Le RMI sans condition, ça suffit !
13%, voilà le vrai taux de chômage en France. Soit 8,8% de chômeurs et 5,23% de RMistes. Si on fait en sorte de réinsérer les chômeurs sur le marché du travail, ce n’est pas le cas des RMistes. Alors, remettons-les au boulot !
En cette fin d’année 2006, le chômage est une nouvelle fois en baisse, passant symboliquement sous la barre de 9% (2 129 300 en septembre 2006). Des chiffres encourageants, sauf que l’on oublie de comptabiliser les 1 266 400 bénéficiaires du RMI (revenu minimum d’insertion), un nombre en constante augmentation (en décembre 1989, ils étaient 396 160).
Considérés comme des actifs, les RMistes sont en réalité des chômeurs qui ne touchent pas l’indemnité chômage. Et, contrairement à son nom, peu d’entre eux parviennent à s’insérer. Mais comment le faire avec 463 euros par mois ! Il s’agit donc d’un échec financier et d’un échec social. RMiste, c’est devenu un statut qui offre droit à de nombreux avantages : réduction dans les transports, voire quasi-gratuité, prime de Noël, gratuité dans certains musées, couverture maladie universelle, logement social... Autant d’aides permettant finalement à un RMiste d’avoir un niveau de vie quasiment équivalent au niveau de vie d’un smicard, à parité de pouvoir d’achat. Chose d’autant plus aberrante que c’est aux smicards que cela cause le plus de préjudices, car tout en travaillant ils doivent se débrouiller eux-mêmes sans aide.
La réponse alors souvent avancée est d’augmenter le Smic qui est de 953 euros par mois pour un net de 35heures. Il faut tout de même rappeler que ce sont les employeurs qui paient cette charge. D’ailleurs, notre Etat surendetté ne pourra pas, lui-même, augmenter ses fonctionnaires payés au Smic. Réclamer l’augmentation du Smic est simplement une manière de détourner le problème et de masquer une injustice de fait et de droit.
En effet, notre société est fondée sur des relations contractuelles, et on y a de plus en plus recours. En matière de conditions de vie, cela signifie qu’en contrepartie d’un travail, les individus reçoivent un salaire. Comment expliquer alors que d’autres individus perçoivent un revenu sans contrepartie, sachant que ce revenu, ils le doivent aux travailleurs ? Quelle générosité de leur part... Et cette générosité, elle est dictée par un autre aspect de notre société : la fameuse justice sociale, qui a pour objectif de réduire et/ou de réparer les aspects moralement injustes de la société, notamment en matière de revenus et donc de conditions de vie. Mais la justice, est-ce d’allouer gracieusement une pension sans autre condition : avoir au moins vingt-cinq ans (on peut toutefois bénéficier du RMI si on a moins de vingt-cinq ans, si on attend un enfant ou si on a à sa charge un ou plusieurs enfants), résider en France, avoir des ressources inférieures au montant du RMI, et conclure un simple contrat d’insertion. Ce contrat est proposé par les collectivités publiques dans les trois mois qui suivent le début du versement de l’allocation. Son objectif est plutôt flou, car il s’agit d’une participation à des "activités d’insertion" en vue d’une réinsertion sociale ; celles-ci sont adaptées à la situation du bénéficiaire (stages de formation ou de réadaptation au travail, activités contre l’illettrisme, contre l’alcoolisme, apprentissage de la gestion d’un budget familial...).
Certes, le RMI est un moyen permettant à ses bénéficiaires de subsister, mais son caractère automatique est injuste socialement par rapport à l’indemnité chômage. Cette dernière, dégressive dans le temps, n’est en effet accordée que s’il y a recherche d’emploi et si la personne a travaillé avant, et donc cotisé.
Il s’agirait donc d’imposer aux RMistes des missions d’intérêt général dès le versement de l’allocation, afin d’affirmer concrètement les conditions d’insertion. Et quelle meilleure insertion que le retour à l’emploi, et un service rendu à la société qui vous entretient ! Il est d’ailleurs aberrant qu’un RMiste ne soit pas contraint de s’inscrire sur les listes de l’ANPE en tant qu’agence qui propose des emplois, sans recenser les RMistes comme des chômeurs pour ne pas fausser les chiffres glorieux des gouvernements dans leur mobilisation pour l’emploi. Les départements, qui ont à leur charge la distribution du RMI, proposeraient avec le concours des chambres de commerce départementales, des chambres de métiers et de différentes associations dans le domaine de l’emploi, un certain nombre de missions dans les secteurs où il y a pénurie de main-d’œuvre ou des missions répondant à des besoins de la collectivité (proposer des formations, missions écologiques, surveillants dans les collèges et lycées, aides aux handicapés et au troisième âge...).
Ainsi, le RMI serait justifié, et ses allocataires bénéficieraient d’une formation concrète et d’une valeur incitative au retour à l’emploi.
260 réactions
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J’aimerai bien connaitre l’avis du jardinier municipal sur le fait de donner son travail à un rmiste
en fait je la connais !! et le jardinier municipal devient quoi ? ouvrier spécialisé ? -
Le RMI ! revenu minimum d’insertion !pour les intéressés,les bénéficiaires,les élus, membres du conseil général,et les autres comment s’en sortir ? Comment intégrer ceux qui par malchance ,accident de la vie, inaptitude, ne peuvent trouver ,une rémunération ,un emploi qui leur permette de vivre dignement ?le travail est-il la récompense de l’élite ? Faut-il considérer qu’il existe au-delà des considérations idéologiques un minimum vital. Ce minimum illustré dans une parabole ,« les travailleurs de la vigne »Que bien des religieux avait du mal a expliquer Faut-il en restreindre le versement si le volet insertion est omis ? Faut-il organiser, ou suggérer l’organisation de phalanstères ou les malmenés de l’emploi pourraient vivre dans la dignité ? Enfin et cela a été souvent évoqué , faut-il créer des « régies de quartier » ou le chômeur pourrait exercer une activité au bénéfice du quartier Voire ,comme jadis, il y avait les J1 , J2 ,J3(il s’agissait alors de répartir la pénurie alimentaire),répartir le temps du travail En négligeant ,quand même de penser l’heure du jardinier, n’est pas tout à fait la même que l’heure de l’aide-soignante Ceci sans bouleverser l’environnement professionnel existant (Comment voulez-vous vous abstraire des sociétés de services qui existent) Est-il inconvenant de penser que la formation personnelle de l’individu une formation qui lui permettra d’être polyvalent (au maximum de ses possibilités propres) pour tenir un emploi libéré ,reste le bon départ d’une réflexion efficace .tout en tenant compte d’une productivité exponentielle qui amène la raréfaction des postes de travail Est-il inconvenant de penser que le maintien du RMI est une nécessité absolue Pour permettre non seulement une société de « tourner » mais aux individus qui la composent de garder une dignité ,même rétrécie En appliquant toutefois le principe de subsidiarité ( je vous méprise si je fais à votre place ce que vous pouvez faire seul et sans mon aide) Mais c’est plus facile à dire qu’à faire Bonne chance aux candidat(e)s
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Bonjour, Monsieur de Talleyrand ,accessoirement, très accessoirement, évêque d’Autun avait l’habitude de dire « tout ce qui est excessif est insignifiant » mes propos rentrent probablement dans ce cadre ;à moins que..........plus prosaïquement :Les machines ont envahi nos champs précédants ou suivants le plan Davignon ( celui qui disait que 60 % des exportations agricoles devaient disparaître) un « demeuré » (je parle de moi)se permet avec un logiciel de reconnaissance vocale de dicter ce texte à l’ordinateur tout ceci,(pour sourire)pendant que le lave-vaisselle accomplit sa tâche quotidienne Mais cela ne résout pas le problème des exclus du travail , que ce soit de leur faute ou qu’un accident de la vie les écarte d’une participation active à l’effort de tous, Faute de mieux Le RMI est indispensable . J’ai tort ? Essayéz de me convaincre ,cela ne sera pas facile ! Attention : je maintiens « Faute de mieux »
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@ guillaume
Si tu aimes bien t’en prendre aux plus faibles, pourquoi ne pas t’en prendre aux SDF qui encombrent les rues et les couloirs du métro ?
Toi qui n’as eu qu’à te donner la peine de naître, tu devrais avoir honte, tu crois que c’est amusant d’être au RMI ?
Si tu ne sais rien de la vie tais-toi, laisse au moins les gens être malheureux en paix.
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il y a déjà eu des tas d’articles là-dessus qui disait que 10% de la population au chômage était favorable à la croissance des entreprises... depuis la mondialisation !
demandez à Mme PARISOT !
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Imaginons aucune action sociale.... Donc,je ne sais,5 millions de personnes sans aucun revenu,livrées à eux-mêmes... Quelle rigolade !!!!!!!! Je crains une chute touristique. Mais dans le même temps,peut-être favoriserions nous une économie paralléle,ohhhhhhhh sacrilége !!!!!!! Point de retour de taxes,d’impôts en tous genres. Mieux.Un mur séparerait les pauvres des riches,comme l’Europe et l’Afrique. Aaahhhhhh quelle belle perspective,je l’avoue. Laissons les riches toujours consommer un peu plus,dans une « bulle »...Puisque là,est le bonheur,de nos jours. Mais attention,si cela était,je vous prie de nous « foutre la paix,grandement »... L’on perdrait le droit d’un peu consommer,mais,comme un mal améne toujours un bien,enfin,nous aurions peut-être la paix,oufffffffffffff. Dans l’attente,je vous adresse solennellement,mes amitiés.
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dana hilliot
23 novembre 2006 16:56
Bon c’est rassurant tout de même qu’une majorité de lecteurs d’agoravox soulignent l’indigence de ce texte
cela dit, G. Schmidt, son auteur, exprime une « opinion » (au sens le plus péjoratif du terme, voir Platon) qui se répand assez facilement dans les conversations.. ce n’est pas nouveau. Mais dans les années 90 on n’aurait pas entendu des choses pareilles (le politquement correct a parfois du bon quand il évite de proférer des âneries). Peut-être parce qu’à l’époquen tout le monde se sentait concerné, directement ou indirectement (par ses proches) par la perspective du chomage ou du rmi. J’ai l’impression à entendre les conversations de comptoir parfois, que ce sentiment d’ « être concerné » tend à disparaître au profit de la désignation d’un bouc émissaire (le fou, l’arabe, l’enfant dissipé, le délinquant ou futur délinquant, le chomeur, le pauvre etc.)
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Je conseille à notre auteur étudiant en « médiation culturelle » d’aller faire un stage de médiateur culturel dans les quartiers... Peut-être que cela lui donnerait un peu de maturité et lui oterait des idées reçues. Sans compter que les gens des quartiers défavorisés en ont bien besoin. Si l’on suivait la logique de l’auteur, l’Etat ne devrait plus rien dépenser à fonds perdus.. Par exemple, des formations étudiantes qui mènent directement à l’ANPE. D’un point de vue économique, les petites indemnités des rmistes et autres travailleurs précaires ne sont pas perdues pour tout le monde. En effet, contrairement aux gens fortunés qui épargnent, les rmistes eux sont obligés de tout dépenser notamment dans l’alimentation, ce qui contribue à maintenir le marché intérieur.
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Bill
23 novembre 2006 17:34
Mes amis, j’ai l’impression que vous passez tous à coté des bonnes questions : tout le monde s’appauvrit et la société stagne en partie parce que les salariés subissent les charges sociales. Si nous continuons ainsi un jour notre système va s’écrouler, beaucoup d’économistes le disent... Je suis sur que les rmistes ne se satisfont pas du RMI. Pour tous il est préférable de travailler, pour pouvoir dire qu’on ne doit rien à personne, c’est humain. Que pouvons nous faire pour transformer cet argent en emploi ?
Cette question est primordiale. Les nombreux retraités vont très vite peser trop lourd. Soyons aussi réalistes.
Bill
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Exact, les seuls salariés supportent des charges sociales. Peut-on dire qu’à la suite des suggestions de Lord Beveridge ;le conseil national de la résistance est par britannique interposé, victime de Bismarck initiateur de la sécurité sociale moderne (pour avoir des ouvriers encore faut-il les maintenir en bonne santé, et leur donner des revenus actuels et futurs suffisant)est il possible de« faire mieux »Cordialement
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et bien oui le système dit de Beveridge est basé sur le citoyen, c’est l’impot qui finance le tout ceci peut inclure des charges sur d’autre chose que des salaires (revenus du capital etc...) le système bismarckien est lui basé sur le travailleur et seulement celui-ci (pour lui et pour ses ayants droits) et là c’est uniquement une charge portée par le travail de nombreuses personnes travaillent dessus depuis pour modifier quelques peu les choses mais notre situation exige un changement fondamental de système sinon nous risquons véritablement l’argentination de notre économie (et donc l’abandon de toute protection sociale !!!)
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Faux.
En ASS -allocation spécifique de solidarité- c’est à dire fin de droits de l’ANPE et 400€ mensuels -quand même !- je paie la CSG et le RDS.
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A tous ceux qui seraient incités à croire que supprimer le RMI arrangera de façon certaine la situation économique du pays, rétablira une justice sociale plus logique (en faveur des travailleurs occupant des emplois précaires) et pire encore pour les personnes crédules qui pronent le modèle américain comme solution (emploi dégradé et dégradant contre aide sociale, tolérance zéro pour la sécurité, recul constant de l’Etat providence, emprisonnement systèmatique, libéralisation totale du marché etc etc etc...bref tout ce que préconise Sarkozy).
Je vous incite à lire les travaux de Loic Wacquant (Professeur de sociologie à l’université de Californie-Berkeley et chercheur au Centre de Sociologie Européenne du Collège de France.) peut être comprenderez-vous en quoi ces mesures en plus d’être profondément irréfléchies sont totalement INEFFICACES et CONTRE-PRODUCTIVES.
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seulement si ce système si parfait continue, il n’y aura plus du tout d’état providence, ni de protection sociale et là seule la loi du plus fort (et donc du plus riche) existera !! regardez simplement le problème des retraites : comment voulez-vous qu’un actif cotise pour deux retraités ? en plus des cotisations sociales etc.... la charge sur le salaire ne lui permettra pas de vivre dignement (et je parle des gens en général, les plus riche, eux n’ont pas besoin de salaire pour vivre....)
