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Le mal radical - AgoraVox le média citoyen
jeudi 15 mars 2007 - par Corentin de Salle

Le mal radical

Le siècle écoulé ne s’est pas montré avare en monstres en tout genre. Dans l’échelle de l’infamie et de la scélératesse, dans le panthéon de ces héros noirs et implacables, Saddam Hussein occupa assurément l’une des toutes premières places.

Le siècle écoulé ne s’est pas montré avare en monstres en tout genre. Dans l’échelle de l’infamie et de la scélératesse, dans le panthéon de ces héros noirs et implacables, Saddam Hussein occupa assurément l’une des toutes premières places.

 

Quand l’actuel président américain, réactualisant le fameux “Evil empire” reaganien, a mis en garde le monde contre “l’Axe du mal”, enfilade d’Etats s’étalant de l’Irak à la Corée du Nord, cette vision des choses a été accueillie en Europe avec un mélange de commisération et d’agacement. Commisération face à ce pathos de mauvais aloi et à la morale de cour de maternelle qui la sous-tend. Agacement face à l’arrogance d’un Etat qui prétend mener une lutte cosmique du Bien contre le Mal. On a déploré cette navrante indélicatesse envers les dirigeants desdits Etats qui, à défaut d’être recommandables, étaient restés fréquentables. N’était-il pas plus raisonnable, plus “européen”, de penser que ces derniers partagent des valeurs “différentes” des nôtres ? Que le manichéisme américain est une insulte à ces civilisations plusieurs fois millénaires ?

 

Comme si nous avions le choix ! Comme si l’ennemi avait besoin de notre assentiment pour se constituer comme tel. La sinistre épopée communiste s’est soldée par un macabre bilan de cent millions de morts. Compte heureusement clôturé non en raison de la politique dite de “détente” mais du fait de l’obstination d’un homme - Ronald Reagan (longtemps accusé de jeter de l’huile sur le feu) - et de son peuple [1]. Ce n’est qu’au milieu des années 70 qu’un Premier ministre allemand reconnut que son pays avait été “libéré” et non “envahi” par les puissances alliées. L’histoire est en train de rendre justice à Reagan. Gageons qu’elle saluera la clairvoyance de George W. Bush : l’axe maléfique est le brasier aux multiples foyers incandescents du terrorisme planétaire.

 

Que fût, en réalité, l’Irak de Saddam ? On déplore, à juste titre, les attentats quotidiens qui meurtrissent ce pays. Mais a-t-on seulement idée des tréfonds de l’horreur atteints par ce régime en son crépuscule néronien ? Le règne saddamite brilla d’un éclat hideux et cataclysmique. Le baasisme, inventé, théorisé et diffusé dans la plupart des pays arabes par un intellectuel socialiste et francophone, Michel Aflak, ancien étudiant de Sorbonne, se révéla, sur le terrain, une idéologie de terreur et d’épouvante. Une dévastation collective. Un cauchemar permanent. Quatre millions d’exilés. 500.000 Kurdes annihilés. 200.000 Chiites massacrés. 4.500 villages rasés. Des milliers de cadavres de femmes et d’enfants aux chairs calcinées par les gaz. 260 charniers découverts lors de la libération. 400.000 corps déterrés par des familles folles de désespoir. Des opposants plongés vivants dans des cuves d’acide ou broyés dans des bennes à ordure. Des yeux arrachés, des corps suspendus et mutilés, des enfants de dissidents enfermés dans des sacs remplis de chats affamés. Ces raids infâmes des fedayin dirigés par l’abominable Udaï Hussein, digne fils de son père, se saisissant au hasard de villageoises (130 cas recensés) pour les décapiter et clouer leurs têtes aux portes des maisons.

 

Iran ou la barbarie ordinaire. 100.000 exécutions. Des délinquants fouettés publiquement. Des femmes lapidées. Des voleurs mutilés. Le spectacle, surréaliste et démoniaque, de ces femmes aux longues djellabas noires pendues à des grues de construction, improbables oiseaux sacrifiés au nom d’un dieu sauvage.

 

La Corée du Nord ? L’enfer sur terre. Le dernier cercle de Dante. Deux millions de morts d’une famine que rien - ni crise politique ni guerre ni catastrophe naturelle - n’explique si ce n’est un entêtement absurde à poursuivre les idéaux communistes. Une population paysanne famélique réduite, certains hivers, à recourir au cannibalisme. Des troupes d’enfants en guenilles prenant d’assaut des trains remplis de pommes de terre escortés par des soldats. Le mémorial de Kim Il Sung, d’un coût de 200 millions de dollars, une armée forte d’un million d’hommes. L’argent de l’aide internationale détourné et consacré prioritairement au renforcement de la puissance nucléaire et à la fabrique de missiles à tête balistique vendus à l’étranger. En définitive, une gigantesque machine à tuer.

 

L’axe du mal. Excessif, vraiment ?

 

L’expression est dramatique, d’accord. Le terme “axe” a assurément ceci d’impropre que l’Irak et l’Iran ne sont pas les meilleurs amis du monde. Mais ce slogan, car il s’agit - ni plus ni moins - d’un slogan et non pas de l’expression quintessencielle du néoconservatisme, s’inscrit dans la vigoureuse tradition des speechs présidentiels américains, à l’instar, par exemple, de vibrant discours tenu par Franklin Delano Roosevelt le lendemain du 7 décembre 1941, ce “jour marqué à tout jamais du sceau de l’infamie”. Voilà qui contraste singulièrement avec la lénifiante et soporifique rhétorique de l’Union européenne.

 

Que signifie ce slogan ? Que le mal œuvre avec une particulière intensité dans les pays susmentionnés. Nul besoin d’adhérer à un culte quelconque ou de cultiver un improbable messianisme pour souscrire pleinement à ce constat : le mal exerce partout son empire mais, à l’évidence, infiniment plus en certains endroits que dans d’autres. Il n’est nulle part affirmé - ce serait ridicule - que ces pays exerceraient le monopole du mal sur terre. Il n’est, évidemment, pas soutenu non plus que les population desdits pays seraient elles-mêmes maléfiques : elles sont, au contraire, présentées comme les victimes immédiates. Par ailleurs, personne ne prétend, le président américain inclus, que les Etats-Unis seraient moralement irréprochables ou constitueraient l’incarnation du Bien. Nul besoin “d’être” le Bien pour combattre le Mal. Si tel était le cas, on ne voit pas comment la religion chrétienne pourrait enjoindre aux pêcheurs de travailler à leur salut.

 

Quoi qu’il en soit, c’est une erreur de confiner cette question dans le champ religieux. Le mal qui est ici dénoncé n’est pas une hypostase sacrée, une entité mystérieuse qui aurait, on ne sait pourquoi, trouvé un terrain d’élection dans ces régions. C’est, au contraire, une réalité poignante qui s’impose quotidiennement aux millions de personnes qui y vivent. Un discours présidentiel n’est pas une dissertation philosophique : on ne se penche pas ici sur les causes métaphysiques du mal sur terre. Tel n’est pas non plus l’objet de cet article : depuis la nuit des temps, d’innombrables doctrines proposent des explications quant à l’origine du mal. Le mal pose question. Il renvoie à l’énigme de notre humanité. Pour autant, les conditions d’émergence du mal ne sont ni incompréhensibles ni imprévisibles. Sporadiquement, la folie criminelle dévaste politiquement de nombreuses régions du monde mais le mal ne surgit jamais ex nihilo. S’il peut faire carrière avec une telle intensité, une telle âpreté, s’il peut être porté à un tel degré d’incandescence, c’est que la société qui en est le théâtre est malade. Les pathologies sont multiples et ce n’est pas ici le lieu d’en dresser la taxinomie. Notons que ces sociétés ont pour dénominateur commun une hostilité aux valeurs de liberté, au format de l’Etat de droit et l’idéal de la démocratie. Au cours du XXe siècle, le continent européen, saigné à blanc à deux reprises, en fit l’amère expérience.

