jeudi 20 août - par politzer

Le système socialiste chinois à l’épreuve : le marxisme à l’oeuvre

 

Le système socialiste chinois à l’épreuve

Quand les rapports sociaux favorisent l'expansion des forces productives

 

1. L’Occident pratique le tout marché La Chine le bride

L’Europe débat pour savoir si l’État doit intervenir. Les États-Unis débattent pour savoir si le marché doit tout contrôler. La Chine, elle, ne débat pas : elle choisit ce qui fonctionne.

C’est ça, le socialisme à caractéristiques chinoises :

  • pas dogmatique
  • pas idéologique
  • pas figé
  • pragmatique
  • expérimental
  • orienté résultats
  • capable de corriger ses erreurs en temps réel

Pendant que l’Occident se demande “quelle doctrine appliquer”, la Chine se demande “quelle solution marche”.

C’est la dialectique appliquée.

2. Le système chinois permet ce que les démocraties libérales ne peuvent plus faire

L’Occident est prisonnier de ses rapports de classes.

La Chine est libre de ses objectifs : progrès pour tous

Dans un système :

  • où les cycles électoraux bloquent les projets à long terme,
  • où chaque décision doit passer par 40 comités,
  • où des groupes soit-disant écolos peuvent arrêter une centrale, un pont, un laboratoire,
  • où les ONG clientélistes peuvent bloquer une infrastructure stratégique,
  • où les entreprises dictent la politique énergétique,

il est impossible de construire :

  • 40 000 km de TGV
  • des réacteurs au thorium
  • des gigafactories d’hydrogène
  • des ports automatisés
  • des villes nouvelles
  • des chaînes logistiques intégrées
  • des puces avancées sous sanctions

La Chine, elle, peut.

Non pas parce qu’elle est “autoritaire”, mais parce qu’elle a un système ( un parti de 100 millions de membres) qui décide, planifie, corrige, exécute.

C’est ça, le socialisme à caractéristiques chinoises.

3. Les puces : la preuve ultime de la dialectique chinoise

On disait :

“Sans ASML, la Chine ne pourra jamais descendre sous 14 nm.”

Résultat ?

  • 7 nm produits localement
  • 5 nm à présent voire 2 nanos en test
  • DUV poussé au-delà de ses limites théoriques
  • architectures alternatives (RISC‑V, chiplets, 3D stacking)
  • optimisation logicielle pour compenser le hardware
  • matériaux nouveaux
  • lithographie hybride maison

La Chine n’a pas seulement rattrapé. Elle a inventé une autre manière de fabriquer des puces.

C’est exactement la dialectique :

  • tu pars d’un handicap,
  • tu contournes,
  • tu innoves,
  • tu transformes la contrainte en avantage.

Pendant que l’Occident répète ses dogmes, la Chine réinvente la méthode.

4. Le nucléaire propre : l’Occident joue encore à la peur

Les centrales chinoises sans déchets illustrent parfaitement la bascule.

La Chine construit des réacteurs :

  • qui brûlent leurs propres déchets
  • qui utilisent du thorium
  • qui ne peuvent pas fondre
  • qui produisent 1000 fois moins de résidus
  • qui se construisent en 3 ans, pas en 20

Pendant ce temps, l’Occident ferme des centrales pour “acheter le vote des obscurantistes écolo_bobos”.

La Chine avance. L’Occident s’excuse.

5. Le “pétrole vert” : la bombe géopolitique

La Chine invente et maîtrise :

  • l’hydrogène bon marché
  • les carburants synthétiques
  • les biocarburants avancés
  • le recyclage du CO₂
  • le nucléaire propre pour alimenter tout ça

Alors elle devient :

Le premier pays de l’histoire totalement indépendant énergétiquement.

Et surtout : elle peut exporter de l’énergie propre comme l’Arabie Saoudite exportait du pétrole.

C’est la fin du monde tel qu’on le connaît.

6. Pourquoi l’Occident a perdu par forfait

Parce qu’il a renoncé à :
produire pour le bien être populaire

  •  vision à long terme
  •  risque industriel
  •  souveraineté technologique
  •  vitesse d’exécution
  •  cohérence stratégique

La Chine n’a pas gagné parce qu’elle est “meilleure”. Elle a gagné un consensus national parce que les autres jouent perso pour les privilèges d’une minorité et fracturent la société. .

