banco-centralisme

 

http://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895

 

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8 réactions


  • Étirév 28 juillet 13:28

    « puissances d’argent » et banques centrales Le premier pays à avoir intégré la caste des « puissances d’argent » en tant que nouvel acteur politique est l’Angleterre. Le choix d’Oliver Cromwell (1599-1658) de développer l’Empire britannique en adossant la puissance des armes à celle des banques a créé un nouveau paradigme politique. Dire cela ne signifie pas que l’Angleterre porte l’acte de naissance de cet acteur géopolitique nouveau, anonyme. Sa naissance est plutôt à rechercher dans les Républiques commerçantes de Gênes, de Florence ou de Venise (certains auteurs d’ouvrages sur les Templiers ouvrent certaines perspectives sur le rôle que les rivalités financières du capitalisme naissant ont pu jouer dans la destruction de l’Ordre du Temple au XIVème siècle). Après l’Italie, l’acte de naissance de ces « puissances d’argent » est aussi à rechercher dans le premier État à avoir donné une réalité institutionnelle à ces banquiers, la Hollande, via la création en 1609, de la banque d’Amsterdam. Rappelons qu’au Moyen Âge, les Pays-Bas sont au cœur de l’élite commerçante, dite ligue hanséatique. Cette ligue, composée d’associations de commerçants, a prévalu en Europe à l’époque précédent l’avènement de l’Empire britannique. Cette précision permet de donner un aperçu du rôle des Pays-Bas dans l’évolution du système de l’impérialisme financier. À toutes fins utiles, notons que, Hollandaise en 1626, la colonie de la Nouvelle-Amsterdam sera rebaptisée « New York » par les Anglais lors de son acquisition en 1664. Cette colonie ne deviendra définitivement anglaise qu’en 1674 avec le traité de Westminster. Si, donc, l’Angleterre de Cromwell n’est pas, stricto sensu, à l’origine du développement de ses « puissances d’argent », elle est néanmoins à l’origine du paradigme consistant à adosser les velléités impériales à la puissance financière naissante des banquiers ; ce phénomène a, mécaniquement, généré l’avènement d’un nouveau modèle de référence dans lequel la puissance politique et militaire est intimement liée au développement de la banque. Dans les étapes ultérieures, les banquiers se sont internationalisés dans le même temps qu’ils ont commencé à se centraliser par l’instauration du système des banques centrales. Le cartel des banques centrales représente le monopole ultime. Il jouit d’un monopole sur le crédit des gouvernements, et son but est de convertir ce monopole en un monopole, exclusif sur tout : la politique, la culture, l’économie, la religion etc. Ces institutions sont nées sous le signe de l’imposture : présentées comme des banques d’État, elles disposaient à ce titre de la garantie de l’État (c’est-à-dire des contribuables de l’État) alors que ses capitaux restaient dans des mains privées. L’appropriation par des intérêts privés est le vice initial du concept de banques centrales. C’est ainsi que la banque d’Angleterre (1694), la Banque de France (1800), la Réserve Fédérale américaine (FED, 1913) la Gosbank de l’Union Soviétique (1923) qui est devenue la Banque centrale de la fédération de Russie (1991), la Banque des Règlements Internationaux (B.R.I., 1930), le Système Européen de Banques Centrales (dit SEBC, décidé par le traité de Maastricht en 1992 et entré en vigueur en 1999) reflètent, toutes, un désengagement des instances politique de l’État dans la gestion centralisée des masses monétaires en circulation. Rappelons