 

Mais l’absence de ces garde-fous ne débouche pas nécessairement sur ces situations méphistophéliques. Après tout, ces derniers n’ont été consacrés que fort récemment, ce qui n’a pas empêché, par le passé, que l’humanité goûte des périodes paisibles. D’autres facteurs entrent en jeu : des engouements religieux, des pratiques culturelles et - surtout - des idées vénéneuses. Plusieurs des idées les plus nocives de l’histoire ont germé initialement dans des cerveaux occidentaux. Du funeste laboratoire européen sont sorties les doctrines fascistes et communistes. La Corée du Nord, actuellement l’un des plus dangereux Etats de la planète, est une abomination politique résultant de la mise en oeuvre des idéaux communistes. Tel fut aussi le cas de l’ex-URSS, acteur majeur de la guerre froide à la faveur de laquelle des régimes pervers et démoniaques comme l’Iran de Khomeiny et l’Irak de Saddam Hussein ont pu prospérer avec, pour ce dernier, la bénédiction et le soutien des Américains et des Européens désireux d’ériger un rempart contre la poussée soviétique dans ces régions. Le baasisme est lui-même un condensé criminel des valeurs fascistes, socialistes et totalitaires. Le mal ne naît pas, armé et casqué, comme Athéna s’extrayant du crâne de Jupiter : c’est progressivement que le cauchemar irakien s’est organisé.

 

Il n’est un mystère pour personne que le président américain est un chrétien pratiquant. D’où l’idée que Bush mènerait une guerre religieuse. On a coutume d’ironiser sur le choc de deux intégrismes, deux conceptions du Bien antagonistes mais qui pécheraient par la même radicalité intransigeante et destructrice. Cette sotte objection méconnaît fondamentalement la réalité américaine depuis ses origines [2], elle ignore ce fameux “mur de glace”, consacré tant par l’article 6 de la Constitution que par son premier amendement, entre ces deux ordres étanches que sont, depuis Jefferson, l’Etat et la religion [3]. Ce ne sont pas des valeurs religieuses que les Etats-Unis tentent d’exporter au Moyen-Orient mais des valeurs laïques et universelles : les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit. Ce sont ces acquis là qui constituent la substance de ce “Bien” que les alliés entendent mobiliser contre l’axe du mal.

 

Il est cocasse de constater que les contempteurs de la notion d’axe du mal s’avèrent souvent beaucoup plus manichéens que les théoriciens de la Maison Blanche. Pour eux, le mal a un nom : l’Amérique. Voilà la source de tous les maux qui accablent la planète. Cette obsession de trouver un coupable procède d’une conception rousseauiste du mal. Jean-Jacques Rousseau estimait en effet - et il développe cette idée dans sa célèbre Lettre à Monsieur de Voltaire qui traite de la catastrophe de Lisbonne - que les malheurs qui nous accablent procèdent toujours d’une cause dont nous sommes - quelque part - responsables. Un peu comme si les évènements se vengeaient de nos fautes et négligences. Telle fut le sentiment de beaucoup au lendemain du 11 septembre : après tout, les Américains l’ont bien cherché constatèrent discrètement - ou pas - un certain nombre de belles âmes. Voltaire estimait, pour sa part, que le mal pouvait ne pas avoir de raison même si il avait toujours des causes : tout évènement se décompose a posteriori comme résultant d’une succession de moments qu’on peut relier l’un à l’autre mais cela ne signifie pas qu’il ait nécessairement un sens, qu’il ait nécessairement une raison d’être [4].

 

Les partisans de l’intervention en Irak ne versent pas, contrairement à leurs détracteurs, dans ce manichéisme primaire consistant à penser que la racine de tout le mal se situe dans les agissements d’un acteur, fut-il collectif. Le mal ne se situe pas dans une personne ou dans un groupe de personnes mais dans certaines idées et valeurs. Eradiquer ces dernières, cela ne revient pas, bien entendu, à supprimer le mal sur terre et voir advenir le Bien sur un char triomphant mais c’est, du moins, contribuer à rendre le monde meilleur.

 

On comprend maintenant que le discours sur l’axe du Bien est infiniment moins simpliste et méprisable qu’on ne pourrait le croire. Les réactions exaspérées que cette expression suscite sont néanmoins intéressantes. Pourquoi ? Nous voici au cœur du problème : pourquoi, en Europe, ne croit-on plus ni au mal ni au bien ? Pourquoi tout discours affichant des certitudes sur le mal et le bien est-il d’office considéré comme suspect, réducteur ou manichéen ? Ce qui irrite l’intelligentsia européenne dans ce discours, c’est une vérité scandaleuse qui, elle, s’étale avec une insolence insupportable : certaines valeurs extra-occidentales sont moralement condamnables.

 

Le philosophe Alan Bloom estimait que le phénomène civilisationnel le plus important et le plus étonnant de notre époque, d’autant plus étonnant qu’il est resté inaperçu, c’est le triomphe du relativisme moral [5]. Bloom comparait cette mutation fondamentale au niveau moral et politique, à celle par laquelle le paganisme grec et romain céda sa place au christianisme. Presque tous les étudiants qui entrent à l’université croient - ou affirment croire - que toute vérité est relative. Si vous entreprenez, poursuit Bloom, de leur démontrer que cette proposition n’est pas si évidente, ils vous regardent comme si vous leur disiez que 2+2 ? 4. Ce relativisme moral conduit à un corrélat intolérant : il est interdit de porter des jugements de valeur sur les traditions culturelles.

 

Nous vivons, en Europe, dans une société où l’on tente de substituer les tabous aux préjugés. L’un des objectifs, louable, de l’éducation est de développer l’ouverture d’esprit. Cela passe par l’éradication systématique de tout préjugé. Le problème, c’est que beaucoup d’éducateurs, plutôt que remplacer ces préjugés par des connaissances, préfèrent souvent installer dans l’esprit des injonctions morales très fortes qui ont en commun le fait d’interdire de porter des jugements de valeur sur les traditions et les civilisations. Ce faisant, on créée des individus destinés à rester à tout jamais moralement immatures. On se soucie assez peu d’initier les personnes au contenu effectif des cultures extra-occidentales. Si c’est le cas, ce sera de manière souvent superficielle et acidulée. Le spectre diversifié des cultures sera appréhendé sous un angle purement folklorique (alimentaire, musical, artisanal, etc.). Pour dire les choses crûment, le reste du monde est appréhendé par le filtre de festivals de type “Couleur Café”. Il est rare qu’on s’intéresse aux idées, valeurs et principes ayant cours dans ces traditions (lesquels divergent voire s’opposent parfois frontalement aux nôtres) ou alors ce sera sur le registre de l’auto-dénigrement, comme ces touristes qui se réjouissent de l’anti-matérialisme des pays qu’ils visitent.

 

On méconnaît, dit Alan Bloom, l’importance du préjugé, parapet indispensable à tout processus d’apprentissage. En déracinant ces derniers sans les remplacer par autre chose que l’idée que tout, en ce bas monde, est égal tant en fait qu’en valeur, on appauvrit singulièrement l’esprit critique. Paradoxalement, le relativisme culturel accompagnant souvent ce processus d’éradication, a pour effet d’anesthésier l’ouverture d’esprit et la curiosité intellectuelle, aboutissant dès lors a une “fermeture” de ce dernier. Si tout se vaut, alors plus rien n’a de valeur.

 

Les préjugés ne sont pas toujours sympathiques mais, dans la sphère sociale, ils jouent un rôle considérable. Hannah Arendt fait cette remarque profonde : “Plus un homme est libre de tout préjugé, moins il sera adapté à la vie purement sociale”. En ce sens, les préjugés constituent un prérequis à la constitution de l’espace politique (qui est, lui, le lieu des “jugements”). Nous partageons tous un certain nombre de préjugés. Cette précision nous permet d’infléchir l’analyse de Bloom sur un point fondamental : il est impossible de vider durablement l’âme de tout préjugé. Ils reviennent fatalement car aucun homme ne peut vivre sans préjugés : personne n’est doté d’un discernement tel qu’il puisse adopter une position personnelle sur la multitude d’informations qui lui parviennent à tout moment. Une telle absence de préjugés exigerait une vigilance surhumaine. Dès lors, les préjugés réapparaissent sous une forme pathologique : xénophobie, antisémitisme et anti-américanisme. Ce qui explique le manichéisme des détracteurs de l’axe du mal.

