mardi 17 août 2010 - par Fourmi Agile

Le capitalisme ne s’écroulera pas


L’économie mondiale fonctionne presque essentiellement avec le capitalisme. C’est un système économique où l’entreprise, ses moyens de production et de distribution, appartiennent à une ou plusieurs personnes.

* Le capitalisme est le seul système qui soit apparu spontanément, sans avoir été préalablement imaginé. Ceci garantissant qu’il n’a pas été inventé pour favoriser certains, comme c’est le cas avec d’autres idéologies.
 
* Le capitalisme correspond au fonctionnement de l’humain. Le mot "capita" vient du latin qui signifie "tête". Le capitalisme est un système économique où il y a un dirigeant à la tête de l’entreprise. Et c’est dans la nature de l’humain que certains aient besoin de diriger et d’autres aient besoin d’être dirigés. Si le capitalisme s’écroulait, ça deviendrait l’anarchie puisque ceux qui ont besoin d’être dirigés ne sauraient plus ce qu’il faut faire.
 
* Le capitalisme est le système qui fonctionne le mieux aujourd’hui, le plus juste, on n’en connait pas d’autre. S’il y avait un autre système économique plus adapté que le capitalisme, on l’aurait utilisé.
Aujourd’hui l’agriculture traditionnelle et l’artisanat ne peuvent plus répondre aux besoins de plusieurs dizaines de millions de personnes. Il faut nécessairement de grosses industries, du personnel pour les faire fonctionner, depuis les simples ouvriers jusqu’aux responsables qui dirigent l’ensemble.
On ne connait pas d’autre système économique viable. Les quelques essais d’entreprises dirigées par des ouvriers ont démontré que cela ne marche pas, parce que les pouvoirs économiques ou politiques reviennent à ceux qui peuvent les assumer : à chacun sa place et il n’y a pas de sot métier.
Les systèmes économiques où l’Etat dirige ne fonctionnent pas non plus car le rôle de l’état n’est pas de produire mais de contrôler et réguler le fonctionnement des entreprises avec des lois pour éviter l’anarchie. Si l’Etat produit et contrôle en même temps, c’est la porte ouverte à toutes les dérives, à la corruption. C’est ce qu’il s’est passé en Urss ou le communisme a causé une terrible récession économique dans les pays, et la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. La situation actuelle de Cuba montre bien que le communisme est un échec. De plus puisque l’Etat est la seule entreprise, il n’y a plus de concurrence, cela stoppe l’initiative individuelle, arrête la recherche pour l’amélioration de la qualité, des produits fabriqués et du travail.

Le mal ne vient pas du capitalisme, mais de la façon dont certains l’utilisent, de même le mal ne vient pas du couteau mais de la façon dont on l’utilise. Ainsi quel que soit le système économique utilisé, certains cherchent avant tout à faire du profit, à augmenter leur capital et écrasent les autres pour y arriver.
On trouve des malhonnêtes autant du côté du patronnat que du côté des employés et cela ne changera jamais car c’est dans la nature de l’humain, il y aura toujours des gens malhonnêtes et des gens honnêtes, des dirigeants honnêtes qui n’exploitent pas leurs employés et des employés honnêtes qui n’abusent pas de leur patron.

Le capitalisme ne disparaîtra pas, il se transformera et s’adaptera et il n’y a pas d’éléments majeurs qui le menacent. Le capitalisme a déjà surmonté plusieurs crises assez graves et s’en est sorti. D’ailleurs maintenant on ne parle plus de crise du capitalisme mais de crise d’un des éléments du capitalisme, prouvant que celui-ci est en bonne santé.
Par exemple, la propriété est l’un des fondements du capitalisme or la propriété privée ne peut pas s’arrêter puisque c’est un besoin de la majorité des humains.

Il y aura différentes formes de capitalisme selon les pays. Plus ou moins libéral, plus ou moins régulé, avec plus ou moins d’intervention de l’Etat, plus ou moins social. Le meilleur des gouvernements est celui qui ne gouverne pas. Son rôle est d’assurer la sécurité sur le territoire, l’organisation des différents services. Si le capitalisme est trop libéral il devient une anarchie tenue par des groupes mafieux antagonistes, ceci menant à l’anarchie. S’il n’est pas assez libéral, il devient une dictature, puis de l’impérialisme s’il tente de conquérir d’autres pays, d’autres peuples.
 
Il n’y aura pas de catastrophe économique mondiale. La société n’est pas une voiture menée par un conducteur ivre sur une route de montagne : des économistes très compétents ont tirés des enseignements des graves crises économiques passées, ils savent ce qu’il faut faire et ne pas faire, ils connaissent les signes indiquant les risques d’une crise et réagissent à temps. Ils connaissent les mécanismes qui interviennent et les leviers sur lesquels il faut agir. Les plus grandes banques investissent de l’argent quand il faut pour éviter une crise mondiale.
S’il y avait une crise économique mondiale, tout les prix augmenteraient énormément, la vie deviendrait très difficile pour tous, nous ne méritons pas ça. Et même les vautours de la haute finance n’on pas intérêt à une crise mondiale puisqu’ils en seraient les premières victimes.

Cette morosité vient entre autre des idées propagées par Karl Marx, dans son livre 1 sur le Capital, il affirmait que les travailleurs, seuls créateurs de richesse, étaient voués à une condition misérable.Plus récemment l’écrivain noir Aimé Césaire écrivait : "Une civilisation qui est incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est décadente.(...) La civilisation européenne, ou occidentale, telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les deux problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial."Or le problème du prolétariat a au contraire bien été résolu par la société capitaliste occidentale, nulle part ailleurs dans l’histoire les classes pauvres n’ont vu leur situation s’améliorer aussi fabuleusement que depuis la révolution industrielle. Et même, les catégories pauvres ont vu leurs revenus augmenter beaucoup plus que la nouvelle classe des détenteurs du capital industriel ou l’ancienne des propriétaires terriens. 
 
On a du mal à imaginer un futur où on vivrait dans la pauvreté ou la misère. Ce serait injuste pour nos enfants. Il y aura de graves crises économiques, mais elles resteront localisées à certains pays ou groupes de pays qui auront été mal gérés. 

 


204 réactions


  • jako jako 17 août 2010 11:26

    C’est mal barré, mon assurance viens de disparaitre faute d’avoir pû démontrer ses « fonds propres ».


    • anti-oligarchie anti-oligarchie 17 août 2010 15:18

      @l’auteur de l’article
      Déjà selon votre CV, vous venez de l’oligarchie Sénégalaise...
      Ensuite concernant l’article...Je sais meme pas quoi dire tellement c’est de la merde du début jusqu’a la fin.
      Le ’système le plus juste’ ,c’est sur avec 20% qui détiennent 86% des richesses mondiale.
      Lamentable.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 17:50

      à Jako vous dites : « Ensuite concernant l’article...Je sais meme pas quoi dire tellement c’est de la merde du début jusqu’a la fin ».
      Merci pour votre commentaire, mais pourriez vous me dire quels sont les éléments qui vous choquent le plus ?
      Au moins j’apprendrais quelque chose.


    • jako jako 18 août 2010 08:35

      Bonjour Evrard, je n’ai jamais dit cela !


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 17 août 2010 11:27

    « la propriété est l’un des fondements du capitalisme »

    Tout le problème du Capitalisme réside justement, ou injustement, dans la répartition des droits de propriété, concentrés entre trop peu d’actionnaires, quand il faudrait rendre actionnaire l’intégralité des citoyens-électeurs-contribuables pour contrôler le Capitalisme et le faire évoluer vers un Capitalisme Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable grâce à l’instauration d’une Allocation Universelle transitoire suivie de la génération d’un Dividende Universel permanent et évolutif, « fonds de pension national et privé » solidairement et collectivement géré par une structure spécifique privée, donc indépendante de l’État et représentative des citoyens-électeurs-contribuables.
    (cf.
    Mémoires présidentiels : 2012 - 2022)
    Un nanti capitaliste (monomaniaque & sans complexe).