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Le problème réside principalement dans le fait que la plupart des citoyens ayant votre discours (fort juste si l’on n’a pas pris connaissances de quelques données externes venant changer la donne) sont complètement sous informés sur des sujets hautement plus brulant et dérangeant que celui-ci.
Je vous incite à relire notamment les articles, livres et documentaires de Denis Robert et de vous pencher sur la compréhension de tout ce qui touche à la finance internationale, bourses, banques, bons du trésor, système de la dette etc etc etc
Tout est lié, par exemple à l’heure actuelle, ce qui revient souvent dans la bouche des gens c’est le remboursement de la dette française et surtout ce que cela représenterait pour chaque nouveau-né (17k € de mémoire), hors aucun d’entres-eux ne connaissent le fonctionnement (pervers) de cette dette, dans quelle circonstance l’Etat l’a contracté mais surtout ...auprès de QUI !
La population se fait traire comme une vache....mais par qui ? Par une minorité qui souffre en silence et dont l’avenir se résume par « No future » ? Ou par des groupes d’affairistes qui exploitent avec brio les Etats, leurs concitoyens et la naiveté générale de tout ce beau monde ?
Posez-vous la question....sans tomber bien entendu dans les boucs émissaires rendant caduques toute approche de remise en question profonde, c’est à dire les théories extrêmistes, racistes etc etc.
Par exemple j’ai remarqué au fil des années, qu’on ne pouvait pas se permettre de s’interroger sur la légitimité de grandes fortunes comme les familles Rothshilds, Rockfeller et autres sans que la conversation (n’ayant pas commencé) se termine par : mais c’est le « Protocole des Sages de Sion » ça, et hop, rejet épidermique de la discussion.
Or peu importe l’origine éthnique, religieuse ou autre de ces familles, il s’agit de s’interroger sur la manière dont se sont batît ces fortunes familiales collossales MAIS SURTOUT quelles influences exercent-elles sur le monde. Plus généralement, comment ceux qui détiennent le pouvoir économique influe-t-il sur la société et par quels moyens. A titre d’exemple je citerai Rupert Murdoch et vous inciterez à regarder l’excellent documentaire : « Outfoxed ou la guerre au journalisme ».
Regardez également de plus près le fonctionnement du FMI, qui détient la FED (banque centrale des E-U) et l’impact qu’ont ces institutions déguisées sur l’ensemble des pays. Il ne s’agit pas de devenir parano, mais bien au contraire d’être lucide et tenter du mieux qu’on peut de comprendre le fonctionnement du système (d’un point de vue global). Il est aussi nécessaire de bien connaitre l’Histoire et la construction des civilisations modernes pour tenter d’approcher une compréhension rationnelle sur la situation actuelle !
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@ hallucinant
Je vous suis dans votre raisonnement. Mais ces questions sont difficiles à aborder.
Ensuite, je pense que pour sortir de l’impasse de vie qu’est le RMI, il faut prendre des mesures intelligentes.
Par exemple :
1/ aider tous les gens moralement par un accompagnement constant, pour les aider à se reconstruire socialement. Comment proposer ses services quand on ne croit plus en soi ? Qui va croire en vous, si vous mêmes n’y êtes plus ?
- > nous avons des psychologues, servons-nous en.
2/ Comme le dis Gerald : formons les gens systématiquement.
Peu importe l’âge, on sait très bien que le cerveau fonctionne et se développe jusqu’en fin de vie.
3/ généralisons la mobilité sociale par des cycles de formation au cas par cas, individualisés.
Des salariés devriendrons peut être entrepreneurs, professions libérales, commerçants, artisans à un autre âge de leurs vies. La confiance vient avec le temps et l’expérience. Et pour ces activités, il en faut.
4/ Créons un vrai revenu de citoyenneté autour du SMIC pour tous de 18 ans (16 si émancipé) jusqu’au décès. revalorisons les revenus du travail afin que celui ou celle qui oeuvre soit récompensé de ses efforts.
5/ Aidons les entrepreneurs. Rien n’est fait pour les aider sérieusement à réussir. Ils doivent avoir le droit au tâtonnement, à la méthode essais/erreurs. ici, si on en réussit pas du premier coup, il y a des chances qu’on ne s’en remette pas.
6/ Changeons les statuts des professions libérales. Ils doivent pouvoir limiter les dégâts en cas de déconfiture.
7/ Créer un pôle financier étatique pour soutenir et aider les TPE/PME/PMI exclusivement. Avec prêts financiers et veille économique assurée par l’Etat pour ses entreprises.
Il y a d’autres choses à faire sur le plan économique : renégocier le projet européen en urgence. Fermer les frontières européennes trop ouvertes. Et plus d’extensions géographiques nouvelles.
Avec tout çà, on aura déjà beaucoup moins de RMIstes.
La France est un vaste gâchis humain. Rien d’autre. Et les discours méprisants et accusateurs n’y changeront rien.
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Je suis relativement indigné par le nombre de commentaires réac ou qui font référence au fascisme. Cela n’a que pour but, j’en suis certain, d’étouffer le débat et de s’éloigner des réalités. Aujourd’hui le RMI est un don et une perte pure est simple de l’état. Sous prétexte de préserver la paix sociale et d’aider les plus pauvres, on accentue le déficit, on maintient dans la misère une partie de la société et on tire vers le bas ceux qui échappent de peu a cette misère. Je suis plutôt pour un RMI qui honore vraiment son nom. Pourquoi pas une vraie prise en charges de chaque personne susceptible de recevoir le RMI (ou se retrouvant au chômage) avec un vrai revenu dès le départ de l’ordre du SMIC, des aides du genre emprunt a taux 0 pour acheter une voiture par ex, des propositions de vraies formations mais aussi un contrôle des dépenses. Le seul but de cette assistance serai uniquement de « remettre à flot » la personne en peu de temps afin qu’elle retrouve son autonomie au plus vite. Cela parait cher me je suis certain que le coût est bien plus faible que de garder des personnes éternellement au RMI et de développer une culture de l’assistanat.
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Les réponses à tes interrogations jb, ont déjà été évoquées un peu plus haut...encore aurait-il fallu que tu lises ce que les autres ont écrit.
Les personnes parlant à tord et travers de « culture de l’assistanat », de « personnes à charge pour la société », de « pure perte pour l’Etat » etc etc etc sont par expérience, quasi toutes des personnes n’ayant jamais envisagé une analyse du problème un peu plus profonde en prenant compte divers aspects (sociologique, économique, politique etc). Généralement il s’agit de personne soit : frustrées (par les impôts et autres taxes auxquelles elles sont soumises) à cause justement de ces « autres qui ne travaillent pas ». Soit des personnes vivant à mille lieux de la réalité enfermées dans une bulle d’une vie stressante ou du moins prenante (emploi de cadre sup, professions n’ayant eut aucunes corrélations avec les sciences sociales lors de leurs études, vision compétitive dans tous les rapports humains etc).
Dans tous les cas le dénominateur commun des ardents défenseurs de la « suppression pure et simple du RMI » est le fait de ne jamais avoir été confronté à cette population souffrant de divers problèmes les rendant de ce fait « inaptes » (aux yeux de l’employeur) à travailler mais surtout de n’avoir jamais réfléchi « aux conséquences » qu’engendreraient une politique de « tout repressif ».
Si vous voulez une idée....allez voir du côté des Etats-Unis (qui sont tout sauf un modèle à suivre).
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Commentaire intéressant...Tout d’abord je me permet de remarque que j’ai lu les 3/4 de cette pages de réactions avant d’en avoir marre de ces commentaires extrêmement répétitifs reflétant sans mal le caractère borné de certains.
Ensuite je crois que vous avez mal lu mon commentaire. Je ne parle pas de suppression du RMI. Je pense même que vous vous êtes arrêté aux 2 premières lignes dans lesquelles je qualifie de réac ceux qui s’oppose a une remise en question d’un système qui ne fonctionne plus. Vos propos me sembleraient cohérent si la situation était la même qu’il y’a 30 ans. Ce n’est pas le cas, il est temps de vous remettre en question. Je le redis, je suis pour le RMI mais pas tel qu’il est.
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Oui, faisons VRAIMENT ce que font les pays d’Europe du Nord : Un accompagnement vers le retour à l’emploi des chômeurs et Rmistes.
La France a manipulé le principe Danois de Flexi-sécurité en gardant que la Flexibilité et le Flicage des Chômeurs.
Savez-vous qu’au Danemark les chômeurs touchent 90% de leur salaire de base mais sont suivis de telle manière qu’ils sont à nouveau formés et retrouvent un emploi immédiatement après : Flexibilité par rapport au marché du travail. Ils sont donc traités avec dignité et non de façon sordide et les moyens sont mis en oeuvre pour les former et les sortir de l’ornière.
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@ Melanie
Dans un de mes commentaires, pour rire, je dis que le problème évoluera vers la division de la France.
« Oui, faisons VRAIMENT ce que font les pays d’Europe du Nord : Un accompagnement vers le retour à l’emploi des chômeurs et Rmistes. »
Pour faire cela, il faut que toutes les catégories sociales du pays se sentent solidaires les unes des autres. Que personne ne regarde l’autre avec mépris (même voilé).
Il y a un problème profond de solidarité en France. Ce à quoi nous assistons en direct, c’est à la dissolution de la communauté nationale.
Je travaille et je suis content de payer des charges. Je ne me dis pas que les autres sont des « profiteurs » ou des « parasites ». Ces pensées ne m’habitent même pas. Pourtant j’ai moi aussi un problème avec mon pouvoir d’achat. J’ai eu besoin de la solidarité et je sais que c’est le seul moyen pour un État développé de le rester.
Au fond de moi, je sais que nous sommes un pays en voie de sous-développement. Toute la zone « Euro » l’est. J’ai assez voyagé pour repérer ce genre de phénomène.
Ce n’est pas irréversible. Mais quand j’entends le directeur général de l’OCDE dire la même chose que moi. Il y a de quoi s’inquiéter. Je suis un simple citoyen. Lui, il a accès à des données confidentielles.
Quand des directeurs d’observatoires économiques ou politiques disent à peu près la même chose, on peut penser que nos politiques ne sont rien d’autres que des débiles mentaux en état de décomposition avancée. Des Caligula ou des Néron. Bref des inaptes à la gouvernance.
Le prix risque d’être la dissolution des États. Lorsqu’on ne se sent plus spontanément solidaire de l’autre, c’est que quelque chose est entrain de se casser ou est déjà cassé.
C’est le prix de la conversion des gauches européennes au libéralisme. C’est le travail personnel de Mitterrand. Ces gens prétendent toujours avoir raison : voilà le résultat.
Les gens sont divisés entre eux. En CSP opposées les unes aux autres. Les « ingénieurs », les « professions libérales », les « commerçants », « les cadres supérieurs en tout genre » se croient tous milliardaires. Ils sacrifient les autres à leurs délires sans voir qu’ils viendront eux aussi, demain, s’ajouter aux convois de RMIstes. Les travailleurs sociaux ne seront pas tendres avec eux du fait de leur mépris collectif affiché en permanence. Ils se pourraient que les travailleurs forcés du futur, ce soit eux.
Des ingénieurs ou cadres sup. ou chefs d’entreprise reconvertis par la force des choses en « homme à tout faire », il y en a maintenant un bon nombre.
Ils sont discrets car humiliés par la vie pour la plupart. généralement se sont les plus traumatisés par le déclassement brutal.
C’est l’histoire de la grenouille qui se voulait boeuf.
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"Oui, faisons VRAIMENT ce que font les pays d’Europe du Nord : Un accompagnement vers le retour à l’emploi des chômeurs et Rmistes.
La France a manipulé le principe Danois de Flexi-sécurité en gardant que la Flexibilité et le Flicage des Chômeurs.
Savez-vous qu’au Danemark les chômeurs touchent 90% de leur salaire de base mais sont suivis de telle manière qu’ils sont à nouveau formés et retrouvent un emploi immédiatement après : Flexibilité par rapport au marché du travail. Ils sont donc traités avec dignité et non de façon sordide et les moyens sont mis en oeuvre pour les former et les sortir de l’ornière."
si vous voulez prendre l’exemple du Danemark, il serait interessant de dire que les charges patronales sont quasi-inexistantes et que les salaries paient la quasi-totalite des charges. Le gouvernement propose aux chomeurs un travail ou un stage et au deuxieme refus c’est perte immediate de l’allocation chomage.
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http://danahilliot.wordpress.com/2006/10/19/le-revenu-social-garanti/
ça devrait insupporter pas mal d’amis de G. Scmidt mais tant qu’on y est
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Cet article est le reflet de la société actuelle telle qu’elle se construit, jour aprés jour, sous la poussée « des contraintes économiques ».Une société ou les valeurs humaines, sont reléguées aux oubliettes, remplacées par la betise sous des vocables ronflants.
Vous écrivez n’importe quoi, et c’est dommage, car votre talent serait surement plus utiles sur des sujets mieux maitrisés.
D’abord sur le montant du rmi, sachez que seul quelque uns le perçoivent en totalité, pour les autres une retenue est effectuée au titre de l’apl.
Ensuite, si des besoins en activité existaient qui puissent etre rémunérés, la logique serait de les rémunérer et non de les contraindre en échange du rmi.
Vous oubliez aussi, que nombre de rmistes, ont travaillés, cotisés, pour finir chassés d’un système auxquels ils ont participés.
Vous ignorez également la fonction prémière du rmi : c’est un parefeu qui permet de faire l’économie de plusieurs compagnie de crs.
L’homme est un animal d’habitude, on peut lui faire faire n’importe quoi, le meilleur comme le pire, mais on ne peut pas lui enlever l’espoir sans risquer un retour de manivelle.
On ne vit pas avec le rmi, on survit, on fait durer et on espère malgré tout.
Supprimez le rmi, faites en des vrais sdf, quand ils ne pourront plus tomber plus bas, au point de non retour, ils rebondiront, mais vous serez parmi les premiers à le regrettez.
Parce que quelqu’un qui n’a plus rien à perdre, devient incontrolable.
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Il ne faut pas melanger rmistes et sdf, certains rmistes sont sdf et cetains sdf ont un travail.
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@ decurion
Raisonnement EXACT en tout point.
Mais « il y en a des... » qui ne semblent pas comprendre le fonctionnement de leur propre société.
C’est çà qui m’inquiète vraiment.
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Agora vox se défini comme un lieu de débat citoyen, mais il suffit de lire deux articles et trois commentaires pour s’apercevoir que ce n’est pas un forum, mais bel et bien une arène ou deux camps s’affronteent.
