lundi 5 janvier 2015 - par CN46400

Le capitalisme vu par Joseph Djougaschvili et Deng Xiaoping

A la terrasse du café que gère une filiale du groupe Saint Pierre, Joseph et Deng refont, tous les jours, le Monde qu'il ont quitté depuis plusieurs décennies. De là il peuvent voir tout ce qui se passe sur la Terre. 

 Deng : T'as vu, le PIB de la Chine vient de doubler celui des USA ?
JD : Tu parles, Les USA ont toujours un budget militaire dix fois supérieur à celui de la Chine qu'ils peuvent rayer de la surface du globe en moins de 24 heures !
Deng : Ouais, mais, dans cette éventualité, la moitié des capitalistes US, qui exploitent, en Chine, les prolos chinois, seront ruinés. Et leurs collègues US ne leur feront aucun cadeau pour pouvoir se refaire ! 
JD : En définitive, plutôt que sur l'équilibre militaire entre le camp capitaliste et le camp socialiste, tu tables sur la division de la classe capitaliste ?
Deng : C'est cela, le ciment qui unit la classe capitaliste est le profit, le plus solide des profits est celui qu'on peut extraire de la force de travail des prolos. En 1980, le plus grand gisement de force de travail pas, ou peu exploité, était chinois. Comme le plus grand gisement de capital était US, nous avions intérêt à nous entendre avec ceux des capitalistes les plus avides de profit.
JD : En 1920, Lénine tenait le même raisonnement quand il a réussi à imposer la NEP. Il tablait sur tous les capitalistes occidentaux, mais seuls les américains ont répondu. Effectivement quelques entreprises sortirent de terre mais des effets pervers apparurent aussi, notamment les inégalités affichées par les "nepmens", choquantes pour la frange la plus jeune du Parti. En 27, ces jeunes m'ont appuyés pour prendre le pouvoir, nous avons mis un terme à la NEP.
Deng : La jeunesse est souvent sensible à la démagogie. En Chine, Mao avait fait un calcul voisin quand il a déclenché la "révolution culturelle". Le résultat fait partie des deux tiers négatifs de la politique maoïste.
JD : Ouais, mais en 41, quand ils nous ont attaqué, nous avons été capables d'aligner des T34 par paquets de mille, et nous les avons battus ! Depuis 27 nous avions été capable d'accumuler assez de moyens de production pour leur tenir la dragée haute. 
Deng : C'est vrai, mais si le peuple soviétique a produit beaucoup de canons, il n'a pas beaucoup mangé de beurre....
JD : Bien sûr, mais je reste persuadé que l'antagonisme entre la classe des capitalistes et celle des prolos ne peut se résoudre à l'amiable. Les capitalistes devront céder le pouvoir aux forces du travail. Et je doute que çà puisse se passer autrement que dans la douleur !
Deng : Comme toi, je suis pour une société harmonieuse, donc sans classes, ni exploitation de l'immense majorité par une minorité infime.
JD : Et tu crois que les capitalistes vont, sans réagir, accepter de descendre de leur piédestal ?
Deng : Bien sûr, ils réagissent, avec tous les moyens, notamment médiatiques, dont ils disposent. Mais l'essentiel, c'est qu'ils ne puissent, pour maintenir leur statut, utiliser les moyens militaires qui dans tous les cas de figures tueraient bien plus de prolos que de capitalistes.
JD : Si on transige avec les capitalistes, on ne risque pas de se débarrasser du capitalisme !
Deng : Le dépassement du capitalisme se produira quand, comme c'est le cas actuellement en occident, ce système sera devenu impuissant à continuer d'apporter du progrès à la société. Pour ce qui est de la Chine, j'avais en 80 annoncé un délai d'un demi siècle. Lénine, avec la Nep, parlait de plusieurs générations. Qu'on le veuille ou non, le socialisme ne peut, sans autoritarisme, se conjuguer avec la pénurie. Et il faut, pour produire suffisamment, accumuler assez de moyens matériels et humains de production, de capital disait Marx. C'est ce que sait faire le capitalisme.
JD : Foutaise, l'URSS a accumulé son capital, et atteint la parité militaire ave l'Allemagne, en moins d'une génération, la Chine termine sa deuxième génération d'accumulation capitalistique et est bien loin de la parité militaire avec les USA !
Deng : Ouais, mais ce qui intéresse les prolos ce n'est pas la parité militaire, c'est le niveau de vie et là, entre la Chine actuelle et l'URSS, il n'y a pas vraiment photo. Et puis, la Chine n'utilise pas le travail gratuit, volontaire ou forcé, auquel vous avez eu massivement recours en URSS de ton temps et qui a si gravement pollué l'idéal communiste.
JD : Toujours les mêmes qui portent le chapeaux, mais j'aurais voulu vous y voir quand les capitalistes nous mettaient tous les bâtons possibles dans les roues tout en nous menaçant en permanence.
Deng : Mais, voyons, ils jouaient leur jeu, exclus du développement de l'URSS, ils en avait peur. Sur cette peur, leur unité anti-soviétique était totale. Si la NEP s'était poursuivie, ceux qui auraient eu des intérêts dans le développement de l'URSS auraient fait pression sur ceux qui voulaient emmener Hitler au pouvoir. La suite de l'histoire aurait pu être totalement différente.
JD : En clair, c'est moi qui suis responsable de l'arrivée au pouvoir de Hitler ? Il y en a qui sont allé croupir au goulag pour moins que çà ! Soljenitsyne, par exemple, aurait voulu que je négocie la fin de la guerre avec Hitler....
Deng : Top là, je ne fais que manier des "si". Mais chacun peut constater que la politique extérieure chinoise actuelle éloigne, systématiquement, la Chine des conflits allumés par les impérialistes US hors de son prés carré (Mer de Chine), et qu'elle pèse toujours pour la négociation. La protection de la situation économique et sociale du pays n'est pas pour rien dans cette attitude.
JD : Pour moi le rôle des communistes est de renverser le capitalisme, pas de l'aider à terminer son oeuvre avant de disparaître en tant que classe sociale.
Deng : Reste que l'accumulation primitive du capital commande l'existence de toute société post-capitaliste. Marx nous a conseillé l'unité des prolos, moi je conseille, en plus, la division des capitalistes.