    Bis repetita placent...
    (parce qu’il se trouvera toujours des mauvais coucheurs, qui peut-être se reconnaîtront, pour me reprocher mon commentaire et remplacer l’argumentation par l’insulte)
    La liberté d’expression permet aux « anti-capitalistes » et aux « anti fonds de pension », et cætera, de répéter inlassablement leur thèse.
    Donc, n’en déplaise à beaucoup, la même liberté d’expression m’autorise également à répéter tout aussi inlassablement mon antithèse.


    • foufouille foufouille 17 août 2010 14:05

      @ JPL
      ca peut pas marcher car les gens sont jaloux
      un rentier ca travaille pas ou rarement
      le travail est un moyen de controle


  • Michel DROUET Michel DROUET 17 août 2010 11:37

    On ne peut pas être aussi catégorique, sauf à dire que les gouvernements, avec nos impôts, donc, continueront de corriger les errements du système capitaliste comme ils l’ont fait lors de la dernière crise financière.
    Les ressources fiscales ayant tendance à s’assècher, ces temps-ci, sous l’aimable injonction du système capitaliste, par ailleurs, qui y voit un frein au libéralisme, il est clair que la prochaine crise sera sans doute beaucoup plus difficile à règler et que cela ne pourra plus se faire au prix d’un endettement faramineux comme celui que nous connaissons en France.

    Par contre le futur où l’on vit dans la misère et la pauvreté, il existe déjà, il n’y a qu’à ouvrir un peu les yeux. Ce n’est pas parce qu’on s’efforce de cacher cette misère et cette pauvreté qu’elles n’existent pas, ici, en France, et surtout dans les pays du tiers monde.
    Cela semble tout à fait « acceptable »pour les tenants de l’idéologie capitaliste...


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 17:44

      à Michel Drouet : vous dites : « Par contre le futur où l’on vit dans la misère et la pauvreté, il existe déjà, il n’y a qu’à ouvrir un peu les yeux. »
      Bien sûr que la misère existe, mais il y en a beaucoup moins qu’avant, en proportion".
      Partout dans le monde il y a de moins en moins de pauvres, de moins en moins de misère.


    • Michel DROUET Michel DROUET 17 août 2010 18:23

      @ Evrard

      C’est votre point de vue, mais je ne le partage pas. Je pense que vous êtes très angélique et que vous regardez le monde au travers d’un prisme déformant.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 19:01

      Mais non Michel, je ne regarde pas le monde à travers un prisme déformant : j’analyse les chiffres.

      La population de la planète a été multipliée par 7 en 200 ans, le nombre de pauvres n’a été multiplié que par 1,5 et le nombre de gens ayant le confort minimum par 35.

      En 1973 il y avait un milliard de personnes souffrant de la faim, soit 1/4 de la population mondiale. Il y a toujours un milliard de personnes qui ont faim, mais ça ne représente plus qu’un 7ème de la population mondiale et surtout ces famines sont causées par les dirigeants des pays qui gèrent mal leur pays et non pas à cause de la situation économique.


    • Michel DROUET Michel DROUET 18 août 2010 08:51

      Comment expliquez vous l’afflux de bénéficiaires aux Restaurants du coeur depuis les débuts de la crise de 2008, par exemple ?


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 09:20

      à Michel Drouet. Je ne connais pas les chiffres des Restaurants du Coeur.
      Cependant êtes vous certain que l’affluence a augmenté dès 2008 ?
      Il me semble que s’il y a plus de personnes en demande dans cet organisme (et dans les autres organismes d’aide), c’est parce que la population augmente, donc le nombre de pauvres aussi.
      Ensuite il y a l’Europe qui favorise l’arrivée d’habitants des pays de l’Est qui viennent profiter de la manne de l’Etat français.
      Lorsque je regarde autour de moi, je ne vois pas plus de pauvreté qu’avant, au contraire.


    • Claude Hubert rony 18 août 2010 09:28

      @ Evrard

      Votre démarche est insensée ! ! Je ne connais pas les chiffres des restaurants du coeur 2008 mais je pense que... démarche scientifique ! De plus, ce que vous pensez, c’est que la population augmente donc la pauvreté augmente, ce qui, malheureusement pour vous, contredit le fait que votre fameux « capitalisme » aide à l’enrichissement de plus en plus de pauvres, vous ne croyez pas ? 


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 09:33

      Rony, mais non. La pauvreté diminue en proportion, mais puisque la population augmente, le nombre de pauvres augmente : un simple calcul.
      5% de pauvres en 1960 font 2 millions de personnes.
      4% de pauvres en 2010 font 2,8 millions de personnes.
       
      La proportion de pauvres à diminué, mais leur nombre a augmenté.


    • Deneb Deneb 18 août 2010 11:49

      Pour paraphraser tonton Djougashvilli : une personne pauvre, c’est un drame humain, des millions de pauvres, c’est des statistiques.


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 17:07

      Deneb : la pauvreté n’est pas un drame humain, la misère oui.
      La pauvreté est une notion très relative : au Sénégal où je suis né, on vit très bien avec un salaire de 300 €. En France vous ne seriez même pas pauvre mais misérable.

      Et en France la misère, il n’y en a plus, tant il y a d’organismes sociaux d’aide aux plus défavorisés.


    • Michel DROUET Michel DROUET 18 août 2010 19:32

      Puisque vous analysez les chiffres, allez voir sur le site des restaurants du coeur pour compler vos lacunes...


  • Le chien qui danse 17 août 2010 11:42

    Dirigeant, dirigé, propriété privée, tout ça dans le « naturel » humain, heureusement que ce texte et d’un ton un peu candide sinon ça ferait peur.

    A partir du moment ou des individus définissent ce qu’est l’humain et par là même ce qui est bon pour lui, les plus grandes dérives sont à craindre...

    A l’auteur, va falloir vous informer un peu plus et en profondeur.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 17:48

      Au Chien qui danse.
      Je ne définis pas ce qu’est l’humain, je dis que le capitalisme n’a pas été inventé, ni créé, il s’est mis en place tout seul, preuve qu’il est humain. Alors que d’autres idéologies inventées ont été inventées par certaines personnes pour servir leurs intérêts, ou les intérêts de leur groupe.

      Quand à la candeur de mon article, où est le mal ? Est ce qu’il faut être un grand cuisinier sorti des grandes écoles pour faire de la bonne cuisine ?


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 17:11

      Chien qui Danse : je n’ai jamais dit ce qui était bon pour l’humain. Jamais.
      J’ai juste dit que le capitalisme correspondait au fonctionnement de l’humain puisqu’il existe depuis les temps préhistoriques.

      Ensuite vous remarquez que mon écriture est ton candide.Je n’ai pas fait d’études supérieures, excusez moi de ne pas employer le langage universitaire ou journalistique, je communique, avec mes mots, mes expressions en essayant d’être accessible à tous, aux adolescents ainsi qu’aux adultes, aux peu lettrés, ainsi qu’aux érudits.


  • Plum’ 17 août 2010 11:47

    « Il n’y a pas d’autre système économique viable » que le capitalisme, sans lequel « on vivrait dans la pauvreté ou la misère ». C’est sûr qu’en partant avec de telles oeillères, en s’appuyant sur des « économistes très compétents », des banques qui « investissent quand il faut », et les « meilleurs gouvernements, ceux qui ne gouvernent pas », tout va très bien Madame la Marquise...

    Mon analyse est toute autre. Le moteur du capitalisme est le profit, toujours plus de profit, en d’autres termes, la croissance, toujours plus de croissance. Toujours consommer plus, toujours utiliser plus d’énergie, toujours davantage, toujours... Et cette croissance infinie ne peut que s’écrouler simplement parce que nous sommes sur une planète aux capacités finies. Si ce n’est pas en 2012, ça sera en 2022 ou un peu plus tard, et les premiers responsables seront ceux qui, dans leurs oeillères, auront toujours vénéré le Dieu du Capitalisme et de la Croissance...