Et parce qu’elle a un système dialectique, pragmatique, non dogmatique, capable de faire ce que les autres ne peuvent plus faire.

7. Conclusion : la Chine n’avance pas malgré son système.

Elle avance grâce à son système.

Et l’Occident ne perd pas malgré le sien. Il perd à cause du sien.

 



27 réactions


  • Durand Durand 20 août 12:32

    Excellent !…

    Plus de détails :

    https://lvsl.fr/le-siecle-du-reve-chinois/

    ..


  • perlseb 20 août 19:06

    Même si le capitalisme est une catastrophe, la Chine ne doit pas sa réussite au marxisme, ni en bridant le marché.

    Mais leur élite est beaucoup moins corrompue que la notre. Il y a une vraie décentralisation et même si notre presse parle de dictature concernant la Chine, on voit bien que notre constitution permet de laisser un traître détesté et sans scrupule avec tous les pouvoirs, ce que De Gaulle, élitiste comme tous ceux qui sont bien nés, n’avait pas imaginé en concevant la 5ème république : un homme fort, ça marche s’il n’est pas corrompu et s’il a un certain honneur. Dans le cas de Macron, donner tous les pouvoirs à un traître, c’est la ruine complète du pays.

    Donc les Chinois sont dans leurs trente glorieuses, avec des idées cohérentes, des plans quinquennaux comme on en avait à l’époque et qu’on a mis aux oubliettes pour satisfaire ... ceux qui s’en sortent très bien aujourd’hui et qui ne voudraient pas revenir en arrière. Si l’état s’efface et laisse faire le « marché » (la main invisible), et si ceux qui s’en sortent le mieux ont tout ce qu’ils veulent, alors la condition du peuple n’a aucune importance tant qu’on sait le mater, et plus encore si l’IA le rend inutile.


    • mmbbb 22 août 15:53

      @perlseb

      Voir l expose de Sapir et Raveau . Deux économistes qui sont plus dans l analyse economique que dans la polemique politique et idéologique . In fine les dirigeants chinois ont appliqué ce que nous faisions , des plans quinquennaux pour les grands projets et une forte protection , droits de douanes et obligation à l acces aux brevets lorsqu un usine s installe . Et l économiste Sapir relate que l Angleterre au XIX siecle - pays liberal par nature , interdisait aux ouvriers qualifies de quitter leur pays , Une protection du savoir faire alors que ce pays etait en expansion economique en déployant son industrie . De surcroit , comme l affirme Alain Aspect , la Chine mise sur la science le progres , à l inverse de nous . Quant a l enseignement même thématique , elle est privilégiée alors que nous acceptons l enseignement des délires a savoir le genre , le wokisme . L auteur est un marxisme , il est atteint de cécité et ne voit que par l oeillère idéologique , Le grand bon en avant , c est Deng Xiao Ping qui en fut l initiateur , Il alla non pas a Science Po , écouter les palabres de nos universitaires mais a Singapour , Singapour qui avait déjà adopté une politique de redressement efficace . il appliqua de facto la « NEP » chinoise , libéra l economie mais maintient le régime autoritaire .

      La riposte sanglante a la révolte de Ten iamen en est la preuve . A BAUER , est un peu rapide en affirmant que nous aurions pu aider la Chine a recouvrer la démocratie, L ouverture à l occident avait eu ses limites , Les dirigeants chinois sont des pragmatiques et ils ont une vision , une longue vision . Et ils ont lus toutes les théories économiques , Et le libre échange débridé , nous est désormais fatal , L Europe , une organisation a la « soviétique » dont la propagande doit faire admettre la pertinence de cette politique décideé par la Commission . Une Europe qui a dérivé et quii n est pas démocratique . Et moralité de l histoire chinoise , ce sont les ouvriers chinois qui furent sacrifiés , Sacrifies sous MAO dans ses délires idéolgiques et sacrifiés dans la premiere décennie 1980 1990 lorsqu ils s échinèrent a redresser leur pays au prix de conditions de travail les plus dures les plus contraignantes , l auteur est un imbécile ,


    • @mmbbb

      Ici une analyse intéressante sur le sujet d’un bon turbo gauchiste

      https://www.youtube.com/watch?v=dSGqIKQ0HE4

      Mais au moins pour une fois un bien moins abruti que la moyenne des autres ..

