vendredi 19 décembre 2025 - par Spartacus Lequidam

Le citoyen est devenu Suspect suspecté : Chronique d’une Liberté très très surveillée

La Fabrication du Citoyen Suspect : Chronique d’une Liberté sous Surveillance

Par une société qui ne croit plus en elle-même

Il fut un temps, que l'on croirait sorti d'un vieux livre d'histoire, où la présomption d'innocence était un principe sacré. Aujourd'hui, ce concept a vécu. Nous avons basculé dans une autre ère, celle d'une ingénierie sociale redoutable : on a créé le citoyen suspect.

Ce n'est pas le peuple qui est devenu soudainement criminel, fraudeur ou terroriste. C'est le système qui a changé de lunettes. L'État a inversé la charge de la preuve sociale. Désormais, l'innocence ne se suppose plus ; elle doit se démontrer à chaque transaction, à chaque clic, à chaque parole. La vie ordinaire est scrutée, encadrée, fichée, transformant l'honnête homme en délinquant potentiel, perpétuellement en sursis.

L'Argent : La criminalisation de l'anonymat

C’est dans le rapport à l’argent que cette fabrication du suspect est la plus flagrante. L'argent liquide, dernier espace de liberté transactionnelle, a été désigné comme l'ennemi. En abaissant le plafond de paiement en espèces à 1 000 euros, la France a envoyé un message clair : l'anonymat est une anomalie. Acheter une voiture d’occasion, payer un artisan ou prêter de l'argent à un proche en billets ? C'est louche. Pourquoi utiliser du cash si vous n'avez rien à cacher ?

Et c’est bien en France uniquement que ce seuil est aussi bas : ailleurs en Europe, les plafonds sont plus élevés, parfois 10 000 € en Allemagne ou en Autriche. La France se distingue donc par une suspicion institutionnalisée, où tout citoyen est présumé fraudeur dès qu’il utilise son argent liquide.

On a ainsi créé une culpabilité par défaut. Votre banquier, jadis un partenaire, a été transformé par la loi en auxiliaire de police. Un virement inhabituel ? Une somme qui bouge ? Le logiciel s'active, le signalement "Tracfin" part. Le citoyen se retrouve dans une situation kafkaïenne : il doit justifier l'usage de son propre argent durement gagné.

Et le piège va se refermer avec l’Euro numérique. Présenté comme une modernité pratique, c’est en réalité l’outil de contrôle absolu. Avec un portefeuille digital traçable, l’argent cesse d’être une propriété pour devenir un droit d’usage révocable. Votre argent sera programmable, peut-être même périssable ou bloqué si votre "comportement citoyen" déplaît. Le suspect n'aura plus nulle part où cacher ses économies.

La Pensée : La censure sous-traitée aux "Partenaires de Confiance"

Si l'argent est surveillé par les algorithmes, la parole, elle, est fliquée par une méthode plus perverse : la sous-traitance morale. L'État sait que la censure directe passe mal en démocratie. Alors, il a fabriqué des suspects d'opinion en utilisant des tiers.

C'est la grande leçon des Twitter Files : les gouvernements occidentaux, y compris la France, ont utilisé des ONG et des associations subventionnées pour influencer la modération des contenus en ligne. Derrière le vernis de la "lutte contre la désinformation", il s’agit d’un contrôle idéologique.

En France, le rôle est particulièrement négatif : l’État délègue à des associations financées par l’argent public la mission de signaler, dénoncer et faire pression sur les plateformes. Le citoyen qui s’exprime ne se bat plus contre un censeur officiel, mais contre une nébuleuse associative financée par ses propres impôts, chargée de définir le Bien et le Mal.

L'exemple français est édifiant. L'État s'appuie sur des associations "vertueuses" ou des ONG comme Reporters Sans Frontières (RSF) pour judiciariser le débat. L'affaire récente où RSF a saisi la justice pour forcer le régulateur (l'Arcom) à contrôler le "pluralisme" politique des chroniqueurs d'une chaîne de télévision (CNews pour ne pas la citer) en est la preuve éclatante. On a transformé une ONG de défense des journalistes en un instrument de police de la pensée.