    • dolecologie 17 août 2010 17:47

      Si le capitalisme a bien marché, c’est qu’il avait dans ses gènes un atout majeur (par rapport aux systèmes antérieurs) : la concurrence, Darwin nous a montré ses avantages et des salopards ont détourné ce bénéfice à leur profit. D’un point de vue écologiste, la tare du capitalisme est de nier l’existence (autre qu’à son profit) des ressources de la planète : est-il normal d’être propriétaire d’un terrain, d’une ressource ? C’est ce qui nous amène aux guerres et spoliations. Il est vrai qu’autrement, il est moins facile « de faire des affaires ».
      Tout reste donc à inventer pour une théorie économique viable, colorier en vert des principes et pratiques crado ne changeront rien, il faut être plus inventif (et garder la concurrence).


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 17:57

      Plum, vous faites une erreur fréquente : le capitalisme n’est pas mauvais, ce qui est mauvais c’est l’usage qu’en font certains. 
      Bien sûr qu’il y a des « capitalistes » qui ne cherchent qu’à faire le maximum de profit, augmenter sans cesse leur capital, en nous exploitant, en nous poussant à consommer des produits inutiles.
      Mais tout les capitalistes ne sont pas ainsi. Il y a de nombreuses entreprises avec des dirigeants honnêtes, qui cherchent à bien faire leur travail, à fournir des produits de qualité.


    • Plum’ 17 août 2010 19:01

      Le fait que le capitalisme soit mauvais n’est pas une cause mais le résultat d’une logique qui au bout d’un certain temps ne peut qu’amener à une impasse. On n’y est pas encore arrivé et ce n’est pas évident pour tous, mais ça s’approche...

      Cette logique est la même pour ceux que vous appelez bons et mauvais capitalistes, tous veulent des profits et de la croissance et érigent ces valeurs en dogme. Que les mauvais fassent, en apparence, plus de dégâts que les bons, ne change rien...

      Un exemple : la prime et la casse et la volonté de construire toujours plus de voitures est considéré comme du bon capitalisme, ce n’est que du gaspillage insensé de nos ressources...


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 19:05

      Plum, ce que vous dîtes est vrai, mais le capitalisme n’est pas la cause de ce besoin de consommation. Ce sont les humains eux mêmes qui en sont la cause.

      Ce n’est pas à cause du capitalisme que certains ont envie, ou sont poussés (c’est la même chose), à vouloir acheter une voiture neuve tout les deux ans. C’est le comportement de l’humain qui est ainsi et c’est ainsi depuis que nous sommes sur Terre.

      Heureusement tout les humains ne sont pas comme ça.

      Merci pour votre commentaire.


    • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 20:07

      Evrard,

      Comment pouvez-vous écrire que les hommes ont toujours eu envie de consommer abusivement ? Dans beaucoup de cultures dites « primitives », on a préféré vivre pauvrement mais en ayant beaucoup de loisirs plutôt que de travailler beaucoup pour pouvoir sans arrêt consommer.

      Si nous renouvelons sans arrêt nos biens de consommations (voitures, vêtements...), c’est en grande partie pour trois raisons :

      - le conformisme : nous avons peur de paraître ringards si nous n’avons pas le dernier truc à la mode ;
      - la pub dirige nos désirs vers ces biens de consommation, en associant à ces biens des images positives (séduction, pouvoir, confiance en soi, bonheur...)
      - les objets sont souvent fabriqués de manière à être rapidement obsolètes (vêtements de mauvaise qualité, logiciels microsoft régulièrement démodés pour obliger les gens à acheter une nouvelle version, etc.).

      Derrière les deux dernières raisons, il y a une logique : celle du capitalisme consumériste, qui s’est imposé progressivement au cours du XXème siècle. Sans une consommation régulière et croissante, il n’y aurait pas de croissance de l’économie, pas de débouchés suffisants pour les entreprises industrielles, et donc une stagnation ou une régression des profits - perspective insupportable pour l’oligarchie capitaliste qui mène le monde...

      Bien à vous,

      J. G.


    • Plum’ 17 août 2010 20:29

      Evrard, je vous conseille de lire le hors-série de Sciences et Avenir, actuellement disponible, sur les peuples mystérieux. Vous vous rendrez compte qu’à côté des peuples conquérants en expension, il y a eu des peuples qui vivaient autrement, en auto-suffisance, et parfois très longtemps (plusieurs millénaires) et il n’y a pas lieu de les considérer comme des sous-développés.

      C’est le capitalisme qui a amené la primauté d’un comportement consumériste à outrance, certes là depuis toujours chez certains individus, mais de façon non dominante, non érigée en système pour tous (même si nombreux ne peuvent pas suivre). Maintenant c’est carrément dans notre culture. De gré ou de force, nous serons obligés de changer, nous arrivons à la fin d’un cycle...


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:21

      Plum, vous dîtes : « Si nous renouvelons sans arrêt nos biens de consommations (voitures, vêtements...), c’est en grande partie pour trois raisons :

      - le conformisme : nous avons peur de paraître ringards si nous n’avons pas le dernier truc à la mode ;
      - la pub dirige nos désirs vers ces biens de consommation, en associant à ces biens des images positives (séduction, pouvoir, confiance en soi, bonheur...)
      - les objets sont souvent fabriqués de manière à être rapidement obsolètes (vêtements de mauvaise qualité, logiciels microsoft régulièrement démodés pour obliger les gens à acheter une nouvelle version, etc.). »

      Croyez vous que cette attitude soit récente ?
      Croyez vous encore à l’age d’or préhistorique ?

      Le comportement de l’humain est le même depuis des milliers d’années, il n’y a que la forme qui change, nos outils.

      Je suis sûr qu’à la préhistoire il y avait déjà exactement ces comportements :
      * on voulait avoir la dernière hache de pierre ou le dernier collier en coquillages pour ne pas être ringard.
      * certains fabriquaient des haches de mauvaise qualité pour qu’elles s’usent plus vite et que le client en reprenne vite une autre.
      * Si la pub écrite n’existait pas, qui sait si les humains d’alors ne faisaient pas déjà de la pub pour pousser les gens à consommer.

      Et ça ne veut pas dire que tous les humains sont comme ça. Il y a des humains intègres qui ne sont pas intéressés par le profit à tout prix, mais d’abord par la qualité de leur travail.



    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:22

      ERREUR, je m’adressais à J. Grau


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:25

      Plum, vous dîtes : « Vous vous rendrez compte qu’à côté des peuples conquérants en expension, il y a eu des peuples qui vivaient autrement, en auto-suffisance, et parfois très longtemps (plusieurs millénaires) et il n’y a pas lieu de les considérer comme des sous-développés ».
      Vous avez tout à fait raison, ça existe encore aujourd’hui et pas seulement parmi les peuples isolés. On trouve aujourd’hui dans nos sociétés occidentales des groupes qui vivent autrement, qui ne cherchent pas à consommer un maximum, qui ne cherchent pas à accumuler sans cesse du capital, qui ne sont pas victimes de la pub.

       


    • Croa Croa 17 août 2010 23:38

      Tout à fait Plum !

      Cette croissance infinie va décrocher d’autant plus brutalement qu’elle sera tardive. S’il faut attendre 2022 ce sera la fin du monde !  smiley

      Je parle des hommes (+o+) pas de la Terre...

       smiley qui saura vite s’en remettre smiley


    • kiouty 18 août 2010 09:22

      Il y a encore plus de multinationales qui captent 80% des profits mondiaux, ou les fabriquent meme a partir de rien (cf « finance », ou un lingot d’or peut etre revendu 200 fois sans que ca se voie).

      Le capitalisme repose sur un schéma pnzoien, il faut toujours trouver et produire de nouvelles richesses pour que le systeme se maintienne. Il y a deux ans, arrivé a certaines limites, les américains ont du trouvé de nouvelles sources de richesses pour se financer, alors ils se sont mis a vendre des maisons a ceux qui ne pouvaient pas se les payer en espérant que ca ne se verrait pas. Et on sait ce que ca a donné.