    Ce jour là, la discussion s'est arrêtée là. La version que nous rapportons est le résumé de ce que la NSA, qui écoute tout, a jugé utile de porter à la connaissance du public.



49 réactions


  • Diogène diogène 5 janvier 2015 09:30

    « Mais l’essentiel, c’est qu’ils ne puissent, pour maintenir leur statut, utiliser les moyens militaires qui dans tous les cas de figures tueraient bien plus de prolos que de capitalistes. »


    Ils vont se gêner !
    L’armée de métier est là pour ça.
    Plus de crosses en l’air,
    plus de frères,
    des mercenaires !

    • lsga lsga 5 janvier 2015 13:33

      Dans le cadre des conflits impérialistes, c’est l’armée qui fournit le gros des forces révolutionnaires.

       
      Visiblement, l’auteur ne connaît même pas l’Histoire du Bolchévisme. 

  • Dwaabala Dwaabala 5 janvier 2015 10:19

    Bonjour CN46400
    Je suis heureux de voir votre article passer.
    Actuellement, la Chine est en train de retourner contre lui les armes économiques et financières de l’impérialisme.


    • lsga lsga 5 janvier 2015 13:37

      Allo : LA CHINE EST UNE PUISSANCE IMPÉRIALISTE !

       
      La géopolitique internationale n’est pas une compétition de football où tu dois choisir un camps contre un autre. Ton camps, ce n’est pas la Chine, ce n’est pas Cuba, ce n’est pas le Vénézuela, ce n’est pas la Corée ; ton camps c’est le prolétariat. 
       

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:13

      Staline : Le Vatican : Combien de divisions ?

      Isga : La Chine : combien de bases militaires hors de la Chine ?

    • lsga lsga 5 janvier 2015 15:15

      la Chine : combien d’opposants politiques en prison ? Combien d’exécution Capitale chaque année ?

       
      Mais c’est très clair, tu l’as dit clairement dans cet article, pour toi, le Socialisme, c’est la gestion autoritaire de la pénurie par une bourgeoisie étatique. C’est la définition qu’en aurait donnée Mussolini je pense. 
       

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:44

      Sauf que jamais je n’ai qualifié de « socialiste », et encore moins de « communiste », le régime chinois. Mais sur la Terre il y a des situations bien pires que la Chine.


      Le capitalisme chinois crée encore des emplois toujours mieux payés et plus qualifiés, l’Occident en supprime continuellement et paye toujours moins bien la force de travail.

    • lsga lsga 5 janvier 2015 15:51

      et c’est toi qui ose faire référence à « Salaire, prix, profits » ? 