 

Pour des esprits “disneylandisés”, le mal est incompréhensible. Persuadés que l’ensemble des habitants de la planète pense exactement comme eux, ils restent dubitatifs face à des explosions de haine frénétique au Rwanda ou en ex-Yougoslavie. D’abord, elles sont assimilées à des catastrophes naturelles. Mais, cette mince pellicule homogénéisatrice appliquée sur la diversité par les éducateurs moralistes, se craquelle et laisse suppurer le mal. On convoque alors les commodes théories marxistes : le mal doit avoir une origine économique. Le sous-développement - cause des conflits - doit nécessairement procéder d’une exploitation Nord-Sud qui, dans ce schéma exonérant totalement le tiers-monde de toute responsabilité, est le fait, d’une part, du passé colonial européen, d’autre part - et surtout - de l’actuel impérialisme américain. On connaît le brillante analyse de Bruckner sur “le sanglot de l’homme blanc”.

 

Il faut dénoncer ce mensonge nocif de l’équivalence morale des cultures. Tous les hommes sont naturellement égaux en droit et en dignité mais les traditions culturelles sont inégales en fait et en valeur. Ces jugements comparatifs ne peuvent évidemment s’opérer qu’au regard de tel ou tel aspect de cette tradition (la liberté, l’égalité, le statut des femmes, etc.) sans préjuger d’autres dimensions enrichissantes contenues dans les cultures extra occidentales. Mais ces dernières renferment aussi des éléments archaïques, choquants, condamnables, détestables. Par exemple, la barbarie de certains prescriptions de la Charia, l’indéniable misogynie de la culture japonaise, le racisme virulent de telle ou telle ethnie en Afrique, l’incommensurable mépris des castes supérieures vis-à-vis des membres de castes inférieures ou hors-castes en Inde, le fondamental égoïsme de l’hindouisme, la cruauté de certains pratiques chinoises, etc. Tout cela est gommé, tu et tabou.

 

Interdire radicalement tout jugement de valeur en la matière, en amalgamant malhonnêtement ces derniers à de jugements racistes (portés sur les peuples et non sur les cultures) traduit, en réalité, une indifférence pour le mode de pensée des populations extra-occidentales. Dire que tout est équivalemment bon revient, en définitive, à considérer que nous n’avons plus besoin d’autrui pour progresser dans la recherche d’une vie meilleure et que, contrairement à l’attitude d’Hérodote et d’autres grands fondateurs de la tradition occidentale, nous n’avons plus besoin des cultures extérieures pour y confronter nos valeurs et s’inspirer d’éléments extérieurs. La constitution progressive d’une intelligence critique et informée passe par un cheminement qui consiste en l’abandon d’anciennes croyances pour en adopter des nouvelles, plus complexes et plus nuancées. Mais comment ce procès de la connaissance peut-il encore s’accomplir si l’on a appris à discréditer toute croyance avant même de croire en quoi que ce soit ? “L’ouverture d’esprit” prônée dans ce modèle correspond en réalité à créer des esprits totalement vides et désarmés. Une authentique ouverture d’esprit consiste, au contraire, à doter ce dernier de la capacité d’énoncer des jugements de valeur, à trancher entre le Bien et le Mal.

 

 

 

[1] Quant à la réunification de l’Allemagne, elle résulte évidemment des efforts conjoints du président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et du chancelier Helmut Kohl. Mais cette dernière n’aurait jamais abouti sans une garantie internationale et un soutien extérieur dans l’hypothèse - tout sauf théorique - où une partie des responsables soviétiques, notamment les généraux, auraient, tablant légitimement sur la veulerie coutumière des Européens, décidé d’intervenir militairement pour prolonger de force l’existence de la RDA. Cette garantie et ce soutien, ce furent les Etats-Unis qui s’en chargèrent : George Bush père, par des signaux on ne peut plus clairs, fit comprendre qu’un tel baroud d’honneur (de type “Printemps de Prague”) déclencherait ipso facto une riposte américaine.
[2] Fidèle en cela à la double doctrine des deux glaives du pape Gélase.
[3] L’Etat est à ce point laïc aux Etats-Unis que les cultes ne sont pas financés par les deniers publics. La Cour Suprême, sa jurisprudence constante en témoigne, veille constamment à éviter toute interférence entre les deux ordres.
[4] Cfr à ce sujet J.-P. Dupuy, “Petite métaphysique des tsunamis”, Seuil, 2005.
[5] A. Bloom, “The Closing of American Mind”, Simon and Schuster, 1987, p.141.

 



49 réactions


  • LE CHAT LE CHAT 15 mars 2007 10:33

    Comme dit Gasty , cet article aura la certification iso9000 mais pas par DW , par le mage arthur ! smiley

    le modèle de saddam fut Staline ,que les occidentaux ne voulurent pas combattre malgré ses crimes innombrables . Hier soir sur arte , un documentaire parlait des dizaines de milliers d’allemands déportés en Sibérie pour y être traités en esclaves après la seconde guerre mondiale , churchill et roosevelt avaient conclu un accord tacite avec le tyran rouge en toute connaisances de causes à Yalta .Quel cynisme !

    Je trouve que la première démocratie du monde se fout de la démocratie tant que ça les arrange ! il y a ceux qui leur cirent les santiags et les autres qu’il faut mettre au pas.....


  • Rocla (---.---.129.113) 15 mars 2007 11:06

    On sait faire l’ article à Bruxelles . Très bien tourné .

    Rocla


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 15 mars 2007 11:18

    Brillant article demandant à être lu et médité en prenant son temps et avec attention.


    • (---.---.37.71) 15 mars 2007 23:53

      « Quel article nauséabond et incroyablement paradoxal en ce qu’il légitime le pire du matérialisme occidental incarné par les Etats Unis, »

      Dur, moi qui pensais les USA trés croyants.....

      « Si on voulait bien reconnaître au contraire que ces peuples extra-occidentaux s’entêtent dans la défense de préjugés moraux et spirituels pour échapper au pire de l’ultra libéralisme occidental, on aurait sans doute une lecture des choses plus claire et seule à même d’amener un consensus. »

      Comme pour Hitler, quoi ? Antilibéral, anticosmopolite (antimondialiste), et pis le NAZISME c’est une autre culture ma bonne dame !

      « La seule vérité se trouve dans l’acceptation de la réalité de l’autre sur le terrain. »

      Bien. Donc, s’ils n’acceptent pas notre réalité d’occidentaux, on bombarde. Comme quoi on est d’accord finalement !


    • tovara (---.---.131.199) 20 mars 2007 22:32

      C’est un excellent article, fouillé, travaillé,bien argumenté, à méditer, à relire, comme l’a dit un autre internaute. Je ne partage pas tous ses présupposés ou ses conclusions, mais l’appel au débat et à la réflexion est là, « food for thought » comme disent les Anglais, chapeau l’artiste (sans doute prof de philo)...


  • SERGIO (---.---.78.32) 15 mars 2007 11:24

    L’auteur de cet intéressant article dit : “L’ouverture d’esprit” prônée dans ce modèle correspond en réalité à créer des esprits totalement vides et désarmés. Une authentique ouverture d’esprit consiste, au contraire, à doter ce dernier de la capacité d’énoncer des jugements de valeur, à trancher entre le Bien et le Mal.". Tout à fait d’accord, mais est-ce que notre Education nationale transmet un savoir permettant aux futurs citoyens d’être capables de trancher intelligemment entre le bien et le mal ? . J’en doute fortement.


  • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 mars 2007 11:24

    Il y a dans cet article un juste équilibre entre l’analyse personnelle et l’interprétation des faits vérifiables. Belle rigueur de ton et d’approche.

    Je retiens surtout cette excellente réflexion : Dire que tout est équivalemment bon revient, en définitive, à considérer que nous n’avons plus besoin d’autrui pour progresser dans la recherche d’une vie meilleure et que, contrairement à l’attitude d’Hérodote et d’autres grands fondateurs de la tradition occidentale, nous n’avons plus besoin des cultures extérieures pour y confronter nos valeurs et s’inspirer d’éléments extérieurs.

    Pierre R.

    Montréal (Québec)


    • roumi (---.---.74.206) 15 mars 2007 11:53

      j’adore l’humour canadien !!

      tous les liens explorés repointent vers l’article !!!

      pour la richesse de la pensée c’est là ; http://www.resiliencetv.fr/


    • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 19:14

      depuis quand existe-il des interprétaions « vérifiables » pour les matières débattues ici ?

      on doit avoir raté un chapitre des sciences alors


  • (---.---.74.206) 15 mars 2007 11:27

    tiens et qui vois t’on au whos’who : http://www.atlantis.org/whoswho/oulahbib/


  • Fred68 (---.---.64.1) 15 mars 2007 11:38

    Vivement que les chevaliers jedi viennent nous sauver...


    • (---.---.110.227) 15 mars 2007 18:13

      Oui ! Qu’ils nous délivrent du -terrorisme planétaire- comme c’est écrit dans l’article smiley

      Hollywood a encore de beaux jours smiley smiley


  • (---.---.252.222) 15 mars 2007 12:06

    C’est très bien écrit. Mais c’est plus un plaidoyé devant l’Histoire pour (tenter) justifier le désastre géostratégique actuel qu’autre chose. Dites moi si je fais erreur, mais j’ai comme l’impression que vous avez besoin de rappeler à tous (et à vous y compris) qui sont « les mecs biens » dans l’affaire. On se demande bien pourquoi.....


    • (---.---.141.80) 15 mars 2007 21:53

      Il faut en effet se poser la question de qui sont « les mecs biens » dans cette affaire « d’axe du mal » et plus particulièrement en Irak.

      Comment l’auteur qualifierait-il les plus hauts responsables d’un gouvernement capables d’encourager les médias de leur pays à jouer l’air de la calomnie fortissimo contre des états, ou contre leurs propres citoyens, dont le seul tort est de penser que leur approche d’un problème bien réel est tout simplement contre productrice ? Croyez-vous réellement que ce sont là les procédés « de mecs biens » ? Je ne vais pas tirer sur une ambulance en parlant des pratiques plus que douteuses de cet état en ce qui concerne les techniques d’intérrogatoire et qui finissent de le discréditer...

      La situation militaire en Irak ressemble furieusement à celle des armées de Napoléon en Espagne. Il est clair que le grognard napoléonien était porteur d’idées beaucoup plus libérales que celles du prêtre espagnol de l’époque. Et pourtant plutôt que d’adopter ces idées libérales et tellement plus modernes, c’est vers le prêtre rétrograde que l’espagnol du début des années 1800 se tourna. La suite de l’histoire pour l’Espagne doit être bien connue de notre auteur brillant universitaire. La conséquence pour l’Europe des aventures militaires de la période 1792-1815 doit lui être aussi bien connue.


  • GRL (---.---.28.166) 15 mars 2007 12:19

    Mais voilà , une des bases de ce que vous dites , par rapport au « projet américain » qui s’est vu intervenir sur le sol de dizaines de pays depuis l’apres guerre , dans les affaires du monde , pourrait se prolonger ainsi du point de vue américain , si j’ai bien compris : « Si on ne le fait pas , eux le feront demain , on préfere défendre nos valeurs plutôt que de laisser le terrain ouvert à la barbarie étrangère »

    L’attaque serait ... la meilleure défense ...

    ... Alors grosso modo , selon ce que vous dites , c’est eux ou nous dans une lutte pour nos valeurs respectives. Dans ce sens là , on le sait , le Dieu des uns est le Satan des autres , et chacun peut mettre autant de ferveur de chaque coté de la bipolarité , chacun instrumentalise un argumentaire de valeurs pour pouvoir « diaboliser l’autre en paix » ( c’est ce qui se passe ).

    Donc ce discours que vous tenez légitimerait en quelque sorte le projet « Monde » américain , et ce devant la barbarie de civilisations dans lesquelle l’humain est bafoué de manière quasi féodale.

    Quelques questions pour vous me viennent, évidemment.

    1°) Cinétique des conflits.

    Combien de générations faut il d’apres vous , pour qu’un peuple ayant connu une guerre puisse un jour produire des enfants qui seront capables de se construire sur des valeurs pacifique et humanistes ? Combien de générations d’enfants faut il à l’homme pour sortir de la culture de la guerre , qui en temps de paix se fait appeler « barbarie » ?

    2°) Déposer les armes en vaincu et accepter la paix.

    Un conflit est lancé sur des générations comme celui d’Israël et de la Palestine par exemple. Si il devait trouver une fin , cela nécessisterait que l’un des deux peuples accepte deux choses :

    La premiere est bien sur de déposer les armes. La deuxieme , c’est de prendre le dernier coup sans succomber à la tentation justicière de la riposte , en restant humilié.

    Alors , qui dans ce monde , a montré que ceci était possible ? Tendre la joue droite , si vous préferez ? Seul le génocide, le projet d’anihilition d’un des belligérents, induisant l’impossibilité génétique à produire suffisament d’hommes pour envisager une riposte future, peut arreter une lutte ancestrale , la diplomatie n’arrivant pas à canaliser la paix plus d’un mois malgré les années d’essai , les feuilles de routes et tout le reste.

    Tôt ou tard , si il le peut, le vaincu d’hier , mis à genoux , sort de l’esclavage et se « sert » de la barbarie pour riposter et tente de reprendre les rennes en attaquant le vainqueur d’hier , gras et endormi. L’histoire le montre de partout , sur les siecles. Alors , comment sort on de ce process sans etre eugeniste et génocidaire ? Et quelle est la position américaine sur ce point de la nature humaine ?

    3°) La route de l’intêret n’a pas de fin.

    Malgré les images fortes de l’axe du mal et la stigmatisation de Saddam Hussein qui n’est pas un ange , c’est certain, une ligne apparait de plus en plus claire sur les routes de la conquete energétique. Les valeurs louables seraient selon vous chez les judéo chrétiens que nous sommes , mais hasard ou prophéthie , les ressources naturelles nécessaires au fonctionnement de la vie telle que NOUS l’avons conçue , se trouvent , ben mince alors , en Afrique , en Russie , et au proche et moyen Orient.

    Une alternative à la question précédente que je vous pose est celle , à défaut d’éliminer physiquement un peuple , ... de le maintenir , grace à l’arme économique ( c’est d’ailleurs de la barbarie , l’arme économique , vue par ceux d’en face ) dans la pauvreté et surtout , dans la dépendance , et de contrôler cette dépendance. Ainsi , l’Amérique veut tout le pétrole , jusqu’à la fin du pétrole. Leurs cibles ne sont pas les barbares chinois , non , ce sont les pays pétroliers .

    Est ce que la route des intêrets de l’Amérique , auréolée d’un tel projet de domination, au nom des valeurs du Bien et du parti pris que vous prônez , n’aura pas de manière sure , l’occasion de répandre dans le monde entier , la même barbarie que celle qui est si décriée ? N’est ce pas une boucle historique comme tant d’autres devant l’impossibilité du projet impérialiste ? Comment y répondez vous .

    4 °) le 11 septembre , signature du non retour .