que, mensongèrement présentée comme « intimement liée à l’histoire de la nation », la banque de France a été conçue, comme toutes les banques centrales, comme une entreprise capitaliste détenue par des personnes privées. Les banques centrales sont aujourd’hui l’élément pivot, fondamental, du système monétaire mondial. En prenant le contrôle des monnaies, ces « puissances d’argent » ont pris le contrôle des économies puisqu’elles étaient en mesure de décider, en toute autonomie et de façon discrétionnaire, de l’affectation des ressources monétaires ; le petit nombre d’hommes, de « Familles », « maîtres » absolus de l’argent et détenteurs de cet énorme pouvoir économique discrétionnaire, distribuent en quelque sorte le sang à l’organisme économique dont ils tiennent la vie entre leurs mains, si bien que, sans leur consentement, nul ne peut survivre. Pour ceux qui l’auraient oublié, cette vérité a été directement précisée par l’un des fondateurs de l’oligarchie financière : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois ». Et Napoléon Bonaparte disait : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. ». Les banques centrales, c’est-à-dire leurs actionnaires cachés derrière l’anonymat, « fabriquent » autant qu’ils veulent, des dollars des €uros, etc. Cet argent est prêté aux différents gouvernements en échange d’obligations qui servent de sécurité à ces banques. Ces obligations sont entre les mains des banquiers privés qui en touchent annuellement des intérêts. Rappelons qu’en 1982, le fisc des États-Unis accusait une dette d’environ 1.070.241 millions de $. La Réserve Fédérale américaine, la « FED », récolta environ 115.800 millions de $ d’intérêts sur une seule année, payés par les contribuables américains. Le capital de ces intérêts va tout droit dans les poches de la « FED », donc dans celles des banquiers privés internationaux. En 1992, les obligations possédées par la « FED » étaient d’une valeur d’environ 5.000.000 millions de $ et les intérêts à payer par les contribuables montent constamment (en 2024, la dette des USA dépasse la somme de 35.000 milliards de dollars). C’est la « FED » qui a créé tout ce capital en prêtant de l’argent au gouvernement américain et en touchant des intérêts élevés, elle n’a eu qu’à payer les frais d’impression d’une « monnaie de singe » qui rapporte néanmoins de très gros intérêts. Eustace Mullins disait de la FED qu’elle n’était ni « Fédérale », ni une « Réserve », mais simplement un « Syndicat du crime ». « Cœur nucléaire » du dispositif monétaire international, le système des banques centrales est une escroquerie institutionnelle ; il est une véritable association de malfaiteurs, « faux-monnayeurs », et la plus grande duperie de l’histoire financière des temps modernes. NB : Aline de Diéguez, dans son ouvrage « Aux sources du chaos mondial actuel », nous rappelle que « Chaque seconde qui passe augmente les intérêts de la dette publique de la France de 2490 € ». Selon les chiffres fournis par Maurice Allais, (1911-2010), prix Nobel d’Économie en 1988, 93% de la dette française est attribuable aux intérêts compensés. En septembre 2011, la dette publique s’élevait à 1 789 milliards d’€ et les intérêts de la dette à plus de 43 milliards d’€. En 2026, le montant de la dette dépasse les 3 500 milliards d’€, et c’est 74 à 77,4 milliards d’€ (estimation selon les rapports de la Cour des comptes) que les contribuables français auront a verser aux banquiers privés pour 2026, au titre des seuls intérêts de la dette. Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/