       
      « Je pourrais répondre de façon générale et vous dire que le prix du marché du travail, de même que celui de toutes les autres marchandises, s’adaptera, à la longue, à sa valeur ; que, par conséquent, en dépit de toute hausse et de toute baisse, et quoi que fasse l’ouvrier, il ne recevra finalement en moyenne que la valeur de son travail, qui se résout dans la valeur de sa force de travail, laquelle est déterminée, à son tour, par la valeur des moyens de subsistance nécessaires à sa conservation et à sa reproduction, et dont la valeur est finalement réglée par la quantité de travail qu’exige leur production »
      Salaire, Prix, Profit, Karl Marx
       
      Tu veux être marxiste ? C’est bien, je te félicite. Commence par arrêter de te prétendre Marxiste, et va étudier et maîtriser la théorie économique marxiste. 
       

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 17:10

      La France et la GB ayant supprimé la peine de mort, d’après Isga ce n’est plus des puissances impérialistes.....


    • lsga lsga 5 janvier 2015 18:02

      tu tombes dans l’argumentation bas de gamme. Si, bien entendu, la France et la Grande Bretagne sont des puissances impérialistes, comme la Russie, la Chine, les USA, le Brésil, etc. etc. 

       
      Notre camps, c’est le prolétariat. Ce n’est pas une des puissances impérialistes contre une autre. 
       


    • lsga lsga 5 janvier 2015 18:07

      bon et simplement, comme tu OSES TE RÉCLAMER de Lénine, alors que tu n’as visiblement RIEN LU NI RIEN COMPRIS de lui.... alors que c’est lui qui a donné le sens le plus courant d’Impérialisme, je te la refais :

       
      Lénine explique que l’Impérialisme, compris comme phase ultime du Capitalisme, c’est avant tout la domination du Capital Financier International sur le Capital Industriel National. VOIR.
       
      Étudier l’impérialisme, c’est donc étudier les flux financiers internationaux. Tu vois dans ce dernier lien comment Lénine s’appuie sur l’exportation des capitaux pour étudier l’impérialisme.
       
       
      Dis, franchement, si tu as envie d’être Marxiste, et de soutenir la NEP de Lénine, pourquoi n’étudies-tu pas Marx et Lénine ? Au lieu de raconter N’IMPORTE QUOI....

  • soi même 5 janvier 2015 12:31

    l’avis de gros propriétaire terrien est toujours intéressant, car ils ont une vision pratique du capitalisme !


  • lsga lsga 5 janvier 2015 13:08

    Bon, tellement de niaiseries que je vais réagir au fur et à mesure.

     
     « C’est cela, le ciment qui unit la classe capitaliste est le profit, le plus solide des profits est celui qu’on peut extraire de la force de travail des prolos. »
     
    Faux. 
     
    C’est la propriété privée des moyens de production qui unit la classe Capitaliste. Les profits, eux, ne sont qu’un objectif. D’ailleurs, le coeur de la théorie Marxiste explique que le développement technologique va de paire avec la baisse tendancielle du taux de profit
     
    Ex : Là où un petit bourgeois poujadiste propriétaire de sa petite épicerie de quartier faisait une marge de 50% dans les années 50, aujourd’hui, la grande distribution ne marge plus qu’à quelques pourcents. Depuis la crise, la plus part des grandes surfaces sont lourdement endettées, et produisent plus de dettes que de profits. 
     
    Aujourd’hui, les plus grandes multinationales ne font pratiquement plus aucun profit. Leur TopLines sont nulles, voir négatives. C’est la capacité d’endettement auprès de la finance qui remplace ces profits. C’est la phase nommée « impérialisme » par Lénine.
     
    Bref : d’un point de vue Marxiste, le problème du Capitalisme n’est pas tant le profit, que la disparition du profit, qui provoque nécessairement des crises économiques dites « systémiques ».

    • lsga lsga 5 janvier 2015 13:38

      une solution ? Non, c’est un processus économique, nommé « centralisation du Capital » ; une conséquence nécessaire ( dans le sens d’inévitable) du Capitalisme. 


    • lsga lsga 5 janvier 2015 16:55

      ça me fait plaisir, à titre personnel, parce que je suis sadique... voire cette racaille poujadiste écrasée par le Capitalisme : ça me remplit de joie. Voir les réformes libérales de Hollande mettre à la rue les Médecin, les huissiers, les taxis, etc : quel bonheur ! Mais c’est un plaisir personnel, rien de plus. C’est psychologique, pas philosophique. 

       
      D’un point de vue rationnel, la disparition des petits bourgeois est le processus par lequel on passe du Féodalisme, au Capitalisme et finalement au Socialisme. 
       