Il est clair que quelque soit le sujet abordé, ce n’est pas lui qui fera débat, mais bien la pensée dominante qui se cache derrière le sujet.
Certains commentaires sont irréprochables, mesurés, argumentés. Chapeau bas, messieurs, je vous salue.
Par contre, je ne comprends pas que des citoyens puissent se laisser aller à des manoeuvres « dignes » de politiques confirmés.Je soupçonne trés fortement, que derrière quelques ip anonymes se cachent quelques représentants de l’espèce homo-politicus, à défaut quelques babouins doués d’un sens aigu du mimémétisme.
Je déplore l’incapacité de certains à défendre leurs idées si ce n’est en dévalorisant celles des autres. Je regrette la répétition des « arguments massues » qui se voudraient des vérités,et ne sont justement que des manques de références avérés.
De même que l’abruti s’entoure d’imbécile, pour paraitre intelligent, il en ait qui détiennent la vérité, tout simplement parce qu’elle n’est pas ailleurs. Ainsi, il suffit de lancer un simple « socialo-communiste » pour baillonner 50% des intervenants et de montrer les usa N°1 : la vérité. CQFD. Rien à rajouter !
Je laisse aux « socialo-communistes » le soin de relever le gant, pour ce qui les concerne.
Je voudrais juste dire que la France, n’est en rien comparable aux autres nations. Elle à une spécifité qui lui appartient,et de même que l’on applique pas un même remède à l’ane et à l’humain, ce qui est bon ailleurs, ne l’est pas forcemment chez nous.Je sais bien que cette différence s’est estompée à force de lois et de contraintes, néammoins elle subsiste, et elle réapparaitra, parce qu’elle une composante naturelle de notre spécifité.
Il suffit de comparer la colonisation de l’algérie avec celles qui se sont déroulées ailleurs,pour comprendre que même la pourriture émanant du pouvoir est différente chez nous.
La pensée unique est état-unienne, les USA sont à l’apogée, tout comme des civilisations et régimes aujourd’hui disparues.
Celà ne prouve pas que l’on a raison, mais que l’on tombe de plus haut.
Bref, vous l’aurez deviné, je ne suis pas libéral.
Y aurait-il une petite chance, même minime, pour que je le devienne un jour ? Si celà devait advenir, ce ne sera pas grace à ses défenseurs, car s’il en est de qualités, ils demeurent invisibles sous le torrent du manque d’arguments.
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Ouf ! beaucoup l’ont dit plus haut et je le répète avec eux : Pour qui connaît des rmistes autour de lui il ne fait pas de doute qu’ils sont inadaptés (pour longtemps ou pour toujours) à tout travail dans notre société actuelle. (On est bien d’accord on ne parle pas de la minorité incompressible d’arnaqueurs.)
Problèmes d’alcool, fragilité psychologique, insuffisance intellectuelle, bref, tous bien « cassés » et bien incapables de suivre le rythme d’une vie professionnelle d’aujourd’hui. Je pense que l’institution du RMI est la reconnaissance par notre société de son incapacité à offrir un travail aux plus faibles d’entre nous. Les écarter d’emblée du monde concurrentiel du travail me paraît même salutaire, car c’est leur garantir avec un revenu un minimum d’indépendance et de dignité et les mettre à l’abri des exploiteurs de détresse.
Oui le RMI est une mesure sociale qui fait honneur à mon pays ! Donc pas d’accord avec l’article car bien évidemment tout est plus simple à penser si l’on commence par voir les rmistes comme une bande de fainéants.
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Même ton analyse pourtant interessante reste simpliste.
Penses-tu véritablement que parmi les personnes que tu cotoies et qui travaillent et sont donc « casés » , beaucoup ne sont pas « fragiles psychologiquement », peut-être « drôgués » au Prozac pour tenir le rythme, ou alcooliques sociaux pour supporter leur travail. Certains fonctionnaires seraient bien incapables de tenir le rythme concurrentiel du privé marchand...
Personne n’est à l’abri de chuter y compris les plus performants ...et personne n’est à l’abri de rebondir.
Nous sommes sur le Titanic, et l’on observe de plus en plus les comportements des premières classes qui souhaitent garder les canots pour eux et délester la soute des plus fragiles. Et ce n’est pas fini.
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En neuf ans le nombre de chômeurs n’a pas baissé en France (chômage effectif).
En neuf ans, de 1996 à 2005, le chômage apparent (chômage officiel) a diminué de 21% en passant de 3.062.980 à 2.419.600 inscrits en catégorie 1 Anpe (chômage officiel). En fait, le chômage réel des diverses catégories de chômeurs et des chômeurs en partie ou en totalité dissimulés à travers différents dispositifs, calculé en équivalent « temps plein », a un peu augmenté, passant de 5.745.310 à 5.848.550.
Pour tenir compte de la réalité sociale, le calcul du nombre effectif de chômeurs est effectué en attribuant un coefficient de travail à chaque catégorie de chômeurs, aux chômeurs dissimulés (dispensés de recherche d’emploi, préretraites licenciements, emplois artificiels, stages illusoires) et aux emplois à temps partiel (acceptés en l’absence de vrais emplois). Le coefficient de travail est nul (0) pour les chômeurs de catégorie 1 à 3 (chômeurs à temps complet), de 0,5 pour les chômeurs de catégorie 6 à 8 et les contrats emploi solidarité (CES), de 0,6 pour les emplois à temps partiel. Les chômeurs de catégorie 4 sont comptés dans le tableau s’ils sont en stages divers (mais pas s’ils sont en maladie, ni les chômeuses en congé de maternité). Ceux de catégorie 5, pourvus d’un emploi (temps plein ou partiel) et recherchent un autre emploi ne sont pas comptés.
Ainsi, les chômeurs des catégories 1 à 3 sont des chômeurs à temps plein (aucun travail ou négligeable), ceux des catégories 6 à 8 sont des chômeurs à mi-temps (ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois), donc des travailleurs à mi-temps (à distinguer des emplois à temps partiel). Les emplois en C.E.S. (20 heures par semaine) sont des demi-emplois, donc des demi-chômeurs (20/39e d’emploi). Les emplois à temps partiel représentent 23,2/39e d’un emploi complet. En 2005, la durée effective du travail en France n’est pas de 35h par semaine mais de 39h pour le travail à temps complet (horaire affiché de 35,9h).
En neuf ans cependant, la population active, occupée (ayant un emploi) ou non (chômeur inscrit), est passée de 25.591.000 (1996) à 27.637.000 (2005), au sens du BIT et de l’INSEE. Cette population active doit toutefois être corrigée en réintégrant les personnes qui en sont artificiellement exclues : les dispensés de recherche d’emploi, celles en préretraites entières et les chômeurs en stage. La population active corrigée devient 26.070.000 en 1996 (+479.000) et 28.132.000 en 2005 (+495.000).
Nous avons ainsi un taux de chômage apparent (officiel) de 11,96 % en 1996 (3.062.980 / 25.591.000) et de 8,75 % en 2005 (2.419.600 / 27.637.000) en prenant la moyenne annuelle de la catégorie 1 de l’ANPE. Le taux de chômage réel est :
- 16,97 % en 1996 (4.425.700 / 26.070.000) et 14,54 % en 2005 (4.091.700 / 28.132.000) sans tenir compte de l’équivalence chômage des emplois à temps partiel
- 22,04 % en 1996 (5.745.300 / 26.070.000) et 20,79 % en 2005 (5.848.500 / 28.132.000) en tenant compte de ce chômage partiel de fait. Un progrès bien faible en neuf ans et tout relatif, car si la population active continue d’augmenter, le rythme de cette augmentation s’est beaucoup ralenti au cours des dernières années. Reste à savoir la part prise par les chômeurs découragés, disparus des statistiques, dans cette diminution de la population active.Note : pour le BIT, il suffit d’avoir travaillé une heure dans la semaine pour ne pas être un chômeur.
Ne croyez pas pour autant à une situation réelle plus enviable dans les autres pays en Europe ou dans d’autres régions du monde. Bien souvent, un taux de chômage officiel autour de 5 %, même estampillé Ocde ou Eurostats, cache un taux effectif du chômage compris entre 10 et 20 %. Et bien souvent, la proportion d’emplois à temps partiel est plus importante qu’en France avec un nombre d’heures plus faible (Pays-Bas, Royaume-Uni ... ). Par exemple, une étude détaillée de la situation danoise montre un taux de chômage réel de 14,65 % en 2004, soit 2,52 fois le taux de chômage officiel de 6,38 %. Voir : Danemark et chômage : le modèle danois n’a aucun mérite
Sources : BMST de 1996 et de 2005 (Bulletin mensuel des statistiques du travail - Dares - Ministère du travail) Enquêtes emploi de 1996 et de 2005 - Informations Premières IP467 et IP1070 (INSEE)
BIT : Bureau international du travail INSEE : Institut de la statistique et des études économiques
Ce dossier est de 2006
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La mort est les taxes...
NZ
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Etant rmiste moi même, je me permet de laisser mon petit commentaire. Comme beaucoup avant moi l’ont relevés, il faut bien saisir la réalité du rmi pour la juger « confortable ».
Vous êtes au rmi ? Fini les sortis avec les amis pour boire un coup, fini les vacances l’été quand tout le monde est partit, fini le téléphone portable, les escapades en voiture (l’essence, c’est chère, quand ont en a une), oublié le chaufage dans l’appartement de 20m2 (13 degrés, c’est confortable non ?)... et j’en passe.
Certes, en faisant des choix, on peut se payer une ligne internet, et posséder un ordinateur, mais au dépend d’autres choses. (voir plus haut). Sans faire dans le misérabilisme, le rmi réduit la vie sociale, car on ne peut plus suivre. (manger un sandwich avec toi ? euh, non, avec 4 euros je me fais 4 repas chez moi).
Et pour être juste, non tous les rmiste ne sont pas alcooliques, inaptes au travail ou je ne sais quoi... On peut « se tenir » même avec très peu d’argent.
Et surtout, pour finir, si vous n’êtes pas contents, mettez vous au rmi vous aussi !
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le problème n’était pas le rmi c’est scandaleux mais plutôt pourquoi travailler au smic quand il y a le rmi ! les choses insupportables que vous nous citez existent aussi chez ceux qui travaillent ! c’est une question de pouvoir d’achat : quand des 1000 euros tu enlèves le transport (souvent en commun et oui l’essence c’est cher et la voiture...), les réductions pour le cinéma-bibliothèque-etc.. bref pour les loisirs, la cantine des gamins, certaines aides fiscales (taxe d’habitation), la garde des même gamins .... et bien à la fin je ne suis pas sûr qu’il reste beaucoup d’argent et en plus tu t’es tapé 35h de boulot souvent pénible... bref tout est relatif (combien de personnes ont refusé un emploi parce qu’avec la suppression des aides cela représentait que quelques euros de plus pour beaucoup plus d’emmerdes....)
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En tout cas vous conaissez mal le dossier. le Remi 373€ à peu pres 70€ de plus si on est Sdf. Pour le Rmi il faut voir une assistante social pour en bénéficier. Pour mon cas je dois remplir un formulaire est le rmi est soumis au bon vouloir d’une comission présidé par le Pdt du conseil géneral(je suis plus sur a 100%). Dans le dossier que je fais je dois fixer des objectifs et surtout sans allez prealablement à l’anpe remplir le PAP (plan action personnalisé) et m’engager à le respecter.
Le Rmi est accordé pour X mois et ensuite soumis à une nouvelle comission etc. Tous les 3 mois vous recevez un courrier de la Caf pour notifier vos gain d’argent. Si vous avez travaillez pendant les trois derniers mois vos gain seront prelever dans le prochain calcul. Admettons que vous ayez ne serait ce que travailler deux journées alors un calcul misterieux vous retirera presque l integrlité de ces gains.
C’est loin d’etre l’eldorado. Et d’experience on vit mieux au Smic qu’au Rmi ya meme pas photo.
Soit dit en passant je trouve ca normal l’encadrement des Rmistes, mais chacun ses priorités. Quand aux minables qui redigent ce type d article, serait ils que ceux qui les publient ?
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« Il s’agirait donc d’imposer aux RMistes des missions d’intérêt général ».
Excelente idée !
Mais quelles missions ? Et comment les imposer ? Qui pour les former ? Qui pour les encadrer, les gérer, etc.
Yakayfo a encore frappé !
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1. - Dire que toucher le RMI et bénéficier des avantages qui vont avec, c’est atteindre kif-kif le niveau de vie d’un smicard, voilà un raccourci pour le moins rapide (la mention de « la gratuité dans certains musées » est très moyennement convaincante : qui se soucie de culture quand il n’y a rien dans le frigo ?).
2. - Former les RMistes et leur demander de bosser n’a rien de choquant, mais pourquoi écrire que le « caractère automatique » du RMI « est injuste socialement » : tout le monde n’a pas le droit de bouffer, même très mal ?
3. - Placer un RMiste comme pion au collège ou, mieux encore, comme aide-soignant auprès des petits vieux, c’est faire assurer la prestation (sous menace de suspension de l’allocation) par des gens qu’on n’aura pas à payer. Bien joué, quand les gens qui s’occupent aujourd’hui de nos parents ou grands-parents touchent au moins le smic et font ce boulot pour ne pas être RMistes (j’en connais, et qui sont - accessoirement - diplômés des universités).
4. - Si la préoccupation majeure, derrière ce papier, c’est vraiment la justice, Guillaume pourra très légitimement se pencher sur les modalités du transfert du versement du RMI aux départements - et constater qu’on leur a refilé un mistigri infernal. Sûr qu’il y a là un sujet de dissertation tout-à-fait passionnant.
Bref, sans donner dans le crypto-marxisme, si on allait plutôt chercher le pognon là où il est ?
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@ POP9
« 4. - Si la préoccupation majeure, derrière ce papier, c’est vraiment la justice, Guillaume pourra très légitimement se pencher sur les modalités du transfert du versement du RMI aux départements - et constater qu’on leur a refilé un mistigri infernal. Sûr qu’il y a là un sujet de dissertation tout-à-fait passionnant. »
Sujet passionnant à explorer.
On pourrait voir comment on fait pour se débarrasser d’un problème en le transférant à la charge des élus locaux donc des contributions locales.
Par contre coup : les recettes fiscales de l’État ne financent plus ce poste budgétaire. On peut présenter des comptes toilettés, en période électorale, çà compte.