    L’Amérique n’a pas défendu le sol contre les avions suicide ce qui est absolument improbable. L’Amérique a désigné un coupable au monde 12 H seulement après les prétendus attentas , ce qui ne laisse même pas le temps de réunir une commission d’experts pour enqueter devant un tel désastre. L’Amérique a déclenché une attaque à l’autre bout du monde seulement 25 jours apres les attentats , c’est absolument impossible au niveau de la logistique militaire sans l’avoir préparée au préalable. Les tours se sont effondrées d’une maniere plus qu’improbab ... etc etc .. je ne vais pas faire la liste des improbabilités qui excluent le scénario de l’attaque aerienne et désignet un Ben Laden fantôme comme responsable , non , ... le premier geste de ce pays fut d’attenter à son propre sol, et de rechercher l’orgie patriotique et les alliances nécessaires qui couvriraient l’équilibre interne et externe de la campagne militaire pendant six ans aujourd’hui. Celà , de toute évidence , si l’on raisonne par dessus l’impact du choc émotionnel , est arrivé comme celà. Pour le superorganisme Amérique , celà marque une volonté de non retour dans la détermination du plan même. L’arme utilisée pour catalyser l’opinion exterieure et les alliances est la même que celle utilisée pour acquérir l’approbation populaire et galvaniser les troupres de l’interieur . L’arme est le choc émotionnel , choc par dessus lequel l’opinion publique passe peu à peu , attentats qui se démystifient progressivement , pour lever le voile sur la visée impérialiste , que je crois , vous décrivez pleinement dans votre article. Au nom des valeurs et contre les barbares ... et j’ajouterai , « et à quel prix ? » Et vous , pouvez vous évaluer le prix en vie humaines et en ressources du « projet américain » , telle est ma quatrieme question .

    5° ) La suite du programme.

    Ah oui , le scoop de ce matin , c’est qu’il parait que le numéro 3 d’Al Qaeda avoue tout , c’est « lui , le cerveau » , ouf , le monde est rassuré ... Ah oui , et puis dans le même temps , le gouvernement irakien approcherait l’équilibre au terme de négociations ... mais alors tout va bien ...

    Non , tout ne va pas bien , il y a des unités navales plein le golfe d’Hormuz , il y a l’Iran , la prochaine cible , en travers de la route des interets américaine , qui vise actuellement , on l’aura compris , la mer Caspienne et ses ressources. L’iran ’est en travers du chamin , mais la dite amérique est exangue de budget , et contestée jusqu’à son gouvernement qui avant la sortie de Bush , a déjà partiellement basculé. Si l’amérique compte recourir une fois de plus au choc psychologique pour acquérir l’aide exterieure nécessaire à l’attaque de l’Iran , que doit elle faire ? Où doit elle frapper ? Chez elle une fois encore ? Non , ils ont frappé le plus « haut » symbole qui trônait en Amérique , les tours immenses de la finance . Toute autre attaque serait dépourvue de l’impact souhaité , et le scepticisme américain grandissant , ils risqueraient la crise intérieure. Non , si ils veulent choquer , si ils veulent des alliances pour ce nouveau conflit à venir , si ils veulent , notament rallier l’Europe , où faut il frapper pour nous choquer à tous , pour nous entrainer à tous sans la moindre analyse , sans la moindre reflexion , dans une nouvelle guerre où ?

    Ma derniere question pour vous est : Si demain , une attaque un peu sérieuse est perpetrée sur le sol Israëlien et que les Etats unis montrent l’Iran et crient à nouveau « Satan » , puis demandent une grande alliance de l’europe pour aller se battre ,qui à Part Poutine et les chinois , osera dire non ? Qui demandera une enquete pour savoir si l’Iran, apres les paroles tres inquiétantes d’Ahmadinejad à ce sujet, a vraiment perpetré l’attaque ?

    Et comme autre indice , je vous signale que le front de l’est , en Europe est quasiment prêt , la ballistique est redéployée et les pays « tampons » avec la Russie ont été récemment intégrés... N’est ce pas là une logique américaine à comprendre ? Ce scenario n’est pas couru , mais possible , tres possible.

    Alors ma derniere question est celle de votre article.

    Quel est le prix à payer pour accepter l’idée selon laquelle le monde des barbares doit etre vaincu au profit de valeurs républicaines et laïques ? Qui , après ce que je viens de vous décrire , et je suis loin d’avoir tout exposé , qui , voudra bien croire une chose pareille ?

    Voilà , votre article m’a plu parce qu’il va toucher les racines de la question qui nous occuppe , je souhaite vous lire en réponse à celle que je vous pose .

    Cordialement , GRL.


    • (---.---.37.71) 15 mars 2007 23:56

      C’est quoi ce poste délirant ???!!!!

      Vous consultez ?


  • levoisin (---.---.0.137) 15 mars 2007 12:44

    Hmmm Je me rappelle que l’Irak ayant été vaincu en 1991, la coalition occidentale a mis en place un blocus alimentaire accompagné de bombardements réguliers pendant 10 ans, entraînant la mort de plus de 1 million d’irakiens.

    Pourtant elle disposait déjà des moyens de mettre en place la démocratie dans ce pays, à un coût bien inférieur à celui que cela a coûté 10 ans plus tard.

    Je dois donc en conclure, en suivant vos propres critères moraux, que nous, les occidentaux, faisons également partie de cet axe du mal radical, et que le choc des civilisations actuel n’est qu’un « remake » de l’affrontement Staline-Hitler et aboutira à l’effondrement des deux au prix de millions de morts.

    Rien de réjouissant.


    • (---.---.37.71) 15 mars 2007 23:58

      « Je me rappelle que l’Irak ayant été vaincu en 1991, la coalition occidentale a mis en place un blocus alimentaire accompagné de bombardements réguliers pendant 10 ans, entraînant la mort de plus de 1 million d’irakiens. »

      Une coalition « occidental » avec la pluspart des pays arabes !

      « Pourtant elle disposait déjà des moyens de mettre en place la démocratie dans ce pays, à un coût bien inférieur à celui que cela a coûté 10 ans plus tard. »

      Oui, mais les alliées arabes n’en voulaient pas...

      « Je dois donc en conclure, en suivant vos propres critères moraux, que nous, les occidentaux, faisons également partie de cet axe du mal radical, »

      Alors qu’on les extermine tous une bonne fois pour toute ! Sinon, vous parlez dans le vide, vous n’êtes qu’un nihiliste.


  • aquad69 (---.---.100.34) 15 mars 2007 13:00

    Bonjour Corentin,

    article bien écrit, mais définitivement et complètement délirant, car il ne s’appuie que sur une compréhension superficielle des choses.

    Au nom de quoi, d’abord, vous permettez-vous de juger les autres cultures ? Le colonial épais et barbare d’il y a un à deux siècles, nombriliste et immature, est de retour !

    Quand à Saddam, il est certes indéfendables, tout comme les sentinelles de l’Allemagne de l’est, le long de l’ancien mur de Berlin, qui avaient abattu des réfugiés qui tentaient de rejoindre l’ouest ; on a alors jugé et condamné les sentinelles, mais non les donneurs d’ordres.

    Vous faîtes exactement la même démarche dans le cas de l’Irak, en fustigeant l’exécutant pour mieux dédouaner notre cher et puissant voisin américain ainsi que des puissances Européennes qui l’ont manipulé et qui s’en sont servi pendant des années.

    Il n’y a rien d’autre dans votre article que le sempiternel discours frelaté et hypocrite que l’on nous fait avaler par tous les trous en permanence...

    Thierry


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 00:01

      « Au nom de quoi, d’abord, vous permettez-vous de juger les autres cultures ? »

      La civilisation occidentale est supérieur, évidement.

      « Le colonial épais et barbare d’il y a un à deux siècles, nombriliste et immature, est de retour ! »

      La République ne date que de 1875, et Ferry ne colonise que dans les années 81..

      « pour mieux dédouaner notre cher et puissant voisin américain ainsi que des puissances Européennes qui l’ont manipulé et qui s’en sont servi pendant des années. »

      Manipuler et donner un ordre, ce n’est pas la même chose. Par ailleur, suggérez vous que la politique des USa aurait dû être un allignement complet sur celle de Saddam ?