      Il y avait plus de 60% d’artisans, commerçants, agriculteurs, etc. en France dans les années 30. Aujourd’hui, on est à 80% de salariés urbains ; c’est à dire de prolétaires qui ont intérêt à voir le temps de travail baisser et la propriété s’affaiblir. 
       
      Au passage, le mode d’organisation du travail dans les multinationales est beaucoup plus proche du Socialisme que celui dans les petites entreprises. Marx parle de la « socialisation » du travail qui est une conséquence de la concentration du Capital. 
       
      Mais je suis en train d’écrire une article sur le sujet en ce moment même. Il est intitulé : « Quand on est communiste, on mange au Mac Donald. »

  • lsga lsga 5 janvier 2015 13:10

    « Le résultat fait partie des deux tiers négatifs de la politique maoïste. »

     
    Bon sang... ce que cet énoncé ressemble aux « conséquences positives » de la colonisation... Vous trouvez des 1/3 positifs au Nazisme aussi ? 

  • lsga lsga 5 janvier 2015 13:17

    « Le dépassement du capitalisme se produira quand, comme c’est le cas actuellement en occident, ce système sera devenu impuissant à continuer d’apporter du progrès à la société.  »

     
    Représentation idéaliste petite bourgeoise qui nous ramène directement à la critique plus haut sur la baisse tendancielle du taux de profit. 
     
    Le Capitalisme est capable d’accumuler une certaine quantité de Capital, mais au delà d’un certain niveau de force de production, les profits disparaissent, les crises économiques se déclenchent, et arrivent les guerres impérialistes. 
     
    CAPITLISME :
    Progrès technologique ==> Chute du taux de profit ==> Crises systémiques ==> Guerres mondiales
     
    Cycle auquel on peut rajouter aujourd’hui la destruction de l’écosystème du à l’anarchie mondiale des marchés. 
     
    Le système Capitaliste est un système instable, incompatible avec le progrès technologique, qui génère des crises systémiques extrêmement violentes et des guerres impérialistes à répétition. Voilà pourquoi il faut absolument sortir du Capitalisme le plus rapidement que possible, y compris et même si toutes les conditions nécessaires au socialisme ne sont pas encore réunies. 
     

  • lsga lsga 5 janvier 2015 13:24

    « Qu’on le veuille ou non, le socialisme ne peut, sans autoritarisme, se conjuguer avec la pénurie.  »

     
    énoncé qui démontre l’incompréhension TOTALE de l’auteur de ce qu’est le Socialisme. 
     
     
    Le Capitalisme est un système de gestion de la pénurie via le marché. C’est la rareté qui est source de la propriété privée, et qui sert de socle à des lois telles que celles de l’offre et de la demande. Dès que cette rareté disparaît, c’est à dire dès que la force de production est trop importante, les profits disparaissent, la propriété privée est remise en cause : c’est la crise (c’est marrant hein, c’est mon 3 ème commentaire sur la baisse tendancielle du taux de profit). Voir : Manifeste du Parti Communiste
     
    Le Socialisme, c’est un système de gestion scientifique de l’abondance, qui sert à gérer ce que l’on nomme la « surproduction » dans le Capitalisme.
     
    Exemple : dans le Capitalisme, on a des énoncés du type : « on ne peut pas produire de pains pour tout le monde, le marché va déterminer combien on en produit et à quel prix ». Le Socialisme génère des énoncés du type : « Hey, les mecs, venez voter pour qu’on décide combien de pain on produit cette année »
     
    Sans abondance : PAS DE SOCIALISME. 
     


    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 14:43

      Il y a un autre moyen pour entretenir la pénurie, la baisse du pouvoir d’achat entretenue par un bon niveau de chômage. Le capitalisme développé ne peut donc se passer du chômage pour maintenir un taux de profit correct


    • lsga lsga 5 janvier 2015 14:52

      approche keynésienne petite bourgeois de l’économie. 

       
      En terme Marxiste, on ne parle pas de « pouvoir d’achat », et encore moins de « niveau de chômage ». 
       
      On parle du taux d’exploitation, du niveau de vie standard, de la composition organique du Capital.
       
      Avant de prétendre marxiste, merci d’étudier la théorie économique marxiste. 

  • lsga lsga 5 janvier 2015 13:29

    Sur toute la fin de l’article :

     
    Staline, c’est le vrai retour au Capitalisme bien traditionnel, plus encore que la NEP. Staline, c’est le retour au Capitalisme d’État façon Otto Von Bismarck.
     