    • Luniterre 28 juillet 14:22

      @Étirév

      Votre message de 13:28 h est un excellent récapitulatif historique de l’histoire des banques et des banques centrales, avec toutefois précisément une « confusion », et historique également, sur leurs rôles réciproques. A l’origine, les banques centrales sont formées essentiellement comme des « chambres de compensation » bien nécessaires pour réguler les échanges commerciaux et les transactions financières qui allaient avec.

      En fait il semble même qu’elles se soient formées, surtout en Hollande, à partir des chambres de compensation commerciales préexistantes. Évidemment, encore aujourd’hui, elles ont conservé ce rôle à l’égard essentiellement des transactions financières, même si elles ont formellement délégué une partie de ce job à des organismes « accrédités » par elles.

      Néanmoins, à travers leurs périodes de « nationalisation » la plupart des banques centrales se sont détachées de leur dépendance au secteur privé pour devenir ensuite un secteur « en soi et pour soi », ni réellement « public », car devenues statutairement indépendantes des États, ni juridiquement « privées », car ne répondant pas aux critères légaux des entreprises soumises aux lois du marché.

      C’est donc par contre tout à fait une « zone de non-droit », puisqu’il n’y a personne au dessus d’elles, comme recours, jusqu’à présent : elles ne peuvent être « jugées » qu’en fonction de leurs propres « statuts », élaborés comme une forme de droit en soi et pour soi, et sont donc de ce fait « juges et parties ». La pitoyable « cours de justice européenne » n’étant finalement qu’un appendice ad hoc du système, en UE, par exemple.

      Il y a donc trois temps dans l’histoire des banques centrales et du banco-centralisme :

      1 _ la période de formation, essentiellement comme organismes de droit privé et principalement comme chambres de compensation.

      2 _ la période « nationale », essentiellement après la deuxième guerre mondiale, où elles sont encore au service du développement économique.

      3 _ la période « autonome » où elles acquièrent leur « statut d’indépendance » et forment une bureaucratie financière dominant le monde en manipulant les taux et la circulation de la dette.

      Ces trois étapes varient selon les pays, et certains, comme la Russie et l’Iran, en sont restés à l’étape 2, quoi que l’on puisse penser, par ailleurs, de leurs stratégies et politiques. C’est manifestement une des causes essentielles des guerres actuelles : le banco-centralisme implique la soumission mondiale à l’hégémonie de la dette.

      Ce qui n’empêche pas, non plus, des rivalités, au sein du système, entre pôles bancaires « centraux » des zones d’influence monétaires : dollar, yuan, yen, livre, euro...

      Luniterre


    • Luniterre 28 juillet 15:38

      PS >>> Ce qui n’est pas abordé dans cet article, dont l’objet est simplement le constat, par le chroniqueur économique Charles Sannat, de la « nouvelle » domination des Banques Centrales, c’est donc le processus évolutif général de l’économie qui a amené cette nouvelle domination, qui ne doit rien au hasard, mais bien essentiellement tout, ou presque, à l’évolution technologique des rapports de production.

      Les deux facteurs essentiels désormais suffisamment visibles de tous étant la robotisation de l’industrie et la tertiarisation, en conséquence, du reste de la société.

      L’effet fondamental de la robotisation étant que la valeur de la production « marchande » cesse d’être le fruit du travail humain pour n’être plus que la reproduction de la valeur d’amortissement du « capital fixe », robotique, et non plus essentiellement la reproduction du capital « variable » humain, générateur de valeur ajoutée et de plus-value sur cette valeur.

      Le stade « financiarisation » de la fin du XXème siècle étant en quelque sorte le stade « intermédiaire » entre le capitalisme productif « classique » dépassé et désormais le banco-centralisme, nécessairement de plus en plus totalitaire, au sens orwellien du terme, reposant sur une mascarade médiatique permanente.