      Tu devrais lire deux livres, l’auteur : Stratégie du choc de Naomi Klein (qui va t’enlever les oeillères sur tes chefs d’entreprise admirables, car ce ne sont pas eux qui sont majoritaires ou qui decident de quoi que ce soit, et l’Argent de Paul Jorion, qui t’expliquera les mécanismes de l’argent et qui te donnera une vision technique et pas fantasmée du système dans lequel tu vis.


    • danielle 18 août 2010 10:49

      à evrard

      tout à fait d’accord avec vous sur toute la ligne
      ne vous inquiétez pas la quasi totalité de ceux qui dénigrent votre analyse seraient les premiers s’ils gagnaient au loto à jouer les bling bling à sur consommer
      regardez nos bons marxistes ps ils vivent tous le cul dans la graisse


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 11:14

      Danielle merci. ça fait du bien d’avoir un peu de soutien.
      J’ai écrit cet article pour partager mes idées, pas pour les imposer et j’attendais qu’on me donne des arguments sérieux contre le capitalisme.
      Je n’en n’ai pas eu un seul.


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 11:17

      Kiouty : je ne suis pas du tout d’accord avec les thèses de Naomy Campbell et Paul Jorion dont je consulte le site régulièrement.
      Ce sont d’excellents économistes, mais je ne crois pas à l’idée qu’ils répètent inlassablement : « la société se déglingue, tout va de plus en plus mal, on vourt à la catastrophe ».
      C’est faux, les chiffres le prouvent, ce qu’on voit autour de nous le prouve.

      Le monde change, c’est sûr et c’est ce qui dérange certains.


  • Deneb Deneb 17 août 2010 11:49

    " ...des économistes très compétents ont tirés des enseignements des graves crises économiques passées, ils savent ce qu’il faut faire et ne pas faire...."

    c’est du 2ème degré ?


    • manusan 17 août 2010 12:12

      cette blague, on y a le droit depuis la tulipe hollandaise.


    • Deneb Deneb 17 août 2010 14:28

      il y de quoi avoir les bulles


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:01

      Franchement Deneb, vous croyez vraiment que les milliers d’économistes les plus compétents dans le monde ne savent pas ce qu’ils font ?
      Vous croyez qu’ils avancent dans le brouillard ?
      Vous ne pensez pas qu’avec la facilité de la communication aujourd’hui toutes les crises du passé ont été analysées, décortiquées et qu’on en a tiré des conséquences utiles pour le futur ?

      Même les vautours de la finance n’ont pas intérêt à une grave crise économique mondiale puisqu’ils en seraient les premières victimes.


    • Deneb Deneb 17 août 2010 19:17

      Et les astrologues qu’en pensent-ils ?


    • Croa Croa 17 août 2010 23:49

      à Evrard : «  vous croyez vraiment que les milliers d’économistes les plus compétents dans le monde ne savent pas ce qu’ils font ? »

       smiley Effectivement ils savent..smiley

      Nous prendre pour des cons ! smiley

       Impossible de tromver de plus fort, de plus compétents,

       smiley bonimenteurs ! smiley


    • Plus robert que Redford 18 août 2010 11:27

      C’est pas dusecond, ni du ènième degré...
      C’EST EVRARD AU PAYS DES BISOUNOURS !!!


  • piroliat 17 août 2010 11:54

    lagarde née lallouette nous annonce un + 0,6 %
     je suis rassuré sur l’ avenir  !
    j’ ai cru qu’il y avait des problèmes  !
    mais non, tout va bien.
    je me recouche.


  • Gollum Gollum 17 août 2010 11:55

    Il n’y aura pas de catastrophe économique mondiale. La société n’est pas une voiture menée par un conducteur ivre sur une route de montagne : des économistes très compétents ont tirés des enseignements des graves crises économiques passées, ils savent ce qu’il faut faire et ne pas faire, ils connaissent les signes indiquant les risques d’une crise et réagissent à temps.



    Bon ben comptez sur nous pour vous rappeler cette bien imprudente prophétie d’ici quelques mois quand le système aura complètement implosé. smiley
    Vous n’oserez plus vous pointer sur Av à ce moment là, c’est clair.. 

    Rappelons quand même que l’on nous a officiellement dit (alors que nous sommes gouvernés par des menteurs) que nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe en 2008... Que la crise est momentanément stoppée « grâce » aux injections de fausse monnaie de la FED américaine.. La croissance est littéralement stoppée (voir derniers chiffres américains) MALGRÉ ces injections massives de liquidités.. Plusieurs voix autorisées crient que l’on va dans le mur (Paul Jorion, LEAP, Roubini, Chronique Agora, j’en oublie..).
    D’autre part on a déjà eu une catastrophe économique. Ce fut 1929 qui a débouché sur la deuxième guerre mondiale.. La même chose à l’heure actuelle, au vu de l’augmentation considérable de la puissance de destruction de nos sociétés ainsi que l’inter-connection des différents pays dans un monde globalisé et c’est une catastrophe sans précédent qui nous pend au nez.

    Vous avez une mentalité de bisounours Évrard et vraiment une confiance aveugle dans nos dirigeants qui frise le ridicule..

    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:11

      à Gollum, Paul Jorion et d’autres économistes sont très compétents, mais vous ne voyez pas qu’ils ont intérêt à faire peur pour vendre, leur journaux, leurs sites internets ?

      Déjà en 1970 j’entendais les gens qui disaient : « ça va péter, on va vers une grave crise, vers une révolution etc... » ça fait 40 ans et on attend encore.

      BIen sûr qu’il y a de gros problèmes, bien sûr qu’on a frolé la catastrophe. Et alors ? C’est pas la première fois et on s’en est sorti.

      On me traite souvent de Bisounours sur ce site, je préfère ça à des insultes.Comme je n’ai pas les compétences pour analyser l’économie mondiale, j’utilise mon bon sens : imaginons une catastrophe économique mondiale, quelles seraient les conséquences ?
      Un chaos, un enfer pour tous.
      C’est pas très encourageant comme futur pour nos enfants, non ? Et même pour nous d’ailleurs.





    • Claude Hubert rony 18 août 2010 09:42

      @ Evrard

      vous dites : « Comme je n’ai pas les compétences pour analyser l’économie mondiale, j’utilise mon bon sens », suprême aveu ! Quant au bon sens il aurait du vous préserver de vos affirmations, puis que vous n’avez pas la compétance ! C’est quoi votre bons sens, alors ?


  • Le chien qui danse 17 août 2010 11:58

    Ca doit être un disciple de Lucillio...


  • Pyrathome pyralene 17 août 2010 12:16

    Savez ce que c’est le grand n’importe quoi ?
    Cet article en est le plus bel exemple ! Évrard est un génie.....du n’importe quoi !! bravo !


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:14

      Pyralène.
      Dites moi pourquoi mon article est du n’importe quoi. Sinon ce que vous dites ne vaut rien.


  • Cogno2 17 août 2010 12:18

    Le capitalisme ne disparaîtra pas, il se transformera et s’adaptera

    Mouais.. en clair il va se transformer... puis au fil des transformations, on verra qu’il n’a plus grand chose à voir avec l’original.... et on lui donnera un autre nom.
    C’est vraiment jouer sur les mots.

    On ne connait pas d’autre système économique viable.

    Viable pour qui ?
    Comment faisait on avant le capitalisme ? Ou bien la civilisation est apparue avec le capitalisme, qui serait la quintessence de la nature ? Le but ultime de l’humanité ?
    Vous y croyez ?

    Et un torchon de plus.


    • Tiberius Tiberius 17 août 2010 17:32

      au fil des transformations, on verra qu’il n’a plus grand chose à voir avec l’original

      Le capitalisme évolue au rythme des crises qu’il traverse et chaque crise à laquelle il résiste le rend un peu plus fort. Au fond, il est à l’image de la vie sur Terre : celle-ci est le résultat de toutes les crises qu’elle a dû surmonter pour en arriver là où elle est.

      Comment faisait on avant le capitalisme ?

      Avant l’invention de la monnaie on faisait du troc mais on a depuis quelque peu perfectionné nos systèmes d’échange… smiley


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:19


      Cogno, Merci de traiter mon article de torchon
      Vous dites : « Comment faisait on avant le capitalisme ? Ou bien la civilisation est apparue avec le capitalisme, qui serait la quintessence de la nature ? Le but ultime de l’humanité ? ».