      Ou il exprimes des vérités , le truc c’est sa méthode étatique pour en sortir c’est la ou il à tout faux (sa vision dichotomique aussi)

      on vois ce que cela donne .. la Chine ou son excroissance à son apogée la Corée du nord en passant par le Venezuela en intermédiaire (avec 1/3 de la population qui fuis le pays) , ou la Grèce de Tsipras..etc .. inutile de commenter +

      En plus si l’on réfléchis retrospectivement la Chine à fini se perdre aussi dans son marché financier et sa bulle immobilière p ex , enfin bref ...


    • mmbbb 23 août 09:09

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      Video intéressante L auteur i il cite la crise 2008 , aurait pu signaler la spéculation INTERNET .

      La valeur boursiere s est effondrée .

      La situation est désormais différente puisque la Chine est le seul pays a pouvoir etre un contrepoids .

      Les US peuvent encore jouir de ce systeme tant que le dollar est une valeur d ’echange et de réserve , Lorsque lorsque le bloc asiatique aura une monnaie d echange commune, le dollar ne vaudra rien puisque le dollar actuel c est de la planche à billet .

      Les ricains procedent ainsi voir le coût rédhibitoire du développement de l avion F 35 , Avion qui présente pres de 800 défauts selon un rapport parlementaire americain .

      Et les pays européens l achète ainsi que la Suisse ! ce qui prouve le niveau de vassalité de cette Europe .

      Quant a la Chine a quelque chose malheur est bon , depuis que Trump a vote l embargo sur les puces, le gouvernement chinois a investit durablement dans la technologie a savoir , gravure des puces a 7 nanometres ( ce que le gouverenement americains n avait pas prevu ) et la creation de leur propre machine a graver .

      A terme, ils auront le même niveau de gravure et de technologie .

      Ce qui prouve que la Chine a une excellente assise technologique


    • @mmbbb

      Pour information c’est avant cette mandature de D Trump que l’embargo sur les puces vs la Chine avais eu lieu

      Regardez voir avec J Biden ici

      cf Joe Biden a publié de nouvelles limites à la vente de semi-conducteurs destinés à l’intelligence artificielle à la Chine et à d’autres pays rivaux des États-Unis.

      https://www.01net.com/actualites/guerre-des-semi-conducteurs-joe-biden-porte-un-dernier-coup-a-la-chine.html

      Cela fais tresss longtemps (avant la 1ere mandature de D Trump certainement sous Obamma et peut etre avant que ces restrictions existent

      pour la suite de votre post je suis d’accord avec vous

      Ah oui et la spéculation existe aussi en Chine dans la vidéo ils oublient de le dire , je vous ai donné l’exemple avec la bulle immobilière en Chine ou cela à représenté des sommes stratosphériques plaçant leur banque centrale en difficultés


  • Com une outre 21 août 09:26

    La Chine est la preuve par neuf qu’une société est incapable de se réguler seule par les marchés, sans cadre fixé par un état dirigiste qui fixe les buts à atteindre et les conditions pour y arriver. N’en déplaise aux @Armelle et autres @SpartacusLequidam. Chez nous, l’Etat ne fixe ni buts, ni conditions, il se contente de subir, tout en nous vampirisant pour payer la note de l’aspiration de l’argent public vers le privé.


    • perlseb 21 août 14:19

      @Com une outre

      Oui, nos trente glorieuses, c’était une économie mixte avec un grand nombre d’entreprises publiques. Les économistes de pacotille n’arrêtent pas de dire que les entreprises publiques ne sont pas rentables par rapport à celles du privé, mais ils omettent de dire que c’est la meilleure solution pour faire travailler ceux que les entreprises privées n’ont pas voulu : un chômage nul avec une production par salarié légèrement inférieure est préférable à du chômage avec une production par travailleur supérieure, car cette production est bien inférieure par tête si on inclut les chômeurs qui en plus, ne se contentent pas toujours de recevoir bien sagement une indemnité misérable (drogue, prostitution, vol, etc...).