      Luniterre

      Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

      https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

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  • Étirév 28 juillet 13:29

    La FED (Federal Reserve System) est la Banque centrale américaine créée, en décembre 1913, par le Federal Reserve Act. Cette loi, passée en catimini pendant les fêtes de fin d’année, était le fruit de menées politiques de longue date des principales banques internationales pour établir un contrôle centralisé sur la monnaie américaine. Ce contrôle s’est finalement matérialisé par la loi de 1913 qui a été préparée, en secret, sur l’île de Jekyll Island par une petite coterie de banquiers influents et d’hommes politiques à leur solde dont le noyau dur se trouvait à Londres. Voici un extrait de l’exposé critique du Sénateur J. Thorkelson (Montana), à la séance de la Chambre des représentants le 19 août 1940, relatif aux relations anglo-américaines et notamment sur l’influence qu’exercent certaines « Organisations » sur la vie politique américaines (document publié dans l’Unité de Montréal, de juin-juillet 1957, et reproduit par Yann Moncomble dans son ouvrage « Les vrais responsables de la troisième guerre mondiale ») : « Je voudrais que vous remarquiez tout particulièrement que ceci se passait en 1913 (accord sur le passage de navires dans le canal de Panama), et que cette année-là fut l’année même où nous avons changé de gouvernement pour faire place à une république qui était une semi-démocratie ; ce fut l’année où nous détruisîmes le gouvernement constitutionnel, la sécurité internationale, et où nous pavâmes le chemin afin de pouvoir devenir une colonie de l’Empire britannique. Ce fut également cette année-là qu’en adoptant la loi sur les Réserves Fédérales, nous plaçâmes notre Trésor sous le contrôle et la domination de la Banque d’Angleterre et des groupes bancaires internationaux qui commanditent maintenant le mouvement du « British-Israël » aux Etats-Unis (doctrine protestante qu’on appelle également l’« anglo-israélisme ») (*). Ce fut aussi l’année qui précéda la Grande Guerre, dans laquelle nous fûmes impliqués, comme chacun le sait, en 1917 ; toutefois, ce que le monde ne sait pas, c’est que nous étions moralement mêlés à la guerre de 1914 lorsque J.P. Morgan & Co. commencèrent à financer la Triple entente. En 1913, un groupe de banquiers internationaux se réunit d’urgence sur l’Île Jekyll, vis-à-vis de Brunswick (Géorgie). Pour cette réunion secrète, tous les habitants de l’île avaient été évacués. Des gardes empêchèrent les non invités d’approcher pendant tout le temps que dura la Conférence. Par la suite, on apprit que c’était à cette occasion que le « gouvernement invisible » du monde avait décidé l’institution du Federal Reserve Act et de la Federal Reserve Bank, qui devaient enlever au Gouvernement américain et au Congrès leur pouvoir sur l’émission de la monnaie et du crédit ; à cette même occasion, l’orientation de la guerre déjà décidée (1914-1918) avait aussi été arrêtée. » Rappelons que Thomas Jefferson, Président des États-Unis de 1801 à 1809 et principal auteur de la Déclaration d’Indépendance, avertissait déjà en 1802 : « Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise ». Le célèbre poète américain Ezra Pound (1885 - 1972) a été détenu 15 ans comme « prisonnier politique » à l’hôpital psychiatrique Saint-Elizabeth parce qu’il dénonçait la dangerosité des pouvoirs de la « FED » et du cartel bancaire, cause, pour lui, des maux de l’humanité. Il remettait également en question les motifs d’entrée en guerre de l’Amérique. (cf « Les Secrets de la Réserve fédérale » par Eustace Mullins) À toutes fins utiles, rappelons que, alors qu’il en était le propriétaire, J-P Morgan ne participa pas à la prestigieuse croisière inaugurale du Titanic, et, par conséquent, échappa « miraculeusement » à la catastrophe. En revanche, ce ne fut pas le cas pour trois personnalités de premier plan qui étaient opposées à la création de la FED, future banque centrale étasunienne (dont nous dirons quelques mots ci-après) : il s’agit de Benjamin Guggenheim, Isidor Strauss et Jacob Astor (ami et mécène de Nicola Tesla) qui périrent dans le naufrage quelques mois avant la création de la FED. À sa création, les actionnaires les plus importants de la « FED » étaient : 1. Rothschild Banks de Londres et Berlin 2. Lazard Brothers Bank de Paris 3. Israel Moses Sieff Banks d’Italie 4. Warburg Bank de Hambourg et Amsterdam 5. Lehman Brothers Bank de New York 6. Kuhn Loeb Bank de New York 7. Chase Manhattan Bank de New York 8. Goldman Sachs Bank de New York (*) Le mot « British » qui est composé de « berith » ou « b’rith », alliance, et « ish », homme ou peuple, signifie « le peuple de l’Alliance ». « British-Israël » est la croyance répandue du temps d’Élisabeth 1ère d’Angleterre, que les Anglo-Saxons seraient les descendants des dix « tribus perdues » d’Israël, donc les véritables israélites. Il fallait donc restaurer l’Église « anglo-israélienne » en terre anglo-saxonne, avant la Parousie, et reconnaître en la reine d’Angleterre l’héritière légitime du « Roi David » (précisons que le nom de « David », dont on a fait un « Roi », est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans). La localisation de ces anciens peuples s’étendrait en fait à tout le monde anglo-saxon, en Grande-Bretagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à ceux des descendants britanniques de l’Afrique du Sud, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique. Faisons remarquer que, suite au développement de la doctrine du « peuple de l’Alliance » en Angleterre, les Etats-Unis d’Amérique seront le lieu de la fondation en 1843, de l’association fraternelle juive « B’nai B’rith » qui signifie, en langue hébreu, « les fils de l’Alliance ». Blog : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/