      Avant le capitalisme c’était l’artisanat et la petite agriculture. COmment faites vous aujoud’hui pour faire vivre les 500 villes de plus d’un million d’habitants ?
      Il faut nécessairement d’énormes concentrations industrielles. Quel autre système proposez vous ?

      .


    • Cogno2 18 août 2010 10:51

      Quel autre système proposez vous ?

      Il faut chercher un hybride, une forme de capitalisme règlementé, il faut tout règlementer car l’humain est avide et sans limite. Limiter la taille des entreprises, c’est à dire faire en sorte qu’elles n’aient pas plus de pouvoir que les Etats.
      Et pour redonner de l’efficacité à la fonction publique et aux entreprises nationalisées, changer le statut des fonctionnaires, faire en sorte que celui qui s’investit soit payé en retour, pas comme aujourd’hui, et supprimer la garantie d’emploi.

      Je n’ai pas de solution miracle à vous proposer, pas de réponse immédiate et infaillible à votre question stupide.
      Mais ce n’est pas une raison pour tomber dans le panneau d’un capitalisme sublime, comme vous le faites.
      Surtout n’ouvrez jamais les yeux, vous vous bruleriez.

      Pour finir, ce n’est pas le capitalisme qui a fait la civilisation, mais la guerre et le commerce.


    • danielle 18 août 2010 10:52

      à evrard
      ne vous fatiguez pas vous avez en face de vous des idéologues il n’y a rien de plus sectaire


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 17:23

      Cogno, des économistes se penchent sur le problème depuis 2000 ans, déjà Platon avait écrit des ouvrages devenus célèbres : la république, les lois, la politique.
      Beaucoup d’autres systèmes ont été tentés, aucun n’a fonctionné très longtemps parce qu’ils ne sont pas adaptés à l’humain.

      Vous parlez de plus réglementer le capitalisme, donc une restriction des libertés, on passe vite à une dictature ainsi.
      Vous dites qu’il faudrait payer les fonctionnaires à la hauteur de leur travail. Esayez donc de proposer un programme ou un article sur ce sujet...

      Ce qui me surprend toujours c’est que tant de gens comme vous critiquent, insultent, mais ne proposent rien d’autre de sérieux. Pourtant je ne demande que ça, un débat avec de nouvelles idées.
      Il n’y a rien. Preuve que le capitalisme n’est pas si mauvais que ça.


  • tinga 17 août 2010 12:20

    Je croyais les théories de « générations spontanées » dépassées, pas pour l’auteur, quant à la justification d’une société de maitres et d’esclaves, comment dire, on reste sans voix... 


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:21

      Tinga : aujourd’hui nous sommes libres. Si vous ou un autre est esclave de son employeur, c’est parce qu’il le veut bien. Ou alors c’est un idiot, puisqu’il a le droit de partir si ça ne lui plait pas.


    • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 20:14

      Evrard, êtes-vous vraiment naïf, ou bien simulez-vous ? Comment pouvez-vous écrire :

      Tinga : aujourd’hui nous sommes libres. Si vous ou un autre est esclave de son employeur, c’est parce qu’il le veut bien. Ou alors c’est un idiot, puisqu’il a le droit de partir si ça ne lui plait pas.

      Quand quelqu’un a une famille à nourrir ou des prêts à rembourser, croyez-vous qu’il ait vraiment le choix de partir ou de rester dans l’entreprise ? Et comment voulez-vous toucher vos allocations chômage si vous prenez l’initiative de partir ? Ce que vous dites pourrait valoir à la rigueur dans une économie de plein emploi. Mais tout est fait pour maintenir un haut niveau de chômage. Ouvrez un peu les yeux.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:30

      J.Grau.
      Les pays les plus industrialisés sont les plus libres aujourd’hui, et la justice existe même si elle fonctionne mal.
      Une personne qui est exploitée par son employeur a de nombreux moyens pour changer sa situation, même s’il y a une famille à nourrir, un crédit à payer.
      Je ne dis pas que c’est facile, mais une personne qui en a envie le peut. Nous ne sommes pas dans une dictature, ni au Moyen Age.

      Alors de grace, ne me dîtes pas qu’il y a des esclaves en France, ou en Europe.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:36

      J. Grau, vous dites aussi « tout est fait pour maintenir un haut niveau de chomage ».
      Croyez vous vraiment que les dirigeants cherchent à conserver beaucoup de chomeurs ?
      Le chomage n’est pas la conséquence du choix des dirigeants, mais la conséquence de la mondialisation, entre autres.
      Maintenant je ne sais pas si on saura s’y adapter ou pas, à mon avis c’est peu probable.
      Et n’oubliez pas que le chomage a toujours existé, il y avait déjà 8% de chomeurs dans les années 1800.


    • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 23:14

      Evrard,

      La mondialisation est en effet une des causes du chômage. Mais, contrairement à ce que vous semblez penser, elle n’est pas un phénomène qui est apparu spontanément, naturellement, comme un champignon : elle est le résultat d’une longue série de choix politiques. Il y a d’ailleurs des institutions politiques chargées d’abattre les barrières à la circulation des capitaux et des marchandises : l’Union européenne, l’OMC, le FMI, etc.

      Une autre cause du chômage, c’est le refus politique de partager autrement le temps de travail. Depuis le XIXème siècle, le temps global de travail a considérablement diminué grâce au progrès technologique. Il en est résulté une diminution progressive de la durée hebdomadaire du temps de travail pour les salariés. Cette diminution pourrait encore se poursuivre de nos jours s’il y avait pour cela une réelle volonté politique...


    • Croa Croa 17 août 2010 23:58

      « Et n’oubliez pas que le chômage a toujours existé, »

      FAUX !

      Dans les années 60 il n’y avait pas de chômage. Quant les rapatriés d’Algérie sont arrivés, en six mois tout le monde avait une place, alors que certains avaient tout perdu !


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 08:38

      à J GRAU. vous dîtes : « La mondialisation est en effet une des causes du chômage. Mais, contrairement à ce que vous semblez penser, elle n’est pas un phénomène qui est apparu spontanément, naturellement, comme un champignon : elle est le résultat d’une longue série de choix politiques. Il y a d’ailleurs des institutions politiques chargées d’abattre les barrières à la circulation des capitaux et des marchandises : l’Union européenne, l’OMC, le FMI, etc. » D’accord mais c’est grace à la mondialisation qu’on peut avoir autant de produits, autant de choix à des prix aussi bas. Et la conséquence c’est que certaines de nos entreprises délocalisent pour avoir des couts de production plus faibles, causant du chomage. C’est vrai aussi que la mondialisation n’est pas la cause principale du chomage.

      Vous dites auss : Une autre cause du chômage, c’est le refus politique de partager autrement le temps de travail. " Ce n’est pas un refus politique, c’est l’évolution normale de l’économie. Grace à la technologie on augmente les rendements, on améliore la qualité de certains produits, à des prix plus bas qu’avec le travail humain. La première conséquence est avantageuse puisque cela diminue les prix de vente, donc augmente notre pouvoir d’achat. L’autre conséquence étant que cela cause du chomage.

      Et les dirigeants politiques ne peuvent pas résoudre aujourd’hui le problème du chomage parce qu’il faudrait bouleverser nos économies qui n’y sont pas encore prêtes.


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 08:41

      Oui Croa, mais les années 1960 étaient une époque exceptionnellement faste en France. Trop peut être, un croissance écononomique puissante et rapide générant le plein emploi. Ces années fastes n’auront duré que 30 ans, puisqu’en 1973 les choix politiques des pays producteurs de pétrole amenaient la crise, le chomage.
      Là aussi on voit bien que ce ne sont pas nos dirigeants qui étaient responsables de cette crise et de cette montée du chomage.


    • danielle 18 août 2010 11:13

      à croa

      vous aviez quel âge dans les années 60 ?


  • Cogno2 17 août 2010 12:24

    Il n’y aura pas de catastrophe économique mondiale.