      Mais bon, sans l’exclusion de certains, on n’obtiendrait pas autant de soumission : mal être au travail généralisé dans notre société, là où, avec le plein emploi, les employeurs ne doivent pas se foutre de la gueule de leurs salariés s’ils veulent les conserver.


  • Gollum Gollum 22 août 15:59

    — -> Et parce qu’elle a un système dialectique, pragmatique, non dogmatique, capable de faire ce que les autres ne peuvent plus faire.

    Voui m’enfin la dialectique chinoise n’est pas une dialectique marxiste traditionnelle bipolaire, mais une dialectique plutôt taoïste quadripolaire, et c’est ce qui explique la dite souplesse chinoise, souplesse qui est un acquis culturel de plusieurs millénaires, et qui n’a rien à voir avec Marx.. mais tout avec la Chine.


    • @Gollum

      « Voui m’enfin la dialectique chinoise n’est pas une dialectique marxiste traditionnelle bipolaire, mais une dialectique plutôt taoïste quadripolaire, et c’est ce qui explique la dite souplesse chinoise, souplesse qui est un acquis culturel de plusieurs millénaires, et qui n’a rien à voir avec Marx.. mais tout avec la Chine. »

      Wouii avec une immense faucille et un marteau en rouge dans leur salle de congrès immense ou en plein centre ou l’on ne vois que cela ...

      la ou Xi fais tous ses discours smiley smiley

      Çà dois être une nouvelle guirlande de noël géante j’suppose smiley smiley


    • @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      « ..., et c’est ce qui explique la dite souplesse chinoise »

      C’est du second degrés ? smiley c’est pas possible autrement smiley

      Comme le confinement et le crédit social qui plaisais tellement à notre pays aussi (sigh)


    • Gollum Gollum 22 août 16:58

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      P’tain t’as ENCORE rien compris ! smiley

      Retourne te coucher.


    • @Gollum

      Je quopte tes posts mais j’comrends pas c’est balaize ^^

      Tu veut faire concurence à ton ami p1000 smiley smiley


    • @Gollum

      On est sur un article de geopolitique et de choix économiques et de stratégies qui en resultent et c’est toi qui viens y placer ton taoisme totalement hs pour venir expliquer enfin masquer que c’est pas le PC qui fixe actuellement la politique et la facon d’agir et donc de penser d’une très grande majorité du pays et la souplesse et la liberté de choix en chine j’suis mdr

      t’as hontes de rien toi au moins smiley

      La prochaine pub c’est pour la Corée du nord et les joies de ses libertés fondamentales avec Kim Jung un et sa petite princesse smiley smiley


    • Gollum Gollum 23 août 08:47

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      ...............


  • Luniterre Luniterre 23 août 09:54

    Est-ce que la question est d’être « pour » ou « contre », ou de chercher à comprendre ?

    L’auteur est capable de faire dans la nuance, au vu de quelques uns de ses autres articles, mais ici il fait dans le bilan « apologétique », en ne signalant méthodiquement que les aspects positifs, même s’il resterait à en vérifier la réalité telle quelle, et le résultat est une sorte d’ » hagiographie » qui passe plus ou moins au vu de la position effectivement de plus en plus dominante de la Chine dans bien des domaines, même si pas encore totalement dans le rapport de forces militaire avec les USA, bien que ça avance au mieux grâce aux conneries, le mot n’est pas ici usurpé, de Trump, repassé à nouveau complètement sous la coupe de l’Etat profond, à laquelle il n’avait donc « échappé » guère plus que que le temps illusoire d’une « bonne » campagne électorale...

    Une autre problématique de l’auteur est qu’il se veut et se proclame « marxiste » et pense pouvoir utiliser la position « dominante » de la Chine pour justifier ses prétentions idéologiques : une « stratégie » bien davantage fondée sur la duplicité que la dialectique, mais où il peut néanmoins rester un fond de sincérité éventuelle si l’on tient compte que l’humain moyen se rattache « spontanément » à tout ce qui peut le conforter dans ses préjugés, et notamment et surtout, sur le plan idéologique.