Le citoyen téléspectateur ou internaute devient un suspect de "mauvaise pensée" ou de "désinformation", surveillé par des milices morales qui ont l'oreille du pouvoir.

L'Intrusion Domestique : Mon toit, mes normes

On pensait être tranquille chez soi, la porte verrouillée. Erreur. Là aussi, on a créé le suspect : le propriétaire est devenu un délinquant écologique ou un fraudeur fiscal en puissance.

Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) est l'arme de cette dépossession. Votre bien ne vous appartient plus totalement : il est soumis à sa note administrative. Un logement mal noté est interdit à la location. Du jour au lendemain, on a créé une nouvelle catégorie de coupables : les propriétaires de "passoires thermiques".

Même l'hospitalité est traquée. Louer une chambre ponctuellement ? Attention. Déclaration en mairie, taxes, limitations. L’État, incapable de gérer ses propres comptes, traque le moindre euro qui circule entre particuliers, persuadé que le peuple passe son temps à le voler. Dehors, les caméras "intelligentes" analysent les foules. Flâner, courir, se rassembler : tout écart à la norme statistique devient un "comportement suspect".

Les prochaines décisions de l’UE : vers une liberté sous condition

Ce qui se prépare à Bruxelles annonce une nouvelle étape dans la fabrication du citoyen suspect. Plusieurs projets législatifs européens, déjà validés ou en cours de discussion, vont s’appliquer en France :

  • Le règlement sur l’Euro numérique : il instaurera un système monétaire programmable, où chaque transaction pourra être limitée, tracée et conditionnée.

  • La directive anti-blanchiment (AML) : elle prévoit un renforcement des contrôles sur les paiements, avec des seuils encore plus bas pour les transactions anonymes.

  • Le Digital Services Act (DSA) : présenté comme une régulation des géants du numérique, il agit en réalité comme un filtre idéologique et bureaucratique. Les nouvelles applications, les start-ups ou les plateformes alternatives n’ont pratiquement pas le droit d’exister en Europe : les contraintes administratives, les obligations de conformité et les menaces de sanctions les étouffent avant même leur lancement. Le DSA ne protège pas l’utilisateur, il verrouille le marché au profit des acteurs déjà installés et rend impossible l’émergence de services libres ou dissidents.

  • La surveillance biométrique dans l’espace public : plusieurs États poussent pour légaliser l’usage des caméras intelligentes et de la reconnaissance faciale, sous prétexte de sécurité.

L’Obligation d’indiquer ses biens : la transparence forcée

À cette mécanique s’ajoute une nouvelle dérive : l’obligation croissante pour les citoyens de déclarer l’ensemble de leurs biens. Ce qui était autrefois une liberté patrimoniale devient une transparence forcée.

Sous prétexte de lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, l’État impose de plus en plus de dispositifs où chaque actif doit être signalé, enregistré, catégorisé. Compte bancaire, portefeuille numérique, immobilier, assurance-vie, crypto-actifs : tout doit être listé, comme si le simple fait de posséder était déjà suspect.

Cette logique transforme la propriété privée en concession administrative. Le citoyen n’est plus propriétaire, il est gestionnaire sous surveillance. L’idée implicite est claire : si vous refusez de déclarer, c’est que vous cachez. Et si vous cachez, c’est que vous fraudez.

Le danger est double :

  • La dépossession morale : on inculque au citoyen que son patrimoine n’est pas légitime tant qu’il n’est pas validé par l’État.

  • La fragilité juridique : une fois vos biens déclarés, ils deviennent saisissables, bloquables, conditionnables. L’État peut décider de leur usage, voire de leur interdiction, au nom d’un "intérêt supérieur".

Cette obligation d’indiquer ses biens n’est pas une mesure technique, c’est une arme psychologique : elle fabrique un citoyen suspect par essence, coupable de posséder.



27 réactions


  • Octave Lebel Octave Lebel 19 décembre 2025 11:00

    De quelle fraude fiscale parle-t-on ici qui concerne qui avec quelles conséquences ?