    J’ai oublié de relever cet acte de foi.
    Vous avez une boule de cristal ?
    C’est le même genre de prévision que pour la « crise » actuelle ?

    Chaque ligne de cette bouse pour décérébré est à reprendre, chaque ligne se démonte en deux temps trois mouvement.

    En fait, je viens sur ce site car j’ai la plaisir d’y trouver quantité de pseudos articles extrêmements mauvais, et voyant une telle débauche de stupidité, je fini par me croire un être supérieur.
    C’est très flatteur pour mon égo, et ça me met de bonne humeur.

    Continuez donc à publier n’importe quoi.
    Si je fais un article comme quoi la Terre est plate, je serait publié ?


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:23

      Cogno, allez y, tentez de publier un article prouvant que la Terre est plate et donnez des arguments valables.
      En attendant plutot que de traiter mon article de « bouse pour décérébré », dites pourquoi, au moins on verrait de quoi vous êtes capable.


    • Cogno2 18 août 2010 10:56

      Cogno, allez y, tentez de publier un article prouvant que la Terre est plate et donnez des arguments valables.
      En attendant plutot que de traiter mon article de « bouse pour décérébré », dites pourquoi, au moins on verrait de quoi vous êtes capable.

      1- Je ne vois pas de quel droit vous me demandez de donner des arguments valables, alors que vous ne le faites pas vous même, vous publiez vos croyances, ce qui n’a aucune valeur et n’intéresse personne.
      2- Argument selon lequel on ne peut critiquer ce que l’on ne peut faire soi même.
      Argument ridicule, minable, puéril, éculé, à votre image. Vous ne pouvez donc pas critiquer les politiques, pas critiquer de film ou de livres, de musique, etc, etc. Vous vous rendez compte à quel point vous êtes stupide avec cet argumentaire ?


    • danielle 18 août 2010 11:14

      à cogno2

      c est vous qui êtes minable


    • Legrosjohnny Legrosjohny 20 août 2010 10:05

      Je soutiens le fait que sans argument votre critique contre Evrard n’est que du vent malheureusement.


  • Daniel Roux Daniel Roux 17 août 2010 13:00

    Dès que j’ai lu le titre et le premier paragraphe, j’ai deviné que l’auteur se ferait incendié dans les commentaires.

    Il faut une certaine naïveté pour tomber dans toutes les ornières, répéter tous les lieux communs et reprendre à son compte toutes les manipulations de l’histoire.

    Des millions de morts sont attribués aux dictatures s’attribuant l’étiquette « communistes », personne ne le nie. Mais l’auteur oublie l’Amérique du Sud et Centrale et même l’Amérique du Nord, l’Afrique toute entière, l’Asie, l’Europe du 19ème siècle et moitié du 20ème. Sur tous les continents des millions de gens sont morts à cause du Capitalisme, des guerres et coups d’état, des assassinat de grévistes et d’opposants, qu’il a produit.

    Ah si tous les hommes étaient généreux, honnêtes et vertueux, comme le capitalisme serait beau, mais aussi le communisme et même l’anarchie. Mais ce n’est pas le cas, et le capitalisme se révèle parfaitement adapté pour exploiter les hommes et la nature, pour produire jusqu’à saturation, pour polluer, pour enrichir une minorité aux dépens du plus grand nombre.

    Heureusement, certains pays ont édifiés des règles pour contrôler ces hommes qui possèdent et dirigent ces sociétés capitalistes. Mille fois hélas, rien n’empêche les vicieux, les cupides, les truands, les malins de produire ailleurs, là où il n’y a pas ou peu de lois, là où les profits sont plus gros par que les hommes réduits à l’état de quasi esclaves.

    Que l’auteur voyage encore un peu et qu’il enlève ses grosses lunettes noires, juste pour voir ce qui se passe réellement dans le monde.


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 13:30

      Daniel,

       "Ah si tous les hommes étaient généreux, honnêtes et vertueux, comme le capitalisme serait beau"

      Bien dit. Ils ne le sont pas. Chez Blanche Neige, Cendrillon, peut-être, et encore, il y a la méchante reine.
      Voyager, c’est ce que je conseille à tout le monde pour aller voir sur pièce et pas se laisser berner par la vision des autres.
       


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:24

      Daniel Roux : le capitalisme n’est pas la cause de ces millions de morts dans le monde.
      C’est comme si vous disiez : les couteaux sont la cause de millions de crimes dans le monde.
      Le capitalisme est outil, le mal ne vient pas du capitalisme mais de la façonh dont certains l’utilisent.


    • Daniel Roux Daniel Roux 17 août 2010 19:15

      Le capitalisme est une idéologie prédatrice proche de la loi de la jungle. Les actionnaires et les managers agissent comme des prédateurs en s’abritant, les premiers derrières leur irresponsabilité organisée et les deuxièmes derrière l’intérêt des premiers qui les nomment et les rétribuent.

      Lorsque la CIA déclenche un coup d’état au Chili, ou ailleurs, lorsque une guerre illégale ravage l’Irak et tue des centaines de milliers de civils, qui cause la mort de ces pauvres gens, qui est responsable, les agents secrets ou les grands actionnaires des Sociétés capitalistes qui les ont demandés et obtenus ?

      Le Communisme n’est pas la cause des millions de mort qu’on lui attribue contrairement à ce que vous écrivez. C’est pour cette raison que j’ai écris, « les dictateurs qui se réclament du Communisme. »

      Qui peut réellement croire que le dictateur de la Corée du Nord est un communiste, que son régime est communiste ? C’est pourtant ce qu’on entend sur les médias capitalistes et que de pauvres types ignorants croient jusqu’à voter Sarkozy ou Bush ou Berlusconi, ce qui revient à se tirer une balle dans chaque jambe.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 22:39

      Daniel Roux, vous dîtes ; « Le capitalisme est une idéologie prédatrice proche de la loi de la jungle ».
      Vous avez entièrement raison, mais croyez vous qu’on vit dans un mond de bisounours ?
      La société est une véritable jungle et il faut savoir se débrouiller pour y survivre.


    • Daniel Roux Daniel Roux 17 août 2010 23:39

      Bel aveu ! Le capitalisme c’est le fort qui mange le faible. Malheur aux vaincus.

      Si vous voulez la loi de la jungle, pourquoi vivez vous en société ?

      L’histoire des êtres humains, c’est l’histoire des sociétés humaines, dès l’origine. Dans une société, chacun reçoit selon ses besoins et donne selon ses capacités.


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 08:45

      à Daniel ROUX.
      Dans une entreprise si un employé coûte plus cher que ce qu’il rapporte, vous croyez qu’il gardera son poste ? C’est pas cruel, c’est logique. Sinon on irait tous au travail pour ne rien faire et recevoir notre salaire à la fin du mois. Or il faut le mériter son salaire. 


    • Daniel Roux Daniel Roux 18 août 2010 09:26

      Vous mettez le doigt sur le danger mortel que représente l’économie capitaliste pour nos sociétés.

      L’homme jaugé à sa seule valeur marchande. Il rapporte, on le garde, il ne rapporte pas on le... On le jette ? On le condamne à la misère ? On le laisse mourir, lui et sa famille ?

      Seulement, dans le monde, il existera toujours des salariés, quasi esclaves dans des pays sans loi où règne une corruption pire que chez nous, travaillant pour une bouchée de pain. Dans votre logique implacable, il est normal de remplacer les salariés occidentaux par ces quasi esclave et donc de transférer les entreprises, toutes les entreprises, dans ces pays.

      Ce phénomène des délocalisations des entreprises qui ne fait que s’amplifier, favoriser en Europe par ceux là même qui devraient nous en prémunir, conduit au chômage massif que nous connaissons, à une paupérisation des classes moyennes, à un déficit chronique des finances publiques et, à plus ou moins long terme, à l’effondrement de nos sociétés.

      Défendre le capitalisme, le libre échange et la liberté de circulation des capitaux est une grave erreur. Ce système ne profite qu’à une poignées de gros actionnaires dont 99% des gens ne font pas partie mais en sont les victimes.