    Le Capitalisme d’État, c’est la forme première du capitalisme, la plus ancienne, la plus spontanée, celle qui a très largement dominé l’Histoire jusqu’à aujourd’hui. 
     
    La NEP de Lénine était une forme de réforme libre-échangiste, libérale, visant la facilitation des échanges internationaux. Le Stalinisme, c’est le retour au protectionnisme, à la bureaucratie, bref, au Capitalisme dans sa forme la plus primaire. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:04

      Si l’absence de propriété privée des moyens de production caractérise le socialisme, alors le régime stalinien était une régime socialiste et n’avait, a cause de cela, rien de commun avec Bismark. En fait c’était un système autarcique parcequ’il croyait qu’il était possible de réaliser l’accumulation primitive du capital sans capitalistes.


      Ma conception du « capitalisme d’état » est celle de Lénine. Dans ce cas c’est l’état qui commande au capital et pas l’inverse, comme on peut le constater dans la Chine actuelle. c’est l’antithèse de la description de Marx dans le Manifeste.



    • lsga lsga 5 janvier 2015 15:07

      La propriété d’État, c’est de la propriété. 

       
      La Chine actuelle est libre échangiste. L’État ne commande rien du tout, à part les exécutions de journalistes. 

  • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 14:36

    C’est la propriété privée des moyens de production qui unit la classe Capitaliste. Les profits, eux, ne sont qu’un objectif. 


    Que vaut un moyen de production qui ne génère pas de profits ?

    Un « poujadiste » vend 100 pots de confiture et prend 2 € sur 4€ sur chacun des pots = 200€ de bénef. Un capitaliste de la confiture vends 1 million de pots avec 0,10 € de marge sur chacun des pots vendus 2,10€ = 100 000 € de bénef ! Qui, cher Isga, a accumulé le plus de capital ?

    Aujourd’hui, les plus grandes multinationales ne font pratiquement plus aucun profit.

    Ex : Total qui ne verse, c’est bien connu, presqu’aucun dividende.....

    La baisse tendancielle du taux de profit est autant que possible compensée par tous les artifices connus, pub, mode, design, automatisation à tous les stades, diminution des postes de travail, savoir faire...etc. Tout cela fait partie du capital accumulé qui différencie le capitalisme des pays développés qui crée plus de chômage que de richesses concrètes, de celui des pays qui entrent dans le capitalisme primitif.


    • lsga lsga 5 janvier 2015 14:41

      allo : merci de lire le Capital de marx.

       
      La baisse tendancielle du taux de profit, c’est le coeur de la théorie marxiste. 
      Les crises économiques conséquences de la disparition de ces profits, c’est le coeur du manifeste (voir surproduction et remise en cause de la propriété privée).
       
      Mais sinon, ton article est une belle tentative de faire croire que le Capitalisme d’État autoritaire gérant la pénurie d’une main de fer est le Socialisme. Essaye encore. 
       
      Dernière remarque : le mot « propriété » n’apparaît pas une seul fois dans ton article. Et ça se prétend communiste ? marxiste ? Je connais un autre mot en isme qui t’irait bien. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:28

      Pour parler de cela je conseillerai plutôt : « Salaires, prix et profits » c’est plus court, et plus accessible que « le Capital »


    • lsga lsga 5 janvier 2015 15:33

      en ce qui me concerne : déjà fait.

       
      Toi visiblement, tu cours toujours après le pouvoir d’achat, donc, tu n’as pas compris le coeur du livre. Relis le. Ou lis le tout court. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:50

      Je n’ai pas lu toutes les Evangiles, et ce n’est pas parcequ’elles ne parlent jamais du pouvoir d’achat !


    • lsga lsga 5 janvier 2015 15:56

      Tu te prétends marxiste, alors que tu ne maîtrises visiblement absolument pas la théorie marxiste, et que tu fais de très lourds contre-sens. En plus, en tant que prétendu-« marxiste », tu soutiens des dictature fascistoïde. 

       
      Donc : RETOURNE RÉVISER LES TEXTES RÉVOLUTIONNAIRES AU LIEU DE SOUTENIR DES DICTATURES FASCITOÏDES.
       
      Les concepts de propriété privée des moyens de production, de composition organique du Capital, et de baisse tendancielle du taux de profits sont absolument CENTRAUX dans la théorie marxiste. Visiblement, tu ne les as pas compris, et tu dis le strict INVERSE de ce que la théorie révolutionnaire dit au sujet du profit, de la propriété, et du travail.
       