    Soit un point incontestablement commun entre l’auteur et le PCC, qui s’est appuyé dès sa fondation sur les subsides fournies par l’URSS pour « soutenir » sa lutte tout en cuisinant séparément son propre « melting-pot » idéologique à vocation essentiellement nationaliste, saupoudré d’un zest des restes des vielles luttes paysannes nationalistes « communautaires » plus que communistes des générations précédentes.

    Le maoïsme étant le résidu idéologique de ce « brassage », éventuellement nécessaire à la lutte de libération nationale, mais tout à fait insuffisant pour même simplement démarrer une économie un tant soit peu endogène, comme l’histoire tragique du GBA et de la GRCP, deux moutures du même « brassage », l’ont malheureusement largement démontré.

    La « force » ou plutôt la « ruse » de Deng Xiaoping ne résidait pas dans son « idéologie », mais dans son pragmatisme extrême qui le poussait à « prostituer » son propre prolétariat au profit de la rentabilisation des capitaux US investis en Chine dès 1972.

    La « ruse » c’est d’avoir réussi à force de « complaisance » de rendre ces même capitaux « dépendants », au sens d’une dépendance toxique, au moment précis ou s’amorçait, à l’époque de la guerre US au Vietnam, une première phase significative d’affaiblissement de l’Empire US .

    Progressivement, mais assez vite, en réalité, c’est le cas où le nain qui soutient le pied du géant boiteux devient en réalité son maître sans que celui-ci ne s’en aperçoive.

    Néanmoins le géant US avait conservé une certaine réactivité et capacité d’adaptation et le « match » entre le géant boiteux et le nain perché sur ses nouvelles échasses industrielles et financières est désormais plus ou moins « équilibré » au sens où le géant reste encore en partie essentielle le fournisseur du bois « financier » des échasses...

    Donc ici, ce n’est pas « Et Dieu, dans tout ça ??? », mais plutôt « Et Marx, dans tout ça... ??? ».

    L’histoire, ici, prouve précisément le côté dialectique de la pensée de Marx : d’un côté plutôt humaniste, il espérait que la société industrielle apporte la prospérité générale et le progrès social, une fois « répartis » les bienfaits de cette production nouvelle. De l’autre il faisait l’analyse méthodique de son origine et des rapports de production nouveaux nécessaires à ce développement et nécessairement oppressifs, mais simplement jusqu’à ce que les machines automatisées, dites aujourd’hui robotiques, remplacent le travail productif de l’être humain.

    Ce qui lui a échappé, c’est que selon la nature humaine, qu’il supposait plutôt meilleure qu’elle ne l’est réellement, les rapports de domination et d’exploitation ne s’évaporent pas avec la fin des rapports de production industriels proprement dits.

    Mais pour le PCC la recette idéologique est très simple : depuis presque un siècle le prolétariat chinois n’a rien connu d’autre que différentes « mixtures » à base d’un vocabulaire pseudo- » marxiste » revisité à la sauce maoïste et encore « remixé » à la sauce Deng Xiaoping et successeurs, dont Xi, comme nouveau grand maître ès- » langue de bois » poliment rabotée dans les formes adaptables aux nécessités du moment .

    Et en France on a donc quelques pseudo-« politzer » pour raboter encore un peu plus, aux formes d’esprits localement adaptables...

    Luniterre


  • Decouz 23 août 10:41

    La culture chinoise a historiquement beaucoup moins cherché à dire : « Cette doctrine est vraie, donc les autres sont fausses », qu’à faire coexister différentes traditions. Le fameux système des « trois enseignements » (三教) — confucianisme, taoïsme, bouddhisme — en est un exemple. La Chine communiste a, d’une certaine manière, ajouté le marxisme à cette histoire des adaptations, même si elle ne le reconnaîtrait évidemment pas ainsi.

    C’est assez proche, paradoxalement, d’une vieille manière chinoise de penser : une doctrine est aussi jugée par ses effets et par sa capacité à maintenir l’harmonie sociale. C’est pourquoi le marxisme chinois contemporain peut être officiellement athée tout en réhabilitant fortement des éléments du patrimoine taoïste et bouddhique.