    • Cogno2 18 août 2010 10:59

      Pour monsieur Evard, l’humain doit rester un singe qui passe son temps à bouffer ses semblables.
      En fait, même les animaux sont plus évolués que l’humain au standard Evard.
      Conclusion, Evard est un animal extrêmement primitif, et sans aucune évolution
      potentielle, aucune vision, aucune imagination.

      L’homme est un singe, et il le restera, son cerveau ne lui servant qu’a trouver la meilleure manière d’asservir son prochain.

      Mais pour moi, ce type est un nuisible, c’est tout.


    • Cogno2 18 août 2010 11:01

      J’oubliai l’argument massue : « c’est comme ça, et puis c’est tout. »

      Je vous laisse imaginer ou en serait l’humanité si ce précepte avait été suivi sans que personne n’aille contre la « nature humaine ».


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 11:12


      Daniel ROUX. Vous dites ; « L’homme jaugé à sa seule valeur marchande. Il rapporte, on le garde, il ne rapporte pas on le... On le jette ? On le condamne à la misère ? On le laisse mourir, lui et sa famille ? »
      Mais qu’est ce que vous proposez ? Si dans une petite entreprise il y a plusieurs employés qui ne travaillent pas suffisament, l’entreprise coule. Et tout le monde se retrouve au chomage.
      C’est normal que si on reçoit un salaire, des avantages sociaux, on doit fournir un minimum de travail en retour. Non ?


    • Daniel Roux Daniel Roux 18 août 2010 13:25

      Je vous rappelle que votre article traite du capitalisme, présenté comme organisation optimum et naturelle des sociétés humaines.

      Si vous voulez discuter sur les entreprises, il s’agit d’un autre débat.

      Voici ma position dans ce nouveau débat :

      1) Personne n’embauche un salarié s’il n’y est pas contraint pour la bonne marche de l’entreprise.

      2) Il est de la responsabilité de l’entrepreneur de choisir le meilleur salarié possible pour le poste qu’il doit pourvoir, de le jauger pendant la période d’essai et d’en tirer les conséquences en cas d’erreur.

      3) Si un salarié ne respecte pas loyalement son contrat de travail, il pourra être licencié et laissé sa place à un autre mieux disposé.

      3) Si l’entreprise réduit ses activités et que des postes doivent être supprimés, l’entrepreneur doit élaborer un plan social avec les représentants du personnel.

      4) L’objet de l’entreprise est de rendre un service ou de fournir un produit contre une rémunération juste.

      5) L’entreprise n’a pas à financer les politiques gouvernementales, ni le logement, ni la famille, ni la maladie. Ces financements nuisent à sa rentabilité et à la concurrence sur le marché international.

      Je m’arrête ici mais vous pouvez déjà constaté que je ne suis pas contre l’entreprise et les entrepreneurs mais contre l’exploitation des êtres humains par un petit groupe de gros actionnaires.


    • Legrosjohnny Legrosjohny 20 août 2010 10:11

      De très bonnes propositions.
      Chapeau !


    • Fourmi Agile Evrard 20 août 2010 11:24

      Le gros Johny : à vous de faire des propositions.


    • Legrosjohnny Legrosjohnny 21 août 2010 15:27

      J’ai pas encore songé à des propositions et je pense être bien peu qualifié pour ça enfin pour le moment vu mon jeune age. Cependant je tiens à aggréer à celles de Daniel qui m’apparaissent vraiment judicieuses.


  • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 13:07

    @L’auteur,
     Article à risques vu l’antenne d’écoute et de lecture.
     Le mot « capitalisme » englobe tout et n’importe quoi. Tellement de formes, d’adaptations successives que ce n’est pas un article aussi court qui pourrait déblayer les idées. Il faut être bien plus complet.
     Wiki y voit beaucoup de phases différentes.
     C’est de quel bout que vous voulez le prendre ?
     Quand on pose la question « qu’est-ce qu’on faisait avant ? » me fait sourire.
     Il existe dans ses concepts depuis le XIIe siècle en occident dans la ville de Bruges, avant Anvers, le centre boursier mondial comme l’est aujourd’hui Wall Street.
     Putains de Belges ! encore eux smiley
     Je rigole, évidemment.
     C’est plutôt du hasard de l’histoire.
     Les Lombards prêtaient aux monarques pour que ceux-ci aillent faire la guerre.
     Un intérêt était payé qui s’élevait en fonction des risques.
     Supprimer le capitalisme serait un processus dans l’ordre inverse de sa création.
     Remonter par la destruction de tout ce qui donne envie. La publicité en premier.
     Faire payer Internet qui ne fonctionne qu’avec cette publicité.
     Je stoppe ou je continue ?
     smiley
     
     


  • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 13:24

    Puisque d’autres se sont occupés du reste de votre article, Evrard, j’aimerais revenir sur un passage de votre article qui a été peu commenté.
     
    Vous écrivez : « Le capitalisme est un système économique où il y a un dirigeant à la tête de l’entreprise. Et c’est dans la nature de l’humain que certains aient besoin de diriger et d’autres aient besoin d’être dirigés. Si le capitalisme s’écroulait, ça deviendrait l’anarchie puisque ceux qui ont besoin d’être dirigés ne sauraient plus ce qu’il faut faire. »


    Je laisserai de côté la question de « la nature de l’humain », sur laquelle il y aurait beaucoup à dire. Ce que je critiquerai, dans votre définition, c’est qu’elle fait la confusion entre management et propriété. Le capitalisme ne se définit pas d’abord par le fait qu’il y a des dirigeants d’entreprise. Le capitalisme est un système où tout est fait pour favoriser l’enrichissement des propriétaires de capitaux. Or, ces propriétaires ne sont pas nécessairement ceux qui dirigent directement leurs entreprises. Ils peuvent très bien désigner pour cela un manager. Inversement, une entreprise peut avoir un manager sans pour autant fonctionner de manière capitaliste. L’autogestion, ce n’est pas forcément l’anarchie. Si les travailleurs d’une entreprise possèdent celle-ci, rien ne les empêche de nommer un manager, qui sera payé pour organiser le travail des uns et des autres. Ce manager, bien entendu, ne sera pas entièrement libre : il pourra être révoqué par les travailleurs. Mais il en va de même pour les grandes entreprises capitalistes, dont les propriétaires peuvent très bien choisir de se débarrasser d’un manager.

    A titre d’exemple de société autogérée, je vous propose la mine galloise de Tower Colliery. Ci joint un article de Wikipedia en anglais (l’article en français étant très pauvre) et cet article du Monde diplomatique.


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 13:44

      J.Grau,

       Bonne analyse.

       " Inversement, une entreprise peut avoir un manager sans pour autant fonctionner de manière capitaliste. L’autogestion, ce n’est pas forcément l’anarchie.« 
      Le manager, il faut le voir comme un guide en fonction de son expérience, un chef d’orchestre.
      Ce qui est moins sûr, c’est la hiérarchie qui fait écran et qui ne fait pas remonter les problèmes.
      Hiérarchie qui est proposée à ses meilleurs »mercenaires« , ses porte-paroles en récompense de leurs prestations serviles.
       L’autogestion a été testée dans l’ancienne Yougoslavie, dans les kibboutz.
       Tous deux n’ont pas fonctionné, parce qu’il ne fonctionne pas seul en vase clos et qu’il faut toujours un projet de réalisation vendable vers l’extérieur. Les Amish sont une des exceptions.
      Quant à Tower Colliery, il est mentionné :
       »British Coal closed Tower Colliery on 22 April 1994 on the grounds that it would be uneconomic in current market conditions to continue production"
       

       


    • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 13:57

      Merci pour le compliment, l’enfoiré.

      Pour en revenir à l’autogestion, je ne prétends pas que c’est la panacée. Il est certain qu’une entreprise, même autogérée, a beaucoup de mal à ne pas adopter un mode de production capitaliste, dans la mesure où le contexte est capitaliste. Des expériences isolées ne sont donc pas très significatives.