      Tant qu’au concept de « pouvoir d’achat » : il ne veut RIEN DIRE. C’est un concept idéaliste, bourgeois, sans aucune correspondance matérielle avec quoi que ce soit. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 15:57

      Sans abondance : PAS DE SOCIALISME. 


      C’est du Isga quelque post au dessus. A part çà on peut négliger le pouvoir d’achat.....

    • lsga lsga 5 janvier 2015 16:05

      Le pouvoir d’achat est un concept vide de sens, sans rapport matériel à quoi que ce soit. Dire : « je peux acheter 100€ de marchandises », ne veut STRICTEMENT RIEN DIRE. C’est un énoncé dépourvu de signification. Dire : « Je peux manger un kilo de patate », voilà un énoncé matériel pourvu de signification. 

       
      Le livre dont tu parles « Salaire, Prix, Profit » explique précisément cela (et d’autres choses) : Cela ne sert foutrement à rien de se battre pour des augmentations de salaire. Le niveau de vie des ouvriers n’est pas dépendant de leur « salaire », mais dépendant de « la valeur des moyens de subsistance nécessaires à sa conservation et à sa reproduction,  »
       
      Je t’invite à aller étudier le concept de salaires relatif, et à comprendre pourquoi dans l’approche Marxiste on ne parle pas de « pouvoir d’achat », mais de TAUX D’EXPLOITATION

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 16:55

      Comme tous les patrons auquels j’ai eu à faire, Isga méprise le « pouvoir d’achat » des salaires qui sert à payer « la valeur des moyens de subsistance nécessaires à sa conservation et à sa reproduction,  » (de la force de travail) . Voilà pourquoi, après 68, la consommation de viande a fortement augmenté pour le meilleur profit des paysans et de la chaîne concernée...... 


    • lsga lsga 5 janvier 2015 17:01

      ah oui... tu ne connais pas les concepts de la théorie marxiste, tu fais des contresens graves sur la théorie économique marxiste, tu recours aux concepts bourgeois de l’économie Keynésienne, tu ignores visiblement totalement la lutte de Lénine contre « l’économisme » (le « Que faire ? », je te le conseille), tu soutiens des dictatures fascitoïdes ultra-autoritaire au nom du fait qu’elles « augmentent les salaires », et tu cherches à te faire passer pour un « marxiste convaincu » ?

       
      Hey : C’est pour les gens comme toi que Lénine a créé les Goulags. Une erreur avec le recul, mais je le comprends quand même. 

    • lsga lsga 5 janvier 2015 17:37

      non je ne le soutiens pas. Mais ma phrase est juste : Lénine a créé les goulags pour les gens comme lui, ceux qui se prétendent communistes, et qui détournent la pensée révolutionnaire. Ce ne sont pas les aristocrates qui ont été envoyé en Camps, mais les partisans de « l’économisme » et de la République. 

       

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 17:41

      Lénine n’a pas créé le « Goulag », il a créé l’exécution des peines carcérales par le travail qui est généralisée actuellement au monde entier. Par contre, Staline, a vu dans le système, la possibilité de récupérer de la force de travail à bas coût pour accumuler le capital primitif nécessaire à l’industrialisation rapide de l’URSS. Ce fût le Goulag lieu de villégiature provisoire de quelques opposants blancs ou rouges et de tous les « voleurs de poules » de l’Union Soviètique qui garnissaient les quotas imposés à toutes les communes. 18 millions (Chiffre Applebaum) de soviétiques ont « profité » de séjours « gratuits » dans ses « colonies » jusqu’en 53. 


    • lsga lsga 5 janvier 2015 18:01

      Bon visiblement, tu n’as rien lu de lénine. Lénine a créé des camps de concentration avec (les anciens Kontslaguer ) avec son camarade Trotsky, qui sont les ancêtres des goulags. VOIR 

       
      Ces camps de concentration ont été remplis durant la terreur rouge avec des intellectuels petits bourgeois de ton acabit, qui cherchaient à faire croire que le socialisme c’est l’augmentation des salaires et la république bourgeoise. Lénine s’est beaucoup justifié sur le sujet. 
       
      Bien entendu, comme tu es une pompom girl de Lénine, tu es incapable d’égratigner ce « mythe », quand bien même tu n’as rien lu de lui ni rien compris de sa pensée. 
       