Les localités porteront le poids économique mais aussi politique des destructions massives d’emplois.
Si on ajoute les questions immobilières et de mixité sociale,celle de la péréquation, on a là un véritable cocktail explosif à terme.
la France destructurée. Bientôt, le thème des débats sera : « de la division de la France » ou le temps où les français ne formèrent plus une nation fraternelle et solidaire.
Etant Aquitain, je vous laisse Le Pen, Ségolène, Sarkozy et les autres.
Nous avons Juppé, Bayrou, Emmanuelli et Rousset. Ils sont assez posés et raisonnables pour faire de notre Aquitaine, un petit État dynamique et agréable à vivre. En contre partie, nous nous débrouillerons très bien de nos RMIstes.

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L’article a tout de même permis d’ouvrir le débat et d’éclairer ma lanterne sur un sujet que je connait très mal. Je pense par contre que l’auteur à mal choisi sa voie pour publier ce genre d’article...
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MA VIE
- J’ai bossé aux piéces en 1963
- J’ai fait 50h par semaine de 65 à 71
- 60h de 71 à 74
- en moyenne 10-11 h par jour de 74 à 2004j’ai changé 20 fois d’employeur (pas toujours de mon plein gré
- Je totalise en tout 3 mois de chomage car j’ai accepté, temporairement, des emplois qui ne me plaisaient pas pour ne pas être en chomage.
- J’ai terminé ingénieur-conseil et Maître de conférence associé avec mon BEPC aprés avoir été 15 ans directeur d’usine...MAINTENANT
Les causes du chomage :
- Les emplois industriels fondent grace à la mondialisation et aux délocalisations
- Un alcoolique n’a plus le droit au travail http://agoravox.fr/smileys/diable.png Il est dangereux pour lui même, pour ses camarades de travail et pour son employeur qui est responsable de ses éventuelles conneries.
- L’enseignement des disciplines techniques http://agoravox.fr/smileys/tire_la_langue.png est considéré comme trivial et déconseillé aux étudiants normalement doués. (la psychologie c’est tellement mieux et cela demande tellement moins de travail.
- Le technique de base CAP BEP est devenu la poubelle de l’éducation nationale. http://agoravox.fr/smileys/triste.png http://agoravox.fr/smileys/triste.png-
Assez de ces commentaires visant à associer alcoolisme et chômage ou RMI ...
Il y a sans doute autant d’alccoliques mondains dans la population active qu’en tant que chercheurs d’emploi.
Soit dit en passant pour les femmes en coup de déprime c’est plutôt le chocolat !
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« Un alcoolique n’a plus le droit au travail Il est dangereux pour lui même, pour ses camarades de travail et pour son employeur qui est responsable de ses éventuelles conneries. »
Je confirme : depuis environ 1975 le code du travail en renforçant la responsabilité des employeurs a rendu impossible l’emploi de ceux qui ne sont pas « dans la norme » Ce peuvent être aussi les drogués...
En fait le problème c’est la limitation du droit au travail
Pour ce qui est des alcooliques « mondains » ils ne risquent pas de ce blesser, ou de blesser un collégue, en se coinçant les doigts entre les touches de leur ordinateur. Ce sont toujours les plus défavorisés qui souffrent.
Mais les bobos s’en tapent
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Sous-texte : les chomeurs sont des feignants, feignants plus encore les RMistes qui ne cherchent même pas du boulôt, et vivent comme des pachas tandis que les autres bossent.
LOL
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Un systeme a la derive ? comment ne pas en etre persuadé etant donné les pietres performances economiques ainsi que les niveaux astronomique de prelevement.
Une reponse francaise ? il n’y en aura pas, etant donné que la conscience collective de cette formidable arnaque n’existe pas, et la culture du risque et de l’innovation non plus.
Une reponse individuelle ? partir. il n’y a pas que la france dans le monde.
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Bernard Dugué
23 novembre 2006 21:28
Contraindre un RMiste à exercer un service est contraire au droit du travail, et donc, cet article n’a pas lieu d’être
Le I de insertion doit être remplacé par le I de indemnisation
La société indemnise ceux à qui elle ne peut proposer de travail. Point barre !
Sur cette question, Christine Boutin a des idées bien plus avancée, sur le RME, revenu minimum d’existence.
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@ Bernard D.
Vous pouvez ajouter à Boutin, Bayrou, Les Verts et bien d’autres.
Nous en sommes en France à penser à
1/ revaloriser les revenus du travail car le marché domestique est le seul moteur viable de la croissance donc de la création de richesses. faut-il encore consommer « français ». Avec une pensée désindustrialisante dominante, on est loin de la bonne voie. En France, c’est la vision Stalinienne de l’industrie qui domine y compris les libéraux. Les nouvelles technologies, çà existe. Parfois, on aimerait être un peu japonais, coréen ou taïwanais. Le premier qui tiendrait le type de discours qu’on entend chez nous serait viré définitivement de tout poste à responsabilité.
2/ Développer un revenu d’existence autre que le RMI. Car c’est l’avenir. Plus de productivité, plus d’automates intelligents = moins de travail humain nécessaire. Nous sommes les premiers Etats à ressentir ce qui était parfaitement prévisible en cas de décollage économique : le début de la fin de la valeur « travail » comme centrale. Se définir par rapport au « travail » n’est pas l’avenir. C’est difficile a admettre, mais c’est un fait. Les industries que nous créerons seront plus productives que celles des XIXème et XXème siècles mais consommerons moins de valeur « travail humain ». Pour ceux que çà intéresse, le cas de Beneton en Italie est révélateur. Une fabrique efficace presque entièrement automatisée. Et çà marche bien.
Si on pense sérieusement à mettre en place un revenu existentiel, c’est qu’il y a des raisons profondes à celà.
Quant aux USA, des villes entières de l’ancienne Century Belt vivent sous perfusion. Elles vivent des allocations que les gouvernements (l’État local et l’État Fédéral) servent. Evidemment, personne ne va s’en vanter.
Cet article est fondé sur un tissu d’âneries pour ne pas dire plus grave encore.
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@ René Job
Bon commentaire avec un bemol quand à la productivité : Quand la productivité augmente réellement l’emploi s’améliore.
Mais il ne faut pas faire manger la productivité par la bureaucratie. C’est le vrai mal francais ( ces dernieres années j’ai vu calculer des temps en 1/100000 de seconde au lieu des braves 1/100 de minutes...
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@ Vieux
ça doit être un effet secondaire de l’usage des calculatrices...

hélas, quand la productivité monte, quand les innovations en produits et/ou en procédures interviennent efficacement sur la productivité : on supprime des emplois. On peut progressivement trouver des économies à faire.
Au XIXème siècle, le progrès était plein de promesses d’amélioration de la vie pour tous. Aujourd’hui, nous savons que l’informatisation généralisée conduit à accélérer les licenciements et les délocalisations. Nous travaillons tout simplement contre nous-mêmes.
Plus une boite est rentable, plus il y a de chance qu’elle soit vendue ou qu’elle se délocalise.
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Ta proposition peut sembler morale, mais elle est irréaliste d’un point de vue économique.
Alternative Libérale propose à la place du RMI, CAF... un revenu de liberté, universel, inconditionnel. Ainsi on est vraiment incité à chercher du travail, même à mi-temps, même peu payé au début, et on n’a pas de problèmes de fraudes et de bureaucratie. On ne se sent pas stigmatisé de la recevoir puisque même les millionaires la reçoive. On se sent incité à prendre des risques et à entreprendre, puisque même après avoir tout perdu, on peut reprendre pied et rebondir.
Maheureusement la gauche bloque cette idée de bon sens : pour elle il faut un emploie à vie par personne sinon rien. Snif.
http://www.edouard-fillias.fr/documents/des_portes_pour_la_liberte.htm
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Ce qui est intéressant dans cet article...
...ce n’est pas la proposition de « travail obligatoire », parfaitement inapplicable en fait et en droit (on ne vit pas dans un pénitencier à ciel ouvert, nous sommes encore un pays libre, rappelons le à l’occasion)
...ce n’est pas l’analyse gourmande du vrai-nombre-de-chômeurs : concédons à l’auteur qu’il est certainement très supérieur au chiffre officiel. Toutefois, on peut se demander où il est allé pêcher que les RMIstes ne sont pas inscrits à l’ANPE...
Ce qui est intéressant, c’est qu’il expose avec une candeur glaçante :
- la montée des jalousies nationales (« RMIstes = profiteurs, moi je bosse monsieur »)
- la conviction que les deniers publics sont purement et simplement dilapidés par notre « modèle social » sans contrepartie pour ceux qui en bénéficient (à l’autre bout de l’échelle sociale, on pourrait écrire des articles saignants sur les médecins libéraux à ce sujet - c’est un éxemple parmi d’autres...)
- un désir de contrainte autoritaire sur des catégories de personnes toutes mises dans le même sac (un jour les RMIstes, un autre les enseignants, un troisième les patrons, un quatrième les automobilistes etc...).
Bref, merci pour ce résumé du délitement de notre contrat social, merci pour ce pronostic limpide des hurlements électoraux à venir.
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Hum à voir le résultat du vote pour l’article, l’auteur a sérieusement faché quelqu’un :
Article intéressant ? 1193046523% (pour le non).
Ce n’est pas très étonnant.
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Merci à tous pour vos commentaires. Qu’ils soient constructifs, critiques, fondés ou simplement frivoles, ils prouvent une chose : il y a débat et le sujet demeure tabou...surtout pour ceux qui croient (toujours) mieux savoir que les autres. Aussi, je tiens à recentrer le débat. Mon propos n’est en aucun cas de m’en prendre aux plus « faibles » et de les affaiblir plus qu’ils ne le sont. Il s’agit de trouver une solution, de mettre à plat la situtation, sans tabous et sans langue de bois... Merci
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Mes commentaires ne prouvent en rien que le sujet soit tabou, ni qu’il y ait débat. Tu émets des opinions ,contraires aux miennes,donc j’interviens, je gardes la tranchée, en espérant que je ne serais pas seul, et pour que tu le saches.
Pour qu’il y ait débat, il faudrait que nous ayons le même langage, ce n’est pas le cas.
Là ou tu vois une largesse des collectivités, je vois moi un dû minimum, conséquence d’une escroquerie organisée avec l’aval de l’état.Tu voudrais que les rmistes « donnent » en échange du rmi.J’estime moi, que plusieurs ont déjà donné en amont, sans que celà leurs évitent le rmi.
En fait, j’ai été secrétaire dans une association de chômeur, et j’en ai vu beaucoup qui venait de se prendre le chômage sur le coin de la gueule, et je peux t’affirmer une chose, c’est que ce sont les gens comme toi, qui tiennent le même genre de discours quand ils travaillent, qui pleurent le plus quand ils n’ont plus rien. Ils se sente, floués, trahis, ils crient à l’injustice, honteux et confus quand ils comprennent les mécanismes de la société, et sa triste réalité.Certains sont prets pour faire Camerone, et ils retrouvent du boulot et il redeviennent aveugles.
Te proposer de vivre avec le rmi, en passant par les étapes qui y conduisent ne servirait à rien, car tu ne verras jamais que ce que tu veux bien voir.
Ce qui est certain, c’est que tu as ta vérité, et moi la mienne. Pour déterminer laquelle est la bonne, il faudrait une bataille et un vainqueur.
Et donc, on ne saura jamais tant que le rmi, et autres largesses si généreusement attribuées perdureront.
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Le Hérisson
24 novembre 2006 01:19
Il n’y a rien de tabou dans votre article. La question s’est posée au Parlement lors du vote du RMI en 1988. Ca fait tout de même 18 ans !!! Comme beaucoup, vous mélangez fluidité du marché du travail et emploi, ce qui n’est pas la même chose. Enfin, pour quelqu’un qui est en formation de « médiateur culturel », vous semblez manquer sérieusement de référence historique et de culture générale, ce qui me parait un comble. Je me permets de vous dire cela car j’ai moi même été travailleur culturel, directeur d’équipement, avant de changer d’orientation après une formatio à Paris IV. La moindre des choses pour un travailleur culturel, c’est de connaître l’histoire de l’émergence de la culture populaire, au sens noble du terme, ainsi que les mouvements idéologiques et philosophiques qui l’ont accompagnée. Mais visiblement, vos études ne vous donnent pas cette maturité là.
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Le commentaire de Darkfox est certes un peu sec, mais je ne trouve pas la note justifiée (-20 le 24 à 1h56). Il correspond aussi à une partie du problème. La sociologie du chômage (comme celle du RMI, qui relève de la même problématique) est extrêmement complexe. On trouve toutes les composantes de la population (sauf ceux qui sont nés coiffés évidemment) dans cette catégorie. Ramener tout à un problème de psychologie de B (= bazar, beauf, bistro) du style « tous des fainéants ! » est stupide et indécent. D’une manière générale, on doit exclure toute considération morale dans le problème, qui n’est qu’économique et social. Bien sûr qu’il y en a qui trouvent leur compte dans le RMI. Réprouver moralement ne sert à rien. Si des études sociologiques prouvent que cette attitude devient néfaste pour la collectivité (par son coût), il faudra aborder le problème d’un point de vue économique et social. Par exemple : attribution conditionnelle, travail d’intérêt collectif, mesures incitatives, que sais-je. J’approuve donc et l’article (malgré son titre un peu tape-à-l’oeil) et le commentaire de Darkfox, malgré son approche partielle et brutale.
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« on doit exclure toute considération morale dans le problème, qui n’est qu’économique et social »
ben si justemment parce qu’en arrière plan se pose la question de plus ou moins de solidarité : et ca c’est une question morale/politique
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@ OKRENIK
« D’une manière générale, on doit exclure toute considération morale dans le problème, qui n’est qu’économique et social. »
Voilà, tout est dit. C’est le travail patient de gens comme Comte-Sponville, Seillières et autres...qui nous ont conduit à ce genre de déclaration spontanée aperçu (mentalement) comme « normale ».
Les sciences sociales sont des usines à fabriquer des imbéciles heureux : en mal de reconnaissance scientifique, ils ont essayé d’objectiver leurs disciplines. Pour se faire, ils ont fait la chasse aux jugements de valeur afin de tout mathématiser. On présentait par là une imagerie de sciences « dures » : intellectuellement respectable.
Erreur gravissime.
Toute activité humaine est par nature, viscéralement « morale ». Etre « objectif » ne consiste pas à supprimer cette dimension mais à la reconnaître. Autrement, on ressemble à l’aveugle.