  • Francis 29 juillet 08:46

    Je pense que les ultra-riches n’acceptent sans broncher le recours massif au Quantitative Easing qu’à la certitude qu’on ne touchera pas à leurs super-profits qui leur permettent de compenser largement l’inflation qui en résulte fatalement.

    En somme c’est un impôt sur les classes moyennes pour payer la Charge de la Dette faramineuse (plus de 60 Mds d’€ pour plus de 3500 Mds de dette dite souveraine), premier poste de dépense de l’État : plus que son budget de fonctionnement.


    • Gollum 29 juillet 09:32

      @Francis

      — -> qui leur permettent de compenser largement l’inflation qui en résulte fatalement.

      Affirmation péremptoire là encore. Le QE n’a pas abouti à une grosse inflation. Cette inflation a jusqu’ici été assez bien maîtrisée, le QE a essentiellement fait gonfler les actifs boursiers... d’ailleurs suffit de voir le taux de croissance exorbitant du Nasdaq comme du SP500...


    • Luniterre 29 juillet 10:01

      @Francis

      A propos de la création monétaire banco-centralisée, le site « Wikibéral », adepte de l’ultra libéralisme, écrit :

      « Le XXIe siècle offre un nouvel exemple de l’effet Cantillon : il se constate à nouveau avec la formation de bulles sur les actifs, dont les marchés boursiers, et l’enrichissement continu des plus riches, en raison de l’impression continue d’argent neuf par la planche à billets des banques centrales. L’action des banques centrales enrichit ainsi une ploutocratie, par « ruissellement » du nouvel argent sur les personnes les mieux placées pour en bénéficier. »

      https://www.wikiberal.org/wiki/Effet_Cantillon

      Donc, non seulement le Quantitative Easing n’a rien pris aux ultra riches à travers son action inflationniste, mais par son principe même de fonctionnement, il les a encore enrichis davantage.

      La dette publique n’est évidemment « coûteuse » que pour ceux qui ont à en payer les intérêts, c’est à dire nous, les simples citoyens à la base de l’échelle sociale, alors qu’elle enrichit, au contraire, les parasites boursicoteurs qui gravitent autour du sommet de l’État, à l’affût de toutes ses dépenses, même évidemment somptuaires et inutiles, qui viennent gonfler à la fois le cours des marchés et celui de la dette qui le rend non seulement possible mais carrément « juteux », question liquidités...

      Luniterre


    • Luniterre 29 juillet 10:29

      @Gollum

      Contradiction interne dans votre propos : « le QE a essentiellement fait gonfler les actifs boursiers... d’ailleurs suffit de voir le taux de croissance exorbitant du Nasdaq comme du SP500... » >>> Ce qui par définition enrichit donc les plus riches, tandis que l’inflation qui en découle, surtout après la vague de QE consécutive à la crise dite « du COVID », appauvrit ceux qui vivent simplement de leur travail ou d’une modeste retraite : vous faites ainsi vous même la démonstration de l’Effet Cantillon, qui implique un « ruissellement » inégalitaire par définition : plus d’argent circulant en haut de l’échelle sociale, et des hausses de prix pour tout ce qui est vital pour la base sociale, mais sans revalorisation correspondante des salaires >>> finalement un appauvrissement global mais différencié de l’ensemble de la société, avec en « prime » un accroissement des inégalités. >>> CQFD, et donc, merci pour votre « contribution » finalement bien utile au débat.

      Luniterre


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