      Je te conseille de laisser tomber l’idolâtrie. Lénine a été le pourfendeur du Conseillisme (soviétisme), il lui a préféré la dictature du prolétariat. Il a commis des erreurs très graves, dans un contexte extrêmement complexe. En tout cas une chose est sûr : il détestait les petites crevures dans ton genre, et c’est précisément les gens comme toi qu’il envoyait dans ses camps.
       
      Enfin, pour du bon Lénine, du lénine conseilliste, du lénine soviétique, du lénine pas encore dictateur sanguinaire, lis le « Que Faire ? » , tu vas te sentir visé. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 18:30

      Contrairement à Isga, je ne sais pas ce que j’aurais pensé si j’avais vécu cette période en URSS, ni si lui ou moi, ou les deux, aurions inauguré la conception léniniste de l’exécution des peines. Je me contente de donner mon point de vue de 2015 et de le défendre, sans prétention excessive, avec un minimum de sérénité, en évitant, si possible, les anathèmes inutiles et les contre vérités prétentieuses. 


    • lsga lsga 5 janvier 2015 18:51

      c toi qui te prétends marxiste l’ami, et qui prétends soutenir la NEP de Lénine.

       
      Or, tu ne comprends pas le concept de baisse tendancielle du taux de profits qui est centrale dans la théorie, tu ne comprends pas la définition d’impérialisme de Lénine.
       
      Pire, alors que tu te prétends Marxiste, tu défends des positions keynésiennes petites bourgeoises (augmentation du pouvoir d’achat), et tu soutiens des dictatures fascistoïdes (la Chine).
       
      Hey : deviens modeste, arrête de te prétendre Marxiste, va étudier la théorie économique marxiste, arrête de prétendre la NEP de Lénine, et va lire Lénine. 

  • Spartacus Lequidam Spartacus 5 janvier 2015 21:42

    Bon entre des pots de confiture à 4€ et d’autres à 2.10€, la différence c’est que le premier a une vente confidentielle l’autre de masse.


    La ou le premier en vend 400, l’autre en vent 400 000.

    Cela s’appelle l’économie de marché. 
    Dans une économie de marché celui qui en vend 400 et l’autre 400 000 peuvent vivent tous les 2. 

    • CN46400 CN46400 5 janvier 2015 22:14

       Reste que l’avenir de celui qui gagne 200€ est moins assuré que celui qui gagne 100 000€


    • Spartacus Lequidam Spartacus 5 janvier 2015 22:52

      @CN46400

      Le marché est dynamique. 

      Non la pérennité n’est pas relative aux volumes.
      Certain sur des niches vivent très bien, comme d’autres sur des marché de masse peuvent s’écrouler. 

    • CN46400 CN46400 6 janvier 2015 11:17

      C’est vrai, si on peut vivre correctement dans une niche on peut aussi se ruiner dans les grandes exploitations. En fait, dans le capitalisme le bonheur dépend certe de soi mais aussi des autres qui peuvent, par la concurrence, provoquer ta perte. 

      Sauf qu’au dessus d’un certain seuil d’accumulation un capitaliste moyennement intelligent, en mettant ses oeufs dans de nombreux paniers, ne peut plus se ruiner. C’est ainsi que se crée une classe parasitaire, qui, par l’héritage des moyens de production et d’échange, tend à maintenir sa domination sur la société, et sur l’état. 

    • Xenozoid 6 janvier 2015 15:07

      pauvre spartacus qui est est esclave des chiffres et nombre , lié a une illusion de papier, ou bien une croyance ;
       
      Pour comprendre ce qui se passe , nous devons interpréter l’idée de Walter Benjamin que le capitalisme est véritablement devenu une religion , la religion la plus féroce , implacable et irrationnelle qui ait jamais existé , car il ne reconnaît ni les trêves ni rachat . Un culte permanent est célébrée en son nom , un culte dont la liturgie est la main-d’œuvre et son objet , l’argent . Dieu n’est pas mort , il a été transformé en argent. La Banque avec ses drones sans visage et ses experts - a pris la place de l’église et de ses prêtres , et par sa commande sur le crédit ( comme les prêts à l’Etat, qui a si allègrement abdiqué sa souveraineté ) , manipule et gère la foi —la rare et incertaine foi qui reste encore de notre temps . D’ailleurs , l’affirmation selon laquelle le capitalisme d’aujourd’hui est une religion est plus efficacement démontrée par le titre qui est apparu sur la première page d’un grand journal national , il y a quelques jours : " sauver l’euro Quel que soit le coût " . Voyez vous, le « salut » est un concept religieux , mais qu’est-ce que « quel que soit le coût » signifie ? Même jusqu’a sacrifier des vies humaines ? Car seulement dans une perspective religieuse ( ou, plus exactement , une perspective pseudo-religieuse ) pourrait -on faire de telles déclarations manifestement absurdes et inhumaines .


    • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 2015 17:54

      @CN46400

      Oui le capitalisme dépend du choix libre des autres, la ou dans le communisme dépend de la contrainte imposée.

      Non le capitaliste n’a pas force de loi seul l’état en dispose. Vous ne pouvez le nier.

      Si justement vous déplorez la rente de situation acquise, observez bien bien qu’a chaque fois, elle n’est possible qu’avec la complicité de l’état. 

      Elle n’est possible que dans des marchés qui ne sont pas libres. 

      Les libéraux ont un nom pour désigner cela : le capitalisme de connivence. ou interventionnisme d’état.
      Ce que vous croyez être du capitalisme c’est du socialisme, car seul le socialisme intervient dans le marché libre. 
      C’est l’interventionnisme de l’état qui empêche la remise en cause et la compétition dans les marchés libres. Les rentes de situation ne peuvent exister dans un marché libre. 

    • CN46400 CN46400 6 janvier 2015 19:45

      Si justement vous déplorez la rente de situation acquise, observez bien bien qu’a chaque fois, elle n’est possible qu’avec la complicité de l’état. 


      Le pb c’est qu’une classe sociale entière qui vit de « rente de situation acquise » (par les parents), se sert abondamment de l’état pour perpétuer ses privilèges ne serait-ce qu’en protégeant par tous les moyens possibles la loi sur l’héritage des moyens de production.

      Puisqu’il faut encore démontrer que l’état est indispensable à la survie du capitalisme, il suffit de constater qu’entre les contrées africaines où l’état est embryonnaire et souvent vérolé, et la Chine où il est capable d’imposer des règles strictes, les capitalistes du monde entier ont choisi la Chine, tout en sachant bien qu’elle se prétende communiste, et que le prix de la force de travail y soit nettement plus élevée.

    • Spartacus Lequidam Spartacus 6 janvier 2015 23:30

      L’Afrique est en retard uniquement parce que le droit de propriété n’est pas reconnu. 


    • CN46400 CN46400 7 janvier 2015 08:18

      En clair, les installations de Total au Gabon où de Aréva au Niger ne leur appartiennent pas............

      En tout cas ces sociétés en disposent bien plus librement que de celles (installations étrangères) qui, en Chine sont contrôlées à 50% par l’état chinois. Et pourtant les capitalistes occidentaux en raffolent.....

  • Jean Keim Jean Keim 5 janvier 2015 21:54

    Les critères à remplir pour rentrer au paradis sont assez laxistes smiley


  • Dwaabala Dwaabala 5 janvier 2015 22:12

    Isga est un obsédé de la baisse tendancielle du taux de profit.
    Une loi qui a été établie par K. Marx dans le cadre du capitalisme concurrentiel.
    Isga, fin connaisseur du léninisme, ignore, quoi qu’il en dise, et comme les gauchistes de tout poil, que le développement au stade impérialiste a relégué cette loi, juste sur le plan théorique, l’a reléguée dans la réalité à un rang secondaire.
    Il dit, en application de cette loi, que les monopoles ne font plus de profit.
    « Aujourd’hui, les plus grandes multinationales ne font pratiquement plus aucun profit. Leur TopLines sont nulles, voir négatives. C’est la capacité d’endettement auprès de la finance qui remplace ces profits. » (sic !)
    Isga qui donne des leçons sur l’impérialisme et qui dit connaître son Lénine mieux que quiconque oublie que : l’impérialisme est le stade de l’interpénétration du capital industriel et du capital bancaire au sein du capital financier.
    Autrement dit « le capital financier est le résultat de la fusion du capital de quelques grandes banques monopolistes avec le capital de groupements monopolistes d’industriels ». ( L’Impérialisme...)
    Isga nous dit donc plus haut que la finance s’endette auprès de la finance et que la production des grands groupes industriels n’extorque aucune plus-value puisque c’est la finance (dont ils sont partie prenante) qui alimente leurs profits sous la forme de dette.
    C’est sans doute pour cette raison que « l’impérialisme est l’antichambre du socialisme » : l’exploitation a déjà disparue, envolée l’exploitation si tu travailles dans une multinationale !
    Comprenne qui pourra. Ah ! Il est vrai qu’il y a la loi fondamentale de la baisse tendancielle du taux de profit.
    Merci Isga !


Réagir