    • aquad69 (---.---.100.34) 16 mars 2007 09:51

      Bonjour Anonyme,

      que vous répondre à ce niveau ?

      La « civilisation occidentale » ? Qu’en savez-vous, et avez-vous au moins étudié un minimum d’histoire pour comprendre ce sur quoi elle a été fondée depuis son origine ?

      Avez-vous pris la peine de sortir un tant soit peu du cadre de la propagande culturelle qui nous est assenée en permanence à l’école et dans les médias ? Avez vous essayé de comprendre la réalité sous les apparences ? Le cinéma et les journaux ne sont pas des sources de références historiques et de réalités humaines...

      Les autres (civilisations) ? Avez-vous étudié leurs langues, Chinois mandarin, Japonais, Arabe, ourdou, et les autres, pour comprendre un minimum ce dont vous parlez ?

      Êtes-vous allé vivre quelques années chez nos voisins des autres cultures, débarrassé de tout préjugé, en prenant la peine d’écouter ce qu’ils vous disent, ce qu’ils essayent de vous faire comprendre ?

      Celà ne se fait pas pendant la semaine ou les quinze jours d’excursions en kit proposés par les agences de voyages ; il faut passer sa vie à chercher, pour tenter de parvenir à comprendre enfin ce qu’il y a « derrière ». Et tenter d’éviter de parler de ce que l’on ne sait pas.

      Je voudrait qu’il soit bien compris que je ne vise pas par là tout le monde, ni chaque internaute d’Agoravox individuellement, mais je crois que la caractéristique fondamentale de ce que l’on appelle « l’esprit occidental », c’est ce qui cause les pires des aveuglements et des surdités :

      L’ignorance, l’inculture, l’égocentrisme et la prétention qui s’ignorent eux-mêmes.

      Amicalement Thierry


  • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 16:47

    salut l’auteur.je vous connais.et je connais vos options proaméricaine.

    avec qui avez-vous supervisé votre thèse(le titre ??) ? j’essaie de me rappeler les proaméricains parmi les prof...qui donc vous a bien mis ces sornettes dans la tete ????

    je mets ma main au feu qu’Isabelle Stenger n’y est pour rien.

    Je suis de ta promotion ,ta tete me revient.

    sur le fond.

    logique imbécile qui sous prétexte de ne pas se voir relativiser relativise la violence exercée par les dominants contre la souffrance des damnés de la terre.

    —rhétorique puérille.« nous sommes supérieurs à vous et donc quand nous vous tuons c’est pour votre bien car nous le faisons au nom des valeurs démocratiques qui vous manquent »

    parlez au nom des autres exige un talent qui vous manque.

    quand bien meme l’Occident serait du point de vue des valeurs supérieurs aux autres-ce qui est le cas et ne necessite aucun debats- n’autoriserait en rien l’action que vous justifiez.

    avec le meme raisonnement je pourrais justifier la terreur contre les sociétés civiles européennes,je vois d’ici votre tete de philosophe ....bombardées de conneries


    • roumi (---.---.74.206) 15 mars 2007 17:05

      bof ça sent l’attaché de presse plutot !!!

      mots ronflants , tournures psychologiques , diplomes en bandouliere ...

      j’espere et je doute qu’il fasse avancer la critique et les lumieres . pauvres élèves !!!

      il ne faut pas prendre les enfants du bon dieux pour des canards sauvages ???? is’n ’it ?


    • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 17:44

      cher rumi

      absolument.avec le seul but justifier l’indéfendable,philosophie de misère.......


    • roumi (---.---.74.206) 15 mars 2007 20:48

      c’est roumi j’y tiens je l’ai choisis .

      merci de le respecter .


    • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 21:23

      désolé mais les voyelles en arabe ça n’existe presque pas.


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 00:02

      « la violence exercée par les dominants contre la souffrance des damnés de la terre. »

      Saddam, un damné de la terre !? Tu es cinglé ou quoi ?!!!


    • fouadraiden fouadraiden 16 mars 2007 17:28

      ben absolument oui ,sinon il n’aurait pas été pendu par une potence américiane et filmé par des portables sans doute japonais.

      maintenant personne n’a dit que parmi les damnés le bien seul regnait,non.

      c’est un probleme de statut,que les Occidentaux sont les seuls à définir.


  • ZeusIrae (---.---.209.130) 15 mars 2007 18:02

    « Il est cocasse de constater que les contempteurs de la notion d’axe du mal s’avèrent souvent beaucoup plus manichéens que les théoriciens de la Maison Blanche. Pour eux, le mal a un nom : l’Amérique. »

    Je vous donne raison sur ce point,et quelque autre mais je suis pas d’accord avec l’esprit general de l’article.

    Vous demandez pourquoi les européens sont ils genés par l’expression « axe du bien ».C’est,je crois,parque leur culture politique y est opposée.

    La France n’a pas hesité sous François Ier à s’allier au Turc,l’infidele,une assez bonne aproximation du mal dans l’esprit de l’epoque.A cette epoque,c’est l’empereur Charles Quint qui represente avec le Pape le « Bien ». Puis c’est la guerre de trente ou la France catholique soutiens les protestans contre « le bien »(Pape et empereur). A la suite de cette guerre,l’ordre westphalien emerge.Les etats ne doivent pas se meler des affaires d’un autre etat. Et toute notion moral est ecarté de la politique international si ce n’est un vague « droit des gens ».

    Dans cette ordre,la notion de bien et de mal n’a aucun sens.Elle est un facteur de desordre extrement pernicieux.Car le « bien » sert de pretexte à toute sorte d’entreprise expansionniste et d’entreprise de destabilisation.Les diplomates ignorent la morale,ils doivent seulement analyser les interets.

    C’est caracteristique aussi de la pensée française.A un degres particulier puisque c’est nous qui avons mis en pratique en premier la « raison d’etat ». Ainsi,De Gaulle parlait toujours des russes en pensant à l’URSS.L’idée que les communistes ou les nazis soient le « mal » etaient dans doute pour lui sans importance .Ce qu’il voyait derriere ces ideologies c’etait l’Allmagne et la Russie avec leur interets permanent,quasi-eternel.

    Dans la politique international une notion tel que le « Mal » est fondamentalement dangereuse car elle tend à dissoudre le fondement de l’Ordre:la souveraineté etatique. Le devoir d’ingerence,consequence d’une conception moralisatrice de la politique, est un monstre qui a donné la guerre d’Irak.Nous voyons aujourd’huis l’etendue du desastre.

    Pour les européens et le reste de la planete(Chine,Russie,Inde et autre),le « bien » et le « mal » sont des notions sans interets.Leur priorité est de veiller à leur interets tel qu’ils les definissent. D’ou l’indifference de la chine au drame du Darfour par exemple.Elle soutiens son fournisseur de petrole.

    Si le « Bien » et le « Mal » existe de maniere certaine.Il s’ensuit logiquement qu’il faut detruire le « Mal ».Une telle conception du monde nous fait aboutir à la guerre generalisée.


    • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 18:17

      en fait cette rhétorique est identique à celle des islamistes.autrement dit :l’auteur argumente sans le savoir pour la pratique terroriste puisque les islamistes disent rigoureusment la meme chose depuis leur point de vue.

      "nos valeurs sont supérieures à celles des Occidentaux ,et comme ils nous attaquent , on est contraint de préserver nos valuers quitte a recourir au terrorisme,qui est un moyen comme un autre selon la théorie en cours.


    • roumi (---.---.74.206) 15 mars 2007 20:40

      il faudrais que tu révise ton histoire de france .

      dans l’affrontement avec le Pape et Charles le Quint , le turc comme tu le dis n’as joué qu’un role secondaire pas déterminant.

      par contre la menace étais tellement forte qu’il a fallu faire un glacis , c’est le Provence qui a payé le prix ; déplacement des populations hors de l’axe de circulation des armées , et la création d’un désert empoisonné et sans vivres .

      la logistique de l’armée de Charle Quint s’est effondrée.

      toute seule .