    Pour se faire une premièe idée.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_fiscale

    Parmi les urgences qui nous attendent, il s’agira d’augmenter le niveau d’information du citoyen et de réguler cette affaire au service de l’intérêt général qui concerne le plus grand nombre d’entre nous.Il est plus que temps.


  • pasglop 19 décembre 2025 11:55

    Pour une fois, je suis d’accord avec Spartacus.

    Un autre aspect des choses

    Reste à savoir qui est à la manoeuvre.


  • rogal 19 décembre 2025 12:57

    Pas besoin de 1001 €. Pour un virement de 1000 € bloqué, la gourde de service, envoyée à l’assaut, explique que le plafond a été atteint.


  • cevennevive cevennevive 19 décembre 2025 13:56

    Bravo Spartacus !

    Pour une fois, quelqu’un qui s’indigne que tous ces espions viennent fourrer leur nez dans nos porte monnaie !

    Une petite histoire édifiante : j’ai une copine coiffeuse. Elle a eu la visite des impôts.

    Imaginez : la consommation d’eau de son salon ne correspond pas au nombre de clientes déclaré dans son chiffre d’affaires. Elle est trop élevée pour le nombre de shampoings. Donc, moralité elle doit être payée en cash très souvent...

    Zut ! j’ai payé les 32 euros de sa prestation en cash la semaine dernière !

    Insupportable !


  • Jason Jason 19 décembre 2025 18:32

    « Plus on fait de lois, plus on fait d’infracteurs » disait déjà Montesquieu.


    Il y aura de plus en plus de paiements en cash, c’est d’ailleurs le cas. Ordinateurs ou pas, comme il n’y aura pas assez de gens pour mettre cette inquisition en œuvre, ça va être assez folklorique. D’autant plus que les quelques pingouins qui sont dans les bureaux vont adorer y rester.


    L’augmentation du travail au noir va continuer.


    Code de procédure pénale : l’enquête doit être inquisitoriale, secrète et à charge. Présomption d’innocence, liberté de l’individu, foutaises !


    Parmi les 63 codes de lois en France, le plus surveillé, c’est le code de la route ; le code des impôts le suit de près. Pour les autres codes, bof... Surtout le code de l’environnement dont tout le monde se fout.


    La maxime du Dr Knock « toute personne est un malade qui s’ignore », maintenant, tout citoyen est un infracteur qui s’ignore.


    Bientôt il faudra une autorisation pour mourir. C’est déjà le cas en fin de vie.


  • Goldo Du Goldo Du 19 décembre 2025 18:55

    Une illustration qui parle de virement de 1 001 €, un article qui lui parle de paiement en espèces de 1 000 €...

    Quelle rigueur !

    Bref, un « article » de merde qui manipule.


  • Rémy Rémy 19 décembre 2025 22:42

    On pensait avoir éradiqué le bolchévisme après la chute du mur de Berlin ? que nenni ! le voilà qui ressurgit de l’enfer. Bienvenue en UERSS ! Avec son Politburo archi-corrompu, ses apparatchiks woke, et ses hordes de millions de fonctionnaires pour vous nettoyer et raser de la tête aux pieds en vous faisant les poches tout en vous déversant de la propagande lénifiante toute la journée......

    Mais pas d’inquiétudes, le serpent qui se mort la queue est déjà au bout du rouleau, processus d’autodestruction en phase de soins palliatifs, la fin est proche désormais....Il suffira juste d’éteindre la lumière et mettre un masque tant la puanteur qui s’en dégagera sera insoutenable !  

    Le mur de la réalité est imparable ! Quiconque transgresse cette loi est voué aux gémonies....



  • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 20 décembre 2025 10:01

    Salut Sparta,

     YES, INDEED

     Je ne publie plus sur cette antenne, mais je vais commenter quand il le faut.

     Si tu veux mieux me connaitre, va lire « Le libre arbitre dans la post-vérité : Réflexions du Miroir »

     Bon we et bonne fin d’année


    • Francis Francis 20 décembre 2025 10:38

      @Réflexions du Miroir
       
       votre article est intéressant.
       