Vôtre énoncé n’aurait pas fait rougir un national-socialiste.
A partir de lui, on peut, dans « l’intérêt général » et, après « calculs » et « études », commencer à retraiter les produits sociaux humains improductifs. On commence par les mettre au travail (de force) puis face à l’évidence de leur faible productivité collective (mesurée et calculée « objectivement ») : on pensera que finalement la dépense n’en vaut pas qualitativement le prix (rapport qualité/prix du service rendu). Il faudra donc »se débarrasser" de ces gens indésirables. Les régimes totalitaires ont produit une grande activité scientifique pour étayer ces façons de voir et ainsi les légitimer aux yeux du grand nombre.
Le réveil fût dur.
Quelqu’un m’a attribué des points « Godwin » parce que je plaçais le national-socialisme et le fascisme au coeur du débat. Un autre pourrait dire que je suis un « troll ».
Je dirai hélas qu’avec ces contre-arguments profonds, on peux contrer qui que ce soit qui vous dit : « Attention. Feu Rouge. Danger imminent. »
L’aveugle est celui-là même qui ne reconnaît pas la nature profonde d’un discours.
Le discours de l’auteur est un discours typiquement néo-nazi. Je pense que lui même n’est pas néo-nazi. Mais ce qui est certain, c’est que ces idées ont progressé à un rythme affolant dans nôtre société. Au point, qu’on peut écrire un article et le publier sans apercevoir la trame profonde de ce genre de pensée.
Alors, je vous le dis encore une fois, attention « danger ». La pensée « technicienne » est sensible à ces sirènes.
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P*tain de leurs race à certains, ils se reconnaitront. J’ai été rmiste il y a encore 2 ans. Pourtant j’ai toujours fait ce que j’ai pu pour m’en sortir, des HLM je m’en suis echappé, du manque d’éducation familiale j’ai pris des cours du soir, passé un bac en candidat libre, puis l’université, et j’ai appris 4 langues ... mais voila
Il arrive dans la vie ou t’es un chat noir, et c’est la chute, profonde, celle qui rend anomique, les blessures se pansent avec l’alcool ... et rien n’y fait ... la famille ... les amis ... le noir.
Et puis vient la rencontre (oh pas amoureuse) celle qui te touche, cette main tendue quand les autres te condamnèrent et ce fameux rmi seule marque de différence qu’il te reste avec les sdf, sans cela tu iras grossir leurs rangs.
Alors oui au rmi oui aux mains tendues, et si vous pensez qu’avec cela j’ai pris un peu trop de votre caviar que vous aviez sur vos belles nappes, j’en suis désolé, je tacherai de plus le refaire ... dommage j’étais si bien dans cette période. Pas vous ?
A peluche
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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 08:00
à Guillaume Schmidt, l’auteur :
Si votre propos était vraiment de creuser des solutions, vous auriez étudié les pistes déjà explorées ces dernières années. Mais avez-vous pris le temps de les étudier pour résumer les débats qui agitent cette question ? Pourquoi ne parlez-vous pas des dipostifis qui ont déjà été tentés comme le RMA (revenu minimum d’activité) ?
Votre propos est hélas simpliste, partial, dans le ton d’un discours libéral culpabilisant employé par une certaine droite.
Je suis déçu de l’absence de vos commentaires qui auraient pu compléter, étayer ou adoucir votre analyse qui relève de l’improvisation totale dans un domaine que vous ne connaissez pas. Et toujours pas le moindre signe d’humilité décidément ! Et pas d’ouverture, de débat, puisque pour cela, il aurait fallu que vous ayez préparé sérieusement le sujet. Mais voilà...
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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 08:18
Toujours à l’auteur,
Je ne m’acharnerai pas sur vous...(mais il fallait que ce fut dit) Je ne doute pas que les commentaires foisonnants sous votre article vous conduiront à examiner cette question de manière plus neutre et approfondie et je suis sûr que vous prendrez le temps nécessaire pour la rédaction de votre prochain article et qu’il sera meilleur.
Il faut savoir prendre des risques -j’en prends aussi- mais il faut aussi savoir assurer ses arrières pour se préserver et pouvoir surtout argumenter dans le débat. à bientôt !

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« Votre propos est hélas simpliste, partial, dans le ton d’un discours libéral culpabilisant employé par une certaine droite. »
Je radote mais :
Le discours culpabilisant d’une certaine droite est ignoble. Mais en tant que libéral radical, je ne le partage pas, puisque je suis au contraire partisan d’étendre le RMI à tout le monde sans condition

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minijack
24 novembre 2006 08:06
Oui, c’est vrai, il y a trop peu de décalage entre le RMI et le SMIC, ce qui n’encourage pas le bénéficiaire du RMI à accepter n’importe quel boulot pour un SMIC trop bas. Sur le plan purement pécuniaire, il y perd plus qu’il n’y gagne tout en sacrifiant son temps et sa famille à un job sans intérêt social ou sans enrichissement professionnel.
Un emploi se réduit-il donc pour vous à un échange de temps contre de l’argent ? L’argent justifie-t-il tout ? Y compris le fait d’obliger quelqu’un à faire n’importe quoi sous prétexte que la société lui vient en aide ?
Mieux vaut faire son profit d’une période de RMI pour se remettre en question et se former à de nouveaux savoirs.
C’est pure démagogie que d’énoncer de telles certitudes, surtout quand on est encore « étudiant », et particulièrement dans le domaine « culturel »... La culture, bien qu’essentielle, n’étant pas « vitale », on pourrait tout aussi bien se demander à quoi vous servez, vous. Quand vous sortirez de votre statut estudiantin pour vous frotter aux réalités de la vie, on en reparlera !
Ah, au fait.. Les étudiants ne disposent-ils pas de bourses pour leur permettre de vivre en attendant d’être directement productifs pour la société ? Allez, hop ! les étudiants au boulot ! La France a besoin de bras pour balayer les ordures sur les trottoirs et ailleurs.
Vous auriez aussi pu vous interroger sur les causes qui font qu’un jour quelqu’un a besoin d’un RMI... Ce sont rarement les bénéficiaires qui sont à l’origine de cette nécessité mais bien souvent des dirigeants imbéciles qui avaient des avis péremptoires comme celui que vous affichez.
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Pauvre bougre, tous les étudiants bossent justement ! C’est aussi pour ça qu’il ya de l’échec à l’université Ils font aussi l’alternance pour avoir un revenu et se donner plus de chance plus tard, même si c’est moins « prestigieux » que des études classiques. Vous non plus vous ’navez jamais été étudiant.
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erreur, les formation de type bac +3 / +5 en alternances sont maintenant clairement mieux coté que leurs équivalents « classique ». voilou.
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Ah oui, et tout les étudiants ne bosse pas. ça dépent des filliaires, mais ça ne dépasse jamais 50 % ( sur une journée de travail par semaine en moyenne : caissier, videur, vigile ... ) L’echec important a la fac est du a ce que la plupart des étudiants ... ne branlent rien.
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@ l’auteur : je dois avoir un peu pres le meme age que toi. Ainsi que le meme niveau de formation, bien que dans un dommaine scientifique. ( donc pour résumer : un gamin ).
Et bééé, je trouve que t’y va pas avec le dos de la cuillère mon grand. Un brin présemptueux peut etre

Pour ma part, je préfére m’en remettre aux dicton : « on ne tond pas un oeuf ». Pense tu qu’il ya vraimment a gagner ( pécunièrement, puisque cela semble etre la préocupation ) a sucrer un pourcentage de des RMI ?
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Minijack :
Là encore, bravo pour cette synthèse.
L’humilité consisterait en effet à s’abstenir de parler de sujets dont on a aucune expérience, d’éviter de citer des sources dont on est pas sûr et de ne pas être péremptoire lorsque l’on est soit même pas à l’abri des critiques.
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@ Dop
évidemment que ça dépend des filières, c’est comme le chômage, et comme toute statistique. Ils ne travaillent pas à plein temps les étudiants justement parce qu’ils sont étudiants, sinon ils seraient salariés ! S’il y a de l’échec dans les facs, c’est aprce qu’ils foutent rien dis-tu, on pourrait dire la même chose de certains envers le monde du travail
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Sortez de votre bulle, ouvrez les yeux mon bon Guillaume Schmidt. Je vous cite : « L’augmentation du SMIC est simplement une manière de détourner le problème ». Les loyers sont de plus en plus élevés, les bailleurs demandent de plus en plus de garanties. Ces phrases tout le monde les à entendues, à moins d’être sourd ! Pourtant elles sont devenues banales. Si cela continue nous allons avoir des jeunes endettés pour des années rien que pour un dépôt de garanti, vous parlez d’un départ dans la vie...Avoir un simple toit est devenue une aventure incertaine et cela se rajoute à la précarité du travail. Il y a actuellement un silence assourdissant sur ce sujet. Les médias ne font que constater la hausse permanente des loyers, mais rien ne se passe, ni réaction politique ni mouvement de masse de type CPE et pourtant ce problème concerne tout le monde et représente une charge énorme dans le budget des familles. Un simple studio dans un foyer de jeunes travailleur se loue 450/500 Euros, il est devenu tout à fait courant de trouver un F3 à 800 Euros. Nous arrivons à des loyers pour un appartement banal qui atteignent la TOTALITE d’un SMIC net ! combien faudrat-il de salariés,(sous ce terme se sont avant tout des hommes, des femmes, des enfants, des familles) SDF pour que une reaction se produise ? est-vous vraiment sur que l’augmentation du SMIC est un faux probleme ?!
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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 10:15
« Et Rémy sans condition ça m’suffit », dit votre copine !

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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 11:16
Je m’empresse d’avertir que c’était juste un peu d’humour et de grivoiserie pour dérider un peu l’ambiance qui est très tendue sur ce sujet sérieux.

Bon allez ! je vais ajouter un commentaire constructif pour le fil, en bas du forum...
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Smic à 1400 euros net, cela existe deja dans certains pays, mais le cout de la vie est aussi beaucoup plus elevé qu’en France. Exemple : L’Islande.
Toute hausse de salaire de 2%, voir 5%, est automatiquement laminée par l’inflation. Car si on paye des salariés par ex 2% supplémentaires, il faut bien que qqn paye la note, et ce ne sera pas l’employeur, mais le client (vous).
Donc ce n’est pas une solution. Ce serait beaucoup plus « profitable » de libéraliser le marché du travail, retirer des taxes ou des contraintes administratives, encourager le travail indépendant... etc.
En Europe de l’Est, on assiste en ce moment à des hausses annuelles de prix comprises entre 15% et 30%. Vous croyez sérieusement que 100% des salariés en profitent, non. La vérité c’est que seulement 10% des salariés profiteraient d’une hausse générale des salaires ruinée par l’inflation.
Attention donc aux raccourcis. Le SMIC à 1400 euros net, ça ne veut rien dire si le pouvoir d’achat est le meme qu’à 950 euros.
De plus le RMI à été détourné de sa vocation, il faut revenir qu’il revienne à son role initial, c’est-à-dire une aide d’insertion limitée dans le temps. Sinon, qu’il soit supprimé, le problème sera réglé. C ’est aussi simple que ça.
Quel pays paye des adultes actifs (et sans handicap autre que financier) et capables d’enrichir notre pays, à ne rien faire ? C’est absurde.
Les communistes n’auraient jamais acceptés cette idée ridicule, puisqu’etre au chomage etait un crime en Union Sovietique.
Bon courage à tous.
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un boulot de merde n’est t’il pas avant tout un boulot abrutissant ?
sinon des boulots de merde, il y en a : flics, gendarmes, huissiers, percepteur...etc
A moins que ce soit des boulots de cons ?
J’ai lu plus haut, qu’en cas de crise les RMIstes serait en première ligne.
c’est une erreur, en cas de crise se serait les nouveaux proprios middle class qui passe 64 % de leur revenu brut annuel dans une baraque moche qui appartient au banquier pour 30 ans qui serait emmerdé.
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Je pense qu’il est plus que temps de s’occuper des érémistes. Nous avons franchement l’impression qu’ils sont stockés comme de la marchandise que l’on ne comptabilise plus. Pour avoir la paix, le gouvernement leur donne qq argent (prélevé sur l’argent du contribuable, donc sur ceux qui travaillent) mais comment veut-on qu’ils s’en sortent si on ne les oblige pas à travailler. Effectivement ils ont droit à beaucoup d’avantages (déplacements gratuits, aides diverses pour le réglement de leurs factures), alors que celui qui travaille au SMIC n’a droit à rien. Tout compte fait ce dernier n’arrive pas à faire ses fins de mois, ce n’est pas normal. La plupart des Rmistes sont jeunes. Je pense qu’ils seraient plus heureux de travailler à condition qu’on ne les laisse pas sur le bord de la route, qu’on les accompagne vraiment jusqu’à la réussite. La société toute entière serait elle aussi plus heureuse. Car,je suis mère de famille, et cela me fend le coeur de voir ces jeunes vivre ainsi, abandonnés par leur famille souvent et que la société s’est tellement habituée à eux qu’elle ne les voit plus. Mais ce sont des humains qui gisent dans nos rues.
Il faut les sortir de là, et vite !!!!!!!!
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eh ben je comprends pourquoi j’ai abandonné le deug médiation culturelle a paris 3 !!!! bravo pour cet article trés « national socialiste », ça c’est des idées de jeune ouaiiiiiis !!

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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 11:26
Un sondage paru sur le site www.fnars.org et sur le site www.csa-fr.com portant sur 500 personnes de 18 ans et plus hébergées en centres d’hébergement : Seulement 9 % comptent sur l’aide de l’Etat pour s’en sortir. A 66 % elles disent compter sur elles-mêmes. Elles se disent désireuses de transformer la société à 30%.
Ce qui veut dire que l’esprit d’assistanat n’est pas aussi répandu qu’on veut le bien faire croire et qu’un fort désir d’accès à la citoyenneté existe chez ces SDF. Il faut accompagner ce mouvement positif au plus tôt et ne pas laisser les situations se dégrader afin d’éviter la chute dans la clochardise et le désespoir complet qui sont des points de non retour pour les chances d’insertion et qui alimentent la suspicion du « tous fainéants ».
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Les 66% qui comptent sur eux-mêmes n’ont peut-etre plus confiance dans l’Etat pour les aider. De même qu’il est plus facile de trouver un travail par soi-même que en passant par l’anpe.