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 00:07

      « Si le »Bien« et le »Mal« existe de maniere certaine.Il s’ensuit logiquement qu’il faut detruire le »Mal« .Une telle conception du monde nous fait aboutir à la guerre generalisée. »

      Et donc, le fait que la coré du Nord menace de balancer une bombe atomique sur Tokyo, Piong Yang ou Los Angeles doit être toléré ?

      Le fait que Saddam avait les moyens et l’envi de se procurer des ADM aussi ?

      Le fait que l’Iran balance un missile sur Marseille ou tel Avive doit être aplaudi ?

      Et le fait que l’allemagne se réarme aussi ? Bref, avec toi, les Allemands, tu les auraient applaudi dés 1933.


    • ZeusIrae (---.---.209.130) 16 mars 2007 15:27

      Le point important c’est que François premier c’est allié aux musulmans.Il s’agissait d’une alliance formelle. L’impact sur le conflit est secondaire.


    • roumi (---.---.74.206) 18 mars 2007 19:47

      et alors c’est le résultat qui compte !!


  • Oliv’ (---.---.1.42) 15 mars 2007 18:11

    Tres bon article, tres interessant. Mais etant un bon francais j’ai la critique facile :

    « Par ailleurs, personne ne prétend, le président américain inclus, que les Etats-Unis seraient moralement irréprochables ou constitueraient l’incarnation du Bien. » C’est peut etre une histoire de points de vue, mais c’est exactement le contraire que j’ai compris : le Mal c’est eux, le Bien c’est nous. Notre morale, notre systeme democratique, tout est ’Bien’, eux ne sont que mal. Et si je lis correctement votre article c’est bien ce que je comprends : d’un cote « les droits de l’homme, la démocratie et l’Etat de droit », de l’autre les barbares.

    Et franchement je crains que malgres tous les gardes fous presents dans la Constitution Americaine il y a quand meme de nombreux courants obscurantistes et fondamentalistes presents dans ce pays. Et il se trouve aujourd’hui qu’ils sont proches du pouvoir. Ca ne n’implique pas que les US vont basculer dans le totalitarisme/fascisme, mais je dirais que tout n’est pas rose au pays des libertes.

    Concernant la Coree du Nord je ne crois pas que ce dictateur ait quoi que ce soit a voir avec le communisme, surtout avec les « ideaux communistes ». Que je sache ce bon vieux Marx, garant des « ideaux », ne preconisait pas le canibalisme ou le culte du chef ?

    Et pour revenir aux US il reste encore une question a laquelle personne n’a vraiment repondu : comment un pays voulant promouvoir la democractie, l’etat de droit etc... a t il pu declarer une guerre en utilisant des pretextes mensongers ( armes de destruction massive, liens avec al quaida...) ? Ok Saddam n’etait pas quelqu’un de tres sympathique, mais fallait il pour justifier la guerre mentir ? fallait il cacher la part « economico-geostrategique » (=petrole), indeniable, qui a participe a cette decision ? Sans vouloir jouer au « je le savais » il ne fallait pas etre Einstein pour se rendre compte que l’Irak allait avoir beaucoup de mal a rester unie sans Saddam ( kurdes, shiites, sunnites...). Ce probleme n’invalide pas en soit cette guerre, mais pose quand meme la question de la preparation et de la reflexion qui l’a precede. Comment Bush et consorts ont t il pu dire a X reprises que le boulot etait fini alors qu’il suffit d’ouvrir les yeux pour voir que le pays est au bord de l’implosion, et qu’en fait le boulot ne commencait qu’apres la destitution de dictateur ??

    Les gens sont des boeufs et sont probablement trop betes pour comprendre que virer Saddam etait une necessite qui allait au dela de la verite ? Mieux vallait declarer une geurre sous de faux pretextes plutot que d’essayer d’expliquer aux gens les vraies raisons ?

    Ces mensonges, a repetition, me troublent enormement. Cette logique du « tous les moyens sont bons » me parait fondamentalement mauvaise ( dans le sens du Mal).


    • (---.---.110.227) 15 mars 2007 18:56

      tous les moyens sont bons pour ces gangsters


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 00:10

      « Mieux vallait declarer une geurre sous de faux pretextes plutot que d’essayer d’expliquer aux gens les vraies raisons ? »

      Ah Ah Ah !! Enfin ! Les citoyens sont des gens simples. On ne peut pas leur expliquer. On simplifie et carricature toujours. D’ailleur toi qui parle de facisme aux USA, alors que le facisme est mort définitivement en 45, avec l’exécution de Mussolini, de quoi parles tu exactement ? Tu ments, non ?


  • Marsupilami Marsupilami 15 mars 2007 19:29

    Article très intéressant, très bien documenté et très bien écrit... qui ne fait malheureusement que représenter le point de vue néoconservateur étatsunien de l’Atlantis Institute pour lequel les USA semblent incapable de faire le Mal radical. Caricatural.


  • fouadraiden fouadraiden 15 mars 2007 21:57

    notre philosophe belge du mal radical devrait savoir que ce qui est souvent radical chez les hommes c’est leur bêtise


  • non666 non666 15 mars 2007 22:48

    Au moment ou toutes les preuves sont la, devant nous, des mensonges ehontés deployés par les etats unis pour faire une guerre indefendable, quelques suppletifs essaient de nous expliquer que « c’etait pire avant... »

    Passons sur la liste des tortures, dont certaines correspondent effectivement aux faits.

    Qui pourra justifier que le « liberateur » utilise les memes, voire pire ? Cherchez donc « sexual abuse » , « abuh grahib » dans votre moteur de recherche préféré et vous trouverez meme des rapports accablant sur le site du pentagone. Une source fiable vous en conviendrez ?

    Quel pays peut sous-traiter son renseignement militaire a des compagnies privées pour etablir un fusible commode entre l’opinion publique et les decideurs, en ca de bavure, si tout ceci n’etait pas premedité depuis le debut ?

    Qui furent les conseillers de cette methode pour « briser les arabes » si ce n’est ceux d’israel. Ce qui en dit lourd sur les methodes que subissent les Palestiniens prisonniers...

    On continue ?

    Saddam etait surement un tyran. Mais c’etait LEUR tyran. Chaque peuple peut faire sa révolution, egorger ses rois et ses tortionnaires. Nous l’avons fait.

    Mais remplacer une dictature militaire autochtone par une dictature militaire etrangère n’a jamais été une solution conforme a l’ethique, a la morale revendiquée comme democratique ou occidentale

    Dans la hierarchie des besoins, la satisfaction des besoins fondamentaux priment dans les pays qui sortent du tiers monde.

    Que cela plaise ou pas, l’Irak etait le plus laic, le moins affamé, le plus organisé des etats arabes.

    Il subventionnait avec des bourses les etudes des palestiniens. Ce qui etait une heureuse alternative aux universités islamiques des autres...

    On continue ?

    Vous voulez nous faire pleurer sur les Kurdes et vous ne montrez que les tortionnaires Irakiens. Vous oubliez que les Turques aussi, qui sont dans le camps des etats unis oppriment ce peuple et le massacrent. S’il vous manque des statistiques, on vous les fournira...

    Le gazage de halabja etait le fait des Iraniens. Une commissions d’enquete du pentagone l’avait confirmé. Cela n’a pas empecher les etats unis de faire une propagande sur les gazés de saddam et d’inventer un « ali le chimique », surnom qui n’a jamais existé que chez les anglo-saxons et leurs fan-boys...

    mensonges,mensonges, mensonges.

    A l’Heure de la vérité, il faut mieux tenter d’allumer des contre-feux pour sauver les meubles, comme vous le faites.

    Sinon, c’est tout le role des etats unis qui serait remis en cause....

    Defendre l’indefendable n’est pas seulement stupide, c’est revelateur des enjeux qui sous-tendent ces argumentaires.

    A l’Heure ou un presidentiable est evidemment le seul defenseur des etats unis et d’israel dans notre pays, sauver cette position n’est pas neutre.