      Mes réflexions à ce sujet me font dire que l’expression libre-arbitre étant trop connotée à l’âme, la vie éternelle et dieu, on pourrait peut-être lui substituer le concept de souveraineté individuelle.
      La souveraineté n’est pas le pouvoir : à sa naissance, le petit d’homme est totalement souverain, mais il n’a aucun pouvoir autre que de nuisance (et d’attachement  : celui de ses patents).
      Une souveraineté que l’individu serait de facto amené à négocier en échange d’avantages de diverses nature au sein de la société dans laquelle il veut ou doit s’intégrer.
      Qu’en pensez vous ?


    • Réflexions du Miroir Réflexions du Miroir 20 décembre 2025 13:11

      @Francis
      C’est ce que je pense aussi.
      Je n’étais pas désiré donc j’ai dû trouvé mon chemin par moi-même.


  • Enki Enki 20 décembre 2025 10:21

    Il y a eu le CSAR, projet de l’UE déposé en 2022 de lutte contre la pédocriminalité. Appelé couramment « Chat Control », cela consistait pour les autorités à surveiller et scanner absolument tous les échanges privés sur les réseaux sociaux, de toute nature (textes, images, vidéos) et sur toutes les plateformes : WhatsApp, Telegram, Signal.. Il était même prévu initialement la surveillance des messageries courriels. Finalement abandonné début octobre, mais ce n’est sans doute que partie remise.

    Le point de non retour, c’est le passage à la monnaie numérique, à laquelle s’activent Sonia Lagarde, et l’UE. Le mauvais citoyen pouvant se faire couper l’accès à tous ses comptes en banque. Un rapport au Sénat le préconisait déjà pendant le covid. Dans une ville à quinze minutes, celui qui dépasse la limite kilométrique aurait sa carte bancaire désactivée, ou celui qui consomme trop de carbone durant le mois...

    Une résistance passive consiste à tout payer en liquide, en tout cas au maximum. Quand je vais à la banque pour retirer l’argent de mon compte courant, ne laissant que le nécessaire aux virements automatiques, j’ai toujours la même question : « Pour quel motif ? ». La guichetière a toujours la même réponse : « Parce que c’est mon argent ».

    Jusqu’à quand ?


    • Francis Francis 20 décembre 2025 11:50

      @Enki
       
       Quand je vais à la banque pour retirer l’argent de mon compte courant

      ... ’’
      >
      Il n’y a pas de GAB autour de chez vous ? Oui, je sais, on ne peut pas y retirer plus 450 € par semaine (au CA). On dit qu’ils disparaissent peu à peu.
       
      Pour le reste, j’approuve totalement votre démarche, et je fais pareil. J’ai même un slogan perso : ’’espèces en danger ’’, ou : ’’payons en liquide pour la sauvegarde des espèces ’’
      Je râle silencieusement contre tous ces gens qui paient tout avec des cartes ou téléphones. J’ai même vu un mendiant avec une pancarte où était écrit:j’accepte les cartes bancaires ’’. Conséquence de la réréfaction des pièces dans les poches ?


    • Enki Enki 20 décembre 2025 12:29

      Je voulais écrire Christine Lagarde,l’ancienne dirigeante du FMI, maintenant de la BCE et non pas Sonia. 

      @Francis
      J’ai le plafond chez moi aussi, à 50000 francs pacifiques (420 euros), et parfois j’ai besoin de plus. Et surtout, je vais à la banque tous les deux mois, environ, retirer tout l’argent de mes revenus.

      Chez moi, il y a ceux qui paient tout en carte bleue. J’ai désactivé à la banque la paiement sans contact : ce serait idiot si on se la fait voler... Mais il reste une forte partie de la population soucieuse de tout payer en pièces et billets, pas seulement les plus pauvres, loin de là, et même pour de grosses sommes. Je suis content d’en faire partie. Et dans mes relevés mensuels de la banque, la colonne achats est à peu près vide. Il faudrait rajouter le droit à la confidentialité dans la DDHC (ce qui ne se fera pas, car c’est exactement celui que le gouvernement et les multinationales ont besoin d’effacer).