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La Taverne des Poètes
24 novembre 2006 12:06
à Yann :
Votre remarque est vraie mais un pourcentage plus important, qu’en 1997, de ces personnes disent faire confiance aux travailleurs sociaux.
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donc, d’après cet article, il deviendrait « normal » de faire travailler des personnes pour la moitié d’un smic, sans sécurité d’emploi, comme ’bouche-trou’, se retrouvant un jour à s’occuper de personnes âgées, le lendemain plombier afin de combler une pénurie, et le sur-lendemain en formation de tourneur-fraiseur parce qu’il faut lui trouver une occupation. ne pensez vous pas que les situations précaires soient suffisament pénible à vivre sans qu’on vous prenne en plus pour un jambon ? certe, le smic est à un niveau inacceptablemnt faible, ne permettant pas de vivre décemment, et vouant les travailleurs smicards à une précarité non-dite, mais ce n’est en aucune manière une raison pour rendre ’esclaves’ les personnes dans une précarité plus extrême encore : les failles d’un système (la rémunération minimale de survie sans contrepartie, les niveaux ridicules des grilles salariales) doivent elles conduire une classe de précaire à maudire une autre classe encore plus pauvre plutot que de revendiquer une augmentation générale du niveau de vie.
Milton Friedman, dont tant de politiques américains et internationaux ont déplorés la mort récente, fait partie de ces personnes qui ont contribué à faire accepter qu’un minima de chômeurs de 5 à 8% permettait de maintenir une mainmise de l’économique sur le social. C’est cette vision de la société, un pouvoir économique dominant largement le pouvoir politique ou l’équilibre humaniste social, qui une fois transposé en France à conduit à cette situation illogique : un travailleur ’de base’ gagne moins ou autant qu’un chômeur ’Assedic’, et a un niveau de égal ou inférieur à celui qui vit des minima-sociaux ; un artisan ou un patron de PME peut parfois vivre avec un revenu inférieur à celui de ses employés... Pour le service après-ventes, contactez l’ENA...
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Si votre commentaire vise à rappeler le caractère injuste de la paie des travailleurs précaires, alors oui je suis d’accord, dans le sens ou on devrait réhausser ces salaires. Si le but est de souligner la proximité de pouvoir d’achat entre un Rmiste et un Smicard et de ce fait, supprimer le RMI ou le réduire, alors non, je ne suis pas d’accord.
Le grave problème depuis quelques décennies est le fait que la valeur du capital-financier à pris le dessus sur le capital-travail. Avec 4-5 années d’expériences et un capital de 100k €, on a plus de chance de mieux gagner sa vie en tant que rentier/actionnaire (si on sait réaliser les bons choix), comparé à un salarié sans qualification (et sans réelles possibilités d’en avoir) qui travaillera durant 40 ans, 45h par semaines...dans un « slavery job » (appelation qui risque de se répandre malheureusement). Cherchez l’erreur.
Si on veut rétablir un semblant de cohérence dans le monde du travail et le modèle économique actuel qui lui est rattaché, il serait bon de s’intéresser de très très près à l’actionnariat et le bien fondé du système boursier actuel (qui ne remplit plus du tout son role initial soit dit en passant).
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Je réagissais au commentaire du 23 novembre 2006 à 21H14 (sans pseudo), par mégarde j’ai cliqué sur le mauvais bouton, désolé. D’ailleurs, bien que hors-sujet (mille excuses), il serait peut-être utile de dôter Agoravox d’un vrai forum php non ?
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il y a plus de 3ans, je me suis autorisé d’écrire à la présidence de la république sur le sujet en arguant que comme « tout travail mérite salaire », pourquoi « n’aurait-on pas tout revenu doit être le fruit d’un travail ». je n’avais alors reçu qu’un courrier de courtoisie de remerciement.
à la lecture des réactions, une chose semble redondante : il est tout aussi difficile de « vivre » d’un RMI assorti des autres aides que d’un « Smic » assorti des frais de transport pour aller travailler (et oui, il faut s’éloigner de plus en plus de chez soi pour trouver l’emploi).
par contre, pourquoi le Rmiste serait il dispenser de travailler de l’ordre de 16h par semaine pour des travaux d’intérêt général ou social dans son quartier. notre population va vieillir et pourquoi dépenser encore plus alors que ces personnes sont disponibles et à proximité. quoi de mieux que le travail pour se réinsérer dans la vie active et donner l’envie de travailler plus encore ? ceci aurait aussi l’avantage de diminuer le travail au noir au profit des artisans et donc l’emploi !
et on pourrait faire des millions d’économie en prévention plutôt qu’en rustines... je pense à la préservation des forêts (justement celles qui brûlent car mal entretenues et dans lesquelles les pompiers y laissent leur peau), je pense à l’entretien des espaces, au tri et au recyclage des dêchets, à l’animation d’association de revalorisation (friperies, resto du coeur, banque alimentaire....)
quand à l’argument : il va falloir dépenser de l’argent pour les encadrer ! 1- ce serait considérer qu’un Rmiste est plus idiot qu’un autre... 2- comment certains sont ils suffisamment malins pour trouver du travail au noir et pas assez pour tenir un rateau... 3- payer 1 encadrant pour 10 travailleurs Rmistes coûtera toujours moins cher que payer 11 travailleurs ! (beh oui, la différence, cest justement le coût du Rmi)
j’entends aussi ceux qui lancent « le smic à 1500 euros, le Rmi à 1000 euros et les ingénieurs à 4500 euros ». il faudrait expliquer à ces gens-là qu’effectivement, c’était possible il y a 50ans, en période de reconstruction et où il y avait plus de travail que de travailleurs à tel point que nombre de nos parents ont abandonné leurs études et que sur 30 enfants en primaires, seuls 2 ou 3 atteignaient le bac ! mais aujourd’hui, c’est la guerre des côuts de revient et c’est directement lié au niveau des salaires et des charges . une solution pour préserver les emplois, c’est durement réprimandé les groupes qui délocalisent hors de France voire d’UE alors qu’ils réalisent des profits conséquents (personne ne s’y attaque, pas m^me jospin n’a osé le faire pendant la cohabitation) et mieux jauger nos subventions (nombre de sociétés ont délocalisé alors qu’elles avaient été subventionnées pour créer des emplois dans l’hexagone.si l’état, les régions,nous subventionnons une société, nous devenons en qqsorte partenaire financier et à ce titre devrions avoir un droit de regard sur les delocalisations...tiens, on n’entend plus parler de l’affaire Hewlett Packard).
quand aux salaires des ingénieurs en milieu de carrière, il suffit de consulter les courbes des salaires et les offres de l’apec pour s’apercevoir que 4500euros est plus qu’optimiste (en tout cas, moi, j’aimerais bien mais après 10ans de carrière en tant qu’ingénieur sorti de Grandes Ecoles, je regrette de ne pas avoir choisi de m’être orienté vers l’artisanat ! )
moralité : patience... je suis convaincu que dans moins d’une génération avec la disparition des énergies fossiles, il va falloir réinventer notre façon de vivre. les entreprises ne pourront plus se permettre de « balader » leur production à travers le monde du fait des coûts de transport. les salariés ne pourront plus faire des distances effarantes pour travailler. les usines se rapprocheront des salariés et des consommateurs. les pays « bas coût » d’aujourd’hui se seront alignés aux critères de leurs voisins mieux lotis. les délocalisations cesseront d’elles-m^mes. notre génération (de parents trentenaires) va revaloriser l’apprentissage des métiers, plutôt que 90% de réussite au bac et continuer de mettre en avant la qualité de vie plutôt que gagner encore plus (ce qui ressemble plus à la génération de nos parents, ces fameux soixante-huitards devenus Bobo) et la bulle capitaliste pourrait bien s’effondrer (des centaines d’ENRON vont faire exploser cette bulle) et ainsi ramener la vraie valeur de l’activité d’une entreprise à sa VA et non plus sa capacité à faire des dividendes financiers (complètement virtuels au demeurant)
j’ai une petite fille de près de 4ans et c’est tout le bonheur que je lui souhaite : revenir à de vraies valeurs de « liberté, égalité, fraternité »
bien à vous, arnaud
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@ Cher Arnaud
« (...) en tout cas, moi, j’aimerais bien mais après 10ans de carrière en tant qu’ingénieur sorti de Grandes Ecoles, je regrette de ne pas avoir choisi de m’être orienté vers l’artisanat ! ) »
Quand cette situation aura changée, votre discours changera aussi.
Il n’est jamais trop tard pour vous faire « artisan ». Dans votre cas, çà doit être possible sauf si vous avez contracté x charges à vie dont il faut assurer le paiement des termes. Mais, çà c’est votre problème.
Il serait bon que les gens comme vous, qui n’ont pas d’expérience personnelle suffisante s’abstiennent.
L’expérience, on peut l’avoir de plusieurs manières : soit on vit la situation soi-même, soit on vit avec des gens qui la vivent, soit on va vers ces gens et on les écoute sans préjugé(s).
Votre discours a dû faire rire à l’Elysée. Vous avez exactement le discours tenu dans dans les années 1989-1990.
Comme beaucoup de gens en situation de travail, vous êtes pensés par la « peur ». Ce qu’il faut, c’est la conjurer. Et vous attendez des politiques qu’ils prennent des mesures pour remettre les gens au travail alors qu’en réalité nous assistons à un changement de société où l’individu va devoir ré-inventé sa vie hors le rapport à la production. Il sera un agent de consommation mais pas forcément un agent de production à l’ancienne.
Il y aura toujours des gens définis par leur travail, leur fonction mais çà ne sera plus la règle générale.
Il n’y aura pas de cérémonie pour repousser le spectre du RMI.
Combien fallait-il d’agriculteurs au XIXème siècle pour péniblement nourrir la population et combien aujourd’hui ?
Nous sommes passés d’une société où 85% des français au début du XIXème siècle étaient des agriculteurs à une situation où 2-4% suffisent pour nourrir sans disette sans famine 3 fois l’effectif total de la population du début du XIXème siècle. Sans compter nos exportations vers d’autres régions et donc vers d’autres peuples.
Il en est de même pour toutes les formes de travail non créatives.
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Tout à fait en accord avec toi.
Encore faudrait-il que la France pour ne pas se trouver dépourvue décide d’anticiper ce changement de mode d’existence et de valeurs et investisse massivement et rapidement dans l’innovation en matière de -même si le terme est opportuniste et ne fait que perpetuer un mode consommatoire entropique- de « développement durable » et plûtôt de décroissance soutenable.
Il est clair que rémunérer les profits du capital plus que ceux du travail est une ineptie qui creuse les inégalités sociales.
Milton Friedman a été le conseiller de Bush fils et la politique systématisée de reduction d’impots- qui ne profitent qu’aux plus nantis- a fait disparaitre la middle-class américaine .
Les mêmes causes produisant les mêmes effets , c’est ce qui se passe en France : Les précaires d’une part et les cadres supérieurs qui déplorent de ne gagner « que » 3050€ mensuels net d’autre part -cf source forum « Cadremploi »-.
Les uns estimant à juste titre être exploités et traités en esclaves et les autres trouvant scandaleux d’être si peu payés eu égard à leur niveau d’études - ce qui ne veut plus rien dire- et à leur statut et compétences et en plus de « payer » pour ceux qui n’ont pas de travail.
Mettre ainsi deux France dans des conditions sociales si divergentes et dans l’incapacité de dialoguer va mener à un clash. Il existe déjà des ghetos de riches et des ghetos de pauvres comme en Amérique latine , cette discrimination ne fait que commencer.
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en réponse à Mr Job
votre pensée est tt à fait intéressante mais vous semblez oublier qu’il y a des gens sensés de tous bords et que la vérité n’est pas vôtre, aussi en reprenant vos propos :
non, Les « ingénieurs », les « professions libérales », les « commerçants », « les cadres supérieurs en tout genre » ne se croient pas tous milliardaires et non, Ils ne sacrifient pas les autres à leurs délires..." c’est tout simplement injurieux et ce genre de pensée ne fait qu’attiser le feu.
Par ailleurs si je fais référence à promulguer l’apprentissage des métiers plutôt que le bac-impasse pour 90% des étudiants, c’est justement une possibilité pour contourner la désindustrialisation en France, inciter l’envie d’entreprendre (ce sont les TPE qui embauchent, pas les grandes entreprises). c’est bien d’être cultivé mais c’est pas mal d’avoir un métier et de gagner son indépendance (parce que cest vrai, les patrons abusent aujourd’hui de la situation de l’emploi).
Mais ce qui manque par dessus tout dans votre raisonnement vertueux : « si jsuis plus riche, jconsomme plus, et puis jpeux être payé plus cher », cest que la France ne vit pas en autarcie...
au fait, jsuis fils d’ouvrier, ptit fils de mineurs, originaire d’un des départements où le taux de chômage et de rmiste est le plus élevé (et mon taux d’endettement est celui plafonné par ma banque soit de l’ordre de 40%)
A chacun sa façon de voir les choses, arnaud
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« c’est tout simplement injurieux et ce genre de pensée ne fait qu’attiser le feu. »
Je suis navré Arnaud. Je connais bien ces milieux sociaux. Sortis des repas mondains où on y dit des choses « correctes », ils délirent. Ils y sont d’ailleurs quotidiennement invités par l’atmosphère culturelle de leur propre environnement. Seules des minorités de ces groupes sociaux sont réellement au fait de la situation. Tout simplement par le biais de leurs métiers ou bien d’une situation personnelle gravissime. Un médecin qui a les huissiers dans son cabinet devant la clientèle, çà arrive. Pendant qu’un autre sélectionne sa clientèle en refusant de soigner des RMIstes.
Ce que je dis n’a rien d’injurieux. Hélas, un système politique pour fonctionner doit reposer sur des groupes sociaux qui adhèrent à ou aux imaginaires que véhicules le dit système. La plupart des membres des catégories sus-énoncées ne veulent pas fréquentées de RMIstes. Et quand dans les familles, il y en a, ces personnes sont souvent l’objet de reproches sourds car elles incarnent une forme de l’échec social.
Tout cela n’est que croyances. C’est d’ailleurs tout le problème puisqu’aucun changement ne peut être opéré sans la prise de conscience collective que nos chômeurs, que nos pauvres sont le résultat manifeste de choix égoïstes. Seuls quelques uns en profitent. Ce qui est « injurieux » voire pire, c’est d’en arriver à culpabiliser les victimes et de tenir des discours qui conduisent à terme : à leur élimination quasi-physique. Ce n’est plus une « injure », c’est un crime.