      Cela dit, vous n’avez pas lu jusqu’au bout l’article de Wikipedia sur la mine galloise. Juste après la phrase que vous citez, il y a un chapitre intitulé : « Colliery Buy-Out by Workers », et qui retrace la reprise de la mine par les mineurs après sa première fermeture en 1994. Jusqu’en 2008, la gestion de cette mine s’est avérée rentable. Certes, il y a eu des problèmes importants (cas de vols par les travailleurs, dont certains pensaient qu’ils avaient tous les droits, tensions avec la direction, grèves), mais les mineurs ont montré qu’ils étaient capables de faire vivre leur entreprise encore 14 ans, et en s’octroyant d’importants avantages sociaux. L’expérience est donc intéressante, bien que pas tout à fait concluante.


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:37

      Merci à J GRAU et l’ENFOIRE, enfin des commentaires instructifs.

      Il y a effectivement un petit problème quand à la définition du capitalisme.
      Les partisans disent que c’est un système économique où l’entreprise appartient à une personne.
      Les opposants disent que c’est un outil pour augmenter son capital, en exploitant des employés.

      Ce mot est trop « chargé ».
      Ce qui est sûr c’est qu’aujourd’hui il faut nécessairement des entreprises pour faire fonctionner la société, et dans toute entreprise il faut nécessairement un dirigeant qui prend les décisions.
      Or une entreprise par plusieurs milliers d’employés ne peut pas prendre de décision rapides, cela demanderait une organistion lourde, complexe et onéreuse.
      C’est encore pire quand c’est l’Etat qui controle tout, comme ça a été le cas en Urss et à Cuba.
      Et les alternatives social démocrates d’Amérique Latine n’ont pas encore fait leur preuves.
      Alors quel autre système ? 


    • Jordi Grau J. GRAU 17 août 2010 20:22

      A Evrard :

      Vous ne répondez pas vraiment à mon objection. On peut très bien envisager une gestion rapide et efficace d’une entreprise sans avoir besoin pour cela d’une classe de parasites appelée « actionnaires ». D’ailleurs ces actionnaires sont une plaie pour les entreprises, notamment depuis la financiarisation de l’économie : ils exigent en effet une rentabilité beaucoup trop élevés par rapport aux capacités des entreprises, ce qui obligent celles-ci à prendre des risques énormes. Pour vous convaincre, vous n’avez qu’à lire un livre écrit par Artus et Virard : Le capitalisme est en train de s’autodétruire. Cf. ce lien

      Ces deux auteurs ne sont certes pas des gauchistes. Ils veulent au contraire protéger le capitalisme contre les excès qui le mènent à sa perte. Mais en les lisant, je suis conforté dans l’idée qu’on vivrait beaucoup mieux si les entreprises étaient gérées de façon plus démocratique, et si les richesses qu’elles produites n’étaient pas ponctionnées par les actionnaires, fonds de pension, etc.


    • Fourmi Agile Evrard 18 août 2010 08:53

      J. GRAU. JE suis bien d’accord avec vous ? Les actionnaires prennent trop, sans prendre de risques, sans être pénalisés en cas de faute grave de l’entreprise. (on a vu avec BP)

      Mais toutes les entreprises du monde n’ont pas des actionnaires.
      Ce serait intéressant d’ailleurs de savoir la proportion d’entreprises en France dont le capital est détenu par des actionnaires.
      La plupart sont des petites entreprises où le patron est proche de ses employés, où il y a une réelle coopération, puisque chaque partie a intérêt à ce que ça fonctionne bien.

      Dans les grosses boites, c’est autre chose, c’est presque du fonctionnariat où chacun essaye de gagner le plus possible en en faisant le moins possible ;
      Là effeectivement, il y a un problème.


    • danielle 18 août 2010 11:25

      à jgrau

      merci de me rajeunir
      l autogestion l étendard de bons nombresde soixantehuitards et notamment mr rocard
      certains ont d ailleurs à l époque fait des expériences dans ce sens dans le Larzac ouaf ouaf le résultat
      pour certains ils se sont entretués
      depuis ils sont tous devenus de parfaits bobos blindés de tunes toujours à gauche faisant la morale à deux balles sur le partage la solidarité etc...


  • foufouille foufouille 17 août 2010 13:59

    « c’est dans la nature de l’humain que certains aient besoin de diriger et d’autres aient besoin d’être dirigés »
    ben non
    il est rare que la lionne adopte une gazelle
    le dirigeant est pas altruiste il veut du pognon


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 14:17

      Cher Foufouille,

       Pas vraiment d’accord.
       La lionne et la gazelle font partie de mondes différents. Quoique le lien peut servir dans un autre sens. L’un a été « formé » pour manger de la viande. L’autre de l’herbe. Cela ne veut pas dire qu’ils ne survivront pas. Les premiers seront relativement peu nombreux, les autres compensent par le nombre.
       En fait, c’est une question d’évolution. Les prédateurs sont là pour « réguler » la trop grande extension.
       Pas d’altruisme, pas de pognon, une simple régulation pour vivre dans un ensemble de vies de type différents.
       L’anthropomorphisme ne nous explique que partiellement ce qui se passe dans notre genre propre.
       L’évolution continue. Elle cherche. Nous ne sommes pas sur le même pied d’égalité sur les banc de l’école et même dans la vie active qui suit.
       Deux diplômés avec le même papier en poche n’auront pas la même destinée. Ca se saurait.
       Beaucoup d’autres paramètres entrent en jeu. L’environnement, la chance, la motivation, la compétence et j’en passe.
       smiley


    • foufouille foufouille 17 août 2010 17:00

      @ l’enfoire
      vu sur un reportage
      elle a fait ca 2 fois


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 18:41

      Foufouille.
       Il serait peut être temps que vous sortiez de l’idée que les patrons sont les méchants et les ouvriers sont les pauvres exploités.

      Tout les dirigeants ne sont pas intéressés que par le pognon, il y en a beaucoup qui tentent de bien faire leur travail, de faire en sorte que leur entreprise continue à tourner.



    • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 18:52

      Evrard,

       "Tout les dirigeants ne sont pas intéressés que par le pognon, il y en a beaucoup qui tentent de bien faire leur travail, de faire en sorte que leur entreprise continue à tourner.« 

      Exact. Entre le patron d’une multinationale qui ne connait pas son personnel (et qui ne cherche pas à le connaitre pour ne pas avoir de contacts trop »spécifique") et un patron d’une entreprise très locale, PME, il y a un monde.
      J’ai connu les deux styles. L’amalgame est totalement inopportun.
       smiley
       


    • Fourmi Agile Evrard 17 août 2010 19:08

      L’Enfoiré, je suis bien d’accord avec vous.
      Mais il y a des entreprises qui font plusieurs milliers d’employés, on ne peut pas faire autrement.
      Comment vous dirigez de telles monstres ?
      Dans le lot des dirigeants de ces entreprises, certains sont honnêtes et font bien leur travail, d’autres ne pensent qu’à augmenter leur salaire et leurs privilèges et se moquent totalement de leur personnel.

      Ce serait intéressant de connaître la proportion, je dirais 50/50 !


    • L'enfoiré L’enfoiré 17 août 2010 19:35

      Evrard,

      "Mais il y a des entreprises qui font plusieurs milliers d’employés, on ne peut pas faire autrement.
      Comment vous dirigez de telles monstres ?« 

      Je vais vous étonner. Comment fonctionne un cerveau ? Je n’ai pas les chiffres du nombre de neurones. Chacun agit en sachant du travail à accomplir avec la »compétence« de l’emploi. Tous en communication l’un avec l’autre. Pas de hiérarchie, seulement quelques pôles d’activités plus intenses que d’autres. Des »bottle neck« comme on dit dans le jargon. Un réseau à toutes épreuves. Abreuvé en »récompense« par un flux de sang.
      Pas d’humanisme dans la gestion du cerveau. Seulement une obligation que tout fonctionne au mieux.
      Je ne dis pas que le parallèle est complet. Il faut une partie du »gâteau" pour tous. Pas de malhonnêtes.
      A réfléchir... évidemment.


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