    • Jason Jason 21 décembre 2025 12:56

      @Enki

      Vous n’allez pas assez loin. Quiconque proférera des critiques du régime, verra son compte bancaire saisi. Je vais suggérer ça au Rassemblement national. Ou en alternative, un séjour à Cayenne et son nouveau pénitencier... Ah, mais !!!


      Car, souvenez-vous l’Etat de droit, c’est l’Etat de droit du plus fort. Et devinez qui est le plus fort entre le quidam et l’Etat et les notables ? C’est eux !


      Tenez-vous bien, le fouet vous guette ! Résistance passive ? Ne pas payer du tout...


  • Octave Lebel Octave Lebel 20 décembre 2025 11:45

    La démagogie à deux balles, cela marche on dirait. Quelle est la part d’abusés sincères, pas très bien réveillés mais pas très malins non plus et de filous (à deux balles aussi) qui se rassurent entre eux en se faisant des clins d’œil. Une vieille constante d’Agoravox, dit-on, sous certains articles avec ses fidèles et le préposé de service qui passe et qui est toujours d’accord avec tout le monde comme l’épicier du village qui soigne sa clientèle smiley


    • Octave Lebel Octave Lebel 20 décembre 2025 11:56

      @ Une démagogie de niche
      Ce ne serait pas cela qu’on appelle dorénavant « une démagogie de niche »  ?
       


  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 décembre 2025 12:20

    Très bon point de la situation. Moi qui pensait dans ma jeunesse qu’avec l’effondrement du communisme en Europe s’ouvrait une ère durable de liberté..

    On comprend mieux les discours de JD Evans sur l’Union Européenne qui ne partage plus les mêmes valeurs démocratiques que les USA et, contrairement à ce que veulent nous faire croire les grands médias, ce n’est pas la faute aux Russes. Rares sont encore les politiques qui s’emparent de ce sujet sans parler de ceux qui votent sans se poser de question ces lois liberticides. On peut citer Philippe de Villiers qui dénonce clairement ces tentatives de contrôle au niveau européen. Un bon cadeau de Noël : 1984 d’Orwell.


  • Bernard Mitjavile Bernard Mitjavile 20 décembre 2025 12:27

    Avec cela, ces mesures limitant les libertés ne contribuent pas du tout à un meilleur contrôle de la criminalité. Il n’y a qu’à regarder l’augmentation du narcotrafic, de la DZ Maffia… 


  • Patrice Bravo Patrice Bravo 20 décembre 2025 14:12

    Très bon article. En France, les gens sont rééduqués à ne plus moufter, à accepter de ne pas payer un produit à plus de 1000 euros en liquide alors que les élites transportent du cash (des millions) dans leurs réseaux sécurisés. A l’école, à l’université, on a appris le droit à la liberté, à la parole libre, à la critique. Tout est inversé.

    « L’État a inversé la charge de la preuve sociale » : c’est la pratique de la Chutzpah.

    Fini les manifestations pour dénoncer le discours de guerre aujourd’hui. L’Etat tente de voir les foules en France applaudir pour partir crever au front pour les élites comme en 14/18. Avec l’interdiction d’acheter comme on le souhaite, il y a l’interdiction de penser et d’agir librement comme cela nous avait été enseigné au lycée et dans les universités. Nous plongeons dans les ténèbres de l’humanité.


  • Edmond 21 décembre 2025 03:12

    « Le citoyen suspect »

    Exceptionnel. Vous les avez pris la main dans le sac ces escrocs !

    « Désormais, l’innocence ne se suppose plus ; elle doit se démontrer à chaque transaction, à chaque clic, à chaque parole. La vie ordinaire est scrutée, encadrée, fichée, transformant l’honnête homme en délinquant potentiel, perpétuellement en sursis. »

    merci de votre contribution. Dans le mille !

    permission de vous citer ? humblement


    Edmonf


  • Edmond 21 décembre 2025 03:22

    Pardon « Edmond » 

    je fais des fautes quand je m’excite ; la dernière fois j’ai cliqué sur un article de Rakoto par accident... Faut dire que, statistiquement, il y avait de fortes chances que ça tombe sur l’un des siens


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