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« si je fais référence à promulguer l’apprentissage des métiers plutôt que le bac-impasse pour 90% des étudiants »
Il existe environ (selon les années) dans notre système 37 Baccalauréats différents. Je vous rappelle que la filière Générale n’est pas unique. Nous avons les filières technologiques et Professionnelles. Les élèves de ces dernières filières trouvent généralement de l’emploi. Malheureusement pour eux, ils connaissent les contrats précaires et /ou l’absence de toute perspective professionnelle.
On sait très bien aujourd’hui que ce qui compte réellement, une fois un diplôme en poche, ce sont les relations sociales et le patrimoine familial. J’ajouterai un zeste de chance. Les bons élèves doivent ramer plus que les autres pour s’en sortir, s’ils sont seuls. Et personne ne leur donne l’argent pour créer leur entreprise. Ils doivent travailler et espérer un coup de chance (une opportunité). Ils n’ont pas le droit à l’erreur. Donc notre système n’est pas si mauvais que çà. Ce qu’il ne peut pas offrir en vérité, ce sont des données sociales qui relèvent des situations familiales. C’est pour l’instant la vraie limite de l’efficacité de notre école.
Ensuite il y a un dernier point fondamental et rarement abordé : les formations initiales donnent les moyens aux personnes de se construire et de commencer dans la vie. Elles ne sont pas des fins en soi. Dans une société ouverte, qui ne pratique pas le régime des castes, les études indiquent une certaine capacité de concentration et de mobilisation de soi, rien d’autre. A partir de là, on vous recrute et vous apprenez sur le tas (au début). Vous vous adaptez, puis vous pouvez suivre des formations professionnelles pour compléter et développer votre expérience. Tant qu’on demandera aux gens d’entrer dans des emplois avec la science infuse a priori, nous connaîtrons l’échec économique et l’échec social. Car l’idée de l’homme ou de la femme que nous avons est vraiment archaïque (et statique). Le fond de l’activité économique française n’est pas de générer de la valeur, de la richesse mais de reconduire des états sociaux initiaux. Voilà pourquoi, l’Etat doit être interventionniste. Car autrement nous aurions une belle société à castes. Quand l’Etat devient lui aussi une usine à castes, tout est fichu.
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« inciter l’envie d’entreprendre (ce sont les TPE qui embauchent, pas les grandes entreprises). »
Travailler pour soi, en compte propre, est toujours mieux que travailler pour autrui. C’est comme çà qu’on peut s’enrichir véritablement, si c’est un objectif de vie. Mais vous l’aurez compris quand on n’a pas de capital initial, les perspectives sont très vite limitées. L’horizon est bouché.
Et ce n’est pas en alternant des périodes d’emploi et de non emploi qu’on peut économiser vraiment pour monter sa petite boite. Il faut aussi faire l’apprentissage de la gestion. Puis de la maîtrise de la croissance éventuelle de l’affaire. Enfin quand vous voyez les facturations des experts-comptables, de l’URSSAF, des banques et tout le reste...vous pouvez très vite vous demandez pour qui ou pourquoi vous travaillez.
Les TPE n’ont tout simplement ni les niveaux d’activités ni les moyens ni le temps d’embaucher. Ce sont des affaires familiales et personnelles avant tout chose. On doit pouvoir revendre le fond de commerce rapidement en cas de modification de l’environnement immédiat. Les CDI ne garantissent pas du chômage. Certes ces structures sont souples mais elles sont aussi très fragiles. C’est ne pas connaître le réel que d’attendre d’elles qu’elles règlent le problème du chômage français.
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« c’est bien d’être cultivé mais c’est pas mal d’avoir un métier et de gagner son indépendance (parce que cest vrai, les patrons abusent aujourd’hui de la situation de l’emploi). »
Les deux, c’est bien aussi. Et le dernier point est un fait. Je suis d’accord.
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« Mais ce qui manque par dessus tout dans votre raisonnement vertueux : « si jsuis plus riche, jconsomme plus, et puis jpeux être payé plus cher », cest que la France ne vit pas en autarcie... »
Le sens de cette phrase n’est pas très clair. Ce que je vous dis Arnaud, c’est que quand on est dans une certaine situation, on y contracte des habitudes de vie qui sont aussi des habitudes de penser. Ne vivant pas l’expérience de l’autre, votre sympathie ou votre empathie, ne changera pas le fait que ce soir le RMIste continuera à souffrir. Il ou elle ne mangera pas ce qui lui ferait plaisir comme nous autres. Certains n’ont même pas de toit. Il ne suffit pas de dire qu’on comprends. De dire « y-a-ka » ? Ces gens sont nos concitoyens et ils souffrent. Nous ne parlons pas d’un pays d’Afrique.
Faut-il que ce soit un Coluche qui réveille les consciences béates ? Oui, nous ne sommes pas seuls dans le monde. Et vous devriez regarder les bons exemples. Il y en a. Notamment au Nord de l’Europe. Ils ne sont pas parfaits. Et regardez toujours en direction des Chinois ou des Etasuniens, c’est regardez la misère, et tendre vers. Vous n’êtes qu’un salarié. Pas un milliardaire. C’est çà que je m’efforce de vous faire passer comme message. Vous vivez de vôtre travail pas d’une rente boursière ou immobilière qui tombe régulièrement à terme(s) et qui vous rapporte autant que ce que vous gagnez actuellement en travaillant. Ce que je reproche aux cadres et autres, c’est de valider et reconduire une situation qui ne correspond pas à leurs intérêts vitaux profonds. Ils s’assoient à côté du grand dirigeant et croient qu’ils peuvent être comme lui. Regardez le pédigré de Seillières. Et dites moi si vous avez la moindre chance « d’être comme lui ». Lisez sa biographie. Nous sommes en France pas aux USA. Il n’y a pas de mythe de l’enrichissement personnel en France. La seule période économique où on a pu émerger, en venant des couches de la population les plus modestes, était celle des fameuses trente glorieuses. C’est la raison vraie du regret général. On avait alors des chances de mobilité sociale stable.
Puisque vous parlez de l’étranger, savez-vous que les gens comme vous sont comparés directement avec les ingénieurs indiens ou chinois. Qu’on évalue le nombre formé chaque année dans tel ou tel pays ? Avec l’intention affichée de faire monter le niveau en Inde ou en Chine. Ce qui n’est pas difficile. Ils sont tellement nombreux que la production annuelle d’ingénieurs de toutes sortes ce compte pour l’Inde en centaines de milliers. Pensez-vous que c’est un hasard si on transfère nos savoirs et technologies de pointe vers ces pays ? Ce que je dis, c’est que nul n’est à l’abris.
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« au fait, jsuis fils d’ouvrier, ptit fils de mineurs, originaire d’un des départements où le taux de chômage et de rmiste est le plus élevé (et mon taux d’endettement est celui plafonné par ma banque soit de l’ordre de 40%) »
Et bien je suis très content que vous ayez réussi votre progression sociale, Arnaud. C’est le signe que notre pays n’est pas totalement converti au régime des castes. Mais si vous prenez les statistiques concernant les origines sociales des cadres supérieurs en France, vous verrez que vous faites partie d’une minorité. Elles sont disponibles sur le Net. En ce qui concerne le taux d’endettement. Je conseillerai à tous d’avoir un taux quasi-nul. C’est difficile mais c’est mieux. Si quelque chose change brutalement, on a le temps de voir venir. On vit moins à crédit. Ce n’est pas bon pour l’économie, globalement, mais de toute manière les incertitudes pesant sur l’emploi sont telles que c’est le seul moyen de directement faire comprendre que ce n’est pas en licenciant qu’on créé la confiance générale nécessaire au cycle des affaires.
Amicalement Arnaud.
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@rené job
taux d’endettement quasi nul = pas possible s’il n’y a pas de patrimoine familial (immobilier pour se loger et financier pour un moyen de locomotion)
et donc ce conseil ne peut s’appliquer aux plus démunis à moins de rester à la merci de la hausse irréfrénée des loyers jusqu’à sa mort et ne pas avoir la volonté d’aller au travail (beaucoup d’entreprises ne sont pas desservis par les transports en commun)
par contre, là où je vous rejoins : - l’endettement mal maitrisé des foyers est un véritable cancer et la mesure fiscale permettant la déduction des intérets des prêts à la conso (prêts consentis avec une facilité irresponsable par les banques) est une gangrène supplémentaire. Ceci pour donner l’impression d’exister en consommant. - les aides sociales sont aussi une manière de museler les plus nécessiteux. s’il n’y avait rien, la révolte serait bien plus violente et impossible à contrôler.
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Bonjour Arnaud,
Le problème de l’endettement est assez grave. Pour les plus démunis notamment les RMIstes, il leur est très facile d’y arriver. S’ils ont un logement, la CAF aide significativement à payer le loyer. Par contre, s’ils n’ont pas de logement, étant donné leur niveau de revenu et de cautionnement, obtenir un appartement est un tour de force.
Reste le cas des gens qui alternent dans les petits contrats précaires. C’est eux qui posent le plus gros problème en terme d’endettement car ils naviguent en permanence d’une situation à l’autre. Du coup, ils connaissent une instabilité psychologique : tantôt ils peuvent avoir l’illusion d’être des salariés comme les autres (car ils les fréquentent régulièrement), tantôt ils se retrouvent proche du RMIste lambda. Du coup, il leur est très difficile de gérer leur budget de manière rationnelle, c’est-à-dire en accord avec leur réalité économique. Ils prennent des crédits à la consommation cumulativement avec un découvert bancaire (comportements normaux dans notre société et encouragés). Lors des changements périodiques de situation, ils n’arrivent plus à faire face. Si un événement négatif se produit, c’est la chute. Les banques ne font pas de cadeau.
C’est pourquoi tous les RMIstes et les contractuels précaires se plaignent de ne pas vivre ou « d’être assignés à résidence ». Une fois toutes les charges payées, il ne reste rien.
Se convertir à la logique du « no crédit », c’est aussi renoncer aux invitations de la société de consommation, c’est aussi philosophiquement se libérer des formes ordinaires de l’aliénation. Ce que je dis vaut pour toute personne qui travaille (et qui vit des revenus du travail) quelque soit son niveau de revenu(s). La chute est un risque majeur de nos sociétés. Elle a pour effet le déclassement social qui implique lui-même de désapprendre certaines habitudes pour en apprendre de nouvelles plus adaptées à la nouvelle situation.
L’ascenseur social ne fonctionne plus. Et les opportunités économiques restent l’apanage de petits groupes sociaux. Une bonne idée avec les capacités mais sans les moyens a peu de chance de se réaliser. Vous verrez les autres, pas plus bêtes, la mettre en oeuvre, c’est tout.
Notre société est devenue profondément injuste. Mais je crois que çà c’est fait avec le consentement d’une majorité de gens. Je crois aussi que c’est çà que certains d’entre nous ont du mal à admettre.
Nous ne sommes pas dans une société de la confiance mais de la défiance. L’indice de cela : l’apparition d’un baromètre pour savoir quel est le moral à la consommation des cadres en France. Dans une société qui fonctionne bien, pas besoin d’un tel instrument de mesure.
Les sociétés prospèrent sont des sociétés de confiance. Le crédit y est un fait quotidien normal. Les conditions portent sur les capacités individuelles à générer de la valeur, pas sur l’existence ou la non existence d’un patrimoine intéressant. La valeur est a créé. Elle est devant pas derrière. Le prêteur prend un vrai risque. En France, les prêteurs ne prennent aucun risque, ils veulent des garanties et des cautions...voire des cautions de cautions. Tout un monde, ancien...
A bientôt.

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Revenu Minimun d’Inactivité serait plus approprié !
J’en bénéficie aujourd’hui ! Celà me permet de ne pas me lever à 5h du matin pour chercher du boulot ! C’est très démotivant !
J’ai de la chance de profiter du giron familial, je considère celà comme de l’argent de poche, mais est-ce vraiment une solution ? Je ne le crois pas !

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Début de la médiation culturelle
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Nous assistons à un changement de paradigme sociétal.
Le Travail comme fait social total qui détermine nos existences n’est plus un fait social Total.
Ce qui signifie que le travail comme avant le XVIIème siècle n’est plus ce qui détermine et défini une vie d’homme ou de femme. Le travail reste une activité nécessaire au quotidien mais pas forcément avec le sens actuel : c’est un travail auto-réalisant et valorisant. Pas un travail économique, utilitaire...alimentaire.
Les RMIstes sont les premières victimes de ce changement culturel. Et évidemment, les politiques comme la plupart des citoyens s’accrochent désespérément au passé en voulant remettre au centre la « valeur travail ». C’est voué à l’échec.
Ce qui est inadmissible, c’est l’incapacité de nos dirigeants à parler « vrai » en la matière aux peuples. Et leur incapacité à expliquer qu’il faut réorganiser complètement nos sociétés.
Le travail n’est pas une fin en soi, il est un moyen.
Pour s’instruire un peu sur le sujet : lire Dominique Méda « Le Travail une valeur en voie de disparition ». Ce texte est une excellente ouverture au sujet.
Ensuite, les RMIstes bénéficient du RMI et d’une aide au logement (quand ils en ont un). L’ensemble des revenus distribués est directement réinjecté dans notre économie. Il n’en est pas de même des aides qui sont allouées aux entreprises.
Je reprends aussi le raisonnement de notre ami « économiste » en ajoutant que le SMIC est déjà à 1500€. Il faut lire vos feuilles de paie. Quand je dis qu’il faut réorganiser complètement la société, ce n’est pas gratuit. L’analyse de votre feuille de paie vous l’indique aussi. Un salaire, ce n’est pas que le « Net », c’est aussi les charges sur le « Brut » déduites de votre salaire et celles ajoutées au « Brut » payées par votre employeur. Votre salaire pour l’employeur, c’est le total de tout cela. Un SMIC coûte 1500€, grosso modo, à l’employeur.
Lorsque pour des raisons d’embauches, on dispense les employeurs de régler les charges dites « patronales », on affaiblit le financement des comptes sociaux. Ce résultat est certain alors que l’embauche ou le maintien de l’emploi sont des résultats incertains.