    Le « socialisme aux caractéristiques chinoises » ressemble de moins en moins au marxisme européen classique et de plus en plus à une synthèse chinoise : marxisme + tradition impériale/confucéenne + taoïsme + bouddhisme + nationalisme chinois.


    • Gollum Gollum 23 août 11:02

      @Decouz

      — -> Le « socialisme aux caractéristiques chinoises » ressemble de moins en moins au marxisme européen classique et de plus en plus à une synthèse chinoise : marxisme + tradition impériale/confucéenne + taoïsme + bouddhisme + nationalisme chinois.

      Ben voilà. C’est ce que j’ai essayé de dire et le Ouam, qui comprend jamais rien à rien, en rigole encore...

      On est donc deux à penser la même chose.


    • @Gollum

      Sauf qu’on s’en fous du coté religieux de la chose , on est ici dans la géopolitique et l’économie et les directions technologiques sous la main d’un parti avec une main de fer du PC Parti Communiste , RPC republique populaire de Chine ! ou les libertés fondamentales et individuelles sont quasi inexistantes c’est ca que vous ne comprenez pas, mais c’est pas grave vous êtes obnubilé par vos délires perpétuels d’histoires de religion ici et sur bleu avec des discussions interminables sur le sujet la bas que je fuis


    • @Gollum

      Lis donc ce que te dis Luniterre juste ci dessus


    • Gollum Gollum 23 août 11:28

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      .............


    • @Gollum

      Tiens le barjo ton avant dernier post sur bleu du jour sur bleu enfermé dans tes histoires de religion

      https://www.agoravox.tv/commentaire13512830

      Un culot pareil (lol)


    • Gollum Gollum 23 août 11:41

      @Ouam (Paria statutaire non vacciné)

      Tu sais que j’en ai strictement rien à foutre de ce que tu me racontes ? smiley


    • @Gollum

      Pareil ! vu que c’est de la merde monoomaniaque autocentré sur ses sujets de religion


  • Decouz 23 août 11:18

    Le marteau et la faucille ne sont pas à l’origine un symbole marxiste. Marx n’a jamais utilisé ce symbole. Quelle est l’histoire particulière du marteau et de la faucille en Chine ? Dans les années 1920-1930, les communistes chinois utilisent différents emblèmes inspirés du mouvement soviétique. Après 1949, le marteau et la faucille deviennent l’emblème officiel du Parti communiste chinois : ils représentent, comme en URSS, l’alliance des ouvriers et des paysans. Le paysan occupe une place beaucoup plus importante dans la révolution chinoise que dans le modèle marxiste européen. La Russie de Lénine avait déjà dû adapter Marx à une réalité russe très différente de celle qu’il avait envisagée ; Mao fera ensuite une adaptation encore plus radicale en faisant de la paysannerie la force révolutionnaire principale.


    • Luniterre Luniterre 23 août 12:44

      @Decouz

      @Gollum

      PS à mon précédent post >>>

      Si l’on veut vraiment approfondir, il faut revenir à l’origine du maoïsme, qui est une « hérésie » quasi totale par rapport au marxisme, mais qui s’est naturellement imposée dans les conditions concrètes de la Chine de l’époque, avec une masse « continentale » de paysannerie pauvre et seulement quelques îlots de développement industriel, massifs, mais très localisés et surtout autour de Shangaï, pour l’essentiel. La force de Mao c’est d’avoir anticipé l’échec de la révolution prolétarienne industrielle proprement dite et d’en être revenu aux « jacqueries à la chinoise », déjà dotées d’une forte tradition depuis la « révolte des Taiping ».