    Mais heureusement , d’ardent defenseurs de notre Patrie et de notre morale politique, comme moi, veillent contre la propagande des collabos des etats unis...

    RIEN ne justifie cette guerre, ni l’execition de Saddam Hussein qui aurait du etre protégé par le droit de la guerre.

    Mais bon, il ont fait juger Jeanne par un collabo,l’eveque Cauchon, ces immondes gaudons , il n’y avait pas de raison qu’ils n’en trouvent pas un en Irak pour tuer saddam a leur place.


    • (---.---.37.71) 16 mars 2007 00:16

      On voit que tu lis le Monde Diplo, la Pravda d’extréme gauche des pro-Islamiste et autres débris communistes de la guerre froide. Et la lecon rentre.

      "Dans la hierarchie des besoins, la satisfaction des besoins fondamentaux priment dans les pays qui sortent du tiers monde.

      Que cela plaise ou pas, l’Irak etait le plus laic, le moins affamé, le plus organisé des etats arabes."

      Avec les seconde réserve pétroliére du monde, c’est un minimum !

      « Il subventionnait avec des bourses les etudes des palestiniens. »

      Et les attentats suicides.

      Puis il n’a jamais agréssé l’Iran, ni envahi le kowet, on a rêvé ! Jamais tiré des missile sur les avions US, ni viré les inspecteur de l’AIEA, jamais ! Un pur agneau inocent ! Puis il n’a pas non plus affamé son peuple, du tout ! D’ailleur il n’avait aucun lien avec les islamistes, comme le prouve les attentats des Islamiste pour le soutenir ! Mais ca aussi on l’a rêvé !


  • moi (---.---.41.247) 15 mars 2007 23:47

    JE PREFERE LES FAUCONS AMERICAINS AUX VRAIS CONS FRANCAIS

    trés bel article que je n’ai pas lu entièrement (trop complexe pour moi) mais suffisamment je crois pour sentir que pour une fois nous n’avions pas à affaire au blabla conformiste des lâches et des imbéciles.

    J’en profite pour saluer glucksmann, goupil, saad salman et quelques autres qui ont sauvé l’honneur de notre pays.

    Quand une démocratie déclare la guerre à une dictature la moindre des politesses est de ne pas lui mettre de batons dans les roues.

    Dans le monde entier, 90% des gens (dont une majorité de femmes) ont défilé pour dire non à la guerre, dans le conformisme feutrée de leur bien être.

    Si ces personnes avaient vécu au pays de sadam, si leur frère était mort dans les prisons de sadam, leur soeur violée, elles auraient prié pour que viennent les bombardiers américains.

    Ce raz de marée infernal bétifiant et planétaire fut si fort que bush dut inventer « les armes de destruction massive », un faux prétexte pour une bonne résolution. Comme pour faire le bien du monde malgré lui.

    La France, qui avait été de toutes les dégueulasseries des 20 dernières années (yougoslavie, rwanda) n’en conserva pas moins une impudence à vomir. La bétise sémantique sur l’axe du mal, l’intellectualisation odieuse de tout, ce manque de simple humanité.. berk !!! De Mitterrand à Villepin la même saloperie habillée en ange. Pendant que les dictateurs ensanglantaient la planète.


    • tovara (---.---.131.199) 20 mars 2007 22:46

      Tu as raison, la france a bombardé la Yougoslavie en 1999 dans le cadre de l’OTAN, ce qui est une honte.


  • frederic9 (---.---.232.32) 16 mars 2007 10:22

    Excellent article. D’ailleurs, il suffit de lire les commentaires critiques et de regarder d’où, et de qui, ces commentaires critiques proviennent pour s’en convaincre.

    C’est la vérité qui fait mal.

    Le Moyen-Orient est la pétaudière du Monde. Une pétaudière qui a une fâcheuse tendance à déverser ses problèmes sur le reste de la Planète.

    Massacres de populations civiles, effectués sur des bases raciales ou religieuses, comme au temps des Nazis en Europe avec lesquels les extrémistes musulmans se sont d’ailleurs alliés pendant la seconde guerre mondiale.

    Régimes fascistes, dirigés par des minoritaires, qui ne peuvent se maintenir au pouvoir qu’en massacrant les autres communautés.

    Ces gens s’entretuent comme on n’oserait pas tuer des animaux chez nous.

    Il est temps que la communauté internationale y mette un peu d’ordre, ne rien faire pourrait s’apparenter à un crime de non-assistance à personne en danger.

    L’heure est à la libération des peuples dans toute la région, des peuples qui ont été regroupés et rassemblés dans des pays factices, confectionnés de toutes pièces par les anciennes puissances coloniales, avec pour résultat que tout le monde tue tout le monde.

    Il faut séparer ces gens-là et recréer des pays homogènes, comme en Europe et en Asie.


  • ZeusIrae (---.---.209.130) 16 mars 2007 15:47

    « Il est temps que la communauté internationale y mette un peu d’ordre, ne rien faire pourrait s’apparenter à un crime de non-assistance à personne en danger. »

    Ce qui est tres agaçant avec vous frederic9,c’est que vous vous masquer derriere des pseudo-considerations morales alors qu’il est clair vue votre style que vous n’en avez rien à faire. Ce n’est pas un drame,moi non plus je me fout completement des arabes et de leur malheure.Mais ayez l’honneteté de l’admettre,il n’est pas de plus grand pêché à mon point de vue que l’hypocrisie.

    Pour le reste,comment comptez vous mettre de l’ordre ?Les americains ont essayés.C’est un desastre qui menace de devenir une guerre regionale ;

    Vous niez tout simplement la realité.Le bien et le mal sont des notions sans interet dans la politique international.Adopter une ligne politique en se basant sur de telle consideration ne mene qu’à un desastre.Il est temps de relire Machiavel et de vous interesser à Richelieu.

    « Et le fait que l’allemagne se réarme aussi ? Bref, avec toi, les Allemands, tu les auraient applaudi dés 1933. »

    Certainement pas,le rearmement allemand etait un grand probleme pour la securité en Europe.Mais c’etait un probleme qui allait inevitablement se poser.On ne pouvait pas eternellement nié la realité geopolitique.Il est juste regrettable de constater que les Nazis ont detourner le nationalisme allemand à leur fin genocidaire. La plus grande ironie de l’histoire c’est qu’apres deux guerres mondiales,l’allemagne est quand meme devenue la plus grande puissance economique et militaire d’europe.Il ne lui manque que la bombe atomique.

    « Et donc, le fait que la coré du Nord menace de balancer une bombe atomique sur Tokyo, Piong Yang ou Los Angeles doit être toléré ? »Non,mais la question ne se pose pas en terme de bien et de mal mais de rapport de force.Pouvons nous agire contre la corée du nord ?Les avis sont partagé,les sud coréens ne veulent,les chinois non plus.Les japonais sont plus dur.Et les americains n’ont qu’une seule option pour l’instant. Ce qui est tres agaçant avec cette lecture en noir et blanc du monde.Vous etes incapable de voir que ce sont d’abord des problemes politiques.Que la guerre et la diplomatie sont les instruments d’une politique.Que hurler « ce sont des monstre » ne sert strictement à rien.Vous laissez l’irrationnel compromettre l’analyse.

    Qu’importe si Kim jong-il laisse mourir de faim son peuple.Ce n’est pas important pour nous.Si aujourd’huis on s’interesse à la corée du nord,c’est parceque ce pays tire des missiles,pretend avoir l’arme nucléire,trafique de la drogue,kidnape des ressortissants etrangé.En bref,que sa conduite est completement imprevisible. Comme vous le voyez cela n’a rien avoir avec le « bien » ou le « mal ».C’est juste notre interet bien compris:la stabilité en Asie du nord-est.


    • roumi (---.---.74.206) 18 mars 2007 20:55

      donc tu es bien un americain énervé..... de plus .

      et moi une grenouille qui dit non .sans culpabiliser !!

      et vous voulez monter les succursales du bonheur , pour mieux commercer .le tout à crédit

      cf le plan marshall .


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