Au sujet des 35H, outre le fait que les autres pays de la CE sont déjà passés à moins pour certains, il faut bien comprendre que les effets économiques recherchés sont les suivants :
1/ Maintien du salaire donc du pouvoir d’achat ;
2/ Flexibilité du temps de travail qui permet de mieux redistribuer ce temps. C’est-à-dire d’avoir une organisation du travail adaptée à son activité. On mobilise plus de personnel au moment des pics et moins au moment des creux. D’où résulte une amélioration nette de la productivité. On travaille plus intelligemment.
3/ Si on est mal organisé ou qu’il n’est pas rentable de créer un nouveau poste, on pratiquera les heures sup. Celles-ci correspondent alors à une augmentation réelle de l’activité (donc du CA). Il est normal que çà se traduise pour le salarié par une paye améliorée. Il n’est pas actionnaire. Il ne sera pas rétribué sur les bénéfices après impôts sous la forme de dividendes. De toute manière si l’entreprise est vendue, il n’y aura aucune part. Les résultats des heures supplémentaires profitent normalement et directement au(x) propriétaire(s) de l’affaire.
Des heures supplémentaires, c’est un pouvoir d’achat augmenté. Donc une amélioration de la demande.
4/ En redéfinissant le temps de travail, on augmente éventuellement le besoin en temps de travail. Ce qui signifie qu’il peut y avoir intérêt à créer de nouveaux postes.
5/ Des gens plus disponibles, peuvent s’occuper de bien d’autres choses délaissées : eux-mêmes, leur famille (les enfants, les conjoints, parents, amis, autres). Çà se traduit aussi par une augmentation de la demande. Il n’est pas rare que des gens disponibles et solvables consomment plus. Le retour est bon pour les entreprises. Augmentation de la demande globale quantitativement mais aussi qualitativement par le besoin en nouveaux produits.
6/ Le défaut du système est qu’il fonctionne bien pour les grande entreprises et progressivement mal pour les petites. Les petits patrons n’arrivent pas forcément à dégager le temps et les liquidités nécessaires à la création d’un emploi.
D’une manière générale, cette mesure est bonne, exceptés les faits suivants : la mondialisation, la volonté de servir du 15% et + en dividendes aux actionnaires, La désindustrialisation, le manque de dominance dans les économies de divertissement... Toutes raisons qui font que le dispositif ne fonctionne pas comme il le devrait.
Mais comme je le dis d’habitude, on ne peut pas être adepte d’une doctrine et mettre en oeuvre des politiques contraires. On ne peut pas faire une politique néo-keynésienne et en même temps être néo-libéral.
En résumé, le chômage et le RMI, sont les résultats de l’absurdité qui règne en maître dans les esprits de nos dirigeants. C’est le résultat des contradictions mentales de nos dirigeants. Et pas du tout le résultat de phénomènes économiques soi-disant objectifs. Je crois que ce point est fondamental. Si tout le monde comprend çà, alors nous aurons la possibilité de changer.
Pour que les 35H soient efficaces, il faudrait une politique économique plus prudente, plus mesurée et surtout plus contrôlée.
Le propre de la pensée libérale est de consommer (et consumer) complètement la société qui la vue naître Le dernier moment d’une politique libérale sur le plan social est la guerre civile. Car en bout de chemin, il y a quelques riches qui contrôlent tout, possèdent tout (y compris les gens) et de l’autre la multitude qui est dépouillée complètement de toute forme de liberté.
Ce n’est pas un discours incantatoire de quelqu’un de gauche. C’est le résultat normal d’une pensée libérale poussée jusque dans ces conséquences les plus lointaines.
Le libéralisme est fondé sur une psychologie atomiste. Seul l’individu compte. Et le support moral de cette pensée n’est rien d’autre que la doctrine de l’égoïsme transformée en doctrine de l’intérêt. Marx, c’est le retournement de cette pensée. Les deux sont comme A et nonA. Indissociables et stériles. Si on n’aime pas la violence (bien sûr). Nos RMIstes sont des « victimes ». Ils sont en souffrance et ils paient le prix des contradictions de tous. Le renoncement à l’enrichissement individuel illimité devrait être éducativement imposé. Çà n’empêchera pas de vivre très confortablement quand même. D’avoir une belle voiture, une maison, etc.
Nos économies à l’heure actuelle fonctionnent comme des loteries.
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Fin de la médiation culturelle improvisée.
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oui ok on va me dire que c’est abusé d’employer « national socialiste », d’accord ! mais qu’est ce que le racisme (en dehors de l’aspect racial) sinon la jalousie sociale ? et qu’est ce que cet aricle vehicule t’il sinon cette jalousie sociale ? (on donne gratuitement à l’autre, alors que moi je dois travailler pour obtenir le même somme ohlala po bien, salauds de pauvres !) certes il y a des détournements de l’aide etc... comme il ya des détournements de bien sociaux chez les grands patrons etc... l’auteur semble tellement épris de justice et d’équité sociale ; l’article pourrait parler des devoirs des patrons qui percoivent des aides en s’installant en zone franche mais qui pour autant n’embauchent personne de ces quartiers...bizarement il n’en parle pas
je voudrais surtout dire que je travaille dans un chrs (centre d’hébergement et de réinsertion sociale)et que croyez moi pour bon nombre de personnes le rmi constitue la seule et unique et ultime relation à notre societé (qui d’ailleurs leur demande de consommer pour pouvoir encore être considérés), il suffit de voir comme ils attendent avec anxieté le 5 du mois, ne dormant pas de la nuit parfois pour être sur de retirer l’argent... pourtant et contrairement à votre idéologie égoiste, sachez que je n’ai jamais vu autant d’entraide que chez ces personnes en grande précarité. percevoir le rmi : facile selon vous ? et aller au delà du 15 du mois avec ? encore plus facile ? ces personnes souhaiteraient sincèrement trouver du travail.. je peux en témoigner.. vous ne le savez peut être pas encore mais chercher un emploi represente un veritable investissement, financier mais également moral voire physique.. alors ne montrez pas du doigt ceux qui ont besoin d’apprendre ou ré-apprendre tout ce parcours je vous souhaite de ne jamais connaître les blessures de vie qui font qu’on tombe dans la population des « assistés » comme vous diriez. cet article est honteux, à vomir comme bon nombre d’arguments frileux, egoistes, conservateurs que je peux lire sur ce site celà renvoie à une idéologie (plutôt de droite) qui fait peur : le chacun pour sa gueule et le mot partage connait pas bref une mentalité de gamin pourri gaté de 5 ans que nous avons tous connu dans les cours d’école vous trouverez toujours un lecteur du figaro qui connait un cousin qui a un voisin dont le beau frere à un fils qui perçoit le rmi alors qu’il est nouri logé et qu’il ne lui sert en définitive que pour son argent de poche... soyons serieux quel pourcentage celà représente t’il ? on sent bien que ce sont eux que vous fustigez, à l’age des découvertes de la vie, vous aurez sans doute entendu ce discours lors d’un repas de famille, ce bon vieil oncle pro ump semi fn sans doute ? (oui carricature mais les idees se rejoignent quand même)et vous aurez sans doute voulu le rapporter ici convaincu de la pertinence du propos reflechissez.... ceci est tres blessant pour ceux qui vivent avec 433,06 € par mois quand il n’ont plus droit a rien...
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mon pauvre guillaume...tu es plein de certitudes , a mon avis , tu as tout a fait le profil pour etre rmiste d ici quelques années... , vu l activité que tu as choisi, il me semble que artiste et rmiste vont souvent de paire....critiques pas trop mon guillaume , tu sais pas ce que la vie te reserve....
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Vous avez oublié l’importance du travail au noir qui est bien souvent autorisé et cautionné par l’Etat, mine de rien ...Et oui, comme ça les rmistes peuvent consommer plus et qui dit consommation, dit TVA, impôts et tutti quanti ...
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Effectivement l’Etat ferme les yeux.
Il faudrait beaucoup plus d’inspecteurs du travail, et diviser par dix la la taille du code du travail, et des impôts baissés et simplifiés sur le travail, et pour cela rationaliser les dépenses publics, sans complexe, à la façon dont l’on fait les sociaux-démocrates dans les pays scandinaves.
Mais c’est un tabou en france...
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Mais contrairement à ce que tu pense, le RMI n’est pas plus immoral que le serait l’absence de RMI. Je te souhaite de te reveiller dans la peau d’un autre pour réaliser que ton discours est profondément injuste.
Pour l’anécdote, quand j’étais RMIste je me disais : puisque du travail, il n’y en a pas pour tout le monde, je me sacrifie pour d’autres qui en ont plus besoin que moi. Quand j’ai enfin essayé de m’en sortir, j’ai commencé à avoir des problèmes. C’est ce qui vraiment immoral avec le RMI : il n’aide pas les gens à vraiment s’en sortir.
Pour éviter que le RMI soit une trappe à pauvreté, il existe une solution simple et réaliste, même si elle peut sembler absurde au premier abord, soutenu par Christine Boutin, François Bayrou, Gérard Fillias, Yves Cochet, une partie du mouvement alter-mondialiste, et bien d’autres encore : le revenu d’existence universel et inconditionnel, ou en anglais « Basic Income ».
Extrait :
Le Revenu d’Existence : gène du changement Juin 99, Par Yoland BRESSON
« Tandis que chaque année nous sommes collectivement plus riches, le nombre d’exclus ne cesse de s’accroître. Gangrenées par cette infection généralisée, nos sociétés parent au plus urgent, elles multiplient les conditions d’accès à l’assistance, comme un bricolage social dont la complexité bureaucratique nous aurait fait perdre le sens de l’humain. Nous ne cessons de » rafistoler « , comme si nous ne savions plus penser et créer du neuf à l’instar de nos prédécesseurs osant introduire des innovations sociales et fiscales majeures tels que, l’impôt progressif, la sécurité sociale, la TVA...., alors même que nous sommes engagés dans une mutation exceptionnellement profonde et rapide de nos modes de production. »
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Encore un article sur ces salauts de pauvres...
Pfff,le revenu de citoyenneté sera dure à mettre en place !
Il y a des gens qui sont cassés par la vie, et vos jugements de valeur par le travail n’exprime que votre sadisme de petit bourgeois gaté. Le RMI est le dernier recours de maman abandonnées par leur maris et qui n’ont plus que ça pour elever leur momes, vous voulez les faire bossser pour cette obole misereuse...le jour ou ça finira par péter, nous ne serons certainement pas du meme coté.
Mais a force d’idée retrograde dans ce genre là, je crois que ce moment est bien pret d’arriver.
A bientot donc...
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dans la cotation des commentaires je suis plus que surpris de voir afficher des notes fantaisistes ; exemple : je trouve un commentaire constructif : oui je clicque ; donc résultat attendu : 1 point en plus ou un point négatif en moins. Erreur : s’affiche : parfois 5 points dans le bons sens ; mais aussi 7 points dans le sesn inverse à celui logique attendu. Explication ?
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Mais contrairement à ce que tu pense, le RMI n’est pas plus immoral que le serait l’absence de RMI. Je te souhaite de te reveiller dans la peau d’un autre pour réaliser que ton discours est profondément injuste.
Pour l’anécdote, quand j’étais RMIste je me disais : puisque du travail, il n’y en a pas pour tout le monde, je me sacrifie pour d’autres qui en ont plus besoin que moi. Quand j’ai enfin essayé de m’en sortir, j’ai commencé à avoir des problèmes. C’est ce qui vraiment immoral avec le RMI : il n’aide pas les gens à vraiment s’en sortir.
Pour éviter que le RMI soit une trappe à pauvreté, il existe une solution simple et réaliste, même si elle peut sembler absurde au premier abord, soutenu par Christine Boutin, François Bayrou, Gérard Fillias, Yves Cochet, une partie du mouvement alter-mondialiste, et bien d’autres encore : le revenu d’existence universel et inconditionnel, ou en anglais « Basic Income ».
Extrait :
Le Revenu d’Existence : gène du changement Juin 99, Par Yoland BRESSON
« Tandis que chaque année nous sommes collectivement plus riches, le nombre d’exclus ne cesse de s’accroître. Gangrenées par cette infection généralisée, nos sociétés parent au plus urgent, elles multiplient les conditions d’accès à l’assistance, comme un bricolage social dont la complexité bureaucratique nous aurait fait perdre le sens de l’humain. Nous ne cessons de » rafistoler « , comme si nous ne savions plus penser et créer du neuf à l’instar de nos prédécesseurs osant introduire des innovations sociales et fiscales majeures tels que, l’impôt progressif, la sécurité sociale, la TVA...., alors même que nous sommes engagés dans une mutation exceptionnellement profonde et rapide de nos modes de production. »
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Mais contrairement à ce que tu pense, le RMI n’est pas plus immoral que le serait l’absence de RMI. Je te souhaite de te reveiller dans la peau d’un autre pour réaliser que ton discours est profondément injuste.
Pour l’anécdote, quand j’étais RMIste je me disais : puisque du travail, il n’y en a pas pour tout le monde, je me sacrifie pour d’autres qui en ont plus besoin que moi. Quand j’ai enfin essayé de m’en sortir, j’ai commencé à avoir des problèmes. C’est ce qui vraiment immoral avec le RMI : il n’aide pas les gens à vraiment s’en sortir.
Pour éviter que le RMI soit une trappe à pauvreté, il existe une solution simple et réaliste, même si elle peut sembler absurde au premier abord, soutenu par Christine Boutin, François Bayrou, Gérard Fillias, Yves Cochet, une partie du mouvement alter-mondialiste, et bien d’autres encore : le revenu d’existence universel et inconditionnel, ou en anglais « Basic Income ».
Extrait :
Le Revenu d’Existence : gène du changement Juin 99, Par Yoland BRESSON
« Tandis que chaque année nous sommes collectivement plus riches, le nombre d’exclus ne cesse de s’accroître. Gangrenées par cette infection généralisée, nos sociétés parent au plus urgent, elles multiplient les conditions d’accès à l’assistance, comme un bricolage social dont la complexité bureaucratique nous aurait fait perdre le sens de l’humain. Nous ne cessons de » rafistoler « , comme si nous ne savions plus penser et créer du neuf à l’instar de nos prédécesseurs osant introduire des innovations sociales et fiscales majeures tels que, l’impôt progressif, la sécurité sociale, la TVA...., alors même que nous sommes engagés dans une mutation exceptionnellement profonde et rapide de nos modes de production. »

en fait je la connais !! et le jardinier municipal devient quoi ? ouvrier spécialisé ?