      En reprenant les villes en 1949 il s’est en fait allié aux restes de la dite « bourgeoisie nationale » encore restée sur place et qui a donc « trouvé place » dans la hiérarchie du PCC, avec notamment Rong Yiren comme cas « exemplaire ». et largement protégé, même dans les périodes de répression violente

      Cultural Revolution

       « During the Cultural Revolution, he was denounced as a « capitalist ». He lost a great deal of his personal wealth and was the target of death threats from the Red Guards, radical youth organizations aligned with the new social and cultural policies of Mao Zedong. In a situation typical of disgraced government officials, entrepreneurs and intellectuals during the Cultural Revolution, Rong was given a demeaning job as a janitor. However, he and his family received protection from Zhou Enlai from persecution from the Red Guards. As Rong was not a Communist party member at the time, Zhou was not able to obtain approval from Mao Zedong to protect Rong officially. Instead, Zhou coordinated with Chen Jinhua to place Rong’s mansion under the control of Red Guards affiliated with the Ministry of Textiles, who were deeply sympathetic to him and protected him from other Red Guard factions.[5] »

      https://en.wikipedia.org/wiki/Rong_Yiren

      En URSS la Chine de 1949 et années suivantes n’était donc pas du tout considérée comme un pays socialiste mais comme une démocratie populaire de type national bourgeois, anti-impérialiste, ce qui était une évaluation assez réaliste.

      Il y a eu ensuite une sorte de « lune de miel » entre Khrouchtchev et Mao, mais qui n’a pas duré très longtemps, chacun voulant se poser en leader des bourgeoisies nationales naissantes dans le tiers-monde, même si sous couvert de vocabulaire marxisant et socialisant.

      Le « socialisme », en Chine comme ailleurs à cette époque, est essentiellement resté une affaire de vocabulaire, où chacun disputait des « nuances idéologiques », contradictoires, certes, mais sans grand rapport, sinon aucun, avec la vie sociale réelle sur le terrain.

      Le moins décalé entre la réalité et le propos était Fidel Castro, malgré tout ce que l’on peut en dire, ce qui explique sa longévité et la survie de son régime, jusqu’à un certain point, et surtout assez « économiquement » héroïque face à la répression et au blocus US.

      Bref, même si l’on se veut « de gauche » ou même précisément « marxiste », il n’y a pas besoin de mettre du Marx ou du « socialisme » là dedans, il suffit d’analyser la réalité historique et économique et de resituer l’évolution de chaque pays dans le cours de l’évolution globale de l’économie mondiale.

      A l’heure de la robotisation de l’industrie, l’heure du prolétariat industriel est déjà quasiment passée, et avec elle l’heure du « socialisme », et surtout selon la définition précisément marxiste du terme...

      Mais la réalité du vocabulaire usuel, que ce soit du point de vue des classes sociales exploitées ou des classes dominantes manipulatrices, est nécessairement en retard de plusieurs décennies, ce qui est surtout commode pour ces dernières, et ce qui contribue donc à faire perdurer ce phénomène de décalage et de retard.

      Il me semble que l’intérêt du débat est donc plutôt de dépasser le formalisme de ces « querelles sur le sexe des anges » et de tenter de cerner au plus près les évolutions économiques et sociologiques de notre temps et de « recadrer » en quelque sorte la validité, ou non, et généralement plutôt non, du propos idéologique des uns et des autres.

      Une alternative politique et économique durable ne se construit pas en ressassant les idéologies nées de rapports de production appartenant déjà au passé mais en faisant une analyse des réalités caractéristiques de notre époque.

      La Chine est en train de vivre l’acmé de son développement, relativement comparable à nos « Trente Glorieuses » mais elle suivra également, et elle commence déjà à suivre, en fait, une pente assez comparable, ensuite, au reste des économies industrielles, et donc elle ne présente en rien un « modèle » qui soit une alternative face aux défis existentiels actuels de l’humanité, et elle ne le prétend d’ailleurs pas vraiment : elle profite simplement et assez logiquement de son rayonnement pour améliorer sa position géostratégique.

      Accessoirement elle profite de l’effort de « petites mains » et/ou « petites plumes » comme celles de pseudos- »politzer » et consorts pour y contribuer.

      Luniterre


    • Com une outre 25 août 05:20

      @Decouz

      Article 1 de la Constitution chinoise « La République populaire de Chine est un État socialiste de dictature démocratique populaire, dirigé par la classe ouvrière et basé sur l’alliance des ouvriers et des paysans. »

      Tout est dit.


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